Méfiez-vous de notre chance

Les voyages de presse sont à double tranchant. On visite tout dans la ouate, en vitesse, avec accès privilégiés, et on doit ensuite faire part de notre expérience au commun des mortels en tentant de lui brosser un portrait juste. Pas toujours évident.

Je me rappellerai toujours de mon premier voyage en solo pour des vacances, à Lisbonne. C’était pendant l’exposition universelle. Un jour, je me suis tapé quatre heures d’attente sous le soleil brûlant pour voir l’une des attractions les plus hot (c’était le top du techno à l’époque!). Quatre heures sans eau ni nourriture, à prendre mon mal en patience. Forcément, mes attentes étaient très élevés. D’autant plus que les nombreux articles parus dans les journaux étaient tous plus enthousiastes les uns que les autres.

Pendant ce temps, mon ami Tristan, qui tournait une série de reportages pour l’émission Le Petit Journal, avait eu un accès V.I.P. Il était entré sans attendre, avait tourné son topo et était reparti aussitôt. Vous devinez la suite? J’ai été hyper-déçue, et lui, emballé. Comme quoi quand les conditions ne sont pas les mêmes pour tout le monde, les perceptions peuvent être bien différentes.

Mon plus grand «choc de luxe» a probablement été à Hong Kong, il y a quelques années. J’y étais allée seule, sac au dos, trois ans auparavant. J’avais trouvé tout ardu. Mon hostel était crade. Il faisait gris. Je trouvais que tout était cher.  Quand j’y suis retournée suite à l’invitation de l’Office de tourisme de Hong Kong (pour couvrir le Festival du shopping – qui n’existe plus sous cette forme aujourd’hui – pour Clin d’oeil), ma perception a été tout autre. Je logeais dans un hôtel «7 étoiles». Je mangeais dans les meilleurs restaurants. Et puis, je couvrais un concours de shopping, ce qui était franchement très rigolo comment expérience!

Après deux jours dans ma chambre (que je trouvais déjà top-luxueuse), on m’appelle pour me dire que je dois déménager dans une suite parce qu’il y a un risque de fuite d’eau dans la pièce que j’occupe. Je me suis ainsi retrouvée dans un appartement plus grand que le mien! (Réflexion: c’est fou, à l’époque, je me rappelle avoir ressenti un malaise de nager dans autant de luxe… je réalise que je n’aurais plus aucun problème avec ça aujourd’hui! hi! hi!) Si j’ai aimé Hong Kong cette fois-là? Et comment!

Je sais très bien que je ne pourrais pas m’offrir une nuitée dans la plupart des hôtels où j’ai dormi lors des voyages de presse que j’ai faits ces dernières années. C’est confortable, la ouate, mais quand c’est nous qui payons la note, ça peut parfois faire l’effet d’un lit de clous!

Il y a quelques semaines, j’ai eu la chance de prendre part à un voyage de presse en Italie. Une semaine chargée, mais vraiment fantastique. Les hôtels? Les meilleurs, bien sûr. Vous voulez des preuves? Suffit de le demander!

Premier hôtel: Bellini, à Venise

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Deuxième hôtel: Brunelleschi, à Florence:

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Vue de ma chambre de l’hôtel Brunelleschi…

vuechambreMa chambre. Rien d’extraordinaire, mais classe. L’hôtel est surtout vraiment bien situé.

chambreflorenceTroisième hôtel: La Griffe, à Rome. Deux étages pour moi toute seule… Très design, mais service pourri.

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Je suis évidemment très consciente de ma chance. Sauf qu’en vieillissant et en accumulant les expériences, je deviens un peu plus critique. Dormir dans des établissements hôteliers de rêve change tranquillement ma vie de baroudeuse. On prend goût au confort. Dommage que mon salaire annuel évolue très peu, lui!

Billet sur un sujet similaire: Vivre à l’hôtel

AJOUT 10 juin: J’avais aussi parlé brièvement des «traitements spéciaux» offerts aux journalistes dans ce billet.

Who the f*** is Gossip girl?

