Il y aurait tant de choses à dire… Je vous balance quelques flashs, en vrac.
1- L’idée du sac à dos plutôt qu’une valise était excellente. En fait, le plus chiant à transporter n’était pas mon gros sac, mais bien le petit contenant mon ordinateur. Les bretelles me lacéraient les épaules. Un conseil si vous prenez le TGV et êtes aussi chargé que moi: demandez des places en bas (ça m’a coûté 8 euros de plus pour que ma fille ait la sienne au retour). Lors du trajet Paris-Lyon, j’ai dû acheter le ticket une fois à l’intérieur. Résultat: nous avons passé tout le voyage en haut, au bar… Pour le retour par contre, j’avais prévu le coup!
Autre détail: la poussette. Les modèles «cannes» sont peut-être plus pratiques pour le transport en commun (métro, TGV, avion), mais pour les longues balade, rien ne vaut la Bugaboo! Je n’ai pas regretté une seconde de l’avoir apportée.
2. Les Français, tant les Parisiens qu’en région, ont été absolument charmants avec nous. Malgré toutes mes craintes, j’ai très rarement senti de regards désapprobateurs. Au contraire, je ne me suis jamais fait proposer autant d’aide. Dans le métro, alors que Super-Paul me donnait un coup de main, il est même arrivé qu’un homme se jette littéralement sur la poussette pour me prêter main forte. Les chauffeurs de taxi ont aussi été très prévenants et même d’agréable compagnie! Je n’ai jamais senti que ma fille «dérangeait», comme cela m’est parfois arrivé au Québec. Bref, un gros merci chers «cousins», votre courtoisie, vos sourires et votre gentillesse avec ma fille m’ont presque fait oublier tous les clichés à votre sujet!

3- Paris possède à la fois le meilleur et le pire pour les enfants. Le meilleur: des parcs avec des structures de jeux adaptés aux différents groupes d’âge. Des carrousels un peu partout dans la ville, qui accrochent à tout coup des sourires dans le visage des tout-petits. Des parcs comme celui de la Villette, où les activités ne manquent pas.
Le pire: le métro. Non seulement il y a très peu d’ascenseurs et pas toujours d’escaliers roulants, mais en plus, certaines sorties ont des portes si étroites qu’il faut soulever la poussette pour arriver à la faire passer!
4- Les possibilités sont infinies dans la ville Lumière. Aux jardins du Luxembourg, ma fille a adoré regarder voguer les petits bateaux et se délier les jambes. Nous avons mangé des tas de macarons (Pierre Hermé, Lenôtre, et dans un kiosque itinérant lors de la Fête de la Musique). Monter dans la tour Eiffel n’était peut-être pas l’idée du siècle, mais nous y serons allées. Je n’ai pas eu le temps d’aller au Jardin des Tuileries, mais je me promets de le faire la prochaine fois puisqu’on y trouve manèges et poneys. Le parc Astérix et Disneyland seront aussi probablement au programme. Et quand elle sera un peu plus grande, nous irons voir Versailles. Elle m’y a accompagnée, alors que j’étais enceinte de six 
mois…
Prendre le temps de flâner à Paris reste un must. Un tuyau, si vous passez par là: Paul m’a dit qu’il y a un parc pour enfants vraiment bien derrière Notre-Dame-de-Paris. J’aime le fait qu’après avoir visité une attraction «pour les grands», on puisse ensuite (ou avant, selon l’horaire de la sieste!) satisfaire les petits.
5- Le vol avec Corsair. C’était la première fois que je voyageais avec cette compagnie aérienne (d’ailleurs, merci à tous mes contacts Twitter qui m’ont donné leur avis à propos de ce transporteur!). À bord, ils sont absolument fantastiques avec les enfants, leur apportant leurs repas avant les autres passagers (servis dans de jolies boîtes à colorier) et leur offrant des cahiers et des crayons. MAIS, et je ne sais pas s’il en est ainsi pour tous leurs vols, tant à l’aller qu’au retour, il nous a fallu récupérer la poussette au carrousel des bagages. Ont-ils pensé aux parents qui voyagent seuls avec de jeunes enfants? Quand on peut les porter, ça passe encore. Mais quand ils courent partout, c’est l’enfer. À l’aller, j’ai compati avec une mère qui était seule avec ses trois petits, dont le dernier était âgé de trois ans. Ouf.
6. Si je le referais? Oui, sans hésiter. Bien qu’à deux ans et huit mois ma fille aiment encore s’amuser à «Attrape-moi Maman!» et à cache-cache un peu partout (je lui avais préparé une étiquette avec son nom, mes coordonnées et deux numéros d’amis et de parents habitant à Paris et à Morancé au cas où) et que gérer poussette et bagages demande énormément d’énergie, j’ai l’impression que ce voyage nous a rapprochées. Nous avons eu énormément de plaisir à sauter sur le lit de l’hôtel, à découvrir Paris ensemble et à bavarder comme deux vieilles copines en dégustant nos macarons. Notre escapade à Morancé a aussi été meveilleuse (deux fois deux heures de TGV en trois jours? Pas de problème!).


Et puis, je suis nulle avec le quotidien. Je ne suis pas de ces mères-G.O. qui prennent plaisir à organiser mille activités pour leurs enfants tous les jours. Après quinze minutes à surveiller ma fille au parc (précisons ici que nos structures de jeux sont souvent pour les cinq ans et plus, alors comme il n’y a rien d’autres, on doit grimper derrière avec les petits pour leur permettre de s’éclater), je deviens dingue. En voyage par contre, mon désir de découverte et mon bonheur sont contagieux. C’est sur la route – même quand c’est le bordel, que je n’en peux plus et que je grogne d’impatience – que je me sens le mieux. À ma place. En mode «éveil». Bien.
Transmettre ma passion à ma puce m’apporte certainement autant qu’à elle. Pour toutes ces raisons, je souhaite bourlinguer le plus souvent en sa compagnie, même quand Chéri ne pourra pas être de la partie.
Précisons par ailleurs que j’ai la chance de connaître des gens en France. Je ne serais probablement pas allée au parc de la Villette sans Karine et Paul, à cause du métro. Marie-Pier et Yannick, amis québécois de passage à Paris en même temps que moi, m’ont aussi aidée à me repérer dans la ville (et à convaincre Trésor de retourner dans sa poussette après la visite des Jardins du Luxembourg)! Un petit coucou rapide à Judith et son amie Marie-Hélène dans le Marais et hop! à Morancé. Là-bas, la famille nous attendait, ce qui facilitait les choses. Merci à tous!




Donc, pour un premier voyage mère-fille, c’était parfait. Maintenant que je sais qu’on peut se débrouiller, on est prêtes à conquérir le monde!
P.S.: Je fais exception pour la photo de nous devant le train à Paris que vous pouvez voir tout en haut de ce billet… J’essaie de montrer le moins souvent le visage de ma fille sur ce blogue, mais j’aime trop ce cliché pour le cacher!
P.P.S.: Il me reste quelques mini-topos à monter (notamment sur les macarons et sur la campagne française). J’espère que je ne mettrai pas autant de temps à plonger que pour New York et l’Italie (toujours sur ma «to do list»)!
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