Yukon, me revoici!

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Dawson city. J’y serai mardi!!!

Si vous lisez ce blogue depuis plusieurs années, vous connaissez déjà mon obsession pour le Yukon. Fascinée par la ruée vers l’or, j’y ai séjourné pour la première fois en 2008 avec ma famille dans le cadre du projet «Le Canada en 31 jours». Dawson city m’avait alors laissé une forte impression. Il faut dire que j’y étais allée lors du solstice d’été.  Je n’ai jamais vu une telle lumière…

Vue du Midgnight dome (photo et vidéo réalisées en 2008 – j’avais un Nokia n95 à l’époque):

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Le Midnight dome s’appelle ainsi parce que les gens s’y rendent depuis des décennies pour scruter l’horizon lors du soleil de minuit.

Le soleil de minuit rendait la petite ville, jadis surnommée «Paris du nord», encore plus énigmatique. J’avais l’impression qu’un fantôme pouvait surgir à tout moment…

L’année dernière, je suis retournée au Yukon pour prendre part à GoMédia, événement qui permet aux différents acteurs de l’industrie touristique canadienne et aux journalistes et blogueurs voyage des quatre coins de la planète de se rencontrer.

Je n’avais toutefois pas pu me rendre jusqu’à Dawson city.  Alors quand j’ai vu qu’il était possible d’y aller cette année, j’ai sauté sur l’occasion! Cette fois-ci, je compte bien boire le fameux sour toe cocktail! ;-)

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C’est ici qu’on peut boire le «sour toe cocktail»

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Bienvenue au Klondike!

Photo prise en 2008. Un permis de pêche et une bouteille de Whisky? Une seule adresse!

Photo prise en 2008. Un permis de pêche et une bouteille de Whisky? Une seule adresse!

En plus de visiter à nouveau Whitehorse et Dawson, je découvrirai le parc national Kluane, dont j’ai beaucoup entendu parler. Je dormirai même dans un camp de pêche (oui, vous pouvez rire… non, je ne pêcherai pas!). Je passerai la nuit du 7 septembre à Vancouver, avant de m’envoler pour Charlottetown le lendemain, où se tiendra l’édition 2013 de GoMedia. Vous dire à quel point j’ai hâte de retrouver les copains! Car ce genre d’événement a beau être professionnel, on tisse forcément des liens plus étroits avec le temps.

Pour mieux comprendre ma fascination pour le Yukon, je vous invite à (re)découvrir le projet #Yukon1X1 – An Instagramer Roadtrip, auquel ont pris part des photographes en juin dernier. Pour plus d’infos sur Dawson city, par ici. Pour le Yukon en général, par là.

À très bientôt!

À lire également: Cet orteil momifié que je m’apprête à embrasserBons baisers du YukonLes voyages qui changent la vie, Trois tendances touristiques au Canada, 10 choses que j’ai apprises sur le Canada, 10 (autres) choses que j’ai apprises sur le CanadaUne Frenchy chez les Anglos.

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Toronto cool

Le Gladstone hotel est le plus ancien établissement de la ville à avoir fonctionné sans interruption. L'art y est mis en valeur, même dans certaines chambres.

Le Gladstone hotel est le plus ancien établissement de la ville à avoir fonctionné sans interruption. L’art y est mis en valeur, même dans les chambres (mais pas toutes).

Où aller pour visiter des galeries d’art et croiser des créateurs de tout acabit à Toronto? L’ouest de la rue Queen est probablement la première réponse qui vient à l’esprit. Mais tout autour, sur de petites rues transversales, on trouve aussi des boutiques, des restaurants et des cafés qui valent le détour. Le hic: on ne passe pas forcément devant lors d’une balade dans les parages.

Lu sur une porte du Drake hotel, sur Queen Ouest.

Lu sur une porte du Drake hotel, sur Queen Ouest.

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L’incontournable ascenseur du Gladstone

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Vendeur de la friperie Emporium by I miss You

C’est pourquoi j’ai bien aimé la visite guidée de l’«Art and Design District» à laquelle j’ai pris part en mai dernier dans le cadre de TBEX («Travel blog exchange»). Nous avons débuté l’excusion à l’hôtel Gladstone, construit en 1889, et où j’ai eu l’occasion de passer deux nuits (intéressant pour la place faite aux artistes, mais tellement bruyant! On offre même des bouchons aux clients…), puis nous sommes dits au revoir devant le Museum of Contmporary Canadian Art (MOCCA), que je n’ai malheureusement pas eu le temps de visiter. Entre les deux, les escales à l’hôtel Drake, dans des boutiques de designers locaux et des friperies ont permis d’avoir une bonne idée de l’éclectisme du quartier.

Cette vidéo vous donnera un aperçu de la visite, que la guide Betty Ann Jordan propose au public tous les samedis (et sur demande).

Plus de photos dans ce billet.

Merci à Air Canada, qui m’a permis de me rendre plus rapidement à Toronto, et à l’hôtel Gladstone, où j’ai séjourné.

