La princesa aux pieds nus

enfants guada

Elle m’a semblé surgir de nulle part. Un petit oiseau au vol chancelant. Elle a traversé le cadre de cette photo prise au hasard à Guadalajara quelques secondes avant que je fasse «clic».

Des cheveux en bataille. Les joues barbouillées. Les pieds couleur charbon. Des haillons gris comme le ciel ce jour-là.

L’âge de ma fille.

Le choc, au moment où je m’y attendais le moins.

Je me suis demandée quelle était la nature du lien qui l’unissait aux deux garçons qu’on aperçoit sur la photo.

Puis, j’ai détourné les yeux.

Ses yeux. Je ne voulais pas voir ses yeux…

Elle me hante.

Si c’était une mise en scène, c’était réussi.

Oh Honey, Honey

Je tombe amoureuse toutes les cinq minutes. Chaque fois, la machine à scénarios s’emballe. Heureusement, je vois apparaître le générique dans ma tête avant même d’avoir eu envie de les ancrer dans la réalité.

Dans ce cas-ci, ce fût différent. Quand je l’ai vu, j’ai su que notre amour aurait le goût sucré d’une bubble gum. Qu’il me serait impossible de résister…

J’ai attendu.

Attendu.

N’y tenant plus, j’ai foncé pour le revoir.

Depuis, c’est l’amour fou entre Honey, mon miniportable Aspire One d’Acer de 8 pouces et moi.

mjroseBien sûr, il ne remplacera jamais mon Mac. Mais quel bonheur de pouvoir trimballer mon ordi dans mon sac à main! Depuis le temps que j’en rêvais… J’ai hâte de retourner sur la route.

Ne manque qu’un cocktail et le bruit des vagues…

Sugar, Oh Honey, Honey…

Où croiser des stars?

Une petite dose de people ce matin? Voici le début de ma chronique sur Canoë.

Les étoiles ne sont pas que dans le guide Michelin! Les célébrités aussi contribuent à la popularité des lieux les plus hip de la planète. Où faire ripaille en voyage pour croiser des stars? Quelques pistes à New York, Paris et Londres.

1. NEW YORK

Vinegar Hill House, à Brooklyn

20090826-162547-gLe pitch: En plus de posséder les atouts qui font la réussite d’un endroit branché (foule, bonne bouffe et atmosphère), Vinegar Hill House a «de la personnalité», souligne New York Magazine. «Vinegar Hill House mériterait une place à l’ American Museum of Natural History s’il y avait un Hall of Cool New Yorkers Under Forty», écrit par ailleurs The New Yorker.

Pourquoi: 1- La top-modèle Erin Wasson est une habituée. 2- Le journal anglais The Guardian l’a classé en première position des restaurants les plus cool de la planète en mai dernier. 3- Les propriétaires possèdent aussi Freemans dans le Lower East Side, «one of the most quietly fabulous places in the city» selon le quotidien britannique.

Info: http://www.vinegarhillhouse.com

La suite est ici!

Archives de mes chroniques «Choc des cultures» (il faut descendre jusqu’au bas de la page, après la pub…)

Nouvelles en vrac

Je suis rentrée du Mexique dimanche soir.

J’ai été privée de connexion Internet jusqu’à cet après-midi (de quoi devenir dingue!).

La première émission de la 11e saison de La Revanche des NerdZ a été diffusée hier à Ztélé. On la peut visionner en ligne ici (mon reportage est au début). J’en profite pour m’excuser auprès de tous les gentils nerds rencontrés à Anticipation qui ne sont pas dans le reportage, nous nous en sommes tenus à un angle très précis étant donné le peu de temps dont nous disposions. Z’avez été géniaux quand même, croyez-moi!

J’ai publié hier mon premier billet sur le blogue de La Revanche des NerdZ (n’hésitez pas à aller le commenter!).

Pour célébrer mon retour aux NerdZ, je me suis offert un Aspire One rose d’Acer 8 po (photo prise avec mon cellulaire)… De la techno au prix d’une paire de lunettes de soleil? J’adore!

Je mijote un nouveau projet Web dont j’ai très hâte de pouvoir parler (HORREUR des contrats de confidentialité!). Le sujet: les voyages..

Je prépare tranquillement la saison de Pseudo-Radio, où je causerai techno tous les samedis matins.

Ça bouge aussi côté radio…

Vous ai-je dit qu’il y a de l’action dans ma vie professionnelle ces temps-ci?

