Mon héros!

Vous n’avez toujours pas trouvé chaussure à votre pied? La pantoufle de vair est peut-être trop… ordinaire. Superharmony.com vous propose un billet pour le merveilleux monde de Marvel. Et si l’âme soeur portait le collant?

Êtes-vous plutôt du type «superméchant» ou «superhéros»? Votre planète a-t-elle explosé? Êtes-vous allergique au latex? Combien de fois avez-vous été kidnappé au cours de l’année précédente? Votre ADN a-t-il été altéré d’une quelconque manière?… Vos réponses vous permettront peut-être de couler des jours heureux avec Batman ou Wonder Woman.

La vidéo a été réalisée par Team Unicorn, qui est aussi derrière Geek and Gamer Girls song, qui avait séduit nombre de geeks l’automne dernier.

(Source: Zigonet)

Au Japon… en kayak

1. Allez sur Google Maps et cliquez sur «ITINÉRAIRE»

2. Écrivez «USA» comme origine

3. Écrivez «Japon» comme destination

4. Lisez le point 46… et take a kayak!

J’ai refait l’exercice ce matin et je vous jure que c’est réellement le résultat qu’on nous donne toujours en 2011. Surprenant considérant que même en 2008, des sites et blogueurs avaient relevé ce genre de bizzareries…

Vous souvenez-vous de ce trajet qui suggérait la nage? J’ai vérifié ce matin et on indique maintenant «Impossible de calculer l’itinéraire».

(Vu sur les pages Facebook d’Ingrid Remazeilles et Sandra Doyon ce matin…)

Humains, les réseaux sociaux

Je reviens d’une conférence de Jay Baer, consultant en médias sociaux et auteur du livre The Now Revolution. Je l’avoue, je n’avais jamais entendu parler de lui avant. J’avoue aussi que j’attends toujours avec une brique et un fanal ceux qu’on nous décrit comme des «experts en médias sociaux» dans les communiqués de presse… Je dois toutefois admettre que la rencontre était plutôt intéressante, en particulier la discussion qui s’en est suivie avec les autres journalistes présents.

Depuis, je n’arrête pas de ressasser les mêmes pensées. Selon Baer, les entreprises qui veulent bien utiliser les médias sociaux doivent miser sur l’aspect humain. Les gens ont besoin d’un visage auquel s’identifier.

Quelle ironie, tout de même. Plus de techno, mais aussi plus d’humanité. Comme si en se rapprochant du futur, on était en train de revenir à la base. On se parle dans le blanc des yeux… à travers un écran.

Ça rejoint des réflexions que je me fais depuis quelques mois. Mon réseau social a évolué depuis l’avènement des Facebook et Twitter dans ma vie (il y a maintenant près de cinq ans! Il faut dire que je baigne dans la culture Web depuis 1996, moment où je bossais pour le tout premier portail québécois, InfiniT). J’ai tendance à voir plus souvent les gens que je côtoie assidûment dans le virtuel que ceux dont j’ai peu de nouvelles. Question de mode de vie. De proximité, aussi. Twitter et Facebook m’ont permis de me rapprocher de gens avec qui je n’avais pas le temps d’entretenir des liens étroits dans la «vraie vie», mais aussi de rencontrer de nouveaux copains qui partagent mes intérêts. Pour quelqu’un qui a horreur du téléphone comme moi, ça compte.

«Les médias sociaux ont redéfini l’amitié», a répondu Jay Baer quand je lui ai fait part de mes observations. Maintenant que tout le monde peut être notre «ami», sommes-nous en train de révolutionner à nouveau le concept en privilégiant nos réseaux «réels»? De plus en plus d’outils qui misent d’abord sur la confiance envers nos véritables connaissances  (comme Gogobot et cie) font leur apparition. La tendance me semble s’intensifier depuis quelques mois. Jay Baer aussi, l’observe. Inévitable retour du balancier?

