Solidarité 2.0

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Turner Barr en Thaïlande (Source: http://www.aroundtheworldin80jobs.com)

Avez-vous suivi la saga de Turner Barr, qui a vu l’idée de son blogue Around the World in 80 Jobs copiée par Adecco, une multinationale spécialisée en placement? La blogosphère voyage l’a admirablement soutenu et tout le bruit produit dans les médias sociaux a porté fruit.

Je me souviens être restée perplexe en visionnant la première vidéo le jour de sa diffusion, le 20 juin dernier. Il faut dire que le blogueur y allait fort côté mise en scène: la dernière photo du billet dans lequel il l’avait insérée le montrait couché sur des poubelles et couvert de journaux!

Nous sommes tous un peu paranoïaques quand il s’agit de nos concepts et de nos idées (pas seulement les blogueurs, il en est de même chez les journalistes pigistes – combien d’entre nous avons-nous vu des idées proposées à de grands médias reprises par des gens de l’interne? Cela dit, oui, les bonnes idées sont aussi dans l’air du temps, comme je l’ai répété à maintes reprises quand j’étais «de l’autre côté de la clôture»), mais dans ce cas-ci, l’inspiration était, disons, plus qu’évidente.

Dans une lettre intitulée Even Multi-Billion Dollar Corporation Should Apologize When They Are Wrong: An Open Letter to Adecco to #makeitright, publiée sur son blogue le 24 juin, Turner a demandé quatre choses à Adecco: que la compagnie reconnaisse son erreur et qu’elle lui présente des excuses, une compensation financière équivalente à celle versée à l’agence de publicité derrière la campagne (soit environ 50 000$), l’arrêt de la campagne en question et de l’utilisation du nom Around the World in 80 Jobs et un versement de 50 000$ à Save Elephant Foundation, une ONG où il a travaillé bénévolement.

Deux jours plus tard, Turner a publié un nouveau billet, "Make it right" in a 2.0 world, dans lequel il a annoncé que  ses conditions avaient été acceptées.

Sur sa page Facebook, la Save Elephant Foundation a remercié le blogueur vendredi dernier:

We would like to take a moment to thank Turner Barr from Around the World in 80 Jobs for raising awareness about our foundation and asking for a donation to be made to us for 50K from a large company after they copied his popular brand. The money will be made to purchase more land so elephants can roam free. [...]

Voilà un happy end 2.0 qui fait du bien.

Pour un résumé de l’aventure: reportage et entrevue sur RightThisMinute.

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TBEX en 10 observations

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Toronto vue de l’aéroport Billy Bishop

Je reviens de Toronto, où j’ai pris part à TBEX («Travel blog exchange») pour la première fois. Après en avoir entendu parler pendant des années, j’ai profité de la proximité de l’édition nord-américaine 2013 pour aller satisfaire ma curiosité.

Environ 1300 participants (dont environ 1000 blogueurs voyage) des quatre coins du monde ont pu prendre part à des conférences traitant de différents aspects du blogging, rencontrer des offices de tourisme et des compagnies liées au voyage et, bien sûr, faire la fête (n’est-ce pas dans les soirées qu’on «réseaute» le mieux?). L’objectif? Se rencontrer, mais aussi aller chercher des outils pour s’améliorer et tisser des liens avec des partenaires potentiels. Mes observations.

1- Conférences inégales, mais souvent intéressantes. Je pensais m’ennuyer ferme lors des conférences. Ç’a parfois été le cas (une seule m’a vraiment ennuyée en fait, mais c’est ma faute : j’aurais dû prendre le temps de mieux lire le résumé avant). De manière générale, j’ai plutôt été ravie par ce que j’ai entendu et j’ai appris quelques trucs. La prochaine fois (si prochaine fois il y a), je laisserai  mes préjugés de côté j’étudierai mieux le contenu de chacune des conférences avant d’arrêter mes choix.

