Exotisme

Krabi, Thaïlande, 2001

 

J’envie beaucoup ceux qui prennent plaisir à contempler leur coin de pays. Qui consacrent leurs vacances à faire le tour des régions du Québec, les connaissent et les apprécient sincèrement. Qui arrivent à se baigner dans l’eau glaciale de nos lacs. À trouver poétique un coucher de soleil dans un cadre qu’ils ont vu des milliers fois. 

 

Je ne sais pas si c’est à cause de mon obstination à ne pas vouloir de permis de conduire (donc impossible pour moi de prendre la poudre d’escampette sur un coup de tête pour la campagne), de mon enfance passée dans le fond d’un rang, au Lac-St-Jean, ou une simple question de personnalité, mais j’ai constamment besoin de dépaysement. D’être secouée. Bouleversée. Amusée. Étonnée. 

 

Comme au ciné, j’aime qu’une destination me prenne par surprise, balançant tous mes a priori par-dessus bord. Penser avoir deviné la fin mais que de nouvelles cartes viennent brouiller les pistes. J’aime ne pas comprendre. Remettre en question mes acquis. Chercher. Me perdre pour mieux me retrouver. L’inconnu, voilà ce qui m’excite. Bondir hors du cadre et trouver mon propre chemin. Aller à la rencontre de l’autre si j’en ai envie. Faire de la solitude ma compagne de route dans le cas contraire. Aimer souvent; détester, parfois. Être face à la différence et constater la mienne. On voyage pour s’emplir les yeux, mais aussi pour les tourner vers soi-même (cliché vieux comme le monde, mais aussi une grande vérité).

 

J’aime l’exotisme de la même manière que je regarde un film de Fernando Meirelles. Pour l’émotion à l’état brut. La quête d’authenticité. M’attacher aux personnages. Partager leurs combats. Les porter en moi des années, une vie. Ne pas oublier. 

 

J’aime l’exotisme pour la dose constante de petits et de grands chocs. De petits «oh» et de grands «ah». La mer, la chaleur, les villes. Le soleil de plomb. La moiteur. L’harmattan. Les averses qui s’amènent sans prévenir. 

 

J’aime l’exotisme à cause du feu qu’il avive en moi. Des petites étincelles qui s’embrasent à son contact. De l’impossible qui n’existe plus. Des barrières qui tombent. Des larmes, des éclats de rire, de la peur parfois.

 

L’exotisme parce qu’il est relatif. Qu’il décroît avec l’usage et nous force à tout recommencer à zéro. À aller voir ailleurs. Là où on a jamais mis les pieds.

 

J’envie ceux qui arrivent à se contenter du même paysage parce qu’ils parviennent à trouver une certaine paix. Comme l’eau d’un lac. En même temps, je ne saurais pas comment vivre sans ces marées qui montent et descendent en moi…

Pour adultes seulement

Dans le merveilleux monde du tourisme, tout est possible… même vous retrouver en compagnie de stars du XXX! Le tour-opérateur Porn Week organise des séjours permettant à des fans de se rendre sur les lieux de tournages de films pour adultes dans les endroits les plus exotiques de la planète. Attention toutefois, à moins de vouloir faire des essais devant la caméra (ce qui peut être possible), la politique de la compagnie est «regarder mais ne pas toucher». «Nous ne sommes pas une agence d’escortes», peut-on lire sur le site Web. 

 

Ayant accès aux plateaux de tournage, les fans peuvent tenir la caméra, faire les retouches maquillage ou même s’improviser réalisateur! Surtout, ils côtoient les vedettes et l’équipe de tournage, les accompagnant dans les partys les plus jet-set. «Imaginez faire la fête sur un yatch rempli de starlettes qui traînent avec VOUS pendant le Festival international du film de Cannes, aller danser dans les îles Canary avec Sylvia Saint et d’autres filles sexy pendant vos vacances…»

 

La grande question maintenant: combien coûte cette «once-in-a-lifetime experiences»? À titre d’exemple, un voyage en République tchèque du 19 au 22 septembre 2008 s’élève à 1850 $ pour une personne et 2850 $ par couple. Ces prix incluent tout… sauf l’hébergement et les billets d’avion.

Netjetters

Je suis une fan de la section Travel du journal anglais The Guardian (et de la «culture du voyage» des Britannique, pourrais-je ajouter). Je n’avais pourtant jamais jeté un coup d’oeil à «Netjetters», compétition permettant à deux voyageurs – un «green» qui tente de voyager en respectant l’environnement, et un «grey», âgé de plus de 50 ans – de remporter un périple de trois mois, de l’argent et des accessoires de voyage. En échange, les participants tiennent un blogue sur le site du quotidien. 

