Taxi-brousse

Pérégrinations immobiles

As-tu ton permis de bière? 28, juin, 2008

C’est bel et bien au même endroit qu’on peut se procurer son permis de conduire ET son alcool à Dawson city, au Yukon!

 

 

Ma ruée vers l’or 24, juin, 2008

Classé dans : Amérique, Canada, Sur la route, Tour du Canada en 31 jours, Vidéo — Marie-Julie Gagnon @ 1:37
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L’histoire de Dawson city fait de cette bourgade de 1500 habitants un arrêt incontournable pour quiconque visite le Yukon. De nombreux touristes (surtout des autobus remplis de têtes grises) s’y arrêtent en se rendant en Alaska.

 

À tous les coins de rue, des personnages semblant sortir tout droit d’un film surgissent. Plusieurs criminels qui ont voulu refaire leur vie ont abouti dans cette contrée lointaine. Des prospecteurs qui ont connu les plus belles années de la ruée vers l’or continuent de fouiller le sol. Certains, millionnaires, ont pris leur retraite et vivent paisiblement sans sentir le besoin de montrer leur richesse au monde entier. D’autres, comme Jerry McBride, ont trouvé une autre mine: le tourisme. À 9,45$ la leçon, je vous laisse calculer combien il peut gagner quand des autobus remplis de touristes étatsuniens s’arrêtent les uns après les autres pendant la haute saison (certains réservent même un an à l’avance!)…

 

Voici donc mon «moment Klondike» à moi (devant une bonne vingtaine de pépés et de mémés en délire)! Très mauvaise élève, j’étais terrorisée à l’idée de faire tomber MES pépites dans le bassin. J’avais oublié que l’or est beaucoup plus lourd que les roches…

 

 

P.S.: Pour ceux que ça intrigue, oui, j’ai pu garder mes quelques poussières d’or (dans une espèce de petite éprouvette remplie d’eau)!

 

 

 

L’aventure débutera dans deux jours! 14, juin, 2008

Classé dans : Amérique, Boulot, Canada, Tour du Canada en 31 jours — Marie-Julie Gagnon @ 9:25

 

L’idée de faire le tour du Canada en famille pour une série de reportages a germé il y a maintenant plus d’un an, alors que ma fille était âgée de quelques mois. C’est toutefois ma rencontre avec Sarah Bergeron-Ouellet et Roman Bédard, chez Canoë qui m’a donné l’élan pour monter ce projet un peu fou. Au départ, nous avons émis la possibilité de publier cinq reportages relatant les péripéties de ma «tribu» sur les routes du pays. Puis, de fil en aiguille, nous sommes passés à 15 (à mon grand bonheur!). Pendant 31 jours, vous pourrez donc suivre nos traces presque en direct.

 

Évidemment, un tel projet ne peut voir le jour sans commanditaires. Dès qu’Air Canada a manifesté son intérêt, tout s’est enchaîné. La Commission canadienne du tourisme s’est ajoutée, puis les bureaux de tourisme de chacune des provinces que nous visiterons nous ont offert leur soutien pour l’hébergement, les activités et la logistique. Je ne vous parle pas des heures passées à tenter de convaincre tout ce beau monde de prendre part à l’aventure, à faire la coordination entre tous les éléments et à m’assurer que chacun allait y trouver son compte! Ma persévérance a toutefois été récompensée puisque nous prendrons l’avion lundi soir pour la première escale de ce air trip: Toronto.

 

Nos vols sont réservés jusqu’au 4 juillet.  Nos premiers stops seront:

• 16 juin: Toronto

• 19 juin: Vancouver, pour reprendre un vol le même jour pour Whitehorse (où nous pourrons voir le soleil de minuit!)

• 24 juin: Vancouver (nous comptons aussi aller du côté de Tofino)

• 30 juin: Calgary (Banff, Jasper, Edmonton…)

• 4 juillet: Charlottetown (pour les 100 ans d’Anne… la maison aux pignons verts, personnage auquel je me suis profondément identifiée à l’adolescence)

 

Il me reste à booker les vols à l’intérieur des provinces maritimes (d’ailleurs, vos suggestions d’itinéraire/activités/tuyaux sont les bienvenues!) et à Terre-Neuve puisque j’ai toujours du mal à évaluer les distances (pour quelles portions du trajet devrions-nous prendre l’avion? Privilégier le train? Le bus? Le traversier???). Élément important à considérer: ni Jo, mon mari, ni moi ne possédons de permis de conduire (je sais, je sais, ça suffit, «l’adulescence»!). Cela a d’ailleurs déjà donné quelques maux de tête aux relationnistes des bureaux de tourisme, qui tentent de trouver les moyens les plus efficaces pour nos déplacements (c’est à ce moment que j’ai réalisé que les destinations touristiques ne sont pas toutes bien desservies par les réseaux d’autobus ou le train contrairement aux contrées que j’ai visitées auparavant)… En même temps, je ne peux pas croire qu’il soit impossible de voyager à travers le Canada en 2008 sans être OBLIGÉ d’utiliser une voiture! Bref, un défi supplémentaire pour la grande amoureuse des trains, bus et autres moyens de transport qui permettent de divaguer que je suis.

