Première journée au Lac

Malgré le boulot et les menaces de grève ce Via Rail, je profite bien de mes moments de répit chez mes parents. Quelques images de nos premières 24 heures au pays des bleuets…

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Jogging matinal (photo prise avec mon cellulaire)

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Petits pieds dans le Lac-Saint-Jean

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Produits régionaux

cocktail

Cocktail siroté sur la terrasse de L'Échappée bleue, à Saint-Prime

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Mon papa qui attend son plat!

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Mijoté de wapiti

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Pomme en cage

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Crème glacée avec coulis de bleuets décorée d'une orchidée

dehors

«Attrape-moi Grand-maman!»

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Coucher de soleil sur la rivière Ashuapmushuan

Comment ai-je trouvé L’Échappée bleue, dont le restaurant a ouvert ses portes il y a trois ans? D’abord, mentionnons que le site est situé à proximité de la plage municipale de Saint-Prime, ce qui permet de combiner une journée de baignade à une bonne bouffe au resto ou un séjour dans l’un des chalets du complexe.

J’ai entendu parler de L’Échappée bleue pour la première fois grâce à Facebook. Une visite sur leur page Web m’a ensuite convaincue d’aller y faire un tour.  «…L’Échappée bleue pourra enfin vous accueillir à l’été 2009 dans le tout premier gîte d’étape écologique du Québec (tambours, trompettes et tout le kit!).» L’idée: ouvrir d’autres gîtes le long de la véloroute des bleuets au cours des prochaines années. La coopérative mise sur le tourisme durable, ce qui lui semble salutaire puisqu’elle a remporté de nombreux prix et bourses, dont l’une de 50 000$ offerte par le groupe Transat A.T. inc. dans le cadre de son programme visant à soutenir les initiatives en tourisme durable, en novembre dernier. Précisons que ce prix est remis à seulement quatre entreprises dans le monde entier.

Forcément, j’avais de grandes attentes en me rendant au restaurant. «Comme Coopérative de solidarité, L’Échappée bleue veut vous faire découvrir les petites merveilles de nos producteurs régionaux», peut-on lire sur le site. «Vous ne trouverez ni la tourtière ni le filet de doré parmi nos spécialités.  Nous avons plutôt choisi d’innover et de composer notre menu à partir des produits de notre terroir régional.» C’est à cause de cette phrase que j’ai légèrement sourcillé en trouvant spaghetti, pizza aux fruits de mer et hamburger sur la carte. (J’entends déjà mes amis qui vivent dans le coin me dire: «T’es au Lac, MJ…» Je sais, mais je constate, c’est tout!) Un bon compromis: une pizza trois fromages avec le Rosé du Saguenay, le cheddar de la Ferme des Chûtes et le suisse Perron. Les vinaigrettes et autres produits Épicéa sont également mis en vedette (et vendus sur place).

Petite déception au moment de commander l’apéro: aucun cocktail signature ou, du moins, avec une touche d’originalité. J’aurais aimé goûter une boisson contenant une liqueur produite ici (je ne parle pas forcément de liqueur de bleuets – la région ne se résume pas qu’à eux!) ou décorée de fleurs indigènes. Quelque chose que je n’aurais pu trouver nulle part ailleurs. J’ai dû me contenter d’un Bacardi breezer avec un peu de grenadine. Bon. Mais j’aurais pu le boire n’importe où.

En entrée, mon père, ma mère et moi avons opté pour le Saint-Félicien portefeuille et sa gelée de piments à la marguerite, chaudement recommandée par le très sympathique serveur. Nous n’avons pas été déçus. La pâte filo était bien feuilletée et le fromage, divin (j’adore le fromage!). Le goût sucré de la gelée se mariait parfaitement à ce dernier. J’ai ensuite choisi le mijoté de wapiti, également pointé par le serveur. Si la viande et les pommes de terre étaient savoureuses (quoique la viande aurait pu être plus tendre à mon avis – mais c’est peut-être le wapiti, je n’en avais jamais mangé), le riz pilaf servi en accompagnement m’a paru plutôt insignifiant (pour être honnête, j’avais l’impression de manger du riz «en can») et la salade, un peu fanée. Mon père a choisi la brochette de poulet (qui n’était pas suffisante pour satisfaire son appétit d’ogre!) et ma mère, pour une salade arrosée de vinaigrette Épicéa (qu’elle a adoré).

