Get a life… or a sofa

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La phrase a surgi spontanément au cours d’une discussion avec des copains d’un peu partout dans le monde à propos des priorités. «Get a life… or a sofa».

Certains ont besoin de signes tangibles de leur réussite. De gadgets dernier cri, de meubles designs et d’écrans géants. De s’entourer de beau pour se sentir bien.

Pour moi, le choix est clair. Je me fous éperdument des couleurs tendances de salles de bain. Des meubles qu’on ose à peine toucher parce qu’ils semblent tout droit sortis d’un musée. Des électroménagers avec lesquels on peut échanger des courriels.

Les bagnoles de luxe me font autant d’effet que Ryan Gosling: indifférence totale (mais qu’est-ce que vous lui trouvez à ce ce blondinet insipide?). Les bijoux? Si on m’offre un jour des diamants, je les vendrai pour payer quelques tournées à mes vrais «best friends».

 Je vis dans un modeste condo. Quelques  photos et souvenirs de voyages décorent certains murs. Si je devenais riche, j’achèterais des toiles d’artistes de la relève bien avant de me faire creuser une piscine. Et je ne vois pas pourquoi je me procurerais une voiture, même si je faisais dix fois mon salaire actuel.

Le monde, je veux le voir en vrai, pas seulement à travers le petit – du moins, le mien l’est! – écran. Je veux explorer, jouer, apprendre, goûter, toucher, humer… vivre, putain!

La liberté a un prix, dit-on. Je suis prête à sacrifier quelques paires de chaussures pour la cause. Un sofa hors de prix? Mais pourquoi faire, à part pour accueillir des amis de passage de temps en temps?

Je choisirai toujours de voyager, de bien manger et de bien boire plutôt que de m’asseoir sur l’équivalent d’un billet d’avion tour du monde.

Le beau, je préfère encore l’avoir dans la tête.

Thématiques similaires: La bêteMais jusqu’où? et L’exil chez soi.

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Yukon, me revoici!

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Dawson city. J’y serai mardi!!!

Si vous lisez ce blogue depuis plusieurs années, vous connaissez déjà mon obsession pour le Yukon. Fascinée par la ruée vers l’or, j’y ai séjourné pour la première fois en 2008 avec ma famille dans le cadre du projet «Le Canada en 31 jours». Dawson city m’avait alors laissé une forte impression. Il faut dire que j’y étais allée lors du solstice d’été.  Je n’ai jamais vu une telle lumière…

Vue du Midgnight dome (photo et vidéo réalisées en 2008 – j’avais un Nokia n95 à l’époque):

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Le Midnight dome s’appelle ainsi parce que les gens s’y rendent depuis des décennies pour scruter l’horizon lors du soleil de minuit.

Le soleil de minuit rendait la petite ville, jadis surnommée «Paris du nord», encore plus énigmatique. J’avais l’impression qu’un fantôme pouvait surgir à tout moment…

L’année dernière, je suis retournée au Yukon pour prendre part à GoMédia, événement qui permet aux différents acteurs de l’industrie touristique canadienne et aux journalistes et blogueurs voyage des quatre coins de la planète de se rencontrer.

Je n’avais toutefois pas pu me rendre jusqu’à Dawson city.  Alors quand j’ai vu qu’il était possible d’y aller cette année, j’ai sauté sur l’occasion! Cette fois-ci, je compte bien boire le fameux sour toe cocktail! ;-)

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C’est ici qu’on peut boire le «sour toe cocktail»

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Bienvenue au Klondike!

Photo prise en 2008. Un permis de pêche et une bouteille de Whisky? Une seule adresse!

Photo prise en 2008. Un permis de pêche et une bouteille de Whisky? Une seule adresse!

En plus de visiter à nouveau Whitehorse et Dawson, je découvrirai le parc national Kluane, dont j’ai beaucoup entendu parler. Je dormirai même dans un camp de pêche (oui, vous pouvez rire… non, je ne pêcherai pas!). Je passerai la nuit du 7 septembre à Vancouver, avant de m’envoler pour Charlottetown le lendemain, où se tiendra l’édition 2013 de GoMedia. Vous dire à quel point j’ai hâte de retrouver les copains! Car ce genre d’événement a beau être professionnel, on tisse forcément des liens plus étroits avec le temps.

Pour mieux comprendre ma fascination pour le Yukon, je vous invite à (re)découvrir le projet #Yukon1X1 – An Instagramer Roadtrip, auquel ont pris part des photographes en juin dernier. Pour plus d’infos sur Dawson city, par ici. Pour le Yukon en général, par là.

À très bientôt!

À lire également: Cet orteil momifié que je m’apprête à embrasserBons baisers du YukonLes voyages qui changent la vie, Trois tendances touristiques au Canada, 10 choses que j’ai apprises sur le Canada, 10 (autres) choses que j’ai apprises sur le CanadaUne Frenchy chez les Anglos.

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Toronto cool

Le Gladstone hotel est le plus ancien établissement de la ville à avoir fonctionné sans interruption. L'art y est mis en valeur, même dans certaines chambres.

Le Gladstone hotel est le plus ancien établissement de la ville à avoir fonctionné sans interruption. L’art y est mis en valeur, même dans les chambres (mais pas toutes).

Où aller pour visiter des galeries d’art et croiser des créateurs de tout acabit à Toronto? L’ouest de la rue Queen est probablement la première réponse qui vient à l’esprit. Mais tout autour, sur de petites rues transversales, on trouve aussi des boutiques, des restaurants et des cafés qui valent le détour. Le hic: on ne passe pas forcément devant lors d’une balade dans les parages.

Lu sur une porte du Drake hotel, sur Queen Ouest.

Lu sur une porte du Drake hotel, sur Queen Ouest.

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L’incontournable ascenseur du Gladstone

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Vendeur de la friperie Emporium by I miss You

C’est pourquoi j’ai bien aimé la visite guidée de l’«Art and Design District» à laquelle j’ai pris part en mai dernier dans le cadre de TBEX («Travel blog exchange»). Nous avons débuté l’excusion à l’hôtel Gladstone, construit en 1889, et où j’ai eu l’occasion de passer deux nuits (intéressant pour la place faite aux artistes, mais tellement bruyant! On offre même des bouchons aux clients…), puis nous sommes dits au revoir devant le Museum of Contmporary Canadian Art (MOCCA), que je n’ai malheureusement pas eu le temps de visiter. Entre les deux, les escales à l’hôtel Drake, dans des boutiques de designers locaux et des friperies ont permis d’avoir une bonne idée de l’éclectisme du quartier.

Cette vidéo vous donnera un aperçu de la visite, que la guide Betty Ann Jordan propose au public tous les samedis (et sur demande).

Plus de photos dans ce billet.

Merci à Air Canada, qui m’a permis de me rendre plus rapidement à Toronto, et à l’hôtel Gladstone, où j’ai séjourné.