Conférence de Jodi Ettenberg et Annemarie Dooling

Conférence de Jodi Ettenberg et Annemarie Dooling

2- La blogosphère voyage francophone est une nanogoutte dans l’océan. Il y a bien sûr les Asiatiques, qui l’emportent par la force du nombre (même si très peu représentés à TBEX). Les anglos restent cependant les rois. Nous pouvons les lire, mais pas l’inverse. On a beau être ambitieux : linguistiquement parlant, on ne fera jamais le poids. Je persiste à vouloir bloguer seulement en français parce que mon identité est en grande partie définie par ma langue maternelle. Parce que ma voix serait forcément distortionnée par mes lacunes en anglais. Et parce que j’aime passionnément le français. Toutefois, je dois admettre qu’une partie de moi est frustrée de ne pas pouvoir rejoindre plus de gens. On est ambitieux ou on ne l’est pas.

3- Certains blogueurs auraient besoin d’un agent. Moi la première. Je l’ai souvent lancé à la blague, mais de l’entendre pendant le keynote de clôture de l’événement m’a fait sentir un peu moins seule. Si je me fie au sondage à main levée, la moitié des blogueurs voyages ont d’abord le sens des affaires, l’autre moitié a surtout un penchant artistique. Je peux écrire, faire de la vidéo, avoir plus de 12 000 abonnés sur Twitter et bien me classer dans les palmarès de blogues voyage franco, mais je ne suis pas foutue de me trouver un hébergeur ni de lier correctement Taxibrousse.ca à mon blogue WordPress. Je ne sais pas à quelle porte frapper pour faire faire un logo ni quoi répondre à tous ces gens qui me contactent pour différents partenariats.  Un «média kit»? Je parle mieux chinois que je parle «chiffres»… Et bien sûr, je n’ai pas un rond à investir puisque mon blogue ne me rapporte (presque) rien d’un point de vu financier. Devrais-je chercher de l’aide ou me résigner?

4- Il y a vraiment une obsession des blogueurs d’être repéré par des marques. Ça m’a franchement laissée perplexe. J’ai très tôt compris que mon blogue était ma meilleure carte de visite, mais ça ne m’a jamais traversé l’esprit de faire de Taxi-brousse mon gagne-pain principal. Peut-être parce qu’une part de plaisir s’envole systématiquemenet dès que quelque chose devient «obligatoire»? Ou que j’ai encore un malaise à ce qu’une certaine forme de marketing s’immisce dans «ma bulle»?… Par contre, j’admets avoir aimé ce que j’ai entendu à la conférence d’Expedia, où tous les blogueurs qui ont travaillé avec la marque ont affirmé avoir gardé 100% le contrôle de leur contenu (j’y reviendrai).

5- Il y a certain «star system» dans le monde des blogueurs.  Je n’avais jamais pris conscience de l’ampleur du phénomène avant de voir des gens se mettre en ligne à la fin des conférences pour se faire photographier avec leurs modèles ou de voir des copains dont la notoriété n’a cessé d’augmenter ces dernières années se faire maintenant traiter comme des VIP. Particulièrement fascinant pour quelqu’un comme moi qui ne reconnaît jamais personne et qui est plutôt infidèle dans ses lectures. (Remarquez, je fais la même chose qu’eux quand je croise Dany Laferrière. Mais c’est une autre histoire.)

6- Dans le même ordre d’idées, je n’aurais jamais pensé un jour voir des blogueurs se PRENDRE pour des stars. Il n’y a pas si longtemps encore, tenir un blogue était perçu comme une activité cute ou une simple démonstration narcissique. J’irais même plus loin : il y a une quinzaine d’années, la Toile entière était perçue comme une activité cute (et bien sûr très geek). Un truc marginal jugé plutôt inintéressant par les grosses compagnies de relations publiques et les agents d’artistes. En 1996, je peinais à décrocher des entrevues avec des personnalités alors que je bossais pour le premier portail québécois, même s’il était piloté par Vidéotron (pour les lecteurs étrangers, Vidéotron appartient à l’empire Québécor). Aujourd’hui, un Klout élevé semble l’équivalent d’une étoile sur Hollywood boulevard. La différence? La gloire peut être bien éphémère… Certains ne semblent pas s’en rendre compte. Heureusement, ils restent minoritaires.

