Taxi-brousse

Pérégrinations immobiles

Minuit le soir… 23, juin, 2008

Classé dans : Boulot, Canada, Tour du Canada en 31 jours, Vidéo — Marie-Julie Gagnon @ 11:18
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Un billet similaire au précédent, mais en vidéo cette fois!

 

Si, à Whitehorse, j’avais été impressionnée par le fait qu’on arrivait à distinguer le contour des choses à minuit le jour du solstice, à Dawson city, j’ai été littéralement soufflée. Nos horloges internes étant toutes détraquées, il nous a été impossible de nous coucher tôt, malgré la fatigue. À 23h, le soleil brillait toujours suffisamment fort pour nous aveugler sur la route.  À minuit, je suis donc sortie avec Jo et Maya pour le voir feindre de se coucher… et se relever aussitôt!

 

Fait inusité: même si le village est plus au nord que la capitale, il y fait beaucoup plus chaud l’été. Ce matin, nous sommes partis en manches courtes pour rapidement remettre nos gros pulls en arrivant à Whitehorse. L’air y est aussi extrêmement sec. Mes cheveux n’ont jamais séché aussi vite!

 

Ces vidéos vous donneront une bonne idée de l’ambiance (la fête étant le 21, dans la nuit du 22 au 23, c’était plutôt calme). La première a été tournée sur le «Dôme» et la deuxième, dans le village passé minuit.

 

 

 

P.S.: BONNE ST-JEAN!!!!!!!!!!

 

Un avant-goût 20, juin, 2008

Classé dans : Boulot, Canada, Tour du Canada en 31 jours — Marie-Julie Gagnon @ 11:21

En Googlant le titre de notre projet, j’ai vu que le texte de nos premières aventures autour du Canada était en ligne sur Canoë, même si la section n’est pas encore officiellement accessible via le portail. Nos photos ne sont pas encore là non plus, mais vous pouvez déjà lire nos bios, la présentation de notre aventure et un texte sur les passes de vol d’Air Canada.

 

Si vous avez envie de jeter un coup d’oeil avant le «vrai» lancement…

 

Ajout 21 juin: les textes et les photos sont maintenant dans la section Voyages de Canoë

 

Bienvenue au Yukon 20, juin, 2008

Classé dans : Boulot, Canada, Tour du Canada en 31 jours — Marie-Julie Gagnon @ 5:03

Je suis particulièrement impressionnée par le relationniste du bureau de tourisme du Yukon, qui est venu nous chercher lui-même à l’aéroport de Whitehorse… passé minuit!

 

Je m’attendais à ce qu’il fasse clair à notre arrivée (le solstice étant dans deux jours, avec son fameux «soleil de minuit»), mais les nuages ont atténué un peu l’effet. Malgré tout, distinguer sans problème les bâtisses sur notre route au milieu de la nuit fût très étrange.

 

Notre programme sera fort varié ici: National Aboriginal Day, Yukon First Nations Art Festival, Solstice et la Saint-Jean-Baptiste (oui, le 21 juin)… Mais surtout, c’est Dawson city, avec ses allures de vieux western, qui m’intrigue particulièrement. 

 

À suivre…

 

Un petit coucou entre deux vols 19, juin, 2008

Nous sommes à Vancouver, en train de siroter un drink en attendant notre vol pour Whitehorse dans un salon Feuille d’érable d’Air Canada… Je l’avoue: certains privilèges de journaliste sont particulièrement appréciés, surtout quand on voyage avec un bébé! Ladite demoiselle a d’ailleurs passé le vol Toronto-Vancouver à crier, bouger, courir et ramper dans les allées… Ça mérite une double rasade!

 

J’aimerais écrire ici plus souvent, mais entre les textes pour Canoë (qui seront bientôt en ligne, je vous tiendrai au courant), les autres piges que je dois faire même sur la route, la logistique et le voyage lui-même, il me reste bien peu de temps. Et généralement, ce temps je le passe à dormir… ;-)

 

En résumé, beaucoup de plaisir jusqu’à maintenant, mais aussi beaucoup d’angoisse: j’attends toujours les confirmations pour notre hébergement dans plusieurs province. Dire que j’ai commencé à faire les premières démarches en avril! Comme c’est la haute saison, si vous avez de bons tuyaux, faites-moi signe!

