Sur la route, près de Montréal. De mémoire, j’ai utilisé les applications Dynamic Light, Camera Awesome et PhotoToaster.
Je sais, j’avais promis il y a longtemps. Genre, vraiment longtemps. Le type de «longtemps» qui se compte en mois, voire en années. Mais il y a toujours des mais. Alors ce soir, je les fous tous à la poubelle avec les «bientôt» et vous dresse enfin la liste des applications photo avec lesquelles je préfère m’amuser.
D’abord, sachez que mon application favorite d’aujourd’hui est probablement la «j’en-peux-plus» de demain. La preuve: Hipstamatic, que j’ai surutilisé en 2011 (d’abord avec mon iPod Touch, puis avec mon iPhone). Il m’arrive d’avoir encore quelques rechutes, mais elles ne durent jamais très longtemps.
Hipstamatic
Aussi, je teste beaucoup moins d’apps en ce moment parce que mon iPhone 4 est à l’article de la mort. Surmené, le pauvre. À force de brûler la chandelle par les deux bouts, il connaît des épisodes psychotiques de plus en plus fréquents, souffre d’obésité morbide et doit être réanimé au moins une fois par semaine. Bref, pas le moment de le gaver.
J’utilise Instagram depuis le début de 2011 (2010? Je ne sais plus!). À l’époque, je crachais carrément sur l’app, que je n’hésitais pas à qualifier de «secondaire». Le temps (et Facebook!) m’a donné tort. Comme plusieurs utilisateurs, je me suis mise à en faire mon application de partage de photos de prédilection. Par contre, je ne retire pas ce que j’ai dit à l’époque à propos de ses limites. Instagram reste géniale pour son aspect social, mais permet peu de manoeuvre côté créativité. C’est pourquoi j’utilise généralement de deux à quatre autres applications (en moyenne) avant de les publier sur Instagram. Lesquelles? J’y arrive… Sachez toutefois qu’il m’arrive aussi souvent de ne pas utiliser de filtre (je le précise généralement en ajoutant le mot-clic #nofilter), surtout en voyage ou quand je photographie de la nourriture.
Pourquoi utiliser des filtres quand la réalité est déjà exceptionnelle?…
Je ne vous donnerai pas mes «recettes» ici, seulement les ingrédients. Pour les quantité et la «cuisson», à vous de tester! J’utilise les clichés de mon week-end dans Charlevoix comme exemples. À noter que certaines apps sont gratuites et d’autres, payantes.
Depuis deux ans, celles que j’ai le plus utilisées sont probablement Dynamic Light et Pixlromatic (merci Loounie – c’était bien toi qui m’en avait parlé, non?). Je me suis aussi pas mal amusée avec ColorSplash, Camera +, Actioncam et IncrediBooth (mais pas pour publier sur Instagram ensuite, puisque c’est un genre de photomaton mobile). Au cours des derniers mois, PhotoToaster et Camera Awesome (merci Keith!) se sont ajoutées à mes préférées. Et j’en oublie certainement quelques-unes…
Comment récupérer une photo prise dans un brouillard épais? Lui donner un effet «peinture à l’huile».
De mémoire, j’ai utilisé trois applications avant de publier cette photo sur Instagram.
Ici aussi, au moins 3 apps.
Certaines apps me servent pour des besoins précis (notez que plein d’autres permettent de faire la même chose, c’est simplement une question d’habitude):
• Pour redresser des photos qui me paraissent trop inclinées: ProCamera.
• Pour faire des montages avec plusieurs photos: Diptic.
• Pour le HDR: Dynamic Light.
• Pour publier des photos horizontales plutôt que carrés (les nouvelles versions d’Instagram ne permettent plus de le faire directement dans l’app comme avant): PhotoToaster.
• Pour donner du teint (et gommer quelques défauts): Caméra Awesome ou seulement Instagram (le filtre Earlybird fait parfois des miracles).
• Pour de jolis cadres: Photoshop Express, PhotoToaster, Pixlromatic ou autres.
• Pour des photos panoramiques: Photosynth.
• Pour «twister» des images: Tiny Planet.
Pont Pierre-Laporte avec TinyPlanet
C’est vraiment parce que j’avais promis, hein. Parce qu’il n’y a rien comme faire des tests soi-même pour trouver nos formules gagnantes. Après un moment, nous réutilisons souvent les mêmes recettes, en les «assaisonnant» parfois un peu différemment. Nul doute que quand j’aurai un nouveau iPhone (et un peu plus de temps!), je ferai d’autres tests. Et mitonnerai de nouvelles recettes qui relégueront celles-ci au rang de vulgaire «pâté chinois».
Vous, quelles sont vos favorites et pourquoi?
Psssst! N’oubliez pas de me suivre sur Instagram: @Technomade.
Plusieurs voyages ont eu des impacts majeurs sur le cours de ma vie. Un forum rassemblant des jeunes Francophones du monde entier au début de la vingtaine, que j’étais allée couvrir pour le journal La Presse dans les années 1990. Un stage de vidéoreporter au Burkina Faso à la fin de la même décennie. Un mois de cours d’anglais à Vancouver en 2000, à dormir dans le dortoir d’une auberge de jeunesse. Les 18 mois que j’ai passés en Asie.
Parmi les expériences récentes qui ont entraîné une série d’événements, il y a ma première participation à GoMedia, à Toronto, en 2010. La Commission Canadienne du Tourisme m’avait alors invitée à prendre part à un panel (in english, of course) avec des top-journalistes/blogueurs d’un peu partout. On m’avait aussi proposé de choisir un «post-tour». Quand j’ai vu qu’il était possible de traverser le Canada en train avec Via Rail – un vieux rêve -, je n’ai pas hésité une seule seconde.
Je me suis donc retrouvé à la gare de Toronto un matin de septembre en compagnie de journalistes de tous horizons. «Regardes-tu la série Entourage, ai-je glissé à l’oreille d’une blondinette anglaise, pendant la présentation du cocktail de bienvenue. Ce mec, c’est Lloyd!» Un éclat de rire plus tard, nous savions que nous deviendrions copines. La même complicité s’est spontanément installée avec Nathalia, journaliste brésilienne qui quittait son fils de 9 mois pour la première fois. Que de fou rire partagés pendant ces quatre jours de traversée!
