Plaisirs parisiens pas chers

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Paris a beau se retrouver chaque année sur la liste des villes les plus chères du monde, elle n’est pas sur le point de perdre sa place de chouchou dans le cœur des touristes des quatre coins de la planète. Nul besoin de débourser une fortune pour profiter de ses charmes! Voici quelques suggestions pour vivre de grands moments à petits prix.

S’attarder à l’art de rue

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Simples graffitis, les dessins qui ornent les murs des grandes villes du monde? Chose certaine, ce n’est pas ce que croient les créateurs des centaines de sites Web qui pullulent sur le sujet et vantent le talent des artistes de l’éphémère. Si vous souhaitez vous offrir une virée consacrée aux plus belles œuvres de rue, rendez-vous sur le site Paris Street Art. Sur Facebook, la page Street Art Paris publie par ailleurs des photos prises sur le vif.

Découvrir des vignes

Saviez-vous que Paris compte plus d’une dizaine de vignes? La plus ancienne est celle de  Montmartre, qui existe depuis l’époque gallo-romaine. De son côté, celle du parc de Belleville date du 13e siècle.  Celles du parc Georges-Brassens et du parc Bercy font aussi partie des quatre principales vignes municipales parisiennes. Tous les ans en septembre et octobre, ont lieu des vendanges. Si vous êtes de passage en octobre, ne manquez pas la Fête des vendanges de Montmartre, près de la Basilique Sacré-Cœur. Pour plus d’info sur le vin en France: www.vins-france.com.

Pique-niquer dans un parc

Que vous préfériez La Villette, Les Jardins du Luxembourg ou le parc des Buttes-Chaumont, casser la croûte dans un parc parisien permet de faire une pause à peu de frais entre deux visites. À consulter absolument pour sortir des sentiers battus: La carte des pique-niques à Paris concoctée par My Little Paris, et cette liste du Figaro, qui propose des adresses dans les parages où aller acheter le butin  gourmand que vous déballerez une fois assis dans l’herbe.

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Plus touristique, mais tout aussi exaltant: déguster un jambon-beurre dans l’escalier de la Basilique du Sacré-Cœur avec Paris à vos pieds (et des visiteurs du monde entier tout autour!).

Sur les traces de Woody Allen

Vous avez aimé le film Minuit à Paris? La mairie a concocté un itinéraire téléchargeable qui permet de se lancer aux trousses des personnages imaginés par le cinéaste américain. Entre autres au programme: le Pont Alexandre III, le Musée de l’Orangerie et le Marché aux puces de Saint-Ouen. À noter qu’il existe des parcours pour d’autres films.

LA SUITE SUR MSN.CA!

Ce voyage a été réalisé grâce à une invitation de Vins de France en octobre 2012. Merci!

À découvrir également: 24 heures à Paris, 10 clichés Instagram,  Paris en pâtisseriesLe Plaza Athénée fait son cinémaStrasbourg en 12 clichés Instagram, Ça commence bien… à Paris10 façons inusités de découvrir Paris, 10 choses à faire à Paris avec des enfants et mes billets sur la France pour EnTransit.ca.

Pour plus d’information sur Paris

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D’Athènes à Venise à bord de L’Austral

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Quitter le port de Pirée…

Après 24h à Athènes, me voici à bord d’un navire de la compagnie française Le Ponant avec ma fille de six ans et demi. Nous faisons une croisière à thème («famille», dans ce cas-ci).  Sur 235 passagers, 51 ont moins de 18 ans. J’ai aussi croisé des groupes voyageant avec les grands-parents. L’ultime voyage intergénérationnel?

«Bienvenue sur votre yacht privé», a lancé Frédéric Jansen, directeur de croisière, avant d’énumérer toutes les nationalités à bord. On en compte une douzaine au total. Sans grande surprise, les Français sont les plus nombreux: ils sont 189.

Il est vrai qu’il y a une certaine intimité à bord: contrairement aux mastodontes qui ont la cote, L’Austral compte seulement 132 cabines. Et quelles cabines!

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Notre cabine

En tout, nous traverserons trois pays en huit jours. L’itinéraire? Athènes-Itea-Otrante-Dubrovnik-Mljet-Trogir-Rovinj-Venise.

Nous avons quitté le port de Pirée en fin de journée et traversé ce soir le canal de Corinthe, voie artificielle creusée à travers l’isthme de Corinthe pour relier le golfe de Corinthe, dans la mer Ionienne, à l’ouest, au golf Saronique, dans la mer Égée, à l’est. Ce canal fait donc du Péloponnèse une île. C’était complètement fou de voir le bateau s’enfoncer dans cet étroit couloir! Pour vous donner une idée:

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L’année dernière, j’ai eu l’occasion d’interviewer Sophie Lauret, chargée de communications de la compagnie basée à Marseille, lors de son passage à Montréal. Pour en savoir plus sur la compagnie et les nouvelles croisières offertes:



L’Austral est très similaire au Boréal.

Plusieurs excursions sont au programme. Demain, nous découvrirons par exemple le site sacré de Delphes (m’en vais rendre visite à Apollon!). Si je vous dis qu’on mange comme des rois, vous comprendrez que l’enthousiasme est à son comble.

La connexion sur la bateau étant très lente (et exorbitante!), je ne sais pas à quelle fréquence j’arriverai à publier des articles ici et sur EnTransit.ca. Mais dites-vous que pendant ce temps, je prendrai UNE TONNE de photos, que je partagerai dès que j’en aurai l’occasion. Pas question de garder toutes ces beautés juste pour moi! :-)

En attendant, si vous voulez rêver, les vidéos promotionnelles sont carrément renversantes. À éviter si vous tentez de remettre le solde de votre carte de crédit à zéro. ;-)

À lire également: Katerine-Lune Rollet a publié une chronique sur la croisière Venise-Istanbul qu’elle a faite à bord de L’Austral en juin dernier sur Canoë et plusieurs billets sur son blogue perso. Carolyne Parent et Gary Lawrence ont quant à quant à eux signé des reportages pour Le Devoir (celui de Gary est accessibles seulement aux abonnés, par contre). Nathalie de Grandmont alias «Globe raconteuse» fait le récit en deux parties de son expérience sur la mer Adriatique avec la même compagnie.

Pourraient aussi vous intéresser: Croisière de luxe en françaisMa visite du BoréalRacontez-moi des histoiresCarte postale d’Athènes et mes billets sur la Grèce (2012) pour EnTransit.ca.

MÀJ 20 août:  Vous pouvez maintenant lire mes billets sur EnTransit.ca:  24 heures à Athènes avec un enfant, Rendre visite à Apollon, La vie à bord de L’Austral.

