Une image vaut 1000 larmes

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Je viens de tomber sur cette photo prise par Gina lors d’un voyage de presse à Disney World en octobre 2007 et je ris tellement que j’en inonde presque mon clavier de larmes. Je me demande ce qu’ils voient les bébés en regardant les mascottes? Chose certaine, ce n’est pas beau! lol

Ma fille a, depuis, cessé ses hurlements (les entendez-vous?) et adooore ces étranges créatures…

P.S.: Désolée pour les yeux rouges, je ne suis pas arrivée à les corriger.

Sur les traces des pirates

20090729-155743-gDe tous les temps, les navires arborant le drapeau noir ont fasciné. Se lancer aux trousses des flibustiers qui ont marqué l’histoire peut s’avérer une excellente idée de voyage thématique.

Des vacanciers seraient-ils prêts à payer le gros prix pour aller «taquiner le pirate» en Somalie? Il y a quelques semaines, plusieurs médias ont mentionné l’existence d’une compagnie russe qui invitait les richards à l’esprit aventureux à débourser l’équivalent de 6 200$ par jour pour patrouiller les eaux de cette zone désormais célèbre à cause des pirates qui les infestent. La nouvelle, relayée par plusieurs médias et blogues, s’est avérée un canular. Toutefois, elle reflète bien l’engouement pour la piraterie.

La suite sur Canoë

Taxis roses en Russie

Il y a quelques semaines, dans le cadre de ma chronique Choc des cultures sur Canoë, j’ai choisi de parler des taxis des quatre coins du monde. Voilà que j’apprends par l’entremise du site Web du magazine Châtelaine que la Russie a aussi ses taxis roses, voitures réservées aux femmes. Il est possible de visionner une vidéo ici.

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P.S.: Clin d’oeil ici à Lise Giguère et Gina Desjardins qui m’ont toutes deux mises sur des pistes intéressantes lors de la rédac’ de mon texte sur le sujet en juin dernier!

Mon zoo

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Je perds toute objectivité quand il s’agit du Zoo sauvage de St-Félicien, où j’ai vécu plusieurs de mes plus beaux souvenirs d’enfance. Du plus loin que je me souvienne, mes parents achetaient des passes saisonnières (maintenant annuelles). Mon grand-père a longtemps conduit l’un des trains des sentiers de la nature. J’y ai même travaillé, un été. Je vendais des tourtières et de la soupe aux gourganes… Impossible d’oublier cette touriste française qui avait un jour commandé une «pitoune» au lieu d’une «poutine»! Mes deux petites soeurs y ont aussi décroché des boulots saisonniers.

À l’âge de 19 ans, quand j’ai voulu poser ma candidature à La Course Destination Monde, c’est là-bas que j’ai réalisé le reportage qui accompagnait mon dossier, le portrait d’un gardien qui avait développé une relation particulière avec une guenon (heu non, ce n’est pas du tout ce que vous croyez!). Une histoire d’amitié vraiment touchante (mais ma candidature n’a pas été retenue).

Les souvenirs s’entassent, pêle-mêle, dans ma mémoire. L’ours noir qui faisait tourner une grande roue dans laquelle on déposait des arachides. Les girafes qui nous léchaient la main avec leur grosse langue mauve. Les hippopotames à qui quelques rigolos avaient fait boire de la bière. Les singes qui frappaient dans les vitres à la moindre moquerie. Leurs cris, aussi, qui donnaient froid dans le dos. L’air encore glacial, au printemps, dans les sentiers. Le «Grand Tracel», pont de bois qui chevauche un ravin de 25 mètres. Sans oublier les chiens de prairie, que je voulais tous adopter!

La mission du zoo a beaucoup évolué au cours des dernières décennies. J’aime bien que les animaux exotiques aient été réintroduits. En axant sur la nature boréale plutôt que seulement sur la faune et la flore d’ici, on peut s’offrir un tour du monde unique en quelques pas.

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Cette année, les tigres de l’amour, nouveaux pensionnaires, attirent particulièrement l’attention des visiteurs (on peut même les observer à l’aide de caméras qu’il est possible de contrôler en ligne, comme pour les macaques japonais, les ours grizzlys et les ours blancs).

L’an prochain, ce seront les steppes de la Mongolie qui seront mises en vedette. Pour avoir un avant-goût de ce que nous pourrons y découvrir, une technicienne se balade tous les jours avec un bébé chameau en laisse. Comment ne pas craquer?

