Gainsbourg (vie héroïque): un must!

Ne me cherchez pas vendredi après-midi: je retourne voir Gainsbourg, vie héroïque! Bien que j’aie eu la chance d’assister à l’un des visionnements de presse, j’attends avec impatience le moment de replonger dans les années Gainsbarre.

J’ai été complètement séduite par l’enfant, puis envoûtée par l’artiste en devenir que dépeint à sa manière bien personnelle l’auteur de bédé Joann Sfar. C’est probablement l’époque des débuts de l’homme à la tête de chou qui m’a procuré le plus de frissons. Revoir Bardot (sous les traits de l’incandescente Laetitia Casta) avant son dérapage animalier a quelque chose de (ré)jouissant (le «ré» étant facultatif selon le point de vue où l’on se place).

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L’amour autour du monde

On ne séduit pas de la même manière à Dakar qu’à Tahiti. Certains mythes méritent aussi d’être déboulonnés. Juste à temps pour la saison des amours, tour du monde en 1001 rites amoureux.
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En vrac: d’autres rituels

Archives de mes chroniques «Choc des cultures»

Dans les coulisses de mon tournage à Disney

Ce n’est pas par hasard que j’ai choisi de devenir journaliste. La curiosité, chez moi, n’est pas un vilain défaut: c’est carrément un mode de vie! Je ne peux m’empêcher d’écouter les conversations dans les cafés, de regarder quand on me dit de fermer les yeux, de gratter le vernis pour voir ce qu’il y a en-dessous.  Si, dans les Jeannettes où j’ai évolué, enfant, on nous avait affublées de totems, le mien aurait sans aucun doute été «Fouine ébahie». Car je n’ai pas que la curiosité: j’ai aussi été piquée par l’antithèse de la mouche tsé-tsé, celle qui fait écarquiller constamment les yeux, plisser le front et éclore des qualificatifs dignes d’un commentateur de patinage artistique aux jeux olympiques. Je vous laisse donc imaginer à quoi pouvait ressembler «Fouine ébahie» lâchée lousse dans les coulisses de Disney…

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Oui, voyageons avec nos enfants!

Je suis débordée, mais impossible pour moi de ne pas réagir. Je viens de lire le billet de La mère blogue intitulé «Pas d’enfants dans l’avion?» et, surtout, une bonne partie des 67 commentaires qui le suivent.

Je n’en suis toujours pas revenue. Alors il faut que ça sorte!

1) Des enfants, ça pleure. Surtout les bébés. Ils ne peuvent pas parler… Z’aviez remarqué? Ah! Vous ne sortez jamais de chez vous…

2) Apprendre à son enfant à voyager fait partie de son éducation, de la même manière que l’emmener au resto. C’est ce qui fera de lui un être respectueux des autres, pas comme certains adultes qui semblent sortir tout droit d’un zoo. Cas vécu: deux Québécois dans un vol Francfort-Montréal qui picolaient, riaient, hurlaient, racontaient les exploits de leur voyage d’affaires dans ses moindres détails, tapaient sur nos sièges, importunaient l’agente de bord… Et ce n’est malheureusement pas le seul exemple qui me vient en tête (mais probablement le pire).

3) Les enfants qui m’ont dérangée en avion l’ont fait… à cause de leurs parents. Comment peut-on laisser un bambin donner des coups de pied dans le siège avant? Par contre, il y a un truc que je peux comprendre: laisser pleurnicher les enfants capricieux (quoique s’il est capricieux, ce n’est pas aujourd’hui que ça va se régler… et c’est le genre de problème qui se pointe à la maison aussi. Bref.). Céder pour acheter la paix de temps à autres, oui, mais il y a quand même des limites. J’avoue par contre privilégier l’approche «surprise» en transport en commun plutôt que la technique «ignorons les larmes» (et, pas-accessoirement-du-tout, les cris qui les accompagnent). Un sac de bonbons, un nouveau cahier à colorier ou un nouveau jouet sorti au bon moment, ça aide à rétablir l’ordre dans un espace restreint. ;-) (Mais SEULEMENT en voyage, hein?) Lire la suite

Tendance surf

Camille et l'océan (Photo: Alex Casabon)

Ils sont de plus en plus nombreux à prendre d’assaut les vagues de la Californie, du Mexique ou de Hawaii. Sans parler du surf de rivière, qui compte maintenant de nombreux adeptes! Les Québécois, des surfeurs qui s’ignorent… de moins en moins?

Véronique Beaupré, copropriétaire du salon de coiffure Local B, s’est intéressée au wakeboard il y a cinq ans. «Après avoir arrêté de fumer, je cherchais des sports qui me permettraient de me défouler. J’ai commencé par faire du wakeboard et du snowboard. J’ai surfé pour la première lors d’un voyage dans le sud du Mexique, à Barra de Navidad, parce que j’avais une copine qui avait une maison dans ce coin-là.»

