L’habituel relatif

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Avec Corinne, de passage à Montréal (Photo: Corinne Bourbeillon)

J’adore redécouvrir mon coin de pays à travers les yeux d’étrangers (je sais, je l’ai dit 1000 fois au moins). Cela me permet de questionner mes acquis, donc de vivre chez moi ce que j’aime le plus en voyage. C’est pour me rappeler ces particularités culturelles que je ne vois plus (et que je n’avais même jamais vues avant d’être allée bourlinguer les premières fois) que j’aime aller jeter un coup d’oeil aux blogues d’Olivier Pierson, d’Americanso et d’Audrey, une copine française installée temporairement dans la métropole qui s’obstine à garder son blogue privé (petit message ici Audrey!:-P). Montréal m’apparaît alors sous un autre éclairage. Je voyage à travers leurs mots dans une ville différente de la mienne.

De la même manière, je me passionne pour les récits de voyageurs en Asie, particulièrement quand ils sont Québécois. C’est fou à quel point le filtre culturel génère des réflexions similaires. En lisant les billets d’Isabelle Ducas sur Les baguettes en l’air, je relis le fil de mes propres réflexions, il y a quelques années déjà (ô nostalgie!). Et je réalise à quel point ce qui était inhabituel il n’y a pas si longtemps encore ne l’est plus. À quel point ce désormais-habituel-ex-inhabituel me manque, également!

Voyager, c’est laisser des petits bouts de soi un peu partout, mais aussi voir apparaître de nouvelles branches là où l’on ne savait même pas qu’on avait des noeuds.

8 endroits pour retomber en enfance

AstroEn cette période de nostalgie, où les héros de notre enfance reviennent les uns après les autres sur les écrans, voici huit lieux pour aller «rendre visite» à quelques-uns d’entre eux!

1. Musée Hergé, Bruxelles, Belgique
Plus de 800 photos et 80 planches originales attendent les fans du créateur de Tintin. À partir du 25 novembre, une exposition intitulée Tchang, Hergé parcours d’artistes, entrainera les visiteurs dans le Shanghai des années 1920-1930. Bienvenue dans le Lotus bleu! Info: www.museeherge.com

2. Osamu Tezuka Museum, Takarazuka, Japon

Surnommé «le dieu du manga» et considéré comme le «Walt Disney» japonais, Osamu Tezuka a mis au monde plusieurs personnages que vous reconnaîtrez, dont le légendaire Astro le petit robot. Info (en japonais!): tezukaosamu.net/jp/museum/

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Twitter forever

J’ai parlé pas mal de Twitter ces derniers mois. Chaque fois que je crois la bête apprivoisée par tous, je réalise qu’au contraire, elle s’apparente toujours à une créature mystérieuse aussi sympathique aux yeux de la majorité que l’abominable homme des neiges.

C’était le cas au sein même de l’équipe de La Revanche des NerdZ. C’est pourquoi on m’a demandée de parler de ma passion pour le microblogging (on peut voir l’émission dans laquelle je «chronique» sur le sujet ici – c’est à la fin). Le but n’était pas de m’improviser experte de la chose, mais bien de laisser l’utilisatrice convaincue que je suis répondre aux questions de l’équipe.

Moi, j’aime autant lire les gens qui livrent leurs états d’âme que ceux qui commentent l’actualité. Le «bruit» des uns est la nanane des autres…  J’aime le bordel qu’est Twitter. D’ailleurs, même si j’utilise Twitdeck, je boude les catégories que je me suis créées et me jette plutôt «dans le tas». J’aime attraper au hasard les gazouillis des quelques 1200 personnes, médias et autres marques que je suis.

Si Twitter est un extraordinaire outil pour faire son autopromotion, je ne supporte pas ceux qui s’en servent dans ce seul but. Je n’aime pas non plus les «Twitter snobs», qui ignorent les autres, ne suivent qu’une poignée de personnes (quand ils en suivent) et parlent tout seuls.

