Chungking nostalgie

chungking

Faye Wong dans Chungking Express

C’est la faute à Maxime Johnson. Le suivre dans ses péripéties asiatiques sur Facebook a ravivé des tas de souvenirs en moi. Comme la fois où je me suis tapée le trajet pour aller voir le California, bar du quartier branché Lan Kwai Fong que l’on peut apercevoir dans le film hongkongais Chungking Express (Wong Kar-Wai), pour me rendre compte que j’y étais allée deux jours plus tôt avec un groupe de collègues sans avoir reconnu les lieux.

Et là, d’autres souvenirs ont déboulé… Trois ans avant cet épisode, la découverte de la ville avec Faye Wong dans les oreilles (c’est aussi une chanteuse – de la grosse cantopop plutôt sirupeuse, je la préfère nettement comme actrice) en cherchant le Hong Kong des films qui m’avaient tant fascinée. Il faisait gris, j’étais seule, d’humeur maussade et fauchée. Je rêvais de voir un film made in Hong Kong à Hong Kong, mais tous les cinémas présentaient les gros canons américains. «Le cinéma hongkongais n’est plus ce qu’il était, m’avait dit un commerçant à qui j’avais demandé pourquoi il était si difficile de trouver des productions locales. Les gens veulent voir des films des États-Unis…» Un week-end gris, disais-je. Rien à voir avec mon second voyage dans la ouate.

Ne me souvenant plus du nom du bar de Chungking Express, je suis allée faire quelques recherches sur le Web tout à l’heure. C’est ainsi que j’ai appris que le California a été complètement rénové et que le casse-croûte que l’on peut voir dans le film (le Midnight Express), est aujourd’hui… un 7/Eleven.

On arrête pas le progrès. La nostalgie non plus…

Faut que je revoie ce film.

Les Champs-Élysées… en Chine!

20090506-152724-b1On connaît le talent des Chinois pour copier le dernier sac Louis Vuitton ou les lunettes fumées qu’arborent toutes les stars. Mais copier des villes? C’est maintenant chose faite! Bienvenue à Tiandy City, Venice et Thames Town.

Où se trouve la Tour Eiffel? A) En France, B) à Las Vegas ou C) en Chine?

L’ensemble de ces réponses!

La suite sur Canoë

Miss du monde

Je savais en débutant mes recherches que cinq petits feuillets seraient insuffisants pour faire le tour du sujet. Car moi, quand il est question de phénomènes de société, je plonge sans même prendre le temps de me pincer le nez. Et quand lesdits phénomènes touchent les spécificités culturelles, alors là, j’aurais le temps de me noyer dix fois avant de réaliser que je manque d’oxygène! Vous l’aurez compris (non, je ne veux pas mouriiir!), le sujet me passionne.

Alors voilà. Je crois bien que je tiens le sujet de mon prochain bouquin (non-fictif). Si les concours de Miss en disent long sur une culture, les critères de beauté méritent bien un livre entier, non (interdit de me piquer l’idée!)?

En attendant, voici l’article qui se trouve dans le numéro en cours de Clin d’oeil.

missmonde2missmonde2_0001

Quand on parle poulet

20090318-115458-g1Le poulet est consommé partout sur la planète. On le déguste à toutes les sauces: tikka masala, yassa, barbecue… alouette! Découverte de mets à base de volaille sur trois continents. Attention aux estomacs sensibles! 

Afrique 

Quiconque débarque au Burkina Faso ou en Côte d’Ivoire pour la première fois risque de sursauter en parcourant le menu d’un maquis (restaurant). «Poulet bicyclette»? Vous avez bien lu! Contrairement au poulet de chair (aussi surnommé «poulet de Blancs»), l’animal n’est pas élevé dans un poulailler. «Véritable poulet de brousse, il est ainsi appelé parce qu’il a de longues pattes et lorsqu’il court, on dirait qu’il pédale», explique l’Office National du Tourisme Burkinabè. Il picore ce qu’il trouve et gambade librement. 

La suite sur Canoë

Qui était le général Tao?

Toutes mes chroniques Choc des cultures

Au royaume des animaux

20090204-131653-gLes animaux n’ont pas la même réputation partout. Pendant que vous regardez votre petit cochon d’Inde avec tendresse, des Péruviens dégustent son cousin en sauce… Le livre de la jungle revu et corrigé. 

Si vous allez en Inde, vous vous attendrez probablement à voir des vaches sacrées errer dans les rues. Bien qu’elles soient moins visibles à Delhi, sitôt sorties de la ville, elles exposent leur croupe bénie des dieux sans la moindre crainte. Plusieurs Indiens étant végétariens, plutôt que de tuer une vache qui ne donne plus de lait pour en manger la viande, ils la mettent gentiment à la porte. 

«Une fois dans la rue, cette vache ne manquera de rien, car chaque fois qu’un repas est préparé dans un foyer hindou, le premier roti (galette de blé complet) est offert, selon une tradition ancestrale, aux animaux, et aux vaches en particulier», rapporte le livre La Vache Sacrée et autres histoires indiennes de Taru Chopra, publié aux éditions Prakash Books. De plus, quand une vache croise le chemin d’un Hindou, ce dernier lui fait cadeau de friandises préparées pour rendre grâce aux dieux. Elles ont même droit à des sucreries lors des jours de fêtes! Pas question, dans ces conditions, de chasser violemment la vilaine qui oserait vous barrer la route pendant vos vacances… 

Ça grouille au temple!