 

Notre itinéraire sera le suivant: 

• 16-19 juin  Ontario               

• 19 au 24 juin Yukon                  

• 24 au 30 juin Colombie-britannique         

• 30 juin au 4 juillet Alberta 

• 4 au 7 juillet Île-du-Prince-Edouard         

• 7 au 11 juillet Nouveau-Brunswick          

• 11 au 14 juillet Nouvelle-Écosse          

• 14 au 16 juillet Terre-Neuve            

 

Je publierai sans doute plus de billet quand les derniers détails du voyage seront réglés…

 

L’aventure débutera dans deux jours! 14, juin, 2008

Classé dans : Amérique, Boulot, Canada, Tour du Canada en 31 jours — Marie-Julie Gagnon @ 9:25

 

L’idée de faire le tour du Canada en famille pour une série de reportages a germé il y a maintenant plus d’un an, alors que ma fille était âgée de quelques mois. C’est toutefois ma rencontre avec Sarah Bergeron-Ouellet et Roman Bédard, chez Canoë qui m’a donné l’élan pour monter ce projet un peu fou. Au départ, nous avons émis la possibilité de publier cinq reportages relatant les péripéties de ma «tribu» sur les routes du pays. Puis, de fil en aiguille, nous sommes passés à 15 (à mon grand bonheur!). Pendant 31 jours, vous pourrez donc suivre nos traces presque en direct.

 

Évidemment, un tel projet ne peut voir le jour sans commanditaires. Dès qu’Air Canada a manifesté son intérêt, tout s’est enchaîné. La Commission canadienne du tourisme s’est ajoutée, puis les bureaux de tourisme de chacune des provinces que nous visiterons nous ont offert leur soutien pour l’hébergement, les activités et la logistique. Je ne vous parle pas des heures passées à tenter de convaincre tout ce beau monde de prendre part à l’aventure, à faire la coordination entre tous les éléments et à m’assurer que chacun allait y trouver son compte! Ma persévérance a toutefois été récompensée puisque nous prendrons l’avion lundi soir pour la première escale de ce air trip: Toronto.

 

Nos vols sont réservés jusqu’au 4 juillet.  Nos premiers stops seront:

• 16 juin: Toronto

• 19 juin: Vancouver, pour reprendre un vol le même jour pour Whitehorse (où nous pourrons voir le soleil de minuit!)

• 24 juin: Vancouver (nous comptons aussi aller du côté de Tofino)

• 30 juin: Calgary (Banff, Jasper, Edmonton…)

• 4 juillet: Charlottetown (pour les 100 ans d’Anne… la maison aux pignons verts, personnage auquel je me suis profondément identifiée à l’adolescence)

 

Il me reste à booker les vols à l’intérieur des provinces maritimes (d’ailleurs, vos suggestions d’itinéraire/activités/tuyaux sont les bienvenues!) et à Terre-Neuve puisque j’ai toujours du mal à évaluer les distances (pour quelles portions du trajet devrions-nous prendre l’avion? Privilégier le train? Le bus? Le traversier???). Élément important à considérer: ni Jo, mon mari, ni moi ne possédons de permis de conduire (je sais, je sais, ça suffit, «l’adulescence»!). Cela a d’ailleurs déjà donné quelques maux de tête aux relationnistes des bureaux de tourisme, qui tentent de trouver les moyens les plus efficaces pour nos déplacements (c’est à ce moment que j’ai réalisé que les destinations touristiques ne sont pas toutes bien desservies par les réseaux d’autobus ou le train contrairement aux contrées que j’ai visitées auparavant)… En même temps, je ne peux pas croire qu’il soit impossible de voyager à travers le Canada en 2008 sans être OBLIGÉ d’utiliser une voiture! Bref, un défi supplémentaire pour la grande amoureuse des trains, bus et autres moyens de transport qui permettent de divaguer que je suis.