 

Quelques remerciements avant de retourner à mon marathon pré-départ (encore cinq textes à pondre, des tas de courses à faire, des vêtements à laver, sac à dos à boucler… AAAAAAAH!): Carl Charest, qui m’a mise en contact avec Romain Bédard chez Canoë, Sarah Bergeron-Ouellet, une fille super chouette (originaire du même patelin que moi, mais que j’ai rencontrée pour la première fois dans le cadre de cette entrevue) qui a tout de suite embarqué dans mon trip, Romain Bédard, bien sûr, qui m’a appuyée même si j’avais probablement l’air du lapin Energizer sur l’acide quand je suis débarquée dans son bureau la première fois, avec mes idées délirantes et mes 100 mots/secondes, Manon Chabot, chez Air Canada, pour son efficacité, son support et son extrême patience (!), Carol Horne, de la Commission canadienne du tourisme, pour son enthousiasme et son appui, et tous les gens qui m’ont mise sur de bonnes pistes, tant pour la recherche de commandites que la recherche de sujets ou les contacts: Geneviève Décarie, chez Ulysse, qui m’a refilé les guides de voyage, Marie l’urbaine, Julie Tardif, Isabelle Taillon, Paula Roy, Josiane Beaupré, Catherine Vidal, Caroline Gagnon (ma super-soeur!), Milou, Véro Beaupré, Julien Viel, Patrick Dion, Dominic Tremblay, Isabelle Marjorie Tremblay (pour le support moral et l’énergie!)… Et merci à tous pour vos encouragements! Soyez assurés que je vais tout faire pour que le résultat soit à la hauteur de vos attentes et de votre confiance.

 

Note: Pour les billets précédents sur le sujet, cliquez sur «Tour du Canada en 31 jours»

 

Tour du Canada - l’itinéraire 4, mai, 2008

Classé dans : Amérique, Boulot, Canada, Tour du Canada en 31 jours — Marie-Julie Gagnon @ 6:03

 

Je me rends compte que 31 jours à parcourir le Canada ne feront qu’ouvrir notre appétit. En lisant sur chacune des provinces, je me découvre des intérêts insoupçonnés pour ce pays. Moi qui ai toujours voulu aller plus loin pour me soûler à la différence, je n’avais peut-être pas besoin de vols de 13 heures ! Elle est là, tout près. Je crois en fait qu’il a fallu que je m’en éloigne pour avoir envie de l’explorer…

 

Le fait de partir avec mon mari (d’origine sénégalaise) m’amène aussi une nouvelle perspective. Avec bébé qui aura 20 mois au moment du voyage, je fouille pour dénicher des activités qui plairont à tous. Je me fais prendre à mon propre jeu (au départ, c’était simplement un bon flash pour une série de reportages) et prends un plaisir fou à préparer notre périple (surtout que Chéri est trop occupé avec sa maîtrise pour s’y intéresser - j’ai donc carte blanche ! ;-).  

 

Grosso modo, notre itinéraire devrait ressembler à cela :

Île-du-Prince-Edouard (100e anniversaire d’Anne… la maison aux pignons verts) / Nouveau-Brunswick (Baie de Fundy - The Hopewell Rocks) / Nouvelle-Écosse (île du Cap-Breton) : 7 jours

Terre-Neuve (à préciser) : 3 jours

Yukon (probablement Whitehorse, Dawson City et les environs - nous voulons voir le soleil de minuit et découvrir les récits de la ruée vers l’or) : 4 jours

 Colombie-britannique (là je vis un véritable déchirement : l’île de Vancouver m’apparaît incontournable, tout comme la vallée de l’Okanagan et la ville de Vancouver) : 7 jours

Alberta (Calgary, Edmonton, Jasper, Lac Louise, Banff… que privilégier ?) : 7 jours

Ontario (probablement les îles de Toronto) : 3 jours

 

Qu’en pensez-vous ? D’autres bonnes pistes ? Quoi glisser absolument dans nos bagages, considérant que nous voyagerons de la mi-juin à la mi-juillet ? Fait-il si froid dans le Nord et dans les Rocheuses l’été ?

 

Merci à Paula, Isabelle, Caro, Véro et tous ceux qui m’ont refilé de bons tuyaux !