Impossible de partir sans prendre un dessert! Pendant que «Grand-Maman Cool» dégustait une crème glacée avec coulis de bleuets et rose comestible (qui s’est avérée être une orchidée), j’ai savouré la pomme en cage au rhum nappée de caramel (ce ne sont pas les noms exacts, je les écris de mémoire). Délicieux.

Verdict? Un restaurant sympathique à découvrir, mais sans s’attendre à une révolution dans l’assiette. Je suis certaine que la pizza et paninis (ici appelés «croque-minets») sont succulents. Si vous avez envie d’une pizza ou d’un panini…

Bien sûr, il ne faut pas oublier le contexte. Le restaurant est situé près d’une marina. Les vacanciers n’ont pas tous envie de goûter à des plats innovateurs. Je m’attendais toutefois à quelques suggestions plus surprenantes. À des mélanges de saveurs d’ici auxquelles on ne songe pas spontanément. À plus de fleurs comestibles (pourquoi ne pas en faire une salade?) et de plantes indigènes. Sans oublier le poisson. Oui, tout le monde pêche truites et dorés dans les parages, mais les réinventer à l’aide d’une sauce ou d’un assaisonnement particulier m’aurait semblé plus pertinent qu’un spaghetti étant donné la mission de l’endroit.

N’empêche, c’est un bon début dans un coin de pays où la cuisine traditionnelle est encore au top et je ne peux que saluer l’initiative. Utiliser les produits d’Épicéa m’apparaît par exemple une excellente idée. Je suis curieuse de voir comment le tout va évoluer au cours des prochaines années!

Visite au Lac-St-Jean

ourspolaires

Un classique: les ours polaires du Zoo sauvage de Saint-Félicien (photo prise lors de ma dernière visite, en mai 2009)

J’ai du mal à trouver le temps d’écrire ici depuis quelques jours. Outre un petit rush (le gros numéro d’octobre de Clin d’oeil consacré au cancer du sein, ça vous dit quelque chose?), la famille, les amis, les événements où je me suis rendue pendant le week-end (Festival international des percussions et le Festival cambodgien) et  le bouquin passionnant que je suis en train de lire (Pas si fous, ces français – j’en avais besoin pour un article et je suis totalement fascinée par le boulot des auteurs), je préparais mon départ pour mon coin de pays natal, le Lac-St-Jean. Pas de course cette fois-ci (malgré le méga-dossier qu’il me reste à boucler d’ici mercredi! Oui, je vais travailler de là-bas): je serai sur place pendant près d’une semaine.

Je me suis investie d’une mission: redécouvrir ma région avec le regard neuf d’une touriste plutôt qu’avec celui d’une citadine dans l’âme qui a fui la campagne dès qu’elle a pu. Les choses ont bien changé depuis mon départ à l’âge de 16 ans pour aller poursuivre mes études collégiales. L’été dernier, j’avais été séduite par de nouvelles initiatives comme La Chouape et le café L’AssociéT. Cette fois-ci, je me promets entre autres une escapade à L’Échappée bleue. Bien entendue, je serai munie des deux caméras Flip que je teste! ;-)

À suivre…

P.S.: J’ai tourné deux petits reportages au Festival cambodgien cet après-midi. Je les mettrai en ligne dès que possible!

P.P.S.: Je reviendrai sans doute sur Pas si fous ces français, un livre qui me fait réaliser les multiples faux pas que j’ai dû faire en France sans le savoir!