J’avais aussi l’impression que je ne revivrais plus ces moments de complicité spontanée en voyage. Ces rencontres impromptues qui donnent naissances à des amitiés profondes. Ces hasards si bien orchestrés qu’on a l’impression qu’ils n’en sont pas, justement.
J’avais tort.
Je viens de passer une semaine formidable avec deux journalistes rencontrées à bord du train de Via Rail, suite à l’événement GoMedia, organisé par la Commission canadienne du tourisme. Quelque part entre Toronto et Vancouver, entre un cocktail et un énième éclat de rire, j’ai su que Nikki et Nathalia ne seraient pas que de simples copines de route. Que cette passion commune pour les voyages, la bonne bouffe (quel bonheur de ne pas être la seule à passer dix minutes à photographier chacun des plats! lol) et les spas nous mènerait plus loin que la Colombie-britannique.
Nathalia a par la suite ressenti le besoin de passer du temps avec son fils, ce qui est tout à fait compréhensible. Nous avons continué à nous écrire de temps en temps pour prendre des nouvelles. De mon côté, ma fille étant plus âgé, j’ai pu organiser différentes escapades avec Nikki.
Après nous être revues lors de l’édition suivante de GoMedia, il était clair que la blondinette – devenue brunette – et moi serions désormais inséparables. Depuis, il se passe rarement une journée sans que nous échangions sur les réseaux sociaux ou par texto. Nous nous sommes retrouvées à Edmonton, Montréal, Los Angeles, Québec et Charlevoix. Nous avons aussi pris part à un autre «post-tour» en train ensemble après GoMedia en 2011, cette fois-ci à bord du Rocky Mountaineer. Un autre voyage qui a eu un impact majeur sur ma vie à plusieurs égards.
Je voyage pour voir le monde. Et aller à la rencontre DU monde. Les lieux qui m’ont le plus marquée sont tous liés aux personnes qui se sont trouvées sur ma route, que ce soit des locaux ou d’autres voyageurs. Alors voir du pays avec des journalistes et des blogueurs qui partagent ma passion pour les mots en plus de la découverte transforme forcément la moindre escapade en souvenir mémorable.
Depuis ce voyage, en 2010, Nathalia a lancé son propre blogue, Como Viaja! Nikki, elle, a carrément pris la décision de quitter son Brighton chéri pour embrasser une nouvelle vie à Vancouver. Elle blogue elle aussi depuis 2012.
J’ai appris il y a quelques semaines que Nathalia passerait par Montréal avant de se rendre à Toronto pour TBEX en juin, événement auquel j’avais moi aussi pris la décision de prendre part. Le bonheur d’imaginer que je la retrouverai bientôt!
Cerise sur le sundae: Nathalia, Nikki et moi avons toutes trois été invitées à GoMedia cet année. Nous serons donc à nouveau réunies à Charlottetown en septembre 2013.
Oui, le monde est petit. Et rempli de surprises.
En attendant, je vous invite à suivre Nathalia et 27 autres blogueurs des quatre coins de la planète dans le cadre de Journey to TBEX: #ExploreCanadaBlogger Train. Deux blogueuses françaises que j’aime beaucoup lire et que j’ai très hâte de rencontrer, Adeline et Sarah, feront le voyage avec elle.
Voir du pays, c’est bien. Mais en bonne compagnie, ça peut carrément changer une vie.
P.S.: Clin d’oeil à Élyse Mailhot, qui a été à l’origine de ma première participation à GoMedia. Tant de choses dans ma vie ont découlé de cette première expérience! Je l’ai souvent remerciée, mais je le fais à nouveau ici. Merci Élyse! XX
Le Web permet de merveilleuses rencontres. Emballée par les aventures autour du monde de Lulu et Zazou, histoires interactives pour iPad, iPhone et iPod Touch destinées aux enfants de 3 à 10 ans, j’ai eu l’occasion d’échanger quelques messages avec la fondatrice des Editions Zanzibook, Vanessa Pol. Fascinée par le parcours de cette globe-trotteuse d’origine française, j’ai eu envie de vous la faire découvrir à votre tour. Entrevue courriel entre Montréal et Rio.
MJG: Comment est né Zanzibook?
VP: Zanzibook est né lors d’un voyage en Nouvelle-Zélande. Ma petite Gabrielle avait alors deux ans. J’avais en tout et pour tout trois livres enfants pour ce séjour anglophone! J’aime inventer des histoires, mais comme tous parents, je n’ai pas tous les soirs l’énergie et la créativité pour cela. Dans cette angoisse, je réalise que j’ai un iPhone et qu’il paraît que c’est génial ces nouveaux outils parce qu’il y a tout plein d’apps dedans!!! Or, il y a deux ans, il n’y avait quasiment rien dans l’App Store France pour les enfants, seuls des livres américains étaient proposés. La porte était grande ouverte et cinq mois après, La petite pièce de Gus, mon premier livre, était en vente sur l’App Store. Depuis Zanzibook propose trois autres livres dont un compatible Android.
MJG: Comment les personnages de Lulu et Zazou ont-ils vu le jour?
VP: Il semblerait que Lulu soit une très forte inspiration de ma fille Lola, dixit mon entourage. J’ai voyagé pendant quatre ans autour du monde sur un catamaran avec ma famille. Mon inconscient m’a fait reproduire une certaine image de ma fille que j’avais vu évoluer parmi tant d’autres enfants, dans tant de pays, pendant tant d’années. Le chat Zazou est né en même temps que Lulu car il me fallait un faire-valoir pour faire passer des messages éducatifs aux jeunes lecteurs. Tous les kids adorent les chats; Zazou c’est tout naturellement imposé.
MJG: Prévoyez-vous de lancer d’autres histoires mettant en vedette le tandem? VP: Oui bien sûr, les enfants adorent les aventures de Lulu & Zazou et des parents me réclament chaque semaine la suite. La prochaine aventure est Lulu & Zazou chez les Mayas, sortie prévue au troisième trimestre 2013. (NDLR: WOUHOU!!!)
