Voyages sur tables

Photo: Hawaii Tourism Authority (HTA) / Sri Maiava Rusden

Photo: Hawaii Tourism Authority (HTA) / Sri Maiava Rusden

S’offrir une dose d’exotisme et de chaleur au Québec, même en plein hiver? C’est possible grâce aux mains magiques des meilleurs massothérapeutes. Des soins inspirés des pratiques des quatre coins de la planète sont prodigués un peu partout dans la province. Embarquement immédiat pour Hawaii, la Thaïlande, Bali et la Californie.

Destination : Hawaii

Le massage : Lomi-lomi

C’est quoi : Pratiqué à l’origine par des guérisseurs afin de chasser les mauvais esprits,  le Lomi-Lomi compte de plus en plus d’adeptes. «À Hawaii, ces massages étaient faits par les chamans», m’explique Myriam Chouinard, massothérapeute au spa Studio 157, à Gatineau. «On masse tout le corps, c’est très rythmé. C’est tantôt rapide, tantôt lent, ce qui donne l’impression d’être dans la mer et de se laisser bercer par les vagues.»

Déroulement : Au son de la musique hawaïenne, je me laisse couler dans cette succession de roulements effectués surtout avec les avant-bras de la massothérapeute. J’oublie où je suis. J’entends presque l’océan…

Bénéfices : «À l’origine, à Hawaii, on pratiquait le Lomi-Lomi afin de purifier le corps, de le drainer, de venir chasser les mauvais esprits, souligne la massothérapeute. Il procure une belle détente ou une belle énergie, selon les besoins de chacun.»

Où : Studio 157 à Gatineau,  Bota Bota et Espace Nomad à Montréal…

Vous pourriez aimer aussi : le Lomi-atsu combine les bienfaits relaxants du Lomi-lomi et les effets rééquilibrants du Shiatsu japonais. On l’offre notamment au spa Scandinave Les Bains Vieux-Montréal.

Photo: Marie-Julie Gagnon

Photo: Marie-Julie Gagnon

Destination : Thaïlande

Le massage : Thaï-yoga

C’est quoi : Aussi appelé Nuad Boran ou massage traditionnel thaïlandais, le Thaï-yoga se fait au sol, habillé, et ne requiert aucune expérience en yoga. Mais pourquoi l’appeler ainsi alors? «Parce que le massage thaï a une connotation érotique, surtout en France», m’apprend Serge Caron, massothérapeute formé par le maitre en la matière au Québec, Kam Thai Chow de Lotus Palm. Précisons aussi que ce massage est basé sur le yoga et sur l’ayurvéda («vie» et «connaissance» en sanscrit). Le Thaï-yoga tient compte des trois doshas (types de corps), soit vata (air-espace), pitta (feu-eau) et kapha (terre-eau).

Déroulement : Au Balnéa, Serge Caron m’accueille dans une hutte un peu en retrait des aires communes. «Fais-tu du yoga?» me demande-t-il. «Heu… non! Est-ce grave?» Il éclate de rire et me rassure. Les «postures» sont guidées par le praticien, qui étire le client dans tous les sens. Malgré les quelques «Ouille!» lancés ici et là, l’expérience s’avère fort agréable. Il faut toutefois s’attendre à faire «envahir notre bulle», ce type de massage requérant des pressions et postures exécutées à l’aide du corps entier.

Bénéfices : Ses origines remontant à plus de 2500 ans, le Thaï-yoga a eu le temps de faire ses preuves. Bon pour la souplesse, il rééquilibre l’énergie. Bien que ravigotée après le massage, je me suis endormie très tôt ce soir-là… À refaire le plus souvent possible!

Où : Balnéa à Bromont-sur-le-lac, La Brume de mer aux Îles de la Madeleine, Espace Nomad, à Montréal,  Rainspa à Montréal, Spa Le Finlandais à Rosemère…

Destination : Bali, Indonésie

Le massage : Bali Boreh

C’est quoi : Un massage suédois d’une heure suivi d’un exfoliant complet du corps. «La pâte d’épices qu’on utilise réchauffe le corps et le détoxifie», explique Julie Mercier, cofondatrice d’Espace Nomad. Les ingrédients utilisés, notamment le clou de girofle et la cannelle, proviennent tous de cette région du monde. «C’est un soin que les gens effectuent à Bali quand il fait environ 25 degrés. Pour eux, c’est comme l’hiver!  Les épices aident à activer la circulation. Ce qui est intéressant, c’est que chaque personne réagit différemment. Pour certains, c’est une sensation "chaud-froid", pour d’autres, ça réchauffe vraiment.»

Déroulement : La massothérapeute, Maïté, pétrit vigoureusement chaque zone de mon corps. Elle arrive même à défaire des nœuds qui me semblaient éternels! Suit ensuite l’exfoliation. L’odeur des épices me transporte bien loin de la pièce. Le traitement se termine par l’application d’une crème au jasmin et tiare. Je passe l’après-midi suivant à me sentir les avant-bras tellement son parfum me séduit!

Bénéfices : «Les épices réchauffent et activent la circulation, explique Julie Mercier. L’exfoliation va activer la lymphe, détoxifier, réchauffer, apaiser… L’effet rappelle un peu celui du baume du tigre.»

Où: Espace Nomad à Montréal  175$ (2h)

Photo: today.brown.edu

Photo: today.brown.edu

Destination : Californie, États-Unis

Le massage : Massage californien

C’est quoi : «Lent et doux, les mouvements sont amples, gracieux et fluides pour épouser les formes du corps, très relaxant», résume le site de l’Alliance des massothérapeute. Basé sur la détente, le confort et le bien-être, le massage californien est apparu au début des années 1970 dans le cadre de groupes de travail en psychothérapie au centre d’Esalen de Big Sur. Les participants vivaient de fortes émotions et recherchaient une certaine forme d’affection..

Déroulement : Il implique de longs mouvements globaux.

Bénéfices : La re-la-xa-tion! Il contribue à rétablir l’équilibre nerveux, aide à l’irrigation des tissus et à l’estime de soi. «Le massage californien peut être particulièrement bénéfique pour les personnes dispersées, anxieuses, stressées, ou ayant besoin de se recentrer, en leur offrant un retour à eux-mêmes, un doux moment d’abandon dans le silence intérieur…» mentionne le site 1001 massages.

