On s’envoie en l’air?

 

Lu sur le blogue de Super-Gildas: dès le 27 août, les Montréalais pourront s’offrir des «dinners in the sky».  Suspendues à 50 mètres au-dessus du sol, les convives (22 maximum) discuteront ainsi de la pluie et du beau temps bien calés (et attachés!) dans des fauteuils soudés à une table retenue par une grue. «Sky is no longer the limit», clame le site Web de la compagnie. La plateforme pèse cinq tonnes avant que les invités n’y prenne place. Assurément le genre d’expérience qui «hisse» un brunch, un cocktail, un mariage ou une simple réunion d’affaires en tête de liste des expériences inoubliables.

 

Histoire de mettre un peu d’ambiance, une deuxième table pourra être installée. Un quatuor à cordes pour accompagner le petit déjeuner?  De la musique planante pour souligner le caractère insolite de la soirée? Tout est conçu afin de permettre aux invités d’atteindre le septième ciel. 

 

Il est déjà possible de s’offrir des boustifailles aériennes au-dessus de Paris, du Grand Canyon, d’Istanbul, de Monaco, de Barcelone… On peut manger la tête dans les nuages dans une quinzaine de pays à ce jour. Pour mieux comprendre comment se déroule un repas dans les airs, allez voir les photos du site Web. 


 

Une question, toutefois: elles sont où les toilettes?

Ladyboys room

Quiconque débarque dans l’Empire du Siam les remarque. Les ladyboys – kathoey en thaïlandais – sont si convaincant(e?)s qu’on s’y fait tous prendre (surtout les jeunes touristes à la recherche de chair fraîche!). Avec leur taille fine, leur démarche ondulante et leurs gestes fins, ils/elles convaincraient n’importe quel macho non-avisé de les suivre jusque dans la chambre à coucher (où l’attend la surprise de sa vie!) et font crever les filles de jalousie. Des concours de beauté où ils/elles tiennent la vedette ont lieu un peu partout au pays. 

 

J’avoue tout de même avoir sursauté en lisant que 10 à 20% des jeunes hommes d’une même école secondaire du nord de la Thaïlande se considèrent comme transexuels. 10 À 20 POUR CENT! 

 

Quand un ado de 15 ans déclare avec assurance qu’il est heureux que son établissement scolaire reconnaisse ce qu’il est vraiment, je me demande s’il faut applaudir ou se questionner. On ne parle pas d’homosexualité ici, mais de se considérer comme une fille dans un corps de garçon! Devrions-nous saluer l’initiative de l’école secondaire Kampang? Reconnaître l’incroyable ouverture d’esprit des Thaïlandais? Se demander si la transexualité est une mode au pays du sourire, un peu comme l’a été la bisexualité en Occident dans les années 90?

 

Je les ai toujours trouvé cool, moi, les ladyboys. Mais j’avoue que je suis un peu perplexe dans ce cas précis.

 

Ce clip du groupe baptisé Venus Flytrap vous donnera une bonne idée du look d’enfer de ce «troisième sexe».

 

Peut-on être trop branché?

Je viens de terminer un énième reportage sur les réseaux sociaux (sûrement au moins le sixième ou le septième en trois ans!). La question soulevée: «popularité virtuelle, cool ou pathétique?». Personnellement, je n’arrive toujours pas à répondre à la question. La ligne qui les sépare est si mince! Il y a bien sûr les extrémistes, qui la franchissent sans même se poser de questions. Mais pour les autres, mystère.

 

Au fil des commandes (la plupart pour des magazines féminins), j’ai eu l’occasion de tester plusieurs réseaux sociaux. J’admets avoir jugé le concept assez sévèrement au départ. J’avais des flashbacks du film belge Thomas est amoureux! Puis, en 2005, Bebo m’a séduite. J’aimais l’idée d’y tenir un blogue quand bon me semblait et d’y publier mes photos de voyage (mais je n’y vais plus depuis belle lurette!). Je suis devenue membre de Twitter deux ans plus tard à cause d’un reportage et n’ai jamais cru bon y retourner (jusqu’à ce matin: je suis curieuse de voir si, en y allant plus souvent, je craquerai moi aussi). Est arrivé MySpace. J’ai résisté longtemps, mais au début de 2007, j’ai finalement créé un profil (qui me sert aujourd’hui principalement de «dossier de presse» pour Cartes postales d’Asie). J’ai mis à jour ma page sur LinkedIn. Trois mois plus tard, Facebook entrait dans ma vie. Après avoir reçu quelques invitations, ma copine Gina m’a convaincue d’essayer. J’avais trouvé ma religion!

 

Je blague, mais je trouve plusieurs avantage à Facebook, même si sa popularité a généré un effet «Plateau» (il faut voir les t-shirts «Fuck Facebook» de Jessica Barker et Laurence Berkani!). Ma situation actuelle ne me permettant pas de sortir autant que je le voudrais, ce réseau me donne l’occasion de rester en contact avec les proches que je néglige et ces «amis» que je verrais rarement (pour ne pas dire jamais) dans la vraie vie. Je me suis inscrites à plusieurs autres réseaux au fil des ans (Plaxo, Wayn, TripAdvisor, Delicious… devrais-je télécharger Thwirl?), mais aucun ne m’a accrochée comme le site de Mark Zuckerberg.

 

Je possède un cellulaire depuis 1996 et je ne pourrais vivre sans mon ordinateur portable. Mon iPod Touch et moi sommes aussi en train de vivre une grande histoire d’amour. Sans parler de «ma» caméra numérique (qui appartient à mon chum, mais est toujours dans mon sac!) et de mon n95, dont je ne peux toujours pas me servir comme téléphone à cause de mon foutu contrat avec Fido.