P.S.: Désolée pour les copains éparpillés aux quatre coins de la planète, il semblerait qu’il soit possible de voir l’émission en ligne seulement au Canada…

Quelques photos du Mexique ici et .

Mon billet sur mon retour aux NerdZ

Scènes de la vie quotidienne

Me voici maintenant à Puerto Vallarta. Avant d’aller au lit, quelques scènes croquées dans les rues de Tequila (la première) et Guadalajara (toutes les autres) hier, en attendant d’avoir le temps de reprendre la plume. J’adore les portraits, mais aussi les photos qui racontent des histoires…

MEXscenes4

Mexscene3

Mexscene2

MEXscene5

Mexscene1

Si vous avez envie d’avoir une idée du programme de la journée d’hier, je vous invite à lire le texte de ma collègue Nathalie De Grandmont sur Jaimonvoyage.ca.

(À noter que j’effectue ce voyage grâce à l’invitation du Conseil de Promotion Touristique du Mexique et aux hôtels qui nous hébergent, soit le Presidente Intercontinental Guadalajara et le Mariott Puerto Vallarta.)

Visages du Mexique

De la pluie? Pfff! Si peu! Il n’y a pas qu’au Québec que les météorologues déraillent… Après  un début de matinée plutôt gris, nous avons eu droit hier à un soleil radieux presque toute la journée. J’en ai profité pour faire l’une des choses que j’aime le plus: des portraits. Quelques «personnages» qui ont croisé ma route à Tequila et Guadalajara…

portrait1

portrait3

portrait2

portrait4

portrait5

Le lézard au Mexique…

Je viens tout juste d’arriver à Guardalajara, où je passe quelques jours pour un voyage de presse à l’invitation du Conseil de Promotion Touristique du Mexique. Sitôt arrivée à l’hôtel, voici mon premier bulletin météo…

Image 1

Vous avez le droit de vous bidonner, bandes de jaloux! :-P

Je suis un lézard

Je me faisais un point d’honneur de ne pas causer météo ni sur Facebook, ni sur Twitter, mais là, il faut quand même que je défende ma saison préférée! Il y a un mois, tout le monde râlait: «on a pas d’été»… Et maintenant qu’il est bien là, avec ses 30 degrés à l’ombre, ça ne s’arrange guère… Alors pour vous qui en avez marre de m’entendre maugréer contre l’hiver dès le 2 décembre, voici.

J’aime la chaleur. Je ne sens jamais autant mon corps qu’enveloppé par cet air lourd, humide, pénétrant. Cet air de plomb qui semble vous lacérer, je le laisse s’étendre doucement sur ma peau. Une tartine au goût de sel. Je m’enroule dans sa langueur pour mieux jouir de ses caresses.

J’aime me sentir en suspension dans cet air-coton, nid douillet dont les plumes me chatouillent quand je déambule libre de tout ce tissus dont on doit se couvrir dix mois par an au Québec.

J’aime l’odeur des corps qui se révèle – pas dans le métro, c’est insupportable à l’heure de pointe – mais quand on fait la queue à l’épicerie et qu’on s’approche un peu trop près du client nous précédant par mégarde.

J’aime l’idée que la chaleur fasse fondre toutes nos façades – parfum, maquillage, crème – et dévoilent au grand jour notre réelle identité.

J’aime l’obligation de ralentir le pas, moi qui sprinte d’habitude d’un chapitre à l’autre sans prendre le temps de sentir que mes jambes me portent.

Lâcher prise et s’abandonner à l’inexorable lenteur.

La lenteur comme une oeuvre collective qu’on peaufine à grand jet de sueur et de mascara fuyant.

Je suis un lézard au mascara fuyant.

P.S.: Cela dit, j’ai quand même la clim à la maison! Non mais…

Transat et les médias sociaux

J’assiste rarement aux conférences de presse. Il faut dire qu’avec Internet, il est tellement facile d’avoir accès à tout rapidement! J’essaie cependant de faire un effort quand il s’agit de tourisme, histoire de rester au fait de ce qui se passe. J’échoue plus souvent qu’autrement, coincée entre deux dates de tombée, une course à la garderie et les multiples rendez-vous «réels» et virtuels…

Et puis, je ne suis pas invitée partout non plus! Mes statuts de journaliste/chroniqueuse/pigiste/rédactrice en chef reportages temporaire/on-ne-sait-pas-trop-dans-quelle-case-elle-va-celle-là semblent laisser certains relationnistes indifférents. Je ne sais pas toujours à quoi vont me servir les infos recueillies, mais un jour où l’autre, elles ont une utilité, ne serait-ce que pour un encadré dans un texte ou pour faire surgir une idée de reportage. Rien est jamais perdu.