À découvrir également: Balade gourmande à Riverside et Leslieville, Le Germain Maple Leaf Square: élégance, confort… et sport!Trois coups de coeur torontoisEnfin! Plus besoin de récupérer nos bagages à Toronto quand on vole vers les États-UnisToronto-Vancouver en trainUne fille… et des dizaines de paires de chassures! (The Bata Shoes Museum)La tour du CN en vidéoToronto en imagesLe Toronto de Scott Pilgrim et mes autres billets sur le Canada sur EnTransit.ca.

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8 jours en mer résumés en 15 clichés Instagram

Mljet austral

Alors, cette croisière d’Athènes à Venise? Les premiers mots qui me viennent à l’esprit, pêle-mêle: confort, histoire, grandiose et… desserts! Pour tout vous dire, j’aurais été au comble du bonheur avec de plus longues périodes en mer (pour lire/dormir davantage), mais aussi de plus longues escales. Tout était tellement extraordinaire!

Voyager à bord d’un navire comme L’Austral est un voyage en soi. On a envie d’en profiter au maximum. Mais comme on découvre des endroits fabuleux, on a aussi envie d’étirer le temps quand on les visite.

Tout au long du séjour, j’ai adoré me lever à l’aube pour aller jeter un coup d’oeil sur le balcon, afin de découvrir la vue qui s’offrait à nous ce matin-là. Chaque fois, je revenais dans la cabine le sourire aux lèvres, remerciant ma bonne étoile.

Pas de doute, même si je ne suis pas forcément une adepte de croisières à la base, je remonterais à bord sur-le-champ. D’ailleurs, depuis que je sais qu’un nouveau forfait destiné aux familles a été ajouté en octobre, la machine à rêve s’est remise à s’emballer!

Pour le moment, voici quelques clichés Instagram de ces huit jours en mer. Je n’ai utilisé aucun filtre pour ne pas altérer les couleurs.

Départ d'Itea, la première escale du voyage.

Départ d’Itea, la première escale du voyage.

Scène de la vie quotidienne à bord.

Scène de la vie quotidienne à bord.

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La photo classique avec le commandant!

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Buffet grec. Incapable de choisir: j’ai pris un peu de tout!

Oeuf cuit à basse température avec espuma de pommes de terre et caviar osciètre, demi-queue de langouste et sa bisque en écume avec fine crème de céleri rave et roquette, et filet de boeuf rôti, sauce au jus de truffe avec pomme Darphin aux oignons confits et portobellos rôtis.

Oeuf cuit à basse température avec espuma de pommes de terre et caviar osciètre, demi-queue de langouste et sa bisque en écume avec fine crème de céleri rave et roquette, et filet de boeuf rôti, sauce au jus de truffe avec pomme Darphin aux oignons confits et portobellos rôtis.

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Fraisier en transparence. Mon dessert coup de coeur!

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Mousse au chocolat. Impossible d’en manger un seul petit pot!

Après deux jours de vent, la mer était beaucoup plus calme alors que le soleil se levait près des bouches de Kotor, au Monténégro.

Après deux jours de vent, la mer était beaucoup plus calme alors que le soleil se levait, peu avant d’arriver  aux bouches de Kotor, au Monténégro.

Bouches de Kotor, Monténégro, au petit matin

Bouches de Kotor, Monténégro, au petit matin

Arrivée à Mljet, en Croatie, à l'aube. C'est ici qu'Ulysse aurait passé sept années avec la nymphe Calypso...

Arrivée à Mljet, en Croatie, à l’aube. C’est ici qu’Ulysse aurait passé sept années avec la nymphe Calypso…

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L’heure de l’apéro.

Port de Rovinj, en Croatie.

Port de Rovinj, en Croatie.

L'arrivée à Venise: magique!

L’arrivée à Venise: magique!

Un dernier regard en arrière et hop! c'est le temps de faire nos adieux aux gens rencontrés à bord. Un merveilleux voyage!

Un dernier regard en arrière et hop! c’est le temps de faire nos adieux aux gens rencontrés à bord. Un merveilleux voyage!

J’étais l’invitée de la Compagnie du Ponant. Merci! 

À découvrir également: D’Athènes à Venise à bord de L’AustralUn pirate qui aimait trop la mousse au chocolatEscale à DubrovnikLa vie à bord de L’AustralRendre visite à Apollon24 heures à Athènes avec un enfantNarcissisme façon VIe siècle?.

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Plaisirs parisiens pas chers

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Paris a beau se retrouver chaque année sur la liste des villes les plus chères du monde, elle n’est pas sur le point de perdre sa place de chouchou dans le cœur des touristes des quatre coins de la planète. Nul besoin de débourser une fortune pour profiter de ses charmes! Voici quelques suggestions pour vivre de grands moments à petits prix.

S’attarder à l’art de rue

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Simples graffitis, les dessins qui ornent les murs des grandes villes du monde? Chose certaine, ce n’est pas ce que croient les créateurs des centaines de sites Web qui pullulent sur le sujet et vantent le talent des artistes de l’éphémère. Si vous souhaitez vous offrir une virée consacrée aux plus belles œuvres de rue, rendez-vous sur le site Paris Street Art. Sur Facebook, la page Street Art Paris publie par ailleurs des photos prises sur le vif.

Découvrir des vignes

Saviez-vous que Paris compte plus d’une dizaine de vignes? La plus ancienne est celle de  Montmartre, qui existe depuis l’époque gallo-romaine. De son côté, celle du parc de Belleville date du 13e siècle.  Celles du parc Georges-Brassens et du parc Bercy font aussi partie des quatre principales vignes municipales parisiennes. Tous les ans en septembre et octobre, ont lieu des vendanges. Si vous êtes de passage en octobre, ne manquez pas la Fête des vendanges de Montmartre, près de la Basilique Sacré-Cœur. Pour plus d’info sur le vin en France: www.vins-france.com.

Pique-niquer dans un parc

Que vous préfériez La Villette, Les Jardins du Luxembourg ou le parc des Buttes-Chaumont, casser la croûte dans un parc parisien permet de faire une pause à peu de frais entre deux visites. À consulter absolument pour sortir des sentiers battus: La carte des pique-niques à Paris concoctée par My Little Paris, et cette liste du Figaro, qui propose des adresses dans les parages où aller acheter le butin  gourmand que vous déballerez une fois assis dans l’herbe.

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Plus touristique, mais tout aussi exaltant: déguster un jambon-beurre dans l’escalier de la Basilique du Sacré-Cœur avec Paris à vos pieds (et des visiteurs du monde entier tout autour!).

Sur les traces de Woody Allen

Vous avez aimé le film Minuit à Paris? La mairie a concocté un itinéraire téléchargeable qui permet de se lancer aux trousses des personnages imaginés par le cinéaste américain. Entre autres au programme: le Pont Alexandre III, le Musée de l’Orangerie et le Marché aux puces de Saint-Ouen. À noter qu’il existe des parcours pour d’autres films.

LA SUITE SUR MSN.CA!

Ce voyage a été réalisé grâce à une invitation de Vins de France en octobre 2012. Merci!

