Démo 2009

Bien que j’adore la presse écrite et le Web, la télé vient combler une autre facette de ma personnalité. Je ne pourrai jamais choisir entre tous ces médias car je les aime tous pour des raisons différentes.

Pour se vendre, tout reporter ou chroniqueur doit avoir une démo qui le représente bien. Le hic? Je n’ai conservé aucun enregistrement vidéo depuis 2002. Heureusement, j’ai pu retracer quelques chroniques enregistrées à Radio-Canada l’année dernière pour actualiser un peu ce concentré de ma carrière télé. Voici ce que ça donne…

Merci à mes «bonnes fées» de Radio-Canada, à Patrice Paquin pour sa patience (je devrais passer à peine une soixantaine de minutes chez lui pour faire le montage et je suis ressortie trois heures plus tard!) et à Patrick Dion pour m’avoir mise en contact avec ce dernier.

Clin d’oeil aussi à Yan Thériault, qui a monté la première version de ce démo que j’ai mis à jour au fil du temps (c’est grâce au montage qu’on avait fait ensemble en cachette à TQS que j’avais décroché le boulot à La Revanche des NerdZ en 2000), à Patrick Baril, qui m’a donné un coup de main quand j’ai décidé de faire un «énième retour en ondes» (La Poune, sors de ce corps!) en 2004 et à Alain Simard, qui m’a dépannée un million de fois lors de mes détresses de montage (c’est même lui qui a tourné et monté mon tout premier démo à vie!). Je voue une admiration sans borne aux monteurs, qu’on oublie trop souvent.

P.S.: Pssst! Allez voter pour Patrice et son équipe ici!

Cocktails du monde

20090325-115902-g1Que serait une visite à La Havane sans mojito ou à New York sans Manhattan? Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, goûter les cocktails locaux fait partie des rituels de voyage incontournables. Prêt pour une tournée des grands-ducs virtuelle? 

Je défie quiconque de passage à Singapour de résister à la tentation de s’offrir un Singapore Sling au Raffles Hotel, endroit où il a été créé vers 1910 (l’année exacte de sa création est inconnue). Ils ne sont toutefois pas donnés: à 22$, pas question de l’engloutir d’un coup! 

N’empêche, je n’oublierai jamais le plaisir de le siroter tranquillement, en imaginant qu’Ava Gardner et Elizabeth Taylor s’étaient peut-être assises au même endroit pour se livrer elles aussi à l’exercice lors de leur passage dans les années 1950. Un grand moment jet-set pour une fille qui avait passé la nuit précédente dans le dortoir d’une auberge de jeunesse miteuse! 

Le Siam Sunrays (traduction: «Rayon de soleil du Siam»), lancé par The Tourism Authority of Thailand (TAT) au début de l’année dans le but de redonner un coup de pep à son industrie, passera-t-il à l’histoire lui aussi? La suite sur Canoë!

Le saviez-vous?

Un orteil dans mon cocktail

Toutes les chroniques «Choc des cultures»

Soulagée

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Photo: Marianne Larochelle (www.mariannelarochelle.com)

N’importe quel auteur vous le dira: nous avons tous la phobie que nos écrits ressemblent à ceux des autres. Que la lecture de ceci ou de cela influence malgré nous les histoires que nous élaborons. De ne pas être aussi «unique» qu’on aime le croire.

À sept semaines du lancement de Mama Cool, je viens de terminer la lecture de Mère Indigne, tome 1. J’avais bien attrapé quelques-uns de ses billets sur son blogue (surtout les plus récents – que j’ai adorés), mais je n’avais encore jamais plongé dans son bouquin.

D’abord parce que, comme je l’ai déjà écrit ici, je suis plus du genre à vouloir me sortir de mon quotidien qu’à m’y replonger lors de mes rares temps libres. Mais aussi parce que j’avais peur d’être influencée de près ou de loin par cette fille dont on ne me disait que du bien.