Si vous mettez le cap du côté du temple Karni Mata, à Deshnoke, dans le nord du Rajasthan, vous constaterez rapidement qu’ici, l’animal vénéré est l’un de ceux que nous détestons le plus en Occident. Car ce sont les rats qui règnent en rois et maîtres de ce lieu pieu! On croit que les rongeurs – si nombreux qu’il est possible que certains vous frôlent au passage – sont la réincarnation de la caste des Charan. 

La suite sur Canoë

Le saviez-vous?

Nostalgie taïwanaise

Je viens de scanner mes articles du printemps dernier à propos de Taïwan pour les envoyer à l’office de tourisme. Forcément, j’ai un coup de blues! Je ne sais pas ce que je donnerais pour aller luncher chez Din Tai Fung. Le seul souvenir de leurs dumplings et de leur soupe aux nouilles et au boeuf me fait saliver! Ce soir, j’irais me balader dans un marché de nuit et je dégusterais des brochettes de calmars cuites sur le grill… Miam! Miam!

En attendant de pouvoir retourner dans mon «deuxième chez moi», je vous présente Sweana, l’amie d’une amie qui m’a servie de modèle pour un reportage «Mode de vie». L’article a été publié dans l’édition de septembre du magazine FCD: fcdseptember (j’ai inclus le cover avec le fichier pdf).

(Précisons que FCD s’adressait aux jeunes femmes d’environ 16 à 30 ans, d’où le ton.)

Bonne année 2552!

n528505043_1655660_929

Les Bouddhistes ont 543 ans d’avance sur nous. Cette photo a été prise par Natalie Jones, une copine australienne qui enseigne l’anglais en Thaïlande, lors des célébrations du Nouvel An.

«Just ask me if you want to know anything about the future», écrit-elle sur Facebook. Une seule question: c’était une blague ou pas, cette histoire de planète qui se réchauffe? Parce qu’en janvier 2009 au Québec, c’est encore dur à croire…

Des plats servis… aux toilettes!

20081203-085837-dJ’avais vaguement entendu parler d’un restaurant taïwanais où les plats étaient servis dans des cuvettes et des urinoirs. L’idée m’avait fait sourire, mais avait fait pousser la grimace à tous ceux à qui j’en avais parlé. Concept amusant ou dégoûtant? Ne reculant devant rien, je me suis rendue sur place pour constater le tout de visu! 

Première surprise en visitant le site Web de The Modern Toilet: le restaurant est en fait une chaîne! Devant le succès du premier établissement taïwanais, des succursales ont vu le jour à Hong Kong et au Japon. «To eat or to pee?» («Pour manger ou pour uriner?») peut-on lire d’entrée de jeu dans la version anglaise du site. Pour la petite histoire, on raconte que l’idée a germé dans la tête du propriétaire Wang Tzi-wei alors qu’il lisait un manga dans lequel des toilettes apparaissaient sur les menus d’un restaurant alors qu’il était… au petit coin. Au départ, la première gargote servait uniquement de la crème glacée. L’enthousiasme des clients a été tel que le premier restaurant avec un menu plus varié inspiré de cette idée a ouvert ses portes en 2004. Seize succursales accueillent aujourd’hui les curieux. 

Ma visite des lieux 

Une fois devant la porte de celui du quartier Hsimenting, à Taipei, j’ai une autre preuve de l’engouement des consommateurs : l’attente pour une table est d’environ quarante-cinq minutes. Nous armant de patience, Chéri, Bébé et moi revenons un peu plus tard pour nous mêler à la foule bigarrée entassée sur trois étages. Comme dans plusieurs endroits du genre en Asie, les couleurs sont criardes, la déco plutôt kitsch et la mando-pop joue à tue-tête. On ne choisit pas The Modern Toilet si l’on a envie d’une soirée romantique avec éclairage tamisé! Bien que la moyenne d’âge soit d’environ 17 ans, des familles, des couples et des groupes de gens un peu plus âgés se massent autour des lavabos ou des baignoires coiffés de plaques transparentes qui font office de tables. 

La suite sur Canoë!

Le saviez-vous?

Toutes mes chroniques Choc des cultures

Billet et vidéo sur le même sujet

Mon Taipei

img_5818

Mon Taipei, c’est exactement celui de cette photo prise par un expat’ qui vit à Tokyo. Une allée quasi-déserte aux petites heures du matin, à l’heure de la fermeture des bars. Un halo verdâtre qui enveloppe la nuit. Un contraste saisissant entre l’agitation du jour et la capitale qui dort à poings fermés. Le bruit des marchands qui transportent leurs chariots bringuebalants, au loin, alors que le soleil n’a même pas encore songé à étirer ses premiers rayons. Les petites bicoques qui s’animent tranquillement aux premiers signes de l’aube. Les néons qui vous aveuglent comme les phares d’une voiture en plein visage. Les petits déj’ bien gras (impossible pour moi de dire le nom de quelque plat que ce soit!) attrapés avant d’aller prendre le bus pour retourner dans mon école de banlieue. Une espèce de paix, aussi. Peu importe l’heure, je ne m’y suis jamais sentie en danger.

Une ville qu’il faut vivre, pas seulement visiter.

Sometimes I miss this crazy life… But I would’nt go back in time. 

P.S.: Allez voir les autres photos d’Abram, elles sont aussi très représentatives.