420 caractères, ce n’est pas assez

J’allais partager à mon tour cette chronique d’Émilie Dubreuil publiée sur MSN.ca, que plusieurs personnes de mon entourage ont relayée aujourd’hui. J’allais surtout faire une montée de lait à cause de sa chute, en fait. Mais comme Facebook n’autorise que 420 caractères et que mon commentaire en fait 733, je le copie-colle ici:

Intéressant, ce texte que plusieurs de mes amis Facebook ont partagé aujourd’hui, mais la finale me fait vraiment tiquer:

Les gens ne sont-ils pas assez intelligents pour séparer le bon grain de l’ivraie?

Je ne peux m’empêcher de penser «non» quand je constate que le Journal de Montréal en lock-out compte toujours des lecteurs. Et oui, ça me désole vraiment de le penser.

Pire:

Enfin, dans un monde où le corporatisme syndical rend l’accès aux postes de journalistes difficile pour les jeunes, ce qui en force plus d’un à gagner leur vie comme pigiste, a-t-on besoin de renforcer encore plus le corporatisme des idées?

Hey WO! Il y a des gens qui CHOISISSENT de devenir/rester pigistes. Envers et contre tout (et tous).

Cette vision de la pige par dépit me fait chaque fois sortir de mes gonds. (Et oui, je suis chatouilleuse sur la question. Particulièrement en ce moment. Même si ce n’était pas le sujet de la chronique.)

Cela dit, moi non plus je n’aurais pas ajouté de point de vue féministe dans mon topo sur les Juifs…

P.S.: Je précise que je n’ai pas lu les détails de la Commission Payette et que mon commentaire concernait la chronique de la journaliste.

Pour filles seulement

C’était au début de 2010. L’aventure Espadrilles et champagne se dessinait tranquillement, mais rien était encore coulé dans le béton. J’ai rencontré l’équipe d’Ulysse, intéressée à créer un blogue axé sur les «girlfriends getaways». L’idée me plaisait bien sûr beaucoup, mais comme aucune rémunération n’était prévue, il n’aurait pas été raisonnable d’accepter de pondre un billet par semaine avec tout le boulot que j’avais déjà à abattre. Pourquoi ne pas le faire en gang, alors? Le blogue se trouverait bonifié par les expériences et les intérêts variés de chacun des membres de l’équipage.

Katerine-Lune, Karine, moi, Cécile et Nath Pelletier

C’est ainsi que Karine Charbonneau, Katerine-Lune Rollet, Cécile Gladel, Isabelle Marjorie Tremblay, Nathalie Pelletier, Nathalie Rivard et Marie Normand sont montées à bord. Nom du blogue: Copines en cavales.

À tour de rôle, nous présenterons des activités, sorties ou escapades parfaites pour les groupes de copines (comme je le mentionne dans le premier billet).  Ayant des intérêts plutôt éclectiques, vous pourrez une semaine découvrir un forfait spa et la semaine suivante, partir en expédition de chasse! Quelques articles sont déjà en ligne: spa Bota BotaPop up Avocado et spa Balnéa.

Prêtes à partir? On largue les amarres!

P.S.: Notez que les premiers billets ont été rédigés au cours de l’été dernier (de là le vert du gazon…).

 

La chance

«T’es tellement chanceuse!» Combien de fois ai-je entendu cette phrase depuis le début de ma vie professionnelle? À 19 ans, à mes débuts à MusiquePlus, on me la lançait parce que je voyais défiler les plus grandes stars de la planète et que j’avais accès à des dizaines de spectacles gratuitement (sans parler du fait que c’était totalement cool de faire partie de cet univers). Puis, quand j’ai balancé un super-contrat télé pour aller vivre en Asie à l’âge de 26 ans, on me l’a ressortie maintes fois. Depuis que j’écris principalement sur le tourisme et les spas, c’est mon pain quotidien.

De la chance, vraiment? D’être née avec une facilité à écrire et à m’exprimer, peut-être (quoique…). D’être encore en santé aussi (bien qu’elle ait vacillé à quelques reprises en 2010), puisque je n’ai pas tellement pris soin de moi depuis la naissance de ma fille. Mais pour le reste, c’est d’abord et avant tout une question de travail acharné. De choix et de risques pas toujours calculés, également, parce que toujours guidés par une pulsion plus forte que tout le reste.