Suis plutôt soulagée. Mis à part une méfiance commune envers le Père Noël (elle aussi pense qu’il consomme des gras trans), Mère Indigne et Mama Cool sont très différentes. Alors que Caroline Allard raconte les péripéties de Fille aînée, de Bébé et des gens qui gravitent autour, Mama Cool se concentre principalement sur l’exercice de jonglerie extrême qu’entraîne la vie d’une nouvelle mère et sur les questionnements existentiels qui en résulte («assaisonnés» de quelques couches débordantes, tout de même).

Dans mon livre, le focus est davantage sur la mère que sur l’enfant. Déboussolée, Mama Cool tente de trouver l’équilibre entre la maternité, son amour des voyages et son incompréhension de ce nouveau monde qui l’entoure, peuplé de bonshommes multicolores et d’inconnus qui croient que les bébés sont des propriétés publiques. Elle a envie de garder un soupçon de futilité dans sa vie, aussi, ne serait-ce qu’en se baladant avec la même poussette que Gwyneth Paltrow… :-) 

Les chroniques Mama Cool ne sont pas toutes humoristiques, bien que certaines relèvent du pur délire. Le leimotiv du «personnage» (peut-on vraiment parler de «personnage»?): «Maman, mais pas matante!» Elle cherche avant tout à rester elle-même. Mais ce «elle-même» a-t-il changé?

Bref, deux filles différentes, mais toutes deux essentielles à votre bibliothèque! ;-) 

P.S.: Mes chroniques indignes favorites de ce tome 1? Vert luisant, une fiction cathartique (p.33) et Mère indigne sauve son couple (p. 203). Et oui, je lirai le tome 2! Les chroniques que j’ai attrapées sur le blogue de Caroline Allard me laissent présager un bouquin encore plus savoureux que le premier. :-)

P.P.S.: J’oubliais: Mama Cool (éditions Michel Lafon) sera en vente au Québec dès le 5 mai! Aussitôt que j’aurai l’autorisation de montrer la couverture, comptez sur moi pour me ruer sur mon ordinateur!

Emplois en coopération internationale

De temps en temps, je vais fouiner du côté des offres d’emploi des ONG. Comme ça. Pour me rappeler qu’une porte est toujours ouverte. Surtout, que je n’en ai fermé aucune. La pêche a été particulièrement fructueuse aujourd’hui. Avis aux intéressés!

Conseiller en vidéo au Sénégal (annonce que Julien m’avait déjà fait parvenir):

Description du projet : Poursuivre le mandat de production vidéo démarré en 2008 et finaliser la formation en production à partir d’une nouvelle vidéo dont le thème sera identifié par les partenaires. Ce mandat se réalisera avec deux organisations partenaires (AFEME et Réseau Siggil Jigeen).  
Mandat dans le cadre du partenariat entre : AFEME, CCI, Table des groupes de femmes de Montréal, Réseau Siggil Jigeen, CCI, La Fédération des ressources d’hébergement pour femmes violentées et en difficulté du Québec. (…)

Durée de l’affectation : 6 mois

Date souhaitée du départ : Juin 2009

Date limite pour postuler : 31 mars 2009

Pour poser votre candidature

Cinq professionnels de l’éducation recherchés:

Une mission au Burkina Faso vous intéresse?

Vous avez de l’expérience en enseignement et en direction d’école?

Vous pouvez partir pour une période de cinq mois?

Le programme Éducateur sans frontières s’adresse à vous! 

Cinq professionnels de l’éducation sont recherchés pour un départ à l’automne 2009.

 Travailler outre-mer représente une occasion exceptionnelle de bâtir un pont avec d’autres cultures tout en se découvrant soi-même.  Le programme Éducateurs sans frontières permet à des enseignants, des conseillers pédagogiques et des directeurs d’école canadiens d’appuyer leurs homologues au Burkina Faso. (…)

 Vous voulez en savoir plus? Venez assister à une rencontre d’information à Montréal ou à Québec!