L’aventure par procuration

On a tous un jour ou l’autre envie de mettre les voiles. Mais entre l’évocation du projet et la réalité de partir pour une longue période ou plus souvent, rares sont ceux qui franchissent le pas. Qu’à cela ne tienne! Il est possible de vivre la grande évasion par procuration grâce à des blogues-trotteurs qui partagent leurs aventures avec les internautes. Voici 10 sites en français pour rêver encore plus fort.

Viva grande barriereArizonaBajaCaliforniaviva Whitsundays

Bonjour Viva: Vincent et Valérie

Un itinéraire de rêve: îles Fidji, Australie, Nouvelle-Zélande, Viêtnam… Un couple dans la vingtaine: Vincent et Valérie, tous deux férus d’aventure et de culture. Le tandem a quitté Montréal en novembre 2008 dans le but de découvrir l’Australie, mais aussi d’autres coins de paradis de la zone Asie-Pacifique pendant une année entière. Extrait d’un des premiers billets rédigé par Vincent: «Les cheveux dans le vent de 100 km/h de Newcastle, le chignon à l’envers des saisons, la peau qui brunit plus vite que son ombre au soleil, Valérie regarde l’océan en se demandant si un jour elle y plongera. Le pied au complet ou seulement le petit orteil, elle hésite encore. Moi, j’essaie de surfer sur l’eau bleue, j’écris en bleu et je rêve aussi en bleu… Et mes épaules… elles deviennent rouges!» 

Ocean’7 – sept enfants autour du monde 

Un an autour du monde en famille? Non seulement cette famille française l’a fait, mais avec sept moussaillons! Après le Portugal, Madère, le Maroc, les Canaries, le Sénégal, le Cap-Vert, Tobago, Moustique, Sainte-Lucie, la Martinique, Les Saintes et la Guadeloupe à bord du catamaran No Limit (dont le skipper tient aussi un blogue: catanolimit.blogspot.com), les voici qui traversent l’Amérique en camping-car. Vous les croiserez peut-être, car ils sont actuellement sur les routes du Québec. Mention spéciale pour leurs magnifiques vidéos qui nous entraînent à bord avec eux. Pour la présentation des équipiers, par ici. Leur chaîne YouTube:www.youtube.com/user/deliryautourdumonde

Pour découvrir les huit autres blogues, rendez-vous sur Canoë! Au programme: Journal de bord d’une camionneuse, Turn of the World, Pour ne pas oublier, Romain World tour, En direct des îles, Le grand roux, Petites bulles d’ailleurs et MissK à Paris (les lecteurs régulier de Taxi-brousse reconnaîtront là certains sites que je visite régulièrement!)

Le saviez-vous? (D’autres suggestions de blogues!)

Toutes mes chroniques «Choc des cultures»

LÉGENDES PHOTOS DU HAUT: Vincent et Valérie en Australie (extrêmes gauche et droite) et de Hugues Lacroix, alias «Le grand roux»,  en Californie et au Mexique (deux photos du centre).

P.S.: Merci à Canoë d’avoir ajouté une mention pour Taxi-brousse! C’est gentil! :-)

Top des villes 2009 selon Travel + Leisure

200906_wb2009Voici le résumé de ma recherche pour l’émission L’été du monde, à la radio de Radio-Canada, où j’ai été invitée à commenter (très) brièvement le palmarès des villes favorites des lecteurs de Travel + Leisure de cette année. 

Qui lit Travel + leisure: Près de 5 millions de personnes dont 57% de femmes lisent ce magazine consacré tant aux vacances qu’aux voyages d’affaires. La majorité des lecteurs ont entre 25 et 54 ans (65%). L’âge médian: 49 ans. Revenu médian: 105 107 $US. Près de 66% des lecteurs gagnent plus de 75 000 $US par an. Ils sont propriétaires dans une proportion de 82%. Environ 64% d’entre eux possèdent une maison d’une valeur de plus de 200 000 $US. Donc, clairement, les gens qui ont répondu au sondage ont les moyens de s’offrir un peu d’exotisme. On peut également supposer qu’ils ont déjà pas mal voyagé, les destinations choisies étant bien loin des endroits où la formule «tout-inclus» a la cote.

