Vive la France

Je vais vous sortir un grand cliché, là. Ce que j’aime le plus de l’Europe, c’est cette impression que l’histoire est là, tout près, partout. Que chaque pierre contient des pages et des pages de cette histoire, et qu’en tendant l’oreille, on peut presque l’entendre nous la raconter…

Prenez cette photo accrochée au mur de la salle à manger du resto La Diligence, que tiennent Cécile et Olivier. Devant la bâtisse où ils passent toutes leurs journées depuis bientôt six mois, une charrette est garée. Une enseigne sur laquelle on peut lire «garage d’autos» est apposée sur la façade, et au-dessus de l’entrée qui mène à la cours, on peut lire «écurie». J’aime bien imaginer les villageois venir chez le garagiste à cheval. (Je photographie ladite photo demain et la publie ici, promis. EDIT: La voici!)

Je me sens dans un film depuis notre arrivée. Les personnages défilent, tous plus typés les uns que les autres. Au bar du resto, nous avons croisé celui qui faisait rouler l’établissement dans les années 1950. Puis, nous avons fait la connaissance d’un mec né à Longueuil et de son grand-père, venu lui rendre visite à l’époque (et qui nous a demandé six fois d’où nous venions), du voisin qui s’arrête tous les jours pour bavarder, du cousin qui vient donner un coup de main au bar, du groupe d’habitués qui se font tous la bise, jour après jour… Il faut dire que côté personnages, Cécile et Olivier ont été gâtés depuis qu’ils se sont lancés dans la restauration. Lors de notre première visite, en 2006, ils nous avaient présenté le représentant d’une compagnie de produits sanitaires qui s’appelait… Nanus. Oui, nous aussi, nous rions encore.

Pendant notre balade exploratoire cet après-midi, Chéri a émis un commentaire qui m’a bien fait réfléchir à propos des culs-de-sac, qui sont légion ici. «La notion de vie privée est bien différente de l’Amérique du Nord. Toutes les cours sont délimitées par des clôtures. Une rue ne débouche pas forcément sur une autre, comme chez nous. Les gens ont donc plus d’intimité d’une certaine manière.»

J’aime bien l’histoire, disais-je. Encore plus quand je réalise que j’ai tout faux, que le récit auquel je m’attendais n’est pas celui qu’on risque de me servir… Comme cette note griffonnée sur une porte (du chinois à votre avis?).

chinois

Je vous avais prévenu. J’aime bien me servir un petit cliché de temps en temps. Et puis, après tout ce vin, une bonne rasade de clichés remet les idées en place! lol

Péripéties aériennes

mayadort1Voici à quoi ressemble une fillette après cinq heures de surexcitation dans un vol Montréal-Francfort… Elle se sera endormie vers minuit, heure de Montréal. Pas la peine de préciser que Papa et Maman étaient exténués, d’autant plus qu’elle avait refusé de faire la sieste avant de partir!

Elle s’est réveillée au moment de sortir de l’avion. Comme le vol avait du retard, nous avons manqué notre connexion et sommes restés quatre heures en transit à Francfort au lieu d’une. À notre arrivée à Lyon, 16 beaux degrés nous attendaient… et des tas de flics, à cause de Sarko, en visite dans les parages!

Nous sommes présentement chez Cécile (la soeur de Chéri) et Olivier, à Morancé, en banlieue de Lyon. Ils tiennent un resto-bar dans ce charmant petit village. Je ne pense pas avoir autant dormi depuis un siècle. Hier soir, dodo vers 21h30, levé vers midi… 

Vous ai-je dit que nous mangeons (et buvons!) comme des rois?

Elle est pas belle la vie?

Ma fille, cette grande artiste

dessin

Trésor, deux ans et quatre mois, adore dessiner. Explication de sa dernière oeuvre:

— C’est un avion!

— Un avion? Wow! C’est joli! Et c’est quoi, ça, devant?

— C’est la réglisse!

Je n’ai pas osé la corriger.


P.S.: L’avion est caché sous le gros «nuage» bleu. 

AJOUT: Depuis l’épisode du dessin, elle a brandi sa «fourchette magique» et est montée sur son vélo en criant: «parée au bricolage»!

Un resto perché dans les arbres

Chéri, tu m’emmènes manger là ce soir (en fait, demain soir puisqu’ils ont douze heures d’avance!)?

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treehouse_221208_015treehouse_221208_016Source: Contemporist, via Guy Kawasaki sur Twitter

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Villa de luxe perchée dans les arbres

Des hôtels-cabanes dans les arbres

Razzia magazines du samedi

1m3bi-3134b742897c1147675e8acecb5fb6a549a0530fL’une des choses que je préfère de mon boulot est l’étape de la recherche de sujets. En plus de scruter le Web pour repérer des tendances d’ici et d’ailleurs, je dévore des montagnes de magazines chaque mois (en plus des quotidiens le week-end – le reste de la semaine, je préfère m’informer sur le Web plutôt que de voir mon bac à recyclage se remplir). Les kiosques à journaux ayant le même effet sur moi que les magasins de bonbons, ai-je besoin de vous dire que je prends un plaisir fou à faire ma razzia hebdo chez le marchand du coin?

Je casse ici un préjugé tenace: ce n’est pas parce que je m’occupe des reportages d’un magazine de mode que je ne lis que des revues féminines! Au contraire, je trouve que les meilleures idées surgissent souvent d’un amalgame de sources. Je parcours donc autant Geo, Travel + leisure, Ça m’intéresse, Sciences et avenir, Psychologies et Wanderlust que Glamour, ELLE France, Marie Claire, Cosmopolitan et des magazines à potins américains (pour les «articles», bien sûr! lol)… ;-)

Mes flashs viennent aussi parfois du quotidien. Les statuts Facebook de mes amis, les liens découverts grâce aux gens que je suis sur Twitter, les blogues des quatre coins de la planète que je parcours régulièrement et les discussions entre copains peuvent également me mettre la puce à l’oreille. 

J’effectue la même démarche quand je propose des sujets de reportages à d’autres publications (qui ne cadrent pas dans Clin d’oeil, puisque c’est mon client principal).

Le supplice maintenant: déchirer les pages des reportages que je trouve inspirants. Chaque fois, mon coeur saaaigne! lol

Bon, assez de blabla, j’ai des tas de magazines à «éplucher» (et un «pitch» à préparer!)!