À découvrir également: 24 heures à Paris, 10 clichés Instagram,  Paris en pâtisseriesLe Plaza Athénée fait son cinémaStrasbourg en 12 clichés Instagram, Ça commence bien… à Paris10 façons inusités de découvrir Paris, 10 choses à faire à Paris avec des enfants et mes billets sur la France pour EnTransit.ca.

Pour plus d’information sur Paris

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Pourquoi visiter la Toscane?

Francesco Buffi (Baricci)

Francesco Buffi (Baricci) devant les vignes de sa famille, à Montalcino

Il suffit d’une photo pour comprendre pourquoi la Toscane attire des hordes de touristes chaque été (je ne parle pas forcément du charmant viticulteur de la photo ci-haut, hein;-).  Même sur papier glacé ou sur l’écran de l’ordinateur, ses villages bucoliques envoûtent. On se surprend à rêver d’une vie comme celle de Frances Mayers, auteure du roman à succès Sous le soleil de Toscane, qui a tout quitté sur un coup de tête pour acheter une propriété dans la région. Et une fois sur place, c’est encore pire… tellement c’est encore mieux!

Si vous n’êtes toujours pas convaincus, voici dix raisons qui risquent de vous donner envie de prendre le premier avion pour découvrir les environs. À lire dans l’ordre ou dans le désordre.

Le rythme

On ne visite pas la région en mode «speed»: on prend son temps. On contemple.  Hume. Goûte. Un espresso ici, un gelato là… On flâne, le regard oscillant entre l’horizon et les petites boutiques qui recèlent de produits locaux et d’œuvres d’artistes des environs.  Nous sommes, après tout, dans la région qui a vu naître le mouvement slow food!

Fontodi, Chianti Classico

Fontodi, Chianti Classico

La gastronomie

Qu’on s’arrête pour une visite à Podere Le Fornaci, fromagerie biologique du Chanti où les sympathiques hôtes nous font découvrir leurs produits (visites en matinée seulement), ou chez Pruneti, à San Polo, où les deux charmants frères proposent de déguster leurs meilleures huiles d’olive (sur rendez-vous), un seul mot: ravissement. Les produits régionaux sont mis de l’avant et la qualité des aliments est indéniable.

Pâtes fraîches avec ricotta, huile d'olives, courgettes et menthe.

Pâtes fraîches avec ricotta, huile d’olives, courgettes et menthe.

Ah! Le charme de la Toscane... (Visite chez Prunti)

Ah! Le charme de la Toscane… (Visite chez Pruneti)

Dégustation d'huiles d'olives Pruneti

Dégustation d’huiles d’olives Pruneti

Axée sur le terroir, la cuisine nous en met plein les papilles. Soupe ribollita (légumes avec du pain), picis (pâtes qui s’apparentent à des spaghettis faits à la main), schiacciata (aussi appelé focaccia), porchetta (cochon), alouette! Difficile de sortir de table sans avoir envie de déboutonner son pantalon.

Vacances Transat offre des séjours écogastronomiques depuis le printemps 2012. Ces forfaits comprennent les nuitées à l’hôtel, la location d’une voiture et des repas dans restaurants membres de Slow Food. Une formule semi-organisée qui permet de savoir où l’on s’en va tout en gardant une certaine flexibilité.

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Montalcino

LA SUITE SUR MSN.CA!

Ce reportage a été réalisé en mai 2012 suite à une invitation de Vacances Transat.

À lire également:  La Toscane d’une viticultrice québécoise, Italia, mi amore, Carte postale de la Toscane, 10 raisons d’aimer RomeBienvenue à BlogVille, Italie et mes billets sur l’Italie sur EnTransit.ca.

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La bête

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Elle vit là, dans le creux du ventre, et donne le vertige. Comme quand on tombe amoureux. Qu’on ressent l’excitation. Puis l’absence.

Si je faisais dans la psycho-pop, je dirais que c’est la partie de moi manquante. Moi en voyage. Il n’y a que sur la route, suspendue entre rêve et réalité, que j’ai l’impression d’être entière. Complètement moi, avec tous mes morceaux. En état total d’abandon à celle que je suis tout au fond. Sans les artifices sociaux.

Certains ont besoin d’une maison, d’une voiture et d’un chien pour se sentir bien. Moi, j’ai besoin du mouvement. C’est un pied dans le vide que j’ai l’âme en paix. Quand je m’élance vers l’inconnu. Que je m’apprête à découvrir, à embrasser, à apprivoiser l’ailleurs. Je me place dans un état d’émerveillement. Tant pis si je suis déçue puisque j’explore! Que j’avance…

Je pars comme d’autres vont rejoindre un amant. Pour cette euphorie qui fait tourner la tête. Ce rush d’adrénaline qui aide à aller au-delà des complexités administratives, des retards d’avion ou du décalage horaire.

Je pars parce que la vie goûte si bon assaisonnée d’épices exotiques.

La peur? Aussi. Mais pas celle qui paralyse. Celle qui donne envie de voir ce qu’il y a au-delà. De sauter dans le vide parce qu’on sait que des ailes nous pousseront dans le dos au bon moment. Je pars aussi parce que j’ai la foi.

Je l’ai souvent écrit: pour moi, voyager est une pulsion. L’une des rares choses qui va de soi.

L’instant n’est jamais aussi présent que dans cet élan du voyage. Je regarde droit devant, la tête haute, les yeux grand ouverts, le coeur prêt à bondir. Je respire à pleins poumons.

J’hyper-vis.

Au retour, je tente de prolonger cet état d’émerveillement le plus longtemps possible. Mais c’est plus fort que moi: j’ai besoin de nourrir la bête régulièrement. De quitter le cadre de temps en temps pour me remettre en place sur la photo du présent. Pour aimer plus et, surtout, aimer mieux.

«Je reviens autant que je pars» a déjà dit Fred Pellerin à L’Invité TV5 monde. Pour une (rare) fois, je me reconnais dans ce qu’il raconte.

Sur des thèmes similaires: Mais jusqu’où?L’exil chez soiKhao San Road, 10 ans plus tard.

Un pirate qui aimait trop la mousse au chocolat

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-  J’avais une grosse crainte au départ, me confie Pierre Rivière, retraité qui voyage pour la troisième fois à bord d’un des navires de la Compagnie du Ponant. C’était de me retrouver avec des gens snobs. Les robes longues, les noeuds papillons…

M. Rivière n’est pas le seul. J’ai beau m’adapter assez bien à n’importe quel contexte, j’étais terrorisée à l’idée d’être constamment underdressed à bord de L’Austral. À un tel point qu’au moment de faire ma valise, je me suis dit: «tant pis, je prends le short de jean et les Converse». Et qu’après avoir fait «ouf», j’ai oublié mes plus jolies robes dans ma penderie…

***

Me voici sur un élégant navire en compagnie de 234 autres passagers, dont une forte majorité de Français. Je viens de passer deux longues minutes coincée dans un ascenseur, dans un musée (la frousse de rater le départ, je ne vous dis pas!), j’ai chaud, j’ai mal partout à force de trimballer les bagages et j’ai une blessure suintante au genou qui me fait sursauter dès que quelqu’un me frôle (ouille!). Je ne rêve que d’une chose: tester le matelas de ma chambre flottante pour les sept prochaines nuits. Une douche serait pas mal non plus. Et un bon repas, tant qu’à y être…

Tant qu’à y être, ç’a été. Pendant ces huit journées, j’engouffrerai plus de desserts que dans un mois entier à la maison.