En attendant de trouver des réponses à mes millions de questions, je la trouve drôlement fascinante, notre époque. Je prends un plaisir fou à vivre cette révolution de l’intérieur, devenant le rat de mon propre labo. Oui, il m’arrive de penser en 140 caractères… Pas vous?

P.S.: Pour ceux que ça intéresse, le livre que Jay Baer est venu lancer à Montréal a pour titre The Now Revolution (coécrit avec Amber Naslund). Il traite principalement de la transformation nécessaire des entreprises à l’ère des réseaux sociaux. Il a parlé de tas d’autres choses dignes de mention – vous saviez, vous, que Dallas Morning news a été le premier journal à se scooper lui-même en publiant d’abord une nouvelle sur son site Web? C’était en 1996… – mais ma passion, moi, reste comment l’humain est transformé par la techno, et vice-versa. Je lui ai bien sûr posé des questions à propos de l’industrie du voyage. J’y reviendrai.

Derrière la neige: un récit savoureux

Voici une suggestion de lecture qui vous fera voyager… chez vous. Dans ce recueil de vignettes toutes plus rigolottes les unes que les autres, la journaliste bretonne Audrey Guiller raconte son année d’exil au Québec en compagnie de son amoureux, des deux ados de ce dernier, de leur fillette de trois ans et du copain de sa belle-fille. (…)

La jeune femme zoome allègrement sur ces petits détails si ancrés dans notre quotidien qu’on y porte jamais attention. Les camions de pompier, par exemple. «Trois fusées rouges d’où sort une nuée de Ken en tenues jaunes, musclés et souriants. Et puis surtout, ces camions, ils sont énormes. ÉNORMES. Ça roule à la testostérone, ça, pas au sans plomb.»

La suite sur EnTransit.ca.

Pour visionner mon entrevue vidéo avec Audrey, par ici.


Une NerdZ à La Ronde

Bien que j’aie beaucoup de plaisir sur un plateau de tournage, c’est sur le terrain que je m’éclate généralement le plus. Quand le sujet touche en plus deux de mes grandes passions, dans ce cas-ci le tourisme et la techno, le plaisir est doublé! Je viens de tomber sur ce topo tourné à la fin de l’été dernier à La Ronde pour La Revanche des NerdZ

Avec François-Étienne Paré, Pascal Forget et François-Dominic Laramée à La Ronde (Crédit: Nathalie Harrison)

Et pour ceux qui se demandent quel réseau social sert à quoi, je consacre ma chronique de cette semaine au sujet. C’est ici (en fin d’émission).

Émission tournée à l'hôtel W et diffusée le 14 février 2011

Pour en savoir plus sur l’émission La Revanche des NerdZ et visionner les émissions en ligne, rendez-vous sur Ztélé.com.

Maudit journalisme

J’ai parfois l’impression que toutes ces années à me couler dans les moules des différentes publications auxquelles j’ai collaborées ont saboté mon écriture. L’impression qu’en quittant les cours de création littéraire en 1994 pour gagner ma vie, j’ai appuyé sur le bouton «pause».

Il y a bien des moments où j’ai senti la «machine» se remettre en marche. Pendant mon exil, surtout. Comme si ma vulnérabilité retrouvée agissait comme détonateur. Le déracinement, dans mon cas, est un puissant moteur créatif.

N’empêche, il me semble un peu facile de tout mettre sur le compte du boulot, de la routine, du manque d’exotisme, de la déprime saisonnière et des 36 manières d’atteindre l’orgasme, feints un trop grand nombre de fois sur papier glacé.