MJG: Vous êtes Française et vivez maintenant à Rio. Qu’est-ce qui vous y a emmenée?
VP: Mon mari a investi au Brésil lors de notre voyage autour du monde. Le premier round de notre voyage étant terminé, nous nous sommes lancés dans cette nouvelle aventure brésilienne. Pour moi ça se traduit par la production de mes livres en portugais, le partage et la rencontre avec des blogueurs, des journalistes brésiliens, des parents….
MJG: Quelle place occupe le voyage dans votre vie?
VP: Je ne connais rien de plus intéressant dans la vie que de voyager! Voyager c’est être vivant, c’est grandir, rencontrer, échanger, découvrir… Avec Zanzibook, je vends mes livres dans le monde entier, j’échange avec des gens de tous horizons, je fais des efforts quotidiens pour qu’il n’y ait pas de frontières dans ma vie professionnelle. De cette manière on peut dire que le voyage est omniprésent dans ma vie. Au quotidien, je découvre le Brésil et l’Amérique du Sud lors des vacances scolaires et je reprendrai un peu la mer l’année prochaine pour une nouvelle transatlantique, de Namibie au Brésil. J’ai hâte!
MJG: Pourquoi avoir eu envie de transmettre cette passion aux enfants?
VP: Les enfants sont l’avenir! Ils doivent prendre conscience que leur espace de travail peut se trouver n’importe où sur la planète. Le voyage permet de comprendre concrètement notre monde, d’où l’on vient les uns les autres, qui sommes-nous? Qui est l’autre? Si on comprend cela, on est sauvé d’une certaine manière. Avec Zanzibook je leur apporte modestement cette envie de voir loin, de développer leur curiosité, tout en jouant et en riant. Très important l’humour!!!
MJG: Autre chose à ajouter?
J’adore votre blog et le ton que vous employez! Et chaque fois que je lis Taxi-brousse je pense à la Nouvelle-Calédonie parce que là-bas, hormis à Nouméa, on vit dans la brousse!
MJG: Merci, c’est gentil!
VP: Bon voyage à tous !
CONCOURS: découvrez l’univers de Lulu et Zazou! Afin de souligner le 5e anniversaire de Taxi-brousse, Zanzibook offre un lot comprenant un t-shirt et un sac à dos à l’effigie des personnages, ainsi que les trois applications qui entraîneront votre enfant en Polynésie, en Amazonie et en Australie. Pour participer, vous devez «aimer» la page Facebook de Taxi-brousse et remplir le coupon de participation. Les applications s’adressent aux 3 à 10 ans.
MÀJ 22 mai, 22h30: La gagnante est Marilyne Lavoie. Merci d’avoir participé!
En arrivant à Pétion-Ville, banlieue huppée de Port-au-Prince, l’œil est attiré par des bâtiments colorés qui se détachent des montagnes. Le nom de ce quartier qui semble tout droit sorti d’une bande dessinée? Jalousie.
«C’est un hommage à Prefete Duffaut, artiste haïtien majeur qui peignait des villes imaginaires et qui est décédé en 2012», explique Michel Chauvet, président-directeur de l’Agence Citadelle, qui organise des séjours sur-mesure en Haïti depuis 1964. «Nous avons assisté au phénomène de "bidonvillisation" ces dernières années. Des gens de l’extérieur sont venus s’installer dans le morne [montagne]. Pour changer l’image, on leur donne de la peinture.» Les façades de 1010 maisons auront été ainsi repeintes entre janvier et mai.
Au-delà des jolies couleurs, le projet financé par le Fonds Petro Caribe et le trésor public vise à structurer la zone.
Vous avez décidé de passer quelques jours – mieux, quelques semaines – en Europe. Une fois les billets d’avion pour traverser la grande flaque achetés, il vous reste à décider comment vous vous déplacerez là-bas.
Pour plusieurs, le train s’impose. D’abord pour son côté mythique (non, pas seulement à cause de Before Sunrise . Puis, pour son aspect pratique. Mais est-ce vraiment plus économique? Ça dépend, si je me fie aux témoignages recueillis.
Le journaliste Vincent Fortier s’est offert une parenthèse professionnelle pour voir du pays en 2012. Son itinéraire: Paris-Bruxelles-Anvers-Rotterdam-Amsterdam-Berlin-Prague-Vienne-Munich-Paris. «J’ai choisi le train d’abord et simplement parce que j’en avais envie, raconte-t-il. Pour moi, un voyage du genre en Europe rimait avec train. Les trajets en train ont fait partie intégrante de mon voyage. Le train devenait une destination en soi.»
Au-delà du rapport qualité-prix, il aimait l’idée de ne pas devoir arriver deux heures à l’avance comme à l’aéroport. «À la gare, on arrive à la dernière minute et on monte. Pas de chichi. C’est génial! C’est aussi à mon avis bien moins stressant et, si le trajet est parfois plus long, on arrive directement en ville.»
Il a opté pour des voyages de jour, histoire de pouvoir observer le paysage. «Le confort et la rapidité pèsent aussi lourd dans la balance. Pendant tout mon voyage, je n’ai fait que des voyages directs. Je n’ai jamais changé de train. Ce n’est pas toujours le cas en avion, en Europe du moins! J’ai fait de courts segments (40 minutes entre Bruxelles et Anvers) et des longs (6h30 entre Amsterdam et Berlin).»
Vincent Fortier pendant son voyage en solo en Europe.
Un autre son de cloche
La Québécoise Marie-Eve Vallières, auteure des blogues Eurotrip Tips et A Montrealer Abroad, habite Clermont-Ferrand, en France, depuis deux ans. La blogueuse voyage a eu l’occasion de prendre autant le train que l’avion pour se déplacer sur le continent. «Sans grande surprise, le train est généralement plus avantageux sur les courtes distances, et l’avion, sur les plus longues. Il est vrai que les trains sont moins compliqués à utiliser, plus confortables et plus agréables, mais ces avantages se monnaient et finissent généralement par coûter très cher.»