Où: Bota Bota et Espace Nomad, à Montréal…

Une première version de ce reportage a été publié en partie dans l’édition d’automne 2010 de Fuga destination spa. Des modifications ont été apportées.

À découvrir également: Une île privée aux Bahamas rien que pour soi… ou presqueVirée spas à Vancouver, Un spa unique au monde,

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Les meilleurs aéroports pour les voyageurs en transit

Source image: China Aviation Law

Source image: China Aviation Law

J’aime les aéroports. Les lieux de passage où des gens de divers horizons et milieux se côtoient. J’aime observer le ballet de tous ces voyageurs pressés. Il y a ceux qui courent comme si leur vie en dépendait. Ceux qui déambulent d’un pas incertain, l’air complètement déboussolé. Les enfants turbulents. Les parents à bout de nerfs… J’aime les aéroports à cause de leur chaos. Un éternel bordel dans un cadre hyper-réglementé.

J’en ai parlé à l’émission Libre-service cette semaine: tous ne sont pas égaux. Pour avoir été coincée pendant 24h à celui de Taipei il y a une dizaine d’années (le jour de mon anniversaire!), je peux vous dire qu’on s’y ennuie ferme sitôt la nuit tombée. Impossible d’y casser la croûte: tout est fermé (du moins, tout l’était à ce moment). Dormir? Je ne vois pas comment on peut arriver à vraiment se reposer avec des sièges séparés par des accoudoirs… La situation aurait été bien différente si j’avais été coincé à Hong Kong, Séoul ou Singapour, les trois aéroports qui se classent en tête de presque tous les palmarès année après année.

L’aéroport de Hong Kong nous réconcilie avec les retards des compagnies aériennes tant il y a à faire. Il y a bien sûr le shopping, un incontournable dans cette ville  (il y a même déjà eu un festival du shopping avec un concours de shopping!). On trouve des activités pour se divertir et pour prendre soin de soi. Il y a des écrans de télévision géants, mais aussi un cinéma IMAX. Un spa? Oui, mais pas n’importe quel type: un «fish spa», où de petits poissons viennent gentiment (gnarfgnarfgnarf) grignoter vos orteils… du moins, les peaux mortes qui les recouvrent.

Les gens qui détiennent une carte American Express peuvent quant à eux accéder gratuidement au Traveler Lounge, où l’on trouve boissons et nourriture à volonté. On peut aussi y prendre une douche et y recevoir un massage.

Si vous disposez de suffisamment de temps, vous pouvez aussi prendre une navette vers le centre commercial Citygate Outlets, où les magasins d’entrepôt de griffes internationales feront surchauffer votre carte de crédit. Un terrain de golf neuf trous se trouve aussi à cinq minutes de l’aéroport de Hong Kong.

À Séoul, Incheon mise notamment sur les spectacles. On peut par exemple voir de la danse traditionnelle. Il y a des ateliers de bricolage, des jardins à visiter, des expositions sur la culture coréenne, un spa ouvert 24h sur 24 et même une patinoire!

Source image: www.exploringkorea.com

Source image: exploringkorea.com

1322530923213_104203L’aéroport Changi, à Singapour, fait aussi partie des tops. Il a reçu plus de 400 prix et distinctions depuis son ouverture en 1981. Il faut dire qu’ici, il y a en moyenne un vol toutes 100 secondes. Pas mal de monde à occuper!

Aéroport de Singapour (Source image: Wikipedia)

Aéroport de Singapour (Source image: Wikipedia)

Aéroport de Singapour (Source image: Fanpop)

Aéroport de Singapour (Source image: Fanpop)

Source image: Wikipédia

Source image: Wikipédia

Au programme pour divertir les passagers en transit: un cinéma, des jeux vidéo et une piscine sur le toit. Un jardin vertical qui s’étend sur trois étages et près de 300 mètres de largeur au terminal 3 attire inévitablement l’attention. Les voyageurs peuvent admirer des cascades d’eau, un jardin de tournesols, un jardin d’orchidées, un jardin de cactus et un jardin de papillons. Si vous avez plus de cinq heures à tuer, il est par ailleurs possible de prendre part à une visite guidée de la ville.

Ai-je besoin d’ajouter que tous ces aéroports ont aussi des aires de jeux pour enfants fantastiques?

À noter que les aéroports de Beijing et d’Amsterdam se retrouvent aussi souvent parmi les premières positions des meilleurs de la planète.

(Source: Skytrax, Aéroport de Hong Kong, Aéroport de Séoul, Aéroport de Singapour, La Presse et Sleeping in airports)

À découvrir également: Les bars cachés de Hong Kong, D’où viennent les codes des aéroports?, Les meilleurs aéroports au mondeMala Vida à l’aéroport, Trop 5 des vidéo de consignes de sécurité,  Concert improvisé à bord d’un avion d’Air Canada, Les passagers veulent avoir du fun (avec Cyndi Lauper) et Si vous aimez les aéroports…

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Où aller en vacances avec 1000$?

Spa Eastman

Spa Eastman

Il y a quelques semaines, j’ai présenté trois possiblités de vacances de quelques jours à une semaine avec un budget d’environ 1000$ à l’émission Libre-Service, diffusée à MAtv (c’était le sujet de ma toute première chronique à l’émission). Comme l’argent préoccupe plusieurs d’entre vous, j’ai eu envie de reprendre la formule ici.

Voici donc quatre options au Québec, dans le Sud, en Europe et aux États-Unis, selon vos intérêts et l’état d’esprit dans lequel vous vous trouvez.

1- Vous avez besoin de repos et n’avez pas envie de prendre l’avion.

Deux suggestions: vous offrir quelques nuitées dans un hôtel luxueux au Québec (j’ai récemment passé une nuit au Loews, à Montréal et j’ai adoré l’expérience) ou séjourner dans un spa.