Malpais, Costa Ricas (Photo: Sarah Bergeron-Ouellet)

Depuis, celle qui coiffe plusieurs des plus belles têtes du showbiz québécois choisit ses destinations en fonction du surf. Elle s’est rendue à plusieurs reprises à Sayulita, au Mexique, mais aussi à Malpais, au Costa Rica, à Hampton Beach (New Hampshire), à Coco Beach (Floride), à Hawaii et au El Salvador, où des Québécois ont ouvert un complexe hôtelier pour les amateurs de planche baptisé Surf Eldorado.

«C’est vraiment l’idée de décrocher qui me plaît, dit-elle. Aller dans le Sud, c’est le fun, mais avec le surf, je me sens encore plus en vacances. Ça me procure un sentiment de bonheur, de liberté. C’est toi et l’océan. Tu prends ton temps, tu peux observer la nature. Oui, c’est surtout le sentiment de liberté que j’aime.»

Le sport a également changé sa façon de voyager. «Le surf permet de découvrir un pays d’une autre façon, par les routes secondaires. Les spots de surfs ne sont pas forcément dans les circuits touristiques habituels.»

Camille Desrosiers et Alex Casabon (Photo: Justin Marineau)

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Les spots favoris de Véronique Beaupré, Camille Desrosiers et Étienne Marcoux

Le saviez-vous?

Archive de mes chroniques «Choc des cultures»

15 choses à ne pas faire en voyage

1. Faire le rigolo avec les douaniers. Peut-être trouverez-vous amusant de vous faire arrêter pour avoir mentionné la bombe imaginaire que vous transportez, mais pas nous.

2. Aller prendre l’avion paré de vos plus beaux bijoux. Si le look «arbre de Noël» vous va à ravir, sachez que la «période de réjouissances» n’aura certes pas lieu sous les détecteurs de métaux.

3. Vous baladez dans les rues d’un pays réputé pour son taux élevé de criminalité paré de vos plus beaux bijoux (si vous survivez aux détecteurs). Le look «arbre de Noël» ira certainement tout aussi bien aux voleurs qui croiseront votre chemin.
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Lettre à Kim Thúy

Ce matin, je vous ai aperçue par la fenêtre du café le plus près de chez moi. J’étais avec Chéri et notre adolescente de trois ans et demi, qui trépignait à côté de son vélo rose. J’ai hésité un instant (le temps de me demander: «si je l’aborde, je la vouvoie ou je la tutoie?»), puis j’ai filé avec mes deux impatients. Chemin faisant, j’ai continué à penser à tout ce que j’aurais aimé vous dire.

Si j’étais entrée, j’aurais probablement opté pour les phrases «détours». Vous savez, celles qui nous évitent de devoir choisir un pronom personnel? J’aurais cependant dû lutter un peu pour rester «polie» parce qu’après la lecture de Ru, mon premier réflexe aurait été d’opter la familiarité, étrange syndrome de l’admirateur envers l’admiré qui, lui, n’a aucune idée s’il a affaire à un simple lecteur enthousiaste ou à un psychopathe.

Si j’avais senti une ouverture de votre part, je vous aurais sans doute posé la question qui me brûle les lèvres depuis que je me suis résignée à terminer votre livre – j’ai étiré sa lecture le plus longtemps possible car je n’avais aucune envie de vous quitter -: pourquoi diable vos parents n’ont-ils pas vendu les diamants à leur arrivée au Québec????

Je vous aurais ensuite remercié d’avoir pris la plume.

Et d’avoir secoué la mienne.

J’ai été transportée par votre voix, mais c’est votre économie de mots qui m’a le plus touchée. Pas besoin d’en aligner davantage. Ceux qui ont frayé leur chemin depuis cette cale de bateau jusqu’à ces 144 page portent parfaitement leur poids. Une économie de mots, mais une énorme générosité dans vos silences. On les entend à la fin de vos phrases. Des points suspendus entre deux continents. Des âmes sans états.

Je vous aurais aussi remercié de m’avoir rappelé l’importance de trouver ma propre voix, moi qui me perds à force d’explorer trop d’avenues. Qui cherche constamment à «ne pas faire comme ceci ou comme cela» alors que je pourrais faire, point.

Oublier les autres.

Pas besoin d’apprendre à chanter juste ni même à trouver la bonne tonalité; il me suffit de chanter vrai.

Bref, merci pour le voyage, pour les odeurs, pour l’intimité et pour ces personnages qui m’ont permis de me sentir encore plus proche de ce continent que je chéris autant (plus?) que le mien et de ceux qui l’habitent.

Merci d’avoir pris la plume.

Et d’avoir secoué la mienne.

La prochaine fois, j’entrerai dans le café.

P.S.: Une chose est certaine, peu importe le pronom, vous restez singulière!