«Il ne faut pas oublier que beaucoup de trains en Europe sont de type "réservation obligatoire", surtout – mais pas seulement – les trains à grande vitesse, poursuit-elle. Ces réservations peuvent vite faire grimper le prix du billet. Donc, à moins d’être chanceux et de tomber sur une période creuse ou une vente éclair, l’avion est généralement plus avantageux, même en incluant les frais de transport de/vers l’aéroport. Exemple réel que j’ai fait à plusieurs reprises: le train de Lyon à Londres coûte généralement au minimum 150 euros et dure environ 5 heures, alors qu’un vol d’une heure avec EasyJet se détaille à environ 60 euros l’aller-retour. Difficile à battre!»
Marie-Eve Vallières dans sa ville préférée
Bien entendu, il ne faut pas s’attendre au service des grandes compagnies aériennes quand on opte pour un transporteur à rabais. «Les avantages et inconvénients des compagnies low-cost sont un débat à eux seuls (frais cachés, limitation des bagages, horaires, etc)! Mais pour une heure de vol seulement, ça vaut vachement le coup de se passer de certains petits luxes pour économiser autant d’argent.»
Les arguments de Rail Europe
Eric Bacon, directeur des ventes de Rail Europe inc. au Canada, n’est évidemment pas du même avis. Il reprend l’essentiel des propos de la section Avantages des trains en Europe du site de Rail Europe: «Dans beaucoup de cas, même considérant les compagnies aériennes à rabais (Low Cost), il est plus avantageux d’opter pour le train qu’un vol. Les trains partent et arrivent dans les centre-ville permettant ainsi un accès rapide aux gares de train et votre hôtel.»
«Les aéroports sont en majeure partie localisés en périphérie des villes et peuvent ainsi prendre une ou une heure et demie de déplacement. De plus, il faut considérer le coût d’un taxi, d’un bus ou d’un train de banlieue pour s’y rendre. On peut se rendre à la gare seulement 30 minutes avant le départ de son train car il n’y a pas de sécurité à passer. Avec un vol, vous devrez passer la sécurité pour lequel vous devrez ajouter à votre temps de déplacement. Dans la majorité des trains, il n’y a pas de limite de bagage. [...] En train, vous avez la chance d’admirer le paysage et de pouvoir facilement discuter avec vos voisins de siège. Le train invite les gens à parler et discuter.»
Opter ou non pour une passe de train?
Vous préférez le train? Pas si vite, le shopping est loin d’être terminé. Il est nécessaire de prendre le temps d’étudier les différents types de billets pour trouver le meilleur plan pour soi. «Les passes de train (laissez-passer) sont encore bien populaires et avantageuses, estime le directeur des ventes de Rail Europe. Si vous parcourez un grand territoire ou vous prévoyez vous déplacez souvent, il sera plus avantageux de prendre en effet une passe de train. En consultant un agent de voyages, elle/il sera en mesure de vous suggérer la meilleure option pour ce que vous prévoyez faire pendant votre voyage en Europe.»
Des prix spéciaux sont régulièrement offerts. «Il y a présentement une promotion pour la Eurail Global Pass où un rabais de 100$ est offert aux étudiants en réservant avant le 12 juin, ou jusqu’à épuisement des stocks», souligne-t-il.
Vincent a pour sa part constaté qu’il lui était plus avantageux d’acheter ses billets séparément, à cause des escales privilégiées. «J’ai d’abord fait mon itinéraire en choisissant les pays que je voulais visiter avec le temps dont je disposais.»
«Comme je me rendais quand même jusqu’à Prague, j’ai compris en faisant une recherche internet rapide que les passes offertes ne m’avantageaient pas (peut-être me suis-je trompé aussi!). J’ai remarqué qu’il y avait des passes régionales (Benelux, Scandinavie, etc), mais rien ne couvrait les six pays que je voulais visiter. Il fallait donc que je choisisse une passe couvrant 25 pays. Il y a aussi la durée du voyage qui compte. Une passe d’un mois pour 25 pays revenait donc plus chère que mes billets individuels. La différence n’était vraiment pas énorme (100$, il me semble), mais comme c’était mon premier voyage du genre, le fait d’avoir tous mes billets avec une date et une heure me rassurait. C’était vraiment une question de quiétude dans mon cas, puisque les trains sont souvent sold-out.»
«Les passes qui englobent toute l’Europe ne valent généralement pas leur prix, tranche pour sa part Marie-Eve. Les réservations de places ne sont pas incluses dans le prix et s’ajoutent au prix de la passe, déjà plutôt cher. Vaut mieux se concentrer sur quelques pays, et choisir la passe qui s’applique à ces pays seulement et essayer de prendre le plus possible les trains "régionnaux" et non à grande vitesse afin d’éviter les frais de réservation. Mieux vaut également vérifier le prix des billets à l’unité avant d’acheter une passe. Par exemple, aux Pays-Bas et en Belgique, les trajets se détaillent rarement à plus de 20 euros chacun puisque ce sont de courtes distances.»
Les tuyaux de Marie-Eve: «Pour les gens qui vivent en France, les abonnements de la SNCF valent vachement le coup. Par exemple, la carte 12-25 permet souvent d’économiser près de 50% sur le prix des billets – inutile de dire que les frais annuels de 50 euros se remboursent assez vite. Il y a une variété d’abonnements intéressants pour les jeunes, les couples, les familles et les séniors. Pour le reste, le mot d’ordre, c’est réserver à l’avance et voyager pendant les périodes creuses. À noter que la plupart des billets de train ne sont disponibles qu’au maximum 12 semaines avant le départ.»
De mon côté, je suis un peu biaisée. J’aime tellement les trains qu’ils sont toujours mon premier choix, même si le billet coûte un peu plus cher. Je n’ai encore jamais testé les compagnies aériennes à rabais. J’aime trop le côté contemplatif du train. Et je ne me lasse jamais de leur roulis, même au bout de plusieurs jours…
Et vous, qu’en pensez-vous? Des expériences européennes à partager?
En septembre 2012, j’ai eu l’occasion de bloguer et d’animer les médias sociaux de Martinique gourmande. Une bonne occasion pour moi de découvrir non seulement la culture, l’histoire et la gastronomie de cette île fabuleuse que j’ai pu visiter quelques semaines après l’événement, mais aussi d’en apprendre davantage sur l’un de ses incontournables: le rhum agricole.