 Lieu des rencontres à Montréal : Siège de la Fondation PGL, 465 rue Saint-Jean (bureau 900), métro Place d’Armes dans le Vieux-Montréal.

• 19 mars 2009, de 13 h 30 à 15 h

• 15 avril 2009, de 15 h à 16 h 30

• 14 mai 2009, de 13 h 30 à 15 h

• 10 juin 2009, de 15 h à 16 h 30

• 9 juillet 2009, de 13 h 30 à 15 h

Lieu des rencontres à Québec : Université Laval, local 182-TSE, pavillon des sciences de l’éducation (rez-de-chaussée), sur le campus de l’Université.

• 12 mars 2009, de 16 h 30 à 18 h

• 16 avril 2009, de 17 h à 18 h 30

• 14 mai 2009, de 16 h 30 à 18 h

Veuillez confirmer votre présence à Nancy Turcotte au 514 288-3888, poste 231 ou 1-800-363-2687, poste 231 ou par courriel à nturcotte@fondationpgl.ca

Prochains départs :

Burkina Faso : de la mi-octobre 2009 à la mi-mars 2010

Nombre de postes à combler : 5

Date limite pour le dépôt des candidatures : 15 mai 2009 (NDLR: Moi non plus je ne comprends pas pourquoi des séances d’information sont prévues jusqu’en juillet)

Visitez notre site Web pour les critères d’admissibilité au www.fondationpgl.ca.

Accompagnateurs internationaux:

Le Projet Accompagnement Québec-Guatemala répond à la demande d’accompagnement international formulée par les organisations et les défenseurs des droits humains qui reçoivent menaces et intimidations du fait du travail qu’ils réalisent au Guatemala. 

L’organisme accompagne également des témoins et survivants des massacres commis par les forces armées au cours des 36 ans du conflit armé. (…)  

L’accompagnement international avec le PAQG est un engagement bénévole d’un minimum de trois mois effectifs sur le terrain.  Si vous aussi vous voulez participer à un effort international en faveur du respect des droits humains au Guatemala tout en créditant éventuellement votre engagement comme un stage, renseignez-vous dès aujourd’hui sur nos critères de sélection en visitant le www.paqg.org ou en  contactant Céline Bouquin au 514 495 3131. 

Il y aussi des postes à combler au Québec, comme adjoint(e) aux communications chez Plan Nagua et directeur, Développement au Québec chez Care Canada. 

Les plus jeunes peuvent quant à eux poser leur candidature pour l’un des multiples stages proposés (j’en ai fait un comme vidéoreporter au Burkina Faso en 1999) par les programmes Québec Sans Frontière (la liste des stages 2009-2010 sera disponible en juin) et le Programme de stages internationaux pour les jeunes (PSIJ) de l’ACDI (les prochains ne sont pas encore disponibles). Pour la liste complète des offres d’emploi des membres de l’AQOCI, par ici.

Tour du monde engagé

Le  Centre d’étude et de coopération internationale (CECI) est maintenant sur YouTube! Évidemment, ne vous attendez pas à de petits reportages touristiques olé-olé, mais plutôt à un tour du monde axé sur la promotion des projets de coopération internationale de l’ONG. Des exemples?

Pour faire suite au billet sur le trek des femmes, dans lequel j’ai publié les photos et les commentaires de Myriam Fehmiu, coréalisatrice, scénariste et narratrice de la vidéo (en plus d’être conseillère en communications au CECI), voici un aperçu des projets de l’organisme dans ce pays:

Un petit tour en Amérique centrale maintenant?

Bons voyages!

Mission macarons – suite et fin

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La Maison du macaron (au centre, on voit le parchemin expliquant l'histoire de ces petits gâteaux)

Après ma super-enquête parisienne du mois dernier, j’étais curieuse d’aller croquer dans les macarons made in Montreal. Mercredi soir, je me suis donc arrêtée à la boutique Point G sur l’avenue Mont-Royal et, hier, à La Maison du macaron, rue de La Roche.

