15 raisons de rester travailleur autonome

Sur la route vers Ankara, Turquie

Il m’est inconcevable de retourner un jour travailler dans un bureau. Voici une quinzaine de raisons. Il y en aurait tant d’autres…

1- Faire ce qui me plaît. Je n’accepte que les contrats que j’ai vraiment envie de faire. Une période creuse à l’horizon? J’en profite pour monter mes propres projets. J’adore les pitchs! Impossible pour moi de travailler sur des choses qui ne m’allument pas. Il faut que la petite flamme ait envie de danser…  Je n’ai jamais eu peur d’aller frapper aux portes, ce qui fait que j’ai rarement manqué de boulot (et que je ne suis pas blasée). Je varie les médias, aussi. Par contre, tout cela fait en sorte que la ligne entre le travail et le temps libre est très ténue. Oui, être passionné par son travail est à double tranchant. Mais je ne m’ennuie jamais.

2- Travailler en «mou». C’est le cliché ultime, mais comme tout cliché, il a ses raisons d’être. J’ADORE travailler à la maison en vêtements de yoga, en thai pants ou en pyjama. C’est incroyable le temps gagné à ne pas devoir m’habiller «convenablement» tous les matins, à me maquiller, à me coiffer et à me déplacer. (Surtout à me déplacer.)

3- Courir quand bon me semble. Pour m’aérer les idées, rien de tel qu’une bonne course. Je jogge généralement le matin, parfois l’après-midi. C’est bien ce que je préfère: j’y vais quand JE veux, aussi longtemps que j’en ai envie. À moi, les pistes quasi-désertes!

4- Grignoter toute la journée. Autant j’aime prendre des repas gargantuesques au resto, autant j’ai horreur de cuisiner. Je prends rarement de «vrais» repas quand je suis seule à la maison. Je mange un bout de pain par-ci, un bol de céréales par-là… à l’heure où j’ai faim, pas parce que C’EST l’heure. Je ne me nourris pas toujours très sainement, c’est vrai. Mais quand j’ai envie d’un bon potage ou d’un plat mijoté, il me suffit de faire quelques pas pour tout trouver dans mon quartier. Envie d’un verre de vin? Why not? Vive la spontanéité! (Vous l’aurez compris: prévoir le menu du jour à l’avance, très peu pour moi.)

5-  Pouvoir hiberner. L’hiver et moi, nous ne sommes pas exactement en bons termes. Si je n’ai pas envie de sortir, je reste chez moi (quand c’est possible, bien sûr)!

6- Faire la sieste.  Quand le mercure descend, mon moral pique aussi du nez. J’adore aller m’étendre les rideaux ouverts, au moment où le soleil est à son zénith, et roupiller une petite demi-heure (parfois plus). J’ai l’impression de recevoir une dose de vitamine D par intraveineuse. J’arrive (presque) à oublier la neige pendant un moment.

7- Garder le contrôle de mon horaire. Pour plusieurs des raisons évoquées dans cette liste, mais aussi parce que je peux décider de tout balancer pour regarder une série en rafale. J’aime pouvoir céder à mes envies au moment où elles se pointent. Cet avantage a aussi ses inconvénients: je n’ai pas de plages «repos» prédéfinies, ce qui fait que je travaille souvent sept jours sur sept. Bien sûr, il y a aussi les dates de tombées à respecter. Je ne fais pas TOUJOURS ce que je veux au moment où je le veux. De là l’importance de choisir des projets que j’aimerais faire comme passe-temps de toute façon.

8- Pouvoir prendre un bain au milieu de la journée. Entre deux articles, rien de plus agréable qu’un long bain chaud. J’y reste parfois jusqu’à deux heures, livre ou iPhone à la main…

9-Pouvoir voyager à ma guise. Ce point devrait se trouver tout en haut de la liste. Non, je ne suis jamais en vacances quand je voyage. Mais je peux travailler de n’importe où (sauf en France, il semblerait: je pense que c’est l’endroit où j’ai eu le plus de problèmes avec WiFi au cours des cinq dernières années!).

10- Aller procrastiner sur les réseaux sociaux. Depuis l’arrivée de Facebook et Twitter dans ma vie (début 2007 pour le premier, l’automne suivant pour le second), je dis toujours que c’est là où je retrouve les collègues pour ma pause café. Pendant que d’autres sortent fumer une clope, moi, je partage liens et trouvailles et je prends des nouvelles des copains. La solitude du travailleur autonome? Connaît pas.

11- Éviter les cohues. Le magasinage des Fêtes? Je ne vois pas trop pourquoi vous en faites tout un plat. Moi, j’y vais tôt le matin, quand tout le monde est au boulot. Idem pour le coiffeur: pourquoi y aller en plein chaos du vendredi soir ou du samedi? Sans oublier les heures de pointe, que j’évite le plus possible!

12- Aller au cinéma l’après-midi. L’un de mes plaisirs coupable est d’aller seule au ciné, au milieu de la journée. J’aime avoir l’impression que le film joue juste pour moi… et pouvoir pleurer sans qu’aucun voisin le remarque!

13- Les pauses karaoké maison. Oui, il m’arrive parfois de chanter à tue-tête… (Rassurez-vous, aucune paire d’oreilles n’est maltraitée pendant l’expérience.)

14- La rareté des réunions. J’en ai parfois chez des clients. Mais elles sont rares. Et c’est très bien ainsi!

