Sept mois en Asie résumés en une minute

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Si je devais ratisser le même continent pour le reste de mes jours, j’opterais sans hésiter pour l’Asie. Pendant sept mois, Thomas et Joanna ont sillonné la Mongolie, la Chine, le Laos, le Cambodge, la Thaïlande et l’Indonésie et publié leurs meilleures photos de voyage sur Kilomètres et mégapixels. Pour conclure ce merveilleux périple, ils ont réalisé ce condensé vidéo d’une minute. Frissons.

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Impossible d’oublier le sourire de ce gamin mongol.

(Déniché sur PVTistes.net)

À découvrir également: Quatre ans autour du monde, Baveux, les éléphants?, 12 choses que vous ne savez (peut-être) pas à propos des éléphants, Quatre jours dans la jungle et mes autres billets sur l’Asie.

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12 choses que vous ne savez (peut-être) pas à propos des éléphants

En complément de mon billet intitulé Baveux, les éléphants?, voici une liste de choses que j’ai apprises en faisant des recherches sur les pachydermes, suite à mon dernier séjour en Thaïlande.

382813_10150400023311039_1079036013_n1- Les tâches blanchâtres, là, sur le nez, ce n’est pas une une quelconque tentative de vouloir imiter Michael Jackson. Cela signifie plutôt que le pachyderme a passé l’âge de se faire aller les cacahouètes sur Beat it jusqu’à pas d’heure.

2- Les éléphants ne courent pas. Mais ils peuvent marcher très vite.

3- Oui, la trompe est bel et bien le nez de l’éléphant. Mais c’est beaucoup plus que ça. Elle lui sert à saisir des objets (ou des aliments), à sentir, à boire, et à jouer de la trompette (enfin, vous voyez ce que je veux dire).

4- Combien de muscles dans une trompe? 1000? 10 000?  50 000? Pfff! Vous ne brûlez même pas.  Elle peut en contenir plus de 100 000…  Aucun os dans l’appendice, mais tout de même une centaine de kilogrammes.

5- En Thaïlande, une chaîne hôtelière de luxe propose un café récolté DANS les excréments d’éléphants. «Le café, baptisé Ivoire Noire, est fait à partir de grains ingérés puis digérés par les pachydermes, explique Ouest-France. Mais compte tenu de la lenteur et de la complexité du procédé, il faut tout de même compter 1 100 dollars au kilo ou 25 dollars la tasse, pour un café « raffiné naturellement » et proposé par les hôtels Anantara. Ce qui en fait un des plus chers du monde.» Presque le prix d’un billet d’avion pour se rendre en Thaïlande, quoi.

6- L’expression «avoir une mémoire d’éléphant» est-elle juste? Il semblerait que oui. L’animal est reconnu pour son intelligence.

7- Les mamans éléphants sont enceintes pendant… 22 mois. (Sans commentaire.)

Une éléphante enceinte, à Elephant Camp, Phuket. Plutôt agressive, la future maman! (Photo: Marie-Julie Gagnon)

Une éléphante enceinte, à Elephant Camp, Phuket. Plutôt agressive, la future maman! (Photo: Marie-Julie Gagnon)

8- Un éléphant… gai? En tout cas, c’est ce qu’affirme un conseiller municipal polonais furieux que le zoo de la ville de Poznan, dans l’ouest du pays, ait fait l’acquisition d’un pachyderme qui préfère la compagnie de ses congénères mâles.

9- L’éléphant est un animal sociable, sauf quand il est ivre. Ivre? Ben oui, quoi. Eux aussi, ils sont humains. Il semblerait que l’animal ait une propension pour les fruits fermentés à un degré d’alcool de 7 °… (Merci Wikipédia.)

10- Parlant d’alcool (hic!), vous avez peut-être entendu parler de ces deux éléphants d’un cirque en tournée qui ont survécu grâce à l’ingestion de deux tonneaux de vodka suite à l’incendie de leur camion, en Russie, en décembre dernier? Les pauvres étaient sur le point de mourir de froid, à -35, quand des soulards les autorités locales ont eu l’idée lumineuse de leur donner à boire.

