Un orteil dans mon cocktail

Quand Maureen Conway de Tourisme Yukon m’a raconté cette histoire, je croyais qu’elle blaguait. Mais non! Des touristes font bel et bien la queue au Downtown hotel de Dawson city, pour boire un cocktail qui contient un orteil humain! Ils deviennent ainsi membre du très sélect «Sourtoe cocktail club».

 

- Tout a commencé quand un mineur a trouvé un orteil dans une jarre, dans la cabane où il venait d’emménager, raconte Maureen.

- Un VÉRITABLE orteil HUMAIN??? demandé-je, dégoûtée.

- Oui! Et pour faire une blague à un ami, il l’a mis dans son drink. Depuis, la farce a été répétée jusqu’à devenir une tradition. Parfois, il arrive que des gens avalent l’orteil. Il paraît que c’est dur à digérer…

- AVALÉ? Ça veut donc dire qu’il a fallu en trouver d’autres…???

- Ce cocktail est tellement populaire que des gens écrivent sur leur testament qu’ils lèguent leurs orteils au bar. Il y a aussi ceux qui ont des accidents et font don d’un orteil qui aurait été amputé par exemple.

- Et les gens boivent VRAIMENT ça?

- Oui!

 

Quelques heures plus tard, je constate que non seulement des touristes calent bel et bien la boisson en question, mais qu’ils sont même prêts à attendre un bon moment pour devenir membre du club à leur tour! Une seule règle pour obtenir son certificat: «You can drink it fast, you can drink it slow, but the lips have gotta touch the toe».

 

Pour ceux que cela intrigue, les orteils sont déshydratés et conservés dans du sel. «Swallowing one is not suggested», mentionne le site officiel du club.

 

Constatez par vous-même…

Un Québécois au Yukon

La veille de notre départ du Yukon, j’ai eu l’occasion de rencontrer Francis Pelletier, un Montréalais installé à Whitehorse depuis six semaines. Comme plusieurs Québécois (ils sont nombreux ici!) cet ex-camionneur a eu un véritable coup de coeur pour le Grand Nord.

 

Entrevue à la bonne franquette, au restaurant de l’hôtel Westmark, où il travaille. 

 

 

P.S.: Désolée pour la piètre qualité de l’image, il y avait une fenêtre derrière et je pouvais difficilement me placer autrement. Je recommence: désolée pour la piètre qualité de l’image, j’étais trop paresseuse pour me lever et changer de place… ;-)

 

 

Ma ruée vers l’or

L’histoire de Dawson city fait de cette bourgade de 1500 habitants un arrêt incontournable pour quiconque visite le Yukon. De nombreux touristes (surtout des autobus remplis de têtes grises) s’y arrêtent en se rendant en Alaska.

 

À tous les coins de rue, des personnages semblant sortir tout droit d’un film surgissent. Plusieurs criminels qui ont voulu refaire leur vie ont abouti dans cette contrée lointaine. Des prospecteurs qui ont connu les plus belles années de la ruée vers l’or continuent de fouiller le sol. Certains, millionnaires, ont pris leur retraite et vivent paisiblement sans sentir le besoin de montrer leur richesse au monde entier. D’autres, comme Jerry McBride, ont trouvé une autre mine: le tourisme. À 9,45$ la leçon, je vous laisse calculer combien il peut gagner quand des autobus remplis de touristes étatsuniens s’arrêtent les uns après les autres pendant la haute saison (certains réservent même un an à l’avance!)…

 

Voici donc mon «moment Klondike» à moi (devant une bonne vingtaine de pépés et de mémés en délire)! Très mauvaise élève, j’étais terrorisée à l’idée de faire tomber MES pépites dans le bassin. J’avais oublié que l’or est beaucoup plus lourd que les roches…

 

 

P.S.: Pour ceux que ça intrigue, oui, j’ai pu garder mes quelques poussières d’or (dans une espèce de petite éprouvette remplie d’eau)!

 

 

Minuit le soir…

 

Un billet similaire au précédent, mais en vidéo cette fois!

 

Si, à Whitehorse, j’avais été impressionnée par le fait qu’on arrivait à distinguer le contour des choses à minuit le jour du solstice, à Dawson city, j’ai été littéralement soufflée. Nos horloges internes étant toutes détraquées, il nous a été impossible de nous coucher tôt, malgré la fatigue. À 23h, le soleil brillait toujours suffisamment fort pour nous aveugler sur la route.  À minuit, je suis donc sortie avec Jo et Maya pour le voir feindre de se coucher… et se relever aussitôt!