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Mon petit côté fashion victim (bon, pas si «victim» quand même – je tiens à préciser que je n’ai pas encore acheté de sarouel! lol) ne fait qu’empirer avec les années. Alors comment ne pas craquer pour ces deux t-shirts dénichés chez StyleForStyle Online Shop T-shirt grâce à Audrwey de Jeans & Stilettos

Je l’avoue: si j’ai trouvé la première saison de Gossip Girl so-so, j’ai A-DO-RÉ la seconde. Vive les plaisirs coupables! Les deux t-shirts sont tout aussi mignons «en vrai» que sur la photo (j’aurais peut-être dû choisir medium plutôt que small par contre car ils sont assez courts et ajustés). Seul hic: le tissus du blanc est assez mince.

Pour les détails pratico-pratiques, j’ai passé la commande en ligne le 1er juin et elle m’a été livrée ce matin. Pas mal considérant qu’elle a été postée d’Italie!

Et puis, mes nouveaux achats se glisseront parfaitement dans un sac de voyage… ;-)

Reprendre le large?

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Coucher de soleil sur Krabi, 2001

Et voilà que ça me reprend. Cette envie d’ailleurs qui n’est jamais tapie bien loin. Après quelques petits soucis de santé, voilà que je me remets à fantasmer sur les macarons de Pierre Hermé, sur les plages de la mer d’Andaman et la jungle du Costa Rica.

Des tas de désirs contradictoires. Des tas d’images que j’ai envie de revoir; d’autres que j’anticipe avec la même gourmandise que devant un comptoir de crème glacée. J’assume totalement ma «polyandrie» quand il s’agit de voyages. Je veux épouser la planète entière!

J’hésite entre donner la priorité à la petite voix qui me dit de prendre du repos (et d’arrêter de dépenser!) et mon éternel besoin de m’étourdir. Je ne me lasse pas de cette sensation d’avoir tous les sens en éveil, de cet état d’hyper-sensibilité à ce qui m’entoure quand je suis en sol étranger. «Exotic addict»…

Maintenant, considérant que je vais partir avec ma fille, que Chéri ne peut pas nous accompagner et que je ne sais pas si des copines se joindront à nous ou pas, je me questionne. J’élimine d’emblée mes envies d’Asie (pour le moment du moins). Pas assez de temps.

Vais-je opter pour la formule tout-inclus, moi qui reviens systématiquement frustrée de ces voyages (mais avec l’option «mini-club» qui me permettrait quelques heures de lectures sur la plage sans soucis… I dream of it!)? Me laisserai-je tenter par les offres alléchantes des compagnies aériennes (350$ pour un aller-retour Montréal-Marseille, c’est du jamais vu!) et faire une visite éclair dans une ville européenne? 

Devrais-je plutôt rester chez moi et tenter de me concentrer enfin sur ce roman que j’essaie d’écrire depuis trop longtemps? Mais chez moi, j’ai vraiment du mal à vraiment décrocher. À garder le cap. À sentir mes sens fusionner avec les mots comme ils le font naturellement en voyage…

Lancement des Relevailles

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Au premier plan: Esther Chenard, présidente, moi et Martin Comeau, chargé de projet pour iXmedia. À l'arrière-plan: Gaétane Tremblay, directrice, Guylaine Dumais, membre du c.a, Chantale Dumont, membre du c.a. en compagnie de sa fille Romane, Robin Chabot et Anne-Gaëlle Morcrette, usagers du site web avec leur fils Raphaël et Madeleine Pouliot, membre du c.a. (Photo Véronique Demers)

Jeudi dernier, je suis allée faire un tour à Québec à l’occasion du 5 à 7 de lancement du nouveau site du Groupe Les Relevailles, dont je suis la fière porte-parole. Quel bon moment j’ai passé en compagnie d’Esther, de Martin, de Gaétane et les autres! Leur dynamisme, leur dévouement et leur volonté d’offrir des outils adaptés aux besoins des mamans d’aujourd’hui m’a beaucoup touchée. Sans oublier l’implication d‘iXmedia, qui a complètement «rénové» bénévolement le site Web. Je n’ose imaginer le nombre d’heures que Martin Comeau, chargé de projet officiel du projet, et Esther Chénard, présidente du Groupe Les Relevailles, ont passé pour arriver à créer le super-site qui est maintenant prêt à accueillir les mamans du monde entier!