Je suis l’invitée du Ponant. Merci!

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Michael Jackson ONE: en plein dans le mille

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Michael Jackson est partout à Las Vegas. Pas seulement parce que ses «clones» posent fièrement avec les touristes sur le Strip; aussi parce que le nouveau spectacle piloté par le Cirque du Soleil est sans aucun doute the talk of the town. Et la frénésie n’est pas près de s’évaporer, si je me fie aux extraits du spectacle que j’ai eu la chance de voir pendant IPW, événement rassemblant des journalistes voyage du monde entier…

«Une nouvelle expérience musicale immersive», annoncent les publicités. Un rapide coup d’œil au site Web du Cirque permet de constater l’impressionnante liste de créateurs, notamment l’idéateur et metteur en scène Jamie King, qui a travaillé avec Michael Jackson et Prince au début de sa carrière.

L’aventure commence avant même qu’on ne pénètre dans l’élégant théâtre du Mandalay Bay Resort and Casino, alors que des paparazzis nous assaillent.

La suite sur Le Huffington Post.

P.S.: Je précise que je ne suis pas critique de spectacle et que je n’ai pas l’intention de le devenir. C’est un métier en soi – loin de moi l’idée de prétendre que c’est le mien! Comme j’étais de passage à Las Vegas la semaine dernière, je me suis toutefois livré à l’exercice avec grand plaisir. Maintenant, je souhaite retourner voir le spectacle en entier, sans devoir prendre de notes! ;-)

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TBEX en 10 observations

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Toronto vue de l’aéroport Billy Bishop

Je reviens de Toronto, où j’ai pris part à TBEX («Travel blog exchange») pour la première fois. Après en avoir entendu parler pendant des années, j’ai profité de la proximité de l’édition nord-américaine 2013 pour aller satisfaire ma curiosité.

Environ 1300 participants (dont environ 1000 blogueurs voyage) des quatre coins du monde ont pu prendre part à des conférences traitant de différents aspects du blogging, rencontrer des offices de tourisme et des compagnies liées au voyage et, bien sûr, faire la fête (n’est-ce pas dans les soirées qu’on «réseaute» le mieux?). L’objectif? Se rencontrer, mais aussi aller chercher des outils pour s’améliorer et tisser des liens avec des partenaires potentiels. Mes observations.

1- Conférences inégales, mais souvent intéressantes. Je pensais m’ennuyer ferme lors des conférences. Ç’a parfois été le cas (une seule m’a vraiment ennuyée en fait, mais c’est ma faute : j’aurais dû prendre le temps de mieux lire le résumé avant). De manière générale, j’ai plutôt été ravie par ce que j’ai entendu et j’ai appris quelques trucs. La prochaine fois (si prochaine fois il y a), je laisserai  mes préjugés de côté j’étudierai mieux le contenu de chacune des conférences avant d’arrêter mes choix.

Conférence de Jodi Ettenberg et Annemarie Dooling

Conférence de Jodi Ettenberg et Annemarie Dooling

2- La blogosphère voyage francophone est une nanogoutte dans l’océan. Il y a bien sûr les Asiatiques, qui l’emportent par la force du nombre (même si très peu représentés à TBEX). Les anglos restent cependant les rois. Nous pouvons les lire, mais pas l’inverse. On a beau être ambitieux : linguistiquement parlant, on ne fera jamais le poids. Je persiste à vouloir bloguer seulement en français parce que mon identité est en grande partie définie par ma langue maternelle. Parce que ma voix serait forcément distortionnée par mes lacunes en anglais. Et parce que j’aime passionnément le français. Toutefois, je dois admettre qu’une partie de moi est frustrée de ne pas pouvoir rejoindre plus de gens. On est ambitieux ou on ne l’est pas.

3- Certains blogueurs auraient besoin d’un agent. Moi la première. Je l’ai souvent lancé à la blague, mais de l’entendre pendant le keynote de clôture de l’événement m’a fait sentir un peu moins seule. Si je me fie au sondage à main levée, la moitié des blogueurs voyages ont d’abord le sens des affaires, l’autre moitié a surtout un penchant artistique. Je peux écrire, faire de la vidéo, avoir plus de 12 000 abonnés sur Twitter et bien me classer dans les palmarès de blogues voyage franco, mais je ne suis pas foutue de me trouver un hébergeur ni de lier correctement Taxibrousse.ca à mon blogue WordPress. Je ne sais pas à quelle porte frapper pour faire faire un logo ni quoi répondre à tous ces gens qui me contactent pour différents partenariats.  Un «média kit»? Je parle mieux chinois que je parle «chiffres»… Et bien sûr, je n’ai pas un rond à investir puisque mon blogue ne me rapporte (presque) rien d’un point de vu financier. Devrais-je chercher de l’aide ou me résigner?

4- Il y a vraiment une obsession des blogueurs d’être repéré par des marques. Ça m’a franchement laissée perplexe. J’ai très tôt compris que mon blogue était ma meilleure carte de visite, mais ça ne m’a jamais traversé l’esprit de faire de Taxi-brousse mon gagne-pain principal. Peut-être parce qu’une part de plaisir s’envole systématiquemenet dès que quelque chose devient «obligatoire»? Ou que j’ai encore un malaise à ce qu’une certaine forme de marketing s’immisce dans «ma bulle»?… Par contre, j’admets avoir aimé ce que j’ai entendu à la conférence d’Expedia, où tous les blogueurs qui ont travaillé avec la marque ont affirmé avoir gardé 100% le contrôle de leur contenu (j’y reviendrai).

5- Il y a certain «star system» dans le monde des blogueurs.  Je n’avais jamais pris conscience de l’ampleur du phénomène avant de voir des gens se mettre en ligne à la fin des conférences pour se faire photographier avec leurs modèles ou de voir des copains dont la notoriété n’a cessé d’augmenter ces dernières années se faire maintenant traiter comme des VIP. Particulièrement fascinant pour quelqu’un comme moi qui ne reconnaît jamais personne et qui est plutôt infidèle dans ses lectures. (Remarquez, je fais la même chose qu’eux quand je croise Dany Laferrière. Mais c’est une autre histoire.)

