Une troisième jambe

Comment arriver à faire plus deux fois plus shopping, à découvrir deux fois plus d’oeuvres au musée ou à écouter deux fois mieux un concert?  La clinique Scheelboute, financée par l’Office du Tourisme de Flandre, vous propose de vous faire greffer une troisième jambe, un oeil derrière la tête ou une oreille dans la main!

 

J’adore!

 

(C’était dans La Presse du week-end dernier)

Le Cambodge pour les riches?

 

J’ai fait un saut de puce au Cambodge en 2002. Une toute petite semaine entre Bangkok et Taipei (en fait, entre «deux Bangkok» avant de retourner à Taipei, histoire de renouveler mon visa)  pour voir les temples d’Angkor et les plages de Sihanoukville. Fascinée par l’Empire Khmer, j’ai été particulièrement séduite par le temple de Bayon et ses visages changeants selon l’orientation du soleil (j’en parle dans Cartes postales d’Asie). Bien sûr, Angkor Wat (photo ci-contre) reste aussi incontournable.

 

Voilà que Gadling m’apprend que la région de Siam Reap, passage obligé pour aller visiter les temples, est en grande transformation. À peine érigé, un immeuble de luxe a vu ses condos s’envoler comme des petits pains chauds. Leur prix? De 200 000 $ à 500 000 $! On est loin de mon guesthouse et de ses chambres à 5 $ la nuit… 

 

Il paraît qu’il en est ainsi pour toute l’Asie du Sud-Est. Morale de l’histoire: allons-y maintenant!

Paris en fragments

Suis allée au visonnement de presse de Paris, de Cédric Klapish, ce matin. Mon verdict? EXTAAASE! Dès les premières images, j’étais charmée. Paris en mouvement. Paris embué. Paris des cartes postales un peu décalé… 

 

Ce film, c’est le Paris des fenêtres grandes ouvertes, de l’air qu’on respire à fond parce qu’on ne sait pas quand il viendra à manquer. C’est l’histoire de Pierre (Romain Duris), ex-danseur dont les jours sont comptés (à moins d’une transplantation cardiaque), qui occupe ses derniers moments sur Terre à regarder vivre les autres du haut de son balcon. De sa soeur Élise, jouée par une magnifique Juliette Binoche à la chevelure en bataille et sans maquillage (même ses rides sont belles, c’est vous dire!). De ses enfants, qui viennent faire du camping chez leur oncle sans trop comprendre pourquoi. Des «personnages» observés du haut de sa tour. Cette boulangère qui garde ses préjugés en vie comme son levain, notamment. L’histoire parallèle qui m’a le plus touchée est celle de ce Camerounais qui s’apprête à traverser l’océan pour rejoindre l’Europe. Le contraste entre son monde et celui de la richarde française qu’il a jadis connue et qu’il contacte pendant un défilé de mode saisit.

 

Mais LE héros du film reste pour moi Roland, l’historien dépressif incarné par Fabrice Luchini (si j’étais cinéaste, ce mec serait mon fantasme de casting ultime). Professeur, il tombe amoureux d’une de ses étudiantes et se met à lui envoyer des textos plutôt maladroits (donc, vous l’aurez compris, hilarants d’un point de vue extérieur). C’est de sa bouche que sortent les répliques les plus savoureuses. Quand il parle de la beauté («c’est vraiment dégueulasse, la beauté»). Quand il accepte un job de vulgarisateur pour une émission de télé en apprenant qu’il gagnera un minimum de 100 000 euros, alors qu’il a toujours craché sur ce genre de contrat («vous savez, en France quand on est chercheur, on cherche surtout à joindre les deux bouts»). Quand il danse, aussi. Pendant que sa jeune amante rigole en le voyant exécuter ses chorégraphies sorties d’une autre époque (avec James Brown plein les oreilles), on rit avec elle, mais en constatant la mince ligne entre le réel amusement et la pure moquerie… 

 

J’ai adoré les multiples clins d’oeil du cinéaste. Le prénom du principal protagoniste, Pierre, dont le coeur est bousillé. Quand ce dernier dit avoir l’impression de partir pour l’échafaud devant l’ascenceur…   Une scène jouissive: le rêve de Philippe (François Cluzet, alias le «saule pleureur», lol), le frère architecte de Roland, qui se retrouve en pyjama au coeur d’une de ses maquettes où tout le monde est «trop» heureux après une visite troublante de son frère qui a osé le qualifier de «normal».

