Pourquoi ce homard est-il bleu?

Je raffole du homard. J’en ai mangé une bonne demi-douzaine (une douzaine entière?) pendant notre séjour dans les Maritimes. Mais celui-ci, dont je vous ai déjà parlé, a été remis dans son aquarium du Centre marin de Shippagan. C’est qu’il est rare de voir des crustacés de cette couleur!

 

Souffre-t-il d’hypothermie? Est-il en train de se changer en Schtroumpf? Fan de foot? Victime d’une «mutation politique»??? Percy Mallet, de Tourisme Nouveau-Brunswick, nous dit tout. En prime, il nous explique comment déterminer le sexe d’un homard.

 

 

N’apprend-on pas plein de choses utiles dans mon Taxi-bousse?

J’ai envie d’être en vacances

C’est plus fort que moi. Plutôt que d’entamer la trentaine de feuillets que j’ai à pondre avant de partir en vacances, je «gosse» sur les images que j’ai tournées pendant notre périple autour du pays. Il faut dire que la version d’iMovie de mon nouveau MacBook est nettement supérieure à celle que j’avais dans mon vieux PowerBook! C’est encore loin d’être du travail de pro, mais ça m’amuse…

 

P.S.: Pas géniale la musique, je sais… Toute ma discothèque est restée coincée dans mon ordinosaure mort!

 

C’était il y a sept ans…

 

… je venais d’arriver à Taïwan, où je devais enseigner l’anglais pendant un an. Même si j’ai rapidement développé une très belle complicité avec mes étudiants, j’ai quitté mon boulot au bout de dix mois. En plus d’être atteinte du syndrome de l’imposteur (ceux qui me connaissent savent que je parle la langue de Shakespeare avec un accent trèèèès prononcé, sans compter les erreurs que je commets régulièrement), j’avais envie de reprendre la route. Et puis, tant de sujets m’appelaient! Je suis revenue cinq semaines à Montréal avant de repartir là-bas cinq autre mois, histoire de me consacrer au journalisme à la pige… et de retrouver Joseph, dont j’avais fait la connaissance quelques semaines auparavant!

 

Je deviens nostalgique les jours de pluie.

Mon livre pour 16 euros


Pas d’excuse pour ne pas vous procurer mon récit de voyage Cartes postales d’Asie: Rezolibre.com vous l’expédie peu importe où vous vous trouvez sur la planète!

 

Avec un prix si bas (16 euros!), vous pouvez même en commander deux (trois?) et l’offrir en cadeau… ;-)

 

Notez que mon premier livre, Embarquement immédiat, est toujours disponible sur commande, notamment chez Renaud-Bray.com et Archambault.ca.

 

 Bons voyages!

C’est finiiiiiii!

 

C’est probablement la photo qui définit le mieux notre voyage à travers le Canada. Beaucoup de complicité, l’envie de s’amuser et plusieurs clin d’oeil à l’histoire.

 

Mes pépins informatiques ayant freiné mon élan, je viens tout juste de mettre le point final à l’aventure en rédigeant le texte-bilan pour Canoë. Hormis la fatigue due à notre horaire hyper-chargé, ce périple a été très positif pour nous tous. Au-delà des images indélébiles que nous en conserverons, il a permis à chacun d’évoluer à sa manière. Maya est plus dégourdie que jamais. Jo a eu droit à un véritable «cours Canada 101» sur le terrain, idéal en prévision de son examen pour obtenir la citoyenneté (il est actuellement résident permanent)! Hi! Hi! Et moi? Ben moi, je suis surtout contente qu’il ait vu le jour, ce projet. J’en avais tellement rêvé! Comme quoi ce n’est pas toujours mauvais d’avoir une tête de cochon… ;-)

 

Un petit tour du monde maintenant?

Job de rêve

Dans la catégorie «choses que je rêve de faire depuis toujours», ce show de télé en ondes depuis le début de l’année (que je n’ai malheureusement pas eu l’occasion de voir, étant plutôt loin de mon petit écran avec tout le boulot à abattre) correspond, disons, à 99% de mon concept idéal? 

 

 

Le pitch de Word Travels, produite à Vancouver: suivre deux travel writers dans leurs péripéties à travers le monde. La combinaison de mes deux passions! J’adore l’aspect «coulisses» qui dépeint la réalité des journalistes qui sont sur la route plutôt que d’entretenir le mythe glamour (je ne parle pas ici de voyages de presse pépères, mais bien de la vraie vie on the road à trimer dur pour arriver à tout faire et à régler les mille et un détails logistiques). Et oui, j’ai l’immense prétention de trouver que je ferais un très bon «personnage» pour ce genre d’émission (je vous jure que ce ne serait pas plate!)… Animer une émission de façon classique, en jouant les présentatrices, je ne pourrais pas. Pourrie. Je me connais suffisamment pour savoir que je ne serais pas à ma place (surtout après avoir auditionné à une couple de reprises pour le faire). Trop statique. Mais entraîner les gens dans mille et une aventures rocambolesques, c’est ma spécialité (demandez à ma soeur qui s’est retrouvée coincée en Inde avec moi et qui m’a accompagnée sur les plateaux de Film city, auxquels très peu de journalistes ont accès)! C’est ce que j’aimais le plus quand je travaillais au Petit Journal, à TQS, il y a de cela plusieurs années déjà. Tout essayer. Relever des défis. Donner l’impression au téléspectateur qu’il fait partie de l’aventure. Être complice avec les gens d’un côté du kodak comme de l’autre.

