Bière bio à La Chouape

J’ai glissé un mot sur la nouvelle microbrasserie de mon patelin, qui a ouvert ses portes le 6 juin dernier, dans ce billet. J’y suis allée la veille de mon départ du Lac-St-Jean en compagnie de Jo, Nathalie et Martin, des amis de longue date. J’ai été agréablement surprise. 

 

D’abord, la déco. Relaxe, sans flafla. Beaucoup de goût. Je pourrais ajouter un tantinet branchouille, mais en conservant un côté rustique tout à fait charmant. Une petite terrasse permet de savourer sa bière tranquillement en regardant passer «la foule» (hi! hi!) sur le boulevard Sacré-Coeur. Ça contraste avec les tavernes de mononcles et les pseudo-clubs de la ville! Tout à fait le genre d’endroit où l’on a envie de se retrouver pour le 5 à 7. 

 

Jo, moi, Nathalie et Martin

 

«Le propriétaire, Louis Hébert, a gagné un concours pour les jeunes entrepreneurs», soulignent mes amis. J’apprends par la suite que le projet a en fait remporté plusieurs prix, dont PME Académie de la Chambre de commerce et d’industrie, auquel mes amis faisaient référence. Ce qui distingue vraiment La Chouape des autres microrasseries – toutes origines confondues – est l’utilisation d’orge bio cultivée par l’entreprise elle-même.

 

«La Chouape est un concept unique au Canada de production de malts et de bières de spécialités brassées selon des méthodes traditionnelles et avec des ingrédients biologiques de première qualité, résume un communiqué de LOJIQ (Les Offices jeunesse internationaux du Québec, qui a remis un prix à la PME lors du Concours québécois en entrepreneuriat, édition 2008). Malterie-brasserie artisanale en symbiose avec la ferme biologique, l’entreprise cultive ses propres ingrédients, un concept innovant dans la veine des vignobles, cidreries et fromageries fermières du Québec.»

 

Le but de Louis Hébert? Transformer la ferme familiale en ferme brassicole, mentionne Le Quotidien. Non filtrées et non pasteurisées, les produits de La Chouape ne contiennent pas d’agent de conservation.

 

Mais alors, elles goûtent quoi, ces bières? N’étant pas une amateure, j’ai bien aimé la blanche à cause de son goût citronné. Au menu pour le moment: La Blonde de l’autre, la Bière de blé aux agrumes (la mienne!), la Rousse amère et la Noire à l’avoine. Pour 8 $,  la «palette» permet de déguster les quatre. C’est ce qu’a choisi Joseph. Sa favorite? La rousse (mais c’est toujours celle qu’il préfère, peu importe le brasseur). L’entreprise compte embouteiller et distribuer ses premières bières d’ici la fin de l’été.

 

 

Ça fait un bien fou de voir autant de belles initiatives dans la région. St-Félicien manquait cruellement d’endroits pour les 20-35 ans. Disons qu’entre Le Richelieu et le Folie bar, les choix n’étaient pas très nombreux jusqu’à l’ouverture de L’Associé T et de La Chouape!

 

AJOUT 21 décembre: Le Quotidien m’apprend que deux des bières de La Chouape sont maintenant disponibles en bouteille!

Chapeau!

R.I.P. mon PowerBook G4

Il en a vu du pays, ce petit ordi. Je l’ai trimballé partout, de l’Europe à l’Asie en passant par les Caraïbes. Mais c’est mon voyage à travers le Canada qui lui aura donné son coup de grâce. Alors que je venais d’envoyer le dernier texte (en fait, l’avant-dernier puisqu’il me reste toujours le bilan de nos 31 jours à écrire), bang! il a crashé. Même si je voyais bien que mon fidèle partenaire de voyage était souffrant (la narcolepsie, vous connaissez?), mon budget, lui, me commandait de fermer les yeux. Me voici bien démunie avec mes 32817321 deadlines et tous les comptes à payer! J’attends donc sagement que le facteur dépose un chèque dans la boîte aux lettres pour courir à la Microboutique m’en procurer un neuf.

 

Le hic? Plus de portables 12 pouces! Je pense donc me rabattre sur le MacBook 13,3, même si je lorgne plutôt du côté du Pro… Coudonc. Il n’y a jamais de meilleur moment pour qu’un ordi rende l’âme. Ç’a l’air que c’est maintenant que je devrai faire mon deuil. Snif!

 

(Pour ceux qui se posent la question, j’écris ce billet de l’ordi de mon homme, que je squatte depuis deux jours en me plaignant sans arrêt. Rien à faire: j’ai horreur des PC!)

 

Ajout 19h30: je viens de me procurer un MacBook! Youppiiiii!

Et le 400e de Québec?