 

Détail purement esthétique: les filles, retenez le nom de Joffrey Platel qui joue Rémy parce que son visage, lui, vous ne l’oublierez pas! À l’instar de Roland, les mecs craqueront sans doute pour Mélanie Laurent. Comme toujours (depuis Peut-être), le réalisateur de L’Auberge espagnole a fait appel à Loïc Dury pour la musique, qui enveloppe parfaitement les images.  

 

Il y a tout de même des bémols. Avouons qu’à la base, la trame du mec qui découvre l’importance de la vie alors qu’il s’apprête à la perdre reste un peu (beaucoup) cliché. On voit aussi venir la mort d’un des personnages. Et on revoit la fille de ce dernier plus tard comme si de rien n’était (là, c’est la mère en moi qui parle)… Mais ce sont là de légers détails. Ce Paris-là,  je l’ai dégusté jusqu’à la fin. Et quelle fin! Surtout la dernière image. Poétique. Pleine de sens. 

 

Comme la vie.

 

AJOUT 30 SEPTEMBRE: Parmi les clins d’oeil, j’avais oublié ceux à Beaudelaire (que j’ai tellement vénéré, ado): «Le vieux Paris n’est plus (la forme d’une ville change plus vite, hélas! Que le coeur d’un mortel)…»

Changement de look

Je n’en pouvais plus de mon «theme» brun et vert. Surtout, je n’en pouvais plus de voir le même chez les autres! J’avais envie de quelque chose de plus épuré. De plus personnalisé. Alors j’assume. Je copie Facebook, Cyberpresse et Patrick Dion: je change de look!

 

Ce blogue est mon refuge. Mon espace à moi. Ma parenthèse. Après plusieurs tentatives désastreuses avec mes photos d’Afrique et autres images de taxi-brousse piquées sur le Web (jamais le bon cadrage pour une en-tête!), j’ai décidé de mettre un de mes clichés de voyage préférés, pris par ma soeur Caroline à Barcelone, pour l’illustrer. Pas encore certaine à 100% de mon choix (faut quand même assumer, pour mettre ainsi sa «face»), alors il n’est pas impossible que je teste autre chose au cours des prochains jours.

 

Bienvenue dans le Taxi-brousse nouveau!

Souper de filles

Vendredi dernier à La Petite Marche, avec des copines rencontrées lors de mon premier «vrai» boulot «d’adulte», à MusiquePlus en 1994, et avec qui je mange encore tous les derniers vendredis du mois (nous sommes six, mais n’étions que quatre ce jour-là). Toutes travaillent dans le milieu de la télé sauf une, qui a bifurqué vers la musique.

 

Copine 1: Unetelle cherche des contrats télé on-cam, si jamais vous entendez parler de quelque chose.

Moi: Cool! Mais honnêtement, si j’entends parler de quelque chose, je vais peut-être me «ploguer» d’abord.

Copine 1: Ah bon? Je croyais que ça ne t’intéressait plus?

Moi: Mais oui, ça m’intéresse! Ça n’a jamais cessé de m’intéresser. Tant devant que derrière, d’ailleurs. J’en ai juste marre de l’éternel recommencement. De frapper aux portes. De me vendre. De rappeler mon existence…

Copine 2: Je suis tellement conne! Je n’ai même pas pensé t’inviter à auditionner pour Émission X (titre fictif)! T’aurais été écoeurante pour animer ça, j’en suis certaine! Pourquoi n’y ai-je pas pensé?

