Entrevue avec le tandem de Turn of the world

Curieuse d’en savoir plus sur Laetitia et Guillaume, ces jeunes Français qui ont entrepris un voyage sac au dos de cinq ans avec leur caméra, j’ai réalisé une entrevue par courriel avec eux.

 

 

Quelle est la genèse du projet ?

G : Le déclic s’est produit lors d’une mésaventure, au cours de ma première expédition de six mois qui m’a mené jusqu’en Malaisie (dans les mêmes conditions de voyage). Une nuit, en Thaïlande, je me suis retrouvé bloqué deux jours dans la jungle sans manger ni boire… C’est une très longue histoire qui nécessiterait un mail entier pour la raconter, mais l’idée m’est venue à ce moment-là !

 

Comment avez-vous financé votre voyage ? Prévoyez-vous travailler en cours de route ?

G et L : Nous avons économisé pendant un an avant de partir. Nous prévoyons travailler chaque année à travers le monde. Une année de voyage représente 2000 euros de budget chacun (visa, nourriture…).

 

Avec quel équipement technique voyagez-vous ?

G : Une caméra 3 CCD (j’ai dû en racheter une avec les moyens que nous avons, une Panasonic NV-GS320, parce que mon ancienne Sony à disque dur nous a lâchés pendant une traversée en bateau-stop), un MacBook Pro, disque dur 500 Go, cassettes DV, trépied, quatre batteries et un panneau solaire.

 

Filmez-vous tout le temps ? Jusqu’ici, combien de cassettes ?

G : Oui, nous filmons tout le temps. J’ai ma caméra à la main en permanence. Une moyenne de 10 cassettes par mois.

 

N’est-ce pas un peu chiant de trimballer tout cet équipement pour le type de voyage que vous faites ?

G : Ne me le faites pas dire ! Mon sac à dos pèse 12 kg et la partie matériel vidéo pèse 7 kg. Tout est calculé au gramme près. Alors il a fallu faire des concessions et je n’ai que 2 t-shirts et un pantalon.

 

Demandez-vous l’autorisation avant de filmer les gens ?

G : Oui. On me voit d’ailleurs la demander à un Polonais dans le premier épisode.

 

Pour le montage, comment vous y prenez-vous ?

G : Nous le faisons lorsque nous sommes hébergés chez l’habitant. C’est moi qui m’en charge. Cela représente environ trois semaines de travail, mais c’est aléatoire car nous sommes rarement plus d’une journée chez l’habitant. Je ne monte jamais sous la tente car nous utilisons la batterie de l’ordi pour les mails. Laetitia s’occupe entièrement de la partie photos.

 

Est-ce que le fait de filmer l’aventure vous fait faire des choses que vous n’oseriez pas faire sinon ? Qu’est-ce que ça change pour vous, de tout filmer, en fait ?

G et L : Le caméscope n’influence en aucun cas notre voyage. Cela est simplement un moyen moderne de partager notre aventure gratuitement sur Internet.

 

On vous voit frapper aux portes des gens pour trouver où dormir… Pourquoi ne pas vous être inscrit à un truc comme couchsurfing.com ? N’est-ce pas épuisant de toujours devoir tenter de convaincre les gens de vous héberger ?

G et L : Nous sommes inscrits sur couchsurfing.com. Nous en profitons lorsque nous sommes dans de grandes villes, mais pas plus car nous sommes à la recherche de rencontres naturelles. Ce site est plutôt basé sur un échange. Nous ne cherchons pas du confort mais des moments magiques… Frapper aux portes permet aussi de prendre la température du pays à notre façon.

 

Jusqu’à maintenant, quel a été votre moment le plus magique ?

L : À Sakarya, en Turquie, la première fois que nous avons frappé à une porte. C’est ce moment qui m’a le plus marquée car c’est pour moi la porte de l’Asie. J’ai ressenti une réelle différence avec l’Europe. Enfin, on n’avait plus l’impression d’être chez nous.

G : Un routier iraquien qui nous donne trois clémentines près de la frontière iraquienne en Iran. Moment simple mais d’une émotion indescriptible.

 

Et le pire ?

L : Une nuit près d’une station service où nous avons posé la tente, à Bratislava. Il a plu des cordes toute la nuit, on s’est réveillés trempés, et en plus de ça, un routier a pissé sur notre tente pour nous réveiller…

G : Idem.

 

Pourquoi faire des épisodes aussi longs pour le Web ? Le but est-il d’en tirer une série pour la télé traditionnelle par la suite ?

G : Non, pas de promo TV (même si il y’a déjà des offres). Nous sommes à la base des voyageurs qui prenons un pied monstre à voyager et qui voulons faire partager nos moments. Comme nous n’avons aucun compte à rendre (aucun sponsors), nous ne cherchons pas à faire un carton sur Internet, juste à faire ce que nous voulons. Nous essayons de garder notre petite liberté.

 

En terminant, des questions plus perso: comment vous êtes-vous connus tous les deux ? Aviez-vous déjà voyagé ensemble avant ? Êtes-vous un couple ou simplement de bons amis ?

G et L : Nous nous sommes rencontrés lors d’un match de tennis. Nous n’avions jamais voyagé ensemble de cette façon. Nous sommes un couple et de bons amis en même temps.

 

Le troisième épisode des aventures de Laetitia et Guillaume vient d’être mis en ligne sur Dailymotion. Le premier se trouve ici, et le second, . Visiter leur site pour plus d’info : www.turnoftheworld.com

 

P.S.: Ils prévoient venir au Québec vers 2009-2010.

 

About these ads

4 réflexions sur “Entrevue avec le tandem de Turn of the world

  1. j’ai reçu un mail d’une marque d e vêtement qui affirme que guillaume est parti avec l’une de leur chemise, est ce vrai ? la marque s’appelle globerry

  2. si si c’est vrai ! ils ont un sac de 10kg chacun avec dedans du matos vidéo et très peu de fringues, et il y a un blog qui parle d’eux « mytripper.com » et ils racontent leurs debut d’aventure au USA et j’ai vu des photos avec leurs « fameuses » chemise !!!!
    rouv

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s