Je ne voudrais pas être une fourmis... (Photo: Marie-Julie Gagnon)

Je ne voudrais pas être une fourmis! (Photo: Marie-Julie Gagnon)

11- Les excréments d’éléphants sont abondamment utilisés comme engrais (c’est le cas notamment à Elephant Hills). Mais saviez-vous que des organismes récupèrent les fibres non-digérées pour produire du papier? Deux exemples : Elephantdungpaper.com, en Thaïlande, et Poopoopaper, au Sri Lanka. (Non, le papier n’a pas d’odeur – j’ai vérifié.)

12- Un éléphant peintre? Voici Suda, qui vit à Maetaeng Elephant Camp, à Chiang Mai (d’ailleurs lié à Elephantdungpaper.com).

J’en conviens, ça sent le freak show à pleine trompe. Le site Web précise toutefois d’entrée de jeu que l’objectif de l’endroit est de protéger les éléphants.

Pour la totale, sachez que des oeuvres de pachyderme réalisées sur du papier dung sont aussi vendues.

À découvrir également: Baveux, les éléphants?, Week-end de rêve dans la jungle, Trois jours au paradisKo Phi Phi en vidéo, La Thaïlande vue d’un iPhoneFêter sous la lune.

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Baveux, les éléphants?

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Mon nouveau pote et moi

De la bave d’éléphant. De tous les scénarios élaborés à l’idée de cette rencontre avec les pachydermes, celui de me retrouver les avant-bras couverts de bave était bien le dernier à m’avoir traversé l’esprit.

Je me trouve à Elephant Camp, en plein cœur du parc national Khao Sok, à Phuket, en Thaïlande. La jungle, la vraie. Celle dont on rêve, enfant, alors qu’on découvre les aventures de Mowgli. La vraie de vraie jungle avec une symphonie interprétée soir après soir à la perfection par les insectes, amphibiens et autres bestioles non-identifiées dont je me prendrai rapidement d’affection. Avec, aussi, des gibbons qui se permettent de temps à autres des envolées lyriques (le plus souvent à l’aube). On évoque toujours la beauté de la forêt troipicale humide – comment ne pas le faire quand on aperçoit les montagnes se détacher du panorama brumeux au petit matin? – mais la musique de la jungle vaut à elle seule le déplacement.

Alors que je tends les fruits coupés plus tôt en compagnie d’autres voyageurs à mon nouvel ami, je peux rapidement évaluer l’appréciation de ce dernier sur chacun des aliments. Aucun doute : la pastèque produit un effet monstre – je dirais même éléphantesque – sur ses glandes salivaires.

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Peut-être me suis-je approchée trop près, remarquez. Comment résister? Après m’avoir râpé la main droite avec sa trompe plutôt rêche, «mon» éléphant et moi avons laissé tombé les convenances. À grand coup de bave.

Elephant Camp appartient aux mêmes propriétaires qu’Elephant Hills, campement de luxe où je séjourne. L’excursion m’a permis de constater deux autres choses : 1)  je ne suis pas plus douée pour préparer un dîner avec une machette qu’avec un couteau; 2) un éléphant, ça ne fait pas que tromper énormément, ça mange en sacramant! Jusqu’à 250 kg par jour, pour être (un peu) plus précise.

Quoi de mieux pour oublier toute cette salive et mes piètres talents de «cuisinière» qu’un bon bain? Je ne parle pas de celui dont je rêve à cet instant précis, plutôt de la trempette que s’apprête à faire le mastodonte.

Pour un éléphant, se rafraîchir ne signifie pas se jeter à l’eau. Son idée d’une bonne baignade s’apparente plutôt au fantasme d’un enfant de trois ans : se couvrir de boue. Beaucoup de boue.

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C’est là que mes pairs et moi intervenons. Une fois bien badigeonné de l’appétissante substance, le mammifère doit être rincé (et frotté au préalable avec des fibres de noix de coco). À la fin de l’exercice, mes comparses belges, français, allemands, américains et moi sommes presque aussi trempés que l’animal, mais le sourire estampés sur nos visages trahi le plaisir bonhenfant que chacun a démontré au cours de l’exercice.