Moi: C’est exactement ça: les gens ne pensent même pas à m’inviter aux auditions. Pas même mes amis! Je fais toujours 36 affaires à la fois. Je ne suis pas une tête d’affiche. Je ne suis pas comédienne. Je suis partie vivre à l’étranger un an et demi. Je n’ai pas d’agent… Je suis d’abord journaliste. Quand je gagne principalement ma vie avec la presse écrite, on pense que je ne veux plus de la télé. Et quand je travaille plus en télé, on pense que je mets la presse écrite de côté. J’aime tout ça, moi! C’est ce qui fait aussi que je ne manque jamais de boulot. Mais c’est à double tranchant… Avoir trop d’intérêts, c’est comme ne pas en avoir assez. Et puis, je n’ai pas envie d’animer à tout prix. Ce qui m’allume, c’est d’abord être dans le feu de l’action. Mais vous me connaissez, j’ai toujours refusé les postes de journalistes aux nouvelles… Les possibilités ne sont donc pas si nombreuses. Je vieillis, aussi. Plus certaine qu’on voudrait de moi sur des shows pour ados.

(Je vous épargne le bout des copines solidaires qui m’assurent que je ne fais pas mon âge, hi! hi!)

Copine 1: Je pense qu’il faut que tu le dises.

Moi: Que je le dise? Me semble que je l’ai déjà assez dit…

Copine 1: Mais pas récemment.

Copine 3: Fais savoir aux gens que c’est ce que tu veux!

Copine 2: Exactement!

 

Alors voilà. C’est dit. Ça me tente ENCORE de travailler en télé. Pas dans un bureau de 9 à 5. Sur le terrain. À contrat. Ma bio est ici. Y’a une couple de topos télé/Web par là (voir au bas de la page). Mes spécialités (pour ceux qui ne lisent jamais Taxi-brousse): choc des cultures, voyages, courants sociaux, tendances, jeunesse, cyberculture, gadgets, insolite… Rêve ultime? Une VRAIE convergence entre la presse écrite, la télé et le Web. Un projet qui les rendrait réellement complémentaires, à parts égales, plutôt que d’être tous dirigés de façon à promouvoir la télé.

 

Je rêve?

48 heures à Taipei

C’est la ville asiatique «la plus sous-estimée» selon The New York Times. Taipei peut être abordée sous plusieurs angles. Celui des traditions chinoises, quasi intactes, des influences japonaises et américaines ou de la «consommation extrême». Peu importe l’option choisie, au bout du compte, c’est le ventre qui reste le meilleur guide!

La suite sur Cyberpresse. :-)

D’urinette à fillettes

Palmarès des recherches les plus farfelues qui ont conduit des internautes à mon Taxi-brousse:

 

10- fillettes

Comment quelqu’un peut-il aboutir ici avec un mot-clé aussi général?

9- que veut dire le mots sédentaire

Ne serait-ce pas plus simple d’ouvrir un dictionnaire?

8- cul nurse

Peut-être à cause de ce billet?

7- video des culottes sale de ma soeur.fr

My God! 

6- beijing penis

Probablement à cause de ceci

5- exotisme à la hongroise sexy

Le seul billet dans lequel je parle d’une Hongroise, c’est celui-ci... 

4- petites culottes dégueulasses photos

Le seul lien que je vois, c’est mon truc sur les machines distributrices.

3- qui est joe bocan 

Sans commentaires… lol

2- bulle d’air sur le pénis

Ça se peut? Ça se forme comment? Ça fait quoi? Tiens, je vais aller voir sur Google…

1- une urinette flexible

Ça reste ma favorite.

 

J’ai aussi vu passer «les fesse d’angela summers», «fantasme de mon mari qui me regarde avec ma soeur» et «comment survivre en brousse».

 

C’est moi ou les gens sont tordus???