***

- Eau plate ou pétillante? me demande Pitr, serveur indonésien qui se souviendra de mon nom pour le reste du voyage, mais jamais de mon penchant pour les bulles.

- Pétillante!

Derrière, un couple qui n’en est manifestement pas à sa première croisière avec la compagnie interroge le serveur à propos du poisson au menu. Ils ont l’air de sortir tout droit d’une page de Paris Match. La soixantaine avancée, bien bronzés, chevelures impeccables.

À la table voisine, j’aperçois une famille avec deux jeunes enfants. Le père me raconte avoir pris part à la croisière familiale l’année dernière. L’expérience a été suffisamment concluante pour que le quatuor récidive.

En balayant la salle du regard, je réalise que même si plusieurs familles sont à bord – c’est le thème de cette croisière – de nombreux couples ont l’âge de mes parents. Et de mes grands-parents. Il y a bien ce petit groupe de Japonais, là, qui semble un peu plus jeune… Mais.

Pendant la présentation des excursions, une femme aussi a levé la main quand le directeur de croisière, Frédéric Jansen, a demandé si une nationalité avait été oubliée dans la liste qu’il venait de débiter. «Burkina Faso!» a joyeusement crié Isabelle, dont je fais plus tard la connaissance. Maman d’une fillette de trois ans restée à la maison, elle voyage avec mon mari français. «Je suis aide-soignante», me dit-elle en me tendant sa carte d’affaires. Elle habite Marseille et n’a pas encore 30 ans. L’Afrique lui manque.

Même s’il est interdit de porter des shorts dans la salle à manger du Pont 2, où je me trouve (oups!), personne ne pourrait être confondu avec un acteur en nomination aux Oscars. Mis à part un garçonnet qui la portait fièrement par-dessus un t-shirt, je ne verrai pas de cravate pendant mon séjour.

***

C’est clair, j’étais marin dans une autre vie. Mieux: pirate! Mais une fine, hein. Une «Robine des mers» avec une épée.

Et une crinoline. Il me semble que je botterais mieux les culs avec une crinoline.

***

Si calme les premières heures, la mer s’amuse à tester les limites des passagers. Certains ont pris la couleur de la crème pistaches dégustée plus tôt (hum! J’en reprendrais bien). Moi, j’ai un sourire en coin. À  l’abordaaaaaaage!

Vous dire à quel point je dors bien cette nuit-là! Et la suivante, alors que la mer semble encore plus déchaînée. D’ailleurs, mes problèmes d’insomnie sont restés au port. Le bercement des vagues me fait roupiller comme un bébé.

***

– Je ne peux pas choisir!!!!!!

Pitr rigole. Je répète la même chose à chacun des repas. Résultat: je me fais des copains qui acceptent que je picore dans leur assiette.

Même si j’ai un faible pour le restaurant du Pont 2 (et sa carte des vins qui fait saliver! J’ai cessé de lire après avoir vu le prix de quatre bouteilles dans les trois chiffres – en euros. Dans mes rêves, Château d’Yquem!), le restaurant du Pont 6 – le buffet – a un atout indéniable: l’exposition de toutes les oeuvres d’art sucrée du chef-pâtissier. Je savoure la vue avant que ma pense – qui verra son élasticité mise rudement à l’épreuve en huit jours – décrète, comme le dit le dicton, que j’ai les yeux pas mal gros. Obèse, genre. Obèse MORBIDE.

– Je ne peux pas choisir!!!!!!

Chaque fois que je m’arrête au Pont 6, je ne choisis pas. Je remplis mon assiette de microportions de desserts. Plusieurs, microportions. L’île flottante, la tarte au chocolat, la tarte noix et caramel, le St-Honoré, la mousse au chocolat (ah! la mousse au chocolat!)…

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Ma vie à bord se résume à ceci: de longues parenthèses de digestion pendant lesquelles je rêve à la prochaine cargaison sucrée.

Heureusement, il y a des escales. Jamais assez longues pour que je puisse aller jogger, par contre (oui, il y a un gym sur le bateau. Mais moi, les gyms me motivent à peu près autant que je salive devant un plateau de crudités. Ça manque de oumf. Ajoutez un paysage à contempler ou une trempette bien assaisonnée et la motivation revient au galop). Mais au moins, les excursions arrivent à me détourner de la carte des desserts.

Pendant la visite du site archéologique de Delphes - mon plus gros coup de coeur du séjour -, je me fais la promesse solennelle de revenir approfondir la culture grecque le plus rapidement possible en contemplant le Temple d’Apollon. Aussi fascinée que moi, ma fille déclare ce jour-là vouloir devenir archéologue.

Sur l’île de Mljet, qui serait l’Ogygie d’Homère, je reste sans mots pour décrire l’émotion de marcher dans les traces d’Ulysse. Même si Calypso avait été un pichou, je comprends qu’il y soit resté sept ans (enfin, je parle pour lui, hein, parce que moi, même si j’ai trouvé l’endroit magnifique, j’aurais fait une overdose de calme après sept jours!).

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Mljet

À Poreč, je ne peux m’empêcher d’éclater de rire en entendant l’histoire de cet évêque, Euphrase, qui a demandé à être immortalisé près de la Sainte Famille dans la superbe mosaïque de son église. Man, pas de doute: s’il avait vécu aujourd’hui, il aurait été le roi des #selfie sur Instagram.

À Rovinj, j’achète une robe longue un peu gipsy. Oui, parce que je la trouve jolie. Mais aussi parce que la boutique dans laquelle je l’ai aperçue baigne littéralement dans l’Adriatique.  Un faux pas et plouf! dans l’eau!

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À Venise, je me prends plaisir à me perdre dans les ruelles étroites. Et je me retrouve les yeux dans l’eau en voyant le navire quitter le port sans nous…

***

- J’ai bien vu qu’il y a toujours deux ou trois excentriques, poursuit M. Rivière, qui a l’habitude de voyager avec sa femme Josette. Mais dans l’ensemble, c’est décontracté. Alors on a recommencé et on a pas l’intention de s’arrêter!

C’est exactement comme ça que je me sens en regardant le paquebot s’éloigner: je refuse que ce soit la fin! J’aime trop improviser pour me mettre à faire des croisières à l’année (et si on allait làààà? Et si on restait plus longtemps iciiiii?…), mais je pourrais facilement devenir accro à ce type d’expérience dans un bateau «à échelle humaine».

Et à la mousse au chocolat.

(Ah! la mousse au chocolat…)

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À Rovinj, Croatie

J’étais l’invitée de la Compagnie du Ponant. Merci! 

À lire également:  D’Athènes à Venise à bord de L’Austral et Narcissisme façon VIe siècle?