 

Fait inusité: même si le village est plus au nord que la capitale, il y fait beaucoup plus chaud l’été. Ce matin, nous sommes partis en manches courtes pour rapidement remettre nos gros pulls en arrivant à Whitehorse. L’air y est aussi extrêmement sec. Mes cheveux n’ont jamais séché aussi vite!

 

Ces vidéos vous donneront une bonne idée de l’ambiance (la fête étant le 21, dans la nuit du 22 au 23, c’était plutôt calme). La première a été tournée sur le «Dôme» et la deuxième, dans le village passé minuit.

 

 

 

P.S.: BONNE ST-JEAN!!!!!!!!!!

Soleil de minuit

En attendant d’avoir plus de temps pour vous parler des paysages à couper le souffle que j’ai vus ici, voici quelques photos de Dawson city, au Yukon. Les deux premières ont été prises vers 22h45, du haut de ce qu’ils appellent le «Dôme». La troisième, dans le village… à minuit!

 

 

 

 

 


Un avant-goût

En Googlant le titre de notre projet, j’ai vu que le texte de nos premières aventures autour du Canada était en ligne sur Canoë, même si la section n’est pas encore officiellement accessible via le portail. Nos photos ne sont pas encore là non plus, mais vous pouvez déjà lire nos bios, la présentation de notre aventure et un texte sur les passes de vol d’Air Canada.

 

Si vous avez envie de jeter un coup d’oeil avant le «vrai» lancement…

 

Ajout 21 juin: les textes et les photos sont maintenant dans la section Voyages de Canoë!

Bienvenue au Yukon

Je suis particulièrement impressionnée par le relationniste du bureau de tourisme du Yukon, qui est venu nous chercher lui-même à l’aéroport de Whitehorse… passé minuit!

 

Je m’attendais à ce qu’il fasse clair à notre arrivée (le solstice étant dans deux jours, avec son fameux «soleil de minuit»), mais les nuages ont atténué un peu l’effet. Malgré tout, distinguer sans problème les bâtisses sur notre route au milieu de la nuit fût très étrange.

 

Notre programme sera fort varié ici: National Aboriginal Day, Yukon First Nations Art Festival, Solstice et la Saint-Jean-Baptiste (oui, le 21 juin)… Mais surtout, c’est Dawson city, avec ses allures de vieux western, qui m’intrigue particulièrement. 

 

À suivre…

Un petit coucou entre deux vols

Nous sommes à Vancouver, en train de siroter un drink en attendant notre vol pour Whitehorse dans un salon Feuille d’érable d’Air Canada… Je l’avoue: certains privilèges de journaliste sont particulièrement appréciés, surtout quand on voyage avec un bébé! Ladite demoiselle a d’ailleurs passé le vol Toronto-Vancouver à crier, bouger, courir et ramper dans les allées… Ça mérite une double rasade!

 

J’aimerais écrire ici plus souvent, mais entre les textes pour Canoë (qui seront bientôt en ligne, je vous tiendrai au courant), les autres piges que je dois faire même sur la route, la logistique et le voyage lui-même, il me reste bien peu de temps. Et généralement, ce temps je le passe à dormir… ;-)

 

En résumé, beaucoup de plaisir jusqu’à maintenant, mais aussi beaucoup d’angoisse: j’attends toujours les confirmations pour notre hébergement dans plusieurs province. Dire que j’ai commencé à faire les premières démarches en avril! Comme c’est la haute saison, si vous avez de bons tuyaux, faites-moi signe!

 

Notre itinéraire sera le suivant: 

• 16-19 juin  Ontario               

• 19 au 24 juin Yukon                  

• 24 au 30 juin Colombie-britannique         

• 30 juin au 4 juillet Alberta 

• 4 au 7 juillet Île-du-Prince-Edouard         

• 7 au 11 juillet Nouveau-Brunswick          

• 11 au 14 juillet Nouvelle-Écosse          

• 14 au 16 juillet Terre-Neuve            

 

Je publierai sans doute plus de billet quand les derniers détails du voyage seront réglés…

L’aventure débutera dans deux jours!

L’idée de faire le tour du Canada en famille pour une série de reportages a germé il y a maintenant plus d’un an, alors que ma fille était âgée de quelques mois. C’est toutefois ma rencontre avec Sarah Bergeron-Ouellet et Roman Bédard, chez Canoë qui m’a donné l’élan pour monter ce projet un peu fou. Au départ, nous avons émis la possibilité de publier cinq reportages relatant les péripéties de ma «tribu» sur les routes du pays. Puis, de fil en aiguille, nous sommes passés à 15 (à mon grand bonheur!). Pendant 31 jours, vous pourrez donc suivre nos traces presque en direct.

