Jamaïque: les papiers des collègues

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Grand Palladium, Lucea

Toujours intéressant de découvrir les reportages des autres journalistes après un voyage de presse. Ainsi, ce matin, j’ai pu lire l’excellent texte de Carolyn Parent dans Le Devoir (comment se fait-il que je n’ai pas accroché sur sa plume avant? Il faut dire que je lis Le Devoir très irrégulièrement),  le dossier de six pages de Jean-Maurice Duddin dans le Journal de Montréal et le court papier de Stéphane Paquet dans La Presse. Tous trois parlent principalement du boom touristique de l’île et de «l’invasion espagnole» dans l’industrie hôtelière, chacun à leur manière. Carolyn y va de quelques comparaisons avec les destinations populaires des Caraïbes. C’est toutefois quand elle livre ses impressions du pays que je la préfère:

Car la Jamaïque est une fichue d’effeuilleuse qui exhibe, au tournant d’une route, au sommet d’une colline, son littoral échancré, ses flots verts de jalousie, sa nature en pagaille et ses bicoques bariolées. Le jour du Seigneur, par contre, elle expie ses péchés. Elle ferme ses rum shops, s’endimanche pour aller prier (le pays compterait plus d’églises per capita que toute autre contrée), puis rentre sagement à la maison écouter les gospels que diffuse la radio. 

J’aime beaucoup sa description de Falmouth aussi, où elle est allée flâner un après-midi, un peu plus loin dans le texte. Pas pour rien que mes reportages touristiques sont basés davantage sur des impressions: c’est ce qui vient d’abord me chercher comme lectrice.

C’est la partie sur sa virée à Montego Bay en compagnie d’un autre journaliste qui a retenu mon attention dans le dossier de Jean-Maurice. Son récit m’a tenue en haleine, mais je ne peux m’empêcher de me dire qu’il ne représente pas ce que serait susceptible de vivre le touriste moyen. Car bien qu’il faille dire à ce dernier de sortir de son méga-hôtel (je m’insurge toujours en entendant les commentaires de vacanciers comme cet Américain croisé lors de mon expédition à Nine Mile: «Je n’ai pas besoin de sortir du resort, il y a tout ici!»… Tout sauf l’essentiel mon vieux!), il faut aussi les inciter à s’informer avant de mettre le nez dehors! Et ne pas leur faire peur outre mesure… Se balader avec une caméra à la tombée du jour dans un endroit réputé «chaud» me semble une bonne manière de s’attirer des embrouilles. En ce sens, l’article est tout à fait pertinent puisqu’il met en garde ceux qui seraient tenté de faire de même. J’espère seulement qu’il ne fera fuir ceux qui ont envie de découvrir ce pays fabuleux! La sécurité est d’abord une affaire de gros bon sens.

Stéphane rapporte quant à lui les commentaires de touristes comme d’hôteliers et de vendeurs, ce qui le distingue des autres. En fait, c’est là le défi quand on fait ce genre de voyage: donner les infos essentielles en essayant de trouver un angle qui apportera un éclairage différent (du moins, en tant que lectrice de plusieurs quotidiens durant le week-end et de dizaines de magazines chaque mois, c’est ce que je recherche!).

C’était la première fois que j’écrivais ce genre de reportage pour un quotidien (j’ai fait plusieurs papiers «voyage» plus court pour La Presse auparavant et des récits et textes capsulaires pour Clin d’oeil, mais jamais de dossiers sur une destination pour un journal) et c’était ma toute première collaboration au Soleil. J’ai choisi de ne pas insister ni sur les chiffres, ni sur les hôtels, même si c’est ce qui ressortait de l’actualité. Cela vient en partie de mon réflexe de fille de mensuels: habituellement, nos textes sont publiés bien après ceux de nos confrères des quotidiens. Ai-je eu tord? Probablement, dans la mesure où les lecteurs des journaux ne cherchent pas la même chose que les lecteurs de magazines. Mais mon objectif était davantage d’emmener les gens en voyage que de leur présenter des faits qu’ils pourraient trouver ailleurs. Alors je reste somme toute assez satisfaite de mon boulot. Et puis, j’ai eu tant de plaisir à écrire ce papier qui n’était pas prévu au départ…

P.S.: On m’aperçoit de loin à côté de Richard Saindon sur l’une des photos de Jean-Maurice, sur la rivière Martha Brae… hi! hi!

P.P.S.: À lire absolument dans La Presse, le texte en p. 6 sur le projet «52 îles en 52 semaines» de Gil Thériault, qui donnera des conférences pendant le Salon du bateau.

AJOUT 25 janvier: En p. 4 et 5 du cahier Vacances voyage de La Presse d’hier, on trouve le texte «48 heures hors du tout-compris en Jamaïque». Excellent papier pour quiconque a envie de sortir de son hôtel!

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