 

Quelques remerciements avant de retourner à mon marathon pré-départ (encore cinq textes à pondre, des tas de courses à faire, des vêtements à laver, sac à dos à boucler… AAAAAAAH!): Carl Charest, qui m’a mise en contact avec Romain Bédard chez Canoë, Sarah Bergeron-Ouellet, une fille super chouette (originaire du même patelin que moi, mais que j’ai rencontrée pour la première fois dans le cadre de cette entrevue) qui a tout de suite embarqué dans mon trip, Romain Bédard, bien sûr, qui m’a appuyée même si j’avais probablement l’air du lapin Energizer sur l’acide quand je suis débarquée dans son bureau la première fois, avec mes idées délirantes et mes 100 mots/secondes, Manon Chabot, chez Air Canada, pour son efficacité, son support et son extrême patience (!), Carol Horne, de la Commission canadienne du tourisme, pour son enthousiasme et son appui, et tous les gens qui m’ont mise sur de bonnes pistes, tant pour la recherche de commandites que la recherche de sujets ou les contacts: Geneviève Décarie, chez Ulysse, qui m’a refilé les guides de voyage, Marie l’urbaine, Julie Tardif, Isabelle Taillon, Paula Roy, Josiane Beaupré, Catherine Vidal, Caroline Gagnon (ma super-soeur!), Milou, Véro Beaupré, Julien Viel, Patrick Dion, Dominic Tremblay, Isabelle Marjorie Tremblay (pour le support moral et l’énergie!)… Et merci à tous pour vos encouragements! Soyez assurés que je vais tout faire pour que le résultat soit à la hauteur de vos attentes et de votre confiance.

 

Note: Pour les billets précédents sur le sujet, cliquez sur «Tour du Canada en 31 jours»

 

Profession: gardien de maisons 7, juin, 2008

Classé dans : Boulot — Marie-Julie Gagnon @ 8:21

À lire en page 8 du cahier «Voyages» de La Presse d’aujourd’hui, mon reportage sur le house sitting. L’article n’est pas en ligne pour le moment.

 

Mise à jour 13 juin: mon texte vient d’être publié sur Cyberpresse.

 

J’y suis allée! 7, juin, 2008

Après en avoir parlé ici, il m’était impossible d’aller à Taïwan sans me rendre dans cet établissement intriguant pour certains, repoussant pour d’autres. Les restaurants thématiques semblent avoir la cote à l’Ilha Formosa. L’idée de déguster des plats (asiatiques ou occidentaux) assis sur des cuvettes semble avoir séduit nombre de consommateurs puisque la chaîne compte maintenant 12 succursales à Taïwan, à Hong Kong et au Japon. Nous nous sommes rendus dans celle du quartier Hsimenting, où de jeunes adultes, des ados et quelques familles s’amusaient à se prendre en photos avec leurs plats servis dans des récipients en forme d’urinoirs ou de toilettes.

 

Maintenant, la question qui tue: alors Marie-Ju, ça goûte la m**** ou pas? Honnêtement, les mets que nous avons commandés n’ont pas été à la hauteur de nos attentes. Surtout que nous avons dû patienter pendant 45 minutes avant d’avoir une table… Chéri a opté pour un poulet au curry et Bébé et moi nous sommes contentées de frites et d’oignons français (une erreur de la part du serveur, j’avais plutôt demandé des calmars frits) puisque nous venions de manger des dumpings en nous baladant dans le quartier. Présentée dans un urinoir rempli de glace concassée et décorée de bonbons et de biscuits, notre crème glacée était beaucoup plus agréable à regarder qu’à manger (en fait, elle goûtait l’eau plus que la crème).

 

Bref, un concept qui surprend, mais je ne crois pas que la clientèle soit très fidèle compte tenu de la piètre qualité de la bouffe. Il y a tant de bons restaurants à Taïwan…

 

Une petite vidéo maison tournée avec mon n95 pour vous donner une idée de l’atmosphère (je me promets de faire un petit montage dès que mon logiciel cessera sa «grève» puisque j’ai filmé pas mal de trucs).

 

 

Décalés 29, mai, 2008

Classé dans : Asie, Boulot, Sur la route, Taïwan 2008 — Marie-Julie Gagnon @ 10:51

11h45. Après une matinée à la mer, à la piscine et dans les aires de jeux pour enfants, nous nous dépêchons de rassembler nos dernières affaires pour le check out. Quelques minutes plus tard, je tends la clé de notre chambre du Howard Beach Resort  (petite «plogue» pour le Bureau de tourisme, qui nous a payé les six premières nuits d’hébergement) de Kenting au préposé. Il vérifie dans son ordinateur et me regarde, étonné.