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Maintenant, c’est au tour de ma fille de débuter sa collection de souvenirs…

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Dérangeant

Tout a commencé par cet excellent reportage du New York Times, Love in 2-D, dont a parlé Sébastien sur Facebook et que j’ai rapidement partagé sur Twitter (j’ai toujours été fascinée par les otaku, les animes et autres phénomènes japonais). Peu de temps après, Helene Lomme m’a fait suivre un site présentant un documentaire sur les Real Dolls. «Les Real Dolls? Soooo 2000!» me suis-je dit en cliquant sur le lien. Détrompez-vous. Ces poupées à l’apparence humaine continuent de séduire aux quatre coins du monde.

Même s’il a été réalisé en 2005, le film Guys and dolls mérite d’être vu (si vous êtes passé à côté comme moi!). Il choque et dérange, mais surtout, démontre l’immensité du gouffre amoureux dans lequel des milliers d’hommes sont enfoncés (et une certaine perversité par moment, avouons-le). «We’ll be missing each other», dit l’un d’eux, qui s’apprête à se séparer quelques temps de sa poupée qui doit être «rafraîchie»… Le désespoir au masculin.

Fascinant. Bouleversant.

La première partie sur YouTube:

Pour voir le documentaire en entier, rendez-vous ici.

Des guides de voyage à télécharger

top10J’ai horreur de trimballer de gros bouquins en voyage. C’est d’autant plus encombrant quand on part pour de courtes périodes et qu’on sait qu’on n’aura pas le temps de couvrir beaucoup de territoire. Pour cette raison, j’adore les mini-guides Lonely Planet et les «Top 10» publiés chez Libre Expression au Québec. De petits livres qui se glissent facilement dans un sac à main ou même dans une poche.

La semaine dernière, j’ai reçu un communiqué de presse d’Ulysse annonçant «une grande première québécoise»: des guides vendus en version numérique. «Plus besoin de courir avant le départ pour aller acheter son guide Ulysse , il est maintenant possible de se le procurer en quelques secondes, de partout dans le monde», annonçait la maison d’édition québécoise.

En novembre dernier, j’avais été charmée par une initiative similaire de Lonely Planet, découverte grâce à Corinne. Le concept: télécharger seulement les chapitres dont on a besoin (chez Ulysse, on peut également acheter des bouquins entiers). Parfait pour les technomades comme moi qui préfèrent se délester du poids d’une brique plutôt que de leur MacBook! Parfait en théorie, du moins, car aller acheter un guide «papier» avant un voyage (surtout un long) fait partie des rituels que je chéris. (Par contre, il faut AB-SO-LU-MENT que le séjour soit booké, car ces dernières années, chaque fois que je me suis procurée un guide trop à l’avance, le voyage est tombé à l’eau… Supersitions, quand tu nous tiens!)

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Un guide qui m'a été bien utile l'été dernier, maintenant disponible en pdf

Et les autres supports numériques? «Les fichiers pdf vendus sur notre site ont été faits dans un format permettant la lecture sur l’écran d’un ordinateur, a précisé Claude Morneau des éditions Ulysse quand je lui ai posé la question. On peut toutefois les télécharger sur un iPhone ou un iPod. La lecture est alors assez bonne, notamment en se servant du zoom pour consulter des passages qui nous intéressent particulièrement.»

Le prix? 4,95 $ (ou 3,99 €) pour un chapitre. Les guides entiers sont vendus environ 75 % du coût habituel.

Le jour où j’ai reçu le communiqué, j’ai immédiatement diffusé l’information sur Twitter. Le prix, jugé élevé par certains, a soulevé quelques réactions… Sommes-nous prêts à payer ce montant pour un bouquin numérique? Je suis curieuse de connaître vos avis!

À noter que les livres des éditions Ulysse seront également en ventre sur d’autres librairies en ligne, notamment www.livresquebecois.com.

Au bord du lac

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Une vraie journée de vacances au bord du lac St-Jean hier… Bien sûr, j’ai à peine trempé mon gros orteil dans ses eaux glaciales (je faisais comment, enfant?), mais le soleil, la bonne compagnie et le calme m’ont fait un bien fou!