 

La gagnante «verte» de l’édition 2006 a clos son carnet par cette citation de John Burroughs: «I am in love with this world. I have rested lovingly in it. I have climbed its mountains, roamed its forests, felt the sting of its frosts, the oppression of its heats, the drenching of its rains, the fury of its winds and always have beauty and joy waited upon my comings and goings.» Une phrase qui résume bien la pensée de tout voyageur qui ose sortir un peu des sentiers battus.

 

Comme d’habitude (!), je dirai simplement: à quand des projets semblables ici? Bien sûr, il y a Müvmedia, comme l’a rappelé Corinne suite à l’un de mes (nombreux) billets de «chialage» sur le désintérêt des bonzes des médias québécois en général (de la télé et de l’édition en particulier!) pour le monde du voyage, mais je trouve intéressant de sortir du créneau habituel «jeune qui veut acquérir de l’expérience». Les voyageurs «gris» sont de plus en plus nombreux à parcourir la planète, et pas seulement en VR ou en groupe, comme on peut l’imaginer. Je pense par exemple à mon amie Suzanne, qui a réalisé un vieux rêve en allant enseigner l’anglais en Équateur pendant près d’un an alors qu’elle venait de devenir grand-mère pour la deuxième fois.

 

Sont-ils toujours marginaux ici, les cinquantenaires qui ont envie d’autre chose que des formules tout-inclus?

En avant toute!

Vous avez moins de 30 ans? Mais qu’attendez-vous? Il ne vous reste que deux jours pour poser votre candidature au programme Bateau des jeunes du monde, une aventure interculturelle unique pilotée par le gouvernement japonais qui se déroulera cette année du 14 janvier au 3 mars 2009.

 

Pour ceux qui, comme moi, n’arrivent pas à voir le menu sur la page d’accueil du site canadien (vous n’aimez pas les Mac au Japon ou quoi?), rendez-vous directement ici ou sur Facebook, où Christine Renaud, directrice des communications, a créé une page d’info. Cette dernière a d’ailleurs eu la chance de visiter le Japon, Singapour, l’Inde, le Kenya et l’Île Maurice grâce à ce programme. «Je décris Bateau des jeunes du monde comme un potluck de connaissances, dit-elle. Tout le monde apporte et repars avec quelque chose de nouveau. Ça m’a donné envie de vivre ma vie comme ça tous les jours.»

 

Le but étant de permettre à des jeunes des quatre coins de la planète mieux comprendre le monde qui les entoure (et plus particulièrement la culture japonaise), il ne faut toutefois pas s’attendre à des vacances. Des activités, des discussions, des conférences et des ateliers sont organisés à bord et des règles très strictes doivent être respectées. Les participants deviennent les ambassadeurs de leur pays et ont comme mission de faire connaître leur culture à leurs pairs. En échange, vous voyagez gratuitement (et bénévolement), découvrez des traits culturels dont vous ne soupçonniez même pas l’existence et remplissez votre carnet d’adresses de contacts de partout. 

 

Christine Renaud garde des souvenirs impérissables de son périple. Son coup de coeur? «Le sansa-odori, une danse où les artistes s’accompagnent de chants et de tambours japonais.»

 

Quelle sera la vôtre?

Deux films, deux visions de New York

Virée de filles au Mexique

 

Aujourd’hui, j’ai pris le temps de faire une des choses que j’aime le plus au monde: voir des films. Moi qui avait l’habitude de tout me taper avant l’arrivée de bébé, je ne suis allée au ciné qu’une fois en deux ans! J’ai donc fermé mon ordi (en tentant d’oublier le boulot qui m’attendrait au retour) et j’ai filé à l’autre bout du monde, plus précisément au cinéma Dollar sur Décarie, dernier endroit de la métropole où il est toujours possible de voir Sex and the city en version originale anglaise. Quelle ironie: j’ai bien dû pondre deux-trois reportages pour annoncer sa sortie, mais je n’avais pas encore eu la chance de le voir sur grand écran!

 

En tant que méga-fan de la série, j’étais fébrile à l’idée de retrouver «ma» gang (Dieu que j’aime Samantha! «I love you, but I love me more», lance-t-elle à Smith). En même temps, je n’ai eu aucune surprise. Gags qu’on voit venir, dénouement prévisible (Carrie sans Big? Allons donc!)… Toute cette attente pour ça? N’empêche, redécouvrir le New York de Carrie, Charlotte, Samantha et Miranda fait toujours un bien fou (même si je n’ai pas leur budget shopping!). Et même prévisibles, elles restent divertissantes, les quatre girls!