Précisons ici que je ne suis absolument pas critique culinaire, que je ne possède aucune connaissance particulière en la matière et encore moins des talents de cuisinière! Mes recherches sont basées uniquement sur mon amour incommensurable des pâtisseries et sur ma gourmandise assumée.

J’avais déjà goûté les créations du Point G, mais jamais celles de la seule pâtisserie du secteur consacrée à ces petits gâteaux inspirés de la meringue. Verdict? Au risque de passer pour une snob finie, rien ne soutient à mon avis la comparaison avec Pierre Hermé à Paris.

MAIS j’ai adoré ceux à saveur de caramel à la fleur de sel du Point G (plus que ceux de la même saveur à La Maison du macaron) et je souris encore en pensant à mon délice chocolat et noisettes de La Maison du macaron. 

Dommage, j’aurais aimé dire la même chose de celui à la mangue poivrée, moi qui suis friande de goûts épicés. Mais non. Trop de sucre dans la garniture, pas assez de poivre. J’aime les goûts bien définis. Tant qu’à marier des saveurs surprenantes, autant y aller franchement, non? Créer la surprise autant dans la bouche que dans la tête.

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La petite boîte que j'ai achetée à La Maison du macaron. De haut en bas: pistache, mangue poivrée, caramel à la fleur de sel, mangue poivrée, caramel à la fleur de sel et chocolat et noisettes.

Je n’ai pas goûté toutes les saveurs non plus. Aurais-je été conquise par ceux à la noix de coco et à la fraise comme La Belle et Céline? Gabby, une Française installée à Montréal n’a elle aussi que des éloges pour La Maison du macaron. Framboise semble être le parfum qu’elle a préférée (un autre que je n’ai pas goûté).

Mon gros bogue dans les deux cas est le même que chez Ladurée à Paris: je trouve les biscuits un peu trop durs. Je les aime moelleux – mais pas trop, l’extérieur doit être un tantinet croustillant - comme chez Pierre Hermé. Ce dernier arrive à nous surprendre et nous ravir à la fois. On croque tantôt des morceaux de fruits en savourant le centre, tantôt des noix.

Surtout, comme je le mentionnais dans ma chronique «Choc des cultures», il est impossible de ne pas pousser de grands «huuum!» d’extase. On y peut rien: le parfait mariage des ingrédients agit comme un puissant générateur d’orgasmes gustatifs.

Envie de vous en mettre plus sous la dent? La Déroutée s’est livrée à un exercice semblable pour les chocolats et les desserts la semaine dernière. Étolane aussi pèche par gourmandise… À voir également, l’excellent reportage d’Eza Paventi sur la crème glacée réalisé au point G l’été dernier avec un des propriétaires.

Ma prochaine virée gourmande? Sans aucun doute le nouveau bar à chocolat de Geneviève Grandbois au Quartier DIX30, à Brossard.

AJOUT: L’émission L’Épicerie a réalisé un reportage sur les macarons à La Maison des macarons l’automne dernier.

P.S.: Depuis ma virée parisienne, je blague en disant que je vais m’inventer un nouveau métier: photographe de macarons. Pas mal comme boulot, non?

Douce évasion

tra-artChaque fois, ces papillons. Peu importe où je vais et combien de temps je pars, je ressens toujours la même excitation avant un voyage.

Rien de plus stimulant qu’une nouvelle page blanche à noircir, même si en une toute petite semaine, on ira pas vraiment plus loin que le premier chapitre. Pas grave. Devant l’imminence de nouvelles aventures, je suis comme une enfant la veille de Noël. J’ai hâte de découvrir ce qui se cache au pied de l’arbre… 

Rien d’autre ne me procure ce sentiment avec autant d’intensité. Je pars comme si c’était la première fois (bon, ok, je n’apporte plus de pilules pour stériliser l’eau dans un tout-inclus… lol). L’évasion, ma drogue douce.