23929284-abee97c4a1a7291fba9f810c469ed3d7.4a8a106d-scaled

Les mariés de Transat en compagnie de Maryse Martel, directrice, commercialisation (à l'extrême gauche) et Nelson Gentiletti, président (à l'extrême droite). Photo prise avec mon cellulaire.

Ce matin, je suis passée en coup de vent à la rencontre organisée par Transat Tours Canada pour présenter les brochures Sud 2009-2010 de Vacances Transat et Nolitours au Macaroni bar, rue Saint-Laurent. Ce que j’en retiens (outre que bulles et canicule vont drôlement bien ensemble, lol)? L’ajout de tout-inclus à Antigua et aux îles Turks et Caïcos, une nouvelle liaison de Bagotville vers la Romana et les nouveaux forfaits «Mariage ailleurs» pour ceux qui ont envie d’unir leurs destinées les pieds dans le sable (c’est une nouveauté «pas si nouvelle», en réalité, puisqu’il était déjà possible d’organiser de tels séjours – la différence est qu’on offre désormais quatre formules préétablies en collaboration avec Wedding Bells et Mariage Québec).

Mais ce qui a particulièrement attiré mon attention est la question du journaliste André Désiront au sujet des médias sociaux.  Reconnaissant le pouvoir grandissant des consommateurs, Nelson Gentiletti, président de Transat Tours Canada, a, du coup, admis ne pas faire partie des initiés. «Ils joueront un très grands rôles d’ici les quatre, cinq, prochaines années», a-t-il ajouté. Il a cité Virgin parmi les exemples à suivre (pour ceux qui ne le savent pas Virgin Atlantic a lancé la communauté vtravelled.com en juin dernier – sans oublier sa présence sur Twitter et autres réseaux populaires).

Évidemment, ma curiosité était piquée à vif. Quand il s’agit du combo voyages-Web, je suis insatiable. Surtout quand il est plus précisément question de réseaux sociaux! «Concrètement, chez Transat, vous comptez vous y mettre quand?», me risqué-je du fond de la salle (oui, c’est moi la journaliste chiante qui veut toujours avoir des dates dans les conf de presse, lol). «Dans environ quatre à six mois», a fini par répondre le président, précisant toutefois que personne à l’interne n’était actuellement apte à piloter le projet.

Mon premier réflexe avant de quitter les lieux? «Twitter» la photo des sympathiques faux-mariés invités pour l’occasion posant en compagnie de la directrice, commercialisation, et du président.

Je me demande bien comment on tentera de séduire des accros comme moi dans «quatre à six mois»…

Are we there yet? Are we there yet? Are we there yet?

Note: Le réseau de veille en tourisme a publié un article sur l’utilisation des médias sociaux et leurs retombées en mars 2009.

Sur des sujets similaires:

Après les amis Facebook, les amis «Bluenity»

Facebook et l’industrie du voyage

 

Dans l’oeil du cyclone

Vus d’ici, les typhons font très peur. On s’imagine que les images diffusées en boucle dans les journaux télévisés représentent le lot de tous les habitants des zones touchées. Comme  pour n’importe quelle nouvelle, on sélectionne bien sûr les séquences les plus saisissantes. Pas la banalité de la plupart des cyclones.

Je suis débarquée à Taïwan en juillet 2001 après le passage «d’un des typhons les plus dévastateurs de l’histoire» (j’ai compris par la suite que presque chaque nouveau typhon était affublé de ce titre!). Dans les rues de Taichung, des arbres jonchaient le sol. La ville portait les cicatrices de sa visite. Plutôt impressionnant pour quelqu’un qui s’apprêtait à passer une année sur place…

Au cours des semaines qui ont suivi, j’ai vécu quelques autres épisodes «typhons». J’avais, entre temps, transporté mes pénates à Keelung, au nord de l’île, à une trentaine de minutes de Taipei. Rapidement, je me suis mise à comparer les typhons à nos tempêtes de neige: on fermait les écoles à l’annonce d’une tempête plus intense, on recommandait aux gens de ne pas sortir de chez eux et de faire des provisions… et on attendait que ça passe. L’une de mes ex-colocataires m’a même rappelé récemment qu’une des premières choses que je lui avais mentionnée à son arrivée était les ventes «post-typhons»! Si certains marchands touchés par les tempêtes tropicales souhaitaient écouler leur marchandise, d’autres s’en servaient clairement comme argument marketing…

Les surfers, eux, trépignaient d’impatience à l’annonce d’un typhon. «C’est le meilleur moment pour affronter les vagues!» m’a déjà confié l’un d’eux. À chacun sa manière de voir les choses!