7- Je suis flabergastée par le talent de certains à se «marketer». Des blogueurs semblent arriver à ouvrir des portes qui restent fermées devant moi même si j’ai trois fois plus d’abonnés qu’eux sur Twitter et beaucoup plus de pages vues chaque mois. Question de marché? De langue? Devrais-je le prendre perso? Chose certaine, j’ai des choses à apprendre d’eux.

Toronto by night. Vue depuis les Îles.

Toronto by night. Vue depuis les Îles.

8- Le speed dating : des plus et des moins. Pour ceux qui ne connaissent pas la formule, blogueurs et compagnies (tant des offices de tourisme que des marques d’accessoires de voyage) envoient des demandes de rendez-vous avant l’événement. Sur place, nous avons huit minutes pour nous faire la cour. J’avais déjà expérimenté ce type de rencontres à GoMedia. Si, samedi, tout s’est plutôt bien déroulé, dimanche, c’était le chaos total. Les participants étaient invités à aller voir directement les relationnistes dans le cadre de «l’open market», alors que d’autres (comme moi) avaient pris soin de planifier des rendez-vous. Très frustrant de devoir attendre en ligne alors qu’on devrait déjà avoir conclu la rencontre. Je me demande qui manque le plus de respect dans ce genre de situation: le blogueur qui ne réalise pas qu’il a piqué la place de quelqu’un ou le relationniste qui vous a déjà repéré mais ne met pas fin à l’entretien improvisé? Hum. Chose certaine, c’était une très mauvaise idée de la part de TBEX de mélanger les deux formules. Soit tout le monde prend un numéro, soit on se jette tous dans la jungle.

9- Il faut en prendre et en laisser dans ce genre d’événement. Je pense quand même ne pas partir de zéro quand il s’agit de réseaux sociaux et de blogue. Je ne suis pas d’accord avec tout ce que j’ai entendu pendant les conférences. Personne ne détient la science infuse. Je persiste à croire que ce qui est bon pour l’un ne l’est pas forcément pour l’autre. Il y a aussi l’aspect culturel qui n’a jamais été abordé de front, mais qui reste déterminant à plusieurs égards. Bref, restons fidèles à nous-mêmes et ne mettons pas notre instinct de côté pour embrasser les idées de quelqu’un d’autre.

Avec Paule Bergeron (Québec region), Marie-Eve Vallières (A Montrealer Abroad) et Marie-Ève Blanchard (alias Mawoui - Como la espuna).

Avec Paule Bergeron (@Quebecregion), Marie-Eve Vallières (@AMontrealer) et Marie-Ève Blanchard (alias Mawoui).

Avec Adeline (alias Voyages etc) et Sarah (@SaraTourDuMonde), deux blogueuses françaises avec qui j'ai eu énormément de plaisir.

Avec Adeline (@Voyages etc) et Sarah (@SaraTourDuMonde), à la soirée d’ouverture

 10- Les soirées maintenant. Je lance parfois à la blague que sans mon esprit festif, je n’aurais jamais travaillé. C’est souvent dans les cadres informels, sans s’en rendre compte, qu’on développe les relations les plus durables (je parle seulement de l’aspect professionnel, là, hein!;-). Les partys de TBEX? Très cool les deux-trois premières heures. Mais chaque fois, une impression de coït interrompu. Alors qu’on s’approchait du Nirvana, on nous faisait clairement comprendre qu’il était temps de partir (genre : flasher les lumières ou tout ranger précipitamment). Tant qu’à casser l’ambiance, mieux vaut peut-être opter pour des lieux moins glamour et laisser les gens s’amuser plus longtemps, quitte à leur indiquer à partir de quelle heure les boissons sont à leur frais. Les pousser dehors? Rude, dude!

Avec Sarah Dalawibi (@SaraTourDuMonde). Photo d'Adéline Gressin (@Voyagesetc)

Avec Sarah Dawalibi (@SaraTourDuMonde). Photo d’Adéline Gressin (@Voyagesetc).