Je suis flabergastée. Pendant notre Tour du Canada en 31 jours, j’ai reçu quelques courriels de lecteurs dans ma boîte perso (ils m’ont probablement retracée via ce blogue ou grâce à Cartes postales d’Asie). Dans l’un d’eux, une dame disait trouver notre voyage très intéressant, mais nous reprochait de ne pas aller à Québec pour le 400e. Pardon?

 

Partout où nous sommes allés, les gens se désolaient de l’absence de touristes cette année. Dans les médias, on a souligné que seule Québec connaissait une bonne saison touristique dans tout le pays.   

 

Vous en voulez encore, vous, des articles sur le sujet? Perso, quand on m’assomme avec un événement, j’ai plutôt envie de le fuir…

Le Yukon sur le site de la Commission canadienne du tourisme

 

La Commission canadienne du tourisme, l’un des commanditaires principaux (avec Air Canada) de notre Tour du Canada en 31 jours, a publié mon reportage sur le Yukon sur son site Web. D’autres textes devraient suivre sous peu puisque j’ai une entente avec eux pour rédiger quelques papiers sur différentes destinations.

 

À suivre…

St-Félicien version 2.0

Il change, mon vieux patelin. Moi qui me plains depuis des années de l’absence de variété, voilà qu’on trouve un endroit où l’on sert du sushi, une microbrasserie et un café baptisé L’AssociéT, où l’on peut boire des lattés dignes de ce nom et du café équitable. J’y suis d’ailleurs en ce moment pour écrire ces quelques lignes (oui, ils ont Internet sans fil! Plus besoin de me promener dans la ville pour squatter les connexions non-sécurisées afin d’envoyer mes textes pendant mes passages dans la région) en compagnie de mon homme, pendant que Grand-Papa et Grand-Maman sont au zoo avec Bébé (je prends une petite pause entre la rédaction de ma chronique hebdo Mama Cool et de celles du Tour du Canada en 31 jours – que nous avons conclus ici avant-hier).

 

Voici un aperçu des lieux.

 

Audrey Girard, l’une des employées

Il y a même quelques jouets pour les enfants

Les meubles sont tous recyclés 

Joseph, bien concentré

 

J’ai quitté St-Félicien à l’âge de 16 ans. La raison officielle: aller poursuivre mes études à Jonquière. En réalité, je rêvais de ce jour depuis que, toute petite, j’avais vu Cannelle, Pruneau, Ti-Brin et Doualé jouer dans une ruelle. J’aimais l’idée de côtoyer la différence (ah oui? Ça existe, des gens à la peau noire?) mais surtout, d’avoir des choix. Chaque fois que je regardais les compétitions de gymnastique aux Jeux Olympiques, enfant, je disais à ma mère combien j’aimerais pouvoir essayer cette discipline moi aussi. Je voulais suivre des cours de ceci, de cela, mais aucun d’entre eux n’étaient offerts dans mon coin de pays. Je m’ennuyais ferme, moi qui était beaucoup plus intéressée par la vie culturelle que par la nature et les grands espaces. La métropole me fascinait. Elle me fascine toujours. 

 

Au fil de mes (souvent brèves) escapades dans les parages, j’ai vu le visage de la ville de mon enfance vieillir un peu, mais ses traits demeuraient les mêmes. Je n’ai jamais su si je trouvais cela inquiétant ou rassurant. Depuis quelques mois, j’ai cependant l’impression qu’elle prend un coup de jeune. Peut-être est-ce à cause d’initiatives comme Portes ouvertes sur le Lac, organisme fondé par des gens qui ont à coeur le développement régionnal (notamment par mon ex-prof devenue amie, Marie Fillion), qui aide des immigrants à venir s’installer au Lac-St-Jean? De Démokratia, qui permet aux jeunes de s’impliquer dans la vie politique? Sans doute. Mais c’est aussi parce que la jeune génération a décidé de prendre les choses en main et d’amener un peu d’eau à un moulin presque asséché.

 

Le café L’AssociéT en est un bon exemple. Le propriétaire, Jean-Luc Boily (qui a quelques siècles de moins que moi, alors je ne l’ai jamais rencontré malgré la petitesse de la ville), a voulu en faire un lieu où les gens se sentiraient comme chez eux. C’est réussi. 

 

Comme le Café Cambio à Chicoutimi ou La Boîte à bleuets, à Alma, l’endroit se veut une espèce d’incubateur à idées. Les meubles proviennent d’un organisme qui amasse des fonds pour la sauvegarde de l’Église de St-Méthode, localité voisine de St-Félicien. La consommation responsable y est mise de l’avant. On privilégie les ingrédients régionaux, biologiques et équitables. Le propriétaire espère par ailleurs que des gens y développeront des projets liés à l’environnement (voir article de L’Étoile du Lac). On y présente des spectacles et divers événements. Bref, ça bouge et ça fait un bien fou. 