Pour lire mes textes sur EnTransit.ca (MSN.ca): 24 heures à Athènes avec un enfantRendre visite à Apollon, La vie à bord de L’AustralCroisière de luxe en françaisMa visite du Boréal.

Narcissisme façon VIe siècle?

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Les réseaux sociaux sont peut-être le repaire de narcissiques finis, nous n’avons rien inventé. Au fil du temps, peintres,  photographes et artistes de tout acabit se sont livrés à des autoportraits. D’autres ont commandé des oeuvres les mettant en vedette. C’est ce qu’a fait l’évêque Euphrase au VIe siècle.

La mosaïque dans laquelle on peut encore l’admirer tenant une maquette de l’église au complexe de la cathédrale de Poreč? Son idée.

Plusieurs siècles plus tard, les visiteurs peuvent toujours voir sa bouille dans le plus important monument de la ville croate. Dans un état de conservation exceptionnel, la basilique d’Euphrase figure d’ailleurs sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1997.

Qui se souviendra de nos #selfie sur Instagram le mois prochain?

Certains sont plus immortels que d’autres.

J’ai visité la Croatie dans le cadre d’une croisière à bord de L’Austral de la Compagnie du Ponant, dont j’étais l’invitée. Merci!

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Top 3: Montréal

veronique_leducChaque mois, je demande à un blogueur de présenter ses trois lieux préférés dans la ville qu’il habite. Une bonne manière de sortir des clichés touristiques… et de vous faire découvrir des blogues que j’aime! Cette semaine, c’est au tour de Véronique Leduc de Montréal.

Journaliste en tourisme depuis six ans, Véronique anime les réseaux sociaux du 375e anniversaire de Montréal, en plus faire partie des Copines en cavale et de tenir le blogue #mtl_instantané avec sa complice Geneviève Vézina-Montplaisir. En tandem ou en solo, les exploratrices urbaines écument la ville à la recherche de perles à partager.

Originaire de Repentigny, la jeune trentenaire aime passionnément sa ville d’adoption.  «Montréal pour moi, c’est la culture, la bouffe, les parcs, les festivals, les quartiers, les gens de bonne humeur, une ville au format parfait, une ville que j’aime profondément.»

1- Le canal Lachine et ses environs

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«J’ai demeuré quelques années à Saint-Henri et bien que j’adore le quartier Rosemont où j’habite maintenant, le canal me manque cruellement. Y faire son jogging, partir après le travail pour une heure de rollerblade sur la piste qui le longe, aller y pique-niquer après une virée au marché Atwater, prendre une bière sur la terrasse Saint-Ambroise, en bordure du canal. Franchement, aucun lieu à Montréal n’équivaut le canal Lachine!»

2- Dinette Triple Crown

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«Parce que la bouffe est bonne et le concept original et sans prétention, je trippe sur la Dinette Triple Crown. On commande au comptoir des plats inspirés de la cuisine du sud-ouest des États-Unis et on traverse au parc en face avec notre boite de victuailles, une limonade maison, des sauces épicées, des couverts et une nappe qu’on rapportera ensuite à la Dinette. Un pique-nique de luxe quoi! Mention spéciale au mac & cheese, à se damner. Parce que c’est bon, simple et un peu décalé, je trouve que cet endroit représente bien Montréal. »

3- MuvBox

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«Oui, il y a maintenant les camions de bouffe de rue à Montréal, mais reste que pour moi, le MuvBox est en quelque sorte le pionner et ZE place où je dois absolument aller chaque été. On y mange des lobster rolls juste ma-la-des concoctés avec des homards des Iles de la Madeleine. Installée près de l’eau, dans le Vieux-Port, sur la mini-terrasse de ce conteneur maritime rouge transformé chaque été en machine à délices, je me sens chaque fois en vacances.

Bref, on dirait qu’une constance fait battre mon coeur… manger dehors, à Montréal!?»

Vous, quels sont vos lieux favoris à Montréal?

(Photos: #Mtl_instantané)

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D’Athènes à Venise à bord de L’Austral

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Quitter le port de Pirée…

Après 24h à Athènes, me voici à bord d’un navire de la compagnie française Le Ponant avec ma fille de six ans et demi. Nous faisons une croisière à thème («famille», dans ce cas-ci).  Sur 235 passagers, 51 ont moins de 18 ans. J’ai aussi croisé des groupes voyageant avec les grands-parents. L’ultime voyage intergénérationnel?

«Bienvenue sur votre yacht privé», a lancé Frédéric Jansen, directeur de croisière, avant d’énumérer toutes les nationalités à bord. On en compte une douzaine au total. Sans grande surprise, les Français sont les plus nombreux: ils sont 189.

Il est vrai qu’il y a une certaine intimité à bord: contrairement aux mastodontes qui ont la cote, L’Austral compte seulement 132 cabines. Et quelles cabines!

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Notre cabine

En tout, nous traverserons trois pays en huit jours. L’itinéraire? Athènes-Itea-Otrante-Dubrovnik-Mljet-Trogir-Rovinj-Venise.

Nous avons quitté le port de Pirée en fin de journée et traversé ce soir le canal de Corinthe, voie artificielle creusée à travers l’isthme de Corinthe pour relier le golfe de Corinthe, dans la mer Ionienne, à l’ouest, au golf Saronique, dans la mer Égée, à l’est. Ce canal fait donc du Péloponnèse une île. C’était complètement fou de voir le bateau s’enfoncer dans cet étroit couloir! Pour vous donner une idée:

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L’année dernière, j’ai eu l’occasion d’interviewer Sophie Lauret, chargée de communications de la compagnie basée à Marseille, lors de son passage à Montréal. Pour en savoir plus sur la compagnie et les nouvelles croisières offertes:



L’Austral est très similaire au Boréal.

Plusieurs excursions sont au programme. Demain, nous découvrirons par exemple le site sacré de Delphes (m’en vais rendre visite à Apollon!). Si je vous dis qu’on mange comme des rois, vous comprendrez que l’enthousiasme est à son comble.

La connexion sur la bateau étant très lente (et exorbitante!), je ne sais pas à quelle fréquence j’arriverai à publier des articles ici et sur EnTransit.ca. Mais dites-vous que pendant ce temps, je prendrai UNE TONNE de photos, que je partagerai dès que j’en aurai l’occasion. Pas question de garder toutes ces beautés juste pour moi! :-)

En attendant, si vous voulez rêver, les vidéos promotionnelles sont carrément renversantes. À éviter si vous tentez de remettre le solde de votre carte de crédit à zéro. ;-)

À lire également: Katerine-Lune Rollet a publié une chronique sur la croisière Venise-Istanbul qu’elle a faite à bord de L’Austral en juin dernier sur Canoë et plusieurs billets sur son blogue perso. Carolyne Parent et Gary Lawrence ont quant à quant à eux signé des reportages pour Le Devoir (celui de Gary est accessibles seulement aux abonnés, par contre). Nathalie de Grandmont alias «Globe raconteuse» fait le récit en deux parties de son expérience sur la mer Adriatique avec la même compagnie.