Le 97$ investi (prix d’un billet quelques semaines avant l’événement) en valait-il la peine? Oui. D’abord pour les rencontres. C’est une merveilleuse manière d’élargir son réseau. Les conférences s’adressent à différentes catégories de blogueurs et sont suffisamment variées pour qu’on y trouve notre compte. Je ne crois pas que le speed dating révolutionnera ma carrière, mais c’est aussi parce que j’ai l’occasion de tisser des liens lors d’autres événements.

J’avais pas mal d’a priori, je l’avoue. Même si je n’adhère pas à tout ce que j’ai entendu pendant ces deux journées intenses, j’ai eu suffisament de plaisir pour songer à aller au prochain TBEX, qui aura lieu à Dublin en octobre.

D’un point de vue perso, je reviens avec plus de questions que de réponses. J’ai l’impression que le monde du blogue s’approche davantage du marketing que du journalisme (ou de la littérature). Je ne suis pas certaine d’être tout à fait à l’aise avec cet aspect. Je reste par ailleurs consciente des limites du marché dans lequel je me trouve. Et du fait que je suis d’abord journaliste et auteure.

Que veux-je vraiment faire avec Taxi-brousse en gardant tous ces éléments en tête? Je poursuis mes réflexions.

Avec Guy "Billy Ray" Thériault de Parcs Canada (Merci pour la photo Marie-Ève!)

Avec Guy "Billy Ray" Thériault de Parcs Canada (Merci pour la photo Marie-Ève!)

À lire également: mon billet sur l’aventure «Journey to TBEX», qui a permis à 28 blogueurs internationaux de découvrir le pays avant de se rendre à Toronto (sur EnTransit.ca), 10 tips for working with travel bloggers and destinations (excellent résumé de Frederic Gonzalo), Les outils de mesure d’influence, ça vaut quoi? et 5 plaisirs solitaires à l’hôtel (rédigé pendant mon séjour mais plus ou moins en lien avec TBEX!).

Aussi: Fille de mots, un billet rédigé en 2010 dans lequel je partage mes réflexions à propos de l’aspect «business» du blogging (j’ai encore plusieurs de ces questions aujourd’hui).

Pour mieux comprendre ce qu’est TBEX: un article du journal Metro (Ottawa).

Merci à Air Canada, qui m’a permis de me rendre plus rapidement à destination, et aux hôtels Gladstone, Pantages et Cosmopolitan, qui m’ont hébergée.

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Voyager en famille cet été: c’est encore possible

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Je reviens du Canal Argent, où j’ai parlé de différents tuyaux pour économiser en voyage avec l’animateur François Gagnon, dans le cadre de la campagne de la banque TD Canada dont je suis porte-parole.

De façon générale, quand on voyage à plusieurs, plus on réserve à l’avance, plus il est possible de réaliser des économies importantes (je ne parle bien sûr pas des aubaines de dernières minute pour les destinations soleil). Par contre, il est n’est pas trop tard pour planifier des vacances d’été. En connaissant quelques trucs et sites Web où vous informer, vous pourrez trouver l’endroit parfait pour votre famille… et votre budget.

Voici quelques billets qui pourront vous être utiles:

10 faits à propos des vacances en famille

10 tuyaux pour trouver des billets d’avion à moindre coût

Voyager avec une famille nombreuse

Louer une maison… ou une cabane dans les arbres!

10 raisons de faire affaire avec un agent de voyage

Les meilleurs sites pour trouver des aubaines

À lire avant d’acheter un billet d’avion en ligne

Moins chers, les billets d’avion à la dernière minute? 

Trouver une chambre d’hôtel à petit prix

Huit idées pour une nuit inoubliable au Québec

Liste de mes billets liés au voyage en famille pour Taxibrousse.ca et EnTransit.ca

Et vous, où comptez-vous aller cet été?