6- Dans le même ordre d’idées, je n’aurais jamais pensé un jour voir des blogueurs se PRENDRE pour des stars. Il n’y a pas si longtemps encore, tenir un blogue était perçu comme une activité cute ou une simple démonstration narcissique. J’irais même plus loin : il y a une quinzaine d’années, la Toile entière était perçue comme une activité cute (et bien sûr très geek). Un truc marginal jugé plutôt inintéressant par les grosses compagnies de relations publiques et les agents d’artistes. En 1996, je peinais à décrocher des entrevues avec des personnalités alors que je bossais pour le premier portail québécois, même s’il était piloté par Vidéotron (pour les lecteurs étrangers, Vidéotron appartient à l’empire Québécor). Aujourd’hui, un Klout élevé semble l’équivalent d’une étoile sur Hollywood boulevard. La différence? La gloire peut être bien éphémère… Certains ne semblent pas s’en rendre compte. Heureusement, ils restent minoritaires.

7- Je suis flabergastée par le talent de certains à se «marketer». Des blogueurs semblent arriver à ouvrir des portes qui restent fermées devant moi même si j’ai trois fois plus d’abonnés qu’eux sur Twitter et beaucoup plus de pages vues chaque mois. Question de marché? De langue? Devrais-je le prendre perso? Chose certaine, j’ai des choses à apprendre d’eux.

Toronto by night. Vue depuis les Îles.

Toronto by night. Vue depuis les Îles.

8- Le speed dating : des plus et des moins. Pour ceux qui ne connaissent pas la formule, blogueurs et compagnies (tant des offices de tourisme que des marques d’accessoires de voyage) envoient des demandes de rendez-vous avant l’événement. Sur place, nous avons huit minutes pour nous faire la cour. J’avais déjà expérimenté ce type de rencontres à GoMedia. Si, samedi, tout s’est plutôt bien déroulé, dimanche, c’était le chaos total. Les participants étaient invités à aller voir directement les relationnistes dans le cadre de «l’open market», alors que d’autres (comme moi) avaient pris soin de planifier des rendez-vous. Très frustrant de devoir attendre en ligne alors qu’on devrait déjà avoir conclu la rencontre. Je me demande qui manque le plus de respect dans ce genre de situation: le blogueur qui ne réalise pas qu’il a piqué la place de quelqu’un ou le relationniste qui vous a déjà repéré mais ne met pas fin à l’entretien improvisé? Hum. Chose certaine, c’était une très mauvaise idée de la part de TBEX de mélanger les deux formules. Soit tout le monde prend un numéro, soit on se jette tous dans la jungle.

9- Il faut en prendre et en laisser dans ce genre d’événement. Je pense quand même ne pas partir de zéro quand il s’agit de réseaux sociaux et de blogue. Je ne suis pas d’accord avec tout ce que j’ai entendu pendant les conférences. Personne ne détient la science infuse. Je persiste à croire que ce qui est bon pour l’un ne l’est pas forcément pour l’autre. Il y a aussi l’aspect culturel qui n’a jamais été abordé de front, mais qui reste déterminant à plusieurs égards. Bref, restons fidèles à nous-mêmes et ne mettons pas notre instinct de côté pour embrasser les idées de quelqu’un d’autre.

Avec Paule Bergeron (Québec region), Marie-Eve Vallières (A Montrealer Abroad) et Marie-Ève Blanchard (alias Mawoui - Como la espuna).

Avec Paule Bergeron (@Quebecregion), Marie-Eve Vallières (@AMontrealer) et Marie-Ève Blanchard (alias Mawoui).

Avec Adeline (alias Voyages etc) et Sarah (@SaraTourDuMonde), deux blogueuses françaises avec qui j'ai eu énormément de plaisir.

Avec Adeline (@Voyages etc) et Sarah (@SaraTourDuMonde), à la soirée d’ouverture

 10- Les soirées maintenant. Je lance parfois à la blague que sans mon esprit festif, je n’aurais jamais travaillé. C’est souvent dans les cadres informels, sans s’en rendre compte, qu’on développe les relations les plus durables (je parle seulement de l’aspect professionnel, là, hein!;-). Les partys de TBEX? Très cool les deux-trois premières heures. Mais chaque fois, une impression de coït interrompu. Alors qu’on s’approchait du Nirvana, on nous faisait clairement comprendre qu’il était temps de partir (genre : flasher les lumières ou tout ranger précipitamment). Tant qu’à casser l’ambiance, mieux vaut peut-être opter pour des lieux moins glamour et laisser les gens s’amuser plus longtemps, quitte à leur indiquer à partir de quelle heure les boissons sont à leur frais. Les pousser dehors? Rude, dude!

Avec Sarah Dalawibi (@SaraTourDuMonde). Photo d'Adéline Gressin (@Voyagesetc)

Avec Sarah Dawalibi (@SaraTourDuMonde). Photo d’Adéline Gressin (@Voyagesetc).

Le 97$ investi (prix d’un billet quelques semaines avant l’événement) en valait-il la peine? Oui. D’abord pour les rencontres. C’est une merveilleuse manière d’élargir son réseau. Les conférences s’adressent à différentes catégories de blogueurs et sont suffisamment variées pour qu’on y trouve notre compte. Je ne crois pas que le speed dating révolutionnera ma carrière, mais c’est aussi parce que j’ai l’occasion de tisser des liens lors d’autres événements.

J’avais pas mal d’a priori, je l’avoue. Même si je n’adhère pas à tout ce que j’ai entendu pendant ces deux journées intenses, j’ai eu suffisament de plaisir pour songer à aller au prochain TBEX, qui aura lieu à Dublin en octobre.

D’un point de vue perso, je reviens avec plus de questions que de réponses. J’ai l’impression que le monde du blogue s’approche davantage du marketing que du journalisme (ou de la littérature). Je ne suis pas certaine d’être tout à fait à l’aise avec cet aspect. Je reste par ailleurs consciente des limites du marché dans lequel je me trouve. Et du fait que je suis d’abord journaliste et auteure.

Que veux-je vraiment faire avec Taxi-brousse en gardant tous ces éléments en tête? Je poursuis mes réflexions.

Avec Guy "Billy Ray" Thériault de Parcs Canada (Merci pour la photo Marie-Ève!)

Avec Guy "Billy Ray" Thériault de Parcs Canada (Merci pour la photo Marie-Ève!)

À lire également: mon billet sur l’aventure «Journey to TBEX», qui a permis à 28 blogueurs internationaux de découvrir le pays avant de se rendre à Toronto (sur EnTransit.ca), 10 tips for working with travel bloggers and destinations (excellent résumé de Frederic Gonzalo), Les outils de mesure d’influence, ça vaut quoi? et 5 plaisirs solitaires à l’hôtel (rédigé pendant mon séjour mais plus ou moins en lien avec TBEX!).