 

Ô Canada… 28, avril, 2008

Classé dans : Amérique, Canada, Tour du Canada en 31 jours, Trouvailles — Marie-Julie Gagnon @ 4:05

Je fais actuellement des recherches pour une série de reportages touristiques en famille à travers le Canada (d’ailleurs, il nous manque toujours un commanditaire, si jamais vous avez des pistes…) et je réalise que je connais très peu mon propre pays.

 

Vous saviez, vous, que c’est au Manitoba qu’on trouve la plus importante communauté de reptiles au monde ? Plus de 50 000 serpents vivent dans la région de Narcisse ! Qu’il y a des chutes réversibles au Nouveau-Brunswick ? Un Musée de la pomme de terre à l’Île-du-Prince-Edouard ? 

 

Que l’une des plus belles plages du pays selon les experts, Grand Beach, ne se trouve ni au Nouveau-Brunswick, ni en Colombie-britnanique mais au Manitoba ? Qu’il y a un désert au Canada (Sonoran), dans la vallée de l’Okanagan (surnommée « Napa du Nord » par The New York Times) ? Que la Colombie-britannique est quatre fois plus grande que la Grande-bretagne ? Qu’il y a un lac plus salé que la mer Morte en Saskatchewan, le Petit-Manitou ? Que des hordes de touristes asiatiques débarquent aux Territoires du Nord-Ouest d’août à mai pour voir des aurores boréales ?

 

Nouveau-Brunswick

 

Je vais me coucher moins « niaiseuse » ce soir !

 

Prison break 19, avril, 2008

Classé dans : Amérique, Europe, Insolite, Trouvailles, Une image vaut mille mots, tendances — Marie-Julie Gagnon @ 2:04
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C’est hyper-tendance. Partout à travers le monde, des touristes paient pour passer la nuit… en prison. J’avais entendu parler maintes fois de la reconversion de celle de Trois-Rivières (à découvrir pour les groupes : le forfait « sentence d’une nuit »), dont la particularité est que les guides sont d’ex-détenus. Mais saviez-vous qu’une auberge de jeunesse d’Ottawa est aussi un ancien pénitencier ?

 

The Ottawa Jail Hostel (membre du réseau Hostelling International) n’a rien d’une auberge classique. Pendant plus de 100 ans, des criminels en ont arpenté les corridors sombres. Les chambres privées semblent particulièrement accueillante malgré leurs barreaux (voir photo ci-contre). Il ne faut cependant pas avoir peur des fantômes pour y séjourner car elle est décrite comme l’un des lieux hantés les plus célèbres de l’Ontario !

 

En Suisse, le Jailhotel Löwengraben se targue d’être le premier « hôtel-prison » du pays de Heidi. Construit en 1862, l’endroit a changé d’orientation en 1998. Maintenant, les touristes y affluent de leur plein gré. « La première prison de Suisse que vous ne voudrez plus quitter », annonce fièrement le site Web de l’établissement.

 

La plus spectaculaire reconversion est probablement celle de l’hôtel Celica (qui signifie « cellule »), à Ljubljana, en Slovénie. Ici, 80 artistes des quatre coins du monde ont transformé 20 cellules en 2003. L’établissement a été proclammé « Hippest Hostel in the World » par Lonely Planet (je vous jure, ils ne me paient pas pour parler d’eux ! Et je ne fais pas exprès non plus… lol) en 2006. Cool, non ?

 

 

 

 

 

  

 

Célibataires ? Par ici ! 16, avril, 2008

Classé dans : Amérique, Insolite, Trouvailles, Une image vaut mille mots — Marie-Julie Gagnon @ 2:52
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Vous saurez ainsi où aller lors de vos prochaines vacances aux États-Unis…

 

Tant qu’à parler de la République dominicaine… 6, avril, 2008

Classé dans : Amérique, Boulot, Caraïbes, Une image vaut mille mots — Marie-Julie Gagnon @ 11:39

… voici quelques photos qui n’ont rien à voir avec les plages et les tout-inclus. C’est tellement dommage de résumer un pays aussi magnifique par quelques clichés (Américains bedonnants inclus)!