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35 blogueuses que j’aime suivre au bout du monde

Corinne Bourbeillon lors de son passage à Montréal en 2009

Corinne Bourbeillon lors de son passage à Montréal en 2009

Je ne suis pas particulièrement friande des «journées officielles». Je préfère célébrer les causes qui me tiennent à coeur au quotidien, en tentant de rester en accord avec mes convictions du mieux que je peux. Je profite toutefois du prétexte de la journée des femmes pour souligner le travail de blogueuses que j’aime particulièrement lire. Certaines sont des amies proches, d’autres, des collègues ou des plumes que j’ai découvertes au fil de mes pérégrinations virtuelles. Toutes ont cependant ceci en commun: le voyage est au coeur de leur vie.

J’aime les femmes qui savent qui elles sont, mais n’ont pas peur de se remettre en question. Qui ont des certitudes, mais ne s’emprisonnent pas dans une pensée unique. Et qui révisent régulièrement leur définition de la liberté.

Pas de classement ici, qu’une liste de blogues en français et en anglais à consulter dans l’ordre qui vous plaira.

• The Maple life: Nikki Bayley est une journaliste britannique exilée à Vancouver. Nous avons fait connaissance  dans un train en 2010. Depuis, nous nous croisons le plus souvent possible. Elle a transporté ses pénates au Canada l’automne dernier et partage ses trouvailles dans un blogue hébergé par Hello!.

• Isabelle Marjorie Tremblay. Ma grande amie et complice de route. Je l’aime d’amoooour!

Isa et moi en Italie en 2012

Isa et moi en Italie en 2012

Petites bulles d’ailleursCorinne Bourbeillon et moi nous sommes connues grâce à nos blogues. Je l’ai rencontrée une première fois à Montréal (à peine débarquée de l’avion, je l’ai FORCÉE à ingurgiter une poutine de La Banquise, la pauvre), puis à Rennes l’année suivante. Petites bulles d’ailleurs est l’un des blogues auxquels je suis le plus fidèle. Je fouine aussi parfois du côté de Voyages et voyageurs, qu’elle alimente pour Ouest-France.

Planet-Monde: D’accord, Planet-Monde est officiellement un webzine et non un blogue. Mais j’aime trop Louise Gaboury pour ne pas la mentionner dans cette liste!

Voyages etc…  Même si son tour du monde est terminé, Adeline continue d’alimenter son excellent site. Arriverai-je à la croiser bientôt? Suspense!

• Moi, mes souliers. La fondatrice de ce portail, la Québécoise Jennifer Doré Dallas,  a entamé un tour du monde le mois dernier, qu’elle raconte sur le blogue Voyageries. Moi, mes souliers accueille plusieurs blogueuses aguerries.

Carolyne Parent. Sans contredit l’une des plus belles plumes de la presse touristique au Québec. Elle blogue ici en anglais.

Voyages et vagabondages: La Française Lucie Aidart s’apprête à reprendre la route après avoir passé deux ans et demi à Londres.

GlobeStoppeuse. Sa passion? Le stop. Mais Anick-Marie Bouchard est aussi passionnée par tout ce qui permet de voyager autrement. Elle est d’ailleurs l’une des coauteurs de la Bible du grand voyageur publié chez Lonely Planet l’automne dernier.

Cincincina. La Québécoise Véronique Lebel vit à Shanghai, mais voyage beaucoup avec son mari italien. Ses photos me font rêver.

• Mille et un voyages. Journaliste depuis 35 ans, Lise Giguère partage ici coups de coeur et anecdotes. Elle aussi, je l’aime!

Le blog de Sarah. Elle a fait le tour du monde. Maintenant, elle le regarde tourner depuis la France. Mais pas que…

Vie nomade. Webdesigner, Corinne Stoppelli transporte son bureau là où le vent la porte.

Nikki Bayley lors de son premier séjour à Montréal en janvier 2012

Nikki Bayley lors de son premier séjour à Montréal en janvier 2012

• Eurotrip tips: La Québécoise Marie-Eve Vallières vit en France depuis quelques années avec son mari, qu’elle quitte le plus souvent possible (!) pour explorer le continent. Elle tient aussi le blogue A Montrealer abroad. Elle blogue principalement en anglais.

• Now Mad Now. Honnêtement, je n’en sais pas beaucoup plus que vous sur la mystérieuse auteure de ce blogue. Mais j’aime ce que j’y lis.