Aussi: Fille de mots, un billet rédigé en 2010 dans lequel je partage mes réflexions à propos de l’aspect «business» du blogging (j’ai encore plusieurs de ces questions aujourd’hui).

Pour mieux comprendre ce qu’est TBEX: un article du journal Metro (Ottawa).

Merci à Air Canada, qui m’a permis de me rendre plus rapidement à destination, et aux hôtels Gladstone, Pantages et Cosmopolitan, qui m’ont hébergée.

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Jalousie: transformation extrême d’un bidonville haïtien

Jalousie, Pétion-Ville, Haïti (©Marie-Julie Gagnon)

Jalousie, Pétion-Ville, Haïti (©Marie-Julie Gagnon)

En arrivant à Pétion-Ville, banlieue huppée de Port-au-Prince, l’œil est attiré par des bâtiments colorés qui se détachent des montagnes. Le nom de ce quartier qui semble tout droit sorti d’une bande dessinée? Jalousie.

«C’est un hommage à Prefete Duffaut, artiste haïtien majeur qui peignait des villes imaginaires et qui est décédé en 2012», explique Michel Chauvet, président-directeur de l’Agence Citadelle, qui organise des séjours sur-mesure en Haïti depuis 1964. «Nous avons assisté au phénomène de "bidonvillisation" ces dernières années. Des gens de l’extérieur sont venus s’installer dans le morne [montagne]. Pour changer l’image, on leur donne de la peinture.» Les façades de 1010 maisons auront été ainsi repeintes entre janvier et mai.

Au-delà des jolies couleurs, le projet financé par le Fonds Petro Caribe et le trésor public vise à structurer la zone.

La suite sur Le Huffington Post.

En complément, court extrait vidéo de mon entrevue avec la mairesse (désolée pour les yeux rouges, pas évident de filmer de nuit avec un iPhone!).

Pour en savoir plus sur Prefete Duffaut, voici un article du journal Le Monde publié peu après son décès.

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Vacances: 5 destinations famille accessibles aux Québécois

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Sandbanks Provincial Park (©Ontario Tourism Marketing Partnership Corporation)

Les vacances approchent à grands pas et vous ne cessez de tergiverser. Votre critère principal pour arrêter le choix de votre destination: la proximité. En ayant la possibilité de voyager en voiture, vous pourrez profiter davantage de la vie sur place. Bien sûr, il y a la côte Est américaine, dont les plages séduisent chaque été des milliers de Québécois. Mais il y a tant à découvrir dans la Belle Province et ses voisines! Et si on restait au Canada cet été?

Au programme: Île du Cap-Breton (Nouvelle-Écosse), Sandbanks (Ontario), le Saguenay par le fjord (Québec), Shediac (Nouveau-Brunswick) et Toronto (Ontario).

La suite sur Coupdepouce.com!

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Charlevoix en 10 expériences

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©Le Massif

Charlevoix n’est pas que belle: son histoire est fascinante.  En scrutant l’horizon, on a du mal à imaginer que le paysage montagneux est le résultat de l’impact d’un météorite de 15 milliards de tonnes survenu il y a 350 millions d’années. La région est en fait l’un des plus grands cratères habités au monde !

Charlevoix est aussi l’un des premiers sites de villégiature au pays. On comprend pourquoi en sillonnant les villages qui longent le fleuve. Pas étonnant qu’autant d’artistes aient été inspirés par ses reliefs et ses tons de bleu!

Quelques suggestions, à parcourir dans l’ordre ou le désordre. Et bien sûr, il y a plus…

1- Découverte de la région en train

Contempler le fleuve en prenant un café. Voir le soleil s’y mirer alors qu’on attaque un croissant en bonne compagnie. Le trajet à bord du train Le Massif débute au pied des Chutes Montmorency. Il peut vous emmener près de la montagne du même nom, à Baie-Saint-Paul ou, en été, jusqu’à La Malbaie. À bord, la gastronomie charlevoisienne est à l’honneur. Une délicieuse manière de découvrir la région,  peu importe la saison. Presque poétique…

2- Le Musée de Charlevoix

Voilà un bon endroit à visiter pour débuter son séjour. Situé à La Malbaie, où se trouve aussi le Manoir Richelieu (plus précisément à Pointe-au-Pic), premier hôtel d’envergure construit dans la région au début du XXe siècle, le musée permet de comprendre l’histoire de la région grâce à des expositions permanentes et temporaires.

3- La Ferme, plus qu’un hôtel

Un esprit urbain dans un cadre champêtre : voilà qui détonne dans le paysage québécois.  Situé à Baie-Saint-Paul,La Ferme a accueilli ses premiers visiteurs à l’été 2012. Depuis, de nouveaux pavillons ont ouvert leurs portes, ainsi qu’un magnifique spa (Spa du Verger) qui n’a rien à envier à ceux des grands centres.

Ici, la nature et la ville font bon ménage. Le visiteur se trouve à quelques pas du cœur de Baie-Saint-Paul. L’été, on peut apercevoir les vaches brouter dans les champs environnants. L’hiver, l’arrière se transforme en désert blanc jusqu’au fleuve.

L’environnement est au cœur du projet, ayant notamment recours à la géothermie.

La communauté n’est pas en reste. Les habitants du village comme les gens de passage peuvent par exemple profiter des spectacles de la salle multifonctionnelle (qui a notamment vu défiler Ariane Moffatt et Patrick Watson au cours des derniers mois) et des restaurants Les Labours et Le Bercail.

La suite sur MSN.ca!

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Confessions d’une journaliste-blogueuse voyage

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Il y a mille clichés associés au boulot de travel writer. Certains sont vrais. D’autres, complètement à côté de la plaque. Glamour, passer sa vie entre deux avions? Pas toujours… Quelques faits, en vrac.

1- J’ai toujours l’air en vacances, mais je ne le suis jamais (deux petites semaines de vraies vacances en cinq ans, pour tout vous dire). J’ai déjà vu cinq plages en un après-midi sans avoir le temps d’y tremper plus que mon gros orteil. Après m’être envoyé quelques banana mamas, il m’arrive de rentrer sagement dans ma chambre d’hôtel pour terminer ce texte que je devais rendre hier. Ou avant-hier…

2- Je suis constamment en carence de sommeil. Pendant un voyage de presse, on tente de nous faire voir le plus de choses en le moins de temps possible. Cela signifie souvent devoir se lever avant le soleil et rentrer à l’hôtel après minuit. Le décalage? Plus le temps passe, plus il m’est difficile de le gérer. J’ai essayé plusieurs trucs. Le plus efficace dans mon cas: traîner mon oreiller gonflable partout. Je grapille ainsi quelques minutes de sommeil ici et là, dans l’avion, le bus ou la voiture.