Celui qui propose le cadre le plus enchanteur avec hébergement est sans contredit le spa Eastman, dans les Cantons de l’est. Pionnier du genre, il a ouvert ses portes il y a 35 ans et ne cesse de remporter les honneurs, tant ici que sur la scène internationale (CNN l’a récemment inclus dans sa liste des 10 endroits où faire une retraite anti-stress). Cher? Si l’on compare à des établissements similaires à l’étranger, non (CNN souligne même que c’est l’un des meilleurs spas au Canada, et l’un des plus abordable). En réalité, il est possible de bâtir un séjour sur mesure, selon son budget, en ajoutant des soins au besoin.

Le prix du séjour dépend du nombre de nuitées et de personnes qui occupent la chambre, du type de chambre et du type de forfait. À titre d’exemple, le forfait de base, qui comprend les repas, les activités et l’accès aux installations comme les bains nordiques, revient à 1100$ pour trois nuits et quatre jours dans une chambre spatieuse en occupation simple. En occupation double dans une chambre économique, il est possible de s’en tirer à 1050$ pour sept jours et six nuits.

Parmi les activités incluses dans le forfait de base, mentionnons la marche guidée avec un entraîneur, le zumba et le yoga. L’endroit est reconnu pour son calme et sa discrétion.

2- Vous êtes fatigué, mais vous avez surtout besoin de soleil et de chaleur.

Si le plus important pour vous reste de prendre une pause du froid, mais que vous n’avez pas envie de vous casser la tête, la formule tout-compris est probablement celle que vous envisagez déjà. C’est un bon moment pour dénicher des aubaines, alors profitez-en! Si la chance vous sourit, vous trouverez peut-être un forfait dans un hôtel quatre étoiles ou plus en bas de 1000$ (comme celui-ci à 867$ à Varadero).

Deux sites Web pour vous aider à dénicher des aubaines: TravelAlerts.ca et Yuldeals.com. Faites aussi un saut sur les sites des voyagistes, qui ont tous des sections consacrées aux rabais de dernière minute:Vacances TransatNolitoursVacances Air CanadaSunwingVacances Tours Mont-Royal

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Préparer un voyage dans un pays en développement

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Inde (2005)

On ne prépare pas un voyage en Inde ou au Burkina Faso de la même manière qu’un séjour à Paris. Comment savoir quels vaccins sont requis? Les médicaments et les choses essentielles à emporter? C’était mon sujet de ce soir à Libre-service, émission de service grand public diffusée à MAtv.

Il n’est jamais trop tôt pour commencer à se préparer. Personnellement, je prône la diversité des sources quand vient le temps de m’informer. Consulter le site destinés aux voyageurs du Gouvernement du Canada, d’accord, mais les avertissements sont parfois trop alarmistes. Ils peuvent aussi engendrer des craintes inutiles. N’oublions pas que si une zone est plus à risque, cela ne signifie pas que le pays entier est à éviter!

Il est bon de faire la part des chose en discutant avec d’autres voyageurs qui connaissent bien la région où vous vous apprêtez à vous rendre. N’hésitez pas à utiliser les réseaux sociaux pour trouver des personnes ressources ou à lire des blogues. Là encore, toutefois, il faut faire part des choses. Et ne pas tout prendre «pour du cash»… Quant aux guides de voyages, je les utilise encore beaucoup, mais je complète en fouinant sur des sites Web parce que parfois, certaines infos peuvent être périmées. Bref, vous l’aurez compris: s’informer, c’est bien, mais pour mieux se faire son propre avis sur la situation.

Chose importante à vérifier: la date d’expiration de votre passeport. Oui, je sais, c’est une évidence. Mais bien des gens ne savent pas que de nombreux pays exigent qu’il soit valide pendant plus de six mois au moment de l’arrivée. Par ailleurs, il ne faut pas oublier qu’un visa – pas toujours simple (ni rapide!) à obtenir – est parfois requis.

Pour toutes les questions de santé, vous pouvez commencer par jeter un coup d’œil au site de l’Agence de la santé publique du Canada, qui compte une section intitulée «La santé des voyageurs». Là encore, je les trouve parfois alarmistes… Il ne faut pas prendre sa santé à la légère, mais ne devenons pas fou non plus!

Allez faire un tour dans une clinique pour les voyageurs. Pourquoi ne pas voir un médecin généraliste? Parce qu’ils sont moins en contact avec les maladies et parasites qu’on trouve à l’étranger. Les infirmières et les médecins des cliniques pour voyageurs savent TOUT (ou, s’ils ne savent pas, ils savent où trouver l’info nécessaire rapidement). Dans certains cas, on a besoin de plusieurs vaccins dont quelques-uns exigent plus d’une dose. Comme il y a un délai minimal à respecter entre les doses, il faut avoir assez de temps devant soi.

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Inde (2005)

Même si la clinique du voyageur que je fréquente suggère de débuter les vaccins au moins un mois avant le départ, moi, je vous recommande au moins le double. Ce n’est pas la fin du monde si on commence plus tard, mais on est mieux de se garder de la latitude, particulièrement si on a reçu aucun vaccin auparavant. Ça dépend aussi, bien sûr, de vos antécédents de voyage.

Rencontrer un médecin vous permettra d’avoir les prescriptions nécessaires pour avoir l’esprit tranquille sur place. Par exemple, il n’existe pas de vaccin contre la malaria, mais il est possible de prendre des comprimés pour la prévenir. Les médecins prescrivent aussi généralement des antibiotiques qui peuvent combattre plusieurs maux, l’un des plus fréquents étant la diarrhée.

Les vaccins sont-ils obligatoires? Certains vaccins sont fortement recommendés, mais d’autres peuvent carrément constituer une condition pour pouvoir entrer dans un pays. Je pense par exemple à la fièvre jaune. Certaines destinations exigent un certificat prouvant qu’on est vacciné. C’est un vaccin très cher (130$), mais bon pour 10 ans. On ne peut toutefois pas le recevoir n’importe où. Il faut que la clinique soit désignée par l’Agence de la santé publique du Canada (on peut trouver facilement où il est possible de le recevoir sur le site de l’Agence).

Si je prends l’exemple du Sénégal, où j’ai passé Noël, à la clinique que je fréquente, on m’a dit qu’il était obligatoire d’être vacciné contre la fièvre jaune, mais que les autres étaient à ma discrétion. À l’ambassade du Sénégal, on nous dit plutôt qu’une preuve de vaccination est exigée seulement pour un voyageur qui arrive d’une zone où des épidémies de fièvre jaune ont été signalées. En fouillant pour trouver des informations sur d’autres pays, j’ai réalisé que c’était la même chose ailleurs, notamment au Vietnam.

