Pas étonnant que Taïwan m’ait tant marquée…
Archives mensuelles : avril 2009
Deux heures en Asie
Je n’avais qu’un souvenir lointain du quartier chinois de Vancouver. Voyant que les nuages semblaient plutôt paresseux aujourd’hui (pas de pluie, mais pas de mouvement non plus), nous avons mis le cap sur Gastown, puis sur le chinatown.
Chéri a vite repéré les poissons et autres crustacés séchés dont il raffole tant pendant que je m’amusais à jouer les paparazzi. Après avoir trouvé des bulles de savon pour notre fille (8$ pour un bidule qui, en plus de fonctionner une fois sur 10, nous enduisait les mains de savon… beurk!), nous sommes allés prendre une bouchée chez Hon’s (non, je ne le conseille pas) avant de bifurquer vers le parc Sun Yat-Sen, que je n’avais jamais visité.
Une très belle journée malgré le temps couvert, qui s’est bien sûr terminée par l’achat d’une bébelle made in China, un vire-vent! Résumé-photos.
Drogue bio
Nous sommes à Vancouver depuis deux jours et c’est le deuxième sac que nous vidons. La famille Gagnon-Sarr est totalement accro à ces grignotines bio au goût de banane achetées chez Urban Fare! Pourtant, c’est par pur hasard (et parce qu’ils étaient en solde) que nous avons ajouté ces craquelins sans flafla dans notre panier la première fois.
Je suis allée fouiner sur le site Web de la compagnie pour découvrir que le produit a été lancé il y a seulement un an. On ne les trouve qu’en Colombie-britannique, en Alberta et en Ontario pour l’instant.
Snif, snif. Qu’allons-nous devenir?
Sushi story
C’était en 2000. Enrique Iglesias et Jennifer Lopez se disputaient les premières places des palmarès. Madonna chantait Music et Santana, Maria Maria. J’adorais aller me trémousser de temps en temps sur les hits de Jacques Dutronc et de Sasha Distel lors les soirées C’est Extra.
À l’époque, mon resto préféré s’appelait Soto. J’avais encore l’air d’une extraterrestre aux yeux de mes amis hors-Montréal parce que j’aimais me gaver de poisson cru.
Cet été-là, je suis partie étudier l’anglais à Vancouver, après quelques semaines de cours intensifs dans une école de Montréal (vous ai-je déjà raconté à quel point il a été difficile pour la fille du Lac-Saint-Jean que je suis d’apprendre la langue de Shakespeare?). Un mois à l’auberge de jeunesse. Un mois à côtoyer des jeunes (et quand je dis jeunes, je veux dire de 5-6-7 ans mes cadets) des quatre coins de la planète à l’école, quatre heures par jour.
Je me rappelle des copains mexicains avec qui je jouais à «qui sera le plus macho». De mon fan club composé de Japonaises hyper-coincées qui me demandaient comment je pouvais prendre la parole devant la classe sans me mettre à trembler comme une feuille. Des histoires de coeur abracadabrantes de ma copine Daphnée, une Québécoise rencontrée à l’auberge et qui a vécu quelques années là-bas par la suite. De mon amie Valérie, venue me rejoindre au milieu de mon voyage, et des soirées folles qui se terminaient immanquablement sur la plage. De Wreck beach, où j’ai gelé comme un creton (ils font comment pour rester à poil plus de deux minutes avec cette température et surtout, pour se tremper le zizi dans cette eau glaciale?).
Et je me souviens du sushi. Le «all you can eat» sur Granville, à deux pas de mon école d’anglais. Les petits sushi shops où l’on pouvait se remplir la pense pour une dizaine de dollars. Tsunami sushi, sur Robson.
Tsunami… Le premier sushi bar où j’ai mis les pieds. J’étais fascinée par les plateaux posés sur de petits bateaux. Je ne compte pas le nombre de fois où je m’y suis rendue au cours de ce mois.
Puis, j’y suis retournée lors de mes arrêts avant et/ou après mes séjours en Asie. Daphnée m’y a accompagnée à quelques reprises. Il m’est même arrivée de sauter dans un taxi pendant un transit de quatre heures, après un voyage à Hong Kong, juste pour me taper une bonne bouffe là-bas.
Il y a peu d’endroits pour lesquels je ressens un tel attachement. Comme si regarder voguer ces petits bateaux porteurs de morceaux de poisson cru me rassuraient sur le temps qui passe. Ils m’ont vue rousse, blonde, brune. Célibataire, en couple, en peine d’amour, pleine de questions, mariée puis mère. Heureuse, déprimée, apaisée. Toujours, ils m’ont vue sourire en savourant le moment présent.
Même après m’être régalée dans les sushi bars de Tokyo, de Taipei et de San Francisco, Tsunami garde une place à part. Je l’ai bien sûr trompé à plusieurs reprises. Tojo’s, notamment, m’a aussi laissé des souvenirs impérissables.
L’été dernier, j’y suis allée pour la première fois avec ma famille. Trésor a hurlé pendant chaque seconde du repas. Nous avons tenté notre chance à nouveau hier. À deux ans et cinq mois, ma fille a gigoté sur son siège, mais a tout de même été impressionnée par les bateaux.
J’espère que le resto sera encore ouvert quand nous reviendrons ensemble dans dix, quinze, vingt ans. Et qu’il restera quelques poissons qu’on pourra déguster sans culpabilité.
5 idées de voyages insolites
Marre des tout-inclus et des circuits classiques? Des vacances pépères à siroter un rhum punch en rôtissant près d’une piscine remplie de gringos? Il est peut-être temps de laisser l’Indiana Jones en vous sortir des sentiers battus. À vos Fedoras!
1. Parcourir la Turquie à cheval
Les images se bousculent quand vous songez à ce coin du monde. Sa géographie vous fait rêver. Son histoire vous fascine. La Turquie, c’est à la fois Byzance et Constantinople, l’Europe (3 % de son territoire) et l’Asie (les 97 % restant!), le moderne et l’ancien. L’agence Thematours organise des séjours à cheval destinés tant aux débutants qu’aux bons cavaliers pour ceux qui ont envie de se lancer à la conquête de ce monde fascinant tout en restant proche de la nature. Info: www.thematours.ca
2. Découvrir la Loire en montgolfière
Un tour du monde façon Steve Fossett, premier homme à avoir parcouru la Terre entière en ballon, serait peut-être un peu trop périlleux. Mais imaginez survoler la Loire à bord d’une montgolfière! À partir d’une nacelle pouvant transporter trois, six ou huit passagers, vous pourrez ainsi contempler les châteaux qui comptent parmi les plus visités au monde. Pas de vertige au programme puisque cette sensation se produit quand on est relié au sol. Le décollage se fait à partir de différents châteaux dont les seuls noms suffisent à nous transporter: de Chambord, de Cheverny, Fougères sur Bièvre, Blois, Chaumont, Chenonceau… À noter qu’il est interdit de porter des chaussures à talons hauts! Info: www.au-gre-des-vents.com
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