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Carte postale des Bahamas

Quelques mots depuis le Disney Dream (oui, le gros bateau que vous apercevez sur la photo), sur lequel je vogue depuis deux jours. Nous avons passé la journée à Castaway Cay, île privée de Disney. Très loin de celle de Robinson, comme vous pouvez l’imaginer, mais que de plaisir! En guise de preuve de mon passage aux Bahamas, je rapporte un charmant dégradé de rouges sur les épaules…

Demain matin, back to Florida. Malgré la pluie et le temps frisquet annoncé, nous tenterons de profiter à fond de nos deux dernières journées à Disney World. Merci Mickey!

P.S.: La connexion Internet à bord est très instable et surtout, très lente, et mes deux premières journées à Disney World ont été hyper-chargées. Plus de détails bientôt ici et sur EnTransit.ca. En attendant, consultez mon fil Twitter!

À lire également (màj 23h45): mon billet sur la cérémonie de baptême du Disney Dream.

À voir sur le Web: Terres d’échanges

Je suis de ceux qui croient que l’expatriation révèle à la fois le meilleur et le pire de nous-même. Qu’elle fait partie des expériences que tout le monde devrait vivre au moins une fois dans sa vie pour s’offrir une meilleure perspective du monde et de soi.

Poser ses bagages dans un pays inconnu implique l’abandon de quelques (plusieurs?) acquis culturels, soit. Mais l’exil commande aussi l’acceptation d’une certaine vulnérabilité, préalable à une réelle ouverture.

Je n’ai jamais vécu aussi intensément que pendant mes quinze mois en Asie. Jamais été aussi alerte et créative, non plus. Déboussolée, mais mieux ancrée en moi-même. J’étais «à on». J’étais «là». C’est à Taïwan, aussi, que j’ai compris la signification du mot «relatif».

Mes clics viennent de m’emmener tout à fait par hasard sur la page de la magnifique série Terres d’échanges, diffusée à Télé-Québec. Je me souviens avoir vu l’épisode sur l’Argentine, mais je n’avais pas visionné celui consacré au Laos, qui vient de réveiller une foule d’émotions…

Chose certaine, l’Asie et moi, ce n’est pas fini.

Il est possible de revoir tous les épisodes de la série ici.

Un couple inspirant

J’ai déjà glissé un mot sur EnTransit.ca à propos de ce couple originaire d’Amos, en Abitibi, parti faire le tour du monde pendant quatre ans. Je viens de découvrir qu’ils continuent d’alimenter leur blogue, même s’ils sont revenus depuis juin 2010.

Maryse Guévin et Dany Thibault ont mis en ligne plus de 300 vidéos, comme celle-ci, relatant leur séjour en Inde:

Si je me fie à la dernière, tournée non loin de la maison des parents de Dany,  ils tentent de poser le même regard chez eux que pendant leur périple.

Leur site constitue toujours une bonne ressource pour ceux qui souhaitent bourlinguer en dépensant le moins possible (on peut même voir leur budget). Notez qu’on peut aussi les suivre sur Twitter (mais ils ne semblent s’en servir que pour publiciser leurs billets et vidéos). À lire: un reportage réalisé par le journal Abitibi Express sur leur aventure, ainsi que d’autres entrevues accordées pendant leur voyage.

Voyager avec un budget de 15 $ par jour (sans les billets d’avion), vous y arriveriez, vous? J’aurais sans doute pu il y a dix ans. Aujourd’hui, j’admets que ce serait plus difficile… Mais si mon homme était game pour qu’on lève l’ancre en famille, je ne pense pas que j’hésiterais bien longtemps!

Malgré tout, je ne peux m’empêcher de penser au retour. Revient-on jamais de ce genre de périple? Et la sous-question: faut-il vraiment en revenir?