Une fois qu’on a ces informations-là en main, on peut prendre une décision plus éclairée. M’étant fait vacciner il y a plus de 10 ans contre la fièvre jaune, j’ai décidé de faire faire le vaccin même si je n’étais pas obligée. Je n’aurai plus à y penser pour mes prochains voyages. Mais rendu là, c’est vraiment un choix personnel.

Les vaccins qu’on administre systématiquement aux voyageurs (selon l’Agence de la santé publique du Canada) : quand on voyage avec un bébé, la série primaire de vaccins contre la diphtérie, le tétanos, acellulaire contre la coqueluche, contre la polio, le Haemophilus influenzae de type b (DCaT-VPI-Hib) et conjugué contre le pneumocoque peut être entreprise dès l’âge de 6 semaines. Pour les adultes : hépatite B, le  vaccin contre la rougeole, la rubéole et les oreillons, celui contre la coqueluche, la polyomiélite et le tétanos (on devrait recevoir l’anatoxines tétanique et diphtérique (dT) tous les 10 ans pour bénéficier d’une protection optimale). Les vaccins parfois exigés: choléra, méningocoque et fièvre jaune. Aussi: hépatite A (la maladie évitable par la vaccination qui survient le plus fréquemment chez les voyageurs), influenza, encéphalite japonaise, méningocoque, typhoïde, rage.

Oui, les vaccins coûtent cher. En calculant, j’ai réalisé qu’il était aujourd’hui facile de dépasser les quatre chiffres pour un premier voyage dans un pays en développement. C’est pourquoi il est nécessaire de tenir compte de ces dépenses quand on prépare le budget de son voyage (surtout pour les familles nombreuses!).

Un essentiel à mettre dans ses bagages: l’anti-moustiques. Plusieurs maladies graves sont transmises par ces vilaines bestioles. C’est le cas de la fièvre dengue, qu’on peut attraper dans plusieurs pays, tant en Afrique qu’en Amérique centrale, en Amérique du Sud, etc. N’oublions pas non plus la classique trousse de premiers soins!

Que je voyage en Afrique de l’ouest ou en Asie, je  ne pars JAMAIS sans paquets de mouchoirs. Beaucoup de paquets de mouchoirs. Des tas de paquets de mouchoirs! Non, le papier de toilette n’est pas utilisés par tous. Dans un même ordre d’idée, apportez des lingettes humides et/ou des antibactériens our les mains. Non seulement on ne trouve pas toujours de papier, mais pas toujours d’eau non plus…

Sénégal (2012)

Sénégal (2012)

D’autres choses que j’emporte toujours en voyage:  de la crème solaire, des lingettes démaquillantes (plus pratique que du démaquillant quand il y a des coupures d’eau!), des bouchons pour les oreilles (la meilleure invention de tous les temps à mon avis!), et, quand je vais en Afrique, des barres repas. Comme ça, quand j’ai du mal à apprécier certains plats disons, plus inhabituels pour mon palais occidental, j’ai un «back-up». ;-)

Ça semble compliqué tout ça, mais il serait dommage de se priver de la découverte de contrées merveilleuses parce que la logistique est trop lourde.  C’est en vous préparant adéquatement que vous pourrez vraiment profiter à fond de votre séjour.

Notez que l’émission de ce soir sera en rediffusion cette nuit à 2h, demain matin à 7h, puis à midi et à 9h le 2 février. Elle sera également en ligne dans quelques jours, tout comme le complément d’information.

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Croisières: comment s’y retrouver?

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Vous envisagez de faire une première croisière mais l’océan de possibilités vous donne le tournis? Ne vous en faites pas, vous n’êtes pas les seuls. J’ai parlé à des adeptes, à une agente de voyage, parcouru un guide sur le sujet en plus de fouiner sur le Web pour préparer ma chronique de la semaine dernière pour Libre-service et j’ai encore l’impression de ne pas tout piger. Essayons tout de même de clarifier certains points.

D’abord, comme pour n’importe quel voyage, le budget dont on dispose sera déterminant. Ensuite, on doit se demander quelles escales nous semblent les plus séduisantes, si on préfère partir d’un port accessible en voiture ou prendre l’avion. La taille du bateau peut aussi jouer un rôle important. Préférons-nous un mastodonte plus impersonnel ou un plus petit bateau où on connaîtra une bonne partie des passagers à la fin de la croisière et qui pourra accoster dans des lieux où les gros navires ne peuvent pas?

Il existe des croisières pour à peu près tous les types de voyageurs. Il y a même des croisières thématiques pour les fans de boys band des années 1990 ou les amateurs de musique heavy metal!

Je me souviens avoir lu le billet d’un routard qui s’était retrouvé sur un bateau de croisière pour des raisons familiales et qui avait, contre toutes attentes, apprécié l’expérience. Évidemment, il ne faut pas s’attendre à y retrouver l’atmosphère d’une auberge de jeunesse!

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Les croisières ont la cote chez les voyageurs intergénérationnels. Il n’est pas rare de rencontrer trois, voire même quatre générations à bord d’un bateau.

Côté budget, Marielynn Robillard, agente chez Voyages Bergeron, me dit qu’il est possible de s’en tirer à partir de 1500$ environ (incluant les billets d’avion) pour une semaine (il y avait même des promotions à 900$ récemment). Avec un départ de New York, on peut payer autour de 850$ par personne pour une semaine.

9782894649459Si vous comptez faire une croisière au soleil, je vous recommande le guide Croisières dans les Caraïbes afin de mieux comprendre ce qui distingue une compagnie d’une autre. Grosso modo, le marché est dominé par deux gros joueurs depuis les années 1990: Carnival et Royal Caribean. Carnival possède notamment Princess, Holland America et Costa.

Les croisières au départ de Boston et New York gagnent aussi en popularité, puisqu’on économise sur les billets d’avion. Norwegian et Carnival ont notamment des circuits à partir de ces villes.