 

-       You want to leave a day earlier?

-       A day earlier?

-       Yes, you have a reservation until tomorrow.

-      

-      

 

Je jette un regard incrédule à Chéri. J’ai à peine dormi une heure la nuit précédente, Bébé ayant décidé de réaménager à nouveau son horaire-dodo (d’ailleurs, elle, elle s’est littéralement effrondrée de sommeil sitôt sorti du bain, une heure plus tôt, et roupille paisiblement dans sa poussette). Je trouve les papiers contenant tous les détails de notre itinéraire dans le fond de mon sac. Effectivement: nous sommes supposés rester deux nuits à Kenting.

 

Nous avons donc rapporté nos bagages dans notre chambre, et trimballé nos gueules de déterrés jusqu’au centre-ville, histoire de casser la croûte avant d’aller nous recoucher. Nous optons pour du thaï(comme la veille).

 

Il était environ 3h p.m. quand j’ai posé ma carcasse sur le lit. J’ai ouvert les yeux (tout collés à cause du mascara, moi qui ne me couche jamais sans me démaquiller) à 1h du matin. Je me lève pour me nettoyer le visage et me brosser les dents en me disant que j’irai me rendormir ensuite. C’est à ce moment que Bébé adorée a décidé qu’elle voulait voir la mer…

 

Nous avons fini par nous recoucher vers 3h30.

 

 

7h30. À la soupe!!!

 

 

 

Quatre jours à Taipei 27, mai, 2008

Classé dans : Asie, Boulot, Insolite, Sur la route, Taïwan 2008 — Marie-Julie Gagnon @ 10:33
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Je ne sais pas par où commencer. J’y vais donc dans le désordre, par mots-clés.

 

Décalage. Bébé est restée à l’heure de Montréal. On a convenu que pour 12 petites journées, mieux valait ne pas trop déranger ses habitudes. Résultat: elle fait ses nuits le jour et sa sieste la nuit, alors Chéri et moi faisons la sieste pendant ses nuits et nos (trop courtes) nuits pendant sa sieste… 

 

Hôtel. Nous logeons pour l’instant au United Hotel, à deux pas du Sun Yat Sen Memorial Hall. Taipei 101, Warner Village et le World Trade Center sont à une dizaine de minutes à pieds. Je n’ai rien à redire. Propre. Personnel courtois. Prix honnête (environ 100$/nuit). Bon buffet au petit déjeuner. Super bien situé. Shampoing, revitalisant, savon, peignes, brosses à dents, lotion corporelle et «gougounes» à volonté.

 

Mode. C’est étrange, j’ai l’impression que les gens sont vêtus de la même manière qu’il y a six ans (mis à part le port du collant noir avec des shorts même s’il fait plus de 30 degrés!). Le cycle de la mode aurait-il déjà fait un tour complet? En tout cas, il n’y avait pas ces horribles Crocs aux pieds des gens - hommes, femmes, enfants - à l’époque (en fait, toute fashion victim qui se «respectait» portait des bottes aux bouts si pointus qu’il lui fallait monter les escaliers de côté, un peu comme si elle était chaussée de skis… entre ces deux maux, lequel est le moindre?)! J’ai même vu des étuis à cellulaires façon Crocs… Au secours!

 

Shopping. Très, très difficile de résister. Des dizaines de marchés de nuit, 1000 centre commerciaux (chiffres donné par le Tourism Bureau), et de tout, pour tous les goûts. Vraiment.  J’ai craqué pour un petit top vert acheté en solde dans une petite boutique de New York New York. 

 

Reportages. J’ai tellement de choses à voir que je ne sais pas comment j’arriverai à tout faire en si peu de temps. Cinq reportages avec cinq angles bien définis, c’est un peu extrême en douze jours. D’autant plus que nous voulons garder deux journées pour voir des amis et faire un «pèlerinage» dans les lieux qui ont marqué notre ancienne vie taïwanaise. Ouf.

