Voyages virtuels dans le temps

Qui a dit que l’histoire et la technologie n’étaient pas compatibles? De plus en plus de projets permettent de faire revivre le passé en présentant des reconstitutions 3D dans des sites touristiques. Trois exemples.

1. La Rome antique

Imaginez déambuler dans les rues de la capitale italienne à l’époque de Jules César. C’est ce que propose 3D R3wind Rome, concocté par des équipes de l’Université de Virginie et de UCLA – University of California, Los Angeles. «Le projet a été lancé en novembre 2008, explique Annamaria Carrer, directrice générale. Mais à ce moment, seuls les étudiants et les citoyens y avaient accès.»

Depuis juillet 2009, les touristes peuvent eux aussi «incarner» des habitants de la Rome antique en se rendant au musée, situé à deux pas du Colisée.

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Le saviez-vous?

Archives des mes chroniques «Choc des cultures»

L’été fout le camp

C’est toujours la même chose: quand arrive la fin du mois de juillet, je me tape un petit coup de blues. Alors que je passe mai et juin «la banane dans la face», je vois approcher août avec l’envie folle de m’exiler.

J’aime l’été. Passionnément. Je ne me lasse pas de la chaleur, pas même quand elle fait suer (pas seulement au sens littéral, j’entends) le reste des Montréalais. Maintenant qu’on sort les collections automnales dans les boutiques et que les communiqués de presse à propos de la rentrée scolaire se font de plus en plus nombreux, je commence tranquillement à faire mon deuil des journées sans soutif et des terrasses. Je vois les week-ends s’égrener et le froid s’installer dans mon agenda. Bientôt, la couleur des feuilles va changer et ce sera au tour des arbres de se dénuder…

Moi, j’aime la vie avec un goût de sel.

Faire la fête autour du monde

Dans une autre vie, ces mecs auraient pu devenir mes meilleurs potes! lol

Au programme: 22 pays et 30 des fêtes les plus courues de la planète.

Romain Corraze, qui a lui-même complété un tour du monde il y a quelques mois, nous en dit plus sur le projet du tandem sur son blogue. On peut par ailleurs suivre l’évolution du projet sur Twitter et Facebook.

MÀJ 14 octobre: Le projet a évolué depuis et Romain s’est joint au tandem! Le nouveau teaser est ici. J’en ai glissé un mot dans ma chronique «Choc des cultures» sur Canoë.

Walk Across America – behind the scene

Plusieurs de mes amis Facebook ont publié cette vidéo d’un homme qui traverse les États-Unis en deux minutes ce matin.

Plus intéressant encore, le making of… en 3:48 minutes!

Pour «vivre» l’expérience à son tour, on peut refaire le parcours à l’aide de Google maps (draguer le «petit bonhomme jaune» à l’endroit où vous souhaitez vous balader virtuellement). En prime: des photos et des vidéos réalisées par l’équipe de tournage.

Bon voyage!

Souvenir de Taïwan

Je viens de tomber sur ce dessin réalisé par ma jeune coloc de chambre du Chang Gung Memorial Hospital de Keelung, où j’ai passé une semaine il y a huit ans à cause d’un ulcère de la cornée qui a failli me coûter un oeil (il m’aura finalement coûté seulement la peau des fesses, mais c’est une autre histoire). C’est moi, ce personnage aux yeux immenses. Ne trouvez-vous pas que j’ai l’air tout droit sortie d’un manga?

Les 10 commandements du voyageur immobile

Vous faites partie de ceux qui restent sagement à la maison pendant les vacances? Et si c’était vous qui faisiez des envieux cette année? Quelques consignes à respecter à la l-e-t-t-r-e pour y arriver!
1. La grasse matinée, tu t’imposeras.

Pendant que les copains se lèvent à l’heure des poules pour ne rien manquer des contrées exotiques qu’ils visitent, on fait de l’oisiveté son objectif. Se lever le plus tard possible, manger au lit, regarder des dessins animés… rien de trop beau pour les paresseux assumés!

2. À la plage, tu lézarderas.

Bon, d’accord, ce n’est pas la mer. Mais peu importe où vous habitez au Québec, il est possible de trouver un plan d’eau où faire trempette. Besoin d’inspiration? Voici cinq plages près de MontréalQuébecVacances.com répertorie pour sa part celles de toute la province.