Évidemment, un tel projet ne peut voir le jour sans commanditaires. Dès qu’Air Canada a manifesté son intérêt, tout s’est enchaîné. La Commission canadienne du tourisme s’est ajoutée, puis les bureaux de tourisme de chacune des provinces que nous visiterons nous ont offert leur soutien pour l’hébergement, les activités et la logistique. Je ne vous parle pas des heures passées à tenter de convaincre tout ce beau monde de prendre part à l’aventure, à faire la coordination entre tous les éléments et à m’assurer que chacun allait y trouver son compte! Ma persévérance a toutefois été récompensée puisque nous prendrons l’avion lundi soir pour la première escale de ce air trip: Toronto.

Nos vols sont réservés jusqu’au 4 juillet.  Nos premiers stops seront:

• 16 juin: Toronto

• 19 juin: Vancouver, pour reprendre un vol le même jour pour Whitehorse (où nous pourrons voir le soleil de minuit!)

• 24 juin: Vancouver (nous comptons aussi aller du côté de Tofino)

• 30 juin: Calgary (Banff, Jasper, Edmonton…)

• 4 juillet: Charlottetown (pour les 100 ans d’Anne… la maison aux pignons verts, personnage auquel je me suis profondément identifiée à l’adolescence)

Il me reste à booker les vols à l’intérieur des provinces maritimes (d’ailleurs, vos suggestions d’itinéraire/activités/tuyaux sont les bienvenues!) et à Terre-Neuve puisque j’ai toujours du mal à évaluer les distances (pour quelles portions du trajet devrions-nous prendre l’avion? Privilégier le train? Le bus? Le traversier???). Élément important à considérer: ni Jo, mon mari, ni moi ne possédons de permis de conduire (je sais, je sais, ça suffit, «l’adulescence»!). Cela a d’ailleurs déjà donné quelques maux de tête aux relationnistes des bureaux de tourisme, qui tentent de trouver les moyens les plus efficaces pour nos déplacements (c’est à ce moment que j’ai réalisé que les destinations touristiques ne sont pas toutes bien desservies par les réseaux d’autobus ou le train contrairement aux contrées que j’ai visitées auparavant)… En même temps, je ne peux pas croire qu’il soit impossible de voyager à travers le Canada en 2008 sans être OBLIGÉ d’utiliser une voiture! Bref, un défi supplémentaire pour la grande amoureuse des trains, bus et autres moyens de transport qui permettent de divaguer que je suis.

Quelques remerciements avant de retourner à mon marathon pré-départ (encore cinq textes à pondre, des tas de courses à faire, des vêtements à laver, sac à dos à boucler… AAAAAAAH!): Carl Charest, qui m’a mise en contact avec Romain Bédard chez Canoë, Sarah Bergeron-Ouellet, une fille super chouette (originaire du même patelin que moi, mais que j’ai rencontrée pour la première fois dans le cadre de cette entrevue) qui a tout de suite embarqué dans mon trip, Romain Bédard, bien sûr, qui m’a appuyée même si j’avais probablement l’air du lapin Energizer sur l’acide quand je suis débarquée dans son bureau la première fois, avec mes idées délirantes et mes 100 mots/secondes, Manon Chabot, chez Air Canada, pour son efficacité, son support et son extrême patience (!), Carol Horne, de la Commission canadienne du tourisme, pour son enthousiasme et son appui, et tous les gens qui m’ont mise sur de bonnes pistes, tant pour la recherche de commandites que la recherche de sujets ou les contacts: Geneviève Décarie, chez Ulysse, qui m’a refilé les guides de voyage, Marie l’urbaine, Julie Tardif, Isabelle Taillon, Paula Roy, Josiane Beaupré, Catherine Vidal, Caroline Gagnon (ma super-soeur!), Milou, Véro Beaupré, Julien Viel, Patrick Dion, Dominic Tremblay, Isabelle Marjorie Tremblay (pour le support moral et l’énergie!)… Et merci à tous pour vos encouragements! Soyez assurés que je vais tout faire pour que le résultat soit à la hauteur de vos attentes et de votre confiance.

Note: Pour les autres billets sur le sujet, cliquez sur «Tour du Canada en 31 jours».

