En arrivant à Pétion-Ville, banlieue huppée de Port-au-Prince, l’œil est attiré par des bâtiments colorés qui se détachent des montagnes. Le nom de ce quartier qui semble tout droit sorti d’une bande dessinée? Jalousie.
«C’est un hommage à Prefete Duffaut, artiste haïtien majeur qui peignait des villes imaginaires et qui est décédé en 2012», explique Michel Chauvet, président-directeur de l’Agence Citadelle, qui organise des séjours sur-mesure en Haïti depuis 1964. «Nous avons assisté au phénomène de "bidonvillisation" ces dernières années. Des gens de l’extérieur sont venus s’installer dans le morne [montagne]. Pour changer l’image, on leur donne de la peinture.» Les façades de 1010 maisons auront été ainsi repeintes entre janvier et mai.
Au-delà des jolies couleurs, le projet financé par le Fonds Petro Caribe et le trésor public vise à structurer la zone.
Les vacances approchent à grands pas et vous ne cessez de tergiverser. Votre critère principal pour arrêter le choix de votre destination: la proximité. En ayant la possibilité de voyager en voiture, vous pourrez profiter davantage de la vie sur place. Bien sûr, il y a la côte Est américaine, dont les plages séduisent chaque été des milliers de Québécois. Mais il y a tant à découvrir dans la Belle Province et ses voisines! Et si on restait au Canada cet été?
Charlevoix n’est pas que belle: son histoire est fascinante. En scrutant l’horizon, on a du mal à imaginer que le paysage montagneux est le résultat de l’impact d’un météorite de 15 milliards de tonnes survenu il y a 350 millions d’années. La région est en fait l’un des plus grands cratères habités au monde !
Charlevoix est aussi l’un des premiers sites de villégiature au pays. On comprend pourquoi en sillonnant les villages qui longent le fleuve. Pas étonnant qu’autant d’artistes aient été inspirés par ses reliefs et ses tons de bleu!
Quelques suggestions, à parcourir dans l’ordre ou le désordre. Et bien sûr, il y a plus…
1- Découverte de la région en train
Contempler le fleuve en prenant un café. Voir le soleil s’y mirer alors qu’on attaque un croissant en bonne compagnie. Le trajet à bord du train Le Massif débute au pied des Chutes Montmorency. Il peut vous emmener près de la montagne du même nom, à Baie-Saint-Paul ou, en été, jusqu’à La Malbaie. À bord, la gastronomie charlevoisienne est à l’honneur. Une délicieuse manière de découvrir la région, peu importe la saison. Presque poétique…
2- Le Musée de Charlevoix
Voilà un bon endroit à visiter pour débuter son séjour. Situé à La Malbaie, où se trouve aussi le Manoir Richelieu (plus précisément à Pointe-au-Pic), premier hôtel d’envergure construit dans la région au début du XXe siècle, le musée permet de comprendre l’histoire de la région grâce à des expositions permanentes et temporaires.
3- La Ferme, plus qu’un hôtel
Un esprit urbain dans un cadre champêtre : voilà qui détonne dans le paysage québécois. Situé à Baie-Saint-Paul,La Ferme a accueilli ses premiers visiteurs à l’été 2012. Depuis, de nouveaux pavillons ont ouvert leurs portes, ainsi qu’un magnifique spa (Spa du Verger) qui n’a rien à envier à ceux des grands centres.
Ici, la nature et la ville font bon ménage. Le visiteur se trouve à quelques pas du cœur de Baie-Saint-Paul. L’été, on peut apercevoir les vaches brouter dans les champs environnants. L’hiver, l’arrière se transforme en désert blanc jusqu’au fleuve.
L’environnement est au cœur du projet, ayant notamment recours à la géothermie.
La communauté n’est pas en reste. Les habitants du village comme les gens de passage peuvent par exemple profiter des spectacles de la salle multifonctionnelle (qui a notamment vu défiler Ariane Moffatt et Patrick Watson au cours des derniers mois) et des restaurants Les Labours et Le Bercail.
Il y a mille clichés associés au boulot de travel writer. Certains sont vrais. D’autres, complètement à côté de la plaque. Glamour, passer sa vie entre deux avions? Pas toujours… Quelques faits, en vrac.
1- J’ai toujours l’air en vacances, mais je ne le suis jamais (deux petites semaines de vraies vacances en cinq ans, pour tout vous dire). J’ai déjà vu cinq plages en un après-midi sans avoir le temps d’y tremper plus que mon gros orteil. Après m’être envoyé quelques banana mamas, il m’arrive de rentrer sagement dans ma chambre d’hôtel pour terminer ce texte que je devais rendre hier. Ou avant-hier…
2- Je suis constamment en carence de sommeil. Pendant un voyage de presse, on tente de nous faire voir le plus de choses en le moins de temps possible. Cela signifie souvent devoir se lever avant le soleil et rentrer à l’hôtel après minuit. Le décalage? Plus le temps passe, plus il m’est difficile de le gérer. J’ai essayé plusieurs trucs. Le plus efficace dans mon cas: traîner mon oreiller gonflable partout. Je grapille ainsi quelques minutes de sommeil ici et là, dans l’avion, le bus ou la voiture.
3- À l’hôtel, le WiFi fonctionnel et rapide est pour moi plus important qu’une vue à couper le souffle. Je ne supporte plus de passer des nuits à écrire dans les lobbys des hôtels, souvent le seul endroit où on arrive à se brancher. Quand il faut en plus payer, je serre les dents pour ne pas hurler.
4- Je préfère nettement un lit confortable dans une petite chambre qu’un matelas «moyen» dans une immense suite au décor de conte de fée. On oublie parfois l’essentiel, à force de vouloir en mettre plein la vue.
5- Souvent, nous passons plus de temps à visiter les hôtels qu’à contempler la vue croquée à la hâte entre deux rendez-vous avec des membres de la direction des établissements où nous logeons. Le superbe paysage qui vous fait tant rêver sur Instagram? Un instant fugace, souvent bien loin de l’état contemplatif qu’il inspire.