Merci à Marie pour l’invitation au chalet (depuis le temps qu’elle m’en parlait!)! :-)

P.S.: Si des Portugais qui passent par ici sont séduits par ces images, ma copine aimerait bien échanger son chalet contre le vôtre pendant quelques semaines cet automne…

Français: mode d’emploi

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La Québécoise Judith Ritchie à Paris

Ah! Les Français… On les aime autant qu’on les déteste. Plusieurs d’entre nous les envient un peu, beaucoup, aussi. Après tout, ils ont l’histoire, la Tour Eiffel et le bon vin! Et puis, il y a ce sentiment de parenté lointain et le partage de la langue. Forcément, on se ressemble, non? Erreur. Pour quiconque a passé un peu de temps dans l’Hexagone, le Québec et la France ont autant à voir que la poutine et le foie gras. Cela ne veut cependant pas dire que les deux ne peuvent pas aller ensemble…

«N’importe quel touriste qui visite le Japon, la Chine ou l’Afrique s’y rend l’esprit plus ouvert que lorsqu’il visite la France, ont écrit Jean-Benoît Nadeau et Julie Barlow dans Pas si fous ces français, publié aux Éditions du Seuil. Les rites fascinants des Chinois ou des Zoulous peuvent être cause d’inconfort ou de désagrément, mais ceux qui voyagent dans ces pays ont tendance à accepter ces épreuves avec stoïcisme, car ils pensent, avec raison que dans une culture différente, les choses se passent différemment. Or, en France, les Nord-Américains perdent ce réflexe.»

Ils ne sont pas les seuls à avoir fait ce constat. «Effectivement, on pense qu’on sera pas dépaysé en raison de la langue mais c’est tout le contraire, renchérit Pierre B. Gourde, relationniste dans l’industrie de la musique qui a vécu en France pendant un an et demi. La France et le Québec, ce sont deux mondes, complètement.» Le Québécois s’y est d’abord rendu à l’occasion d’un stage à l’âge de 25 ans, puis pour y vivre pendant un an deux ans plus tard.

Si sa première expérience en sol français s’est bien déroulée, la seconde a été plus cahoteuse. «Dès qu’on vient en tant que nouvel arrivant ou comme demandeur de quelque chose, c’est autre chose. Il y a tout de suite une certaine condescendance qui s’installe. On est gentils les cousins, mais on n’est rien, allez ouste du vent. Ce n’est pas toujours comme ça, bien sûr, mais il faut distinguer les rencontres faites en vacances ou en voyage d’affaires des rencontres faites en recherche d’emploi, par exemple. Pour ma part, j’ai réussi en quelque sorte à faire ma place mais au moment où mon visa se terminait. Il faut être patient, pas espérer que tout roule aussi vite que chez nous en Amérique. Mais des fois c’est dur sur le moral…»

La suite sur Canoë!

Le saviez-vous? : «Les hommes DRAGUENT et aiment séduire, confirme Judith Ritchie, journaliste pigiste qui vit à Paris depuis quelques mois. Ils sont affectueux, dévoués… ils donnent beaucoup plus. En revanche, ils ont aussi peur de l’engagement que les Québécois!»

Archives de mes chroniques «Choc des cultures» sur Canoë


Festival cambodgien

Dimanche dernier, je suis allée faire un saut au festival cambodgien, présenté dans le cadre des Week-ends du monde au Parc Jean-Drapeau. Ma copine Nolsina faisant partie de l’équipe d’organisateurs, j’étais bien curieuse d’avoir un aperçu de cet événement dont j’avais tant entendu parler.

Bien que je ne sois pas restée longtemps, la fête m’a semblée fort réussie. La foule bigarrée avait le sourire aux lèvres et les nuages gris qui ont tenté de faire ombrage à sa bonne humeur pendant un moment se sont repliés (du moins, pendant que j’étais là-bas!). Petit résumé vidéo de mon passage. (Note technique: J’avais des tonnes d’images, mais la Flip Ultra HD fait des siennes… J’ai beaucoup de mal à télécharger mes images, alors que je n’ai eu aucun problème de ce côté avec la Mino HD à ce jour. Je n’ai donc pas pu utiliser tout le matériel que je souhaitais. Sans parler de la musique!)