LePouceux.com

En faisant mes recherches pour ma série de reportages à travers le Canada (dont je vous reparlerai sous peu), je suis tombée sur un site vraiment sympa, LePouceux.com (il semblerait toutefois que je sois un peu «en retard dans les nouvelles» puisque plusieurs émissions de radio et de télévision, des journaux et des sites Web en ont déjà parlé). Comme son nom l’indique, il s’adresse aux voyageurs à petits budgets. On y trouve notamment les meilleurs endroits pour faire du stop, l’éthique du «pouceux», des offres de covoiturage, un forum de discussions, des infos sur les emplois de planteurs d’arbres ou de vendangeur et même des recettes faciles à concocter qui se préparent à peu près n’importe où!

 

Avis aux nombreux étudiants Québécois qui s’apprêtent à mettre le cap vers l’Ouest pour l’été, ce site est à mettre dans vos favoris! Et sachez que je vous envie (musique mélo-dramatique, regard dans le vague et voix chevrotante): j’ai dû regarder partir mes deux copines pour la grande traversée du pays en voiture l’été de mes 17 ans, devant le refus catégorique de mes parents de me laisser les accompagner… Snif! Snif! 

Tokyo à l’étroit: un documentaire à voir absolument!

Ma copine Catherine Vidal a réalisé un très beau film, Few and close between (en français Tokyo à l’étroit: exils en la demeure) sur les gaijin houses, ces maisons où vivent des étrangers au Japon. Il sera diffusé pour la première fois en français à la télé (en version écourtée) dans le cadre de l’émission Les Grands Reportages, à RDI, le jeudi 19 juin à 20h. Le documentaire met en scène des «personnages» aux vécus fort différents, dont une Québécoise installée là-bas.

 

Ayant vécu elle-même dans ce type de logement en compagnie de son copain (et de quelques coquerelles, comme elle s’amuse à le rappeler dans son communiqué de presse), la réalisatrice a choisi de laisser les protagonistes raconter leurs expériences (et leurs péripéties parfois rocambolesques), s’effaçant derrière leurs propos. N’ayant obtenu aucun financement, elle a économisé chaque sou à son retour à Montréal pour repartir tourner le film qui lui était resté en tête. Elle a tout fait (recherche, caméra, entrevues…) avec la complicité du monteur Thomas Hallé et du musicien Alex Fouquet, en plus d’enseigner l’anglais sur place pour arriver à joindre les deux bouts. Le résultat est franchement réussi (et je le dis en toute objectivité!), en grande partie grâce au casting (on craque inévitablement pour Chris, un Canadien à l’humour disons… particulier). Et que dire de Tokyo, qu’on ne se lasse pas de regarder sous tous les angles!

 

Je vous laisse avec la bande annonce pour vous mettre en appétit.

 

 

Avis aux journalistes intéressés à faire des entrevues avec Catherine, son courriel est catvidal@hotmail.com (non, elle n’est pas sur Facebook)!

Nouilles et dumplings

C’est Christopher Downs qui m’a mise sur la piste. Je n’ai pas été déçue, malgré les nombreux superlatifs utilisés par tout un chacun (The New York Times l’a classé parmi les 10 meilleurs restaurants gourmets de la planète!):  DinTaiFung, rue Xinyi, à Taipei, a ravi mes papilles à chaque bouchée. Petit Trésor a poussé de grands «Huuuum!» en dégustant les dumplings au porc et aux crevettes. Pour ma part, je ne croyais pas qu’une soupe aux nouilles et boeuf pouvaient être aussi savoureuse.

Rien de guindé: une atmosphère très «bonne franquette». C’est d’ailleurs l’un des aspects qui plaît. On a l’impression d’entrer dans n’importe quelle nouillerie du coin (mis à part les toilettes: j’y ai vécu ma première expérience de toilettes chauffantes japonaises! Houuuuu! lol). La surprise n’en est que plus grande lorsqu’on découvre les plats.

Pour la petite histoire, le premier restaurant a ouvert ses portes à Taïwan (celui où nous sommes allés) en 1958. C’était au départ un petit commerce où l’on vendait de l’huile (l’enseigne originale – en chinois – est d’ailleurs toujours là). En plus des établissements qui ont maintenant pignon sur rue à Taïwan, on trouve des succursales de DinTaiFung en Chine, à Singapour, au Japon, en Corée, en Indonésie, en Malaisie, en Australie et aux États-Unis. Pas mal pour une petite gargote hein?