J’ai eu droit au meilleur professeur en la matière: le journaliste en tourisme Paul Simier, grand passionné de rhum. Il a accepté de répondre à mes (nombreuses) questions chez Barraca rhumerie & tapas.
Pourquoi dit-on «rhum agricole», au fait? Sa réponse:
Un peu d’histoire maintenant… Pourquoi produit-on du rhum agricole en Martinique et quelles sont ses particularités?
Et maintenant, la recette de ti-punch!
Travaux pratiques. La première chose que j’ai faite en arrivant en Martinique, en novembre dernier? Me concocter un ti-punch, bien sûr! Bon, d’accord, j’avoue: j’ai eu UN PEU de mal avec les quantités…
P.S.: Désolée pour le bruit ambiant! Pas évident de tourner dans un bar.
Les vacances approchent à grands pas et vous ne cessez de tergiverser. Votre critère principal pour arrêter le choix de votre destination: la proximité. En ayant la possibilité de voyager en voiture, vous pourrez profiter davantage de la vie sur place. Bien sûr, il y a la côte Est américaine, dont les plages séduisent chaque été des milliers de Québécois. Mais il y a tant à découvrir dans la Belle Province et ses voisines! Et si on restait au Canada cet été?
Allez au spa, c’est bien. Allez dans trois spas, c’est encore mieux! Lancé juste à temps pour le printemps, le Passeport 3B offre l’accès à trois spas de la province: Bota Bota, spa-sur-l’eau, dans le Vieux-Montréal, Le BATHROOM spa urbain, sur le Plateau Mont-Royal, et BALNEA, à Bromont-sur-le-lac, dans les Cantons-de-l’est. «Le Passeport 3B, c’est la découverte de 3 mondes de détente, un appel au voyage», résume Geneviève Émond dans Le Hublot.
Reconnu pour son architecture, son originalité et son histoire, Bota Bota vous permet de profiter du circuit d’eau à bord d’un bateau amarré en face d’Habitat 67 (on y accède par la rue de la Commune). Les nombreuses salles de détente avec vue sur la ville en font un lieu unique. C’est là que j’ai tourné la vidéo «Comment faire sa valise» avec l’équipe de Sid Lee l’hiver dernier (pour la (re)voir, par ici).
Je dis souvent à la blague que Bota Bota m’a permis de passer à travers l’hiver rigoureux. Je m’y suis réfugiée à la moindre occasion, afin d’être enveloppée par la chaleur du bain de vapeur et de profiter de l’effet relaxant de l’expérience thermale. Cela ne m’empêche pas de le fréquenter aussi pendant la belle saison. Un verre de bulles sur la terrasse après un plongeon dans l’eau froide? J’adore.
En arrivant au Balnéa, on décroche illico. Exit le stress, bonjour la nature! À nos pieds, un lac sur lequel on peut entre autres pratiquer le SUP yoga (stand-up paddle board + yoga). Il faut se rendre au bout du quai pour constater l’ampleur du site. En plus de son emplacement exceptionnel et du circuit thermal, les (très) nombreux soins offerts et le restaurant ont contribué à forger sa réputation.
Des envies de Japon, de Thaïlande ou du Mexique? Un soin correspondra à votre état d’esprit. Depuis quatre ans, des chefs s’affrontent également dans une compétition amicale tous les dimanches de l’été. Une nouveauté en 2013: le salon marocain. Doit-on s’étonner que Balnéa figure parmi les 10 meilleurs spas du Canada selon Spas of America?
Je n’ai pas encore eu l’occasion de m’arrêter au Bath room, qui permet de vivre une expérience en apesanteur dans ses bains flottants. Je me promets d’y remédier sous peu. Saturée en sel d’epsom, dont la teneur élevée en magnésium a des propriétés détoxifiantes, anti-douleurs et anti-raideurs, l’eau est maintenue à la température du corps.
Prix du passeport: 150$. On se le procurer dans les trois spas participant ou l’acheter en ligne.
Alors, tenté? Pour les cinq ans de Taxi-brousse, nous vous offrons la possibilité de gagner l’un des six Passeport 3B. Comment participer? Rendez-vous sur la page Facebook de Taxi-brousse dès demain midi maintenant (vous devez être membre pour pouvoir participer). Le Passeport 3B inclut le circuit d’eaux voyage au Bota Bota, spa-sur-l’eau, l’expérience thermale au BALNEA spa + réserve thermale et une séance de bain flottant au BATHROOM spa urbain.
MÀJ 16 mai, 20h: Le concours est maintenant terminé. Les gagnantes (oui, que des femmes!) sont: Jacinthe Bélisle, Lisanne He, Leslie Sebastiao, Marie-Hélène Paradis, Maude Carrier et Julie Philippon. Plusieurs personnes que je connais personnellement cette fois-ci, mais la méthode de tirage utilisée est la même, avec l’application «Concours».
Charlevoix n’est pas que belle: son histoire est fascinante. En scrutant l’horizon, on a du mal à imaginer que le paysage montagneux est le résultat de l’impact d’un météorite de 15 milliards de tonnes survenu il y a 350 millions d’années. La région est en fait l’un des plus grands cratères habités au monde !
Charlevoix est aussi l’un des premiers sites de villégiature au pays. On comprend pourquoi en sillonnant les villages qui longent le fleuve. Pas étonnant qu’autant d’artistes aient été inspirés par ses reliefs et ses tons de bleu!
Quelques suggestions, à parcourir dans l’ordre ou le désordre. Et bien sûr, il y a plus…
1- Découverte de la région en train
Contempler le fleuve en prenant un café. Voir le soleil s’y mirer alors qu’on attaque un croissant en bonne compagnie. Le trajet à bord du train Le Massif débute au pied des Chutes Montmorency. Il peut vous emmener près de la montagne du même nom, à Baie-Saint-Paul ou, en été, jusqu’à La Malbaie. À bord, la gastronomie charlevoisienne est à l’honneur. Une délicieuse manière de découvrir la région, peu importe la saison. Presque poétique…
2- Le Musée de Charlevoix
Voilà un bon endroit à visiter pour débuter son séjour. Situé à La Malbaie, où se trouve aussi le Manoir Richelieu (plus précisément à Pointe-au-Pic), premier hôtel d’envergure construit dans la région au début du XXe siècle, le musée permet de comprendre l’histoire de la région grâce à des expositions permanentes et temporaires.