Pourraient aussi vous intéresser: Croisière de luxe en françaisMa visite du BoréalRacontez-moi des histoiresCarte postale d’Athènes et mes billets sur la Grèce (2012) pour EnTransit.ca.

MÀJ 20 août:  Vous pouvez maintenant lire mes billets sur EnTransit.ca:  24 heures à Athènes avec un enfant, Rendre visite à Apollon, La vie à bord de L’Austral.

Je suis l’invitée du Ponant. Merci!

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5 expos à voir à Montréal cet été

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Mosaïcultures Internationales de Montréal 2013

L’été passe toujours trop vite. Comme à chaque année, j’ai dressé la liste de tout ce que j’ai envie de voir pendant la belle saison. Voici cinq expos que je ne veux rater sous aucun prétexte!

1- Les Mosaïcultures

Gros coup de coeur pour cette exposition évolutive (elles poussent, les plantes!) qui semble rencontrer le succès espéré.  Comme je l’ai écrit sur EnTransit.ca, j’avais très peu d’attentes au moment de ma première visite. La créativité déployée m’a sciée. La deuxième fois, j’ai pris le temps de découvrir chacune des oeuvres.  Prévoyez au moins trois heures pour vous balader sur le site. Mieux: une journée entière!

Jusqu’au 29 septembre.

2- Les routes du thé, Pointe-à-Callières

Je suis folle du thé. Au-delà de mon amour pour le Oolong, consommé presque quotidiennement pendant les derniers mois de ma parenthèse taïwanaise, il y a le voyage, tant géographique qu’historique. «Les lointains débuts du thé s’enracinent dans une belle légende et remontent à l’an 2737 avant notre ère. La légende dit que l’empereur Shennong, très aimé de ses sujets et père de la médecine (il avait même appris aux hommes à faire bouillir l’eau avant de la boire), se reposait sous un arbre avec un bol d’eau frémissante afin de calmer son estomac dérangé. Un souffle de vent passe qui fait tomber quelques feuilles dans son bol. Goûtant ce breuvage, Shennong le trouve délicieux et en admire la couleur. C’est la naissance du thé…» Je trépigne d’impatience!

Jusqu’au 29 septembre.

3- De Philadelphie à Monaco: Grace Kelly – Au-delà de l’icône, musée McCord

J’étais tellement triste de rater l’ouverture de cette super-expo! Heureusement, il reste encore quelques semaines pour en profiter. Inédite en Amérique du nord, De Philadelphie à Monaco: Grace Kelly – Au-delà de l’icône retrace le parcours de l’actrice devenue princesse. Une centaine d’objets, d des photos et des archives nous aident à imaginer la vie de cette fascinante fille de la province.

Jusqu’au 6 octobre.

4- Dale Chihuly – Un maître du verre contemporain, Musée des Beaux-Arts de Montréal (MBAM)

A priori, je n’étais pas spécialement attirée par cette expo. Mais les tweets, statuts et photos de copains qui ont été soufflés (sans jeu de mots!) par les créations de l’artiste considéré comme «le Tiffany de notre époque» m’ont convaincue. Le hasard m’a aussi amenée à découvrir ses créations à Las Vegas et St. Petersburg avant l’exposition de Montréal. Curieuse de le visiter à nouveau.

Jusqu’au 20 octobre.

5- Musée Urbain Montréal

Ce n’est pas une exposition dans un musée, mais bien une application mobile gratuite lancée l’année dernière qui permet de redécouvrir Montréal à l’aide de la réalité augmentée (je sais, je suis en retard!). En visant l’un des 150 lieux répertoriés avec la caméra de son téléphone intelligent, on voit apparaître des informations sur son histoire. L’application présentée par Historia et le Musée McCord a remporté le prix Or de la catégorie Multimédi’Art Interactif au Festival International de l’Audiovisuel & du Multimédia sur le Patrimoine (FIAMP) en octobre 2012. Elle est dans mon iPhone, ne me reste qu’à la tester!

*CONCOURS*

Vous aimeriez découvrir Les Mosaïcultures? Qatar Airways, l’un des principaux présentateurs de l’événement, offre deux paires de billets aux lecteurs de Taxi-brousse. Pour participer au concours, par ici! Vous avez jusqu’au 17 août, 17h, pour transmettre votre formulaire de participation. Le nom des gagnants sera tiré au sort.

MÀJ 18 AOÛT: Le concours est maintenant terminé. Les gagnants: Christophe Boucetta et Natalie Gauthier. Bonne visite!

Philadelphie en quelques clichés Instagram

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Près du marché italien

Une escale de six heures à Philadelphie en route vers Tampa, en Floride? Chouette! Pas assez pour explorer la ville à ma guise, mais suffisant pour goûter à un grand classique: le fameux Philly cheesesteak.

Mon choix s’arrête rapidement sur deux lieux hautement touristiques situés l’un en face de l’autre (pratique!), au bout du marché italien: Pat’s et Geno’s. Tous deux sont ouvert 24 heures par jour, sept jours sur sept. Depuis une trentaine d’années, ils se livrent une lutte sans merci pour prouver qui est LE VRAI king du cheesesteak sandwich (enfin… je n’en ai aucune idée, concrètement, mais j’aime l’intensité dramatique de la phrase – à lire à voix haute avec une voix très grave).

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Même si le premier a ouvert ses portes en 1930 et le second en 1967, tous deux affirment avoir été le premier à avoir eu l’idée de mettre du Cheez Whiz sur la viande. Un peu comme Roy Julep à Drummundville et Le Lutin qui rit à Warwick avec notre poutine, quoi. Il y a des batailles plus importantes que d’autres.

Premier arrêt: Pat’s king of steaks

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Il suffit de lire l’enseigne qui se trouve au-dessus du comptoir de commande pour réaliser rapidement qu’on a affaire à une grande pointure de l’humour. «How to order a steak» aurait été écrit par un certain I. M. Hungry. Hum.

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Une fois les instructions digérées (*inspiration I.M. Hungry*), on nous invite à répéter pendant qu’on fait la queue. Je n’ai pas mémorisé les instructions, mais je balbutie un «no onion» qui doit être suffisamment clair puisque mon repas atterri devant moi en moins d’une minute. Vous avez dit «fast-food»?

Je déballe le sandwich pleine de scepticisme. Vais-je vraiment engouffrer ce machin au Cheez Whiz, moi l’accro du «vrai» fromage?

Je pense à notre poutine, peu «ragoûtante» pour la plupart des étrangers. Je fixe les photos des multiples célébrités affichés tout autour du stand et je prends une bouchée. Puis une autre. Et une autre… Pas mal du tout, ce truc. Bien gras et tout sauf élégant à manger, mais… comestible. La viande est plutôt savoureuse. Le pain passe suffisamment inaperçu pour qu’on se concentre sur  son contenu. Le Cheez Whiz? Ben c’est du Cheez Whiz… FULL Cheez Whiz. Tout à fait dans le ton.