 

Je me sens soudainement un peu moins loin de Montréal. Reste maintenant à convaincre la population de venir boire leur café ici plutôt que chez Mikes…

 

Précision 13 septembre 2008: paraîtrait que le sushi n’ait pas fait fureur à St-Félicien… Le resto qui en vendait a cessé de le faire!

Un homard bleu

Oui, je vous jure! Je l’ai vu de mes yeux vu au Centre marin de Shippagan, au Nouveau-Brunswick. La raison? Pour simplifier, Percy Mallet, du bureau de tourisme, m’a dit que c’est un peu comme pour un albinos. Dans ce cas-ci, c’est le bleu qui est ressorti, mais parfois, on trouve des homards jaunes, avec des tons rosés… Chaque fois qu’un pêcheur trouve un spécimen particulier, il l’amène au centre.

 

 

Impressionnant, non?

 

Quant à savoir pourquoi les homards rougissent pendant la cuisson, la réponse est ici

 

C’est fou les trucs que j’apprends pendant ce voyage… lol

Escale à Halifax

Dans trois jours, nous atterrirons à Bagotville. Nous avons décidé de clore notre mois à travers le pays par une petite visite chez mes parents, au Lac-St-Jean (j’ai booké les deux derniers vols de ce voyage ce matin sur le site d’Air Canada – c’est tellement simple de gérer les passes de vol en ligne! On peut même s’enregistrer avant d’arriver à l’aéroport). Une belle manière de boucler ce périple-marathon et de refaire le plein d’énergie. D’ici là, nous visiterons Halifax (où nous venons d’arriver) et St-John’s, Terre-Neuve. Je vous rappelle que tous les textes sont ici (publiés avec quelques jours de décalage). 

 

Malgré la fatigue et l’envie de me la couler douce en ce moment, je me demande comment je me sentirai au retour. Aurai-je envie de repartir aussitôt (comme c’est généralement le cas)? De dormir pendant trois mois?

 

Chose certaine, même si pas mal de boulot m’attend au retour, j’ai l’impression que je devrai me réadapter à la sédentarité… jusqu’au prochain projet fou! ;-)

 

P.S.: Pour ceux qui ne le savent pas (ou ne l’auraient pas compris!), les commanditaires principaux de ce voyage sont Air Canada et la Commission canadienne du tourisme.

Ingrid Bétancourt vue d’ici

J’en ai déjà parlé ici: la détention d’Ingrid Bétancourt et des otages colombiens est l’un des dossiers que je suis de près depuis plusieurs années. Je me souviens qu’au moment où j’avais interviewé la fille de l’ex-candidate à la présidence colombienne, quelques mois après son enlèvement, je me disais que leurs retrouvailles étaient bien peu probables.

 

Puis, le miracle est arrivé. Je me souviendrai toujours du moment où j’ai vu la nouvelle: c’est un message de son groupe de soutien sur Facebook, lu dans une chambre d’hôtel, en Alberta, qui me l’a appris. J’ai passé l’heure suivante à lire tout ce que je pouvais trouver sur Internet, pleurant à chaudes larmes.

 

Hier soir, à Larry King Live, j’ai eu l’impression que l’adrénaline était tombée et que Mme Bétancourt avait vraiment besoin qu’on lui foute un peu la paix. Comment peut-on lui demander de réveiller autant de mauvais souvenirs alors qu’elle vient tout juste de retrouver les siens? (J’avoue cependant que moi aussi je me questionne depuis sa libération au sujet de son ancienne collaboratrice Clara Rojas et de ce qui s’est passé réellement lors de la naissance de l’enfant de cette dernière…) Pourquoi accepter de faire toutes ces entrevues, là, tout de suite, alors qu’elle n’a pas pu serrer ses enfants dans ses bras pendant près de sept ans? Je comprends qu’elle se battra désormais pour faire libérer les autres otages (elle a d’ailleurs affirmé qu’elle ne se couperait les cheveux que quand ce serait le cas!) et qu’elle veut profiter de la tribune qui lui est offerte pour tenter de sensibiliser le monde à sa cause. Mais ça pourrait attendre un mois ou deux, non?

 

"We could be over there, we could be the ones left in the jungle," a-t-elle dit à Larry King hier soir. "We had this incredible luck to be here, so for me it’s very, very important, very important to ask all the people that can help us to fight for the release of the ones who are still in the jungle."

 

Paraît qu’elle vient de s’apprête à signer un gros contrat d’édition pour raconter son enfer dans la jungle. Je continuerai sans aucun doute à suivre chacun de ses pas. Cette femme m’impressionne, mais en même temps, je n’ai jamais compris comment on peut sacrifier sa famille pour la vie politique. Heureusement, depuis sa libération, elle répète que sa priorité est d’être aux côtés de ses enfants. Parions que ces derniers, qui semblent avoir eux aussi la piqûre de la politique (pouvait-il en être autrement?) l’appuieront dans sa lutte.