Selon Neung, notre guide, tous les éléphants dont je viens de faire la connaissance ont été recueillis suite à leur «mise à pied» (à pattes?) des chantiers forestiers, désormais interdits par le gouvernement. Il faut dire qu’en 1960, la forêt pluviale composait 85% du territoire. Aujourd’hui? Un petit 15%.  «Les éléphants utilisés dans ces chantiers se sont retrouvés dans des zoos, des spectacles ou dans la rue», précise ce jeune père qui n’a pas un quart de siècle.

Neung

Neung

Un mahout au travail

Un mahout au travail

L’argent amassé grâce aux activités touristiques sert à nourrir les bêtes convenablement. Originaires de tribus du nord du pays, leurs mahouts (gardiens) les ont suivi à Phuket. Les maisonnettes que ces derniers habitent avec leurs familles n’ont rien de luxueuses. Sorte de huttes sur pilotis, elles ont l’avantage de leur permettre de dormir tout près de leurs protégés. Non, les mahouts ne «punchent» pas à la fin de la journée.

Que faire à Elephant Hills à part devenir copain avec des pachydermes? L’exploration de la mangrove en kayak et en canoë, trekking dans la jungle, excursion sur l’éblouissant lac Cheow Larn, cours de cuisine, spectacles de danse thaïlandaise… Ajoutez à cela des tentes avec salle de bain, lit et eau chaude, des repas (délicieusement relevés) consommés avec des gens de tous styles, de tous âges et de tous horizons, l’accès à WiFi dans les aires communes et vous avez là un forfait sur mesure (de deux à quatre jours) pour les aventuriers les plus douillets.

Inoubliable. Avec ou sans bave.

Lobby (avec WiFI!) d'Elephant Hills

Lobby d’Elephant Hills (avec WiFi!)

Pièce commune, Elephant Hills

Pièce commune, Elephant Hills

Elephant camp

Un campement, Elephant camp

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Mon chez-moi temporaire

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Elephant Hills

Elephant Hills

Ma salle de bain (avec eau chaude!)

Excursion en bateau

Excursion en bateau

Kayak dans la mangrove

Kayak dans la mangrove

Merci à Qatar Airways, à Elephant Hills à Tourism Authority of Thailand, grâce à qui la réalisation de ce reportage a été possible.

 Ce reportage a d’abord été publié dans le journal Métro (Montréal) le 31 janvier 2012.

Sur le même sujet: Quatre jours dans la jungle.

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Natsumi Hayashi, la Japonaise qui lévite

J’ai craqué pour le travail de la Tokyoïte Natsumi Hayashi il y a quelques mois déjà (merci Fubiz.net). Ce qui m’a tout de suite séduite – en plus de la lévitation –  est le fait que l’artiste n’effectue aucun travail de retouche pour créer ses images surréalistes.

Voilà qu’elle revient dans l’actualité grâce à une seconde série de clichés tout aussi réussie que la première la mettant en vedette.

Sur son site Web Yowayowa, qui pourrait aussi s’appeler «Journal d’une jeune femme en apesanteur», elle dit utiliser un appareil Canon EOS 5D Mk2 et explique comment elle parvient à fixer ces instants irréels.

Après avoir déterminé le cadre et fait les ajustements de façon manuelle, elle enclenche la minuterie et compte jusqu’à dix avant de s’élancer dans les airs. «Quand j’opte pour une lévitation plus éloignée, je demande à quelqu’un d’actionner le bouton», écrit-elle. Il lui est arrivé de devoir effectuer un saut 300 fois pour obtenir l’image désirée…

Les nouvelles photos ne semblent pas se trouver sur son site (du moins, si l’on se fie aux dates indiquées). La meilleure manière de prendre des nouvelles de l’artiste, qui vient par ailleurs de publier un livre, semble être par Facebook.

(Sources: Yahoo! et Gentside)

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Une bière japonaise qui a du panache

Que se passe-t-il quand une bière rencontre une machine à crème glacée? La «Ichiban Shibori Frozen Draft» de Kirin, coiffée de mousse glacée.