Avant de tomber sur Nolsina, quelle n’a pas été ma surprise de découvrir un kiosque présentant un nouveau navigateur Web baptisé Ti-Took! Qu’est-ce qu’une entreprise techno pouvait bien faire dans un festival? La réponse: l’un des fondateurs, David Ker, est d’origine cambodgienne et a développé son produit en collaboration avec une équipe de jeunes qui vivent toujours dans le pays qu’il a quitté en 1980. Le lancement de Ti-Took ayant lieu ce jour-là, j’ai été la première journaliste à lui braquer une mini-caméra au visage pour la promotion de son «bébé» (il faut d’ailleurs constater à quel point il est de plus en plus à l’aise au fil des questions…). J’ai monté l’entrevue rapidement, sans flafla ni musique (c’était, de toute façon, la cacophonie en arrière-plan). À noter que la Flip Ultra HD me servait plutôt d’enregistreuse audio, ce qui explique qu’on voit seulement une partie de son visage à certains moments.

Étant beaucoup plus portée vers les gadgets que les outils pratico-pratiques, je serais curieuse d’avoir l’avis de plus geek que moi sur Ti-Took, que je n’ai d’ailleurs pas pu tester à fond parce qu’il ne fonctionne que sur PC pour le moment…

MÀJ: Le nom de l’interviewé dans le reportage est bel et bien David Ker et non Davine Ker. Toutes mes excuses au principal intéressé! Je me suis fiée au nom inscrit sur la carte d’affaires, qui est en fait celui de… sa soeur.

Première journée au Lac

Malgré le boulot et les menaces de grève ce Via Rail, je profite bien de mes moments de répit chez mes parents. Quelques images de nos premières 24 heures au pays des bleuets…

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Jogging matinal (photo prise avec mon cellulaire)

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Petits pieds dans le Lac-Saint-Jean

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Produits régionaux

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Cocktail siroté sur la terrasse de L'Échappée bleue, à Saint-Prime

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Mon papa qui attend son plat!

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Mijoté de wapiti

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Pomme en cage

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Crème glacée avec coulis de bleuets décorée d'une orchidée

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«Attrape-moi Grand-maman!»

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Coucher de soleil sur la rivière Ashuapmushuan

Comment ai-je trouvé L’Échappée bleue, dont le restaurant a ouvert ses portes il y a trois ans? D’abord, mentionnons que le site est situé à proximité de la plage municipale de Saint-Prime, ce qui permet de combiner une journée de baignade à une bonne bouffe au resto ou un séjour dans l’un des chalets du complexe.

J’ai entendu parler de L’Échappée bleue pour la première fois grâce à Facebook. Une visite sur leur page Web m’a ensuite convaincue d’aller y faire un tour.  «…L’Échappée bleue pourra enfin vous accueillir à l’été 2009 dans le tout premier gîte d’étape écologique du Québec (tambours, trompettes et tout le kit!).» L’idée: ouvrir d’autres gîtes le long de la véloroute des bleuets au cours des prochaines années. La coopérative mise sur le tourisme durable, ce qui lui semble salutaire puisqu’elle a remporté de nombreux prix et bourses, dont l’une de 50 000$ offerte par le groupe Transat A.T. inc. dans le cadre de son programme visant à soutenir les initiatives en tourisme durable, en novembre dernier. Précisons que ce prix est remis à seulement quatre entreprises dans le monde entier.

Forcément, j’avais de grandes attentes en me rendant au restaurant. «Comme Coopérative de solidarité, L’Échappée bleue veut vous faire découvrir les petites merveilles de nos producteurs régionaux», peut-on lire sur le site. «Vous ne trouverez ni la tourtière ni le filet de doré parmi nos spécialités.  Nous avons plutôt choisi d’innover et de composer notre menu à partir des produits de notre terroir régional.» C’est à cause de cette phrase que j’ai légèrement sourcillé en trouvant spaghetti, pizza aux fruits de mer et hamburger sur la carte. (J’entends déjà mes amis qui vivent dans le coin me dire: «T’es au Lac, MJ…» Je sais, mais je constate, c’est tout!) Un bon compromis: une pizza trois fromages avec le Rosé du Saguenay, le cheddar de la Ferme des Chûtes et le suisse Perron. Les vinaigrettes et autres produits Épicéa sont également mis en vedette (et vendus sur place).