3. Un marathon télé, tu t’offriras.

Les jours de pluie, on s’attaque enfin à toutes ces séries avec lesquelles les collègues nous ont rabâché les oreilles au fil des semaines. On se la jouera ensuite autour de la machine à café: «J’ai passé mes vacances avec Kiefer Sutherland»…

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Préfaces, un nouveau blogue consacré aux auteurs

Ne me demandez pas ce qui m’a pris. Je suis tombée sur un «tweet» à propos du blogue The day of Yore et, une demi-heure plus tard, j’avais créé Préfaces. L’idée de la vidéo plutôt que l’écrit s’est imposée rapidement. J’aime voir et entendre les auteurs, trop rares sur nos ondes.

Un élan spontané qui ne me rapportera rien d’autre qu’une bonne dose de plaisir. Pénétrer dans l’univers d’autres auteurs est aussi pour moi l’occasion de m’offrir des «pauses» de créativité littéraire et de «vrai» boulot. De m’aérer les esprits. À noter que je suis totalement en conflit d’intérêt: plusieurs des artistes que vous verrez sur Préfaces sont des copains et, pire encore, il arrivera que j’interviewe des gens édités par les mêmes maisons que moi.

Zéro éthique et joyeusement assumé.

Pour en savoir plus sur Préfaces, par ici. Pour visionner ma première capsule vidéo, qui met en vedette Patrick Dion, par là! :-)

Des ambassadeurs… canins!

À l’hôtel Fairmont de Mont-Tremblant, les visiteurs sont accueillis par un Labrador blond. Bien que des humains vous saluent aussi à votre arrivée (!), la chienne Gracie déploie toutes les qualités de la parfaite hôtesse: sociable, douce et enjouée.

Gracie fait partie des ambassadeurs canins de la réputée chaîne d’hôtel. En poste depuis mai 2009, elle est rapidement devenue la coqueluche des visiteurs. «Sa tâche est d’accueillir nos invités et d’aller leur faire découvrir les environs», résume Colette Dufault, directrice des ventes et du marketing. Selon cette dernière, Gracie connaît beaucoup de succès auprès des enfants, mais aussi des personnes âgées.

«Les visiteurs peuvent prendre rendez-vous pour aller la promener», explique Annick Marseille, coordonnatrice des communications et des relations publiques de Mont-Tremblant. L’animal a aussi besoin de repos! Ainsi, lors de mon passage, peu après midi, Gracie était en pause.

En plus de posséder sa propre insigne d’employé, la chienne dispose d’une adresse courriel. On peut lui écrire à cmt.gracie@fairmont.com.

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Haïti comme destination touristique

Comme je suis d’accord avec Étienne Côté-Paluck, journaliste indépendant basé à Port-au-Prince! Dans une entrevue accordée à Anne-Marie Whitenshaw à la Première Chaîne, il vante les charmes de la perle des Antilles, persuadé que le tourisme peut aider la population à se relever. Il faut absolument se laisser contaminer par son enthousiasme et consulter ses suggestions sur le blogue L’ami international.

«La meilleure façon d’aider, c’est de créer des relations personnelles avec des gens ici, de connaître le pays et d’aider en injectant notre argent dans l’économie, dit-il. (…) Le tourisme est l’un des grands axes de la redynamisation du pays.» Je préfère de loin lire/entendre un journaliste qui a passé du temps sur le terrain plutôt qu’un envoyé spécial qui n’y passe que quelques jours. On sent que le collaborateur du Devoir connaît la culture haïtienne et l’aime profondément. Ça fait du bien.

La chanteuse et comédienne Stéphanie Lapointe est elle aussi en Haïti en ce moment pour tourner une série de six reportages pour Challenge Your World et Care Canada. Elle partage sporadiquement photos et impressions sur son blogue et à l’émission AM. Une page Facebook a également été créée pour l’occasion.

J’avais glissé un mot sur le tourisme en Haïti sur EnTransit.ca peu après le séisme.

Bien sûr, ce n’est pas non plus pour tout le monde…

MÀJ, à écouter également : une entrevue de Christiane Charette avec Étienne Côté-Paluck réalisée six mois après le tremblement de terre. Il avait aussi, à ce moment, parlé de l’importance du tourisme.

