Trois endroits où décrocher de la technologie

© Emerald Lake Lodge, Colombie-Britannique

Arrivez-vous à vraiment vous débrancher pendant vos vacances? Et si vous n’aviez pas le choix? Trois coins de paradis pour une véritable pause de la techno sans sortir des frontières canadiennes.

1.Emerald Lake Lodge, Colombie-Britannique

«Pas d’Internet, pas de télévision, pas de cellulaire!» insiste Jennifer Morrison, relationniste de Canadian Rocky Mountain Resorts. Au bord du lac Emerald, dans le parc national Yoho, cet hôtel haut de gamme qui a charmé les lecteurs du magazine Condé Nast Traveller à plus d’une reprise occupe une place à part.

La suite sur Canoë!

Archives de mes chroniques «choc des cultures»

De Toronto à Vancouver

Je suis à Toronto jusqu’à jeudi. Après, je réaliserai un vieux rêve: traverser le pays en train. Je terminerai mon périple par quatre journées à Vancouver, une ville dont je ne me lasse pas.

À mon poignet, le bracelet que ma fille a fabriqué contraste un peu avec mon look «je-vais-participer-à-un-panel-et-j’essaie-d’avoir-l’air-d’une-adulte». «Tu vas l’apporter Maman», m’a-t-elle ordonné avant de me donner un énième bisou de départ. Tu vois Maya? Il ne me quitte pas!

On aura tout lu

Bon, OK, je passe à la confesse. Quand j’avais 10-12 ans, j’avais un groupe de musique qui portait le nom fort original de «Les jeunes chanteuses» (la faute à Minipops, Kids Incorporated et cie). On interprétait les hits les plus quétaines de l’heure, prenant tout le voisinage en otage (après leur avoir soutiré quelques pièces) pour assister à nos grandioses performances. J’étais la drummeuse (sans drum). Et l’une desdites «jeunes chanteuses» (sans voix).

Pour le bien de l’humanité (!), je n’ai plus poussé la chansonnette devant public depuis. Vous ne le savez pas, mais vous devriez tous en ce moment être en train de me remercier en me baisant les pieds! LOL

Tout ça pour dire que j’en ai dit, des niaiseries, à l’émission On aura tout lu, animée par Marie-Louise Arsenault. Disons que j’avais laissé mon «filtre» à la maison! J’ai eu beaucoup de plaisir, mais j’avoue que je suis moins dans ma zone de confort quand vient le temps de faire une entrevue «d’auteure» (ah! si vous saviez à quel point ça me fait plaisir de me faire présenter ainsi) qu’une chronique qui fait appel à mon bagage de journaliste.

J’espère par ailleurs n’avoir froissé personne avec mes blagues sur Chibougameau et St-Félicien! Car j’ai aussi glissé quelques mots sur mon adolescence de «mésadaptée des bois», préférant la compagnie des poètes maudits à celles des ours et des perdrix…

Toujours très étrange, après l’enregistrement d’une émission de ce genre, de réaliser qu’on se souvient à peine de la moitié de ce qu’on a dit. On bavardait avant d’entrer en ondes et entre les chroniques, alors je ne sais plus très bien ce qui a été enregistré ou pas. Et puis, la discussion est allée dans une toute autre direction que celle à laquelle je m’attendais!

Si vous êtes curieux, c’est par là (diffusion dimanche de 14h à 15h, en rediffusion à 22h).

P.S.: Pour l’anecdote, j’ai interviewé Jici Lauzon à l’âge de 14 ans pour le journal étudiant («La Porte» – notre slogan était: «Si ton prof te dit de prendre la porte, montre-lui fièrement») que j’avais mis sur pied avec des copains à la Polyvalente des Quatre-Vents de St-Félicien, dans mon Lac-St-Jean natal. C’était la première fois que je le recroisais depuis (comme pour Patrick Bourgeois)! :-) Je ne me rappelle pas du contenu de l’entrevue, mais je suis sûre d’une chose: on avait causé littérature. Un vague souvenir de Khalil Gibran

Plaisirs d’été

1- Passer un dimanche au spa Balnéa avec des copines. Manger comme des reines grâce à l’événement L’Été des chefs. Se faire réprimander parce qu’on parle trop fort.

Avec Karine Charbonneau (à gauche) et Katerine-Lune Rollet (à droite)

2- Constater qu’une jupette achetée cinq ans auparavant nous va toujours (même si moins seyante) malgré les cinq kilos supplémentaires.