6- La question que je pose le plus souvent à mes hôtes? «Les gens "normaux" y ont-il accès?» Manière humoristique de savoir si ce plat fantastique qu’on vient de nous servir ou ce tour d’hélicoptère est inclus dans le forfait qu’on est en train de tester. On tente souvent d’impressionner les journalistes. Notre boulot, c’est d’abord de départager le vrai du flafla. Pas toujours si évident.
7- Je dors dans des suites que je n’aurai jamais les moyens de me payer (mais d’autres les ont – je ne l’oublie pas non plus). Il m’arrive encore parfois de loger dans des auberges de jeunesse pour l’atmosphère qui y règne. Ne le dites surtout pas à ceux qui auraient envie de m’inviter à me glisser dans les draps de coton égyptien de leur palace, toutefois. Inévitablement, j’ai développé un certain goût pour le luxe. Un esprit plus critique, aussi. Mais peu importe le nombre d’étoiles d’un établissement, j’apprécie d’abord l’accueil, l’ambiance et la propreté. Remarquez, je ne rechigne pas quand on dépose du chocolat sur mon oreiller le soir venu.
8- Il y a une certaine hiérarchie dans l’attribution des chambres et autres privilèges, en voyage de presse. L’exemple le plus flagrant est entre les équipes de télévision et les «simples» membres de la presse écrite, lors de gigaévénements rassemblant des médias des quatre coins de la planète. Je me souviendrai toujours, aussi, de l’immense suite dont avait hérité une collègue anglaise alors que moi, je me suis retrouvée dans une chambre standard (géniale, mais tout de même, l’écart était saisissant). Lors d’un autre voyage, alors qu’on avait promis à tous les journalistes et blogueurs une visite au spa, une seule a pu finalement en profiter: la même journaliste britannique (qui est malgré tout devenue l’une de mes meilleures amies au fil du temps!). Le marché québécois n’est pas prioritaire pour tous, disons. De la même manière, aucun relationniste ne l’avouera, mais nous savons tous que certains journalistes de grands médias sont plus chouchoutés que d’autres…
9- Le tourisme est une spécialisation. Il faut du temps pour comprendre les rouages de cette industrie et avoir la perspective nécessaire pour écrire des papiers nuancés (je suis d’ailleurs encore en plein apprentissage – je dis toujours qu’il faut un bon bagage de vie en plus d’une culture générale pour faire ce boulot). Ça M’ÉNERVE que n’importe qui s’auto-proclame journaliste en tourisme. J’ai par ailleurs récemment été membre du jury d’un prix de journalisme. La majorité des textes soumis en tourisme n’avaient clairement pas été pensés pour cette catégorie. Comme si parce qu’un papier porte sur l’économie d’un pays – un «vrai» sujet sérieux, hein -, il a plus des chances de remporter la palme qu’un autre qui présente seulement ses attraits touristiques. J’étais carrément insultée en lisant certains articles. Le journalisme touristique exige la même rigueur et les mêmes réflexes que n’importe quel autre domaine. Ce qui distingue un auteur d’un autre? L’originalité de son angle et sa recherche, bien sûr, mais aussi son regard. Plus que dans n’importe quelle autre section, la plume et la personnalité de l’auteur font une différence (du moins, c’est mon humble avis).
10- Porter le double chapeau de journaliste et de blogueuse n’est pas simple. Plusieurs relationnistes ne savent pas dans quelle catégorie me caser. Je passe de l’un à l’autre constamment. Du web au papier, de la radio à la télé, aussi. Ça m’agace qu’on tente absolument de m’étiqueter. Je revendique le droit d’être multiple… et unique (oui, j’ai un ego moi aussi).
11- Non, personne ne me paie pour voyager. Quand je suis sur la route, je ne gagne pas d’argent. C’est en vendant mes reportages et mes billets que je suis rémunérée (et c’est rarement mirobolant). J’ai la chance d’avoir des clients réguliers et extraordinaires, comme MSN, avec qui je travaille depuis 2009. Sur le blogue EnTransit.ca, j’ai la liberté d’écrire sur n’importe quel sujet (ou presque). Vous comprenez pourquoi j’ai besoin de WiFi maintenant? Je ne peux pas me permettre de perdre une semaine de salaire par mois (fréquence à laquelle je voyage approximativement depuis trois ans).
12- Je fais quoi si je déteste un endroit? Bonne question. Comme je suis invitée, c’est délicat. Quand mon impression est vraiment négative, je préfère ne rien écrire (ça m’est arrivé dans le cas précis d’un hôtel dont j’avais détesté chaque détail, alors que plusieurs collègues l’avaient aimé). Trasher pour trasher, pas mon truc. Je suis tout à fait consciente que souvent, c’est une question de perception. J’essaie de nuancer le plus possible. Mais une chose est sûre: vous ne me verrez jamais encenser un lieu que je n’ai pas sincèrement aimé.
13- On ne choisit pas nos compagnons de voyage (heureusement, plusieurs sont fantastiques et deviennent des amis). On passe aussi beaucoup de temps seul dans des chambres d’hôtel très romantiques.
14- Je mange beaucoup trop et je bois beaucoup trop. Ce métier va tous nous rendre obèses et alcooliques! Je le dis à la blague, mais il y a un fond de vérité. Pas étonnant qu’on soit (presque) tous accros au gym ou à la course. Il faut pouvoir brûler des calories même en voyage.
15- J’ai développé une foule de rituels, d’obsessions et de bizarreries au fil des années. Je ne pars presque jamais sans un sac de bonbons, que je déguste dans l’avion. J’inspecte systématiquement toutes mes chambres d’hôtel pour ne pas y trouver de bestioles indésirables (je peux cohabiter avec quelques araignées ou coquerelles, mais les punaises de lit, pas question!). Je mets des sachets de lavande dans ma valise pour chasser les insectes. Même si je ne parle que le français et l’anglais (et quelques phrases de chinois), il m’arrive de comprendre quand même des interlocuteurs parlant d’autres langues. Le body language aide, bien sûr, mais l’oreille aussi.