Nous allons à Vancouver en famille au début du mois d’avril. Rien de particulièrement exotique, d’autant plus que je connais assez bien la ville. Mais les papillons sont fidèles au rendez-vous. Le voyage a débuté au moment où j’ai eu les billets en main…

Quand on parle poulet

20090318-115458-g1Le poulet est consommé partout sur la planète. On le déguste à toutes les sauces: tikka masala, yassa, barbecue… alouette! Découverte de mets à base de volaille sur trois continents. Attention aux estomacs sensibles! 

Afrique 

Quiconque débarque au Burkina Faso ou en Côte d’Ivoire pour la première fois risque de sursauter en parcourant le menu d’un maquis (restaurant). «Poulet bicyclette»? Vous avez bien lu! Contrairement au poulet de chair (aussi surnommé «poulet de Blancs»), l’animal n’est pas élevé dans un poulailler. «Véritable poulet de brousse, il est ainsi appelé parce qu’il a de longues pattes et lorsqu’il court, on dirait qu’il pédale», explique l’Office National du Tourisme Burkinabè. Il picore ce qu’il trouve et gambade librement. 

La suite sur Canoë

Qui était le général Tao?

Toutes mes chroniques Choc des cultures

Dix en deux

Son petit jeu me hante. Quels livres marquants vous viennent spontanément à l’esprit en deux petites minutes? Il faut s’arrêter à dix! Moi, ça va de La Ferme des animaux d’Orwell aux Filles de Caleb (ben quoi, j’avais 12 ans!). J’ai déjà écrit la liste des livres sur le blogue de Patrick, mais depuis, j’ai refait l’exercice avec les films et avec les chansons. 

Je le répète: l’idée n’est pas de dresser une liste politically correct ou d’avoir l’air de celui-qui-a-tripé-pour-de-vrai sur Citizen Kane, mais bien de cracher les premiers titres qui vous viennent en tête. Dans mon cas, ça donne ceci pour les films:

Love Actually, Richard Curtis

• Todo sobre mi madre, Pedro Almodovar

L’Auberge espagnole, Cédric Klapisch

Les poupées russes, Cédric Klapisch (ne serait-ce que pour la scène magnifique où Xavier et Neus courent nus dans les rues de Paris)

The Beach (le pire, c’est que je le trouve tellement mauvais, alors que j’ai tellement aimé le livre! Mais oui, il m’a marqué), Danny Boyle

Moulin Rouge, Baz Luhrmann

• Diarios de motocicleta, Walter Salles

L’appartement, Gilles Mimouni (ce film m’a obsédée pendant des années)

Les nuits fauves, Cyril Collard

12 monkeys, Terry Gilliam

The Constant gardener, Fernando Meirelles

Tout de suite après me viennent Heroic trio, Tigre et dragon et un tas de films de Hong Kong découverts à Fantasia lors des premières éditions du festival. Puis, en vrac, Mother India (péniiiible film indien mais oui, marquant) et La famille indienne. City of god de Fernando Meirelles… AAAAAH! J’allais oublier Le Fabuleux destin d’Amélie Poulin et tous les films de Caro et Jeunet, que j’ai adorés! Quel drame de se limiter à dix…

 

Mes tounes marquantes, telles qu’elles déboulent dans mon esprit, toutes époques et styles confondus:

Add it up, Violent femmes

London calling, The Clash

Riders in the storm, The Doors

Imagine, John Lenon

I’m only happy when it rains, Garbage

Parole, parole, Dalida (je sais, je sais… Le pire, c’est que je ne peux pas m’empêcher de verser une larme chaque fois que je l’entends! lol)

So what!, Jane’s addiction

Et moi, et moi, Jacques Dutronc

Bliss, Vanessa Paradis (mais j’aurais pu en nommer plein d’autres)

Je suis comme je suis, Juliette Greco

Get the party started, P!nk

Porcelain, Moby

Pas assez de toi, Mano Negra (plus belle/juste chanson de rupture jamais écrite à mon avis)

• Tout l’album Big Calm de Morcheeba

• Toutes les chansons de Manu Chao

(Il y en a quatre de trop… et si je ne me retenais pas, j’ajouterais Love Shack de B 52′s, plein de chansons de Gainsbourg, I want to fuck you like an animal de Nine Inch Nails et One love de Bob Marley!)