La question des billets d’avion est souvent l’une des plus préoccupantes. Leur coût peut peser lourd dans la balance. La plupart des compagnies ne les incluent pas dans les prix annoncés. Une exception: Transat, qui garantie de vous emmener au port suivant si l’avion a du retard et vous fait manquer votre bateau. Avec eux, il est donc moins risqué d’arriver la journée du départ, mentionne Marielynn Robillard.  Pour les autres compagnies, il faut acheter les billets à part, alors mieux vaut prévoir arriver au moins 24h à l’avance pour ne pas avoir de mauvaises surprises. Ce serait bête de manquer sa croisière à cause d’un avion en retard!

Comment savoir quelle croisière nous conviendra le mieux? Le guide d’Ulysse propose quelques exemples:

• Si vous êtes dans la trentaine, que c’est votre première croisière et que vous avez envie de faire la fête, Carnival, Royal Carribean et Norwegian Cruise line pourraient être de bons choix puisque l’accent est mis sur l’animation.

• Si le plus important pour vous est le confort (et que vous avez les moyens de vos ambitions!), Holland America pourrait vous convenir.

• La gastronomie avant tout? On dit que Celebrity est un bon choix dans ce cas.

• Vous recherchez la crème de la crème et souhaitez avoir un service ultra-personnalisé? Crystal, Windstar ou Seabourn sont à considérer.

• Si vous partez en famille, Disney reste pas mal le top.

J’en profite pour glisser un mot sur Le Ponant, dont j’ai visité l’un des bateaux l’été dernier. Non seulement on y mange divinement bien (c’est une compagnie française après tout), mais les chambres s’apparentent à celles d’un hôtel de luxe (en un peu plus petit, tout de même).

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La compagnie se rend aux quatre coins de la planète. La taille des navires fait en sorte que l’ancre peut être jetée dans de plus petits ports. Voici une vidéo qui vous donnera un aperçu des destinations proposées.

Vous pouvez aussi visionner cette entrevue que j’ai réalisée avec Sophie Lauret, chargée de communications.

Quant au mal de mer, difficile de savoir si on en souffrira à moins de tenter l’expérience. Mon ami Bruno, qui a toujours la nausée en faisant des montagnes russes («Ça ne brasse jamais comme dans un manège! m’a-t-il répondu en riant quand je lui ai passé la remarque. Les bateaux sont très stables.» Pour la tranche de vie, je réponds que oui, certains bateaux brassent parfois comme des manèges. En tout cas, celui qui m’a emmenée en pleine tempête du Cambodge à la Thaïlande il y a une dizaine d’années… Fin de l’interminable parenthèse.) et qui a fait plusieurs croisières connaît tous les trucs. «Il faut manger souvent, insiste-t-il. Ne pas avoir l’estomac vide. Au moindre signe de mal de mer, il faut aller sur le pont et fixer l’horizon.» L’anxiété n’aide pas non plus et les médicaments le combattant entraînent souvent la somnolence…

Et les risques d’épidémies? Les cas de gastro qui ont fait la manchette pendant le temps des Fêtes ont ravivé les craintes de plusieurs. J’ai demandé à une médecin de la clinique de voyage du CHUM si le risque d’attraper ce type de virus était grand. Selon elle, il ne faut pas trop s’en faire. Par contre, comme c’est dans un espace clos, il est évident que la propagation peut être rapide. Pas de quoi s’empêcher d’opter pour ce type de séjour, toutefois.

Vous, où iriez-vous en croisières? Vous avez récemment pris part à un voyage en mer? Vos tuyaux et recommandations?

Pour visionner ma chronique à Libre-service, par ici.

Pour les infos complémentaires à mes chroniques, par là.

À lire également: mes billets sur les croisières sur EnTransit.ca.

Ce n’est pas assez? La journaliste Andrée Lebel de La Presse a rédigé plusieurs reportages sur les croisières au cours des dernières années. En voici un axé sur la famille. Gary Lawrence, collaborateur au Devoir, a aussi publié récemment un (appétissant) texte le restaurant du Silver Shadow, navire six étoiles à bord duquel il a eu l’occasion de voyager de Bangkok à Singapour.

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Ça commence bien… en Gaspésie

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Hier, à Ça commence bien, j’ai résumé mon expérience à l’Auberge de montagne des Chic-Chocs, en Gaspésie. Comme je n’ai jamais le temps de dire tout ce que je prépare en ondes, voici quelques informations complémentaires.

D’abord, sachez que pour vous rendre là-bas l’hiver, il est nécessaire de laisser sa voiture à Cap-Chat, où se trouve le bureau d’accueil de l’auberge. De là, on nous emmène en navette, puis en chenillette. Si vous ne souhaitez pas conduire, un transport nolisé est disponible quelques week-ends pendant la saison froide, à partir de Longueuil (175$ aller-retour) ou de Québec (150$). Les dates sont sur le site Internet.

Sur place, on se sent vraiment comme dans un cocon. Les lits sont hyper-confortables (il est difficile de s’en tirer!) et l’atmosphère générale, très conviviale.

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Je pourrais résumer l’expérience ainsi: «du luxe à la bonne franquette». Les repas sont pris en groupe, autour de grandes tables, et chacun doit se desservir. L’élément qui m’a le plus marquée est sans contredit le SILENCE. Dès la section des chambres franchie, on entend plus un son, peu importe l’heure.

Dehors, même fascination. Si on tend l’oreille, on entend RIEN, pas même un oiseau (il faut dire qu’il y en a très peu dans les parages, comme l’a mentionné Guy Laroche, le directeur). Entouré de neige poudreuse, on a l’impression d’être dans la ouate…

Ce que j’ai préféré? Comme je déteste ardemment l’hiver, me convaincre de mettre le nez dehors pendant la blanche saison est un exploit en soi. Mission accomplie: même si j’étais très bien près du feu, je suis sortie tous les jours. Impossible de rester à l’intérieur quand on voit toutes les possibilités qui s’offrent à nous!

Cela dit, j’ai particulièrement aimé lire près des immenses fenêtres, discuter avec les autres visiteurs lors des repas, prendre part aux 5 à 7 et tester le ski Altaï (j’espère avoir l’occasion d’en refaire lors d’une journée plus clémente, histoire de rester dehors plus de dix minutes!;-). J’ai refait de la raquette pour la première fois depuis mon enfance (la dernière fois, elles étaient en babiche!) et reconfirmé que ce n’est vraiment pas un sport pour moi (ça m’é-ner-ve, me déplacer les jambes ainsi écartées!!!!). Par contre, ma sortie en raquettes m’a permis d’admirer les monts des environs. WOW. Ne serait-ce que pour ça, ça vaut le coup.