Le plus? La mixture permet de la garder froide plus longtemps.

(Via World’s Strangest et pfsk)

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Dix incontournables de la Thaïlande

Diversité. C’est le premier mot qui vient à l’esprit quand on pense à cette destination asiatique dont la popularité ne se dément pas. Des treks aux plages en passant par les temples et la gastronomie, la Thaïlande a beaucoup à offrir, tant aux baroudeurs qu’aux plus douillets.

Les suggestions qui suivent s’adressent à ceux qui y mettront les pieds pour la première fois. Mais s’il y a un seul conseil à retenir, c’est celui d’échanger avec les autres voyageurs une fois sur place. Le bouche à oreille est encore le meilleur moyen de découvrir ces endroits paradisiaques que tous jugeront «trop touristiques» dans quelques mois.

La suite sur MSN.ca

Note: Ce reportage a été rédigé il y a quelques mois (avant mon récent séjour en Thaïlande).

À lire également: mes billets sur la Thaïlande pour Un baluchon pour deux (Coupdepouce.com) et EnTransit.ca (MSN.ca).

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Quatre jours dans la jungle

Je viens de publier un long billet sur Elephant Hills, campement de luxe qui se trouve dans le parc national Khao Sok, à Phuket, sur Un baluchon pour deux (Coup de pouce).

Voici aussi une vidéo que j’ai tourné avec Maya, ma fille de cinq ans.

Ai-je besoin d’ajouter quoi que ce soit?

Merci à Qatar Airways, à Elephant Hills  et à Tourism Authority of Thailand, grâce à qui ce séjour a été possible.

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Khao San Road, dix ans plus tard

Presque 10 ans que je n’avais pas mis les pieds à Khao San Road, quartier des backpackers de Bangkok. Cette fois-ci, ma situation est bien différente: je loge dans un hôtel huppé un peu en retrait de l’agitation avec ma fille de cinq ans. Mais il m’était impossible de ne pas retourner sur cette rue mythique. Le jour de notre arrivée.

La dernière fois, j’avais 27 ans. En peine d’amour. La première, 26. En peine d’amour… Je ne compte pas le nombre d’escales que j’y ai faites à cette époque, entre deux destinations asiatiques (pas toujours en peine d’amour, quand même! lol).

Je ne sais pas si ce sont tous ces souvenirs remontés à la surface, la simple nostalgie ou cette impression que la vie passe beaucoup trop vite qui m’a chamboulée, mais il m’a seulement fallu reconnaître un tronçon de rue pour que les larmes se mettent à rouler sur mes joues. Lire la suite

Back to basics

Dans mon sac à dos:

- 5 camisoles (4 noires, 1 brune)

- 2 1 t-shirt (1 noir, 1 violet)

- 1 tunique indienne (blanche)

- 1 tricot à manches longues (crème)

- ma veste-châle «magique»-passe-partout (noire)

- 1 chandail à fermeture éclair (rouge)

- 2 capris (1 gris et 1 kaki)

- 1 short (sable)

- 2 leggings courts

- 1 sarouel noir

- 1 cuissard noir

- 4 robes (1 violette, 1 orange, 1 multicolore et 1 noire à pois) Lire la suite

Se relire

Tous les auteurs vous le diront: quand un livre est (enfin) envoyé à l’impression, la dernière chose que l’on souhaite, c’est le relire une énième fois. Mais replonger dans ses écrits plusieurs mois – ou mieux, années – plus tard permet de jauger l’objet sous un nouvel éclairage. De constater des évidences qui nous ont échappées quand on avait le nez trop collé sur le manuscrit. D’apprécier sincèrement certains passages oubliés et d’avoir envie de hurler en en redécouvrant d’autres. Ça fait partie du jeu.

Après avoir refermé Je vous écris de mon camion, j’ai eu envie de parcourir Cartes postales d’Asie, mon livre le plus intime et, par conséquent, le plus précieux à mes yeux. J’ai tenté de l’aborder comme on apprivoise le récit de quelqu’un d’autre.