15- L’impression constante de faire l’école buissonnière. C’est mon petit côté rebelle. Je déteste les obligations. La routine. Qu’on m’impose quoi que ce soit. Dites moi d’aller à droite, j’irai à gauche. Si tout le monde se pâme soudainement pour un chanteur, il me tapera forcément sur les nerfs, si talentueux soit-il. C’est plus fort que moi. Bien sûr, toute médaille a son revers. Pour moi, il n’y a pas vraiment de distinction entre la semaine et le week-end.  Je gagne moins d’argent qu’à l’époque où je bossais dans des bureaux, mais je savoure chaque seconde de ma liberté. Et je ne me lasse pas de cette impression de vivre à l’envers du monde.

Ce billet a été rédigé dans le silence le plus complet. Carburants: thé au jasmin et restes de chocolats d’Halloween. Programme du jour: un dossier de recherche à terminer pour la télé, une chronique radio à préparer (et à faire cet après-midi, par téléphone), un article à rédiger pour MSN.ca, réseaux sociaux de TV5 à alimenter et au moins une vidéo à monter pour EnTransit.ca.

Degré de culpabilité pour avoir débuté la journée en dressant cette liste sur une échelle de 1 à 10: 1,5 (ben oui, quoi, je me sens quand même UN PEU coupable de céder à mes élans spontanés!) .

Pour me suivre sur Twitter et Instagram: @Technomade.

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25 réflexions sur “15 raisons de rester travailleur autonome

  1. Même chose pour moi, je préfère le travail à la pige! Nous sommes privilégiées d’être maîtresse de notre temps comme ça! Et comme maman de 3 ados, faire une couple de brassées de lavage en visionnant, ça rentabilise le temps! Ça me fait penser, faudrait que je renouvelle ma garde-robe de linge mou!!!

  2. Tu appliques le principe financier de la "décroissance heureuse"! C’est cool, hein! Bon, on est un peu moins riche en $$$$, mais la multitude de projets passionnants (ok, parfois un peu alimentaires…) et la LIBERTÉ de vivre à son rythme procurent des bénéfices incroyables sur l’échelle du bonheur! Bravo! J’adhère! :-)

  3. Je te comprends à semi et j’adore aussi! Depuis 2 semaines, je suis dans une retraite d’écriture incroyable en Irlande et tout ce que je fais c’est Écrire, manger, Écrire, manger, Marcher 2 h avec des moutons, manger, boire un verre de vin, dormir et recommencer le lendemain! En pyjama et oui, je travaille pour vrai quand même! j’adore! Super bonne idée d’article. À +

  4. Quel merveilleux texte, j’ai balayé les pressions financières du revers de la main et j’ai focusé, l’instant de ma lecture, sur les merveilleux côtés qui font que j’aime mon travail en « culotte molle » !

  5. Eh bien, un texte qui tombe à point. Je dois décider entre un travail à temps plein et continuer comme travailleur autonome. C’est vrai que ça ne fait pas bien longtemps que je suis à mon compte, mais je me reconnais dans chacun des 15 points énoncés. Ce texte me rappelle très bien les choses que j’aime tant à travailler pour moi-même. Merci.

  6. Complètement d ‘accord avec vous, Madame, complètement d’accord, sur tous les plans.
    Sauf sur un point : celui de grignoter. Il paraît que ça fait grossir .
    Quant au reste, il est certes vrai que l’on se sente heureux quand on ne dépend de personne et que l’on gère son temps comme on le veut.
    D’ailleurs, en ce qui me concerne , j’ai toujours adopté comme credo, une citation d’Alexandre DUMAS, fils:
    " EFFORCES D’ETRE SIMPLE, DE DEVENIR UTILE, MAIS DE RESTER LIBRE ".
    Cordialement

  7. Ping : C'est vendredi! Édition du 9 novembre - Eille la cheap!

  8. J’aimerais bien être travailleuse autonome pour toutes ces belles raisons, mais est-ce que je suis la seule à avoir remarqué que beaucoup de ces belles raisons, justement, ne sont pas liées au travail, mais à ce que l’on peut faire quand on travaille à la maison et que le travail est terminé ou que l’on s’offre une pause "bien méritée"… : ) Je voudrais bien, mais je ne sais trop pas où j’irais chercher ma discipline…

  9. Mais c’est que tu pousserais presque à la démission là! Je n’ai jamais travailler en indépendant, mais c’est un projet. J’ai besoin de cette liberté et de cette flexibilité et mon travail 9h-17h ne me le permet pas… A suivre….

  10. Bonjour Marie-Julie,
    Cet article fait rêver car c’est totalement le type de vie qui m’attire!
    Je trouve que ta vie doit être très intéressante et cool ! :)
    Léa.

  11. Ahhh, travailler de façon autonome, c’est le rêve, mais difficilement accessible, surtout quand on est un entrepreneur qui boss à son compte et qui a constamment la pression du chiffre…

    Ce mode de vie permet une flexibilité à 100%

  12. je suis entièrement daccord avec toi surtout pour la sieste en apres midi . il faut trouver le type de travail qui nous convient et suauter dans l’aventure . j’aime le fait que tu mentionnes les réseaux sociaux dans ton texte car cela devient un aspect important pour le travailleur autonomne http://bit.ly/R6pln3

  13. Je crois qu’il y en a tant que c’est impossible à tous les énumerer…Mais en effet, pouvoir hiberner me parait le plus pertinent :p Sans rire, "oui au travail indépendant !"

  14. Ping : Ce que vous avez préféré en 2012 « Taxi-brousse

  15. Le "grignoter toute la journée" est pour moi un défaut car je travaille aussi à domicile et je suis souvent tentée de manger quelque chose pour faire une petite pause. D’ailleurs c’est ce qui me dévie le plus de mon travail.

  16. Ping : Bientôt cinq ans au volant de Taxi-brousse | Taxi-brousse

  17. Ping : Bientôt cinq ans de Taxi-brousse | Taxi-brousse

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