Les hôtels les plus «crades» de la planète

Quand je pense aux pires endroits où j’ai logé en voyage, j’hésite entre donner le titre du plus miteux à cet hôtel de Krabi, en Thaïlande, avec des rats aussi gros que des chats, ou à ce motel de Virginie où j’ai découvert une immense tache brune sous le lit en chassant un mulot…

Nous avons tous des histoires d’horreur du genre, qui nous font frémir sur place, mais bien rire au retour. Alors que TripAdvisor présente sa liste 2010 Dirtiest hotel, je vous présente les témoignages de Québécois qui ont bourlingué aux quatre coins de la planète.

«Il y en a tant! s’exclame Caroline-Isabelle Caron, professeur d’université, quand on lui demande quel est le pire établissement qu’elle ait fréquenté. Il y a cet hôtel à New Haven ,CT, décrit comme sympa en ligne mais qui s’est avéré être une maison de chambres. La porte ne barrait pas, les autres pensionnaires ne se lavaient pas tous et il y avait une souris morte depuis quelques jours sous l’évier qui embaumait la chambre. J’étais la seule femme de l’hôtel. J’ai vite compris pourquoi le chauffeur de taxi ne voulait pas me conduire là et m’offrait de me conduire au Holiday Inn sans frais! J’y suis d’ailleurs allée le matin venu, après une nuit blanche.»

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Le saviez-vous?

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L’étiquette parfaite!

Ce n’est pas parce que j’ai acheté une valise noire toute simple que je vais me la jouer «mémé-trotter»! J’avais en tête de trouver une étiquette funky qui ajouterait une touche de couleur à ma compagne de voyage (et, du coup, me permettrait de la repérer rapidement sur le carrousel). J’ai eu le coup de foudre pour celle-ci, dénichée à la boutique Mortimer Snodgrass, rue Notre-Dame, dans le Vieux-Montréal.

Prix: 11,50 $.

Si vous nous croisez près d’un carrousel un de ces jours, venez nous saluer! lol

Une journée à travers le monde

Que faites-vous le 24 juillet? Ridley Scott et Kevin Macdonald veulent le savoir! Le premier agit à titre de producteur et le second, de réalisateur, du documentaire Life in a day, qui sera tourné aux quatre coins de la planète la même journée par des gens comme vous et moi. Le film sera présenté en avant-première au Sundance Film Festival en janvier 2011.

Intéressé à participer? Voici la description qu’on trouve sur la chaîne YouTube du projet:

"Un jour dans la vie" est une expériene inédite visant à créer un film à partir de vidéos réalisées par des internautes du monde entier En un mot, c’est un documentaire tourné en un jour par des gens comme vous. Le 24 juillet, vous aurez 24 heures pour fixer un moment de votre vie sur pellicule. Les vidéos les plus intéressantes et les plus originales seront incluses dans un documentaire expérimental co-produit par Ridley Scott et réalisé par Kevin Macdonald.

La version finale sera présentée en avant-première lors du Sundance Film Festival en janvier 2011, et pourra être visionnée ici même, sur YouTube. Si vos images ont été retenues, vous serez honoré du titre de "metteur en scène associé" et vous aurez peut-être la chance de figurer parmi les 20 contributeurs invités à célébrer l’événement avec Kevin Macdnalt à l’occasion du festival.

Ridley Scott et Kevin Macdonals présentent tous deux Life in day à leur manière:

Je ne sais pas pour vous, mais moi, j’ai très hâte de voir le résultat final. Le seul détail qui m’agace est que les pays en développement risquent d’être peu représentés. S’ils le sont, les séquences mettront en lumière le vécu de ceux qui ont accès à une caméra, ce qui reflétera le quotidien d’un bien faible pourcentage de la population.

MashableLe FigaroEurope1 et Showbizz.net ont publié des articles sur le sujet.

Les participants doivent être âgés de 13 ans et plus. «Just do it», insiste Ridley Scott.

(Via Nadine Mercure sur Facebook)

MÀJ 9h40: Je viens de me rappeler d’un projet invitant les internautes à filmer leur journée, My day, yesterday.L’envergure n’est bien sûr pas la même, mais l’exercice reste intéressant. Patrick Dion s’était amusé à coller quelques «tranches de vie» de son quotidien en janvier 2009.