 

Semblerait toutefois que le monde du voyage (surtout du backpacking) n’intéresse pas grand monde au Québec. Alors que je vivais à Taïwan, j’ai essayé de vendre l’idée d’une chronique hebdo ou mensuelle à plusieurs médias (tant écrit que télé), sans succès. J’ai plutôt réalisé des reportages à la pièce (plusieurs pour le cahier Actuel de La Presse et même un pour la défunte émission Le Grand blond avec un show sournois).  J’ai aussi publié un récit de voyage de mes quinze mois d’exil, à force de persévérance. «Les récits de voyage ne sont pas rentables» me répétait-on partout. J’ai vu les portes se fermer les unes après les autres, jusqu’à ce que Mémoire d’encrier m’ouvre la sienne. J’ai dû faire beaucoup de compromis (langage moins populo, style un peu édulcoré et beaucoup moins de pages que je ne l’aurais souhaité pour laisser respirer le livre), mais je ne regrette rien (pas même d’avoir ma face sur le cover! lol). 

 

La vérité? Même si j’ai reçu plusieurs courriels de lecteurs qui se sont identifiés à mes aventures, en droits d’auteur, j’ai encaissé à peine l’équivalent de ce que je gagne comme journaliste pour un texte qui me prend deux ou trois journées de boulot (parfois même moins). Sans compter que j’ai défrayé une partie des frais de promotion de ma poche, puisque je ne crois pas qu’un livre se rende miraculeusement entre les mains des lecteurs potentiels. Alors il est où le problème? La culture du voyage serait-elle à ce point nulle dans mon coin de pays? Mon livre était-il si plate? Manque d’appui à la promo? Suis-je la seule au Québec à me ruer sur les récits de voyage qui sortent en librairie, à trouver qu’il y a trop peu d’ouvrages auxquels les voyageurs québécois peuvent s’identifier? Est-ce moi, le problème? Tous les scénarios m’ont traversé l’esprit.

 

Côté télé, j’ai présenté quelques concepts d’émissions ici et là (avis aux intéressés, j’en ai plusieurs dans mes tiroirs) au cours des dernières années. Ayant un bon bagage comme reporter et chroniqueuse (même si je ne suis pas de celles qu’on reconnaît sur la rue), j’ai cru naïvement que mes idées et mon expérience pourraient m’aider à réaliser mon rêve de partager mes passions pour les voyages et les communications. «Ça prendrait quelqu’un de connu à l’animation», me suis-je fait vertement répondre. J’aurais donc dû devenir comédienne, championne olympique ou chanteuse pop! Comme ça, j’aurais pu faire ce que je veux vraiment dans la vie…

 

Ne vous méprenez pas: j’adore mon boulot et je trouve que je suis arrivée à tirer mon épingle du jeu malgré tout. Parmi les millions de projets fous que j’ai montés, certains m’ont permis d’aller au bout de mes rêves (comme ce Tour du Canada en 31 jours, bien sûr). Mon but n’est pas non plus de rouler sur l’or: je voudrais simplement ne pas avoir à débourser autant de ma poche pour qu’ils voient le jour, tous ces projets (dans le cas du Tour du Canada, j’ai eu la chance de compter sur de précieux commanditaires – Air Canada et la Commission canadienne du tourisme, en l’occurrence). 

 

Je me dis parfois que ma vie aurait été différente si j’étais née en Angleterre, par exemple, où le voyage fait partie des moeurs (plusieurs récits de voyage y sont publiés). Que le Web permet aujourd’hui de faire ce que je voulais faire il y a dix ans (justement: dix ans plus tard, avec une hypothèque à payer et une fille de 21 mois, je ne peux plus claquer mes REER pour partir explorer le monde et «payer pour travailler», même si un site Internet m’assurait la diffusion de mes réalisations). Mais bon. Comme je suis Québécoise, que mes vies de mère et d’épouse me comblent et que j’adore ma langue, c’est en français que je continuerai de sévir, le plus souvent possible en entraînant ma petite famille dans mes aventures. Je ne promets pas que ce sera toujours ici par contre…

Bière bio à La Chouape

J’ai glissé un mot sur la nouvelle microbrasserie de mon patelin, qui a ouvert ses portes le 6 juin dernier, dans ce billet. J’y suis allée la veille de mon départ du Lac-St-Jean en compagnie de Jo, Nathalie et Martin, des amis de longue date. J’ai été agréablement surprise. 