Je perçois Twitter comme une grande pièce où tout le monde parle à tout le monde. C’est pour cette raison que je ne comprends pas non plus pourquoi certains choisissent de rendre leurs profils privés (plusieurs évoquent les spam, mais je ne trouve pas le problème si terrible). Pour moi, tomber sur un profil privé, c’est un peu comme arriver dans un party et avoir l’impression que la personne n’a pas envie qu’on l’aborde.  Qu’elle est dans sa bulle. C’est correct. Mais faut pas me demander ensuite pourquoi je ne suis pas allée la voir!

Vous l’aurez compris: j’aurais eu mille autre choses à dire sur Twitter, même si j’ai aussi publié un billet sur le sujet sur le blogue des NerdZ.

En ce moment, j’observe de près ce qui se trame dans l’industrie touristique. Tous les grands joueurs évoquent leur souhait de faire le grand saut dans l’univers des médias sociaux, mais le  «comment» reste à définir. À suivre…

P.S.: «Twitter forever»? Bien sûr un titre amusant puisque je sais très bien que je le tromperai dès qu’un autre me fera les yeux doux… et me prouvera qu’il peut soutenir mon regard!

P.P.S.: J’ai un aveu à faire… Heu, ben, ouais: j’ai comme genre craqué pour ce chandail, que j’ai customizé et commandé sur Zazzle hier:

Image 1Hi! Hi! Hi! J’assume totalement!

Parler «québécois»: ma montée de lait

Impossible de rester de glace quand j’ai vu le commentaire accompagnant la vidéo d’une entrevue donnée par Fred Pellerin en France, postée par une copine sur sa page Facebook: «Fred Pellerin, un Québécois qui parle Québécois à la télé française». Ma réaction, après avoir lu l’ajout d’un autre internaute qui le félicitait d’être resté «vrai»: «Partez-moi pas là-dessus: en «québécois», en français ou en «burkinabè», "histoèèère", ça ne sera jamais agréable à l’oreille!!! Rien à voir avec être authentique ou pas…»

Ça m’énerve tellement ce faux débat de la langue québécoise vs la langue française! De la même manière que je ne supporte pas les Québécois qui reprochent à leurs pairs d’avoir du succès dans l’Hexagone. Marie-Josée Croze ne l’a pas volée, sa place. Et je me demande bien quel acteur aurait refusé d’entrer dans le monde du cinéma français alors que la porte était grande ouverte!

Cette attitude typiquement québécoise a d’ailleurs entraîné Marc-André Grondin à presque «s’excuser» de connaître du succès en France  après sa victoire du César du meilleur espoir masculin, en février dernier. «Dans la plupart des reportages que j’ai entendus à la télé ou à la radio au Québec, dans quelques articles que j’ai pu lire aussi, un élément revient de façon récurrente: "Rassurez-vous, nous dit-on,  Marc-André n’a pas l’intention de s’installer à Paris!" » a écrit Marc-André Lussier sur Cyberpresse.  L’acteur a l’opportunité de faire une carrière internationale. Ne devrions-nous pas nous en réjouir? C’est quoi, notre problème, de vouloir garder tout le monde à la maison alors que la planète est un si vaste terrain de jeu?

Pour en revenir à ce qui m’a fait réagir, la plupart des gens à qui l’on reproche de «prendre l’accent français» quand ils vont en France ne font en réalité que gommer les prononciations typiques, qui provoquent soit 1) des points d’interrogation dans les yeux de l’interlocuteur, qui nous demande alors de répéter (ce qui devient VRAIMENT chiant après un moment – des gens m’ont même raconté s’être mis à parler anglais tellement ils en avaient marre) ; 2) des quiproquos dont on peut se passer ; 3) carrément des éclats de rire (ça aussi, on peut s’en passer, même si au début, on rit avec eux). Dans le cas des acteurs, s’ils «copient» la manière de parler des français, c’est aussi pour ne pas passer leur vie à jouer «le Québécois de service». Est-ce mal?