Carte postale de Tremblant

Je reviens tout juste d’un week-end à Tremblant seule avec Chéri (… et une vingtaine d’autres journalistes accompagnés! LOL). Je vous en dirai plus au cours des prochains jours sur EnTransit.ca (et fort probablement ici), mais pour l’instant, voici le résumé de notre après-midi en seize secondes!

MÀJ 12 juillet: Mes deux premiers billets sont en ligne, Un week-end à Mont-Tremblant et Où manger à Mont-Tremblant ?

Sommes-nous plus infidèles en voyage?

Discussion intéressante ce matin sur Twitter, suite à l’écoute d’une entrevue réalisée avec Christine Bravo à propos de son roman Foudre (que je n’ai pas lu). Marie-Annick Boisvert posait la question : «Est-ce qu’en voyage on est plus près de l’infidélité?», à laquelle j’ai spontanément répondu : «Je pense qu’en voyage, on est tout simplement plus fidèle à soi-même!»

La sexologue et auteure Jocelyne Robert a ensuite renchéri: «En voyage on se déprogramme; on est donc plus proche de tout ce qui nous éloigne de la routine…». Ma réponse: «J’aurais plutôt tendance à dire qu’on se "re"-programme. Déstabilisé, on a pas le choix de se connecter à son soi profond! :-)» Ce à quoi elle a rétorqué: «Très juste. Si son "soi profond" n’est pas si profond qu’on arrive plus à descendre jusque là . ;-)))»

C’est exactement pour ça que j’aime tant Twitter: les échanges, surtout quand ils nous poussent ensuite à poursuivre la réflexion. Avoir ainsi accès à une spécialiste et à des dizaines d’internautes qui enrichissent la discussion grâce leur bagage respectif, c’est hyper-précieux!

Donc, pour en revenir à la question de départ: sommes-nous plus infidèles en voyage? Je ne crois pas qu’il faille poser la question ainsi. La vraie question serait plutôt à mon (humble!) avis: pourquoi les gens se laissent-ils plus facilement aller dès qu’ils s’éloignent de chez eux? On parle de fidélité amoureuse, mais c’est vrai aussi dans les autres sphères de la vie.

Être plongé dans un contexte inhabituel nous place dans un état de déséquilibre. Plusieurs cherchent à s’accrocher à tout ce qu’ils peuvent trouver pour ne pas tomber. Mais c’est justement ça le grand plaisir du voyage, selon moi: tomber, tomber et tomber encore. Apprendre à marcher différemment parce que le sol n’a pas le même relief et qu’on doit s’adapter pour éviter de se retrouver constamment les quatre fers en l’air. Cet état de vertige nous force à nous brancher sur nous-même et révèle parfois certains aspects qui passent inaperçus au quotidien. Il met en lumière des travers dont on ne connaissait même pas l’existence tout comme des forces insoupçonnées.

Voyager, pour moi, c’est d’abord se connecter sur son soi profond. Ce soi qui, au fil des voyages, tangue de moins en moins. On garde la flexibilité, mais la «chute» a moins d’impact parce qu’on s’accroche à soi-même plutôt qu’à ce qui nous entoure.

Quand on apprend une langue, c’est concret. On arrive sur le terrain et hop! on arrive à communiquer. Je trouve qu’on apprend aussi à voyager, même si c’est moins tangible. Je ne parle pas de savoir comment se repérer dans un aéroport ou arriver à mimer ce qu’on veut manger dans un restaurant exotique. On apprend à être soi et, surtout, à accepter que ce soi n’est pas immuable. L’endroit d’où l’on vient jette forcément les bases de ce que nous sommes. Mais ces bases peuvent être secouées – voire pulvérisées – par les endroits où l’on va. C’est pour cette raison qu’il me semble si important d’arriver à se délester au maximum du poids d’une culture – la sienne, celles des autres – et de se bâtir soi-même, pierre par pierre, à partir des valeurs qui nous sont chères, peu importe que nos ancêtres les partagent ou non. Mais c’est ma manière bien personnelle de voir la vie! :-)

Alors, plus infidèles ou pas? À vous de me dire maintenant!