Le tour du Canada en 31 jours

Excitant comme programme n’est-ce pas ? Le problème, c’est qu’il est grand, ce pays ! Plus je lis, moins je sais quelles destinations choisir. Considérant que nous partons en famille de la mi-juin à la mi-juillet (dates à confirmer) et que nous aurons droit à neuf escales au total, où iriez-vous, vous ? Whitehorse ou Yellowknife ? Quoi privilégier au Nouveau-Brunswick quand on ne compte y passer que cinq jours ? Quels sont les incontournables, sachant qu’on se déplace en avion et que ni Chéri ni moi ne conduisons de voiture ? Que Petit Trésor aura 20 mois au moment du voyage ? 

 

Je sais déjà que la douzaine de jours prévue en Colombie-britannique sera insuffisante (j’ADORE Vancouver, où j’ai eu l’occasion d’étudier l’anglais pendant un mois il y a huit ans). J’ai envie de faire du surf à Tofino, de boire du vin dans la vallée de l’Okanagan et de me faire bichonner dans un des spas complètement dingue qu’on trouve dans cette région.

 

Nous voulons aussi voir le soleil de minuit dans le nord, nous balader sur les plus belles plages et aimerions bien découvrir un ou deux festivals si possible. L’insolite est aussi toujours un must et nous adorons la faune marine. La forêt, c’est bien, mais à petite dose. Nous n’avons pas vraiment l’âme de grands coureurs de bois…

 

31 jours… Comment choisir ? 

 

 

 Je raconterai nos péripéties dans une série de reportages (et ici, bien sûr).

 

Ô Canada…

Je fais actuellement des recherches pour une série de reportages touristiques en famille à travers le Canada (d’ailleurs, il nous manque toujours un commanditaire, si jamais vous avez des pistes…) et je réalise que je connais très peu mon propre pays.

 

Vous saviez, vous, que c’est au Manitoba qu’on trouve la plus importante communauté de reptiles au monde ? Plus de 50 000 serpents vivent dans la région de Narcisse ! Qu’il y a des chutes réversibles au Nouveau-Brunswick ? Un Musée de la pomme de terre à l’Île-du-Prince-Edouard ? 

 

Que l’une des plus belles plages du pays selon les experts, Grand Beach, ne se trouve ni au Nouveau-Brunswick, ni en Colombie-britnanique mais au Manitoba ? Qu’il y a un désert au Canada (Sonoran), dans la vallée de l’Okanagan (surnommée « Napa du Nord » par The New York Times) ? Que la Colombie-britannique est quatre fois plus grande que la Grande-bretagne ? Qu’il y a un lac plus salé que la mer Morte en Saskatchewan, le Petit-Manitou ? Que des hordes de touristes asiatiques débarquent aux Territoires du Nord-Ouest d’août à mai pour voir des aurores boréales ?

 

Nouveau-Brunswick

 

Je vais me coucher moins « niaiseuse » ce soir !

Religion : « sac à dos »

 

En 2006, Maude Carrier (que j’ai eu l’occasion de côtoyer sur le plateau d’Évasion quotidienne, à Canal Évasion) et Philippe Prud’homme, tous deux diplômés en Communication de l’Université Concordia à Montréal, sont partis explorer la Thaïlande, l’Australie et la Nouvelle-Zélande sac au dos. Caméra au poing, ils ont recueilli les témoignages d’autres backpackers et immortalisé leurs coups de coeur et leurs états d’âme sur mini DV. Résultat : le documentaire bilingue Ticket to adventure / Un billet pour l’aventure, coréalisé par le tandem. 

 

Si le film ne révolutionne rien (chaque voyage sac au dos est à la fois unique et tellement semblable à ceux des autres !), il parvient à nous donner des fourmis dans les jambes. En le visionnant, je me suis sentie projetée dans l’écran, me surprenant à répondre aux interviewés (c’est grave docteur ?)…

 

L’objectif n’est clairement pas de dresser le portrait psychologique des voyageurs ni de creuser dans leur psyché, mais bien de transmettre cette passion du backpacking, qui offre une toute autre expérience que les forfaits tout-inclus. La narration n’est pas parfaite (les cinéastes auraient gagné à utiliser davantage de commentaires sur le terrain – tant les leurs que ceux des gens qui ont croisé leur route – et moins de voice over), mais les images compensent. Le rythme est bon, les protagonistes, attachants, et leur bonheur, contagieux. 

 

Cette phrase lancée par Maude donne le ton : « Traveling is being free. It is taking time for yourself and learning about all your strengths and faults. It is pushing your limits to a point you would have never thought possible. »

 

 

On peut commander le DVD (10 $) par le biais de leur site.

 

On part quand ?

