La dernière fois que j’ai mis les pieds chez Birks, c’était pour le lancement d’un téléphone cellulaire incrusté de diamants. J’avais trouvé le moyen de me faire remarquer même si j’étais totally underdressed en trébuchant sur l’un des serveurs. Les coupes qui se trouvaient sur son cabaret avaient élégamment heurté le sol (et légèrement éclaboussé sa chemise impec’). Gloup.
En passant la porte du célèbre bijoutier tout à l’heure, je me suis pourtant sentie très bien. Genre: un peu trop bien. Bien pas normal malgré mon jean et mon béret. Soit: a) je suis en train de devenir une vraie «matante» b) le lieu est en train de se «dématantiser». Peut-être un peu des deux (quoique je ne connais aucune «matante» qui mangerait des vermicelles de riz avec autant d’intensité. En fait, «matante», «vermicelles de riz» et «intensité» ne sont tout simplement pas cohérents dans la même phrase. Merde. L’ai encore fait. L’incohérence, je veux dire. Anyway.).
Me voici chez Birks, disais-je, la tête haute malgré les profondeurs abyssales de mon compte bancaire. Les diamants? Who cares quand un lion géant en chocolat conçu par Christophe Morel vous accueille quelques pas plus loin?
