16- Au retour d’un voyage de presse, il me faut toujours un jour ou deux pour me réhabituer à la «vraie vie». Où est le buffet du petit déj’?
17- Le stress des aéroports? Parvenir à emmener ma fille à l’école à l’heure tous les matins m’angoisse beaucoup plus.
18- Sur une note plus anecdotique, Tourne la page joue constamment dans ma tête. Considérant que je prends l’avion une bonne vingtaine de fois chaque année, le ver d’oreille est tenace. Comme je l’écrivais sur Instagram plus tôt cette semaine, le plus dur reste encore de ne pas me mettre à exécuter les petits moves du clip chaque fois que je me trouve à YUL (lol).
19- Non, je n’ai pas peur du ridicule (mes partenaires de karaoké pourront vous le confirmer). Mais les danses à deux, je déteste. Par contre, oui, parfois, j’ai envie de jouer des scènes du genre pour décoincer les agents qui se prennent trop au sérieux à l’aéroport.
20- Je sais. Vraiment dure, ma vie.
P.S.: Au cas où certains ne l’auraient pas compris, j’adore mon boulot. Mais la réalité est bien loin de l’image que plusieurs s’en font!
P.P.S.: Je n’arrête pas de faire des ajouts depuis la publication de ce billet. Il n’est pas impossible que j’en fasse d’autres au cours des prochains jours.
Singe-écureuil de Monkey Jungle, en République dominicaine
Faites-vous partie de ceux qui ne trouvent pas leur compte dans la formule tout compris classique? Vous aimez la plage et le soleil, mais recherchez autre chose qu’un bronzage parfait? Il semblerait que vous ne soyez pas les seuls.
«Plusieurs études en tourisme et les focus group que nous faisons à l’interne nous ont démontré cet intérêt pour des vacances à la plage bonifiées, rapporte Valérie Martin, Chef, Marketing national et relations de presse. Quand on écoute les clients qui en ont fait l’expérience nous raconter leur vacances, on est convaincu que cette tendance existe bel et bien.»
En 2011, Transat a ainsi lancé la Zone branchée («It Zone» en anglais), à Puerto Plata, en République dominicaine. Différentes excursions étaient proposées: tyrolienne à Monkey jungle, exploration de la vie nocturne ou repas dans un restaurat local. Les retombées positives ont convaincu l’entreprise de réitérer l’expérience en 2012 et d’offrir la même formule à Santa Lucia à Cuba et Puerto Vallarta au Mexique sous le nom de noliZONE.
Le point commun de ces nouveaux produits? Faire sortir les clients des resorts, leur permettre de vivre différentes expériences et de s’initier à certains aspects culturels.
Palais de Sans-Souci, à Milot, dans le nord du pays
Aller en Haïti pour faire du tourisme? L’idée peut sembler inconcevable à cause des images d’horreur associées à ce pays depuis des décennies. Pourtant, la perle des Antilles, surnom qu’on lui accolait jadis, a tout pour séduire les voyageurs qui ont envie de plus qu’un teint hâlé.
À l’invitation de Vacances Transat, qui a lancé des forfaits visant à emmener les visiteurs à la rencontre du peuple haïtien et de sa culture, je me suis rendue à Port-au-Prince, dans le nord du pays, et sur la Côte des Arcadins. J’ai apprécié l’encadrement proposé par le grossiste, qui prend en charge le visiteur de son arrivée à l’aéroport jusqu’à son départ. « Nous proposons une autre forme de tout-compris, explique Debbie Cabana, porte-parole de Transat. Plutôt qu’offrir l’alcool dans le forfait, nous incluons des excursions et deux repas par jours. »
Je reviens du Canal Argent, où j’ai parlé de différents tuyaux pour économiser en voyage avec l’animateur François Gagnon, dans le cadre de la campagne de la banque TD Canada dont je suis porte-parole.
De façon générale, quand on voyage à plusieurs, plus on réserve à l’avance, plus il est possible de réaliser des économies importantes (je ne parle bien sûr pas des aubaines de dernières minute pour les destinations soleil). Par contre, il est n’est pas trop tard pour planifier des vacances d’été. En connaissant quelques trucs et sites Web où vous informer, vous pourrez trouver l’endroit parfait pour votre famille… et votre budget.
Voici quelques billets qui pourront vous être utiles:
Je reviens d’une semaine fantastique en Haïti, où j’ai pu avoir un aperçu des nouveaux forfaits lancés par Vacances Transat en début d’année. J’y ai rencontré des gens prêts à bosser dur pour que les voyageurs reviennent au pays. Des passionnés qui croient que le tourisme est l’une des clés du développement du pays.
J’ai plongé tête première dans cette culture à laquelle j’ai été initiée par les écrits des Dany Laferrière, Rodney Saint-Éloi et autres Gary Victor. J’ai craqué pour ses airs d’Afrique, ses tap-taps bigarrés, sa musique entraînante et ses peintres naïfs. J’ai pleuré en remontant le temps jusqu’à la période de l’esclavagisme. Crié de bonheur en goûtant mon premier morceau de douce cocoyer, friandise à base de noix de coco. Savouré au moins trois variétés différentes de mangues.
Je me suis baignée dans les eaux cristallines d’une île sans hôtels, me disant, moi, la diva au sang froid (je suis un lézard!), que la température était parfaite. Assez chaude en tout cas pour que j’y passe presque quatre heures consécutives, à peine interrompues par l’appel de la langouste «boucanée» (grillée sur le barbecue).
J’ai contemplé l’horizon depuis L’Observatoire de Boutilliers en me disant que j’aurais pu y passer une journée entière (c’était peut-être aussi à cause de la fabuleuse chiquetaille de harang et du chocolat chaud exquis). Frissonné malgré les 35 degrés en découvrant l’histoire du roi Christophe et sa folie des grandeurs lors de la visite du Palais Sans-Souci et de la citadelle.
Et pourtant, je n’ai jamais été aussi angoissée à l’idée d’écrire sur une destination.