Un monde ailleurs. Elle a lancé un webzine, mais moi, c’est son blogue que je préfère. Passionnée de plongée, cette photographe hors pair nous fait voyager tant par l’image que par les mots.

Katerine-Lune Rollet et ses tuyaux bouffe: Cette exploratrice gastronomique cause bouffe d’ici et d’ailleurs. Elle aussi, elle trouve toujours de la place pour le dessert. ;-) Une copine avec qui j’ai beaucoup de plaisir à partir en cavale!

• #MTL_instantané: Véronique Leduc et Geneviève Vézina-Montplaisir parcourent le monde, mais aussi Montréal. Leur blogue est consacré aux bonnes adresses de la métropole québécoise.

• Como la espuma: Un bon coup de plume et une indéniable passion pour l’ailleurs.

• Legal Nomads: Je ne lis pas Jodi depuis très longtemps, mais chaque fois, ses points de vue rejoignent les miens.

• Anne Pélouas: Originaire de France, la journaliste vit au Québec depuis de nombreuses années. Elle cause tourisme, plein air et gastronomie.

• La vie en instantanés. Je triche, ce n’est pas vraiment un blogue de voyage. Mais les histoires d’ici et d’ailleurs de Paula m’emmènent chaque fois bien loin.

Blogue du tourisme responsable: Anne Marie Parent et Sylvie Rivard, deux filles chouettes qu’il fait bon lire, mais aussi croiser le plus souvent possible!

Solo Traveler: L’Ontarienne Janice Waugh est une incontournable quand il s’agit de voyage en solo.

Catherine Lefebvre: Nutritionniste, Catherine est aussi mordue de voyage. Elle partage parfois des tranches de route sur son blogue.

Geneviève O’Gleman – Le blogue d’inspiration: Elle aussi nutritionniste, elle raconte ses voyages avec sa fille dans ce blogue de Canal Vie.

• Journeywoman: Référence quand on parle de voyage au féminin, Evelyn Hannon, 72 ans, prodigue ses conseils sur Journeywoman.com.

• Le blog de Véronique de Vancouver à Montréal. Française d’origine, Véronique est revenue vivre à Montréal après avoir passé sept ans à Vancouver. Pour redécouvrir la métropole.

Copines en cavale. Allais-je conclure sans mentionner ma gang de Copines en cavale? Non, bien sûr.  Les filles, you rock! :-)

Une partie des Copines en cavale: Katerine-Lune Rollet, Karine Charbonneau, moi, Cécile Gladel et Nathalie Pelletier

Une partie des Copines en cavale: Katerine-Lune Rollet, Karine Charbonneau, moi, Cécile Gladel et Nathalie Pelletier

Mention spéciale à Sonia’s travel, dont j’adore les vlogs, et à Natalie Tran, qui me fait encore rire avec les vidéos réalisées pour Lonely Planet en 2010-2011.

Clins d’oeil aussi à Marie-Claude Lortie, qui cause souvent voyages dans ses chroniques et avec qui j’ai beaucoup bu de vin trop mangé de gelato rigolé en Italie, à Béatrice Berard-Poulin, en ce moment en Australie, à Sandra Bellefoy, qui effectue actuellement un road trip en Floride avec sa famille, et à Marcie O’Connor, qui vient de lancer son blogue de voyages, If I could go anywhere. (J’ai eu l’occasion de faire le trajet Montréal-Halifax en train avec Sandra et Marcie l’été dernier.

Ah! J’aime aussi tous les autres blogues qui se trouvent dans la liste de Corinne. :-) Merci pour la mention!

Merci également à Frédéric Gonzalo, qui m’a incluse dans sa liste 10 femmes à découvrir: marketing, tourisme et médias sociaux!

MÀJ 11 mars: Des oublis? Fort probablement. Comme toi Julia Chou. ;-)

À lire également: Partir seule: la meilleure décision de ma vie et Astuces pour voyageuses en solo.

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Video mapping au Carnaval de Québec

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Je l’ai mentionné dans ma chronique d’hier à Ça commence bien (V), sur les ondes de V: pour apprécier le Carnaval de Québec à sa juste valeur, il faut à mon avis en embrasser tous les clichés (assumons notre «touristitude», comme je me plais à le répéter!). Et un caribou! Et deux caribous! Et trois… heu, peut-être pas.