Premier constat: la mise en page me dérange autant qu’au moment de sa sortie. Moi qui la souhaitais aérée, j’ai vu le nombre de pages se réduire considérablement dans la version finale. L’expérience de lecture en est beaucoup affectée, à mon avis. Trop dense. Trop intense. Pas le temps de reprendre son souffle entre le «coq» et «l’âne» (le livre repose sur des anecdotes et des «tranches de vie», de là son titre). De savourer le silence entre deux chapitres. De comprendre là où le temps s’arrête ou s’accélère. Ça m’attriste encore.

Cela dit, même si je me battrais sans doute pour laisser les mots respirer davantage et que je reformulerais certains passages, j’en reste encore très fière. Bien sûr, une certaine naïveté émerge au fil des 166 pages. Cartes postales d’Asie est né des courriels que je faisais parvenir à mes proches à l’âge de 26-27 ans. Il témoigne d’une époque charnière de ma vie. Mon bonheur d’être sur la route transparaît du début à la fin malgré les angoisses, les remises en question, les problèmes de santé et les déceptions. Cette blonde un peu perdue, c’est encore moi dix ans, un mari, un enfant et plusieurs colorations plus tard (l’essentiel du livre a été écrit en 2001-2002, puis retravaillé en 2006 pour publication l’année suivante).

Tous ces gens rencontrés quelques heures plus tôt font partie d’un univers qui n’a rien à voir avec la vraie vie et qui est pourtant son essence même. À travers les anecdotes glanées au fil de leurs récits, je vois la photo du moment présent, avec, dans un coin, mon visage sans maquillage et mes cheveux trempés. Avec eux, je me sens chez moi. Home, sweet home… Je ne le savais pas encore, mais c’est exactement ce que je cherchais et que je chercherai lors de mes prochains voyages.

Oui, c’est encore sur la route en compagnie de voyageurs des quatre coins de la planète qui se shootent eux aussi au choc culturel que j’ai le plus l’impression d’être à la maison. Et qu’il m’est le plus facile de prendre la plume.

Pour redécouvrir mes billets, vidéos, photos, articles et anecdotes publiés suite et pendant notre voyage en famille à Taïwan en 2008, soit six ans après que Jo et moi l’eussions quittée, cliquez ici.

Au Japon… en kayak

1. Allez sur Google Maps et cliquez sur «ITINÉRAIRE»

2. Écrivez «USA» comme origine

3. Écrivez «Japon» comme destination

4. Lisez le point 46… et take a kayak!

J’ai refait l’exercice ce matin et je vous jure que c’est réellement le résultat qu’on nous donne toujours en 2011. Surprenant considérant que même en 2008, des sites et blogueurs avaient relevé ce genre de bizzareries…

Vous souvenez-vous de ce trajet qui suggérait la nage? J’ai vérifié ce matin et on indique maintenant «Impossible de calculer l’itinéraire».

(Vu sur les pages Facebook d’Ingrid Remazeilles et Sandra Doyon ce matin…)

Ko Phi Phi en vidéo

En rédigeant un billet sur Ko Phi Phi pour EnTransit.ca, je suis tombée sur Phi-Phi.tv, magnifique site qui recèle de vidéos toutes plus inspirantes les une que les autres. De sympathiques cartes postales animées qui donnent envie de sauter dans un avion illico presto…

Bonjour la nostalgie!

Souvenir de Taïwan

Je viens de tomber sur ce dessin réalisé par ma jeune coloc de chambre du Chang Gung Memorial Hospital de Keelung, où j’ai passé une semaine il y a huit ans à cause d’un ulcère de la cornée qui a failli me coûter un oeil (il m’aura finalement coûté seulement la peau des fesses, mais c’est une autre histoire). C’est moi, ce personnage aux yeux immenses. Ne trouvez-vous pas que j’ai l’air tout droit sortie d’un manga?

32 «tweets» humanitaires

Il existe des tas de projets destinés à améliorer le sort de la planète et de ses habitants (ce sont surtout ces derniers qui me préoccupent, même si les deux sont étroitement liés). Pour contrebalancer un peu l’égocentrisme de ma «campagne électorale» des dernières semaines, j’ai rempli ma promesse de publier au moins trois «tweets» humanitaires par jour du 22 au 25 décembre (en réalité jusqu’à aujourd’hui, puisqu’hier je suis restée plutôt loin de mon ordinateur).