Petite déception au moment de commander l’apéro: aucun cocktail signature ou, du moins, avec une touche d’originalité. J’aurais aimé goûter une boisson contenant une liqueur produite ici (je ne parle pas forcément de liqueur de bleuets – la région ne se résume pas qu’à eux!) ou décorée de fleurs indigènes. Quelque chose que je n’aurais pu trouver nulle part ailleurs. J’ai dû me contenter d’un Bacardi breezer avec un peu de grenadine. Bon. Mais j’aurais pu le boire n’importe où.

En entrée, mon père, ma mère et moi avons opté pour le Saint-Félicien portefeuille et sa gelée de piments à la marguerite, chaudement recommandée par le très sympathique serveur. Nous n’avons pas été déçus. La pâte filo était bien feuilletée et le fromage, divin (j’adore le fromage!). Le goût sucré de la gelée se mariait parfaitement à ce dernier. J’ai ensuite choisi le mijoté de wapiti, également pointé par le serveur. Si la viande et les pommes de terre étaient savoureuses (quoique la viande aurait pu être plus tendre à mon avis – mais c’est peut-être le wapiti, je n’en avais jamais mangé), le riz pilaf servi en accompagnement m’a paru plutôt insignifiant (pour être honnête, j’avais l’impression de manger du riz «en can») et la salade, un peu fanée. Mon père a choisi la brochette de poulet (qui n’était pas suffisante pour satisfaire son appétit d’ogre!) et ma mère, pour une salade arrosée de vinaigrette Épicéa (qu’elle a adoré).

Impossible de partir sans prendre un dessert! Pendant que «Grand-Maman Cool» dégustait une crème glacée avec coulis de bleuets et rose comestible (qui s’est avérée être une orchidée), j’ai savouré la pomme en cage au rhum nappée de caramel (ce ne sont pas les noms exacts, je les écris de mémoire). Délicieux.

Verdict? Un restaurant sympathique à découvrir, mais sans s’attendre à une révolution dans l’assiette. Je suis certaine que la pizza et paninis (ici appelés «croque-minets») sont succulents. Si vous avez envie d’une pizza ou d’un panini…

Bien sûr, il ne faut pas oublier le contexte. Le restaurant est situé près d’une marina. Les vacanciers n’ont pas tous envie de goûter à des plats innovateurs. Je m’attendais toutefois à quelques suggestions plus surprenantes. À des mélanges de saveurs d’ici auxquelles on ne songe pas spontanément. À plus de fleurs comestibles (pourquoi ne pas en faire une salade?) et de plantes indigènes. Sans oublier le poisson. Oui, tout le monde pêche truites et dorés dans les parages, mais les réinventer à l’aide d’une sauce ou d’un assaisonnement particulier m’aurait semblé plus pertinent qu’un spaghetti étant donné la mission de l’endroit.

N’empêche, c’est un bon début dans un coin de pays où la cuisine traditionnelle est encore au top et je ne peux que saluer l’initiative. Utiliser les produits d’Épicéa m’apparaît par exemple une excellente idée. Je suis curieuse de voir comment le tout va évoluer au cours des prochaines années!

Visite au Lac-St-Jean

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Un classique: les ours polaires du Zoo sauvage de Saint-Félicien (photo prise lors de ma dernière visite, en mai 2009)

J’ai du mal à trouver le temps d’écrire ici depuis quelques jours. Outre un petit rush (le gros numéro d’octobre de Clin d’oeil consacré au cancer du sein, ça vous dit quelque chose?), la famille, les amis, les événements où je me suis rendue pendant le week-end (Festival international des percussions et le Festival cambodgien) et  le bouquin passionnant que je suis en train de lire (Pas si fous, ces français – j’en avais besoin pour un article et je suis totalement fascinée par le boulot des auteurs), je préparais mon départ pour mon coin de pays natal, le Lac-St-Jean. Pas de course cette fois-ci (malgré le méga-dossier qu’il me reste à boucler d’ici mercredi! Oui, je vais travailler de là-bas): je serai sur place pendant près d’une semaine.

Je me suis investie d’une mission: redécouvrir ma région avec le regard neuf d’une touriste plutôt qu’avec celui d’une citadine dans l’âme qui a fui la campagne dès qu’elle a pu. Les choses ont bien changé depuis mon départ à l’âge de 16 ans pour aller poursuivre mes études collégiales. L’été dernier, j’avais été séduite par de nouvelles initiatives comme La Chouape et le café L’AssociéT. Cette fois-ci, je me promets entre autres une escapade à L’Échappée bleue. Bien entendue, je serai munie des deux caméras Flip que je teste! ;-)

À suivre…

P.S.: J’ai tourné deux petits reportages au Festival cambodgien cet après-midi. Je les mettrai en ligne dès que possible!