3- La Ferme, plus qu’un hôtel
Un esprit urbain dans un cadre champêtre : voilà qui détonne dans le paysage québécois. Situé à Baie-Saint-Paul,La Ferme a accueilli ses premiers visiteurs à l’été 2012. Depuis, de nouveaux pavillons ont ouvert leurs portes, ainsi qu’un magnifique spa (Spa du Verger) qui n’a rien à envier à ceux des grands centres.
Ici, la nature et la ville font bon ménage. Le visiteur se trouve à quelques pas du cœur de Baie-Saint-Paul. L’été, on peut apercevoir les vaches brouter dans les champs environnants. L’hiver, l’arrière se transforme en désert blanc jusqu’au fleuve.
L’environnement est au cœur du projet, ayant notamment recours à la géothermie.
La communauté n’est pas en reste. Les habitants du village comme les gens de passage peuvent par exemple profiter des spectacles de la salle multifonctionnelle (qui a notamment vu défiler Ariane Moffatt et Patrick Watson au cours des derniers mois) et des restaurants Les Labours et Le Bercail.
Qu’est-ce que le «WWOOFing» selon vous? A) Un langage canin B) Une secte qui voue un culte au cinéaste John Woo ou C) Un organisme qui regroupe des fermes biologiques et écologiques partout à travers le monde?
Vous l’aurez compris, la réponse est C). C’est aussi une manière différente de voir du pays puisque lesdites fermes offrent le gîte aux voyageurs en l’échange de travail bénévole. Le sigle WWOOF signifie «World Wide Opportunities on Organic Farms». Traduction: travailleurs bénévoles dans des fermes biologiques. Le Routard explique: «Le principe: contre quelques heures quotidiennes d’aide dans une exploitation biologique, les WWOOFers sont logés et nourris chez les fermiers. Les tâches sont hétéroclites, de la récolte de carottes à la tonte de moutons, en passant par l’entretien du jardin ou la construction d’un nouveau hangar…»
Marie, début vingtaine, a expérimenté le WWOOF à quelques reprises. Elle privilégie ce mode de vie «pour être proche de la nature, pour apprendre à connaître mieux et pour de vrai les gens et leur culture sur une période plus longue, parce que ça ne coûte pas cher et que ça donne considérablement de temps libre pour visiter les environs». Après avoir vécu des expériences positives en Suisse et sur l’île de Vancouver, elle a répondu à mes questions alors qu’elle se trouvait à Hawaii, un endroit fort populaire auprès des adeptes. «Il faut s’y prendre plusieurs mois d’avance pour se trouver un endroit ici», recommande-t-elle.
Mais justement, comment déniche-t-on les opportunités du genre? «En achetant le cahier du pays où l’on choisit d’aller (wwoof.org).» La cotisation annuelle est valide pour une période d’un an et, comme l’explique la jeune femme, diffère selon les pays. Sur le site de WWWOOF International, on parle d 0 à 72$. Ces «cahiers» contiennent la liste des agriculteurs membres. Vous devez contacter les exploitants avec lesquels vous vous sentez des affinités. La suite peut se décliner en plusieurs scénarios, selon les disponibilités, la durée et les conditions discutées.
Il y a autant de raisons de participer que de participants. Interviewée peu avant sa première expérience de WWOOF au Pérou, où elle allait travailler dans une ferme d’alpagas en compagnie de sa mère, Myriam Bizier a effectué un voyage similaire dans l’Ouest canadien avant de découvrir l’organisme. «J’ai travaillé pour un producteur selon une formule de bénévolat», raconte-t-elle. Plusieurs voyages ont suivi, notamment en Belgique, en Hollande et au Guatemala. Pourquoi opter pour le WWOOF à cette période-ci de sa vie? «Parce que ça correspond à mes idéaux alimentaires et environnementaux. Aussi parce que le WWOOFing est une occasion d’échange culturel direct avec la population locale. Et enfin, parce que le WWOOF permet de voyager à moindre coût, en évitant certains frais d’hébergements et de repas.»
Seul hic selon Myriam: plusieurs fermes exigent un séjour minimum de trois semaines. Ce ne sont pas non plus tous les exploitants qui détiennent un bon sens de l’organisation, souligne Marie.
Des conseils pour ceux qui ont envie de tenter le coup? «Je ne mentionne jamais aux douanes d’un pays que je m’en vais faire du WWOOFing, confie Marie. Même si c’est considéré comme légal, les douaniers n’aiment pas l’idée que vous puissiez décider de rester dans leur pays et éventuellement gagner des sous.»
«Il ne faut pas hésiter à penser au WWOOFing pour des vacances en famille, suggère pour sa part Myriam. On peut même être WWOOFer au Québec et au Canada, non loin de chez nous, avec les gens de chez nous!»
Pour en savoir plus, visionnez le documentaire Because there are goats (1e partie et 2e partie sur YouTube) qui raconte le périple d’un jeune couple qui a opté pour le WWOOFing en Europe.
Une première version de ce texte a été publié sur Canoë.com en 2009.
Il y a mille clichés associés au boulot de travel writer. Certains sont vrais. D’autres, complètement à côté de la plaque. Glamour, passer sa vie entre deux avions? Pas toujours… Quelques faits, en vrac.
1- J’ai toujours l’air en vacances, mais je ne le suis jamais (deux petites semaines de vraies vacances en cinq ans, pour tout vous dire). J’ai déjà vu cinq plages en un après-midi sans avoir le temps d’y tremper plus que mon gros orteil. Après m’être envoyé quelques banana mamas, il m’arrive de rentrer sagement dans ma chambre d’hôtel pour terminer ce texte que je devais rendre hier. Ou avant-hier…
2- Je suis constamment en carence de sommeil. Pendant un voyage de presse, on tente de nous faire voir le plus de choses en le moins de temps possible. Cela signifie souvent devoir se lever avant le soleil et rentrer à l’hôtel après minuit. Le décalage? Plus le temps passe, plus il m’est difficile de le gérer. J’ai essayé plusieurs trucs. Le plus efficace dans mon cas: traîner mon oreiller gonflable partout. Je grapille ainsi quelques minutes de sommeil ici et là, dans l’avion, le bus ou la voiture.