Ce qui fait le charme de l’établissement pour moi est sa chaleur. Tout le monde se parle. Le personnel est ultra-sympathique. On a l’impression de débarquer chez un copain qui a un gros, gros chalet.

Oui, j’étais heureuse d’être là. Et j’ai rarement aussi bien dormi!

P.S.: Pour ceux qui ont vu la chronique, vous aurez compris que je blaguais, hein, à propos du WiFi. Je me suis mise à trembler après deux MINUTES, pas deux HEURES! LOL

P.P.S.: Pour ceux qui se posent la question, non, je n’étais pas à bord de l’autobus qui a eu un accident en se rendant à l’auberge vendredi dernier. J’avais opté pour le premier départ (le groupe était scindé en deux)…

Cette vidéo vous donnera un aperçu de l’expérience:

Pratico-pratique:

• L’auberge de montagne des Chic-Chocs est un établissement de la SÉPAQ (Société des établissements de plein du Québec). Elle a ouvert ses portes en 2005. Objectif: offrir un produit haut de gamme en Gaspésie.

• Plusieurs activités peuvent être pratiquées: ski de haute route (pas de remontée mécanique!), raquette, planche à neige divisible (planche qui se divise en deux, le talon est mobile pour permettre l’ascention et pour descendre, on joint les deux sections), ski Altaï (nom d’une montagne d’Asie), à mi-chemin entre le ski et la raquette (avec des peaux d’ascension – le ski est plus large qu’un ski et on peut l’utiliser avec n’importe quelle paire de botte). Il y a aussi un spa et un service de massothérapie (extra dans ce cas). Si vous voulez en savoir plus sur le ski Altaï, je vous recommande cet article de Frédérique Sauvée.

• Le ski de haute route est plutôt recommandé aux skieurs intermédiaires et avancés, mais le reste est très accessible à tous. Il y a des guides (un guide pour 8 personnes) qualifié et qui ont reçu toutes les formations nécessaires: SIRIUS (secourisme en région éloignée), tourisme d’aventure… Ils sont équipés comme des ambulanciers.

•  Côté parcours, il y en a une douzaine, soit de quoi s’amuser amplement.

• Comme c’est un établissement de la SÉPAQ, on privilégie aussi les entreprises locales, ce qui fait qu’on peut par exemple trouver de la bière Pit Caribou, une microbrasserie de Percé, des plats de services en poterie fait dans la région. Même chose pour la bouffe : on privilégie les produits locaux. Une des spécialités du chef : la sauce au sapin!

• Combien ça coûte? 249$/personne par jour en occupation double (352$ simple). Ça semble beaucoup à prime abord, mais il faut tenir compte du fait que tous les repas et collations sont inclus (sauf l’alcool), tout comme les excursions, l’accès au spa, thé et café à volonté… N’oublions pas non plus que c’est un établissement 4 étoiles. L’été, le prix descend à 229$ par personne en occupation double (promo si on réserve à l’avance à 196$).

• Bon à savoir: Guy Laroche, le directeur, a une formation de sommelier. Il y a donc quelques bonnes bouteilles à boire! ;-)

• Les cellulaires ne fonctionnent pas sur place et il n’y a pas de WiFi!

• Il y beaucoup d’orignaux dans le secteur, mais je n’ai pas eu l’occasion d’en voir. L’été, il y a des ours

• Par mesure de sécurité, dès qu’on sort de l’auberge, il est nécessaire d’emporter l’émetteur-récepteur et l’ARVA (appareil de recherche de victime d’avalanche) qui nous sont remis à l’arrivée.

• Si ça vaut la peine? Oui! C’est unique au Québec. Impossible de ne pas décrocher! Même moi qui n’aime pas l’hiver, j’y ai trouvé mon compte. Personnellement, je recommande de rester sur place au moins trois nuits. Se rendre là-bas est tellement long qu’il vaut mieux maximiser son séjour. Par contre, pour les urbains comme moi, cinq jours serait peut-être trop. Chose certaine, c’est une expérience à vivre au moins une fois!

Pour voir la chronique en ligne, par ici. À noter que la SÉPAQ est présente sur les réseaux sociaux.

J’étais l’invitée de la SÉPAQ. Merci (particulièrement à Jean Brouillard)!

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Whistler quatre saisons

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Whistler a beau être l’une des meilleures stations de ski d’Amérique du Nord, il n’est pas nécessaire d’être adepte de sport de glisse pour tomber sous son charme. Avec sa centaine de restaurants, ses 200 boutiques et ses 25 spas, elle a aussi de quoi ravir les épicuriens.

La route qui relie Vancouver à Whistler en met plein la vue. Qu’on choisisse de se rendre en voiture, en autobus ou en train, impossible de ne pas s’extasier devant le paysage qui défile. Je défie d’ailleurs quiconque de ne pas dégainer son appareil photo toutes les 10 minutes (à moins d’être au volant)!

Après avoir longé Stanley Park, nous quittons la ville. Les gratte-ciel cèdent la place aux conifères. Lors de mon dernier passage, en 2008, l’autoroute Sea to Sky était en construction en prévision des Jeux olympiques. Maintenant, la circulation est beaucoup plus fluide. Environ deux heures sont nécessaires pour arriver à destination. Lire la suite

10 expériences hivernales au Canada

Carnaval de Québec

Carnaval de Québec

Comme l’hiver est encore loin d’être terminé, autant en profiter au maximum! Voici quelques pistes pour des escapades hors du commun un peu partout à travers le pays.

1- Faire de la luge au Massif, Québec

Les mordus de ski ont adopté Le Massif depuis longtemps. Mais désormais, les skieurs ne sont plus les seuls à prendre d’assaut les pentes de la station charlevoisienne. Depuis 2012, une piste spécialement aménagée pour la luge sur le Mont Liguori permet de retomber en enfance. Notez qu’il faut être âgé de 18 ans ou plus. Le top? Se rendre au Massif en trainEn complément: un billet sur ma première descente en luge et Charlevoix en train.