Cela ne veut toutefois pas dire de ne pas s’intéresser aux nouveautés. Chaque année, l’équipe de l’événement met le paquet pour attirer à nouveau les habitués… et ceux qui n’ont aucune envie de porter la ceinture fléchée.

Pour l’édition 2013, en plus de la Brassée du carnaval, destinée aux amateurs de bière, le parcours de video mapping architectural risque de piquer la curiosité d’adeptes de projets multimédias innovateurs.

Photo : Bordos.Artworks et artistes invités.

Photo : Bordos.Artworks et artistes invités.

Pendant l’événement Lumocité, du 6 au 9 février, des équipes de Los Angeles, Genève, Budapest et Québec «habilleront» des monuments à l’aide d’effets spéciaux et sonores. Chaque présentation durera 10 minutes et sera reprise entre 18h et 23h, ce qui permettra de voir toutes les créations le même soir.

Pour vous donner une idée de ce qui vous attend, voici des vidéo des performances de trois des équipes participantes.

Rendez-vous devant le Palais Montcalm, la Basilique-cathédrale-Notre-Dame de Québec, le Morrin Center et les fortifications des plaines d’Abraham dès ce soir!

À découvrir également: ma chronique sur le carnaval à Ça commence bien15 choses que vous ne savez (peut-être) pas à propos du Carnaval de Québec, 10 expériences hivernales au CanadaMa première fois au Carnaval de Québec, Carnaval 101, Dis-moi comment tu portes la ceinture fléchée et je te dirai qui tu es et Bye bye Bonhomme!

Pour me suivre sur Twitter et Instagram: @Technomade. Vous pouvez par ailleurs me voir tous les lundis à l’émission Libre-Service (MAtv), un mardi sur deux à Ça commence bien (V), et me lire dans le magazine Tendances. Je blogue également pour MSN.caTV5.ca et pour Copines en cavale.

12 tendances touristiques à surveiller en 2013

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Ce qui fera courir la planète tourisme en 2013? Beaucoup de choses. Mais pas forcément ce que vous croyez… Voyez par vous-mêmes.

1- Sortir des sentiers battus… là où c’était impossible auparavant

D’ici 2016, 71% plus d’Américains devraient visiter le Myanmar selon Euromonitor, firme de recherche qui publie chaque année un rapport détaillé des tendances qui se dessinent en tourisme pendant le World Travel Market de Londres. Et pas seulement parce que Barack Obama s’y est rendu à la fin de 2012! Alors que la planète entière semble accessible, voir des territoires jadis fermés aux touristes s’ouvrir tranquillement réveille l’aventurier en nous. L’exemple ultime? La Corée du nord. Non, rien à voir avec le Gangnam style de Psy, au Sud. Mais d’après Euromonitor, l’intérêt pour cette destination est en pleine croissance. Après, on aura tout vu?

2- L’omniprésence de la technologie

Une grande partie des voyageurs se déplace désormais avec un téléphone intelligent, une tablette ou un ordinateur. La géolocalisation fait partie des habitudes, tout comme la possibilité de faire des recherches sur place en tout temps. Des hôtels proposent même des iPhone et des iPad à leurs clients. À l’hôtel Opus de Vancouver, exit les téléphones fixes dans les chambres depuis l’été dernier! Des appareils intelligents sont mis à la disposition des clients, qui peuvent les emporter partout et éviter d’exorbitants frais d’itinérance grâce à l’utilisation d’un numéro local. Des applications utiles sont même déjà téléchargées et un service de concierge virtuel propose de les assister. Les iPads sont aussi au goût du jour. À l’hôtel boutique Le Pavillon des lettres, à Paris, toutes les chambres sont munies de la tablette d’Apple.

Dans son rapport annuel, Euromoniteur fait par ailleurs mention de la télévision intelligente, qui permettra par exemple de faire l’achat d’un forfait voyage pendant qu’on regarde une émission de télévision sur une destination.