Les constats: On retrouve plusieurs destinations asiatiques dans le palmarès de cette année. Bangkok, qui se classait première en 2008, est passée au second rang, cédant sa place à Udaipur, en Inde. Ce n’est d’ailleurs pas la seule ville indienne à s’être taillée une place dans le top 20 mondial puisque Jaipur y apparaît aussi (en 12e position). Pourquoi cet intérêt soudain pour des villes du Rajasthan, alors qu’aucune ne figurait au classement en 2008? Oui, il y a des palais magnifiques, mais ils étaient là avant aussi… Est-ce à cause de l’hôtel Oberoi Udaivilas, à Udaipur, dont l’architecture est inspirée des palais traditionnels et qui s’est classé en tête du palmarès de Travel + leisure consacré aux meilleurs hôtels du monde en 2007, puis en seconde place en 2008? Des efforts promotionnels déployés par l’Inde? Difficile de mettre le doigt sur LA raison.

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Chiang Mai

Du côté de la Thaïlande, outre Bangkok qui a glissé de la première à la deuxième place, on retrouve Chiang Mai (5e). Chiang Mai, qui n’était pas non plus dans le top de l’année dernière, est située au nord du pays, donc loin des plages qui ont fait la renommée du royaume du Siam.

Autres villes asiatiques qui ont fait leur apparition dans le top 20 cette année: Luang Prabang, au Laos, et Siem Reap, au Cambodge. À noter que le Laos était en tête de la liste des villes émergentes du New York Times en 2008 (j’en ai glissé un mot la semaine dernière sur Canoë).  Depuis 2007, on remarque que le tourisme y est en plein essor. 

Siem Reap étant tout près de la cité d’Angkor, c’est un endroit incontournable pour plusieurs touristes. J’y suis allée en 2002 et j’avais déboursé 5$/nuit dans une petite auberge. Les hôtels de luxe ont, depuis, poussé comme des champignons (j’en ai parlé ici). Gadling rapportait en septembre dernier que les condos de luxe s’envolaient très rapidement dans ce coin d’Asie.

Pourquoi cet engouement pour l’Asie? Euromonitor International, qui étudie et analyse plusieurs marchés dont le tourisme, mentionne entre autres les efforts de l’Asie pour aller chercher la clientèle plus fortunée dans une enquête menée en 2008 pour le World Travel Market, événement majeur dans le monde du tourisme qui se déroule à Londres chaque année. D’ailleurs, le prix des hôtels dans la zone Asie-Pacifique continuerait d’augmenter malgré la crise et les touristes afflueront en plus grand nombre:

Hotel rates are booming in Asia-Pacific. Business tourism to Asia is forecast to have compound growth rate of approaching 10 per cent from 2007-12, regardless of the economic crisis. Arrivals are predicted to soar from 52 million to 80 million by 2012, an average annual nine per cent rise.

Un truc intéressant: sur le site du World Travel Market, on mentionne qu’on a jamais vu autant de guides sur l’étiquette à travers le monde parce que les gens voyagent de plus en plus loin, dans des contrées de plus en plus exotiques, et sont donc susceptibles de faire de plus en plus de faux pas…

Le Cap, où se déroulera la Coupe du monde de soccer en 2010, arrive deuxième au palmarès mondial de Travel + leisure. Plutôt surprenant de voir cette ville figurer en si bonne place puisque l’Afrique du Sud a connu une année touristique assez difficile à cause de la crise économique. Toutefois, depuis le milieu des années 2000, la demande a considérablement augmentée.  

En 2004, les entrées internationales avaient plus que doublé et étaient passées à 6,7 millions. Et en 2007, un total de 9,07 millions d’étrangers ont visité l’Afrique du Sud, soit une augmentation de 8,3% par rapport à 2006, alors que le pays battait son record d’entrées de touristes pour la troisième année consécutive. (Southafrica.info)

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Centre-ville de Québec

L’office du tourisme sud-africain attend 10 millions de visiteurs en 2010, ce qui équivaut à peu près au nombre de 2008 et un peu plus que cette année. 