 

Snake Alley. Un an et demi ici et je n’avais jamais mis les pieds dans ce marché de nuit réputé pour son côté freak show. Si j’ai aimé? Plus ou moins. D’abord, le show n’est pas assez freak pour nous faire pousser des «oh!» et des «ah!» d’étonnement. Les quelques serpents qu’on aperçoit sont de simples figurants, pas des premiers rôles. Il est possible de déguster des mets à base de reptiles (même de tortue), de se faire masser les pieds, d’acheter quelques souvenirs. Rien qui ne vaille vraiment le déplacement si vous voulez mon avis. Pas de grande surprise toutefois puisqu’il affiche ses couleurs dès le passage des portes, avec la mention «marché touristique» inscrite en grosses lettres sur sa façade.

 

Culs de poule. Même après y avoir vécu plusieurs mois, Taïwan continue à me surprendre. Chéri m’a appris que la viande de ces brochettes que l’on trouve dans les stands de plusieurs vendeurs itinérants sont en fait… des culs de poule. Encore plus appétissant.

 

Hsimenting. C’est probablement le quartier que je connais(sais) le mieux. J’adorais aller y flâner quand je vivais ici. La culture ado à son extrême. Les punks côtoient les fashion victims, les tatoués et les étudiants en uniformes. De nombreuses arcades et boutiques roses bonbons remplies de gadgets girly bordent les routes piétonnières. Plusieurs vendeuses de boutiques de vêtements branchés se la jouent très «Harajuku girls». Au moment de notre passage, un chanteur pop s’apprêtait à donner un spectacle en plein air, malgré les nuages menaçants. Le titre de son album en promo: Yoga times… Quelques photos:

 

     

 

Zéro subtilité. Un simple regard suffit pour savoir que quelqu’un parle de nous. Parfois, des gens se plantent carrément à nos côtés et nous fixent comme si nous n’étions pas réels. Hilarant. Parfois irritant (surtout s’il fait 843032 degrés, que le temps est lourd et qu’on a marché toute la journée). Hier soir, à Snake Alley, Bébé s’est carrément révoltée, se retournant dès que quelqu’un s’approchait d’elle en criant «NOOOOOOON!».

 

Taipei zoo. Des tortues, des pingouins, des hippopotames, des lions, des zèbres, des gorilles (impressionnants!), des orangs-outans, des lémuriens, des serpents…  Malgré la pluie (il faut dire que les gens ont l’habitude des humeurs changeantes de Dame Nature à Taïwan, alors des abris sont aménagés un peu partout pour nous permettre de prendre des pauses), nous avons passé une matinée fantastique. Redécouvrir cet endroit à travers les yeux de ma fille était magique!

 

Toilettes à la turque. Il faut que j’en parle. Je ne comprends pas pourquoi l’Occident s’acharne à s’asseoir sur un bol. C’est tellement plus simple, plus confortable (quelqu’un ici s’assoit-il vraiment sur les bols des toilettes publiques? Beaucoup plus facile pour les muscles des cuisses de s’accroupir, non?) hygiénique (bon, peut-être pas pour les pieds qui reçoivent parfois quelques gouttes d’urine de temps en temps)… Seul hic: à Taïwan, le papier se fait rare. Il faut donc penser à se munir de paquets de mouchoirs pour les pauses pipi. Autre détail: pas question de les jeter ensuite dans la toilette (il paraît que c’est à cause de la faiblesse du système de plomberie, mais je n’ai jamais su si c’était une simple excuse). On le dépose plutôt dans une poubelle, à côté. Un conseil: pendant que vous serez accroupi, évitez d’analyser son contenu… et bouchez-vous le nez!

 

Les mangues séchées. Dieu que c’est bon!

 

Anglais. À mon arrivée, en 2001, j’avais été frappée par le fait que personne ne semblait se débrouiller dans la langue de Shakespeare. J’ai encore en mémoire des images de vendeuses terrorisées, qui semblaient vouloir s’enfoncer dans le plancher à mon approche et se mettaient à bégayer dès qu’elles ouvraient la bouche. Je ne sais pas si c’est une impression, ou le fait que je n’ai plus d’attentes aujourd’hui, mais il semblerait qu’il soit beaucoup plus facile de trouver quelqu’un avec qui discuter autrement que par signes.