 

Une fois revenue de mon expédition, je me rendue dans le petit café newyorkais de My blueberry nights. Je ne suis pas une inconditionnelle de Wong Kar-Wai. Chaque fois que je regarde l’un de ses films, j’oscille entre l’état de grâce et l’ennui. Reconnaître son génie et bailler en fixant l’écran.

 

 

 

Dans ce cas-ci, même si l’histoire n’a, à prime abord, rien de bien original, j’ai été séduite. J’ai trouvé Norah Jones très convaincante, Nathalie Portman, délicieuse (comme toujours), Jude Law, touchant (ai-je besoin d’ajouter «hyper-sexy avec sa tuque»?) et Rachel Weisz, troublante (elle aussi, comme toujours – J’ADORE cette actrice). Les cartes postales d’Élizabeth m’ont laissé un sourire aux lèvres, moi, l’accro de la technologie.  J’ai bien aimé le clin d’oeil musical à In the mood for love (l’une des bandes sonores que j’ai le plus écoutée dans ma vie et qui m’a accompagnée dans tous mes voyages depuis sa sortie), et, par moment, eu quelques flashbacks de Chungking Express moi aussi. Par contre, «l’enrobage Norah Jones» m’a un peu énervée. Une ou deux chansons auraient été suffisantes il me semble. 

 

Dans les deux cas, le voyage m’a amenée à New York. Un signe?

 

P.S.: Je sais que le choix de ma photo de Sex and the city au Mexique n’est pas très cohérent avec mon titre, mais je ne trouvais pas que les multiples clichés de Carrie en robe de mariée qu’on a vus partout l’étaient non plus! J’ai donc choisi une photo moins souvent vue (et tellement plus sympathique!) plutôt qu’une photo prise à New York… sans New York.

Joe Bocan à Taïwan

C’était en 2001. Je me baladais dans le quartier Hsimenting avec Elo, une de mes colocs québécoises, et nous sommes tombées sur ceci dans la section «Europe» d’un grand magasin de disques (qui n’existe plus aujourd’hui)…

 

 

Joe Bocan n’est d’ailleurs pas la seule chanteuse québécoise à s’être retrouvée dans cette catégorie. Zavez vu les autres?

D’est en ouest avec Eza

Eza Paventi sillonne actuellement le pays pour proposer un éclairage différent sur le ROC. Diffusées sur le site de TV5 et sur Cyberpresse, les capsules quotidiennes de deux minutes sont tout aussi sympathiques que leur animatrice. Suivez-là en temps réel et proposez-lui des sujets de reportages! Notez que D’est en ouest est aussi sur Twitter et disponible en balladodiffusion.

 

Enfin, on s’approche de ce qui est à mon (humble!) avis la «vraie» web télé, qui mise sur les forces du Web (instantanéité, interactivité et communauté) plutôt que de tenter de reproduire les modèles télé traditionnels (pire: foutre sur Internet des émissions entières diffusées auparavant au petit écran). Autre élément qui rend le projet encore plus attrayant: ce voyage de trois mois permettra d’alimenter l’équipe de recherche d’une émission hebdo de 30 minutes qui sera produite à son retour (avec un autre animateur) et diffusée à TV5. Une belle manière de lier deux univers à la fois distincts et complémentaires.

 

J’embarque!

 

P.S.: Allez commenter ses topos, ça fait tellement plaisir!

C’est la faute à Lost

 

Depuis que cette foutue série est en ondes, je ne peux plus prendre l’avion sans me demander comment serait ma vie sur une île déserte (déserte?) avec les autres passagers.

 

Lors d’un récent vol avec Canjet, j’ai eu une vision d’horreur. Je me suis imaginée, condamnée à partager une hutte avec mon voisin, qui devait mesurer un bon 6’3" et peser le triple de mon poids. À causer bronzage avec les «matantes» qui composait 40% des passagers (un autre 40% étant les «mononcles» qui les accompagnaient… restait un 17 % de potentiels «alliés» et un 3 % d’agentes de bord hystériques). À crémer le dos d’inconnus boutonneux. À manger les biscuits Soda laissés dans les «boîtes à lunch» des passagers morts. 

 

Puis, l’avion a atterri. Les applaudissements ont retenti.

 

Bienvenue au Québec.

Un week-end à New York?