Cela dit, loin de moi l’idée de banaliser la chose. Il m’est arrivé de ressentir l’intensité des éléments en furie alors que je me trouvais dans les airs, quelque part entre Hong Kong et Taipei (j’avais l’impression d’être dans une montagne russe!). Une fois arrivée à l’aéroport, impossible d’aller nulle part à cause des dégâts. Les rues étaient innondées. Les hôtels à proximité de l’aéroport, complets. Comme je le raconte dans Cartes postales d’Asie, j’ai célébré mon 27e anniversaire le ventre vide, couchée sur une chaise à massage qui me demandait constamment d’insérer des pièces, en attendant de pouvoir quitter les lieux…

Morakot n’a rien à voir avec les typhons qui m’ont fait rater quelques jours de classe à l’époque. Ma copine Violette, qui vit entre Vienne et Taipei et qui en a vu d’autres, a d’ailleurs fait parvenir le courriel suivant à tous ses amis:

dear friends/colleagues,

please help as you can — contact your local charity organisations for
donation or simply express your support through internet, we needs your
help!

or send your love to the people who suffer from losing their home/entire
village/dear family members/friends

thank you!

violette

Pour qu’on continue d’en parler dans nos quotidiens, c’est que la situation est particulièrement critique. On a tous vu les images de cet hôtel qui s’effondrait comme un château de cartes. Bien que je ne cautionne pas ce genre d’activité, les images du «chasseur de tornades extrêmes» James Reynolds représentent bien ce qu’on peut voir «quand on est dedans»:

Le bilan de Marakot a atteint 121 morts mais pourrait en réalité dépasser 500. Boston.com publie des photos qui en disent long. Des groupes Facebook ont aussi été créé afin d’apporter du soutien aux Taïwanais touchés par le typhon.

Malgré tout, je retournerais vivre à Taïwan sans trop d’hésitations…

Embarquement immédiat au pilon

Voilà. Elle est arrivée. La fameuse lettre que tout auteur redoute:

Madame Gagnon,

Après avoir vérifié l’état de nos inventaires et en regard des ventes des dernières années, nous avons décidé de rétrocéder les droits sur l’ouvrage Embarquement immédiat.

Nous allons donc cesser la commercialisation de cet ouvrage et détruire les stocks disponibles de notre entrepôt. Cependant, avant de procéder et comme le contrat d’édition que nous avons signé avec vous le prévoit, nous vous offrons la possibilité d’acheter un certain nombre d’exemplaires de cet ouvrage…

J’avoue que ce n’est pas une grosse surprise. Déjà, en 2007, la représentante de Stanké à qui j’avais parlé m’avait prévenue que je recevrais une telle lettre dans les mois qui suivraient. Mon étonnement vient donc plutôt du fait qu’elle me soit parvenue seulement deux ans plus tard.

embar181931Embarquement immédiat présentait les différents programmes, stages et possibilités d’emplois destinés aux 18-35 ans (et parfois plus) qui rêvent de voir du pays mais ne disposent pas d’un compte bancaire bien garni. Si la première partie, dans laquelle vingt jeunes voyageurs nous présentent leur parcours, reste intéressante (bien que la plupart d’entre eux ait épaissi leurs c.v. depuis!), la seconde me semblait déjà périmée il y a deux ans. Il faut dire que les programmes évoluent ou disparaissent au fil du temps. De nouveaux font leur apparition. Bref, le livre ayant été publié en 2004, il n’était plus très à jour.

Cela dit, ça fait tout de même un petit pincement au cœur. J’en achèterai certainement une centaine de copies. C’est tout de même mon premier livre! J’avais eu un plaisir fou à rencontrer les vingt protagonistes (certains sont devenus des amis) et à le rédiger. J’espérais tellement écrire un second tome pour raconter d’autres histoires de mordus de voyage! Je ne me lasse pas d’entendre leurs récits…

Mais comme je le déplore souvent, nous n’avons pas cette «culture du voyage» au Québec. Le tirage avait été surévalué. Dommage. Car prouver qu’il est possible pour tous d’aller au bout de leur rêve de parcourir la planète est l’une des causes qui me tient le plus à cœur!