Alors j’ai recommencé à m’exercer. À tenter de réapprivoiser cette auteure de 19 ans à fleur de peau pour qu’elle me pointe la bonne direction. Elle n’est pas la même, avec tous ses tics de magazines féminins (ah bon? Il est possible d’écrire une phrase sans ploguer les mots glamour ou fashionistas?). Mais je sais qu’elle se cache quelque part, tapie derrière ses doutes. Qu’elle ne veut pas renier les seize dernières années non plus – elles font partie de ce qu’elle est devenue -, mais plutôt parvenir à s’en faire des alliées. Après tout, écrire reste écrire. Même si on a l’impression d’avoir tellement souvent fait la même recette qu’on a oublié l’existence d’autres assaisonnements…

Pour y arriver, elle doit peut-être faire table rase.

Ou peut-être pas.

Je ne sais pas. Je trouverai bien.

Faut d’abord que j’arrête de penser aux gens qui me liront, aux comparaisons potentielles, aux jugements et aux condamnations certaines.

Nope, pas gagné.

Mais je me sens déjà mieux.

MÀJ, minuit: Commentaire inutile à m’envoyer: «Sois toi-même»…

MÀJ 12 février, 11h30: À quelqu’un qui m’écrivait sur Facebook que pour gagner sa vie comme auteur, il faut pouvoir épouser plusieurs styles «comme les acteurs épousent plusieurs personages différents», j’ai répondu: «Je suis dans le processus inverse: retrouver ce que j’ai vraiment envie d’écrire, moi, et garder le minimum de piges (en fait, je n’écris désormais que pour des magazines où je peux m’éclater à fond, sinon, je garde seulement les blogues et les chroniques, qui permettent une plus grande liberté)… Je viens de passer les 16 (18, en réalité) dernières années à être un bon caméléon. C’est quoi ma couleur préférée à moi, en 2011? Je crois qu’il y en a plusieurs. Mais faut au moins que je trouve «ma palette»… lol

MÀJ 15 février: Liste de ce que je n’ai pas envie de faire, littérairement parlant: écrire un énième roman sur la trentaine ou la recherche de l’âme soeur. Overdose (même si certains le font très bien). J’ai envie d’aller dans l’émotion, mais pour l’instant, tout ce qui sort tourne en parodie/dérision/délire ou carrément en exaspération. J’imagine que ça veut dire quelque chose.

MÀJ 15 février, une heure après: l’exil, le désir et la perte des repères (peu importe la cause). Voilà les trois thèmes qui me touchent le plus comme lectrice. Ceux sur lesquels j’ai le plus envie d’écrire, aussi. Ça viendra.

MÀJ 17 févier: Le déracinement, plutôt que l’exil…

(La bonne nouvelle, c’est qu’avant de me plonger à fond dans la création, je dois terminer un bouquin qui fait appel à mon côté journalistique et se trouve à des années-lumières de l’univers des magazines féminins. Un bon trait d’union entre le journalisme et la littérature… Sans oublier la série pour enfants Lily Têtue, que je prends un plaisir fou à faire!)

Bonne fête (en retard) Jules!

Jules et moi sous la pluie, le printemps dernier, à Nantes

Je n’étais pas complètement réveillée ce matin quand je suis tombée sur le logo-hommage de Google à Jules Vernes, qui aurait célébré son 183e anniversaire hier. Toute la journée, les internautes se sont relayés pour me rappeler que j’avais oublié de célébrer mon Jules. Alors je remédie à la situation en entonnant de ma plus jolie (moins pire) voix un «Joyeux anniversaire» bien senti (z’avez de la chance, je n’ai pas le temps de l’enregistrer sur vidéo), j’ouvre une bouteille de Chardonnay et je la bois à sa santé drette là!

À Nantes, le printemps dernier, j’ai eu l’occasion d’aller visiter le musée qui lui est consacré. Avis aux curieux, j‘en parle ici.

10 ans plus tard

Amélie avait 19 ans et Éloïse, 21 ans, quand je suis allée les cueillir à la gare de Keelung, à Taïwan. On se rencontrait pour la première fois. Elles allaient devenir mes colocataires pendant quelques mois.

Il pleuvait à boire debout en ce jour de septembre 2001. C’était la saison des typhons.