2- Faire de l’héliski dans les montagnes Columbia, Colombie-britannique

Les conditions de ski étant particulièrement exceptionnelles cette année (162 centimètres de neige!), Canadian Mountain Holidays, instigatrice de ce sport il y a près de 45 ans, propose aux skieurs intermédiaires ou experts d’aller jouer dans la poudreuse. À cause de l’altitude, le soleil permet de skier toute la journée mais ne chauffe pas suffisamment pour altérer la surface de la neige. En moyenne, une journée coûte environ 1000$ par jour (incluant les repas). À partir de 12 ans. À noter que des forfaits réservés aux femmes sont proposés (à partir de 4265$ pour 4 jours).

6a00e54f91645288340168e6af962b970c-250wi3- Faire la fête au Carnaval de Québec, Québec

Mis à part le fait que je vis un choc traumatique chaque fois que j’entends la voix de Bonhomme (pourquoi il parle, lui???), j’adore le carnaval, qui célèbre son 59e anniversaire cette année. Parmi les nouveautés: La Brassée du Carnaval (7 au 10 février), présentée par le Festibière de Québec, Lumocité (6 au 9), parcours de mapping urbain, soit «l’animation» d’immeubles grâce à des effets 3D, et une application mobile. Sans oubliler les sculptures sur neige, la Dégelée (2 février), fête à saveur électro-pop à laquelle des DJs réputés prendront part (dont Misstress Barbara), et les activités pour toute la famille, bien sûr! En complément: Carnaval 101Ma première fois au Carnaval de QuébecDis-moi comment tu portes la ceinture fléchée et je te dirai qui tu esQuébec avec les yeux d’un touriste et Cinq coups de coeur québécois.

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Les 10 commandements du voyageur moderne

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Ras. Le. Bol. Ras-le-bol du manque de savoir vivre en avion, en autobus ou en train. Alors pour débuter l’année en beauté, j’évacue «le méchant». Après, je me remets à faire semblant que votre haleine d’oignons ne me dérange pas, promis.

1. Un bagage de cabine de taille et de poids RAISONNABLES j’emporterai.

D’accord, ça nous énerve tous que les compagnies aériennes aient instauré des frais pour l’enregistrement des bagages (pas toutes, et pas pour tous les vols non plus, précisons-le). Mais je ne calcule pas le nombre de fois où j’ai ragé parce qu’il était impossible de trouver un espace pour mon sac à cause des valises surdimensionnées, ni les retards causés par l’enregistrement nécessaire de certains bagages dépassant largement les standards. La faute des passagers? Des agents qui en laissent trop passer? Peu importe, ces dernières années, les excès de bagages en cabine sont devenus des irritants majeurs.

2. Je ne boxerai point.

Dude, le système de divertissement personnel qui se trouve devant toi n’est pas un punching bag. C’est un écran tactile. Ton doigt n’est pas un poing. Alors pourquoi tentes-tu de mettre k.o. ce pauvre bouton «play»? Je sais, ces écrans manquent souvent de sensibilité. Mais pas le passager qui se trouve sur le siège que tu es en train de secouer.

3. Seul mon siège j’aggriperai.

Dans le même ordre d’idée que le point 2, il n’est pas nécessaire d’empoigner le siège de devant (et, du coup, la crinière du passager qui s’y trouve) pour parvenir à s’extirper de son propre siège. Technique facile en trois étapes : 1) poser ses mains sur son fauteuil, de chaque côté de son postérieur ; 2) effectuer un mouvement de propulsion avec ses bras, pour permettre audit postérieur de se soulever ; 3) se tenir debout.

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Des cadeaux pour les voyageurs

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Lundi, à l’émission Libre-service, j’ai présenté une foule de cadeaux pour voyageurs dénichés à la boutique Jet-Setter. Mes coups de coeur? Sans contredit ces étiquettes à messages humoristiques (5$ – le genre de truc qui se glisse très bien dans un bas de Noël), qui permettent à la fois d’identifier sa valise et de la repérer facilement sur le carrousel à bagages, et ce sac lug mauve, muni de pochettes ultra-pratiques (119$). Lire la suite

10 raisons d’aimer Rome

Certains clichés ont leur raison d’être. Comment, par exemple, passer à côté de l’histoire et de la gastronomie à Rome? Quelques pistes à suivre pour un premier séjour réussi dans la capitale italienne.

1- Les «piazze»

Il y a tant à voir à Rome qu’on peut s’étourdir très facilement. L’un des grands plaisir reste pourtant sa découverte au pas de tortue. Difficile de passer à côté de la place du Capitole, construite par Michel-Ange à la Renaissance. Au cœur historique de la ville, la plus grande place, Navone (piazza Navona), est bordée de terrasses. On s’arrête pour admirer la fontaine de Neptune, manger un tartufo (crème glacée avec des fruits au centre au milieu et généralement couverte de chocolat) ou donner rendez-vous aux copains, comme le font les Romains. À la Place d’Espagne, qui doit son nom à l’ambassade qui s’est établi dans les parages au 17e siècle, un arrêt photo s’impose en haut grand escalier. Rome y apparaît dans toute sa splendeur.

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Et vous, pourquoi aimez-vous Rome?

À découvrir également: mes billets sur l’Italie sur EnTransit.ca.

Ce reportage a été réalisé en mai 2012 suite à une invitation de Vacances Transat.

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Ma première chronique à Libre-service

Hier soir, j’ai présenté ma première chronique voyages à Libre-Service, émission phare de la nouvelle chaîne MAtv (ex-Vox). Beaucoup de plaisir sur le plateau! La photo ci-jointe, prise avec Katherine Riva et Camille Dg quelques minutes avant d’entrer en ondes, le démontre bien.

Petite précision sur les forfaits tout-compris, dont j’ai parlé en début de chronique, puisque j’ai eu peu de temps pour élaborer. Oui, c’est possible de trouver des aubaines à 1000$ et moins pour une semaine. Ce qu’il faut savoir, par contre, c’est que plus on attend, moins on a de choix. En basse saison (au moment des ouragans par exemple), quand les gens voyagent moins, on peut dénicher des perles. Mais dans les périodes de pointe comme à Noël ou pendant la semaine de relâche, attendre la dernière minute est plus risqué.