Car ils ne se sont pas contenté d’un simple blogue. En plus de la partie dédiée au Groupe, la communauté permet aux utilisateurs (parce qu’il y a aussi des mecs!) de créer des profils (le mien est ici), de rédiger des statuts et même des blogues! Ils ont rassemblé le meilleur des outils qui existent actuellement pour favoriser les échanges. Pour rendre le tout plus concret, disons que c’est un espèce de Facebook-Twitter-Delicious en mieux! L’endroit parfait où les femmes pourront aller discuter des sujets qui les préoccupent, ne serait-ce qu’en commentant les billets des autres ou en écrivant un statut de temps en temps. À chacun(e) sa manière d’y trouver son compte.

Pour ceux qui ne connaissent pas les Relevailles, pensez aux rôles de nos grands-mères à l’époque, qui allaient «relever» leurs filles qui venaient d’accoucher. Le Groupe a un rôle similaire de soutien et d’accompagnement. 

Pour en savoir plus tant sur l’organisme que sur la communauté en ligne, je vous invite à aller faire un tour (et vous inscrire!) sur le site, mais aussi à lire les billets d’Étolane (que j’ai eu le grand plaisir de rencontrer en chair et en os pour la première fois!), de Martin et d’Esther, ainsi que l’article de Véronique Demers de Québec Hebdo. Pour l’historique et la mission du Groupe, qui existe depuis 27 ans, par ici.

Je vous laisse avec quelques photos pour vous donner une idée de la soirée.

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 Photo de gauche: Martin Comeau en pleine visite du site avec la journaliste Véronique Demers. Photo de droite: Esther Chénard et Gaétane Tremblay, présitente et directrice du Groupe Les Relevailles.

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Miam! Miam! Oui, il y avait des macarons!

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Ma série «bout de bras» avec Sandra, Esther et Martin!

Fêter sous la lune

Thailand_0019De tous les temps, la pleine lune a amené son lot de rituels. Sorcellerie, fêtes religieuses, rendez-vous chez le coiffeur pour favoriser la croissance des cheveux… Bien sûr, plusieurs y ont également vu une occasion en or de faire la fête! Prêt pour une «full moon party»? 

Chaque mois, plus de 10 000 fêtards des quatre coins de la planète se massent sur la plage de Haad Rin, à Koh Pha Ngan, en Thaïlande. D’un bout à l’autre de l’étendue de sable, les styles musicaux varient. En quelques pas, on change d’univers. Ici, un groupe de fashionistas japonaises se laissent emporter par la musique trance. Plus loin, des Français, des Québécois et des Israéliens agitent des bâtonnets fluorescents au son de la house. À l’autre extrémité, on entend résonner des airs reggae. Vue du balcon d’un des bungalows, la marée humaine semble infinie. Les voyageurs vibrent pour la même cause: faire de cette méga-fête à la renommée internationale un moment inoubliable. 

La suite sur Canoë

Archives de mes chroniques «Choc des cultures» 

Résumé de ma chronique à Christiane Charette

85587Comme je suis de nature UN PEU zélée (lol), j’ai préparé un petit «plan» qui résume l’essentiel de mes propos à Christiane Charette ce matin (que ce soit pour la télé ou la radio, j’ai l’habitude d’écrire ce genre de document pour rassembler mes idées – ça m’aide à garder le cap). Vous trouverez au bas dudit document la liste de mes sites d’aubaines chouchoux, des infos pratico-pratiques et mes coups de coeur perso, tous continents et tous domaines confondus. Voici :

Tous les médias font leur liste des destinations tendances de l’été. Elles reposent sur plusieurs critères et elles diffèrent souvent d’une à l’autre. Alors ne me lancez pas vos gougounes par la tête parce que je ne cite pas telle ou telle destination  s.v.p., j’ai concocté un petit résumé de plusieurs sources !