P.P.S.: Je reviendrai sans doute sur Pas si fous ces français, un livre qui me fait réaliser les multiples faux pas que j’ai dû faire en France sans le savoir!

L’aventure par procuration

On a tous un jour ou l’autre envie de mettre les voiles. Mais entre l’évocation du projet et la réalité de partir pour une longue période ou plus souvent, rares sont ceux qui franchissent le pas. Qu’à cela ne tienne! Il est possible de vivre la grande évasion par procuration grâce à des blogues-trotteurs qui partagent leurs aventures avec les internautes. Voici 10 sites en français pour rêver encore plus fort.

Viva grande barriereArizonaBajaCaliforniaviva Whitsundays

Bonjour Viva: Vincent et Valérie

Un itinéraire de rêve: îles Fidji, Australie, Nouvelle-Zélande, Viêtnam… Un couple dans la vingtaine: Vincent et Valérie, tous deux férus d’aventure et de culture. Le tandem a quitté Montréal en novembre 2008 dans le but de découvrir l’Australie, mais aussi d’autres coins de paradis de la zone Asie-Pacifique pendant une année entière. Extrait d’un des premiers billets rédigé par Vincent: «Les cheveux dans le vent de 100 km/h de Newcastle, le chignon à l’envers des saisons, la peau qui brunit plus vite que son ombre au soleil, Valérie regarde l’océan en se demandant si un jour elle y plongera. Le pied au complet ou seulement le petit orteil, elle hésite encore. Moi, j’essaie de surfer sur l’eau bleue, j’écris en bleu et je rêve aussi en bleu… Et mes épaules… elles deviennent rouges!» 

Ocean’7 – sept enfants autour du monde 

Un an autour du monde en famille? Non seulement cette famille française l’a fait, mais avec sept moussaillons! Après le Portugal, Madère, le Maroc, les Canaries, le Sénégal, le Cap-Vert, Tobago, Moustique, Sainte-Lucie, la Martinique, Les Saintes et la Guadeloupe à bord du catamaran No Limit (dont le skipper tient aussi un blogue: catanolimit.blogspot.com), les voici qui traversent l’Amérique en camping-car. Vous les croiserez peut-être, car ils sont actuellement sur les routes du Québec. Mention spéciale pour leurs magnifiques vidéos qui nous entraînent à bord avec eux. Pour la présentation des équipiers, par ici. Leur chaîne YouTube:www.youtube.com/user/deliryautourdumonde

Pour découvrir les huit autres blogues, rendez-vous sur Canoë! Au programme: Journal de bord d’une camionneuse, Turn of the World, Pour ne pas oublier, Romain World tour, En direct des îles, Le grand roux, Petites bulles d’ailleurs et MissK à Paris (les lecteurs régulier de Taxi-brousse reconnaîtront là certains sites que je visite régulièrement!)

Le saviez-vous? (D’autres suggestions de blogues!)

Toutes mes chroniques «Choc des cultures»

LÉGENDES PHOTOS DU HAUT: Vincent et Valérie en Australie (extrêmes gauche et droite) et de Hugues Lacroix, alias «Le grand roux»,  en Californie et au Mexique (deux photos du centre).

P.S.: Merci à Canoë d’avoir ajouté une mention pour Taxi-brousse! C’est gentil! :-)

Top des villes 2009 selon Travel + Leisure

200906_wb2009Voici le résumé de ma recherche pour l’émission L’été du monde, à la radio de Radio-Canada, où j’ai été invitée à commenter (très) brièvement le palmarès des villes favorites des lecteurs de Travel + Leisure de cette année. 

Qui lit Travel + leisure: Près de 5 millions de personnes dont 57% de femmes lisent ce magazine consacré tant aux vacances qu’aux voyages d’affaires. La majorité des lecteurs ont entre 25 et 54 ans (65%). L’âge médian: 49 ans. Revenu médian: 105 107 $US. Près de 66% des lecteurs gagnent plus de 75 000 $US par an. Ils sont propriétaires dans une proportion de 82%. Environ 64% d’entre eux possèdent une maison d’une valeur de plus de 200 000 $US. Donc, clairement, les gens qui ont répondu au sondage ont les moyens de s’offrir un peu d’exotisme. On peut également supposer qu’ils ont déjà pas mal voyagé, les destinations choisies étant bien loin des endroits où la formule «tout-inclus» a la cote.

