
Plage d’une petite île déserte du Cambodge
Il y a les plages quasi-désertes qui nous donnent l’impression d’être les premiers à les fouler et celles, toujours bondées, des tout-inclus. D’autres faites de sable noir ou de galets bien polis qui nous transportent sur une autre planète. Les plages font rêver. Mais elles peuvent aussi nous faire vivre de sacrés chocs culturels!
Comme ce matin de février 2002 où je me suis tranquillement étendue sur un transat, à Sihanoukville, au Cambodge. Bien peu de gens osaient y tremper le gros orteil («l’eau est beaucoup trop froide!» m’a répondu une jeune vendeuse d’ananas quand je lui ai demandé pourquoi), mais tous ceux que j’ai aperçus se baignaient… tout habillés. Oups! Insouciante, je me prélassais dans un tout petit petit bikini, alors que les Cambodgiennes entraient dans l’eau avec leurs jupes et leurs t-shirts! J’aurais dû lire mon guide de voyage AVANT…
Le même phénomène m’a frappée à Goa, en Inde. M’y étant rendue en basse saison, j’ai croisé très peu de touristes en marchant sur les différentes plages visitées. Je me serais sentie très mal à l’aise de me dévêtir, alors que les femmes portaient toutes des vêtements couvrants. Sans compter qu’il était impossible de faire un pas sans se faire aborder par les multiples vendeurs…
N’empêche, ces deux endroits font partie des plages de rêve qui composent mon top 10 perso (remarquez que je n’en ai pas vu 1000 non plus! lol). Les quatre premières positions sont toutefois occupées par Koh Phi Phi, en Thaïlande, Mbodiene, au Sénégal, une plage de Saint-Barthélémy dont j’ai oublié le nom, et Varadero, à Cuba (pas forcément dans cet ordre). J’ai vu la première avant le tsunami. En me baladant sur l’île, à pied, je m’émerveillais sans cesse en découvrant de nouvelles étendues de sable, chaque fois plus magnifiques que les premières.
La Petite Côte sénégalaise est fort prisée des Européens. Je n’ai pas vu Saly ou Nianing, ces paradis qu’ont pris d’assaut des hordes de touristes depuis longtemps. Mais j’ai pu marcher des heures durant sur la plage de Mbodiene sans croiser aucun toubab (étranger) et manger du poisson frais cuit directement sur le feu avec des copains.
Bien sûr, le contexte influence aussi beaucoup l’appréciation d’un lieu. J’ai visité Ko Phi Phi avec des compagnons de route lors de mon premier «vrai» voyage sac au dos, Mbodiene est le village natal de mon mari et j’ai découvert St-Barth et Varadero avec des amis. De la même manière, Kenting, à Taïwan, m’avait fort déçue lors d’un premier voyage, mais m’a ravie lors du second puisque la température était beaucoup plus clémente. Et puis, c’est là que j’ai fait la connaissance de celui que j’allais épouser quelques mois plus tard…
Vous, quelle est votre plage de rêve? Celle où vous avez vécu votre plus grand choc? Le Routard a dressé un palmarès (subjectif) des plus belles qui donne envie de sauter dans le premier avion…