3- À l’hôtel, le WiFi fonctionnel et rapide est pour moi plus important qu’une vue à couper le souffle. Je ne supporte plus de passer des nuits à écrire dans les lobbys des hôtels, souvent le seul endroit où on arrive à se brancher. Quand il faut en plus payer, je serre les dents pour ne pas hurler.
4- Je préfère nettement un lit confortable dans une petite chambre qu’un matelas «moyen» dans une immense suite au décor de conte de fée. On oublie parfois l’essentiel, à force de vouloir en mettre plein la vue.
5- Souvent, nous passons plus de temps à visiter les hôtels qu’à contempler la vue croquée à la hâte entre deux rendez-vous avec des membres de la direction des établissements où nous logeons. Le superbe paysage qui vous fait tant rêver sur Instagram? Un instant fugace, souvent bien loin de l’état contemplatif qu’il inspire.
6- La question que je pose le plus souvent à mes hôtes? «Les gens "normaux" y ont-il accès?» Manière humoristique de savoir si ce plat fantastique qu’on vient de nous servir ou ce tour d’hélicoptère est inclus dans le forfait qu’on est en train de tester. On tente souvent d’impressionner les journalistes. Notre boulot, c’est d’abord de départager le vrai du flafla. Pas toujours si évident.
7- Je dors dans des suites que je n’aurai jamais les moyens de me payer (mais d’autres les ont – je ne l’oublie pas non plus). Il m’arrive encore parfois de loger dans des auberges de jeunesse pour l’atmosphère qui y règne. Ne le dites surtout pas à ceux qui auraient envie de m’inviter à me glisser dans les draps de coton égyptien de leur palace, toutefois. Inévitablement, j’ai développé un certain goût pour le luxe. Un esprit plus critique, aussi. Mais peu importe le nombre d’étoiles d’un établissement, j’apprécie d’abord l’accueil, l’ambiance et la propreté. Remarquez, je ne rechigne pas quand on dépose du chocolat sur mon oreiller le soir venu.
8- Il y a une certaine hiérarchie dans l’attribution des chambres et autres privilèges, en voyage de presse. L’exemple le plus flagrant est entre les équipes de télévision et les «simples» membres de la presse écrite, lors de gigaévénements rassemblant des médias des quatre coins de la planète. Je me souviendrai toujours, aussi, de l’immense suite dont avait hérité une collègue anglaise alors que moi, je me suis retrouvée dans une chambre standard (géniale, mais tout de même, l’écart était saisissant). Lors d’un autre voyage, alors qu’on avait promis à tous les journalistes et blogueurs une visite au spa, une seule a pu finalement en profiter: la même journaliste britannique (qui est malgré tout devenue l’une de mes meilleures amies au fil du temps!). Le marché québécois n’est pas prioritaire pour tous, disons. De la même manière, aucun relationniste ne l’avouera, mais nous savons tous que certains journalistes de grands médias sont plus chouchoutés que d’autres…
9- Le tourisme est une spécialisation. Il faut du temps pour comprendre les rouages de cette industrie et avoir la perspective nécessaire pour écrire des papiers nuancés (je suis d’ailleurs encore en plein apprentissage – je dis toujours qu’il faut un bon bagage de vie en plus d’une culture générale pour faire ce boulot). Ça M’ÉNERVE que n’importe qui s’auto-proclame journaliste en tourisme. J’ai par ailleurs récemment été membre du jury d’un prix de journalisme. La majorité des textes soumis en tourisme n’avaient clairement pas été pensés pour cette catégorie. Comme si parce qu’un papier porte sur l’économie d’un pays – un «vrai» sujet sérieux, hein -, il a plus des chances de remporter la palme qu’un autre qui présente seulement ses attraits touristiques. J’étais carrément insultée en lisant certains articles. Le journalisme touristique exige la même rigueur et les mêmes réflexes que n’importe quel autre domaine. Ce qui distingue un auteur d’un autre? L’originalité de son angle et sa recherche, bien sûr, mais aussi son regard. Plus que dans n’importe quelle autre section, la plume et la personnalité de l’auteur font une différence (du moins, c’est mon humble avis).
10- Porter le double chapeau de journaliste et de blogueuse n’est pas simple. Plusieurs relationnistes ne savent pas dans quelle catégorie me caser. Je passe de l’un à l’autre constamment. Du web au papier, de la radio à la télé, aussi. Ça m’agace qu’on tente absolument de m’étiqueter. Je revendique le droit d’être multiple… et unique (oui, j’ai un ego moi aussi).
11- Non, personne ne me paie pour voyager. Quand je suis sur la route, je ne gagne pas d’argent. C’est en vendant mes reportages et mes billets que je suis rémunérée (et c’est rarement mirobolant). J’ai la chance d’avoir des clients réguliers et extraordinaires, comme MSN, avec qui je travaille depuis 2009. Sur le blogue EnTransit.ca, j’ai la liberté d’écrire sur n’importe quel sujet (ou presque). Vous comprenez pourquoi j’ai besoin de WiFi maintenant? Je ne peux pas me permettre de perdre une semaine de salaire par mois (fréquence à laquelle je voyage approximativement depuis trois ans).
12- Je fais quoi si je déteste un endroit? Bonne question. Comme je suis invitée, c’est délicat. Quand mon impression est vraiment négative, je préfère ne rien écrire (ça m’est arrivé dans le cas précis d’un hôtel dont j’avais détesté chaque détail, alors que plusieurs collègues l’avaient aimé). Trasher pour trasher, pas mon truc. Je suis tout à fait consciente que souvent, c’est une question de perception. J’essaie de nuancer le plus possible. Mais une chose est sûre: vous ne me verrez jamais encenser un lieu que je n’ai pas sincèrement aimé.