 

En attendant, grâce à Hollywood, on pourra voir sa vie au grand écran!

Un nouveau reportage en ligne!

Plus que huit jours de voyage! On dirait que ça fait 100 ans qu’on est sur la route, et en même temps, qu’on vient juste de partir… Nous sommes présentement à Shédiac, au Nouveau-Brunswick. Nous devions rester ici seulement trois jours, mais je pense que nous resterons une journée de plus, avant de filer à Tracadie-Sheila. Nous avons tellement couru jusqu’à présent que se poser un peu plus longtemps quelque part nous ferait le plus grand bien.


En attendant de découvrir nos péripéties dans les Maritimes, je vous invite à lire mon texte sur Sooke Harbour House, un endroit féérique à inscrire absolument sur votre liste des endroits à voir avant de mourir. Même si le prix des chambres peut sembler élever (500-600 $ approx la nuit en haute saison), le service et l’accueil sont tellement impeccables que cela vaut le coup (et le coût!). Il faut absolument faire la visite de leurs jardins et manger les plats uniques (le menu change tous les soirs) du restaurant. Plutôt que d’aller dans un tout-inclus dans le Sud avec d’autres gringos qui remplissent leurs tasses à café géantes de bière, j’opterais sans hésiter pour deux ou trois nuits dans ce havre de paix. C’est à environ une heure de Victoria (Air Canadanotre sponsor adoré! – offre plusieurs vols vers la capitale).

 

Quelques photos qui n’arrivent pas à la cheville de la réalité…

 

 

 

 

(chambre no 4)

(chambre no 25)

Rapport?!!

Comment quelqu’un a-t-il pu atterrir sur Taxi-brousse en entrant «j’ai tricher mon mari avec sa soeur» (sic) comme mot-clé dans un outil de recherche? 

 

Parmi les autres mots-clés étranges qui ont amené des visiteurs sur Taxi-brousse hier, notons aussi «filles très legerement vetues» (sic) et «xxx tentacule». 

 

Ça me fascine toujours…

Le point

Comme vous pouvez le constater, j’ai très peu de temps pour pondre des billets-fleuves pendant mon voyage-marathon en famille à travers le pays. Nous sommes présentement à Cavendish, à l’Île-du-Prince-Édouard. Je vous résume notre itinéraire depuis le 16 juin dernier:

 

• Toronto

• Whitehorse

• Dawson city

• Whitehorse

• Whistler

• Vancouver

• Sooke, île de Vancouver

• Banff (et Lake Louise)

• Jasper (en coup de vent, arrivés à 20h et repartis le lendemain matin à 7h!)

• Edmonton (un gros douze heures)

• Charlottetown 

• Cavendish

 

Des centaines de kilomètres parcourus dans les airs (merci Air Canada et Commission canadienne du tourisme!), en mer et sur la terre ferme, la plupart du temps en voiture (oui, nous avons parfois triché, nous qui privilégions les transports en commun) ou en autobus. Fatiguée? Oui. Mais aussi comblée! J’ai appris des tas de choses et surtout, constaté à quel point chaque province (et même chaque ville!) est unique. 

 

La suite dans nos prochains reportages sur Canoë, et plus tard ici, quand j’aurai déjà la nostalgie du voyage… ;-) D’ici là, il me reste quatre textes à remettre au plus vite, et je devrai me concentrer sur les autres reportages que je dois faire pour Clin d’oeil et FCD d’ici la fin de la semaine prochaine. 

 

Nos prochaines escales: Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse et Terre-Neuve. Plus que 11 jours de voyage… Ça file!

Les reportages sur Canoë

Nous revenons (enchantés!) de Lake Louise et passons notre dernière soirée à Banff. Quelle belle journée!

 

En attendant d’arriver à écrire plus que trois mots ici (!), je vous invite à lire le deuxième reportage sur le Yukon que j’ai rédigé pour Canoë

 

Pour lire tous les textes relatant notre aventure jusqu’à maintenant, par ici. À la même adresse, vous pourrez aussi trouver nos «biographies» (tellement pompeux! lol) et la présentation du projet.

 

Nous quitterons l’Alberta pour l’Île-du-Prince-Édouard le 4 juillet. J’attends toujours des confirmations pour la suite, alors je vous tiendrai au courant (oui, c’est complètement fou de s’occuper de la logistique en plus de la rédaction des textes, de la gestion des photos et, bien sûr, de profiter du voyage, mais c’est aussi fort stimulant!).

 

Ajout: le reportage sur Whistler vient tout juste d’être mis en ligne sur Canoë!