Le festin nu

Parce que c’est samedi soir et parce qu’on a encore dû se taper le hockey à la télé, pour vous mesdames, un petit vidéo de l’édition 2008 de l’Hadaka Matsuri ou Festival de l’homme nu d’Okayama, au Japon. Le site officiel de la ville en dit plus sur l’histoire de cette fête religieuse (oui : RELIGIEUSE !).

 

À noter :  le port du bas blanc, les badauds bien emmitouflés dans leurs manteaux d’hiver (l’événement a lieu en février !) et les étrangers morons qui se servent de la fête comme prétexte pour une énième beuverie monstre… 

 

 

Comme je me sens généreuse, je partage aussi avec vous cette vidéo de la Naked Pumpkin Run. Attention, « yeux sensibles » s’abstenir ! 

 

 

Rendez-vous au Colorado le 31 octobre prochain ? Heu, pas sûre…

Décalage Montréal-Chambord

Je trouve toujours difficile d’aller au Lac-Saint-Jean au printemps. Plus nous approchons de mon coin de pays natal, plus j’ai l’impression de retourner un mois en arrière, « météorologiquement parlant ».

 

Encore une fois, j’ai fait le trajet en train avec Petit Trésor. On a quitté notre printemps « estival » pour arriver presqu’en hiver… Les photos ont été prises à cinq jours d’intervalle (les premières, le 18 avril, les autres, le 22, en quittant Chambord – le train ne se rend pas dans la ville où habitent toujours mes parents, Saint-Félicien).

 

    

Paris-Madrid en train

Dimanche, 16 juillet 2006. « Tu ne voleras point ». Voilà, en résumé, le verdict du médecin vu juste avant de monter dans l’avion à Charles de Gaulle. Une oreille un peu capricieuse m’oblige à  annuler mon vol Paris-Madrid (j’apprendrai plus tard que mes assurances ne sont pas valides pour les billets achetés sur des sites Web européens et la compagnie refuse de me rembourser, même avec un papier du médecin), mais au moins, j’ai l’assurance de ne pas être coincée du mauvais côté de l’océan pour accoucher. À six mois de grossesse passé, il y a des choses avec lesquelles on ne niaise pas.

 

Direction Irun, à la frontière entre l’Espagne et la France. Ne manque qu’un gros chien à la place du monsieur qui pue à côté de moi et un petit cabot de poche à la place de mon iPod pour que je me sente dans Belle et Sébastien. Je vois les premiers rayons du soleil apparaître au moment d’arriver à la frontière. Entre Irun et Palencia, Palencia et Madrid, je me remplis les yeux à souhait, me gavant de chaque vallon, de chaque montagne.

 

Je perds toute notion du temps en train. J’aime ces moments où tout est entre parenthèses. Penser, divaguer, contempler, rêver, lire, écrire, dormir, manger (mon rituel « expédition » : baguette, fromage, bonbons, Pringles et magazines à potins) sans contrainte. Les moyens de transport ont le pouvoir d’arrêter le temps pour quiconque sait trouver la bonne fréquence. J’avoue toutefois qu’avoir une voisine qui empeste la petite vieille et la poudre pour bébé comme ça m’est arrivé entre Biarritz et Bordeaux relativise un peu le plaisir. Mais bon, rien ne sera jamais pire que le mec avec sa viande qui pendouillait au bout d’une corde dans un bus du Mali, à au moins 35 degrés…

 

Dix-neuf heures et trois transferts après mon départ, je vois se profiler la capitale espagnole. Me reste à trouver Vicky, la nouvelle femme de Ramon, qui m’attend quelque part à la gare.

Petite promo perso

Le samedi 3 mai, à 16h30, je participerai à la table ronde « Récits de voyage » du festival Métropolis bleu en compagnie de Danielle Dubé, d’Alain Olivier et d’Yvon Paré. Le thème de la 10e édition de l’événement est d’ailleurs le voyage.  Voici le résumé officiel de la table ronde : « Le tour de monde en 75 minutes en passant par le Vietnam, le Saguenay, la Provence et la Chine. » (Un peu réducteur, mais c’est à ça que ça sert, un résumé…) 

 

Je vous invite donc à venir voler sur les ailes d’Air MJ à l’hôtel DELTA CENTRE VILLE777 rue University (métro Square-Victoria).  Attention : il y a deux hôtels Delta à Montréal…

 

Par ailleurs, le vendredi 2 mai, à 19h, c’est le lancement des nouveaux titres de Mémoire d’encrier, éditeur de Cartes postales d’Asie, paru le printemps dernier. 

 

P. S. : Notez que mon livre est toujours en vente chez tous les bons libraires, dont celui-ci, en ligne, et celui-là ! ;-) En France, on peut se le procurer à la Librairie du Québec à Paris. Un billet pour l’Asie à 20 $, c’est pas mal, non ?