Observation: je suis loin d’être la seule touriste dans les parages. Les «clics!» retentissent tout autour de moi. Et j’entends plusieurs conversations en français.

2e escale: Geno’s steak

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Je traverse la rue pour me diriger vers la plus clinquante des deux enseignes, comme tant d’autres visiteurs (non, mon exercice comparatif n’a rien d’original!). Ici aussi, les célébrités sont à l’honneur. Entre les Backstreet Boys et les badges de policiers (ils semblent avoir choisi leur clan, si je me fie à la collection exposée), le ventre déjà plein, je saisis ma moitié de sandwich.

Première constatation: le pain est complètement différent. Moins «sous-marin», plus sucré. La viande est moins dégoulinante de gras et le Cheez Whiz, plus discret.

Même s’il est décédé en 2011, Joey Vento, qui a lancé ce comptoir, semble omniprésent. Sa bouille est exposée un peu partout (notamment chez un concessionnaire de motos). Une recherche rapide me démontre qu’il est devenu une célébrité locale. Même The New York Times a fait un papier sur lui lors de sa mort! Pour l’anecdote, l’homme a appelé son fils Geno à cause de son resto. Non, pas l’inverse…

Première bouchée: hum… je préfère Pat’s. Deuxième: idem. Après cinq ou six, je commence à douter. Il faudrait que je retourne goûter au premier! Mais ce sera pour une autre fois, il me reste encore quelques heures pour déambuler dans la ville (et, accessoirement, digérer cet envoi massif de calories).

3e escale: le marché italien

Est-il vraiment italien, ce marché? Il me semble y voir plusieurs chinoiseries au passage en tout cas. Je navigue entre les étals de fruits et l’expositions de poissons et crustacés avant de demander mon chemin à une vieille dame. «Vous devriez aller de ce côté, m’indique-t-elle. Vous pourrez ainsi voir la partie historique de la ville.» Témoin de la conversation, une jeune femme marche quelques pas à mes côtés. «En allant plutôt à gauche, vous arriverez au centre-ville. Vous pourrez par exemple y faire du shopping.»

Ma paresse l’emporte: centre historique, un peu moins loin, ce sera. Après une pause «boulot» au Starbuck (je sais, je sais…), je me remets en route.

4e escale:  4th Street

En fait, ce n’est pas vraiment une escale.  C’est la rue que je décide d’emprunter pour me rendre dans la partie historique.  «Francis Johnson (1792-1844) – America’s first native born master of music lived here», m’indique une plaque commémorative devant le numéro 65.

Une femme portant le voile intégrale assise dans un escalier m’observe. Je lui souris et poursuis ma route, résistant à la tentation de lui demander si je peux la prendre en photo. Surprenante rencontre après les néons de Geno’s et l’animation du marché.

Le quartier est plutôt joli et coloré.

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J’aperçois le city hall. Puis, je repère la queue pour voir la Liberty bell, symbole de l’indépendance américaine. J’aurais bien aimé la voir de plus près (la cloche, pas la queue!). Mais ce sera pour une prochaine fois. J’ai un avion à prendre…

La Liberty Bell, c'est par là!

La Liberty Bell, c’est par là!

P.S.: Sarah a elle aussi publié un billet sur Philadelphie l’année dernière, dans lequel elle présente sa liste de choses à faire si vous disposez de quelques jours.

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Désintox numérique ou encore plus de techno?

Mon «bureau», la semaine dernière, au Hyatt Clearwater beach, où WiFi fonctionnait à merveille!

Mon «bureau» la semaine dernière, au Hyatt Clearwater beach, où WiFi fonctionnait à merveille!

Le sujet me passionne depuis des mois (j’en avais d’ailleurs fait mention dans ce reportage et il a été l’objet de ma dernière chronique à Libre-Service, à MAtv, le printemps dernier).  Alors que de plus en plus de voyageurs cherchent à être connectés en tout temps, même en vacances, une autre grande tendance se dessine: celle de se débrancher complètement. Il ne suffit plus de se rendre dans des hôtels sans WiFi. Les forfaits de désintox numériques se multiplient afin «d’obliger» les accros de la techno à se délester de leurs gadgets.  Je profite de la lecture d’un énième reportage sur le sujet (dans Le Monde ce matin) pour partager les notes et observations accumulées au cours des derniers mois.

Vous avez peut-être vu passer la nouvelle vous aussi: à Majorque, en Espagne, le Sol Wave House s’est auto-proclamé premier hôtel Twitter.

Sur place, les adeptes de l’oiseau bleu peuvent utiliser différents mots-clics pour maximiser leur expérience et un «Twitter concierge» veille à satisfaire les désirs de la clientèle ultra-branchée.  Ironiquement, le compte Twitter de l’établissement ne compte même pas 1000 abonnés…

Inutile d’aller jusqu’à Majorque pour le constater: un nombre croissant de voyageur a le nez rivé sur son téléphone intelligent dans les aéroports, les hôtels ou les auberges de jeunesse. On s’en sert autant pour s’informer que pour partager. Pour plusieurs, les applications mobiles ont remplacé les guides de voyage. Il est si facile d’avoir toute l’information voulue au bout des doigts!

En mars 2013, une enquête de Hotels.com a révélé que plus du tiers des voyageurs considèrent WiFi gratuit comme le critère no. un dans le choix de leur hôtel.  Doit-on alors s’étonner qu’en contrepartie, de plus en plus de gens sentent le besoin de se débrancher?…

À force de lire sur le sujet, j’en suis venue à me dire qu’au fond, les deux tendances rejoignent exactement la même clientèle. En tant que «technomade» assumée, je suis la première à reconnaître qu’il m’arrive de verser dans l’excès.  Pour la même raison, je songe à m’offrir une cure «no techno» depuis plus de deux ans.  Je l’ai fait sur de très courtes périodes, remarquez (la plupart du temps quand j’y étais obligée parce que la zone dans laquelle je me trouvais n’était pas couverte par mon fournisseur de téléphonie cellulaire!), mais je suis persuadée du bienfait de prendre de vraies pauses de temps en temps. Par contre, ce n’est pas si facile de se couper ainsi de la technologie! Voilà pourquoi un forfait incluant soleil et promesses de repos peut devenir intéressant.

Car ce n’est pas tant le gadget qui nous manque, mais le monde qu’il nous permet de voir évoluer à travers l’écran. Le syndrome FOMO, vous connaissez? J’en souffre, comme bien d’autres qui refusent de l’admettre. Ce mal 2.0 vise les boulimiques d’infos qui ne veulent rien manquer, mais aussi les social butterflies qui veulent être partout à la fois (mon article sur le sujet ici). Même dans un lieu de rêve, on a toujours un copain quelque part qui semble vachement s’éclater dans un endroit où nous aurions pu être nous aussi. Merci à Instagram, Twitter, Facebook et autres Pinterest de nous le rappeler.

C’est l’un des grands paradoxes des réseaux sociaux: on a jamais été autant dans le «ici et maintenant», mais on a jamais autant voulu être ailleurs. Heureusement, avec le temps (et l’âge!), on arrive à relativiser. Et à (surtout) en apprécier les bons côtés.