 

D’abord, la déco. Relaxe, sans flafla. Beaucoup de goût. Je pourrais ajouter un tantinet branchouille, mais en conservant un côté rustique tout à fait charmant. Une petite terrasse permet de savourer sa bière tranquillement en regardant passer «la foule» (hi! hi!) sur le boulevard Sacré-Coeur. Ça contraste avec les tavernes de mononcles et les pseudo-clubs de la ville! Tout à fait le genre d’endroit où l’on a envie de se retrouver pour le 5 à 7. 

 

Jo, moi, Nathalie et Martin

 

«Le propriétaire, Louis Hébert, a gagné un concours pour les jeunes entrepreneurs», soulignent mes amis. J’apprends par la suite que le projet a en fait remporté plusieurs prix, dont PME Académie de la Chambre de commerce et d’industrie, auquel mes amis faisaient référence. Ce qui distingue vraiment La Chouape des autres microrasseries – toutes origines confondues – est l’utilisation d’orge bio cultivée par l’entreprise elle-même.

 

«La Chouape est un concept unique au Canada de production de malts et de bières de spécialités brassées selon des méthodes traditionnelles et avec des ingrédients biologiques de première qualité, résume un communiqué de LOJIQ (Les Offices jeunesse internationaux du Québec, qui a remis un prix à la PME lors du Concours québécois en entrepreneuriat, édition 2008). Malterie-brasserie artisanale en symbiose avec la ferme biologique, l’entreprise cultive ses propres ingrédients, un concept innovant dans la veine des vignobles, cidreries et fromageries fermières du Québec.»

 

Le but de Louis Hébert? Transformer la ferme familiale en ferme brassicole, mentionne Le Quotidien. Non filtrées et non pasteurisées, les produits de La Chouape ne contiennent pas d’agent de conservation.

 

Mais alors, elles goûtent quoi, ces bières? N’étant pas une amateure, j’ai bien aimé la blanche à cause de son goût citronné. Au menu pour le moment: La Blonde de l’autre, la Bière de blé aux agrumes (la mienne!), la Rousse amère et la Noire à l’avoine. Pour 8 $,  la «palette» permet de déguster les quatre. C’est ce qu’a choisi Joseph. Sa favorite? La rousse (mais c’est toujours celle qu’il préfère, peu importe le brasseur). L’entreprise compte embouteiller et distribuer ses premières bières d’ici la fin de l’été.

 

 

Ça fait un bien fou de voir autant de belles initiatives dans la région. St-Félicien manquait cruellement d’endroits pour les 20-35 ans. Disons qu’entre Le Richelieu et le Folie bar, les choix n’étaient pas très nombreux jusqu’à l’ouverture de L’Associé T et de La Chouape!

 

AJOUT 21 décembre: Le Quotidien m’apprend que deux des bières de La Chouape sont maintenant disponibles en bouteille!

Chapeau!

R.I.P. mon PowerBook G4

Il en a vu du pays, ce petit ordi. Je l’ai trimballé partout, de l’Europe à l’Asie en passant par les Caraïbes. Mais c’est mon voyage à travers le Canada qui lui aura donné son coup de grâce. Alors que je venais d’envoyer le dernier texte (en fait, l’avant-dernier puisqu’il me reste toujours le bilan de nos 31 jours à écrire), bang! il a crashé. Même si je voyais bien que mon fidèle partenaire de voyage était souffrant (la narcolepsie, vous connaissez?), mon budget, lui, me commandait de fermer les yeux. Me voici bien démunie avec mes 32817321 deadlines et tous les comptes à payer! J’attends donc sagement que le facteur dépose un chèque dans la boîte aux lettres pour courir à la Microboutique m’en procurer un neuf.

 

Le hic? Plus de portables 12 pouces! Je pense donc me rabattre sur le MacBook 13,3, même si je lorgne plutôt du côté du Pro… Coudonc. Il n’y a jamais de meilleur moment pour qu’un ordi rende l’âme. Ç’a l’air que c’est maintenant que je devrai faire mon deuil. Snif!

 

(Pour ceux qui se posent la question, j’écris ce billet de l’ordi de mon homme, que je squatte depuis deux jours en me plaignant sans arrêt. Rien à faire: j’ai horreur des PC!)

 

Ajout 19h30: je viens de me procurer un MacBook! Youppiiiii!

Et le 400e de Québec?

Je suis flabergastée. Pendant notre Tour du Canada en 31 jours, j’ai reçu quelques courriels de lecteurs dans ma boîte perso (ils m’ont probablement retracée via ce blogue ou grâce à Cartes postales d’Asie). Dans l’un d’eux, une dame disait trouver notre voyage très intéressant, mais nous reprochait de ne pas aller à Québec pour le 400e. Pardon?

 

Partout où nous sommes allés, les gens se désolaient de l’absence de touristes cette année. Dans les médias, on a souligné que seule Québec connaissait une bonne saison touristique dans tout le pays.   

 

Vous en voulez encore, vous, des articles sur le sujet? Perso, quand on m’assomme avec un événement, j’ai plutôt envie de le fuir…