 

Vert. J’étais tellement sous le choc linguistique lors de mon premier séjour à Taïwan que je n’avais même pas remarqué à quel point l’île est verte. Les feuilles des arbres sont d’un vert intense, presque émeraude. Les pluies abondantes ont cela de bon: la végétation luxuriante compense (un peu) pour la piètre qualité de l’air. 

 

Scooters. Ça n’a pas changé: ils sont partout, et toujours aussi indisciplinés. Lors des feux rouges, les motocyclistes s’entassent devant les automobilistes et démarrent en trombe quand ils virent au vert. Parfois, on en croise même dans les traverses de piéton. Taipei, pour moi, sent autant le durian que le«tofu puant» (traduction maladroite du nom chinois de ce met national)… et l’essence.

 

Taipei 101. Quand j’ai quitté Taïwan en décembre 2002, la plus haute tour du monde (508 mètres - records qui sera bientôt battu par la tour Burj, à Dubai, dont la hauteur atteindra 705 mètres!) était encore en chantier. Aujourd’hui, on peut monter les 91 étages de ce « un majestueux bambou bleu turquoise » (dixit ses concepteurs) en une quarantaine de secondes. Le prix d’entrée est élevé (400 $NT, soit 13 $CDN), mais la vue est splendide, évidemment. Le plus impressionnant? La boule d’acier de 660 tonnes (mise au point par une compagnie canadienne) «dotée d’une amplitude pouvant aller jusqu’à 1,5 mètre pour amortir de 30 à 40 % les mouvements de l’édifice causés par des vents violents dus aux typhons, un tremblement de terre ou une collision avec un aéronef léger» (source: Wikipédia). Notre surprise a cependant été le plancher de verre qui s’illumine pour se transformer en ville sous nos pas, au 88e étage. Bébé a eu un plaisir fou à arpenter l’allée en marchant, dansant, sautant… Quelques photos de la vue:

 

   

 

Gentillesse. J’avais oublié à quel point les Taïwanais sont généreux. Toujours prêts à s’arrêter si l’on a besoin d’un coup de main. Perdu? Dans la minute qui suit, un volontaire se pointe généralement et vous demande «May I help you?». Problème de pousssette? Bien que tout soit très bien adapté pour les handicapés (et, par ricochet, pour les parents), il arrive que l’on doive monter quelques marches ici et là. Il y a toujours quelqu’un qui surgit alors pour proposer un coup de main. Comme toute médaille a son revers, ce côté amical peut taper sur les nerfs quand ils viennent vers nous pour pratiquer leur anglais… 

 

Sushi. Taïwan étant une île, on y déguste de savoureux poissons et fruits de mer fraîchement sortis de l’océan. Dans les marchés de nuit, les étals de sashimi valent le détour. Plusieurs sushi bars méritent aussi d’être visités, comme celui de la photo ci-contre, dans le quartier Hsimenting, où un train vous présentent les multiples possibilités qui s’offrent à vos papilles.

 

Coup de coeur. Le Grand Market de Taipei 101. On y trouve autant des plats typiquement taïwanais que japonais ou américain (PFK etc). Nous y avons dégusté un excellent poulet massala (il faut parfois prendre des pauses de spécialités locales) et du sushi qui me fait encore saliver.

 

Casse-tête 17, mai, 2008

Classé dans : Boulot, Canada, Tour du Canada en 31 jours — Marie-Julie Gagnon @ 8:36

J’en suis probablement à ma 90e version de notre itinéraire à travers le Canada. Mon problème: je ne veux absolument pas manquer les festivités entourant le 100e anniversaire d’Anne of green gables à l’Île-du-Prince-Edouard du 3 au 6 juillet, mais j’aimerais être au Yukon autour du 21 au 24 juin (approx) pour le Festival Soleil de minuit (il y fait jour pendant une semaine entière!)…

 

Maintenant, comment organiser un itinéraire réaliste à travers le pays avec tout ça, considérant que nous comptons passer sept jours en Colombie-britannique, six en Alberta, quatre en Ontario et le reste à déterminer?