Pour ceux que le sujet intéresse, Le Nouvel Observateur a publié en 2008 un texte bouleversant sur le sort réservé aux livres une fois retirés du marché, en France. Un extrait:

Vous commandez une pizza. Vous la sortez du carton, jetez celui-ci. Vous ignorez que vous venez de mettre à la poubelle l’autobiographie déchirante, dans la première de ses réincarnations. Le papetier qui a acheté les cubes de livres pilonnés les a fondus dans ses bains chimiques pour en tirer des cartons à chaussures, des cahiers, des emballages, du papier journal…

Et ce passage, qui me rassure tout en me brisant le cœur:

Mais le pilon ne constitue pas seulement la sanction d’une mévente. L’éclatante réussite d’un auteur produit autant de pilonnage que l’échec. Cela fait partie d’une stratégie délibérée de surproduction. Il n’est pas rare qu’un éditeur prenne dès le départ le parti de faire imprimer des milliers de livres pour les pilonner.

Plus loin, ces données m’ont aussi fait sursauter (on est loin des chiffres du Québec!):

L’entassement de 100.000 livres sert à en faire acheter 50.000. Les 50.000 autres seront broyés. Car le pilon coûte moins cher que le stockage. Il rapporte, même: 100 euros la tonne de papier.

Soudain, le livre numérique m’apparaît beaucoup plus séduisant…

P.S.: Avis à ceux qui veulent un exemplaire d’Embarquement immédiat (même si les infos ne sont plus très à jour! :-P): je suis prête à vous en vendre une copie à 10$ incluant les frais de transport (au Québec)! Faites-moi signe par courriel (mjtornado@gmail.com).

TGIF

Je travaille rarement le vendredi. La garderie étant fermée (jusqu’à l’automne), je fais la sieste avec ma fille. Je sors avec elle ou alors, comme aujourd’hui, je navigue sur les eaux tranquilles du Web. Il faut dire que je suis confinée entre mes quatre murs en ce moment: des blessures aux pieds suite au port de «talons hauts meurtriers» me forcent à compter mes pas. Le médecin m’a promis que d’ici une semaine, les vilaines brûlures (qui avaient doublé, voire triplé de volume depuis leur apparition!) seraient disparues… En attendant, mes énormes bandages aux chevilles me donnent l’air d’une évadée de prison. Le top du chic! Heureusement, le ridicule ne tue pas (ou alors j’ai plus de vies qu’un chat).

Le vendredi, je me laisse couler dans une douce indolence. Comme les gens sont au boulot, c’est la journée parfaite pour les activités en famille ou le shopping. Je ne lis qu’une partie de mes courriels, j’ignore le téléphone (ça, je le fais régulièrement, remarquez… j’ai horreur du téléphone, du moins, quand il faut parler dedans!), je commande une pizza. Je rêve à mes prochains voyages, d’un clic à l’autre. Je regarde les meilleurs moments d’Ari Gold sur YouTube. J’ai l’impression de faire un pied-de-nez à cette société qui nous fait croire qu’il faut faire du 9 à 5 cinq jours par semaine pour être quelqu’un.

Et puis, il y a les soupers sacrés avec les copines un vendredi par mois. Les 5 à 7 improvisés avec les amis que je vois trop peu souvent. J’aime cette impression de flotter quelque part entre les modes «pause» et «play». Le vendredi, je ne garde que le second mot de «travailleuse autonome».

Je n’ai peut-être pas d’avantages sociaux, je me tape d’horribles rapports de taxes et des angoisses terribles parce que les chèques n’entrent pas aux dates prévues, mais merde que je la chéris, ma liberté

Du camping urbain au «glamping»

manhattan-centralpark
Du camping à Central Park?


Alors que, d’un côté, le camping urbain s’affirme comme le compromis parfait pour les citadins ne possédant pas de voiture, le camping de luxe gagne en popularité aux quatre coins du monde. Prendre le métro avec sa tente sous le bras? Lire un bouquin avachi sur un canapé dans un abri en toile? Pas de doute, le camping n’est plus ce qu’il était!