3- À l’hôtel, le WiFi fonctionnel et rapide est pour moi plus important qu’une vue à couper le souffle. Je ne supporte plus de passer des nuits à écrire dans les lobbys des hôtels, souvent le seul endroit où on arrive à se brancher. Quand il faut en plus payer, je serre les dents pour ne pas hurler.

4- Je préfère nettement un lit confortable dans une petite chambre qu’un matelas «moyen» dans une immense suite au décor de conte de féeOn oublie parfois l’essentiel, à force de vouloir en mettre plein la vue.

5- Souvent, nous passons plus de temps à visiter les hôtels qu’à contempler la vue croquée à la hâte entre deux rendez-vous avec des membres de la direction des établissements où nous logeons. Le superbe paysage qui vous fait tant rêver sur Instagram? Un instant fugace, souvent bien loin de l’état contemplatif qu’il inspire.

6- La question que je pose le plus souvent à mes hôtes? «Les gens "normaux" y ont-il accès?» Manière humoristique de savoir si ce plat fantastique qu’on vient de nous servir ou ce tour d’hélicoptère est inclus dans le forfait qu’on est en train de tester. On tente souvent d’impressionner les journalistes. Notre boulot, c’est d’abord de départager le vrai du flafla. Pas toujours si évident.

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7- Je dors dans des suites que je n’aurai jamais les moyens de me payer (mais d’autres les ont – je ne l’oublie pas non plus). Il m’arrive encore parfois de loger dans des auberges de jeunesse pour l’atmosphère qui y règne. Ne le dites surtout pas à ceux qui auraient envie de m’inviter à me glisser dans les draps de coton égyptien de leur palace, toutefois. Inévitablement, j’ai développé un certain goût pour le luxe. Un esprit plus critique, aussi. Mais peu importe le nombre d’étoiles d’un établissement, j’apprécie d’abord l’accueil, l’ambiance et la propreté. Remarquez, je ne rechigne pas quand on dépose du chocolat sur mon oreiller le soir venu. ;-)

8- Il y a une certaine hiérarchie dans l’attribution des chambres et autres privilèges, en voyage de presse. L’exemple le plus flagrant est entre les équipes de télévision et les «simples» membres de la presse écrite, lors de gigaévénements rassemblant des médias des quatre coins de la planète. Je me souviendrai toujours, aussi, de l’immense suite dont avait hérité une collègue anglaise alors que moi, je me suis retrouvée dans une chambre standard (géniale, mais tout de même, l’écart était saisissant). Lors d’un autre voyage, alors qu’on avait promis à tous les journalistes et blogueurs une visite au spa, une seule a pu finalement en profiter: la même journaliste britannique (qui est malgré tout devenue l’une de mes meilleures amies au fil du temps!). Le marché québécois n’est pas prioritaire pour tous, disons. De la même manière, aucun relationniste ne l’avouera, mais nous savons tous que certains journalistes de grands médias sont plus chouchoutés que d’autres…

9- Le tourisme est une spécialisation. Il faut du temps pour comprendre les rouages de cette industrie et avoir la perspective nécessaire pour écrire des papiers nuancés (je suis d’ailleurs encore en plein apprentissage – je dis toujours qu’il faut un bon bagage de vie en plus d’une culture générale pour faire ce boulot). Ça M’ÉNERVE que n’importe qui s’auto-proclame journaliste en tourisme. J’ai par ailleurs récemment été membre du jury d’un prix de journalisme. La majorité des textes soumis en tourisme n’avaient clairement pas été pensés pour cette catégorie. Comme si parce qu’un papier porte sur l’économie d’un pays – un «vrai» sujet sérieux, hein -, il a plus des chances de remporter la palme qu’un autre qui présente seulement ses attraits touristiques. J’étais carrément insultée en lisant certains articles. Le journalisme touristique exige la même rigueur et les mêmes réflexes que n’importe quel autre domaine. Ce qui distingue un auteur d’un autre? L’originalité de son angle et sa recherche, bien sûr, mais aussi son regard. Plus que dans n’importe quelle autre section, la plume et la personnalité de l’auteur font une différence (du moins, c’est mon humble avis).

10- Porter le double chapeau de journaliste et de blogueuse n’est pas simple. Plusieurs relationnistes ne savent pas dans quelle catégorie me caser. Je passe de l’un à l’autre constamment. Du web au papier, de la radio à la télé, aussi. Ça m’agace qu’on tente absolument de m’étiqueter. Je revendique le droit d’être multiple… et unique (oui, j’ai un ego moi aussi).

11- Non, personne ne me paie pour voyager. Quand je suis sur la route, je ne gagne pas d’argent. C’est en vendant mes reportages et mes billets que je suis rémunérée (et c’est rarement mirobolant). J’ai la chance d’avoir des clients réguliers et extraordinaires, comme MSN, avec qui je travaille depuis 2009. Sur le blogue EnTransit.ca, j’ai la liberté d’écrire sur n’importe quel sujet (ou presque). Vous comprenez pourquoi j’ai besoin de WiFi maintenant? Je ne peux pas me permettre de perdre une semaine de salaire par mois (fréquence à laquelle je voyage approximativement depuis trois ans).

12- Je fais quoi si je déteste un endroit? Bonne question. Comme je suis invitée, c’est délicat. Quand mon impression est vraiment négative, je préfère ne rien écrire (ça m’est arrivé dans le cas précis d’un hôtel dont j’avais détesté chaque détail, alors que plusieurs collègues l’avaient aimé). Trasher pour trasher, pas mon truc. Je suis tout à fait consciente que souvent, c’est une question de perception. J’essaie de nuancer le plus possible. Mais une chose est sûre: vous ne me verrez jamais encenser un lieu que je n’ai pas sincèrement aimé.

13- On ne choisit pas nos compagnons de voyage (heureusement, plusieurs sont fantastiques et deviennent des amis). On passe aussi beaucoup de temps seul dans des chambres d’hôtel très romantiques.

14- Je mange beaucoup trop et je bois beaucoup trop. Ce métier va tous nous rendre obèses et alcooliques! Je le dis à la blague, mais il y a un fond de vérité. Pas étonnant qu’on soit (presque) tous accros au gym ou à la course. Il faut pouvoir brûler des calories même en voyage.