De façon générale, les gens cherchent des endroits proches et ensoleillés avec un bon rapport qualité-prix. Mais il y a aussi des raisons historiques qui expliquent que certaines destinations ont le vent dans les voiles. Je pense par exemple à Berlin, qui célèbre cette année le 20e anniversaire de la chute du mur (et qui était déjà très hot même l’année dernière).

Autre chose importante : la crise économique. C’est triste, la crise, mais ça fait en sorte que c’est le meilleur moment pour voyager. Il y a des aubaines jamais vues en ce moment. Étant abonnée à plusieurs newsletters de sites de voyage, je vois chaque jour passer des offres hyper-alléchantes. Un exemple: un billet aller-retour pour Tokyo de Montréal avec Air Canada à moins de 600$ la semaine dernière. Je vous reparlerai des sites où on peut trouver de super-rabais tout à l’heure.

 

1- Ce qui est hot en Europe ne l’est pas forcément ici

Revenons aux destinations tendances. Évidemment, les endroits hot varient selon le lieu où on se trouve sur la planète. The Guardian parlait récemment de l’Albanie comme nouvel éden des backpakers parce qu’en plus d’être abordable, on y trouve des plages merveilleuses et quasi-désertes sur la côte Adriatique. C’est bien beau, mais pour nous, c’est peut-être pas évident si on a seulement une semaine ou deux pour partir puisqu’il n’y a pas de vols directs à partir d’ici puisque seulement pour se rendre, on a deux transferts à faire. (Simulation = Montréal-Francfort-Munich-Rinas).

Si on reste dans le même coin, ça fait plusieurs années que les médias nous vantent les charmes de la Croatie. Les Européens l’ont envahie depuis plusieurs années déjà. Ça reste une destination moins accessible que bien d’autres pour les Québécois puisqu’il n’y a pas de vols directs pour s’y rendre à partir de Montréal. (De toute façon, en haute saison, tout est sur-booké là-bas!). Remarquez qu’avec Transat qui offre maintenant un vol Montréal-Venise, on se rapproche. On peut facilement se rendre de Venise à la Croatie en bateau. Mais encore là, ça demande du temps. Plusieurs croisières partent de Venise et se rendent entre autres en Croatie. (Les croisières aussi sont hyper-populaires, c’est d’ailleurs la raison principale pour laquelle Air Transat a ajouté un vol vers Venise depuis ce printemps.)

Du côté des Etats-Unis, le New York Times a pointé le Portugal parmi les destinations émergentes de l’année. En Asie, ce serait le Laos qui aurait la cote, toujours selon le même journal.

American Express, qui publie chaque année le Top Travel Trends, a pour sa part prédit que les Américains vont privilégier des villes plus proches de chez eux, ou alors se tourner vers des villes secondaires, par exemple Bologne plutôt que Venise.

 

2- Deux endroits où la crise économie a frappé fort et qui sont avantageuses pour les voyageurs: l’Islande et Las Vegas. L’Islande, ça nous paraît très loin, mais en réalité, c’est plus de Montréal près que bien des destinations européennes populaires. Le seul hic, c’est qu’il n’y a pas de vol direct au départ de Montréal en ce moment (5h de vol à partir de Toronto). Il faut passer par Toronto, Boston ou Londres. J’ai fait une petite recherche rapide sur Alertesvoyage.ca (ou travelalerts.ca) et le billet le moins cher pour un départ le 20 juin vers Reykjavik était de 1055$ taxes incluses sur iTravel2000.com en passant par Toronto (Air Canada et Icelandair).

En ce qui concerne Las Vegas, ce n’est pas spécialement tendance, mais c’est tellement pas cher en ce moment que les gens qui ont envie de s’y rendre devraient profiter des aubaines. Exemple : j’ai vu des nuitées au M Resort Spa & Casino, un 4 étoiles à dix minutes de la strip, soldées à 54$US sur Hotwire.