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Mon tour du monde à Place Bonaventure

J’ai passé l’après-midi au Salon tourisme et Voyage. Je fais le compte-rendu de ma visite sur mon blogue MSN.

Mon coup de coeur? 3D R3WIND Rome, qui permet de visiter virtuellement la Rome antique. Un vieux fantasme que je pourrai assouvir lors de mon prochain passage dans la capitale italienne! Car aucun doute que je déambulerai à nouveau dans ses rues pavées…

Attendez, je vous montre à quoi ressemble 3D R3WIND Rome, projet sur lequel ont planché les chercheurs de UCLA et de l’Université de Virginie pendant dix ans:

5 coins de paradis pour les fauchés

20091021-143600-gVous avez le temps mais pas l’argent? Cinq pays où il est possible de vivre avec moins de 35$ par jour. Billet d’avion et vaccins en sus!

1. ÉQUATEUR

Pour qui: Les mordus de trekking, les amoureux de la nature et de culture.

Les +: La jungle amazonienne, les volcans, les singes volants, les condors et autres animaux exotiques, la richesse culturelle, la beauté architecturale de Quito et Cuenca, les îles Galapagos, la sécurité…

Les -: La zone se trouvant près de la frontière avec la Colombie peut être plus dangereuse. L’altitude peut incommoder certaines personnes.

Meilleur moment pour s’y rendre: La saison sèche s’étend de juin à septembre.

Budget: Il est possible de s’en tirer avec environ 20$ par jour même si la monnaie officielle est maintenant le dollar américain.

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Pistes et astuces pour voyageurs fauchés

Archives de mes chroniques «Choc des cultures»

Le Canada en famille

C’était en juin-juillet 2008, à peine deux semaines après notre séjour à Taïwan. Pendant un mois, nous avons parcouru le pays du nord au sud, de l’est à l’ouest. Un mois très intente pendant lequel je rédigeais notre «récit de voyage en épisode» à tous les deux ou trois jours pour le portail Canoë, à chaud.

Eh bien plus d’un an après, voici le reportage qui résume notre aventure dans le magazine EspaceParents.ca! Bien sûr, il faut ABSOLUMENT se procurer la version «papier»… ;-)

canadaJe pense que pour la «non-exposition» de ma fille, c’est raté! lol

Sur les traces des fantômes

mainmaindudleyQu’on croit ou non aux phénomènes paranormaux, le sujet ne laisse personne indifférent. Alors que certains châteaux et maisons supposément hantés sont devenus des attractions touristiques, des lieux fictifs en mettent plein la vue pour faire croire à la présence d’entités. Visite guidée dans ces univers glauques… Cœurs sensibles s’abstenir!

Pas de doute, la Grande-Bretagne figure au panthéon des destinations les plus prisées des amateurs de fantômes. Fondée il y a dix ans, la compagnie Fright Nights accompagne des curieux dans plusieurs châteaux et lieux célèbres: Warwick Castle, Dudley Castle, Bodmin Jail, Woodchester Mansion, Alton Towers, Edinburgh Vaults, le village de Castleton…. L’un des lieux les plus populaires est sans contredit le château Warwick, qui compte plus de 400 ans d’histoires paranormales. On raconte que le fantôme du poète Sir Fulke Greville, décédé en 1628, hante la tour du château. Un médium a même déjà raconté avoir été poussé du donjon par un esprit qui ne souhaitait pas sa présence!

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Le saviez-vous?

Archives de mes chroniques «Choc des cultures»

Blogues à part

Plusieurs blogues consacrés au voyage ont vu le jour au Québec au cours des dernières semaines. En plus du mien sur MSN.ca (plogue SUBTILE! lol), Gary Lawrence, journaliste spécialisé en tourisme, signe maintenant des billets sur le site de L’Actualité et Sylvie St-Jacques tient «Le Blogue-trotter» sur Cyberpresse. Lise Giguère, que vous pouvez lire dans plusieurs médias, a aussi créé son propre blogue, Mille et un voyages. J’aime particulièrement quand elle nous entraîne dans les coulisses de ses reportages.