15- J’ai développé une foule de rituels, d’obsessions et de bizarreries au fil des années. Je ne pars presque jamais sans un sac de bonbons, que je déguste dans l’avion. J’inspecte systématiquement toutes mes chambres d’hôtel pour ne pas y trouver de bestioles indésirables (je peux cohabiter avec quelques araignées ou coquerelles, mais les punaises de lit, pas question!). Je mets des sachets de lavande dans ma valise pour chasser les insectes. Même si je ne parle que le français et l’anglais (et quelques phrases de chinois), il m’arrive de comprendre quand même des interlocuteurs parlant d’autres langues. Le body language aide, bien sûr, mais l’oreille aussi.

16- Au retour d’un voyage de presse, il me faut toujours un jour ou deux pour me réhabituer à la «vraie vie». Où est le buffet du petit déj’?

17- Le stress des aéroports? Parvenir à emmener ma fille à l’école à l’heure tous les matins m’angoisse beaucoup plus.

18- Sur une note plus anecdotique, Tourne la page joue constamment dans ma tête. Considérant que je prends l’avion une bonne vingtaine de fois chaque année, le ver d’oreille est tenace. Comme je l’écrivais sur Instagram plus tôt cette semaine, le plus dur reste encore de ne pas me mettre à exécuter les petits moves du clip chaque fois que je me trouve à YUL (lol).

19- Non, je n’ai pas peur du ridicule (mes partenaires de karaoké pourront vous le confirmer). Mais les danses à deux, je déteste. Par contre, oui, parfois, j’ai envie de jouer des scènes du genre pour décoincer les agents qui se prennent trop au sérieux à l’aéroport.

20- Je sais. Vraiment dure, ma vie. ;-)

P.S.: Au cas où certains ne l’auraient pas compris, j’adore mon boulot. Mais la réalité est bien loin de l’image que plusieurs s’en font!

P.P.S.: Je n’arrête pas de faire des ajouts depuis la publication de ce billet. Il n’est pas impossible que j’en fasse d’autres au cours des prochains jours.

Sur des sujets similaires: Mon utilisation de la technologie en voyageMarcher sur des oeufs et Mes indispensables de voyage.

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Le Sud autrement: pour prendre des couleurs aussi «en-dedans»

Singe-écureuil de Monkey Jungle, en République dominicaine

Singe-écureuil de Monkey Jungle, en République dominicaine

Faites-vous partie de ceux qui ne trouvent pas leur compte dans la formule tout compris classique? Vous aimez la plage et le soleil, mais recherchez autre chose qu’un bronzage parfait? Il semblerait que vous ne soyez pas les seuls.

«Plusieurs études en tourisme et les focus group que nous faisons à l’interne nous ont démontré cet intérêt pour des vacances à la plage bonifiées, rapporte Valérie Martin, Chef, Marketing national et relations de presse. Quand on écoute les clients qui en ont fait l’expérience nous raconter leur vacances, on est convaincu que cette tendance existe bel et bien.»

En 2011, Transat a ainsi lancé la Zone branchée («It Zone» en anglais), à Puerto Plata, en République dominicaine. Différentes excursions étaient proposées: tyrolienne à Monkey jungle, exploration de la vie nocturne ou repas dans un restaurat local. Les retombées positives ont convaincu l’entreprise de réitérer l’expérience en 2012 et d’offrir la même formule à Santa Lucia à Cuba et Puerto Vallarta au Mexique sous le nom de noliZONE.

Le point commun de ces nouveaux produits? Faire sortir les clients des resorts, leur permettre de vivre différentes expériences et de s’initier à certains aspects culturels.

La suite sur EnTransit.ca (MSN.ca).

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12 coups de cœur en Haïti

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Palais de Sans-Souci, à Milot, dans le nord du pays

Aller en Haïti pour faire du tourisme? L’idée peut sembler inconcevable à cause des images d’horreur associées à ce pays depuis des décennies. Pourtant, la perle des Antilles, surnom qu’on lui accolait jadis, a tout pour séduire les voyageurs qui ont envie de plus qu’un teint hâlé.

À l’invitation de Vacances Transat, qui a lancé des forfaits visant à emmener les visiteurs à la rencontre du peuple haïtien et de sa culture, je me suis rendue à Port-au-Prince, dans le nord du pays, et sur la Côte des Arcadins. J’ai apprécié l’encadrement proposé par le grossiste, qui prend en charge le visiteur de son arrivée à l’aéroport jusqu’à son départ. « Nous proposons une autre forme de tout-compris, explique Debbie Cabana, porte-parole de Transat. Plutôt qu’offrir l’alcool dans le forfait, nous incluons des excursions et deux repas par jours. »

Les coups de cœur ont été nombreux pendant le séjour. Découvrez-en 12 sur MSN.ca.

À lire également: mes billets sur Haïti sur EnTransit.ca (MSN.ca – commencez par celui-ci), Marcher sur des oeufs,  Par hasard… le président haïtien,  Haïti comme vous ne l’avez jamais vueForfaits de Transat en Haïti: les détailsDivins tap-tapsHaïti vous attendQuand la perle des Antilles s’effrite dans son écrinHaïti comme destination touristiquePourquoi je ne terminerai pas L’énigme du retour (sur le blogue de TV5).

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Voyager en famille cet été: c’est encore possible

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Je reviens du Canal Argent, où j’ai parlé de différents tuyaux pour économiser en voyage avec l’animateur François Gagnon, dans le cadre de la campagne de la banque TD Canada dont je suis porte-parole.

De façon générale, quand on voyage à plusieurs, plus on réserve à l’avance, plus il est possible de réaliser des économies importantes (je ne parle bien sûr pas des aubaines de dernières minute pour les destinations soleil). Par contre, il est n’est pas trop tard pour planifier des vacances d’été. En connaissant quelques trucs et sites Web où vous informer, vous pourrez trouver l’endroit parfait pour votre famille… et votre budget.

Voici quelques billets qui pourront vous être utiles:

10 faits à propos des vacances en famille

10 tuyaux pour trouver des billets d’avion à moindre coût

Voyager avec une famille nombreuse

Louer une maison… ou une cabane dans les arbres!

10 raisons de faire affaire avec un agent de voyage

Les meilleurs sites pour trouver des aubaines

À lire avant d’acheter un billet d’avion en ligne

Moins chers, les billets d’avion à la dernière minute? 

Trouver une chambre d’hôtel à petit prix

Huit idées pour une nuit inoubliable au Québec

Liste de mes billets liés au voyage en famille pour Taxibrousse.ca et EnTransit.ca

Et vous, où comptez-vous aller cet été?