 

3- Des «staycations» aux sites à rabais pour ceux qui veulent voyager pas trop loin

J’y arrive, aux sites d’aubaines… La crise économique a un impact énorme sur l’industrie touristique. On parle beaucoup de «staycation» depuis quelques mois, terme utilisé pour décrire des vacances passés dans sa propre ville. C’est effectivement une tendance incontournable cette année. Les gens vont visiter leur propre ville.

Comme la crise joue en faveur des voyageurs, une solution pour sortir un peu est de s’offrir de petites escapades pas trop loin. Et c’est là que les sites d’aubaines deviennent particulièrement intéressants.

Plusieurs sites permettent de comparer les prix de différentes compagnies pour nous aider à trouver les meilleurs prix. C’est le cas notamment de www.alertesvoyage.ca, basé à Montréal, à Travelzoo.ca ou de www.airfarewatchdog.com (c’est grâce à ce dernier que j’avais repéré le billet à moins de 600$ pour Tokyo). Détail intéressant, Alertesvoyage.ca présente souvent des aubaines au Québec aussi.

Mon site préféré reste Hotwire.com, que ma sœur m’a fait découvrir. On peut y trouver des rabais pour la location de voitures ou de billets d’avion mais moi c’est la partie hôtel que je trouve particulièrement intéressante.

Comment ça fonctionne:  de grandes chaines vendent leurs «restants» au site, qui s’occupe de les renvendre. Selon l’offre et la demande, le prix d’une nuitée fluctue considérablement. Au moment de réserver, on peut choisir le quartier et le nombre d’étoiles qu’on veut, mais on ne sait pas dans quel hôtel on va se retrouver avant de payer. Pour suivre la fluctuation du prix, on peut choisir l’option «Watch this trip» et recevoir par courriel les changements. Je l’ai testé deux fois : pour New York et Vancouver. La 1e fois, j’ai eu une chambre sur Madison Avenue, à deux pas de l’Empire State building, pour 215$/nuit (soit une économie de 250$). Si j’avais acheté 24h plus tôt, je l’aurais eue pour 185, mais le lendemain, pour 329$. Aujourd’hui, ces tarifs-là me semblent très mauvais puisque j’ai vu des chambres à 133$ de même qualité, dans le même secteur récemment. Mais ça donne une bonne idée de ce qu’on peut économiser.

Fait intéressant, comme les gens s’offrent moins de luxe, ce sont souvent les 4 et les 5 étoiles qui nous permettent de faire les meilleures affaires. Ainsi, à Vancouver, une semaine après notre retour à Montréal, les chambres 5 étoiles étaient moins dispendieuses que les 4 dans le quartier où nous avions choisi de rester sur Hotwire.com!

Autre site à visiter absolument à mon avis: les aubaines express de Via Rail (www2.viarail.ca/aubainesexpress). À la dernière minute, on peut y trouver des prix très alléchants, par exemple Montréal-Québec à 20$, ou Montréal-Toronto à 32,75$. Ça, c’est une trouvaille que j’ai faite grâce à Myriam Bizier sur Twitter. Parce qu’il faut le mentionner, pour les gens accro à la techologie comme moi, Twitter est aussi un endroit fantastique pour repérer les aubaines. Tous les sites dont j’ai parlé tout à l’heure ont d’ailleurs leurs compte Twitter où ils publient leurs derniers spéciaux.

Autre tuyau pour les gens qui veulent faire plusieurs escapades et qui n’ont pas besoin de se serrer la ceinture: Air Canada offre différentes passes de vol. La plupart s’adressent aux gens d’affaire, mais l’été dernier, j’ai eu l’occasion de voyager à travers le Canada avec une telle passe et ça s’est avéré une excellente expérience. On trouve des passes de vol autant pour le Canada qu’entre le Canada et Londres, Hong Kong et la Chine, une passe Europe et Destination Soleil. À souligner pour les shopaolique : la passe week-end New York, qui offre 4 crédits de vol pour 640$.

 

4- Autres destinations qui ont le vent dans les voiles 

Évidemment, les gens qui disposent de plus de temps et d’un budget illimité peuvent s’offrir un séjour à Dubaï ou autre destination branchée.