En complément d’info, voici le lien d’une entrevue que j’ai réalisée avec Chris Myden, créateur du site Yuldeals.ca. Ce mordu de voyage scrute quotidiennement plusieurs sites pour dénicher des aubaines. Il a même lancé récemment un outil de recherche qui permet de trouver des aubaines dans des destinations soleil sur plusieurs sites simultanément. Un extrait de l’interview:

Les gens veulent toujours savoir s’il y a un meilleur moment dans la journée pour acheter quand on parle de voyage. Faites-moi confiance: il est impossible de deviner quand un billet d’avion sera réduit et les vraies bonnes aubaines sont complètement imprévisibles. Bien sûr, les voyagistes aimeraient que vous croyiez que le meilleur moment pour acheter est «toujours»!

Je conseille généralement de commencer à regarder les prix des billets des plus grandes compagnies aériennes plus de deux mois avant la date prévue du départ, en espérant les voir baisser. Règle générale, je dirais de garder un oeil une saison à l’avance. À moins d’un mois du départ, les prix peuvent grimper et ne jamais redescendre. Plus on se rapproche de la date, plus les prix vont monter, surtout si l’avion est presque plein. Lire la suite

Réflexions sur la nuit

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Une ville la nuit, c’est l’envers du décor. Le calme plat, ou, à l’inverse, le chaos. La vie ou la mort.

Je me souviendrai toujours de la noirceur de Ouagadougou, au Burkina Faso. Je ne crois pas, avant mon séjour là-bas, avoir vraiment vu la nuit. Dans certains quartiers, pas la moindre lueur. La vraie nuit noire. Inquiétante. Mystérieuse. Hypnotisante. Le phare de la mobylette sur laquelle j’avais pris place s’apparentait à une luciole égarée.

En contraste, les néons des mégapoles asiatiques ont ébloui la noctambule que je suis quelques années plus tard. Coincée à Taipei une nuit entière à cause d’un train manqué, je me suis baladée dans les rues désertes de cette ville si agitée pendant la journée. La sonnerie du 7 Eleven chaque fois qu’un quidam franchissait son seuil. Les rues nettoyées à grands jets d’eau. Un café Internet rempli d’assassins virtuels. Le son des premiers chariots-restaurants, au petit matin…. Des lumières partout.

Tente-t-on «d’effacer» la noirceur en la barbouillant ainsi?  De la noyer dans un océan de couleurs vives? De la coiffer d’un nimbe rassurant?

La suite sur le blogue de TV5.

Ça commence bien… en Martinique

Comme je l’ai mentionné à Ça commence bien ce matin, j’ai eu un gros coup de coeur pour la Martinique, particulièrement pour les Martiniquais. Ce qui m’a tant séduite, en résumé? La langue (c’est un département français), le métissage, l’éventail d’activités, la sécurité, la nature, la richesse culturelle, l’histoire, la bouffe, les plages, la mer, et, surtout, le sentiment d’égal à égal. Jamais je ne me suis sentie comme un portefeuille ambulant.

Je vous ouvre donc mon carnet d’adresses, étoffé au fil des rencontres. Car ce ne sont pas les lieux – si magnifiques soient-ils – qui me viennent d’abord à l’esprit quand on me demande ce que j’ai préféré, mais des gens. Lire la suite

15 raisons de rester travailleur autonome

Sur la route vers Ankara, Turquie

Il m’est inconcevable de retourner un jour travailler dans un bureau. Voici une quinzaine de raisons. Il y en aurait tant d’autres…

1- Faire ce qui me plaît. Je n’accepte que les contrats que j’ai vraiment envie de faire. Une période creuse à l’horizon? J’en profite pour monter mes propres projets. J’adore les pitchs! Impossible pour moi de travailler sur des choses qui ne m’allument pas. Il faut que la petite flamme ait envie de danser…  Je n’ai jamais eu peur d’aller frapper aux portes, ce qui fait que j’ai rarement manqué de boulot (et que je ne suis pas blasée). Je varie les médias, aussi. Par contre, tout cela fait en sorte que la ligne entre le travail et le temps libre est très ténue. Oui, être passionné par son travail est à double tranchant. Mais je ne m’ennuie jamais.

2- Travailler en «mou». C’est le cliché ultime, mais comme tout cliché, il a ses raisons d’être. J’ADORE travailler à la maison en vêtements de yoga, en thai pants ou en pyjama. C’est incroyable le temps gagné à ne pas devoir m’habiller «convenablement» tous les matins, à me maquiller, à me coiffer et à me déplacer. (Surtout à me déplacer.)

3- Courir quand bon me semble. Pour m’aérer les idées, rien de tel qu’une bonne course. Je jogge généralement le matin, parfois l’après-midi. C’est bien ce que je préfère: j’y vais quand JE veux, aussi longtemps que j’en ai envie. À moi, les pistes quasi-désertes!

4- Grignoter toute la journée. Autant j’aime prendre des repas gargantuesques au resto, autant j’ai horreur de cuisiner. Je prends rarement de «vrais» repas quand je suis seule à la maison. Je mange un bout de pain par-ci, un bol de céréales par-là… à l’heure où j’ai faim, pas parce que C’EST l’heure. Je ne me nourris pas toujours très sainement, c’est vrai. Mais quand j’ai envie d’un bon potage ou d’un plat mijoté, il me suffit de faire quelques pas pour tout trouver dans mon quartier. Envie d’un verre de vin? Why not? Vive la spontanéité! (Vous l’aurez compris: prévoir le menu du jour à l’avance, très peu pour moi.)

5-  Pouvoir hiberner. L’hiver et moi, nous ne sommes pas exactement en bons termes. Si je n’ai pas envie de sortir, je reste chez moi (quand c’est possible, bien sûr)!

6- Faire la sieste.  Quand le mercure descend, mon moral pique aussi du nez. J’adore aller m’étendre les rideaux ouverts, au moment où le soleil est à son zénith, et roupiller une petite demi-heure (parfois plus). J’ai l’impression de recevoir une dose de vitamine D par intraveineuse. J’arrive (presque) à oublier la neige pendant un moment. Lire la suite