140 $. Le prix d’un billet aller-retour pour New York avec Greyhound. Moins cher qu’aller au Lac-St-Jean (pour presque la même durée de trajet)! C’est ridicule d’habiter si près d’une ville aussi fantastique et de ne jamais prendre le temps d’y aller. J’ai exploré San Francisco, Tokyo et Dakar avant la Grosse Pomme. En fait, je n’y suis allée qu’une fois, à l’occasion d’un événement média organisé par Trojan qui lançait la gamme Elexa au Bed (oui, le même Bed où une scène de Sex and the city a été tournée), quand j’étais rédactrice en chef reportages du magazine Clin d’oeil. Depuis, Elexa semble avoir été retiré du marché et Bed, fermé. C’est vous dire à quel point je suis out

 

Je pense qu’il sera bientôt temps pour moi de partir un week-end sans bébé pour la première fois depuis sa naissance, en octobre 2006…

Tendance mini-vacances

 

 

Je bosse en ce moment sur un reportage présentant les tendances qui se dessinent actuellement dans le monde du voyage. Parmi celles-ci, les mini-vacances sortent du lot. Alors que certains optent pour de courts séjours à l’étranger pour le plaisir de pouvoir partir plus souvent, d’autres s’y résignent à défaut d’avoir plus de temps. Dans un cas comme dans l’autre, la demande ne cesse de croître. C’est pourquoi les voyagistes se préoccupent de plus en plus de cette niche. Les derniers joueurs à s’y intéresser? Nolitours et Vacances Transat, qui offriront bientôt des séjours de quatre nuits dans les destinations Sud les plus populaires (Mexique, République dominicaine et Cuba). Pas de forfaits européens toutefois (bien qu’il soit possible de les organiser «à la carte»), comme le fait Air Canada avec ses Escapades (séjours de trois nuits ou plus en Europe mais aussi dans des destinations soleil comme les Bermudes ou les Bahamas).

 

Lors de la présentation des brochures 2008-2009 de Nolitours et Vacances Transat hier soir, personne n’a toutefois été en mesure de nous donner une idée des prix de ces nouveaux forfaits. «Ils seront similaires à ceux des séjours de sept nuits, puisque le coût du vol reste le même», a répondu Denis Codère, vice-président commercialisation de Transat Tours,  quand j’ai posé la question.

 

Mon avis? Je ne comprends pas pourquoi les grossistes d’ici ne «packagent» pas davantage ce genre de produits. Je suis persuadée que plusieurs accros du voyage (comme moi!) deviendraient des abonnés à la formule si elle était présentée comme une solution simple (et relativement accessible) à notre manque de temps. Forfaits «shopping à Paris», «spa en Arizona», «bain de culture à Rome»… Des prix incluant l’hôtel (situé dans des quartiers liés aux intérêts) +  les billets d’avion + les petits déj’, pour une clientèle pressée qui n’a pas envie de se casser la noix  et le tour est joué!

 

Personnellement, je n’appellerais pas une agente de voyage pour concocter ce genre d’excursion ni ne magasinerais pendant des heures sur le Web (en ce moment, il faut vraiment prendre le temps de chercher pour trouver des trucs comme les «3 to 5 days vacations» de redtag.ca ou les forfaits de 3 ou 4 jours de VoyagesDestination.com… C’est une chose que ces produits existent, et c’en est une autre qu’ils se rendent aux acheteurs potentiels! Gens de la promo, allô???). Mais si je les avais «tout cuits dans le bec», cela ferait toute une différence.

 

Besoin d’un petit break? Allez hop! on saute dans l’avion pour un safari urbain à Londres ou Barcelone! Quand on est originaire d’une région éloignée, on s’en tape un peu de la durée du vol…

I’m only happy when it rains…


Taipei sous la pluie, mai 2008

 

La plupart de mes voyages ont été marqués par une chanson ou un album (et pas forcément mes préférés!). Chaque fois que j’entends l’insupportable Saule inconsolable d’Isabelle Boulay, qu’écoutait tous les jours le Québécois chez qui j’habitais à Ouagadougou en 1999, je me revois arpentant les rues de la capitale burkinabè avec ma Canon XL1. Yellow de Coldplay évoque pour moi inévitablement Taipei et son nightlife, tout comme Let’s get this party started de P!nk. La trame sonore du film Run Lola Run a aussi été celle de mes trois jours à Tokyo. 

Je ne peux songer à la Thaïlande sans entendre Pure Shores du groupe All Saint, Porcelain de Moby (je sais: trop cliché, mais j’assume!) et les albums Big Calm de Morcheeba et Clandestino de Manu Chao. À Hong Kong, j’ai écouté en boucle une compil de Jeff Buckley en 2005.  