Ceux qui dévorent les magazines féminins comme moi ont peut-être remarqué qu’on a parlé pas mal de la Colombie au cours des derniers mois, aussi. Ce pays marqué par les prises d’otages séduira-t-il les Québécois? Ça reste à voir.

En Europe, les experts d’Expérdia.fr ont dressé une liste des destinations tendances de 2009 : Île Maurice, Égypte, République dominicaine, Dubaï et le Mexique. Ces destinations diffèrent toutefois des endroits choisis par les gens qui ont déjà effectués leurs réservations pour l’été : ce sont plutôt le Portugal, la Tunisie, l’Italie (en particulier la Sicile et la Toscane), le Royaume-Uni et… le Canada qui sortent du lot dans ce cas.

Un truc pour les gens qui n’ont pas envie d’avoir leur boîte de courriels innondée et qui sont sur Twitter, la majorité des sites de voyage le sont aussi. Ça permet donc de voir passer toutes les infos pertinentes.

Des magazines comme Travel + leisure et des sites comme Concierge.com (CondéNast traveller) et TripAdvisor publient régulièrement des palmarès de villes, d’hôtels et autres thématiques. Consulter leurs sites Web vous permettra d’en savoir plus sur les grandes tendances du tourisme.

 

Bon à savoir :

• Air Transat offre un vol par semaine vers Lisbonne pendant l’été (le dimanche soir). Info: www.airtransat.ca

• Pendant l’été, Air Canada propose un vol quotidien vers Rome à compter du 20 juin et la seule liaison hebdomadaire directe vers Fort-de-France (Martinique), du 4 juillet au 29 août. Info: aircanada.ca

• Vols directs d’Air Transat à destination de Venise au départ de Montréal et de Toronto. Montréal, les vendredis du 8 mai au 16 octobre et Toronto, les samedis du 8 au 23 octobre et quelques départs les vendredis.

• Vols directs d’Air Transat à destination de Rome au départ de Montréal, Toronto et Vancouver. Montréal, les dimanches, mardis, jeudis et vendredis jusqu’au 30 octobre. Toronto, les jeudis, vendredis, samedis et dimanches jusqu’au 30 octobre.

Vancouver, les vendredis du 28 mai au 4 septembre.

• Air Canada a maintenant un vol direct vers Genève (à l’année).

• Air Transat et Vacances Transat offrent des vols directs vers les principales destinations européennes, comme Paris (vol quotidien), Londres (deux fois par semaine) et Vienne (une fois par semaine). Air Transat est aussi le seul transporteur aérien à offrir des vols directs de Montréal vers les provinces françaises à Bordeaux, Lyon, Marseille, Mulhouse, Nantes, Nice et Toulouse.

• Vacances Transat a ajouté un circuit en Corse à son catalogue cet été.

 

Mon carnet d’adresses perso

Pour les aubaines :

Hotwire.com: www.hotwire.com

Alertesvoyage.ca: www.alertesvoyage.ca

Airfare watchdog : www.airfarewatchdog.com

Travelzoo.ca: ca.travelzoo.com

Exitnow.ca (groupe Transat A.T. inc): www.exitnow.ca

CheapTicketsCanada: www.billetsbonmarche.com

OneTime: www.onetime.com

Aubaines Express Via: www2.viarail.ca/aubainesexpress

Expedia.ca: www.expedia.ca

JetBlue (vols à partir de Burlington): www.jetblue.com

Kayak.com: www.kayak.com

Travelocity.ca: vacations.travelocity.ca

Flight Center: www.flightcentre.ca

RedTag Vacations: www.redtag.ca

 

Blogues et webzines de journalistes que j’aime bien lire :

Planet-Monde (webzine de Louise Gadoury, journaliste pigiste spécialisée en tourisme)

Blogue d’André Désiront sur Cyberpresse

Petites bulles d’ailleurs (blogue personnel de Corinne Bourbeillon, journaliste française mordue de plongée et grande amoureuse de l’Asie)