J’ai l’impression que peu importe ce que je dirai, il y aura toujours quelqu’un pour rappeler la moindre ombre au tableau. D’un côté, les touristes effrayés par les images diffusées depuis des décennies. De l’autre, ceux qui dénoncent la corruption et critiquent le président Martelly.
Toute l’attention accordée à notre petit groupe pendant le séjour n’est pas non plus sans entraîner une certaine pression. Photographes, journalistes et caméramans nous ont suivi dans la plupart de nos déplacements. Nous étions attendus. Et les attentes ne sont pas disparues parce que nous avons quitté le pays.
Photo prise au Palais Sans-Souci et publiée sur la page Facebook de la Direction Regionale Du Tourisme Du Nord (je suis au centre, avec le t-shirt gris).
Je n’ai par ailleurs jamais rencontré autant de politiciens lors d’un voyage de presse (du président de la République à la Ministre du Tourisme, en passant par les maires de Pétion-Ville et du Cap-Haïtien). Ni eu à écrire d’un point de vue touristique sur un pays aussi controversé sur les plans politique et humanitaire. Un pays où tout est à bâtir.
Je n’ai aucune autre prétention que rapporter ce que j’ai vu, entendu et senti pendant cette (trop courte) semaine à sillonner le pays. Je n’ai pas le recul nécessaire pour livrer une analyse approfondie des situations politique, économique et sociale. Ce n’est pas non plus en sept petites journées que j’ai eu le temps de tirer des conclusions. Ce n’est pas mon rôle, de toute façon: moi, je cause voyage et tourisme. J’ai beau m’intéresser à l’histoire du pays, avoir lu des bouquins et des dizaines de reportages, cela ne fait pas de moi une spécialiste de la question haïtienne. Je suis bien sûr sensible au sort du peuple. Et à ce que le tourisme peut lui apporter (ou pas…). Les nuances sont primordiales. L’ouverture aussi.
Bien sûr, on nous en met plein la vue lors d’un voyage de presse. On déroule le tapis rouge. C’est le grand jeu de la séduction. Mais c’est ainsi partout. C’est à nous, journalistes (et/ou blogueurs, chroniqueurs…), de faire la part des choses. De tenter de départir les privilèges de la réalité. De brosser le portrait le plus juste possible tout en restant conscient de nos limites.
De tous les côtés, les gens ont des intérêts. Le fondement des critiques n’est pas toujours aussi noble qu’il n’y paraît à prime abord. Rien n’est simple…
Comme je l’écrivais sur Facebook à mon retour, oui, la pauvreté est visible en Haïti. Les problèmes ne disparaîtront pas comme par magie. Mais plus que jamais, je crois que le tourisme peut aider le pays à se développer.
Le potentiel est immense. Je le savais déjà: le voir de mes propres yeux n’a fait qu’amplifier mon désir de pousser l’exploration.
Le bonheur que j’ai ressenti en me baignant dans la mer ou en me baladant dans les montagnes n’a rien à voir avec le «pitch» de vente des différents intervenants de l’industrie. Ma fascination pour l’histoire du pays n’est pas le résultat d’une opération marketing. Les larmes qui ont roulé sur mes joues n’ont pas été commanditées par une quelconque compagnie.
S’il y a une chose que je sais, c’est que mes émotions, elles, sont bien réelles.
Si vous avez envie de lire mes reportages et billets sur le sujet, repassez par ici au cours des prochains jours. Visitez aussi EnTransit.ca et la section Voyage de MSN.ca. Je vous tiendrai également au courant de la publication des autres reportages.
Ce qui frappe d’abord, c’est l’absence de voitures. Imaginez le bonheur de déambuler dans une ville où le piéton est roi! Remarquez qu’il n’est pas seul, ledit piéton: de 15 à 20 millions de touristes visitent cette cité mythique qui compte 160 îlots. Mais qui s’en préoccupe? Ici, on savoure la dolce vita en dégustant une glace dans une gelateria artisanale, en sirotant un spritz (apéritif très populaire à base de vin blanc et d’eau de Seltz) sur une terrasse ou en s’offrant un espresso dans le tout premier café à avoir vu le jour, Florian, en 1720 (cher – huit ou neuf euros la tasse –, mais historique!).
À Venise, la vie est organisée autour des canaux. «L’eau est notre liquide amniotique», lance d’entrée de jeu Roberta Valmarana, de l’office du tourisme de Venise. Si, au 16e siècle, 10 000 gondoles sillonnaient la ville, on en trouve aujourd’hui à peine 400. Si l’expérience vous semble incontournable, sachez toutefois qu’elle a un prix. Selon l’itinéraire choisi, il varie de 80 à 100 euros pour une quarantaine de minutes. Ne vous attendez pas non plus à entendre le gondolier pousser la chansonnette. «Ils n’ont jamais chanté!» s’exclame Corine Govi, guide et conférencière, quand on lui pose la question. «Dans les années 1960, le tourisme était très élitiste, poursuit-elle. Une touriste américaine restait ici un mois. L’Italie d’après-guerre n’était pas chère, alors on louait une gondole pour un mois. Le gondolier devenait votre valet. À ce prix-là, il pouvait aussi chanter!»
En arrivant à la Place St-Marc, on est saisi par la majesté des lieux. La Basilique St-Marc, le palais des Dosges et le Campanile se dressent fièrement, témoins de la richesse de l’histoire de ce lieu mythique que Napoléon a jadis décrit comme «le plus beau salon d’Europe». L’effet saisit à coup sûr. Et là, en observant les mosaïques, on se jure de revenir.
P.S.: Tentez tout de même d’éviter la haute saison, hein.
Mes trois top:
1- Se perdre. Errer. Marcher pendant des heures…
2- Le gelato d’Alaska, reconnu pour ses glaces artisanales authentiques. Conseil du proprio pour choisir un glacier: «Évitez les montagnes de crème glacée. Elles sont faites avec des préparations en poudre.» Et la glace à la pistache n’est pas censée être si verte…
3- Le café Florian, plus ancien café d’Italie. Tout le monde vous dira de l’éviter. Bien sûr qu’il est rempli de touristes! Bien sûr que tout y est hors de prix! Perso, je trouve fascinant de m’asseoir dans un lieu riche en histoire et imaginer à quoi ressemblait les passants lors de son ouverture en 1720…
Vue du café Florian
J’étais l’invitée de Vacances Transat.