Impossible de ne pas glisser un mot sur Québec, qui se classe 19e au palmarès mondial. C’est la seule ville canadienne dans le top 20 mondial. Elle termine la course au 3e rang des destinations nord-américaines (l’an dernier, elle était en 6e position) après New York et San Francisco. Mon petit doigt me dit que le 400e y est pour quelque chose…

Note: Le sondage a été réalisé en collaboration avec la firme de recherche Harris Interactive sur le Web du 15 janvier au 29 mars, puis par le biais des numéros de février et de mars du magazine. Des lecteurs ont aussi été conviés à participer par courriel. 

P.S.: Je vous l’ai déjà dit que j’étais zélée;-)

Mon billet sur le top des villes 2008

Philip Bitch et La Clique du Plateau

Quand j’ai vu le vidéoclip ce matin (ou ce midi? Me suis levée tard…;-), seules 34 personnes l’avaient regardé sur YouTube. Environ trois heures plus tard, il en était à près de 200 visionnements. Un hit en vue?

Personnellement, ça m’a bien fait rire. Je trouve la chanson très accrocheuse, beaucoup plus amusante que bitch (j’ai vu tellement pire sur le Web!)! Et vous? À ma connaissance, l’auteur n’a aucun lien avec le blogue du même nom.

Qui es-tu, Philip Bitch/Kitsch?

Pour ceux qui connaissent peu Montréal, le Plateau Mont-Royal est le quartier branché où l’on trouve une forte concentration d’artistes et de journalistes. J’y ai vécu pendant 13 ans et n’hésiterais pas une seconde à m’y réinstaller, malgré toutes les railleries au sujet de ses habitants! ;-)

(Via @hugodumas, @anabellenicoud et @Philipmusic sur Twitter)

AJOUT: Pierre-Luc vient de me faire remarquer que Philippe St-Jean a alimenté une autre chaîne sur YouTube, Atitvtv. Il faut voir les parodies de Longueuil Life, Shakira,Mes Aïeux et Dobacaracol!

AJOUT 14 juillet, 9h20: Le clip La Clique du Plateau a été vu 2469 fois sur YouTube.


Deux mots sur Michael Jackson et après c’est fini

Ça m’énerve, moi, les buzz. Plus on me parle de quelque chose, moins j’ai envie d’en entendre parler. C’est pour cette raison que j’aime voir les films avant ou après tout le monde. Rarement en même temps. J’ai l’overdose facile quand il s’agit d’actualité (vous croyez qu’elle va finir par décoller la navette de Julie Payette, qu’on atterrisse?).

Maintenant que Michael Jackson est mort et enterré, j’arrive à voir quelque clips et sites hommages sans grincer des dents. Impossible de nier l’engouement planétaire pour sa musique. Fascinant, quand même, de réaliser que du fond de mon rang du Lac-St-Jean, enfant, j’écoutais Beat it alors que Chéri faisait de même dans son village sénégalais. Au-delà des différences culturelles, sa musique est parvenue à toucher et à faire danser (vous me direz que Céliiine fait la même chose, sauf qu’elle nous fait un peu moins danser…;-).

Pour cette raison, les hommages fusent de toute part. J’ai particulièrement craqué pour Eternel Moonwalk, qui permet aux internautes d’envoyer des clips d’eux en train d’exercer la danse signature du Roi de la pop. Ces flashmobs hommages réalisés à Stockholm (découverts sur Twitter grâce @Kitchiguine) m’ont aussi accroché un sourire au visage (oui je sais, je suis en retard sur ce coup-là aussi, mais je ne n’aurais jamais visionné la vidéo en plein tourbillon):

J’admets par ailleurs que Ian Halperin a piqué ma curiosité avec sa biographie intitulée Les dernières années de Michael Jackson, qui sera en librairie au début du mois d’août. J’ai beau ne pas être d’accord avec son goût prononcé pour le sensationnalisme (particulièrement en ce qui concerne son livre sur Guy Laliberté – j’admire ce mec inconditionnellement), il faut reconnaître qu’il a trouvé un sacré filon. Vais-je la lire? Pas si sûre. Chose certaine, je serai tentée!