 

Marie-Julie Gagnon 

La vue des montagnes est magnifique

 

Marie-Julie Gagnon

Deux fillettes qui sont venues poser pour la caméra

 

Marie-Julie Gagnon

De jeunes écolières dans un petit village

 

Marie-Julie Gagnon Marie-Julie Gagnon 

Oui, les bananes poussent à l’envers (ben quoi, je ne le savais pas, moi, avant de voir une plantation) et un jeune joueur de baseball (LE sport national) en pleine action

 

Marie-Julie Gagnon

Les deux jeunes reporters, Marie-Hélène Dufour et Manuelle Alix-Surprenant, en pleine ascention (nous étions en route pour aller visiter des plantations de café et, comme chacun le sait, le meilleur café pousse en altitude! Remarquez qu’elles étaient dans une petite pente descendante au moment où j’ai pris cette photo…)

 

L’équipe de tournage des deux derniers épisodes de la série Jeunes Reporters Sans Frontière (sauf Emmanuelle Pilote, qui devait être en train de prendre la photo, et Martin Brunette, qui devait filmer les alentours…): Stéphane Soucy, Julie Barbeau, Manuelle Alix-Surprenant, Marie-Julie Gagnon, Marie-Hélène Dufour, en compagnie de gentils Dominicains qui nous ont accueillis (c’est la cabane où nous nous sommes reposés quelques minutes après l’ascension)

 

Marie-Julie Gagnon

Un enfant qui vivait au sommet de la montage

 

Cacao 101 6, avril, 2008

Classé dans : Amérique, Boulot, Caraïbes, Prof Marieju, Une image vaut mille mots — Marie-Julie Gagnon @ 7:26

Un peu d’agriculture aujourd’hui les enfants. Grande «chocoolique» devant l’Éternel, j’étais aux anges quand la productrice de la série Jeunes Reporters Sans Frontières (à laquelle j’ai collaboré à titre de «coach» des jeunes journalistes en question) m’a annoncé qu’on irait visiter des plantations de cacao en République dominicaine. (C’était en décembre 2003, juste avant de me rendre au Mali rencontrer d’ex-esclaves ivoiriens de cette même industrie pour d’autres reportages, dont celui-ci… Cet article de Laure Waridel résume aussi très bien la situation, qui est bien sûr intimement reliée aux actions du commerce équitable.)

 

Nous avons donc rendu visite à de petits producteurs membres de la coopérative CONACADO (environ 10 000 cultivateurs du pays en font partie), histoire de comprendre leurs réalités et constater de visu l’impact du commerce équitable.

 

Pour les faits sur l’industrie du cacao, je laisse le boulot à Transfair (un dossier fort intéressant et complet). J’ai plutôt envie de partager avec vous les photos des différentes étapes de la récolte du cacao que j’ai prises sur le terrain. Parce que oui: il pousse dans les arbres! Et moi, j’étais comme une fillette dans un magasin de bonbons… 

 

Le cacaoyer. C’est ici que tout commence. La cabosse, son fruit, pousse directement sur le tronc ou sur les grosses branches.

 Marie-Julie Gagnon)          Marie-Julie Gagnon

On doit ensuite couper la cabosse pour en extraire les graines. C’est là-dedans que se cachent les fèves, qui deviendront éventuellement du cacao. Non, ça ne sent pas du tout le chocolat à ce stade-ci (du moins, pas dans mon souvenir).

 

 Marie-Julie Gagnon

 

On extrait les fèves, qui, comme vous pouvez le voir, sont enrobées d’une pulpe plus ou moins appétissante. Restera ensuite à trier, nettoyer, fermenter… 

 

Marie-Julie Gagnon

 

Curieuse, j’ai croqué l’une d’elles, une fois fermentée et séchée. Côté texture, on est encore très loin de l’onctuosité du chocolat. Le goût est très amer, mais je n’ai pas détesté…  ;-)  

 

Pour ceux qui veulent en savoir plus sur la culture du cacao (et voir les étapes suivantes), Futura Science a préparé un super reportage.

 

C’est tout pour la leçon d’aujourd’hui! Allez, travaux pratiques: tous à vos tablettes de chocolat (équitables, of course…)!

 

Marche pour Ingrid 31, mars, 2008

Classé dans : Amérique, Causes — Marie-Julie Gagnon @ 11:04

 

 

Ingrid Bétancourt

2228 jours de captivité. Ingrid Bétancourt est au plus mal.  Le comité de soutien organise une autre marche dans plusieurs villes du monde. Les infos sont ici : www.agirpouringrid.com. Autres infos sur Facebook et sur la page du comité canadien (pas très à jour toutefois).

 

Mélanie Delloye

J’ai eu l’occasion d’interviewer Mélanie Delloye, sa fille, il y a quelques années, alors qu’elle n’avait que 17 ans. Sa force et sa détermination m’avaient touchée, son éloquence, impressionnée. Mais c’est surtout son regard enjoué et son sourire francs qui étaient venus me chercher. Malgré le tourbillon d’émotions dans lequel la jeune fille vivait depuis plusieurs mois, elle rayonnait. Un charisme indéniable. Pas du tout le genre de petite fille désespérée qu’on a envie de consoler. Au contraire : c’est moi qui ai ravalé mes larmes quand elle m’a serrée dans ses bras avant de filer vers un autre rendez-vous.