(Une première version de ce texte a été publié sur Canoe.com en 2009.)
En prévision des vacances d’été, j’ai accepté d’être porte-parole d’une campagne de la banque TD Canada Trust visant à conseiller les parents qui souhaitent planifier une escapade en famille. Je suis loin d’être une spécialiste en épargne (!), mais je trouve que voyager avec la marmaille fait partie des expériences les plus enrichissantes que l’on puisse s’offrir. J’ai appris pas mal de trucs en participant à ce projet, à commencer par le fait que je ne suis pas la seule à avoir besoin de tuyaux pour éviter de m’endetter en vacances. Quelques chiffres.
1- 88% des parents québécois prévoient faire un voyage en famille en 2013. (Youppi!)
2- Plus de la moitié des parents (51%) n’épargnent pas suffisamment pour couvrir les frais du voyage. (Oups!)
3- Seulement 41% des parents québécois établissent un budget pour les vacances familiales et s’y tiennent.
4- En moyenne, les parents québécois mettent de l’argent de côté pendant 7 mois avant leurs vacances familiales.
5- 56% des parents québécois préféreraient faire des voyages plus longs ou vers des destinations plus éloignées, que des voyages plus courts et plus fréquents. (On part quand???)
6- 74% des parents n’incluent pas tous les frais dans leur budget de vacances.
7- Les principales dépenses en voyage qui ne sont pas prévues dans le budget initial? Le magasinage (42%), les repas (27%) et les taxes et frais (27%).
8- Éliminer l’achat d’un seul article peut faire une grosse différence quand on tente d’épargner. Par exemple, une bouteille d’eau à 1$ chaque jour = 365$ de plus dans ses poches à la fin de l’année.
9- Les dépôts mensuels automatiques dans un compte d’épargne libre d’impôt à intérêt élevé peuvent aider à atteindre ses objectifs.
10- Est-il trop tard pour commencer à épargner pour les vacances d’été? Non, croit Assunta Forgione, directrice de groupe, Centre d’appels – Cartes de crédit, TD Canada Trust. «La plupart des parents ne pourront sans doute pas commencer à épargner maintenant et réussir à mettre suffisamment d’argent de côté pour visiter l’Europe en famille cet été, mais une escapade d’un long week-end ou la location d’un chalet au bord d’un lac pourraient être possibles. Établissez un budget réaliste, et fractionnez-le en des montants raisonnables pour la période précédant le voyage.»
Il reste une quinzaine de semaines avant le mois d’août. Just saying!
Réserver un billet d’avion ou un forfait en ligne est maintenant un jeu d’enfant. Alors pourquoi faire affaire avec un agent de voyage en 2013? Dix bonnes raisons.
1- Nous pouvons faire des erreurs en réservant en ligne Et ces erreurs ne sont pas forcément réversibles… «J’ai des clients qui reviennent me voir parce qu’il leur est arrivé de se tromper de date, par exemple, raconte Jacinthe Bélisle, conseillère chez Voyages Aqua Terra à Sherbrooke. Ou qu’ils ont réservé un billet avec trop d’escales.»
2- Le prix est souvent inféreur ou équivalent à ce qu’on trouve en ligne. «C’est une croyance populaire de penser que c’est plus cher dans une agence de voyages, affirme Lynda Leblanc, conseillère chez Club Aventure à Québec depuis 25 ans. Nous avons des contrats avec des tours opérateurs, alors nous ne réservons pas sur le Web. Très régulièrement, c’est égal ou moins cher. Il peut arriver à l’occasion que des vols au Canada ou aux États-Unis soient plus chers avec nous, mais généralement de quelques dollars seulement.»
3- Nous n’avons pas accès à tout sur Internet. Les agents de voyages cherchent sur des réseaux où les consommateurs ne peuvent pas acheter.
4- Nous ne pouvons pas faire tous les types d’opérations en ligne. «Le panachage (NDLR: partir d’une ville et revenir d’une autre), par exemple, souligne Mme Bélisle. Pour quelqu’un qui souhaite faire un arrêt en route, c’est aussi très complexe.»
Photo: Hawaii Tourism Authority (HTA) / Sri Maiava Rusden
S’offrir une dose d’exotisme et de chaleur au Québec, même en plein hiver? C’est possible grâce aux mains magiques des meilleurs massothérapeutes. Des soins inspirés des pratiques des quatre coins de la planète sont prodigués un peu partout dans la province. Embarquement immédiat pour Hawaii, la Thaïlande, Bali et la Californie.
Destination : Hawaii
Le massage : Lomi-lomi
C’est quoi : Pratiqué à l’origine par des guérisseurs afin de chasser les mauvais esprits, le Lomi-Lomi compte de plus en plus d’adeptes. «À Hawaii, ces massages étaient faits par les chamans», m’explique Myriam Chouinard, massothérapeute au spa Studio 157, à Gatineau. «On masse tout le corps, c’est très rythmé. C’est tantôt rapide, tantôt lent, ce qui donne l’impression d’être dans la mer et de se laisser bercer par les vagues.»
Déroulement : Au son de la musique hawaïenne, je me laisse couler dans cette succession de roulements effectués surtout avec les avant-bras de la massothérapeute. J’oublie où je suis. J’entends presque l’océan…
Bénéfices : «À l’origine, à Hawaii, on pratiquait le Lomi-Lomi afin de purifier le corps, de le drainer, de venir chasser les mauvais esprits, souligne la massothérapeute. Il procure une belle détente ou une belle énergie, selon les besoins de chacun.»
Vous pourriez aimer aussi : le Lomi-atsu combine les bienfaits relaxants du Lomi-lomi et les effets rééquilibrants du Shiatsu japonais. On l’offre notamment au spa Scandinave Les Bains Vieux-Montréal.