3- Balancer l’idée de perdre les cinq kilos gagnés au cours des dix-huit mois précédents. Saliver à l’idée de sa prochaine virée gourmande.

4- Croiser des Twitter friends et d’ex-collègues qu’on a pas vues depuis longtemps à la Coupe Rogers (merci Iris!). Se faire réprimander parce qu’on parle trop fort pendant le match…

Avec Audrey Albicy et Marika Lapointe

5- Se plaindre du réveil qui sonne un samedi matin et réaliser que c’est pour aller se faire masser. Oui, pour le travail.

6- Marcher tranquillement malgré la grisaille en se sentant les avant-bras toutes les cinq minutes parce que la lotion au jasmin et tiare appliquée par la massothérapeute à la fin du soin sent trop bon.

7- Voir qu’enfin, le blogue sur lequel on bosse depuis près d’un an a un look d’enfer. :-)

Accro aux lunettes de soleil...

8- Assumer totalement ses nouvelles lunettes Maui Jim au look «préfini des années 1980» et piquer la curiosité du chauffeur de taxi en s’auto-tirant le portrait.

9- Bruncher avec une copine qui sort rarement de sa brousse, le chum et la marmaille.

10- Passer un premier week-end sans enfant en quatre ans.

11- Appréhender la fin de l’été, mais célébrer la sortie imminente d’un quatrième livre.

12- Manger une queue de castor à La Ronde après un tournage de La Revanche des NerdZ.

13- Siroter tranquillement un chocolat chaud chez Juliette et chocolat entre deux rendez-vous. Rester à l’intérieur à cause des pu***** de guêpes. Oublier l’heure.

Chocolat chaud Guanaja

14- Télécharger des photos et réaliser que les trois quarts ont été prises par une petite coquine de bientôt quatre ans. Constater le désordre de la maison à travers ses clichés. S’attendrir devant ses autoportraits.

15- Serrer sa fille très fort dans ses bras parce qu’on s’apprête à la quitter pour une dizaine de jours. Sentir tout l’amour du monde dans ce câlin. Se promettre de l’emmener la prochaine fois. Être contente, malgré tout, de réaliser son vieux trip de traverser le Canada en train. Vouloir aller partout, idéalement avec elle…

Tourisme de misère

J’ai été invitée à parler de poorism ce matin à l’émission AM, à la Première Chaîne de Radio-Canada. Le prétexte: un article percutant publié dans The New York Times (et traduit dans Courrier International), signé par un résident d’un quartier défavorisé du Kenya, Kennedy Odede, directeur général de Shining Hope for Communities.

Fidèle à mon habitude, voici les notes que j’avais préparées.

Qu’on parle de «slum tours» ou de «poorism», c’est un sujet très délicat qui mérite qu’on aille plus loin que ce qui nous semble l’évidence.

J’y réfléchis depuis plusieurs années. Quand on lit un témoignage comme celui publié dans The New York Times, on ne peut qu’être d’accord avec les propos. C’est un témoignage de l’intérieur, de là sa grande valeur. Mais c’est difficile de trancher aussi radicalement… Ceux qui militent pour évoquent une recherche d’authenticité (pour plusieurs authenticité veut dire pauvreté). Ceux qui sont contre parlent de freak show, de voyeurisme. Personnellement, je crois au tourisme comme outil de développement  dans les communautés, mais dans le cas précis de visites guidées «de misère», j’ai tout de même des réserves. Tout est dans le «comment». Et à qui revient les bénéfices… Le hic, c’est qu’on a rarement des garanties.

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Traductions douteuses de voyageurs

Vous avez beau avoir pris quelques leçons express de la langue du pays que vous visitez, avouez que sur place, il n’est pas toujours évident de se faire comprendre. Rassurez-vous, vous n’êtes pas les seuls à commettre des faux pas! Voici la preuve…

Je ne calcule pas le nombre de fois où j’ai commandé «dormir» au lieu des dumplings(quenelles) dont j’avais envie à des vendeurs ambulants, à Taïwan. C’est que dans la langue de Mao, les deux mots se prononcent exactement de la même manière, mais avec des tons différents. Il m’est certainement aussi arrivé de parler de «cheval» en voulant prendre des nouvelles de la mère de mes amis pour la même raison…

L’éditeur Stéphane Berthomet se souvient d’un copain qui avait lui aussi mentionné un animal hors contexte. «Il disait «Burro! Burro!» à un serveur, en Espagne, ce qui veut dire âne!»