Tiens, j’ai soudainement envie d’entendre ça:

Et vous?

P.S.: Oui, la plupart de ces choix ont un lien direct avec mes voyages… les autres, avec le début de ma vingtaine, époque marquante s’il en est une.

Le Plateau a des pattes d’oie

Ça ne m’avait jamais autant sauté aux yeux. Un peu comme quand on croise un ami perdu de vue depuis plusieurs années et qu’on lit le passage du temps sur son visage. On le scrute à la dérobée, à la recherche de toutes les histoires inscrites dans les sillons qui se dessinent au coin de ses yeux, ces histoires qu’on a manquées parce qu’on était trop empêtré dans les nôtres. On repère cette petite ride, là, pendue à son sourire, et on se demande combien de fois on a contribué à sa création. On réalise qu’il nous a manqué, mais que c’est la vie. Que ce n’est pas si grave après tout.

Il vieillit, mon Plateau.

28d4n-2856ab01138019508da353031200058c49c194f6Après être allée luncher avec mon amie Marie-Pier-que-je-ne-vois-VRAIMENT-pas-assez-souvent  (et qui n’a pas une ride, elle!) et une visite chez mon éditeur, je suis passée encourager Wendy et Valérie, qui s’apprêtent à faire un demi-marathon pour soutenir la Société de leucémie et lymphome du Canada, le temps d’un mojitos chez Edgar.

C’est sur le chemin du retour, quelque part entre le Point G (oui, j’ai eu une petite rechute de macarons!;-) et St-Viateur bagel que je l’ai aperçu, acoudé à un parcomètre, en train de parler au téléphone. Grisonnant. Ventre rebondi. T-shirt peu seyant. Lunettes branchées. Cellulaire dernier cri.

Je l’imaginais très bien avoir été le spécimen-type du Plateau… il y a quinze ou vingt ans. Aujourd’hui, il me faisait plutôt fait penser à ces quarantenaires qui s’acharnent à draguer des minettes de vingt ans. À la fois pathétique et admirable. Inspirant une sorte de pitié tout en suscitant une espèce d’envie de s’autoriser à faire de même.

Je me suis soudainement vue grisonnante, avec quelques livres en trop, fagotée comme un saucisson, accoudée à ce parco de l’avenue Mont-Royal. Je me suis entendue râler contre ces jeunes envahisseurs qui ont pris d’assaut mon quartier, contre la branchitude qui l’a défiguré, contre le pseudo qui a pris le pas sur le melting pot un peu brouillon qui m’a tant séduite à l’époque où j’ai choisi de m’y installer.

Et, pour la première fois, je me suis dit que je l’avais quitté au bon moment.

Qu’il me manque, mais que c’est la vie.

Que ce n’est pas si grave après tout.

Taïwan à Montréal

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Aujourd’hui, le soleil nous a fait son grand numéro de charme. Ça sentait le printemps dans les rues de Montréal. Je suis allée retrouver Éloïse et Amélie, qui ont été mes colocataires pendant quelques mois à Keelung, Taïwan, en 2001-2002. J’ai pris cette photo «bout de bras» devant le nouvel appart’ d’Amélie, à Verdun (sooo exotic!).

C’est toujours un grand plaisir de se voir. Le temps file si vite! Amélie avait à peine 19 ans quand je suis allée l’accueillir au train station avec Éloïse il y a huit ans. Son amie, deux ans de plus. Je vivais là-bas depuis trois mois à ce moment. Débarquées quelques heures après un typhon, les filles m’ont rappelé que l’une des premières choses que je leur ai annoncée était qu’à cause des inondations, les commerçants mettaient leur marchandise en solde… c’était donc un bon moment pour faire du shopping! C’est fou les détails inutiles qui nous marquent (qu’est-ce qui m’avait pris de leur raconter ça?)! Hi! Hi!