Photo: Marie-Julie Gagnon
Destination : Thaïlande
Le massage : Thaï-yoga
C’est quoi : Aussi appelé Nuad Boran ou massage traditionnel thaïlandais, le Thaï-yoga se fait au sol, habillé, et ne requiert aucune expérience en yoga. Mais pourquoi l’appeler ainsi alors? «Parce que le massage thaï a une connotation érotique, surtout en France», m’apprend Serge Caron, massothérapeute formé par le maitre en la matière au Québec, Kam Thai Chow de Lotus Palm. Précisons aussi que ce massage est basé sur le yoga et sur l’ayurvéda («vie» et «connaissance» en sanscrit). Le Thaï-yoga tient compte des trois doshas (types de corps), soit vata (air-espace), pitta (feu-eau) et kapha (terre-eau).
Déroulement : Au Balnéa, Serge Caron m’accueille dans une hutte un peu en retrait des aires communes. «Fais-tu du yoga?» me demande-t-il. «Heu… non! Est-ce grave?» Il éclate de rire et me rassure. Les «postures» sont guidées par le praticien, qui étire le client dans tous les sens. Malgré les quelques «Ouille!» lancés ici et là, l’expérience s’avère fort agréable. Il faut toutefois s’attendre à faire «envahir notre bulle», ce type de massage requérant des pressions et postures exécutées à l’aide du corps entier.
Bénéfices : Ses origines remontant à plus de 2500 ans, le Thaï-yoga a eu le temps de faire ses preuves. Bon pour la souplesse, il rééquilibre l’énergie. Bien que ravigotée après le massage, je me suis endormie très tôt ce soir-là… À refaire le plus souvent possible!
C’est quoi : Un massage suédois d’une heure suivi d’un exfoliant complet du corps. «La pâte d’épices qu’on utilise réchauffe le corps et le détoxifie», explique Julie Mercier, cofondatrice d’Espace Nomad. Les ingrédients utilisés, notamment le clou de girofle et la cannelle, proviennent tous de cette région du monde. «C’est un soin que les gens effectuent à Bali quand il fait environ 25 degrés. Pour eux, c’est comme l’hiver! Les épices aident à activer la circulation. Ce qui est intéressant, c’est que chaque personne réagit différemment. Pour certains, c’est une sensation "chaud-froid", pour d’autres, ça réchauffe vraiment.»
Déroulement : La massothérapeute, Maïté, pétrit vigoureusement chaque zone de mon corps. Elle arrive même à défaire des nœuds qui me semblaient éternels! Suit ensuite l’exfoliation. L’odeur des épices me transporte bien loin de la pièce. Le traitement se termine par l’application d’une crème au jasmin et tiare. Je passe l’après-midi suivant à me sentir les avant-bras tellement son parfum me séduit!
Bénéfices : «Les épices réchauffent et activent la circulation, explique Julie Mercier. L’exfoliation va activer la lymphe, détoxifier, réchauffer, apaiser… L’effet rappelle un peu celui du baume du tigre.»
C’est quoi : «Lent et doux, les mouvements sont amples, gracieux et fluides pour épouser les formes du corps, très relaxant», résume le site de l’Alliance des massothérapeute. Basé sur la détente, le confort et le bien-être, le massage californien est apparu au début des années 1970 dans le cadre de groupes de travail en psychothérapie au centre d’Esalen de Big Sur. Les participants vivaient de fortes émotions et recherchaient une certaine forme d’affection..
Déroulement : Il implique de longs mouvements globaux.
Bénéfices : La re-la-xa-tion! Il contribue à rétablir l’équilibre nerveux, aide à l’irrigation des tissus et à l’estime de soi. «Le massage californien peut être particulièrement bénéfique pour les personnes dispersées, anxieuses, stressées, ou ayant besoin de se recentrer, en leur offrant un retour à eux-mêmes, un doux moment d’abandon dans le silence intérieur…» mentionne le site 1001 massages.
Une première version de ce reportage a été publié en partie dans l’édition d’automne 2010 de Fuga destination spa. Des modifications ont été apportées.
J’aime les aéroports. Les lieux de passage où des gens de divers horizons et milieux se côtoient. J’aime observer le ballet de tous ces voyageurs pressés. Il y a ceux qui courent comme si leur vie en dépendait. Ceux qui déambulent d’un pas incertain, l’air complètement déboussolé. Les enfants turbulents. Les parents à bout de nerfs… J’aime les aéroports à cause de leur chaos. Un éternel bordel dans un cadre hyper-réglementé.
J’en ai parlé à l’émission Libre-service cette semaine: tous ne sont pas égaux. Pour avoir été coincée pendant 24h à celui de Taipei il y a une dizaine d’années (le jour de mon anniversaire!), je peux vous dire qu’on s’y ennuie ferme sitôt la nuit tombée. Impossible d’y casser la croûte: tout est fermé (du moins, tout l’était à ce moment). Dormir? Je ne vois pas comment on peut arriver à vraiment se reposer avec des sièges séparés par des accoudoirs… La situation aurait été bien différente si j’avais été coincé à Hong Kong, Séoul ou Singapour, les trois aéroports qui se classent en tête de presque tous les palmarès année après année.
L’aéroport de Hong Kong nous réconcilie avec les retards des compagnies aériennes tant il y a à faire. Il y a bien sûr le shopping, un incontournable dans cette ville (il y a même déjà eu un festival du shopping avec un concours de shopping!). On trouve des activités pour se divertir et pour prendre soin de soi. Il y a des écrans de télévision géants, mais aussi un cinéma IMAX. Un spa? Oui, mais pas n’importe quel type: un «fish spa», où de petits poissons viennent gentiment (gnarfgnarfgnarf) grignoter vos orteils… du moins, les peaux mortes qui les recouvrent.
Les gens qui détiennent une carte American Express peuvent quant à eux accéder gratuidement au Traveler Lounge, où l’on trouve boissons et nourriture à volonté. On peut aussi y prendre une douche et y recevoir un massage.
Si vous disposez de suffisamment de temps, vous pouvez aussi prendre une navette vers le centre commercial Citygate Outlets, où les magasins d’entrepôt de griffes internationales feront surchauffer votre carte de crédit. Un terrain de golf neuf trous se trouve aussi à cinq minutes de l’aéroport de Hong Kong.