Parce que je suis persuadée que plusieurs initiatives méritent d’être soulignées (et pas forcément celles dont les médias parlent constamment… ou qui bénéficient des plus gros budgets de relations publiques), j’ai tenté de choisir des projets qui sortent un peu des classiques de la coopération internationale. Lire la suite

Dans l’oeil du cyclone

Vus d’ici, les typhons font très peur. On s’imagine que les images diffusées en boucle dans les journaux télévisés représentent le lot de tous les habitants des zones touchées. Comme  pour n’importe quelle nouvelle, on sélectionne bien sûr les séquences les plus saisissantes. Pas la banalité de la plupart des cyclones.

Je suis débarquée à Taïwan en juillet 2001 après le passage «d’un des typhons les plus dévastateurs de l’histoire» (j’ai compris par la suite que presque chaque nouveau typhon était affublé de ce titre!). Dans les rues de Taichung, des arbres jonchaient le sol. La ville portait les cicatrices de sa visite. Plutôt impressionnant pour quelqu’un qui s’apprêtait à passer une année sur place…

Au cours des semaines qui ont suivi, j’ai vécu quelques autres épisodes «typhons». J’avais, entre temps, transporté mes pénates à Keelung, au nord de l’île, à une trentaine de minutes de Taipei. Rapidement, je me suis mise à comparer les typhons à nos tempêtes de neige: on fermait les écoles à l’annonce d’une tempête plus intense, on recommandait aux gens de ne pas sortir de chez eux et de faire des provisions… et on attendait que ça passe. L’une de mes ex-colocataires m’a même rappelé récemment qu’une des premières choses que je lui avais mentionnée à son arrivée était les ventes «post-typhons»! Si certains marchands touchés par les tempêtes tropicales souhaitaient écouler leur marchandise, d’autres s’en servaient clairement comme argument marketing…

Les surfers, eux, trépignaient d’impatience à l’annonce d’un typhon. «C’est le meilleur moment pour affronter les vagues!» m’a déjà confié l’un d’eux. À chacun sa manière de voir les choses!

Cela dit, loin de moi l’idée de banaliser la chose. Il m’est arrivé de ressentir l’intensité des éléments en furie alors que je me trouvais dans les airs, quelque part entre Hong Kong et Taipei (j’avais l’impression d’être dans une montagne russe!). Une fois arrivée à l’aéroport, impossible d’aller nulle part à cause des dégâts. Les rues étaient innondées. Les hôtels à proximité de l’aéroport, complets. Comme je le raconte dans Cartes postales d’Asie, j’ai célébré mon 27e anniversaire le ventre vide, couchée sur une chaise à massage qui me demandait constamment d’insérer des pièces, en attendant de pouvoir quitter les lieux…

Morakot n’a rien à voir avec les typhons qui m’ont fait rater quelques jours de classe à l’époque. Ma copine Violette, qui vit entre Vienne et Taipei et qui en a vu d’autres, a d’ailleurs fait parvenir le courriel suivant à tous ses amis:

dear friends/colleagues,

please help as you can — contact your local charity organisations for
donation or simply express your support through internet, we needs your
help!

or send your love to the people who suffer from losing their home/entire
village/dear family members/friends

thank you!

violette

Pour qu’on continue d’en parler dans nos quotidiens, c’est que la situation est particulièrement critique. On a tous vu les images de cet hôtel qui s’effondrait comme un château de cartes. Bien que je ne cautionne pas ce genre d’activité, les images du «chasseur de tornades extrêmes» James Reynolds représentent bien ce qu’on peut voir «quand on est dedans»:

Le bilan de Marakot a atteint 121 morts mais pourrait en réalité dépasser 500. Boston.com publie des photos qui en disent long. Des groupes Facebook ont aussi été créé afin d’apporter du soutien aux Taïwanais touchés par le typhon.

Malgré tout, je retournerais vivre à Taïwan sans trop d’hésitations…