 

En interviewant Carl Charest pour mon article (lui aussi pour la énième fois… Quand on a trouvé son M. Réseau, on ne le lâche plus! lol), je pense avoir trouvé des réponses à mes propres questions. 

 

Suis-je trop branchée? Je ne crois pas. Je me définie davantage comme une «technomade» (ou «flashpacker», pour employer un terme branché – quoique déjà galvaudé) que comme une «cyberdépendante». Pour moi, tout est axé sur le mouvement. La communication. Que j’aille au coin de ma rue, à San Francisco ou à Bamako, je trimballe le même équipement (bon, je laisserai peut-être mon ordi à la maison pour aller au coin de ma rue. Je dis bien PEUT-ÊTRE!). Prisonnière de mes joujoux? Que nenni! Plus libre de bouger comme j’en ai envie tout en restant connectée. «Réseautée».

 

Plus proche, peu importe où je suis. Cool ou pathétique? Ça dépend du point de vue où l’on se place!

 

AJOUT: L’article qui m’a amenée à réfléchir à cette question est ici.

Pirates fantasy

 

 

Il y a d’abord eu Le Pirate de mes rêves (The Pirate movie), un des pire navets de l’histoire du cinéma mais qui a marqué mes sept ans. Puis, Albator et Long John Silver. Mon grand favori reste cependant – comme vous toutes j’en suis certaine! - Jack Sparrow (soupir).

 

 

J’ai toujours tripé sur les histoires de pirates. Je l’ai souvent dit: enfant, j’hésitais entre les carrières de flibustier ou de mousquetaire… 

 

J’ai, depuis, choisi d’affûter ma plume plutôt que mon sabre (de bois, précisons-le). N’empêche, ce serait une bonne idée de voyages thématiques (série de reportages?), ça, «sur la route des pirates»… Le Routard a d’ailleurs préparé un dossier sur le sujet il y a quelques mois.

 

Par où commencer un tel pèlerinage? Par la Normandie, port d’embarcation reconnu de plusieurs corsaires? Par la Jamaïque? Le Panama? Selon Le Routard, les deux meilleurs options pour voir des épaves sont La Martinique et la Guadeloupe…

Mon lit

J’ai la mauvaise habitude de travailler dans mon lit. Les psys ont beau marteler l’importance de séparer les espaces, rien à faire. Nulle part ailleurs je me sens aussi bien pour écrire. C’est la même chose en voyage (rares sont ceux où je suis 100% en vacances). À moins d’avoir une vue comme celle-là, je préfère réquisitionner un petit coin douillet pour m’attaquer à ma besogne.

 

Quand j’ai besoin de plusieurs bouquins ou de dossiers de recherche «physiques», il m’arrive de m’installer sur la table de la cuisine. Ou de tout étendre autour de moi sur mon lit. Mon bureau me sert de fourre-tout. Jamais de lieu de travail. Pourquoi? Peut-être parce que j’ai moins l’impression de bosser ainsi. Que je n’ai pas de chaise suffisamment confortable. Ou que mon lit l’est trop…

Sint Maarten, huit ans plus tard

 

Cette photo a été prise le 25 décembre 2000. Mon ami Pat et moi étions allés rejoindre son cousin, qui travaillait pour une compagnie aérienne. Une dizaine de jours à explorer les plages des environs et à faire des escapades du côté français («en r’venant d’Marigot, ti-pout, ti-pout…»), où nous avons notamment acheté des bouteilles de Dom Pérignon et de Veuve Cliquot… dans une épicerie! 

 

Je me rappellerai toujours de la dinde fourrée aux marrons que Pat nous a préparée pour le réveillon, tout comme des piña colada concoctés par l’un des colocs. Exquis!

 

Notre coup de coeur? Une île voisine, St-Barthélémy, que nous avons sillonnée en jeep pendant toute une journée. Avec ses petites routes escarpées, ses plages de sable fin et son charme fou, cette île très prisée de la jet-set nous a tous conquis. 

 

Saint-Barth

 

St. Maarten est aussi le paradis du shopping: il n’y a pas de taxes! Nos cartes de crédit respectives en ont longtemps souffert (aussi parce que nos péripéties aériennes nous ont coûté la peau des fesses, mais c’est une autre histoire! En résumé, ne JAMAIS voyager stand by quelques jours avant Noël… hein Pat?).

 

Tout ça pour dire que je retourne à Philipsburg dans quelques jours. Cette fois-ci, je m’y rends avec ma vieille chum Nathalie (qui prendra l’avion pour la première fois de sa vie!) et ma fille. Nous logerons dans un hôtel et tenterons de ne pas trop boire de champagne… ;-)

 

Comme le soulignait ma copine Gina, pour une journaliste pigiste, partir signifie aussi remettre tous ses reportages avant la date de tombée officielle. Me reste donc huit jours pour pondre une trentaine de feuillets!

 

Je mériterai bien un peu de champagne après ça, non?

 

P.S.: Pourquoi St. Maarten et non St-Martin? Mais parce que nous serons du côté néerlandais! Pour la petite histoire,par ici.

La Chouape en vidéo

Je vous parlais de la microbrasserie La Chouape de St-Félicien récemment. Voici quelques images qui vous donneront une meilleure idée de l’ambiance (tournées un dimanche soir où tous les clients étaient sur la terrasse…).