13- On ne choisit pas nos compagnons de voyage (heureusement, plusieurs sont fantastiques et deviennent des amis). On passe aussi beaucoup de temps seul dans des chambres d’hôtel très romantiques.
14- Je mange beaucoup trop et je bois beaucoup trop. Ce métier va tous nous rendre obèses et alcooliques! Je le dis à la blague, mais il y a un fond de vérité. Pas étonnant qu’on soit (presque) tous accros au gym ou à la course. Il faut pouvoir brûler des calories même en voyage.
15- J’ai développé une foule de rituels, d’obsessions et de bizarreries au fil des années. Je ne pars presque jamais sans un sac de bonbons, que je déguste dans l’avion. J’inspecte systématiquement toutes mes chambres d’hôtel pour ne pas y trouver de bestioles indésirables (je peux cohabiter avec quelques araignées ou coquerelles, mais les punaises de lit, pas question!). Je mets des sachets de lavande dans ma valise pour chasser les insectes. Même si je ne parle que le français et l’anglais (et quelques phrases de chinois), il m’arrive de comprendre quand même des interlocuteurs parlant d’autres langues. Le body language aide, bien sûr, mais l’oreille aussi.
16- Au retour d’un voyage de presse, il me faut toujours un jour ou deux pour me réhabituer à la «vraie vie». Où est le buffet du petit déj’?
17- Le stress des aéroports? Parvenir à emmener ma fille à l’école à l’heure tous les matins m’angoisse beaucoup plus.
18- Sur une note plus anecdotique, Tourne la page joue constamment dans ma tête. Considérant que je prends l’avion une bonne vingtaine de fois chaque année, le ver d’oreille est tenace. Comme je l’écrivais sur Instagram plus tôt cette semaine, le plus dur reste encore de ne pas me mettre à exécuter les petits moves du clip chaque fois que je me trouve à YUL (lol).
19- Non, je n’ai pas peur du ridicule (mes partenaires de karaoké pourront vous le confirmer). Mais les danses à deux, je déteste. Par contre, oui, parfois, j’ai envie de jouer des scènes du genre pour décoincer les agents qui se prennent trop au sérieux à l’aéroport.
20- Je sais. Vraiment dure, ma vie.
P.S.: Au cas où certains ne l’auraient pas compris, j’adore mon boulot. Mais la réalité est bien loin de l’image que plusieurs s’en font!
P.P.S.: Je n’arrête pas de faire des ajouts depuis la publication de ce billet. Il n’est pas impossible que j’en fasse d’autres au cours des prochains jours.
Il y a quelques semaines, j’ai eu l’occasion de rencontrer Paula Cook, viticultrice québécoise de 27 ans installée en Toscane depuis trois ans. La jeune femme a séjourné en Italie pour la première fois à l’adolescence. Elle a ensuite poursuivi des études en agriculture à l’Universtié McGill, avant de faire une double maîtrise en viticulture et oenologie de l’École supérieure d’agriculture d’Angers, en France, et de l’Université catholoque du Sacré-Coeur de Plaisance, en Italie.
En plus de produire trois vins rouge, un blanc et un rosé, pour lesquels elle veille à toutes les étapes de la production, elle ouvre les portes de sa villa aux visiteurs de passage.
Prix pour quatre personnes: de 1200 à 1800 euros (1584 à 2375$) pour une semaine. Le Miccine a aussi sa page Facebook (on peut notamment y voir des photos de l’intérieur de la villa) et un compte Twitter. Pour des photos de l’intérieur des villas, par ici.
Singe-écureuil de Monkey Jungle, en République dominicaine
Faites-vous partie de ceux qui ne trouvent pas leur compte dans la formule tout compris classique? Vous aimez la plage et le soleil, mais recherchez autre chose qu’un bronzage parfait? Il semblerait que vous ne soyez pas les seuls.
«Plusieurs études en tourisme et les focus group que nous faisons à l’interne nous ont démontré cet intérêt pour des vacances à la plage bonifiées, rapporte Valérie Martin, Chef, Marketing national et relations de presse. Quand on écoute les clients qui en ont fait l’expérience nous raconter leur vacances, on est convaincu que cette tendance existe bel et bien.»
En 2011, Transat a ainsi lancé la Zone branchée («It Zone» en anglais), à Puerto Plata, en République dominicaine. Différentes excursions étaient proposées: tyrolienne à Monkey jungle, exploration de la vie nocturne ou repas dans un restaurat local. Les retombées positives ont convaincu l’entreprise de réitérer l’expérience en 2012 et d’offrir la même formule à Santa Lucia à Cuba et Puerto Vallarta au Mexique sous le nom de noliZONE.
Le point commun de ces nouveaux produits? Faire sortir les clients des resorts, leur permettre de vivre différentes expériences et de s’initier à certains aspects culturels.
Il y a quelques semaines, j’ai répondu à cinq questions liées au voyage envoyées par des internautes par l’entremise de la page Facebook de Coup de pouce. Le résultat en cinq vidéos.
Je collabore de temps à autres avec l’équipe des microguides UNIQUE (URBANIA/Toxa), que je trouve fichtrement bien faits (je ne suis pas la seule: z’avez vu? Ils étaient finalistes aux Webby Awards aux côtés de TripAdvisor, Kayak et Hipmunk! Pas mal, hein?).
En plus de la page Facebook et du fil Twitter, voilà qu’un blogue grâce auquel il sera notamment possible de découvrir les coups de coeur de blogueurs spécialisés dans différents domaines vient d’être lancé. Devinez à qui ils ont demandé de briser la glace? Oui, bibi.
Voici la version courte, publiée sur Facebook il y a quelques jours(je devais me limiter à UNE réponse… pas facile!):
1- UNE DESTINATION : La Thaïlande. Je ne crois pas que je pourrai m’en lasser un jour.
2- UN CAFÉ :Café Tortoni, sur l’Avenida de Mayo, à Buenos Aires. Un lieu chargé d’histoire. On a l’impression que Jorge Luis Borges ou Carlos Gardel pourraient en franchir le seuil à tout moment…