MissK à Paris (carnet plus personnel)

Être loin (Paul à Paris)

Ma vie parisienne (par Katia Chapoutier)

 

Magazines et autres sites pertinents :

Réseau de veille en tourisme: veilletourisme.ca

Travel + leisure: www.travelandleisure.com

Concierge.com: www.concierge.com

Espadrilles et champagne: www.espadrillesetchampagne.com

 

Coups de cœurs personnels (tous continents et tous domaines confondus) :

Sooke Harbour House, île de Vancouver

Restaurant Tojo’s, à Vancouver

• Macarons Pierre Hermé, Paris

• Gelato artisanale Alaska à Venise

• Les passes de vol d’Air Canada

• Les vols directs d’Air Transat l’été dans plusieurs villes européennes.

Rainforest Bobsled Jamaica at Mystic Mountain

• Nine Mile, Jamaïque

Century 21, New York

• Restaurant DinTaiFung (à Taïwan, mais aussi Hong Kong, Singapour, Corée, Malaysie, Australie, Chine et États-Unis) 

• Les marchés de nuit asiatiques, tant en Thaïlande qu’à Hong Kong ou à Taïwan

Full Moon Party, Ko Pha Ngan, Thaïlande

Musée Reina Sofia, Madrid

• Film city, Mumbai 

• Panthéon, Rome 

• Spa La Grotta Giusti, Toscane 

Destination Everest et Rock n’ roller coaster staring Aerosmith (pas nouveau du tout, mais tout aussi thérapeutique – où peut-on crier autant que dans les montagnes russes?), Disney World

AJOUT 8 juin: un article intéressant du New York Times sur le marché actuel, point de vue business (merci Sébastien).

AJOUT 9 juin: André Désiront parle d’un nouveau site qui semble fort intéressant sur son blogue aujourd’hui, Bing Travel. L’article est ici.

Je reviens à Montréal

J’aime toujours ce moment où Montréal surgit par la fenêtre du train. J’ai beau lui avoir été infidèle au cours des dernières années, c’est vraiment la ville où je me sens le plus chez moi. Je n’ai pas pu m’empêcher de tenter de capturer ses lumières avec la petite caméra que je traîne partout à notre retour du Lac-St-Jean jeudi dernier, malgré les trois heures que nous venions de nous taper à attendre confinés dans notre wagon qu’une supposée fuite de gaz soit localisée à la gare Bonaventure…

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Éloge de la futilité à Vous êtes ici

L’équipe de l’émission Vous êtes ici, animée par Patrick Masbourian sur les ondes de la Première Chaîne de Radio-Canada, m’a invitée à faire la prière du lundi cette semaine. «Cool! me suis-je dit en recevant le courriel. Maintenant, qu’est-ce que je vais bien pouvoir raconter?»

La religion et les croyances comptent pour moi parmi les choses les plus intimes. Alors contrairement à la plupart des autres auteurs qui se sont prêtés à l’exercice (du moins, ceux que j’ai entendus!), il était très clair dès le départ que j’allais aller dans la montée de lait et l’humour beaucoup plus que dans l’émotion ou la spiritualité. Ça’a donné ceci (précédé d’une entrevue au sujet de Mama Cool), qu’on peut entendre lire sur le site de l’émission.

Éloge de la futilité

À Dieu, Bouddha, Krishna et autres Coco Chanel,

Je vous adresse aujourd’hui ces quelques mots dans l’espoir que vous puissiez, dans votre sagesse infinie, lancer un mouvement de tolérance mondial envers les filles qui assument pleinement leur superficialité.

Moi, Marie-Julie Gagnon, mère, épouse et travailleuse acharnée, j’avoue avoir développé, au fil des années, une dépendance à la futilité. Comprenez-moi bien. Il n’est pas ici question d’avoir la tête vide, mais plutôt de se donner le droit de la remplir par autre chose que ce qui est «socialement correct». Des exemples?

1-    Écouter Paroles, paroles de Dalida et me transformer en personnage de manga aux larmes-rivières.

2-    Danser en faisant du lypsinc sur les hits de Britney Spears.

