Les vélotaxis, version écolo-chic des pousse-pousse?

Ils ont envahi les rues des plus grandes villes d’Amérique et d’Europe. Qu’ils s’appellent Pedicabs, Éco-triporteur ou Cyclopolitain, les vélotaxis, tricycles à assistance électrique, ont le vent en poupe. La mode écolo serait-elle en train de «glamouriser» les bons vieux pousse-pousse?

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Je me souviendrai toujours de lui. La cinquantaine. Un large sourire. Obstiné, aussi. Il m’a suivie pendant deux coins de rue, à Phnom Penh, pour me convaincre de monter à bord de son pousse-pousse. Moi, l’Occidentale, je refusais catégoriquement l’idée d’exploiter qui que ce soit. L’homme n’est pas un cheval! Dans ses yeux, je voyais la blancheur de ma peau et tout ce qui venait avec. Malaise.
Je n’avais rien compris, bien sûr. Devant son insistance, j’ai réalisé que c’était à son repas du soir que je disais non. Les clients se faisaient rares. Je suis montée à bord et lui ai demandé de me déposer quelques mètres plus loin. Quand j’ai sorti mon appareil photo pour lui tirer le portrait, son regard s’est teinté de fierté.

C’est à lui que je pensais en montant à bord de l’un des tout nouveaux Blue Bike, à Versailles, en avril dernier. Ces vélos électriques sillonnent le centre-ville et les environs du château depuis ce printemps. À leur bord: des touristes comme des gens du coin. Une balade fort agréable, qui permet d’admirer le paysage tout en discutant avec le chauffeur.

La suite sur Canoë!

Le saviez-vous? On trouve aussi des vélotaxis à Québec!

Archives de mes chroniques Choc des cultures

Reportage vidéo sur les Blue Bike

Sex and the city 2: en talons hauts dans le désert!

Suite à une invitation de HP (merci Gina!), j’ai eu la chance d’assister à un visionnement de Sex and the city 2 hier soir. Je précise d’entrée de jeu que je suis une fan de la première heure, mais que j’avais trouvé le premier opus cinématographique plutôt ennuyeux. J’avais l’impression que les personnages avaient tourné en rond depuis la fin de la série et l’éternelle indécision de Big m’exaspérait.

Malgré tout, j’avais passé un bon moment. Retrouver les quatre protagonistes de cette série culte, c’est un peu comme renouer avec de vieilles copines. Dix ans plus tard, Samantha m’apparaissait too much. Limite dépassée. Mais c’est aussi la raison pour laquelle elle reste ma favorite! Elle peut dire/faire des tas de choses qui ne passerait pas de la part d’aucun autre personnage, d’aucun autre film.

C’est exactement ce que je me suis dit en sortant de la projection d’hier. Alors que je vois fuser de toutes parts les critiques dénonçant son côté politiquement incorrect (Paris Match parle de condescendance envers les musulmans) – l’essentiel du film se déroule à Abu Dhabi, pour ceux qui débarqueraient d’une planète lointaine – je me dis que j’aurais peut-être été agressée par certains passages si elles n’avaient pas mises en scènes l’obsédée sexuelle du groupe. Mais avec Samantha, on peut s’attendre à tout. N’importe où. Surtout ce à quoi on s’attend, en fait… lol

Bien sûr, pour l’apprécier, il ne faut pas s’arrêter à l’aspect caricatural du film. Personne ne porterait de talons hauts dans le désert (quoique…)! Les clichés sont légion, le scénario est mince, le placement de produit, encore bien visible, et on voit venir les intrigues avec leurs gros sabots (oui, je sais, ils sont très tendance cet été! lol). Pour des filles comme elles qui ont vu neiger, je trouve par ailleurs qu’elles s’extasient un peu trop sur le luxe qui leur est offert (on a passé combien de saisons déjà à les voir se parer de glamour?).

Mais l’essentiel subsiste: l’amitié de quatre filles qui traverse le temps. J’ai ri aux éclats en découvrant les looks qu’elles arboraient dans les années 1980. Adoré la scène où Miranda et Charlotte causent maternité, cocktail à la main. Souri quand les filles se retrouvent sur scène, le temps d’une chanson de karaoké. Craqué pour les premières minutes, aussi, où un couple surprenant convole en juste noces. J’ai aimé qu’on garde l’essence des personnages, mais qu’on les amène ailleurs.

Anti-musulman? J’ai plutôt trouvé, pour ma part, que la critique était davantage tournée vers les Américaines et leur ignorance. Leur obsession à vouloir se comporter ailleurs comme chez elles. À croire qu’elles détiennent la vérité absolue et que ce sont les autres qui ont tord.

Bref, j’ai passé un agréable moment hier soir. J’aime ces personnages d’amour. Oui, je trouve qu’ils étaient plus «pertinents» dans les années 1990. Mais je suis une grande nostalgique… Et d’une inconditionnelle fidélité quand il s’agit d’amitié.

MÀJ: On ne va pas voir Sex and the city comme on irait voir un film d’auteur! Je ne comprends pas qu’on puisse avoir des attentes élevées pour ce type de film. Oui, il y a plein de failles. Ça vous étonne vraiment?

Fille de mots

Je suis une fille de mots, pas de chiffres. Moi, dès que les choses deviennent trop concrètes, je me perds. Parlez-moi philo, parlez-moi en vers, mais surtout, ne me vendez pas de statistiques. De pourcentages. De tableaux Excel.