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Marcher sur des oeufs

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Photo prise à Cormier plage, dans le nord du pays

Je reviens d’une semaine fantastique en Haïti, où j’ai pu avoir un aperçu des nouveaux forfaits lancés par Vacances Transat en début d’année. J’y ai rencontré des gens prêts à bosser dur pour que les voyageurs reviennent au pays. Des passionnés qui croient que le tourisme est l’une des clés du développement du pays.

J’ai plongé tête première dans cette culture à laquelle j’ai été initiée par les écrits des Dany Laferrière, Rodney Saint-Éloi et autres Gary Victor. J’ai craqué pour ses airs d’Afrique, ses tap-taps bigarrés, sa musique entraînante et ses peintres naïfs. J’ai pleuré en remontant le temps jusqu’à la période de l’esclavagisme. Crié de bonheur en goûtant mon premier morceau de douce cocoyer, friandise à base de noix de coco. Savouré au moins trois variétés différentes de mangues.

Je me suis baignée dans les eaux cristallines d’une île sans hôtels, me disant, moi, la diva au sang froid (je suis un lézard!), que la température était parfaite. Assez chaude en tout cas pour que j’y passe presque quatre heures consécutives, à peine interrompues par l’appel de la langouste «boucanée» (grillée sur le barbecue).

J’ai contemplé l’horizon depuis L’Observatoire de Boutilliers en me disant que j’aurais pu y passer une journée entière (c’était peut-être aussi à cause de la fabuleuse chiquetaille de harang et du chocolat chaud exquis). Frissonné malgré les 35 degrés en découvrant l’histoire du roi Christophe et sa folie des grandeurs lors de la visite du Palais Sans-Souci et de la citadelle.

Et pourtant, je n’ai jamais été aussi angoissée à l’idée d’écrire sur une destination.

J’ai l’impression que peu importe ce que je dirai, il y aura toujours quelqu’un pour rappeler la moindre ombre au tableau. D’un côté, les touristes effrayés par les images diffusées depuis des décennies. De l’autre, ceux qui dénoncent la corruption et critiquent le président Martelly.

Toute l’attention accordée à notre petit groupe pendant le séjour n’est pas non plus sans entraîner une certaine pression. Photographes, journalistes et caméramans nous ont suivi dans la plupart de nos déplacements. Nous étions attendus. Et les attentes ne sont pas disparues parce que nous avons quitté le pays.

Photo prise au Palais Sans-Souci et publiée sur la page Facebook de la  Direction Regionale Du Tourisme Du Nord.

Photo prise au Palais Sans-Souci et publiée sur la page Facebook de la Direction Regionale Du Tourisme Du Nord (je suis au centre, avec le t-shirt gris).

Je n’ai par ailleurs jamais rencontré autant de politiciens lors d’un voyage de presse (du président de la République à la Ministre du Tourisme, en passant par les maires de Pétion-Ville et du Cap-Haïtien). Ni eu à écrire d’un point de vue touristique sur un pays aussi controversé sur les plans politique et humanitaire. Un pays où tout est à bâtir.

Je n’ai aucune autre prétention que rapporter ce que j’ai vu, entendu et senti pendant cette (trop courte) semaine à sillonner le pays. Je n’ai pas le recul nécessaire pour livrer une analyse approfondie des situations politique, économique et sociale. Ce n’est pas non plus en sept petites journées que j’ai eu le temps de tirer des conclusions. Ce n’est pas mon rôle, de toute façon: moi, je cause voyage et tourisme. J’ai beau m’intéresser à l’histoire du pays, avoir lu des bouquins et des dizaines de reportages, cela ne fait pas de moi une spécialiste de la question haïtienne. Je suis bien sûr sensible au sort du peuple. Et à ce que le tourisme peut lui apporter (ou pas…). Les nuances sont primordiales. L’ouverture aussi.

Bien sûr, on nous en met plein la vue lors d’un voyage de presse. On déroule le tapis rouge. C’est le grand jeu de la séduction. Mais c’est ainsi partout. C’est à nous, journalistes (et/ou blogueurs, chroniqueurs…), de faire la part des choses. De tenter de départir les privilèges de la réalité. De brosser le portrait le plus juste possible tout en restant conscient de nos limites.

De tous les côtés, les gens ont des intérêts. Le fondement des critiques n’est pas toujours aussi noble qu’il n’y paraît à prime abord. Rien n’est simple…

Comme je l’écrivais sur Facebook à mon retour, oui, la pauvreté est visible en Haïti. Les problèmes ne disparaîtront pas comme par magie. Mais plus que jamais, je crois que le tourisme peut aider le pays à se développer.

Le potentiel est immense. Je le savais déjà: le voir de mes propres yeux n’a fait qu’amplifier mon désir de pousser l’exploration.

Le bonheur que j’ai ressenti en me baignant dans la mer ou en me baladant dans les montagnes n’a rien à voir avec le «pitch» de vente des différents intervenants de l’industrie. Ma fascination pour l’histoire du pays n’est pas le résultat d’une opération marketing. Les larmes qui ont roulé sur mes joues n’ont pas été commanditées par une quelconque compagnie.

S’il y a une chose que je sais, c’est que mes émotions, elles, sont bien réelles.

Si vous avez envie de lire mes reportages et billets sur le sujet, repassez par ici au cours des prochains jours. Visitez aussi EnTransit.ca et la section Voyage de MSN.ca. Je vous tiendrai également au courant de la publication des autres reportages.

À lire également: Par hasard… le président haïtien,  Haïti comme vous ne l’avez jamais vueForfaits de Transat en Haïti: les détailsDivins tap-tapsHaïti vous attendQuand la perle des Antilles s’effrite dans son écrinHaïti comme destination touristiquePourquoi je ne terminerai pas L’énigme du retour (sur le blogue de TV5).

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Escale à Venise

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Ce qui frappe d’abord, c’est l’absence de voitures. Imaginez le bonheur de déambuler dans une ville où le piéton est roi! Remarquez qu’il n’est pas seul, ledit piéton: de 15 à 20 millions de touristes visitent cette cité mythique qui compte 160 îlots. Mais qui s’en préoccupe? Ici, on savoure la dolce vita en dégustant une glace dans une gelateria artisanale, en sirotant un spritz (apéritif très populaire à base de vin blanc et d’eau de Seltz) sur une terrasse ou en s’offrant un espresso dans le tout premier café à avoir vu le jour, Florian, en 1720 (cher – huit ou neuf euros la tasse –, mais historique!).