À Séoul, Incheon mise notamment sur les spectacles. On peut par exemple voir de la danse traditionnelle. Il y a des ateliers de bricolage, des jardins à visiter, des expositions sur la culture coréenne, un spa ouvert 24h sur 24 et même une patinoire!
Source image: exploringkorea.com
L’aéroport Changi, à Singapour, fait aussi partie des tops. Il a reçu plus de 400 prix et distinctions depuis son ouverture en 1981. Il faut dire qu’ici, il y a en moyenne un vol toutes 100 secondes. Pas mal de monde à occuper!
Aéroport de Singapour (Source image: Wikipedia)
Aéroport de Singapour (Source image: Fanpop)
Source image: Wikipédia
Au programme pour divertir les passagers en transit: un cinéma, des jeux vidéo et une piscine sur le toit. Un jardin vertical qui s’étend sur trois étages et près de 300 mètres de largeur au terminal 3 attire inévitablement l’attention. Les voyageurs peuvent admirer des cascades d’eau, un jardin de tournesols, un jardin d’orchidées, un jardin de cactus et un jardin de papillons. Si vous avez plus de cinq heures à tuer, il est par ailleurs possible de prendre part à une visite guidée de la ville.
Ai-je besoin d’ajouter que tous ces aéroports ont aussi des aires de jeux pour enfants fantastiques?
À noter que les aéroports de Beijing et d’Amsterdam se retrouvent aussi souvent parmi les premières positions des meilleurs de la planète.
Il y a quelques semaines, j’ai présenté trois possiblités de vacances de quelques jours à une semaine avec un budget d’environ 1000$ à l’émission Libre-Service, diffusée à MAtv (c’était le sujet de ma toute première chronique à l’émission). Comme l’argent préoccupe plusieurs d’entre vous, j’ai eu envie de reprendre la formule ici.
Voici donc quatre options au Québec, dans le Sud, en Europe et aux États-Unis, selon vos intérêts et l’état d’esprit dans lequel vous vous trouvez.
1- Vous avez besoin de repos et n’avez pas envie de prendre l’avion.
Deux suggestions: vous offrir quelques nuitées dans un hôtel luxueux au Québec (j’ai récemment passé une nuit au Loews, à Montréal et j’ai adoré l’expérience) ou séjourner dans un spa.
Celui qui propose le cadre le plus enchanteur avec hébergement est sans contredit le spa Eastman, dans les Cantons de l’est. Pionnier du genre, il a ouvert ses portes il y a 35 ans et ne cesse de remporter les honneurs, tant ici que sur la scène internationale (CNN l’a récemment inclus dans sa liste des 10 endroits où faire une retraite anti-stress). Cher? Si l’on compare à des établissements similaires à l’étranger, non (CNN souligne même que c’est l’un des meilleurs spas au Canada, et l’un des plus abordable). En réalité, il est possible de bâtir un séjour sur mesure, selon son budget, en ajoutant des soins au besoin.
Le prix du séjour dépend du nombre de nuitées et de personnes qui occupent la chambre, du type de chambre et du type de forfait. À titre d’exemple, le forfait de base, qui comprend les repas, les activités et l’accès aux installations comme les bains nordiques, revient à 1100$ pour trois nuits et quatre jours dans une chambre spatieuse en occupation simple. En occupation double dans une chambre économique, il est possible de s’en tirer à 1050$ pour sept jours et six nuits.
Parmi les activités incluses dans le forfait de base, mentionnons la marche guidée avec un entraîneur, le zumba et le yoga. L’endroit est reconnu pour son calme et sa discrétion.
2- Vous êtes fatigué, mais vous avez surtout besoin de soleil et de chaleur.
Si le plus important pour vous reste de prendre une pause du froid, mais que vous n’avez pas envie de vous casser la tête, la formule tout-compris est probablement celle que vous envisagez déjà. C’est un bon moment pour dénicher des aubaines, alors profitez-en! Si la chance vous sourit, vous trouverez peut-être un forfait dans un hôtel quatre étoiles ou plus en bas de 1000$ (comme celui-ci à 867$ à Varadero).
On ne prépare pas un voyage en Inde ou au Burkina Faso de la même manière qu’un séjour à Paris. Comment savoir quels vaccins sont requis? Les médicaments et les choses essentielles à emporter? C’était mon sujet de ce soir à Libre-service, émission de service grand public diffusée à MAtv.
Il n’est jamais trop tôt pour commencer à se préparer. Personnellement, je prône la diversité des sources quand vient le temps de m’informer. Consulter le site destinés aux voyageurs du Gouvernement du Canada, d’accord, mais les avertissements sont parfois trop alarmistes. Ils peuvent aussi engendrer des craintes inutiles. N’oublions pas que si une zone est plus à risque, cela ne signifie pas que le pays entier est à éviter!
Il est bon de faire la part des chose en discutant avec d’autres voyageurs qui connaissent bien la région où vous vous apprêtez à vous rendre. N’hésitez pas à utiliser les réseaux sociaux pour trouver des personnes ressources ou à lire des blogues. Là encore, toutefois, il faut faire part des choses. Et ne pas tout prendre «pour du cash»… Quant aux guides de voyages, je les utilise encore beaucoup, mais je complète en fouinant sur des sites Web parce que parfois, certaines infos peuvent être périmées. Bref, vous l’aurez compris: s’informer, c’est bien, mais pour mieux se faire son propre avis sur la situation.
Chose importante à vérifier: la date d’expiration de votre passeport. Oui, je sais, c’est une évidence. Mais bien des gens ne savent pas que de nombreux pays exigent qu’il soit valide pendant plus de six mois au moment de l’arrivée. Par ailleurs, il ne faut pas oublier qu’un visa – pas toujours simple (ni rapide!) à obtenir – est parfois requis.