MAJ 16 juillet: La bio sur Michael Jackson est sortie plus tôt que prévu, elle est déjà en librairie!

Des agents de bord… nus?

Je suis un peu en retard puisque Cyberpresse en a parlé il y a trois jours et le Los Angeles Times il y a cinq jours, mais après avoir vu l’info sur Baluchon et Paréo ce matin, je n’ai pas pu résister à l’envie de publier la vidéo ici! 

Alors pour les trois personnes qui ne l’auraient pas encore vue (!), voici  les consignes de sécurité prodiguées par l’équipe d’Air New Zeland dans le plus simple appareil (et je ne parle pas de l’avion!), le corps peint.

Daily traveler rapporte qu’Air New Zeland a été très étonné de l’engouement mondial pour la vidéo.

Je suis comme je suis

Il y a des jours où un petit événement en apparence banal provoque un «épisode de schizophrénie passager». Ce midi, j’ai reçu le courriel d’un chasseur de tête. Quelques minutes plus tard, il me demandait par téléphone si je pouvais être intéressée à occuper un «poste d’importance» dans un «média d’importance». Plusieurs choses se sont déroulées simultanément dans ma tête. Imaginez un écran de ciné séparé en quatre.

Mean_Girls_split_screen_telephone_callsEn haut, à gauche, ma mâchoire s’est décrochée. «Moi, occuper un vrai boulot d’ADULTE dans un bureau SÉRIEUX? Il y a forcément erreur sur la personne, il me semble avoir à peine l’âge légal pour entrer dans les bars (bon, aux États-Unis, mettons)… Je n’ai absolument ni la maturité ni l’expérience pour occuper un emploi de cette envergure (non mais attendez, j’écoute Britney Spears en cachette!). Et puis, je pourrais apporter mon pot de Nutella au bureau? Je veux dire, AVEC ma petite cuillère? Et mes vieux thai pants qui datent de l’âge de pierre, je pourrais les porter avec ma cami sans soutif et mes vieilles lunettes de 1912? Et mes cheveux? Vous voulez dire qu’il faudrait que je me coiffe TOUS LES JOURS? Sans parler de l’hiver, qui me ferait perdre tous mes amis Facebook pour cause de chialage perpétuel contre la température et le déneigement! Oh la la… Rien que d’y penser, je suis en burn-out.»

Dans le coin droit, un petit sourire en coin un peu baveux s’est affiché sur mon visage: «Ouais, ouais, cours toujours mon lapin, tu ne m’attraperas pas… Je sais très bien que je ferais un super-boulot. Je sais aussi que trouver quelqu’un pour le poste ne sera pas facile. Surtout que de plus en plus de filles de ma génération se tournent vers le Web plutôt que le papier. C’est pas un peu dépassé, le papier, d’ailleurs? Faudrait vraiment me payer très cher…»

En bas, à gauche, la mine sérieuse: «J’ai une envie folle de vous poser un million de questions cher Monsieur – conditions, salaires, nombre de semaines de vacances et tout le tralalala – car j’en ai plein le c** de me taper des rapports de TPS/TVQ tous les trois mois, j’aimerais bien voir le solde de ma carte de crédit descendre plus rapidement et, accessoirement, finir de payer mon impôt 2007, mais je ne le ferai pas parce que je pourrais être tentée de balancer ce que je bâtis depuis des années pour des questions purement pratico-pratiques… et quelques voyages de presse.»