DSC00153.JPGMon coup de coeur des derniers jours: Les baguettes en l’air, qui relate les aventures de deux journalistes québécois, Isabelle Ducas et Marco Fortier, partis explorer l’Asie en compagnie de leurs deux filles, Émilie et Marianne. Vous les avez peut-être entendus à l’émission Christiane Charette, à la Première Chaîne, puisqu’ils sont allés parler de leur projet quelques jours avant leur départ.

J’en profite pour glisser un mot sur les sites de deux journalistes de la presse touristique pour qui j’ai beaucoup d’admiration: Louise Gaboury, qui gère le très beau Planet Monde (qui vient de souffler sa première bougie), et Carolyne Parent, qui publie de magnifiques photos sur TukTuk.ca. J’aime aussi jeter un oeil du côté des Carnets de voyage de RueFrontenac.com, pour suivre les pérégrinations de Jean-Maurice Duddin.

Les sites tenus par des journalistes professionnels ne sont toutefois pas les seuls à être dignes d’intérêt! Je vais de temps en temps prendre des nouvelles du Français Romain Corraze, dont j’ai déjà parlé ici.  En avril 2008, j’avais également réalisé une entrevue avec le tandem de Turn of the world (oui, encore des Français!). J’ai suivi leur évolution de loin (ils ont adopté un chat qui est devenu une véritable star), mais je viens d’apprendre que Laetitia est rentrée en France. Guillaume a décidé de poursuivre le voyage seul. Son objectif: atteindre la Terre de feu en marchant. Il lui reste 8000 km à parcourir…

Bien sûr, je lis régulièrement les blogues de mes amis québécois exilés, notamment ceux de Karine Charbonneau et de Paul Brisson. Sans oublier le carnet de route de ma camionneuse favorite, Sandra Doyon. Il y a aussi Paula, qui me rejoint tant avec La vie en instantanés, bien qu’elle ne parle pas exclusivement de voyages, tout comme La Déroutée - et pas seulement parce qu’elle vient de parler de mon livre Cartes postales d’Asie! ;-)

Vous connaissez d’autres bons blogues de voyage en français (surtout des québécois)? Merci de les partager avec nous!

MÀJ: Mon Dieu! J’ai oublié les Coups de coeur pour le Québec et Coups de coeur pour le monde de Michel Julien, deux autres blogues que j’adore! Dans le cas du second, il est réalisé en collaboration avec Jasmine Nadeau. À découvrir!

Mon moment groupie

Hier, j’ai vécu un moment de pure magie en arrivant dans les studios de L’Après-midi porte conseil, où j’étais invitée pour parler de Taïwan. Alors que je bavardais avec Jean Simard, copain de cégep invité à la table ronde sur le phénomène des fans (il venait y parler de son idole Michael Jackson), qui vois-je entrer? Patrick Bourgeois! Je l’ai littéralement «attaqué» à la seconde où il a franchi le seuil de la porte pour prendre une photo de lui avec mon cellulaire.

Il faut dire qu’il occupe une place particulière pour moi. C’est l’un des premiers artistes que j’ai interviewés à l’âge de 15 ans. Je me revois encore, toute tremblante, dans la «loge» des B.B. après un spectacle présenté dans le cadre de l’Exposition agricole et commerciale de St-Félicien, d’où je suis originaire…

La photo de moi et de Christine, une autre journaliste du journal étudiant, posant fièrement en compagnie du groupe (je suis la deuxième à partir de la droite, avec les lunettes, debout entre François et Alain), était complètement ratée. Il faut d’ailleurs voir les talents du «photographe» qui l’a développée, me laissant une mousse au milieu du visage! lol

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Alors hier, soit 20 ans plus tard, j’ai remédié à cette «tragédie»! Cette fois-ci, la photo est un peu floue, mais au moins, on nous reconnaît! Hi! Hi!