3-    Écouter Gossip Girl et espérer de tout mon cœur que Chuck et Blair finissent ensemble.

4-    Faire de l’achat d’une paire de lunettes de soleil griffé l’objectif ultime de ma journée de congé et me la jouer à fond même si je les agence à un top qui m’a coûté 15$ sur elcheapo.com.

5-    Ajouter Mange, prie, aime à ma liste de livres préférés. Et Le diable s’habille en Prada, tant qu’à y être.

J’aime, j’assume. Il me semble qu’on ne devrait pas devoir défendre ça, non?

Remarquez, il n’en a pas toujours été ainsi. J’ai passé mon adolescence avec Nelligan, Baudelaire et Mallarmé. Je ne comprenais pas ce que je foutais dans cette époque de merde où la hauteur du toupet était un indice de popularité. La nerd qui passait ses heures de lunch à la bibliothèque, c’était moi. Dans les années 80, l’adolescente que j’étais préférait de loin compter les pieds et les vers que les six packs de bière. J’étais persuadée d’être la réincarnation du beau Émile et de me retrouver un jour internée comme lui, condamnée à fantasmer sur des morts, entourée de posters de Bon Jovi que je n’aurais pas choisi. Mais je m’égare.

Au fil des ans, j’ai accumulé les expériences variées. J’ai rencontré d’ex-enfants esclaves de plantations de cacao au Mali. J’ai touché le marbre du Taj Mahal et les colonnes du Panthéon. J’ai aimé passionnément l’Asie au point de m’y installer. J’ai lu, j’ai vu, j’ai goûté. J’ai regardé la pauvreté dans les yeux. Forcément, je suis allée dans les extrêmes.

Puis, j’ai eu besoin de ramener la futilité dans ma vie. Quoi de plus rassurant qu’une bonne comédie romantique à la fin prévisible? Tout le monde a besoin d’une dose de «happy ends».

Je suis à la fois sensible au sort des autres et… accro du shopping. Même si j’ai souvent trouvé que mes envies contradictoires d’aider la planète et d’avoir la garde-robe de Victoria Beckham frôlaient le ridicule, j’accepte de plus en plus cet état des choses. Je ne peux pas rejeter en bloc la culture de consommation dans laquelle j’ai grandi. Je ne peux pas prétendre comprendre l’extrême pauvreté non plus. On peut être empathique, mais comprendre vraiment quand on est né dans un monde privilégié? Comprendre au point de se délester de TOUS ses mauvais plis d’Occidentaux tout en conservant sa santé mentale? Je reste sceptique. De la même manière que je fronce les sourcils quand j’entends un «branché extrémiste» défiler sa liste d’incontournables. Quand t’as grandi en entendant New Kids on the block à la radio, ça laisse forcément des traces.

Tant qu’à y être, chers Dieu et compagnie, ce serait le fun de donner un break aux magazines féminins. On le sait que les photos sont retouchées. Qu’on vend du rêve et des petits pots de crèmes bien marketés. Que l’emballage est plus important que le contenu. Pis? Ne sommes-nous pas, justement, des adultes consentants? Évidemment, je ne parle pas ici d’enfants ni même d’adolescents. Mais c’est notre boulot de faire en sorte qu’ils ne prendront pas ces images de perfection pour du cash. Et puis, que ceux qui croient que la mode et la beauté sont superficielles meurent dans un nuage de spray net! Les tendances en disent souvent autant sur une époque que les livres d’histoire.

Je revendique aujourd’hui, messieurs-dames de la galaxie divine, pour moi, pour ma fille et pour toutes celles qui le crient en silence, le droit d’être à la fois profonde et superficielle. À être multidimentionnelle, quitte à ce que mes contradictions et mes imperfections – imperfections aux yeux de qui, d’ailleurs? Décrétées imperfections par qui, hein? – dépassent de mes habits dernier cri.

D’être, s’il le faut, une vraie quétaine plutôt qu’une pseudo-moi.

Et puis, la superficialité est parfois dans les yeux de celui qui regarde…

Amen.