Les constats: On retrouve plusieurs destinations asiatiques dans le palmarès de cette année. Bangkok, qui se classait première en 2008, est passée au second rang, cédant sa place à Udaipur, en Inde. Ce n’est d’ailleurs pas la seule ville indienne à s’être taillée une place dans le top 20 mondial puisque Jaipur y apparaît aussi (en 12e position). Pourquoi cet intérêt soudain pour des villes du Rajasthan, alors qu’aucune ne figurait au classement en 2008? Oui, il y a des palais magnifiques, mais ils étaient là avant aussi… Est-ce à cause de l’hôtel Oberoi Udaivilas, à Udaipur, dont l’architecture est inspirée des palais traditionnels et qui s’est classé en tête du palmarès de Travel + leisure consacré aux meilleurs hôtels du monde en 2007, puis en seconde place en 2008? Des efforts promotionnels déployés par l’Inde? Difficile de mettre le doigt sur LA raison.

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Chiang Mai

Du côté de la Thaïlande, outre Bangkok qui a glissé de la première à la deuxième place, on retrouve Chiang Mai (5e). Chiang Mai, qui n’était pas non plus dans le top de l’année dernière, est située au nord du pays, donc loin des plages qui ont fait la renommée du royaume du Siam.

Autres villes asiatiques qui ont fait leur apparition dans le top 20 cette année: Luang Prabang, au Laos, et Siem Reap, au Cambodge. À noter que le Laos était en tête de la liste des villes émergentes du New York Times en 2008 (j’en ai glissé un mot la semaine dernière sur Canoë).  Depuis 2007, on remarque que le tourisme y est en plein essor. 

Siem Reap étant tout près de la cité d’Angkor, c’est un endroit incontournable pour plusieurs touristes. J’y suis allée en 2002 et j’avais déboursé 5$/nuit dans une petite auberge. Les hôtels de luxe ont, depuis, poussé comme des champignons (j’en ai parlé ici). Gadling rapportait en septembre dernier que les condos de luxe s’envolaient très rapidement dans ce coin d’Asie.

Pourquoi cet engouement pour l’Asie? Euromonitor International, qui étudie et analyse plusieurs marchés dont le tourisme, mentionne entre autres les efforts de l’Asie pour aller chercher la clientèle plus fortunée dans une enquête menée en 2008 pour le World Travel Market, événement majeur dans le monde du tourisme qui se déroule à Londres chaque année. D’ailleurs, le prix des hôtels dans la zone Asie-Pacifique continuerait d’augmenter malgré la crise et les touristes afflueront en plus grand nombre:

Hotel rates are booming in Asia-Pacific. Business tourism to Asia is forecast to have compound growth rate of approaching 10 per cent from 2007-12, regardless of the economic crisis. Arrivals are predicted to soar from 52 million to 80 million by 2012, an average annual nine per cent rise.

Un truc intéressant: sur le site du World Travel Market, on mentionne qu’on a jamais vu autant de guides sur l’étiquette à travers le monde parce que les gens voyagent de plus en plus loin, dans des contrées de plus en plus exotiques, et sont donc susceptibles de faire de plus en plus de faux pas…

Le Cap, où se déroulera la Coupe du monde de soccer en 2010, arrive deuxième au palmarès mondial de Travel + leisure. Plutôt surprenant de voir cette ville figurer en si bonne place puisque l’Afrique du Sud a connu une année touristique assez difficile à cause de la crise économique. Toutefois, depuis le milieu des années 2000, la demande a considérablement augmentée.  

En 2004, les entrées internationales avaient plus que doublé et étaient passées à 6,7 millions. Et en 2007, un total de 9,07 millions d’étrangers ont visité l’Afrique du Sud, soit une augmentation de 8,3% par rapport à 2006, alors que le pays battait son record d’entrées de touristes pour la troisième année consécutive. (Southafrica.info)

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Centre-ville de Québec

L’office du tourisme sud-africain attend 10 millions de visiteurs en 2010, ce qui équivaut à peu près au nombre de 2008 et un peu plus que cette année. 