Ce matin, c’est dans le Vieux-Longueuil que nous nous sommes retrouvées.

Pour plusieurs, il y a «l’avant-11 septembre 2001» et «l’après-11 septembre 2001». Pour moi, il y a «l’avant-Taïwan» et «l’après-Taïwan». Heureusement, dans mon cas le choc a été plutôt positif.

En une de MSN aujourd’hui

Mon reportage sur le Disney Dream est en ligne sur MSN.ca! J’ai aussi publié quelques billets liés à la croisière au cours des derniers jours:

Le baptême du Disney Dream

Bienvenue sur l’île privée de Disney aux Bahamas

Castaway Cay en cinq questions

Carte postales vidéo de Castaway Cay

Je publierai au moins deux autres articles sur Disney (parcs et hôtels) la semaine prochaine. En attendant, vous pouvez parcourir mes archives sur le sujet publiés sur EnTransit.ca.


Cherchez India

Été 2004. Je m’apprête à me lancer à la recherche d’un «vrai job», le temps que mon homme termine son bac. J’ai envie de quelque chose de nouveau. D’une terre à défricher. D’un monde à conquérir! Pourquoi ne pas travailler pour un magazine féminin, dans un «vrai» bureau, avec de «vraies» collègues et de «vrais» vêtements de fille qui doit porter des kits différents tous les jours?…

En parcourant le Grenier aux nouvelles, je découvre que Clin d’oeil cherche une rédactrice en chef reportages. Un remplacement de congé de maternité (ma spécialité de fille terrorisée par l’engagement professionnel). Une entrevue, un pitch de sujets et un examen plus tard, je décroche le poste.

La rédactrice que je m’apprête à remplacer me briefe à propos des pigistes.

- Elle, elle ne fait pas d’entrevues, me dit-elle dit en pointant le nom d’India Desjardins sur la liste.

- Pas d’entrevues? Une journaliste? Elle fait quoi alors?

- Des textes plus humoristiques.

- Ah.

Je n’en revenais pas. Pour qui se prenait donc cette pigiste pour rejeter ainsi la base de notre boulot? Pfff! On ne travaillera certainement pas souvent ensemble.

Quelques semaines plus tard, je lui commande un premier texte, pleine de scepticisme (et de soupçons: je la trouve louche, moi, cette India). Elle me le rend trois jours avant la date de tombée (du jamais vu). Impec’. Drôle. Ben coudonc.

Celle que je remplace quitte définitivement son poste. Plus de «par intérim» à côté de mon nom les six (huit? ma mémoire défaille…) mois suivants. India m’annonce un jour qu’elle accepte désormais très peu de piges, car elle écrit un roman. J’hésite entre saluer son courage ou la ranger dans la case «folle-dingue-potentiellement-dangereuse». Pour qui se prend-elle?…

Des années plus tard, je reste fascinée par sa détermination (et oui, par son côté «folle-dingue-potentiellement-dangereux» si attachant, lol). Par son obstination à garder le cap sur son objectif de gagner sa vie comme romancière, même si les débuts ont été plutôt difficiles financièrement. Par son intégrité et sa capacité à dire «non» pour ne pas se perdre dans les dédales d’une vie qui ne serait pas la sienne, aussi.

Fascinée et fière. Fière d’avoir pu bosser avec elle et de continuer à avoir des échanges qui m’amènent à me questionner sur mes propres objectifs (et certitudes), des années plus tard. De la compter parmi mes amies.

Pour toutes ces raisons, je suis ultra-heureuse de faire partie de l’aventure de Cherchez la femme, recueil de nouvelles publié chez Québec Amérique, qu’elle a dirigé. Merci India de m’avoir embarquée dans ta galère et, surtout, de te prendre pour qui tu es vraiment.

P.S.: Le livre sera en librairie demain. Pour le moment, je dirai simplement que je l’ai savouré et que j’en aurais pris encore!