3- La désintoxication numérique
Alors que la technologie n’a jamais été aussi présente dans les établissements hôteliers, voilà que s’amplifie un phénomène apparu il y a quelques années déjà : le besoin de se déconnecter. Les deux tendances semblent aussi bien installées l’une que l’autre. Se débrancher n’a jamais été aussi prisé en vacances… mais partager ses trouvailles sur les réseaux sociaux non plus. Plusieurs hôtels proposent maintenant des forfaits sans technologie. Retour du balancier?

La suite sur MSN.ca!

(Reportage rédigé en décembre 2012 et publié sur MSN.ca le 14 janvier 2013.)
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Haïti vous attend!

Haïti, Cap-Haitien, Labadie (Crédit: Daniel Kedar)

Haïti, Cap-Haitien, Labadie (Crédit: Daniel Kedar)

C’est à mon avis la meilleure nouvelle en tourisme de 2012. Dès le 23 janvier 2013, Transat offrira des forfaits vacances en Haïti au départ de Montréal. D’une durée de sept jours, ces voyages permettront de découvrir Port-au-prince et la côte des Arcadins, où se trouvent de magnifiques plages. Plusieurs excursions accompagnées seront proposées, notamment la visite de musées, de lieux naturels, de routes thématiques et de sites historiques, en plus d’activités sportives et nautiques.

La compagnie québécoise s’est associée au Ministère du Tourisme d’Haïti pour stimuler le développement touristique du pays. Des forfaits balnéaires de quatre jours ont également été élaborés pour les voyageurs qui visitent parents et amis.

Transat effectue déjà une liaison hebdomadaire entre Montréal et Port-au-prince, en plus d’offrir son appui à plusieurs organismes humanitaires sur place comme la Croix-Rouge canadienne et SOS Villages d’Enfants. La compagnie aérienne a par ailleurs transporté des tonnes de matériel de secours.

Pourquoi c’est selon moi la meilleure nouvelle de l’année? D’abord parce que je crois fermement que le tourisme peut jouer un rôle clé dans le développement d’un pays, du moins, quand l’industrie locale est impliquée. Parce qu’Haïti a grandemenent besoin d’un coup de pouce et que la présence d’un gros joueur comme Transat rassurera les gens.

La suite sur mon blogue EnTransit.ca.

À lire également: Quand la perle des Antilles s’effrite dans son écrinHaïti comme destination touristique (sur mon blogue Taxi-brousse) et Pourquoi je ne terminerai pas L’énigme du retour (sur le blogue de TV5).

(Merci à Jessica Dostie d’avoir partagé la nouvelle sur Twitter.)

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Taxi-brousse numéro un

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Je ne connaissais pas ebuzzing, mais je ne vous dis pas à quel point voir Taxi-brousse en première place de ce palmarès m’a fait plaisir! D’autant plus qu’il n’est pas basé sur le nombre de visiteurs, mais plutôt sur le nombre et la «valeur» des liens qui pointent vers les blogues de la liste.

Je vous invite à aller visiter les autres, car plusieurs perles s’y trouvent!

P.S.: Merci! Merci! Merci!

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Sur les rails

Photo: Jean-François Frenette (@dezjeff sur Instagram et Twitter)

Il y a quelques mois, je suis tombée par hasard sur le tweet d’une certaine Vivian, qui tient un blogue sur les trains. Curieuse (Quoi? Un blogue canadien sur les trains que je ne connais pas, moi qui suis folle de ce moyen de transport?), j’ai voulu en savoir plus.

Quelques clics plus tard, je découvre que la Vivian en question est un personnage créé par Via Rail. Voilà pourquoi elle m’apparaissait si lisse! Mais pour quelles raisons avoir recours à un personnage en 2012, alors que tant de blogueurs extra déjà établis pourraient atteindre beaucoup mieux la cible? Qui a envie de discuter avec un auteur fictif alors que ce qui fait la force des blogues est, justement, leur personnalité (y compris leurs imperfections)? Perplexe, j’ai contacté l’équipe du marketing de Via Rail. Lire la suite