Je me souviens que nous n’avons pas vu le soleil pendant des semaines. Il faut dire que Keelung est l’une des villes qui reçoit le plus de précipitations sur la planète. De quoi saper le meilleur moral du monde. Pourtant, je me rappelle à quel point j’aimais me lover dans la douce mélancolie qu’apportait toute cette grisaille… et que mes vêtements mettaient des jours à sécher! lol

Impossible de revoir Éloïse et Amélie sans déterrer quelques souvenirs. En parcourant l’un des albums photos (oui oui, nous faisions imprimer les clichés à l’époque!), nous sommes tombées sur Amé essayant un soutien-gorge par-dessus son chandail, sur la rue. J’avais oublié à quel point ça me traumatisait cette absence d’intimité pour acheter des sous-vêtements.

Des souvenirs en vrac, comme s’ils faisaient partie d’une autre vie…

Deuxième chronique Première Classe

Ceux qui suivent ce blogue depuis longtemps savent à quel point j’ai aimé Sooke Harbour House, sur l’île de Vancouver, l’été dernier. Comme ma chronique du numéro d’avril portait sur les voyages d’affaires, j’en ai glissé un mot puisqu’on peut réserver les lieux pour des réunions. À lire dans Clin d’oeil…

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P.S.: Je déteste la photo de moi qui accompagne l’article. C’est la plus laide de toute l’histoire des photos laides! Yark!!!!

Paparazzo d’un jour

Bien que j’écrive principalement sur des sujets touchant la société, le choc des cultures, les voyages et le lifestyle, j’ai pris un plaisir fou à jouer les paparazzi à Disney en février dernier, à l’occasion du lancement de l’attraction The American Idol Experience. Le résultat est dans le magazine Star inc, en kiosque en ce moment!

starinc

P.S.: Même si en italien, «paparazzo» est le singulier de «paparazzi», en français, Antidote me dit que «paparazzi» s’utilise aussi au singulier…

Saint-Martin entre copines

55087Un article rédigé il y a quelques mois déjà vient d’être publié dans le journal Le Soleil… Voici:

Avec ses 37 plages, son magasinage sans taxe, ses spas, ses bonnes tables et son aura glamour, Saint-Martin est sans contredit la destination parfaite pour un séjour entre amies. Surtout avec un «Guavaberry colada» à la main…

Pour saisir l’essence de cette île mi-néerlandaise, mi-française, il suffit de tremper ses lèvres dans ce cocktail aussi rose que la mer est bleue. Le doux parfum de noix de coco combiné au goût unique du Guavaberry, un alcool local dont il faut absolument rapporter une bouteille pour arroser les soirées de déprimes hivernales, représente parfaitement ce que l’on ressent en parcourant le plus petit territoire au monde à être gouverné par deux peuples distincts. Symbole officiel des vacances, le premier nous indique que nous pouvons officiellement ralentir le pas et nous mettre en mode «décrochage». Le second est l’ingrédient nouveau qui ajoute une part de mystère à l’aventure et la rend encore plus excitante.

C’est à tout cela que je réfléchis en observant ma copine Nathalie cheminer tranquillement vers le bar. Amies depuis le secondaire, nous ne pouvions choisir meilleur endroit pour combler son envie de farniente et mon incurable bougeotte. Pendant qu’elle passe des heures à lézarder au bord de la piscine de l’hôtel, je me jette à corps perdu dans l’exploration des environs en compagnie de ma fille de 20 mois. Quel bonheur de se balader au bord de l’eau sur la promenade de Great Bay! Mais aujourd’hui, sur la magnifique (et bondée!) plage de la Baie Orientale, nous profitons ensemble d’une journée parfaite de plage, baignade et bonne bouffe.

La suite dans le journal Le Soleil