La surconsommation techno inspire aussi les publicitaires.  En janvier dernier, des zones «no WiFi» qui bloquent les signaux dans un périmètre de 5 km ont fait leur apparition au centre-ville d’Amsterdam. Ils sont commandités par Kit Kat, qui recommende de «prendre une pause»…

Tiens, j’irais bien à Amsterdam pour les «Instagramer» celles-là. ;-)

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QUELQUES EXEMPLES D’INITIATIVES DE DÉSINTOX NUMÉRIQUES REPÉRÉES AU COURS DE LA DERNIÈRE ANNÉE: 

Option Déconnexion du Spa Eastman: Au Québec, le spa Eastman est l’un des premiers à proposer une désintox techno.  À l’arrivé, ls appareils sont pris en charge. On nous offre un guide «Reconnecter» qui propose des trucs pour rééquilibrer l’utilisation des appareils numériques au quotidien. L’option peut s’ajouter à n’importe quel forfait existant. Des tests sont disponibles sur le site pour déterminer si ce type de séjour pourrait vous être bénéfique.

• Désintox de groupe au Château Laurier, à Ottawa, lors de réunions:  Dès qu’on entre dans la salle, on met tous nos gadgets électroniques dans une boîte noire qui est sous clé pendant toute la durée de la rencontre.

• À Los Angeles, Eva Restaurant offre un rabais de 5% aux gens qui laissent leur téléphone à la réception.

• Virgin Holidays propose une «thérapie de débranchement» par l’entremise de six capsules vidéo qui expliquent comment résister à la tentation de la technologie.  On y découvre les étapes à suivre pour décrocher complètement avant le départ,  pour profiter pleinement de son voyage et comment ne pas vivre un choc de retour trop intense….

• St-Vincent-et-les-grenadines, archipel composé de 32 îles dans les Caraïbes, a carrément axé sa promo sur la «désintox techno» en 2012. On y offrait notamment un forfait d’environ 3800$ pour 7 nuits dans différents établissements et le vol (depuis les États-Unis). Au programme : pas de télé, pas d’Intenet ni de téléphone dans les chambres. Pour avertir le personnel qu’on souhaitait que sa chambre soit nettoyée, on devait accrocher un petit drapeau jaune sur une pole de bambou, sur la porte.

• À Vancouver, le Loden Hotel a aussi proposé un forfait «Digital Detox» en 2012 qui consistait à laisser ses bébelles électroniques au concierge en échange d’un massage  relaxant et d’une séance au sauna à infrarouge (à partir de 229$).

• À Chicago, l’hôtel Monaco offre l’option «black-out». On remet tout simplement nos gadgets à l’arrivée. Mais la majorité préfère les garder et utiliser WiFi, a confié le directeur à CNN.

• À Dublin, l’hôtel Westin  a élaboré un «digital detox package». Les gadgets électroniques sont enfermés dans un coffre-fort pendant la durée du séjour et on s’assure que les clients sont traités aux petits oignons pour les oublier : déjeuner est servi au lit et on leur remet un «kit de survie» qui comprend des guides en papier pour explorer la ville et des jeux de société.

EN VRAC:

Selon une enquête effectuée par Osterman Research en 2010 , dont a fait mention le Réseau de veille en dans un dossier sur la désintox numérique en janvier 2013 :   1/3 des répondants affirmait avoir vérifié ses courriels en vacances pendant qu’ils pratiquaient une activité sportive comme le vélo, le ski ou l’équitation.  (J’ai l’impression qu’il y en aurait encore plus en 2013!).

• Autre sondage auprès  des clients de la chaîne d’hôtels Marriott and Renaissance Caribbean & Mexico Resorts : 85% des répondants ont déjà été dérangés par quelqu’un qui parlait fort au téléphone portable/cellulaire, que 50% ont indiqué consulter leurs courriels et leurs messages vocaux plusieurs fois par jour pendant les vacances et même que 31% avaient été tentés de jeter leur appareil mobile à l’eau…

À LIRE ÉGALEMENT: Mon utilisation de la techno en voyage.

(Source: plusieurs, dont le Réseau de veille en tourisme)

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Top 3: Clermont-Ferrand

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Après deux ans en Auvergne, dans le centre de la France, la Québécoise Marie-Eve Vallières vient tout juste de rentrer à Montréal. Elle a profité de son exil pour se consacrer à son blogue Eurotrip Tips, dans lequel elle raconte ses péripéties dans les «vieux pays» dans la langue de Shakespeare, et pour lancer A Montrealer Abroad, blogue bilingue consacré à Montréal et ses environs.

Bien qu’elle n’ait pas trouvé sa ville d’adoption, en Auvergne dans le centre de la France, des plus excitantes, elle a tout de même adopté quelques lieux au fil  du temps.

Voici trois d’entre eux!

1- Cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption

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«La « dame noire » de Clermont-Ferrand est un peu le point de repère des Clermontois, et se trouve au cœur du centre névralgique de la ville. Surplombant les toits clermontois du haut de ses 96 mètres, elle est entièrement construite d’imposantes pierres volcaniques noires de Volvic, ce qui lui confère son caractère unique et imposant. La vue sur Clermont-Ferrand depuis ses tours, et l’activité bourgeonnante sur la rue des Gras juste en bas ne manquera pas d’intéresser les plus curieux. Un must!»

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«Saviez-vous qu’il y a des volcans en France? Eh oui! En plein cœur du pays se trouve la Chaîne des Puys, une série de sommets volcaniques s’étendant sur plus de 45 kilomètres. Du haut de ses 1465 mètres, le Puy de Dôme est le favori incontesté des Clermontois. La vue sur le reste de la chaîne, avec notamment les Mont Dore et le Puy du Pariou, en plus des plaines du Limousin, et, évidemment, Clermont-Ferrand tout en bas, vaut vachement le détour. Si vous êtes comme la plupart des français et adorez la randonnée, comptez environ 45 minutes pour vous rendre au sommet. Mais si vous êtes comme moi – c’est-à-dire paresseux – sachez que le Panoramique des Dômes, un petit train à crémaillère, vous emmène tout en haut pour seulement 10 euros. Un très bon investissement, il va sans dire.»

3- Jardin Lecoq 

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«Si le soleil est de la partie et qu’il vous prend l’envie de faire la dolce vita pour quelques heures, dirigez-vous vers le Jardin Lecoq, à quelques minutes de marche du centre de la ville. Il faut venir en avril pour apprécier le lieu dans toute sa splendeur, alors que les magnolias sont en fleurs et qu’un doux parfum envahit le parc en entier. La popularité du parc de se dément pas – chaque jour, des centaines de personnes, autant le lycéen pris en flagrant délit d’école buissonnière que grand-papa et son petit-fils foulent les pelouses du parc, profitant du grand air frais auvergnat. Ce que je préfère du Jardin, au-delà de sa flore? Le WiFi gratuit. :-)»

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(Photos: collection personnelle de Marie-Eve)

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