Évoquez la possibilité de dormir dans Central Park et je pense immédiatement à Robin Williams et à Jeff Bridges dans le plus simple appareil dans The Fisher King. Aussitôt, l’idée de planter une tente dans ce parc mythique – même habillée – m’apparaît à la fois saugrenue, légèrement effrayante et… drôlement sympathique! L’invitation qu’a lancé «pour de vrai» le New York City’s Parks and Recreation Department aux New-Yorkais s’inscrit dans le cadre du programme «Urban Park Rangers», dont le but est de faire le pont entre les habitants de la ville et la nature. D’ici septembre, quelques centaines de citadins auront ainsi roupillé sous la tente gratuitement le samedi soir dans certains parcs de la Grosse Pomme.

Plusieurs activités sont proposées: canoë et kayak au Pelham Bay Park, observation d’oiseaux au Prospect Park Wollman Rink, camping en famille à Central Park ou au Willowbrook Park… Pour que tous aient une chance égale, une loterie a été mise en place. Pendant 24 heures à des dates définies, les gens souhaitant vivre l’expérience du camping en ville peuvent s’inscrire en ligne. Cinq arrondissements participent à l’aventure: Bronx, Brooklyn, Manhattan, Queens et Staten Island.

Si New York se limite aux week-ends, Berlin offre son Tentstation aux adeptes tous les jours depuis avril dernier (jusqu’en octobre). À cinq minutes à pied de la gare centrale «Hauptbahnhof», cette oasis de verdure au centre de la métropole allemande se trouve sur le site d’une ancienne piscine en plein air. Il est même possible de louer la cabane du maître-nageur!

20090812-135712-g 20090812-135712-b

Le luxe au rendez-vous: la suite sur Canoë!

Le saviez-vous?

Toutes mes chroniques «Choc des cultures»

Street fashion version SF

Ceux qui me connaissent le savent: j’adore faire des portraits. Je ne suis loin d’être pro, mais je m’amuse follement à tenter de saisir l’essence d’un «personnage». Et des personnages, il y en avait aujourd’hui à la World Science Fiction Convention (Anticipation), où j’ai tourné mon premier reportage de la saison pour La Revanche des NerdZ!

En plus de filmer une petite vidéo «en coulisses» que je dévoilerai le jour de la diffusion de l’émission, j’ai joué les Garance Doré dans les couloirs du Palais des congrès de Montréal. Voici…

worldcon1

Worldcon2

Worldcon4

worldcon7

worldcon6

Observation générale: les nerds ne sont pas tous terrés dans leur sous-sol en pantalons de sport défraîchi (même si quelques spécimens semblaient tout droit sortis de mauvais films pour ados des années 80…)! Le style de certains est tellement étudié que je suis persuadée qu’ils passent autant (plus?) de temps devant le miroir que n’importe quelle fashionistas.

Pour ceux qui ne connaissent pas la Worldcon, sachez que l’événement a lieu dans une ville différente chaque année et rassemble des passionnés depuis 67 ans. Montréal est l’hôte de ce méga-happening «nerd» depuis jeudi dernier. Des touristes de partout sont en ville pour l’occasion. En prêtant l’oreille, j’ai entendu autant des accents américains qu’allemand. L’événement se termine demain.

P.S.: Dans le feu de l’action, j’ai oublié de noter quelques les noms (bravo MJ!)… Les fidèles de La Revanche des NerdZ reconnaîtront Pascal Forget sur la dernière photo et la fille magnifique de la seconde s’appelle Elizabeth Nyveen. Quant à l’hurluberlu qui semble tout droit sorti d’un film de science-fiction des années 50, son nom est Sylvain St-Pierre (vidéo qui en dit plus à propos de son costume à venir!).

Mon billet sur mon retour aux Nerdz, rédigé en avril dernier, est ici!

Éloge de la fuite

9782226179647«Il paraît qu’il est peu glorieux de fuir. Dommage, c’est tellement agréable. La fuite donne la plus agréable sensation de liberté qui se puisse éprouver. (…)

Le concept de la liberté est un sujet rebattu dont les premiers mots me font bâiller. L’expérience physique de la liberté, c’est autre chose. On devrait toujours avoir quelque chose à fuir, pour cultiver en soi cette possibilité merveilleuse. D’ailleurs, on a toujours quelque chose à fuir. Ne serait-ce que soi-même.

La bonne nouvelle, c’est que l’on peut échapper à soi-même.  Ce que l’on fuit de soi, c’est la petite prison que la sédentarité installe n’importe où. On prend ses cliques et ses claques et on s’en va: le moi est tellement étonné qu’il oublie de jouer les geôliers. On peut se semer comme on sèmerait des poursuivants.»

(Amélie Nothomb, Ni d’Ève ni d’Adam, Éditions Albin Michel, 2007)

J’adore cette fille.