Pour toutes les questions de santé, vous pouvez commencer par jeter un coup d’œil au site de l’Agence de la santé publique du Canada, qui compte une section intitulée «La santé des voyageurs». Là encore, je les trouve parfois alarmistes… Il ne faut pas prendre sa santé à la légère, mais ne devenons pas fou non plus!
Allez faire un tour dans une clinique pour les voyageurs. Pourquoi ne pas voir un médecin généraliste? Parce qu’ils sont moins en contact avec les maladies et parasites qu’on trouve à l’étranger. Les infirmières et les médecins des cliniques pour voyageurs savent TOUT (ou, s’ils ne savent pas, ils savent où trouver l’info nécessaire rapidement). Dans certains cas, on a besoin de plusieurs vaccins dont quelques-uns exigent plus d’une dose. Comme il y a un délai minimal à respecter entre les doses, il faut avoir assez de temps devant soi.
Inde (2005)
Même si la clinique du voyageur que je fréquente suggère de débuter les vaccins au moins un mois avant le départ, moi, je vous recommande au moins le double. Ce n’est pas la fin du monde si on commence plus tard, mais on est mieux de se garder de la latitude, particulièrement si on a reçu aucun vaccin auparavant. Ça dépend aussi, bien sûr, de vos antécédents de voyage.
Rencontrer un médecin vous permettra d’avoir les prescriptions nécessaires pour avoir l’esprit tranquille sur place. Par exemple, il n’existe pas de vaccin contre la malaria, mais il est possible de prendre des comprimés pour la prévenir. Les médecins prescrivent aussi généralement des antibiotiques qui peuvent combattre plusieurs maux, l’un des plus fréquents étant la diarrhée.
Les vaccins sont-ils obligatoires? Certains vaccins sont fortement recommendés, mais d’autres peuvent carrément constituer une condition pour pouvoir entrer dans un pays. Je pense par exemple à la fièvre jaune. Certaines destinations exigent un certificat prouvant qu’on est vacciné. C’est un vaccin très cher (130$), mais bon pour 10 ans. On ne peut toutefois pas le recevoir n’importe où. Il faut que la clinique soit désignée par l’Agence de la santé publique du Canada (on peut trouver facilement où il est possible de le recevoir sur le site de l’Agence).
Si je prends l’exemple du Sénégal, où j’ai passé Noël, à la clinique que je fréquente, on m’a dit qu’il était obligatoire d’être vacciné contre la fièvre jaune, mais que les autres étaient à ma discrétion. À l’ambassade du Sénégal, on nous dit plutôt qu’une preuve de vaccination est exigée seulement pour un voyageur qui arrive d’une zone où des épidémies de fièvre jaune ont été signalées. En fouillant pour trouver des informations sur d’autres pays, j’ai réalisé que c’était la même chose ailleurs, notamment au Vietnam.
Une fois qu’on a ces informations-là en main, on peut prendre une décision plus éclairée. M’étant fait vacciner il y a plus de 10 ans contre la fièvre jaune, j’ai décidé de faire faire le vaccin même si je n’étais pas obligée. Je n’aurai plus à y penser pour mes prochains voyages. Mais rendu là, c’est vraiment un choix personnel.
Les vaccins qu’on administre systématiquement aux voyageurs(selon l’Agence de la santé publique du Canada) : quand on voyage avec un bébé, la série primaire de vaccins contre la diphtérie, le tétanos, acellulaire contre la coqueluche, contre la polio, le Haemophilus influenzae de type b (DCaT-VPI-Hib) et conjugué contre le pneumocoque peut être entreprise dès l’âge de 6 semaines. Pour les adultes : hépatite B, le vaccin contre la rougeole, la rubéole et les oreillons, celui contre la coqueluche, la polyomiélite et le tétanos (on devrait recevoir l’anatoxines tétanique et diphtérique (dT) tous les 10 ans pour bénéficier d’une protection optimale). Les vaccins parfois exigés: choléra, méningocoque et fièvre jaune. Aussi: hépatite A (la maladie évitable par la vaccination qui survient le plus fréquemment chez les voyageurs), influenza, encéphalite japonaise, méningocoque, typhoïde, rage.
Oui, les vaccins coûtent cher. En calculant, j’ai réalisé qu’il était aujourd’hui facile de dépasser les quatre chiffres pour un premier voyage dans un pays en développement. C’est pourquoi il est nécessaire de tenir compte de ces dépenses quand on prépare le budget de son voyage (surtout pour les familles nombreuses!).
Un essentiel à mettre dans ses bagages: l’anti-moustiques. Plusieurs maladies graves sont transmises par ces vilaines bestioles. C’est le cas de la fièvre dengue, qu’on peut attraper dans plusieurs pays, tant en Afrique qu’en Amérique centrale, en Amérique du Sud, etc. N’oublions pas non plus la classique trousse de premiers soins!
Que je voyage en Afrique de l’ouest ou en Asie, je ne pars JAMAIS sans paquets de mouchoirs. Beaucoup de paquets de mouchoirs. Des tas de paquets de mouchoirs! Non, le papier de toilette n’est pas utilisés par tous. Dans un même ordre d’idée, apportez des lingettes humides et/ou des antibactériens our les mains. Non seulement on ne trouve pas toujours de papier, mais pas toujours d’eau non plus…
Sénégal (2012)
D’autres choses que j’emporte toujours en voyage: de la crème solaire, des lingettes démaquillantes (plus pratique que du démaquillant quand il y a des coupures d’eau!), des bouchons pour les oreilles (la meilleure invention de tous les temps à mon avis!), et, quand je vais en Afrique, des barres repas. Comme ça, quand j’ai du mal à apprécier certains plats disons, plus inhabituels pour mon palais occidental, j’ai un «back-up».
Ça semble compliqué tout ça, mais il serait dommage de se priver de la découverte de contrées merveilleuses parce que la logistique est trop lourde. C’est en vous préparant adéquatement que vous pourrez vraiment profiter à fond de votre séjour.
Notez que l’émission de ce soir sera en rediffusion cette nuit à 2h, demain matin à 7h, puis à midi et à 9h le 2 février. Elle sera également en ligne dans quelques jours, tout comme le complément d’information.