Disney World et Bahamas

Si l’on m’avait dit il y a six ans que je deviendrais une telle fan de Disney, j’aurais probablement levé les yeux au ciel en jurant de me renier moi-même si la prophétie se concrétisait. Moi, la backpacker qui aimait tant l’aventure? La fille qui bossait sur des émissions de télé vouées au commerce et au tourisme équitables? Qui voyait le journalisme comme une manière de sensibiliser la population au sort du reste de la planète? La même qui est allée rencontrer d’ex-enfants esclaves au Mali, des talibés au Sénégal, qui a tourné un vidéoreportage sur l’utilisation de bambins dans des mines d’or du Burkina Faso et qui n’a pas hésité à qualifier Disney World de «merveileux monde du fake» dans son premier reportage sur l’endroit?…

Puis, ma fille est née. Je suis retournée à Disney World pour le boulot. Souvent. Et aujourd’hui, je peux vous dire que j’y retournerai encore et encore. Pas qu’ils m’ont eue à l’usure (!), mais parce que voir autant d’étoiles dans les yeux de son enfant, ça peut faire voler en éclat les principes (ou préjugés?) les mieux polis au fil des ans. Parce que tout y est simple, aussi. Déplacements, restos, activités… on a qu’à se laisser porter. Parfois, ça fait du bien.

Attention, ça ne m’empêche pas de montrer d’autres réalités à ma jeune globe-trotter. De lui apprendre que la vie n’est pas un conte de fée. De la sensibiliser au sort des enfants moins favorisés. De l’emmener voir la tour Eiffel, les marchés asiatiquesles Rocheuses et le pays entier. De lui rappeler la chance qu’elle a.

Mais je veux aussi qu’elle se donne le droit de rêver.

Toujours.

No matter what.

(Nous partons la semaine prochaine pour Disney World et en croisière dans les Bahamas à bord du Disney Dream. L’invitation est arrivée fin décembre. Une belle surprise, qui tombait plutôt bien après ce dernier voyage mère-fille annulé.  Comme je me sens de mieux en mieux – la fatigue post-pneumonie s’évapore tranquillement -, je me suis dit que c’était voyage parfait pour me remettre dans le bain!)

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Billets pour le Vermont

Je viens de mettre en ligne mes derniers articles sur le Vermont sur EnTransit.ca. Ils sont ici:


Bonus «Taxi-broussiens»:  T’sais la fois…Tranche de vie, Stowe Mountain Lodge Style et Carte postale du Vermont


Souvenir de promo

La charmante réalisatrice de la défunte émission Plus sur commande, Jacynthe Maltais, à MusiquePlus, vient de me faire parvenir le lien de cette entrevue que j’ai accordée à la chaîne en 2007, alors que je faisais la promotion de Cartes postales d’Asie. C’est l’aspect anecdotique du livre qui est surtout mis de l’avant.

Ce que je ne dis pas dans l’interview, c’est que je me suis non seulement habituée à la cuisine locale après quelques semaines, mais qu’aujourd’hui, c’est l’une des choses qui me manque le plus!

Cartes postales d’Asie est le récit de mes quinze mois en Orient en 2001-2002, alors que j’avais 26-27 ans.

Trois livres à gagner

Un petit concours pour bien débuter la semaine?  Je fais tirer deux exemplaires de la version française de Mama Cool (Michel Lafon, 2009 – la couleur de la couverture a été changée pour le marché européen), et un de Cartes postales d’Asie (Mémoire d’encrier, 2007). Que les intéressés se manifestent dans les commentaires de ce billet! Je ferai le tirage au sort demain matin, à 9h. À noter que les participants doivent résider au Canada.

J’en profite pour vous dire que le quatrième album de la série Lily Têtue (La Goélette), illustré par Audrey Gauthier, sera publié ce printemps, et que ma nouvelle La ronde et ses montagnes russes fera partie du recueil Cherchez la femme, dirigé par India Desjardins et publié aux éditions Québec Amérique en février.

Vive les livres!

P.S:  Si vous avez une préférence, merci de la mentionner dans votre commentaire. Je tenterai d’en tenir compte (du moins, pour le premier nom pigé!).

MÀJ 11 janvier, 9h05: Le concours est terminé! Les gagnants sont, dans l’ordre: Danielle Durette, Andrée-Anne et Marie-Ève. Je vous envoie un courriel à l’instant pour avoir vos adresses postales. Merci d’avoir participé! :-) Avis à ceux qui aimeraient se procurer l’un ou l’autre de ces livres: Cartes postales d’Asie est toujours disponible sur commande et Mama Cool est encore dans plusieurs librairies.