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Je suis bien sûr allée chercher l’édition du journal «La Porte» (que j’ai à l’époque fondé en compagnie de quelques copains, dont Milou). Oh. My. God. Vous dire à quel point mon texte était mauvais et rempli de clichés… LOL J’ai quand même scanné un extrait qui me semble intéressant à lire aujourd’hui.

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Comment résister? Allez, on se passe deux petits clips-souvenirs (il n’y a malheureusement ni Pourquoi t’es dans la lune ni Loulou sur YouTube…)!

P.S.: Un aveu: je connais encore les paroles de plusieurs de leurs premiers hits…

P.P.S.: De mémoire, il me semble que Serge, alias Prof de cégep, était présent lors de l’entrevue, en 1989…

P.P.S.: Oui les filles, Patrick Bourgeois est toujours aussi beau, et aussi très sympathique!

Taïwan à L’après-midi porte conseil

Quelques liens complémentaires à la chronique que je viens de faire sur Taïwan à l’émission L’Après-midi porte conseil, animée par Dominique Poirier à la Première Chaîne, pour ceux qui veulent en savoir plus (ce sont des articles que j’ai signés dans différents médias au cours des deux dernières années).

Taïwan vue par Manon Garceau, Québécoise qui y vit depuis une dizaine d’années, sur MSN.ca (septembre 2009)

Des plats servis… aux toilettes!, Canoë (dans le cadre de ma chronique «choc des cultures)

C’est hot à Taïwan, Clin d’oeil, mars 2009

48 heures à Taipei, La Presse, septembre 2008.

À chacun ses fantômes, Canoë (dans le cadre de ma chronique «choc des cultures)

Taipei, ma ville, FCD, septembre 2008

Les billets publiés ici lors de mon dernier voyage à Taïwan en 2008.

• Il y a bien sûr aussi mon récit Cartes postales d’Asie, publié chez Mémoire d’encrier, dans lequel je relate les quinze mois de mon exil taïwanais.

• J’ai aussi tourné quelques petits films (très amateurs, ce sont mes premières tentatives de montage à vie!), que j’ai mis sur ma chaîne YouTube. Voici le petit segment filmé avec mon téléphone cellulaire au restaurant The Modern Toilet (succursale qui se trouve dans le quartier Hsimenting).

Mes notes, maintenant (des notes «parlées», puisque je les ai prises pour une chronique à la radio, le niveau de langage n’est donc pas le même qu’à l’écrit)!

Un peu d’histoire pour mettre en contexte :

Ce qui est intéressant à Taïwan ce sont les influences des différentes cultures qu’on y trouve.  Il y a bien sûr les aborigènes (on suppose que des tribus du Pacifique habitaient ce lopin de terre en forme de feuille de tabac il y a 10 000 ans). Au 17e siècle, on a vu défiler les Portugais, les Hollandais, les Chinois et les Japonais. Il ne reste aujourd’hui plus vraiment de traces des Européens (du moins, visibles pour le voyageur), mais les influences nipponnes et, bien sûr, de la Chine continentale, sont encore très visibles. Il faut dire que Taïwan a été une colonie du Japon pendant 50 ans, jusqu’à leur défaite contre les Etats-Unis en octobre 1945 (le Japonais était même la langue officielle). Taïwan est alors rendu à la République de Chine, sous la tutelle des Etats-Unis. En 1949, Chiang Kai-chek débarque à Taïwan. La République de Chine commence à gouverner l’île. Des milliers de Chinois le suivent.

La raison pour laquelle je vous explique tout ça, c’est qu’aujourd’hui, la culture chinoise traditionnelle est quasi-intacte à Taïwan. Alors que les choses changeaient en Chine continentale, plusieurs traditions ont été préservées à l’île de Formose (surnom de Taïwan hérité de l’époque portugaise). Donc, quand on arrive là-bas, on constate très vite les influences du Japon, de la Chine et des Etats-Unis. Comme la technologie est hyper-présente, on voit parfois des scènes surprenantes, par exemple des femmes vêtues à la dernière mode, sac Louis Vuitton à la main, cellulaire dans l’autre, qui vont prier au temple.