À Venise, la vie est organisée autour des canaux. «L’eau est notre liquide amniotique», lance d’entrée de jeu Roberta Valmarana, de l’office du tourisme de Venise. Si, au 16e siècle, 10 000 gondoles sillonnaient la ville, on en trouve aujourd’hui à peine 400. Si l’expérience vous semble incontournable, sachez toutefois qu’elle a un prix. Selon l’itinéraire choisi, il varie de 80 à 100 euros pour une quarantaine de minutes. Ne vous attendez pas non plus à entendre le gondolier pousser la chansonnette. «Ils n’ont jamais chanté!» s’exclame Corine Govi, guide et conférencière, quand on lui pose la question. «Dans les années 1960, le tourisme était très élitiste, poursuit-elle. Une touriste américaine restait ici un mois. L’Italie d’après-guerre n’était pas chère, alors on louait une gondole pour un mois. Le gondolier devenait votre valet. À ce prix-là, il pouvait aussi chanter!»

En arrivant à la Place St-Marc, on est saisi par la majesté des lieux. La Basilique St-Marc, le palais des Dosges et le Campanile se dressent fièrement, témoins de la richesse de l’histoire de ce lieu mythique que Napoléon a jadis décrit comme «le plus beau salon d’Europe». L’effet saisit à coup sûr. Et là, en observant les mosaïques, on se jure de revenir.

P.S.: Tentez tout de même d’éviter la haute saison, hein.

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Mes trois top:

1- Se perdre. Errer. Marcher pendant des heures…

2- Le gelato d’Alaska, reconnu pour ses glaces artisanales authentiques. Conseil du proprio pour choisir un glacier: «Évitez les montagnes de crème glacée. Elles sont faites avec des préparations en poudre.» Et la glace à la pistache n’est pas censée être si verte…

3- Le café Florian, plus ancien café d’Italie. Tout le monde vous dira de l’éviter. Bien sûr qu’il est rempli de touristes! Bien sûr que tout y est hors de prix! Perso, je trouve fascinant de m’asseoir dans un lieu riche en histoire et imaginer à quoi ressemblait les passants lors de son ouverture en 1720…

Vue du café Florian

Vue du café Florian

J’étais l’invitée de Vacances Transat.

(Une première version de ce texte a été publié sur Canoe.com en 2009.)

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10 faits à propos des vacances en famille

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En prévision des vacances d’été, j’ai accepté d’être porte-parole d’une campagne de la banque TD Canada Trust visant à conseiller les parents qui souhaitent planifier une escapade en famille. Je suis loin d’être une spécialiste en épargne (!), mais je trouve que voyager avec la marmaille fait partie des expériences les plus enrichissantes que l’on puisse s’offrir. J’ai appris pas mal de trucs en participant à ce projet, à commencer par le fait que je ne suis pas la seule à avoir besoin de tuyaux pour éviter de m’endetter en vacances. Quelques chiffres.

1- 88% des parents québécois prévoient faire un voyage en famille en 2013. (Youppi!)

2- Plus de la moitié des parents (51%) n’épargnent pas suffisamment pour couvrir les frais du voyage. (Oups!)

3- Seulement 41% des parents québécois établissent un budget pour les vacances familiales et s’y tiennent.

4- En moyenne, les parents québécois mettent de l’argent de côté pendant 7 mois avant leurs vacances familiales.

5- 56% des parents québécois préféreraient faire des voyages plus longs ou vers des destinations plus éloignées, que des voyages plus courts et plus fréquents. (On part quand???)

6- 74% des parents n’incluent pas tous les frais dans leur budget de vacances.

7- Les principales dépenses en voyage qui ne sont pas prévues dans le budget initial? Le magasinage (42%), les repas (27%) et les taxes et frais (27%).

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8- Éliminer l’achat d’un seul article peut faire une grosse différence quand on tente d’épargner. Par exemple, une bouteille d’eau à 1$ chaque jour = 365$ de plus dans ses poches à la fin de l’année.

9- Les dépôts mensuels automatiques dans un compte d’épargne libre d’impôt à intérêt élevé peuvent aider à atteindre ses objectifs.

10- Est-il trop tard pour commencer à épargner pour les vacances d’été? Non, croit Assunta Forgione, directrice de groupe, Centre d’appels – Cartes de crédit, TD Canada Trust. «La plupart des parents ne pourront sans doute pas commencer à épargner maintenant et réussir à mettre suffisamment d’argent de côté pour visiter l’Europe en famille cet été, mais une escapade d’un long week-end ou la location d’un chalet au bord d’un lac pourraient être possibles. Établissez un budget réaliste, et fractionnez-le en des montants raisonnables pour la période précédant le voyage.»

Il reste une quinzaine de semaines avant le mois d’août. Just saying! ;-)

Pour en savoir plus, vous pouvez télécharger Le guide des voyages en famille abordables de la TD.

Et vous, arrivez-vous toujours à épargner suffisamment avant les vacances?

(Tous les chiffres proviennent d’un récent sondage réalisé par la TD.)

Vous trouverez la liste de mes articles et billets sur les voyages avec des enfants dans cette section.

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10 raisons de faire affaire avec un agent de voyage

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Réserver un billet d’avion ou un forfait en ligne est maintenant un jeu d’enfant. Alors pourquoi faire affaire avec un agent de voyage en 2013? Dix bonnes raisons.

1- Nous pouvons faire des erreurs en réservant en ligne Et ces erreurs ne sont pas forcément réversibles… «J’ai des clients qui reviennent me voir parce qu’il leur est arrivé de se tromper de date, par exemple, raconte Jacinthe Bélisle, conseillère chez Voyages Aqua Terra à Sherbrooke. Ou qu’ils ont réservé un billet avec trop d’escales.»

2- Le prix est souvent inféreur ou équivalent à ce qu’on trouve en ligne. «C’est une croyance populaire de penser que c’est plus cher dans une agence de voyages, affirme Lynda Leblanc, conseillère chez Club Aventure à Québec depuis 25 ans. Nous avons des contrats avec des tours opérateurs, alors nous ne réservons pas sur le Web. Très régulièrement, c’est égal ou moins cher. Il peut arriver à l’occasion que des vols au Canada ou aux États-Unis soient plus chers avec nous, mais généralement de quelques dollars seulement.»

3- Nous n’avons pas accès à tout sur Internet. Les agents de voyages cherchent sur des réseaux où les consommateurs ne peuvent pas acheter.

4- Nous ne pouvons pas faire tous les types d’opérations en ligne. «Le panachage (NDLR: partir d’une ville et revenir d’une autre), par exemple, souligne Mme Bélisle. Pour quelqu’un qui souhaite faire un arrêt en route, c’est aussi très complexe.»

La suite sur EnTransit.ca (MSN.ca)!

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