La suite sur Canoë (il faut vraiment lire jusqu’à la fin!)

Archives de mes chroniques «Choc des cultures»

MÀJ: Sur Twitter, des internautes ont partagé d’autres anecdotes. Je vous les copie-colle:

Valérie: «Dire à un guide japonais que mon signe astro est cock»

Sophie: «I’ll have a bear au lieu de beer

Bataille d’oreillers en plein vol

J’ai récemment publié un billet à propos d’agents de bord hors de l’ordinaire sur mon blogue MSN, EnTransit.ca. Cette bataille d’oreillers captée par un passager d’un vol de Lufthansa (Tel Aviv-Francfort) aurait pu en faire partie…

(Via The Huffington Post et CNN)

Eat, pray, love: le film est-il à la hauteur?

J’avais tellement hâte de voir l’adaptation cinématographique d’Eat, pray, loveLa bande-annonce me faisait frissonner. Je m’imaginais ressentir à nouveau le tourbillon d’émotions provoqué par la lecture du bouquin d’Elizabeth Gilbert. Je «pré-pleurais», comme je le disais à la blague.

Eh ben non. J’aurais pu mettre du mascara avant d’aller le voir.

J’ai eu l’impression que Ryan Murphy n’était ni un grand gourmand, ni un grand voyageur. Plans de nourriture en Italie trop rapides,  peu d’images des pays magnifiques visités par la protagoniste (on s’arrête aux clichés, alors que dans le livre, on «ressent» ce qu’elle voit)… En fait, j’ai eu l’impression qu’il a surtout pris plaisir à filmer Julia.

C’est un autre hic, d’ailleurs. Ne vous méprenez pas: j’adore Julia Roberts. Elle est magnifique dans le film. Mais comme pour Brad Pitt, Tom Cruise et toutes ces mégastars hollywoodiennes, j’ai du mal à voir quelqu’un d’autre que l’acteur. Du mal à croire en leur personnage. Je vois Julia Roberts quand je la vois sur grand écran. Même si elle est excellente, elle n’est pas Elizabeth Gilbert. Impossible cependant de vous dire si le sentiment aurait été le même avec une actrice inconnue.

J’ai aussi trouvé la portion newyorkaise trop généreuse. J’aurais pris plus de Rome, de ashram et de Bali, et un peu moins de mise en contexte. La quête plutôt que le divorce et la relation qui l’a suivi. Mes passages favoris du livres ne sont pas tous dans le film. Certaines phrases sont si savoureuses! Je pense notamment aux «kilos les plus heureux» qu’elle a pris pendant son séjour italien et à «cette atmosphère de cocktail qu’elle ne peut s’empêcher de recréer autour d’elle peu importe où elle se trouve», après avoir tenté de devenir l’une de ces filles mystérieuses qu’elle a toujours admirées. On évoque trop rapidement des périodes charnières. Normal, me direz-vous, dans un condensé ciné. En effet. C’est pour cette raison que le vrai voyage se fait avec le livre.

Reste Javier. Incontournable Javier. Tellement Javier… On craque, bien sûr.

Oui, c’est un joli film. Ceux qui n’ont pas lu le bouquin l’aimeront sans doute (parenthèse pour dire que je suis généralement plutôt ouverte aux adaptations ciné, je suis rarement celle qui dit «le livre était meilleur», arrivant à nuancer mon discours). Il est vrai qu’il était impossible de montrer l’évolution d’une année de voyage en deux heures.

Mais je suis restée sur ma faim. Je n’ai pas détesté: j’ai seulement été moins interpellée que lors de la lecture du livre. Un peu prévisible. Et pourtant, j’aurais tant aimé ne pas avoir autant de bémols!

Sur le même sujet: mon billet sur le livre Mange, prie, aime.

MÀJ: Sylvie St-Jacques de La Presse n’est apparemment pas du même avis que moi! Mais contrairement à Marie-Eve Fournier de RueFrontenac.com, l’impeccable chevelure de Julia ne m’a pas trop dérangée. lol

À lire également : mon article sur les forfaits inspirés de Mange, prie, aime sur EnTransit.ca (MSN.ca).