L’influence japonaise se remarque particulièrement dans certains quartiers, à Hsimenting par exemple, où l’on peut voir des adolescentes vêtues un peu comme les filles d’Harajuku à Tokyo.

Une autre influence japonaise: on trouve plusieurs restaurants et bars thématiques. Gina Desjardins vous en a présenté quelques-uns pendant son séjour à Tokyo,  moi je vous dirais que si vous passez par Taipei, il faut voir The Modern Toilet. Mise en garde: la nourriture y est infecte. On y va vraiment parce que le concept est complètement hallucinant. Les plats sont servis dans des urinoirs ou des cuvettes, la crème glacée est disposée dans les bols de manière à rappeler clairement ce qu’on peut trouver dans une toilette, et on mange assis sur des cuvettes. J’ai aussi eu l’occasion d’aller dans un bar l’année dernière à thématique «hôpital» (appelé D.S. Music) où les serveurs et serveuses sont habillés en médecins et en infirmières et l’on sert entre autres des perfusions de bière. Ce ne sont là que deux exemples parmi tant d’autres.

Les marchés de nuit

Pour vraiment saisir l’essence de ce qu’est Taïwan, il faut absolument aller dans les marchés de nuit. Ce sont de véritables condensés culturels. On y croise autant des familles que des ados et des personnes âgées provenant de tous les milieux.  Pour les Taïwanais comme pour les Chinois de Chine continentale, la nourriture est hyper-importante. D’ailleurs, la salutation traditionnelle est « Chi fan le ma » qui signifie « Avez-vous mangé? ». Dans les marchés de nuit, on peut goûter à tout…. même à des parties d’animaux qu’on aurait jamais pensé manger! Des exemples : des pattes de poulet (je ne parle pas des ailes!), du «tofu puant», tofu qui macère pendant plusieurs mois dans une mixture composée de différents ingrédients (ça varie : poisson, fruits de mer légumes etc) et qui sent vraiment très mauvais, du sang de cochon sur un bâton, etc.

Certains marchés nous en mettent plein la vue côté insolite.  Snake alley, probablement le plus touristique, propose entre autres des mets à base de serpent et même de tortue.

Vie de nuit

Les marchés de nuit ne sont cependant pas ouverts toute la nuit (ils ferment aux environ de minuit). Si vous êtes sur le décalage horaire, ne vous inquiétez pas, il y a de quoi vous occuper 24h sur 24 à Taipei. Il y a bien sûr les KTV, version taïwanaise des karaoké, qui sont extrêmement populaires, mais aussi les MTV, où l’on peut visionner des films. Ce sont en fait de mini-salles de cinéma qu’on loue pour une période donnée. C’était assez avant-gardiste comme concept parce que les MTV ont vu le jour bien avant que tout le monde soit doté d’un cinéma maison. Les gens les fréquentent encore, notamment parce que les appartements sont petits et ça leur permet de se retrouver entre copains.

On peut même faire du shopping en pleine nuit! Le centre commercial Core Pacific City (construit en 2001), surnommé «Living mall», est par exemple ouvert 24h sur 24. Il loge plus de 900 commerces. Il porte bien son nom : c’est comme une ville dans la ville.

D’ailleurs, avis aux accros du shopping : on trouve environ 1000 centres commerciaux à Taïwan.