Ma découverte de Dakar et de la Petite Côte en 2004 s’est faite au son du Sud-Africain Lucky Dube (assassiné l’année dernière – je n’en suis toujours pas revenue) et du Sénégalais Youssou N’Dour. Et Barcelone sans La Cocinera de Mala Rodriguez n’aurait pas été Barcelone…

I’m only when it rains me rappelle mon premier voyage en solo. Je l’ai raconté à plusieurs reprises: c’est en dégustant une gaufre dégoulinante de chocolat sous la pluie à Lisbonne, à 23 ans, que j’ai su que je n’arrêterais jamais de voyager. Encore aujourd’hui, ces moments furtifs d’apparence banals constituent pour moi l’essence même du voyage. Garbage, groupe culte du début de ma vingtaine, est à jamais associé à mon bonheur d’être sur la route. Et à mon amour pour la pluie…

Ajout 18h: Je viens de constater que ce billet est mon 200e!

90 secondes à Disney World

Je caresse l’idée de développer une série de capsules touristiques pour le Web depuis un bon moment. En octobre dernier, ma soeur et moi avons même tourné du matériel à Disney World dans le but d’en monter cinq ou six. Comme travailler «pour le plaisir» (sous-entendre: gratuitement) n’est pas facile, que nous avons tous des vies mouvementées et que les réponses des diffuseurs potentiels tardaient à se confirmer, j’ai dû mettre le projet sur la glace.

 

J’ai repris la première capsule patiemment montée par Linda Bouchard (à qui je dois toujours une bière d’ailleurs!) il y a plusieurs mois déjà pour ajouter les éléments manquants (titre, générique, effet sonore de «tic tac»…). Il manque toujours un «super» pour identifier la représentante de Disney, mais je suis curieuse d’avoir vos avis sur ce «premier jet». 

 

Alors, vous en pensez quoi (pitié, faites fi de mon horrible «mise en pli» du début! lol)? 

 

 

P.S.: Oui, c’est bel et bien Maya qu’on entend pleurer vers la fin…

P.P.S.: Merci à René d’Entremont, de Disney, qui nous a fourni les images d’archives et aidé à réaliser ce projet.

P.P.P.S.: Les images originales ont été tournées avec du matériel pro.

Des machines distributrices de pot?

 

Je ne l’ai pas fait exprès, je vous jure.

 

J’étais en train de faire des recherches pour mes capsules techno du magazine FCD et voilà que je tombe sur ce billet du blogue de Wired sur les machines distributrices inusitées des quatre coins du monde. J’avais, comme tout le monde, entendu parler des petites culottes déjà portées vendues dans la rue au Japon (l’aventure n’aura duré que quelques mois, en 1993), mais je ne savais pas qu’on pouvait se procurer de la marijuana de la même manière (avec prescription d’un médecin bien sûr… ;-) en Californie!

 

Ça m’a rappelée qu’à l’aéroport de Vancouver, en juin dernier, je suis tombée sur une distributrice de parapluies. Non, il n’y a pas qu’au pays du Soleil Levant qu’on trouve ce genre de truc! J’avais évidemment pris une photo, mais elle est – comme tous mes clichés de Toronto, du Yukon, de Whistler et une partie de ceux de Vancouver – coincée dans mon vieux PowerBook, qui n’est toujours pas allé chez le doc.

 

Bref, tout ça pour dire qu’encore une fois, je croule sous le boulot, mais il fallait que je partage cette petite découverte… 

 

Pas fait exprès je vous dis!

Backpacker ou flashpacker?

Certains l’ont peut-être remarqué: j’ai changé le sous-titre de mon blogue. Mes pérégrinations étant de moins en moins «immobiles» (!), j’ai décidé d’écrire plutôt «pérégrinations d’une technomade». J’ai longtemps hésité entre ce terme et celui de «flashpacker», mais comme je l’ai déjà écrit ici et à nouveau mentionné sur Vagabondish, j’ai un malaise avec ce terme.

 

Je n’ai pas plus de fric que dans la vingtaine. Au contraire, avec une hypothèque à payer et une famille, je vis probablement, au bout du compte, avec la moitié moins d’argent qu’à 25-26 ans (je gagne plus, mais chaque sou sert à payer des choses «plates»… terminée l’époque des virées shopping sans compter, des voyages improvisés et des repas au resto tous les jours!).

 

Donc, suis-je une flashpacker? Pour l’aspect techno oui, sans hésiter. Pour mon envie d’un peu plus de confort aussi. Mais tout cela n’a rien à voir avec mon salaire annuel!

 

J’ai donc décrété que l’étiquette «technomade» était celle qui m’allait le mieux. Et puis, je n’aime pas trop «l’adulterie» inhérente au mode de vie des «flashpackers»… Growing up? NEVER!