Et à droite: «Je suis très honorée et j’aimerais bien connaître le nom des personnes qui m’ont recommandée pour les inviter à boire une coupe de champagne avec moi le jour de l’annonce de ma nomination (aucun doute que ce sera moi qui le décrocherai le poste au final, bien sûr). Je serai très heureuse de pouvoir sortir de chez moi tous les jours pour porter toutes ces jolies robes qui s’alignent sagement sur mes cintres, et encore plus d’aller les pavaner aux quatre coins du monde lors de divers événements médiatiques…»

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En réalité, je lui ai presque coupé la parole. Je n’ai pas spécialement envie d’être une boss (enfin, si, mais ma propre boss). Et je ne voulais surtout pas être tentée par des questions secondaires comme le fric ou l’exposure entourant le job. En trois minutes de conversation, j’ai eu le temps de voir la prochaine décennie défiler devant mes yeux et j’ai clairement su que ce n’était pas dans un bureau que je voulais la passer. 

En décidant de garder mon indépendance il y a maintenant quelques (plusieurs) années, j’ai choisi d’être une espèce «d’apatride du journalisme». Je n’ai pas de titre prestigieux. Pas d’attaches. C’est tellement plus facile quand on a quelques mots-clés à droper. «Bonjour, je suis X du magazine X» garantit une oreille beaucoup plus attentive que «Bonjour, je m’appelle Marie-Julie Gagnon et je suis journaliste pigiste» à l’autre bout du fil.

Tant pis. Pas de «Sésame» pour m’ouvrir les portes. De la même manière qu’un jour j’ai ressenti le besoin de quitter boulot et pays pour m’affranchir de toute étiquette, je souhaite aujourd’hui n’appartenir qu’à moi (personnal branding, anyone?). Oui, j’aime m’associer à des médias que j’aime et auxquels je m’identifie. Oui, je suis très fière des publications, des sites Web et des émissions auxquels je collabore, même si des collègues regardent certains de mes choix de haut («Un magazine de mode? Pfff!» Eh bien tant pis pour vous, si vous saviez le plaisir qu’on a!). Mais je ne veux pas de titre glamour; je veux juste être moi. Pas que ce soit si extraordinaire d’être moi (en réalité, c’est plutôt compliqué, épuisant et ça coûte cher! lol), mais j’ai envie de jouer toute seule dans mon carré de sable et, quand j’ai le goût, d’inviter des amis ou aller jouer dans le leur.

C’est peut-être les dix années que j’ai passées en étant enfant unique qui a entraîné ce grand besoin d’indépendance (y a-t-il un psyyy dans la salle?), mais une chose est sûre: c’est comme ça que je me sens le mieux. En sachant que je peux partir vivre à Tombouctou ou à Rio demain matin avec Trésor et Chéri. Que je peux regarder une saison entière de 24 en trois jours parce que je sais que je rattraperai le boulot à faire ensuite. Que tant qu’à être coincée au Québec l’hiver, je peux lire les commentaires des gens qui pestent contre la neige sur Twitter en buvant mon thé au chaud. Que le jour où mon homme décrochera son boulot de rêve, je me la coulerai douce à coucher sur écran toutes les histoires emprisonnées dans ma tête. Que malgré toutes mes insécurités, mes questionnements et mes angoisses, je suis là où je dois être, c’est-à-dire… nulle part. 

Nomade.

P.S.: «Je suis comme je suis / Je suis faite comme ça /Quand j’ai envie de rire / Oui je ris aux éclats / J’aime celui que j’aime / Est-ce ma faute à moi? / Si ce n’est pas le même / Que j’aime chaque fois…» (Cette chanson interprétée par Juliette Greco reste une de mes favorites ever, surtout le refrain!)

P.P.S.: Oui, c’est bel et bien moi qui m’arrache les cheveux sur la photo… C’est à ça que je ressemble dans un bureau!

AJOUT: Si le sympathique chasseur de tête qui m’a contactée passe par ici, sachez que cela n’a absolument rien de personnel! ;-)

Sur un sujet similaire: Journalisme à la pige 101

Une image de vacances

PicMamaCool

Avouez que cette photo d’Etolane vous fait soupirer vous aussi… Quoi? Impossible pour vous d’aller vous la couler douce au bord d’un lac par cette magnifique journée ensoleillée? Vous pouvez toujours vous procurer Mama Cool! Détente garantie! ;-)

P.S.: Merci Étolane de m’avoir autorisée à publier ta photo!