Superstitions

Les gens sont très superstitieux à Taïwan, ce qui donne lieu à des scènes parfois surréalistes. Lors de la Fête des fantômes par exemple, on voit des gens préparer de véritables banquets destinés à leurs ancêtres. Cette fête a lieu le 15e jour du 7e mois lunaire. Pendant ce mois, on croit que les esprits redescendent sur Terre pour rendre visite à leur descendante. L’objectif est donc de les traiter le mieux possible pour qu’ils rentrent chez eux, repus et heureux! Un rituel assez spectaculaire pour un étranger est celui de l’argent de papier. Ce sont des billets qu’on se procure pour les faire brûler, pour s’assurer que les fantômes ne manqueront jamais d’argent dans l’au-delà.

Parmi les autres attractions dignes de mention : Taipei 101 (508 mètres), les gorges de Toroko, les montagnes, les plages de sable noir… Impossible également de ne pas remarquer les «belles du bétel», ces femmes très légèrement vêtues qui vendent des noix de bétel dans des petits stands de verre un peu partout.

Sur les traces des défunts célèbres

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La tombe de Jim Morrison (© Keystone Press)

Envie de vous recueillir sur la tombe de Jim Morrison ou de Serge Gainsbourg? D’aller saluer Miles Davis ou Simone de Beauvoir? Cinq cimetières célèbres à visiter une fois dans sa vie.

1. Père-Lachaise, Paris

C’est dans le plus grand cimetière de Paris que reposent Jim Morrison, Marcel Proust, Oscar Wilde, Guillaume Apollinaire, Honoré de Balzac, Maria Callas, Georges Méliès et Alfred de Musset. En 1817, l’arrivée des sépultures de Molière et de Lafontaine ont contribué fortement à sa popularité. Aujourd’hui, on dénombre environ 70 000 concessions. L’un des mausolées les plus populaires est celui d’Allan Kardec, en forme de dolmen. On raconte qu’en posant sa main sur son buste, tous nos vœux deviennent réalité… La tombe de Jim Morrison reste également une attraction à cause des graffitis qui la décore et de la musique qu’on peut y entendre.

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Le saviez-vous?

Archives de mes chroniques «Choc des cultures»

Le téléphone ultime

J’étais où, moi, quand cette vidéo est sortie au début de l’année? Pour ceux qui ne l’ont pas encore vue, je ne vous dévoile pas le punch, il faut absolument la regarder jusqu’à la fin et aller ensuite consulter le site du Pomegranate NS08 Concept Phone (ou vous y rendre directement!).

Bon, je vais jouer de l’harmonica en parlant chinois… lol

(Via Julien Viel sur Facebook)

MÀJ: Je viens de voir qu’Infopresse en avait parlé.

Le Salon du livre du Saguenay en images

Tel que promis, voici quelques photos prises au Salon du livre du Saguenay le week-end dernier. Une raison de plus pour écrire des tas de bouquins: je veux y aller chaque année!

P.S.: Désolée pour mes amis Facebook, qui ont déjà vu la plupart de ces photos!

The September issue

19150544J’ai eu la chance de voir le documentaire très attentu The September issue de RJ Cutler ce matin, histoire de pouvoir en parler à Christiane Charette. D’abord, je tiens à préciser deux choses: bien que je bosse entre autres pour un magazine de mode, je ne me suis jamais occupée des sections touchant ce secteur. C’est donc un peu à titre de «touriste» dans ce monde que je me suis jointe à Stéphane Le Duc de Dress to kill et à Anabelle Nicoud de La Presse pour en discuter à l’émission.

Aussi, j’ai lancé à la blague au début à propos de «The Devil wears Prada» que j’avais lu le livre, vu le film et que je «l’avais presque vécu». Je faisais bien sûr référence au personnage qui entre dans un magazine de mode après un séjour en Asie (en Inde, dans le cas de l’héroïne du livre The devils wears Prada – à Taïwan et en Asie du Sud-Est dans mon cas), la tête pleine d’idéaux. Mon passage chez Clin d’oeil a été beacoup plus harmonieux que celui du personnage du livre chez Runway! Et je n’y ai croisé ni «diable», ni «patronne vêtue de Prada». Je le jure sur mes lunettes Dior! lol Lire la suite