T’sais la fois…

… où une inconnue a pouffé de rire en te croisant dans les toilettes après que te sois époumonée à chanter La Isla Bonita, Bizarre Love Triangle et Get Down (entre autres hits massacrés) avec des collègues dans un karaoké du Vermont?

De gauche à droite: votre pas-si-humble serviteur, Jen Butsen de Ski Vermont, Sarah-Émilie Nault de Canoë et Martine Boulianne de La Presse

Quatre filles, deux micros et un nombre incalculable de fausses notes...

Oui, cette fois-là.

(Merci à David Nathan pour les photos.)

10 choses que je ne veux plus voir en 2011

1- Les photos de profil Facebook arborant la binette de votre progéniture. Vous n’êtes PAS votre enfant!

2- Les «Twitterprétentieux» (ou «Twittersnobs»). Ceux qui ne suivent personne (ou si peu) me donnent envie de hurler. Allô? Twitter est un réseau SOCIAL. Pas votre own personnal bannière publicitaire. En 2007, j’aurais compris que vous n’ayez pas encore compris (je ne comprenais pas non plus). En 2011, non.

3- Les abonnés yoyo (je t’ajoute/je te flushe/je t’ajoute/je te flushe) et les «artistes en herbe extrême» (qui veulent TELLEMENT être reconnus) sur Twitter.  Les pires: ceux qui nous bombardent de «messages subtils» dans l’espoir de devenir la découverte de l’année, qui se vexent quand on ne parle pas d’eux et qui nous éliminent de leur cyberunivers. Vous croyez vraiment qu’on ne le remarque pas? Heureusement, les vraies découvertes restent nombreuses et les atomes «crochissent» régulièrement. Le mot-clé: authenticité.

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Les retours

J’ai toujours l’impression que ma fille a changé quand je reviens d’un voyage. Comme si le temps laissait plus de traces sur son jeune visage… Même sa voix m’apparaît différente. J’ai chaque fois un petit pincement au coeur en ressentant cette espèce de fossé temporel.

Trois petites journées après l’avoir quittée pour découvrir deux complexes du Vermont, je l’ai retrouvée fiévreuse cet après-midi. Hier, pendant que je me faisais bichonner dans un spa, elle faisait grimper le thermomètre à près de 40 degrés… Bonjour la culpabilité.

Je me demande parfois si c’est une bénédiction ou une malédiction d’aimer autant bourlinguer.

Tranche de vie, Stowe Mountain Lodge style

Moi, dans un anglais approximatif: Bonsoir, je veux prendre un bain, mais je n’arrive pas à enfoncer le bouchon. L’eau s’enfuit!

Préposé à la réception: Peut-être y a-t-il un bouton près du drain?

Moi: Je n’en ai pas vu… J’ai tout essayé. Rien ne fonctionne!

Préposé à la réception: Voulez-vous que j’envoie un engineer?

J’ai mis quelques secondes à réaliser que le mot anglais est le même pour «technicien». Le service est tellement diligent à Stowe Mountain Lodge que j’imaginais déjà un ingénieur bardé de diplômes débarquer pour m’aider à résoudre l’énigme du bouchon fuyant…

Carte postale du Vermont

Je tente une énième réconciliation avec l’hiver. Bien m’équiper était un premier pas. Je me trouve présentement au Vermont, coin des États-Unis où je n’avais encore jamais mis les bottes. Je publierai quelques billets sur EnTransit.ca au cours des prochains jours (probablement ce week-end) et je prévois rédiger un reportage pour Fuga Destination Spa.

Ah! Je ne vous l’avais pas dit? Le voyage est axé sur la gastronomie et les spas (un, en fait)… Me réconcilier avec l’hiver, oui, mais pas au point de passer mes journées dehors! ;-)

P.S.: J’ai pris la photo depuis le balcon de mon condo.

MÀJ 7 janvier: Voici un premier billet sur mon séjour, dans lequel vous découvrirez mes nouveaux amis… ;-)