Impossible de ne pas glisser un mot sur Québec, qui se classe 19e au palmarès mondial. C’est la seule ville canadienne dans le top 20 mondial. Elle termine la course au 3e rang des destinations nord-américaines (l’an dernier, elle était en 6e position) après New York et San Francisco. Mon petit doigt me dit que le 400e y est pour quelque chose…

Note: Le sondage a été réalisé en collaboration avec la firme de recherche Harris Interactive sur le Web du 15 janvier au 29 mars, puis par le biais des numéros de février et de mars du magazine. Des lecteurs ont aussi été conviés à participer par courriel. 

P.S.: Je vous l’ai déjà dit que j’étais zélée;-)

Mon billet sur le top des villes 2008

Philip Bitch et La Clique du Plateau

Quand j’ai vu le vidéoclip ce matin (ou ce midi? Me suis levée tard…;-), seules 34 personnes l’avaient regardé sur YouTube. Environ trois heures plus tard, il en était à près de 200 visionnements. Un hit en vue?

Personnellement, ça m’a bien fait rire. Je trouve la chanson très accrocheuse, beaucoup plus amusante que bitch (j’ai vu tellement pire sur le Web!)! Et vous? À ma connaissance, l’auteur n’a aucun lien avec le blogue du même nom.

Qui es-tu, Philip Bitch/Kitsch?

Pour ceux qui connaissent peu Montréal, le Plateau Mont-Royal est le quartier branché où l’on trouve une forte concentration d’artistes et de journalistes. J’y ai vécu pendant 13 ans et n’hésiterais pas une seconde à m’y réinstaller, malgré toutes les railleries au sujet de ses habitants! ;-)

(Via @hugodumas, @anabellenicoud et @Philipmusic sur Twitter)

AJOUT: Pierre-Luc vient de me faire remarquer que Philippe St-Jean a alimenté une autre chaîne sur YouTube, Atitvtv. Il faut voir les parodies de Longueuil Life, Shakira,Mes Aïeux et Dobacaracol!

AJOUT 14 juillet, 9h20: Le clip La Clique du Plateau a été vu 2469 fois sur YouTube.


Deux mots sur Michael Jackson et après c’est fini

Ça m’énerve, moi, les buzz. Plus on me parle de quelque chose, moins j’ai envie d’en entendre parler. C’est pour cette raison que j’aime voir les films avant ou après tout le monde. Rarement en même temps. J’ai l’overdose facile quand il s’agit d’actualité (vous croyez qu’elle va finir par décoller la navette de Julie Payette, qu’on atterrisse?).

Maintenant que Michael Jackson est mort et enterré, j’arrive à voir quelque clips et sites hommages sans grincer des dents. Impossible de nier l’engouement planétaire pour sa musique. Fascinant, quand même, de réaliser que du fond de mon rang du Lac-St-Jean, enfant, j’écoutais Beat it alors que Chéri faisait de même dans son village sénégalais. Au-delà des différences culturelles, sa musique est parvenue à toucher et à faire danser (vous me direz que Céliiine fait la même chose, sauf qu’elle nous fait un peu moins danser…;-).

Pour cette raison, les hommages fusent de toute part. J’ai particulièrement craqué pour Eternel Moonwalk, qui permet aux internautes d’envoyer des clips d’eux en train d’exercer la danse signature du Roi de la pop. Ces flashmobs hommages réalisés à Stockholm (découverts sur Twitter grâce @Kitchiguine) m’ont aussi accroché un sourire au visage (oui je sais, je suis en retard sur ce coup-là aussi, mais je ne n’aurais jamais visionné la vidéo en plein tourbillon):

J’admets par ailleurs que Ian Halperin a piqué ma curiosité avec sa biographie intitulée Les dernières années de Michael Jackson, qui sera en librairie au début du mois d’août. J’ai beau ne pas être d’accord avec son goût prononcé pour le sensationnalisme (particulièrement en ce qui concerne son livre sur Guy Laliberté – j’admire ce mec inconditionnellement), il faut reconnaître qu’il a trouvé un sacré filon. Vais-je la lire? Pas si sûre. Chose certaine, je serai tentée!

MAJ 16 juillet: La bio sur Michael Jackson est sortie plus tôt que prévu, elle est déjà en librairie!