J’ai débuté ce blogue il y a plus de deux ans afin qu’il devienne mon ultime espace de liberté. L’endroit où je pourrais divaguer comme bon me semble. Voyager, même dans l’immobilité. Me permettre des notes dans la marge. Me faufiler entre les lignes. À ce moment, j’avais clairement envie de faire du choc des cultures ma niche principale. C’est toujours le cas. Rien ne m’allume plus que plonger dans l’inconnu et de le voir me renvoyer mon ignorance en pleine face. Le monde comme un grand point d’interrogation.

Comme je le dis souvent, je ne cherche pas forcément les réponses, mais j’ai besoin des questions. D’une part d’aléatoire. De sentir la machine à rêve s’emballer au détour d’une rue, au hasard d’une rencontre. De trouver l’équilibre sur le fil ténu qui sépare le possible de l’impossible. De tomber, souvent. De me relever, toujours.

D’oublier d’où je viens. De découvrir où je pourrais aller.

J’ai toujours permis à mon Taxi-brousse de dévier un peu de sa route et le ferai à nouveau. Mordue de ciné (même si je manque de temps), de culture et de bonne bouffe, je visite parfois d’autres univers le temps d’un billet (ou d’une série, selon). Pas question de m’emprisonner dans un carcan, même s’il porte le sceau de ma passion.

Seulement voilà, les offres de publicité, de partenariats et d’échanges se font de plus en plus nombreuses et je ne sais trop que faire de tout ça. Moi, j’écris. Je pense avec mon coeur, ma tête étant toujours fourrée dans les nuages. Je réponds parfois ; j’ignore souvent. Je ne parle pas votre langue. Je ne vois pas non plus l’intérêt de «courir la chance de gagner un voyage» en faisant de la publicité gratuite. J’accepte certaines invitations avec grand plaisir, en mentionnant chaque fois quand j’ai eu droit à certains privilèges. À chacun ses obsessions: la mienne, c’est la transparence.

Malgré tout, je jongle, je jongle… Est-ce si important, au fond, de développer un côté business?

A dream come true!

Certains rêvent de voir la mer. D’autres, de gravir les plus hautes montagnes. Moi, ma passion, c’est écouter des hurluberlus me parler de leurs projets fous. En voyage, j’aime partir à la recherche de personnages davantage que de paysages. Alors disons que j’ai été plutôt bien servie à la Villa Hamster, à Nantes, où je me suis rendue dans le cadre d’Espadrilles et champagne! J’avais déjà mentionné les projets d’Un coin chez soi dans l’une de mes chroniques «Choc des cultures» sur Canoë, mais là, je pourrai dire que j’ai vu de mes yeux vu la Villa Hamster (et même testé la roue… LOL)!

Il faut absolument aller écouter Yann Falquerho raconter les prochains projets d’Un coin chez soi dans la seconde vidéo de mon billet.

Vous voulez voir la villa sous tous ses angles? Jetez un oeil à ce reportage tourné à l’occasion du passage du journaliste Adam Sage du Times, la veille de notre visite.

Parlant de vidéo : c’est moi qui signe le montage de la plupart des reportages que j’ai tournés pour Espadrilles et champagne. Je suis loin d’être une pro, mais le contexte du voyage (connexions trèèès lentes presque partout, délais de transfert vidéo interminables…) a fait en sorte qu’il est plus simple pour moi de monter moi-même mes images.

Au début, je mentionnais à la fin que  j’en étais la réalisatrice pour expliquer certaines faiblesses (j’ai notamment beaucoup de mal à ajuster le son avec iMovie!). Quelques topos plus tard, je laisse mon mini-générique parce que je suis plutôt fière d’arriver à des résultats relativement potables dans un contexte aussi difficile (nous avons des bogues avec WiFi dans presque toutes les villes, ce qui nous retarde bien souvent, et les multiples activités quotidiennes – toutes intéressantes, il faut bien le mentionner! – nous obligent souvent à travailler de nuit… bonjour les cernes!). Monter mes vidéos ajoute un petit défi supplémentaire à l’aventure et honnêtement, j’y prends un plaisir fou!

Carte postale de Nantes

Je suis assise au bureau de ma chambre nantaise, au deuxième étage de l’hôtel Pommeraye.

J’ai ouvert les portes donnant sur la rue.

C’est samedi.

L’impression de me trouver aux premières loges de la ville.

Tapie dans l’ombre de mon refuge, j’écoute, je vis, je ressens.

J’absorbe.

La rumeur de la rue me parvient, diffuse. Des dizaines de voix se perdent dans le chaos. Des hommes, des femmes, des enfants. Des voix chantantes, des voix grinçantes, des voix graves.

Des voix à l’unisson. Des voix discordantes.

Des pas retentissent sur le pavée. Clac, clac, clac, clac… Des talons hauts.

Une moto.

Des voitures.

J’aime cette impression d’invisibilité.

La solitude dans la foule.

Sentir battre le coeur d’une ville.

J’aime être l’étrangère.

(C’est la cinquième ville où nous nous arrêtons dans le cadre d’Espadrilles et champagne. Première fois où je me permets de «ressentir» un peu une ville depuis le début de l’aventure en prenant une pause de trois grosses heures à moi toute seule…)

Des frissons, 20 ans plus tard

Je viens de terminer un billet sur le passage de l’équipe de tournage de Cyrano de Bergerac à Dijon. J’en ai profité pour réécouter la fameuse scène du balcon, qui m’a procuré autant de frissons que la première fois…

(Soupir)