À découvrir également: Balade gourmande à Riverside et Leslieville, Le Germain Maple Leaf Square: élégance, confort… et sport!Trois coups de coeur torontoisEnfin! Plus besoin de récupérer nos bagages à Toronto quand on vole vers les États-UnisToronto-Vancouver en trainUne fille… et des dizaines de paires de chassures! (The Bata Shoes Museum)La tour du CN en vidéoToronto en imagesLe Toronto de Scott Pilgrim et mes autres billets sur le Canada sur EnTransit.ca.

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5 expos à voir à Montréal cet été

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Mosaïcultures Internationales de Montréal 2013

L’été passe toujours trop vite. Comme à chaque année, j’ai dressé la liste de tout ce que j’ai envie de voir pendant la belle saison. Voici cinq expos que je ne veux rater sous aucun prétexte!

1- Les Mosaïcultures

Gros coup de coeur pour cette exposition évolutive (elles poussent, les plantes!) qui semble rencontrer le succès espéré.  Comme je l’ai écrit sur EnTransit.ca, j’avais très peu d’attentes au moment de ma première visite. La créativité déployée m’a sciée. La deuxième fois, j’ai pris le temps de découvrir chacune des oeuvres.  Prévoyez au moins trois heures pour vous balader sur le site. Mieux: une journée entière!

Jusqu’au 29 septembre.

2- Les routes du thé, Pointe-à-Callières

Je suis folle du thé. Au-delà de mon amour pour le Oolong, consommé presque quotidiennement pendant les derniers mois de ma parenthèse taïwanaise, il y a le voyage, tant géographique qu’historique. «Les lointains débuts du thé s’enracinent dans une belle légende et remontent à l’an 2737 avant notre ère. La légende dit que l’empereur Shennong, très aimé de ses sujets et père de la médecine (il avait même appris aux hommes à faire bouillir l’eau avant de la boire), se reposait sous un arbre avec un bol d’eau frémissante afin de calmer son estomac dérangé. Un souffle de vent passe qui fait tomber quelques feuilles dans son bol. Goûtant ce breuvage, Shennong le trouve délicieux et en admire la couleur. C’est la naissance du thé…» Je trépigne d’impatience!

Jusqu’au 29 septembre.

3- De Philadelphie à Monaco: Grace Kelly – Au-delà de l’icône, musée McCord

J’étais tellement triste de rater l’ouverture de cette super-expo! Heureusement, il reste encore quelques semaines pour en profiter. Inédite en Amérique du nord, De Philadelphie à Monaco: Grace Kelly – Au-delà de l’icône retrace le parcours de l’actrice devenue princesse. Une centaine d’objets, d des photos et des archives nous aident à imaginer la vie de cette fascinante fille de la province.

Jusqu’au 6 octobre.

4- Dale Chihuly – Un maître du verre contemporain, Musée des Beaux-Arts de Montréal (MBAM)

A priori, je n’étais pas spécialement attirée par cette expo. Mais les tweets, statuts et photos de copains qui ont été soufflés (sans jeu de mots!) par les créations de l’artiste considéré comme «le Tiffany de notre époque» m’ont convaincue. Le hasard m’a aussi amenée à découvrir ses créations à Las Vegas et St. Petersburg avant l’exposition de Montréal. Curieuse de le visiter à nouveau.

Jusqu’au 20 octobre.

5- Musée Urbain Montréal

Ce n’est pas une exposition dans un musée, mais bien une application mobile gratuite lancée l’année dernière qui permet de redécouvrir Montréal à l’aide de la réalité augmentée (je sais, je suis en retard!). En visant l’un des 150 lieux répertoriés avec la caméra de son téléphone intelligent, on voit apparaître des informations sur son histoire. L’application présentée par Historia et le Musée McCord a remporté le prix Or de la catégorie Multimédi’Art Interactif au Festival International de l’Audiovisuel & du Multimédia sur le Patrimoine (FIAMP) en octobre 2012. Elle est dans mon iPhone, ne me reste qu’à la tester!

*CONCOURS*

Vous aimeriez découvrir Les Mosaïcultures? Qatar Airways, l’un des principaux présentateurs de l’événement, offre deux paires de billets aux lecteurs de Taxi-brousse. Pour participer au concours, par ici! Vous avez jusqu’au 17 août, 17h, pour transmettre votre formulaire de participation. Le nom des gagnants sera tiré au sort.

MÀJ 18 AOÛT: Le concours est maintenant terminé. Les gagnants: Christophe Boucetta et Natalie Gauthier. Bonne visite!

Ma nuit avec les loups

*SPOILER ALERT* Aucune grand-mère n’a été dévorée au cours de cette aventure.

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Vous me connaissez: j’adore dormir avec les bêtes. Alors avec toute une meute… ou trois? Oh là là!

Me voici à Girardville, au nord du Lac-Saint-Jean, un soir de juillet, en compagnie de ma fille et de ma mère. Nous nous apprêtons à passer la nuit dans un écolodge triangulaire («L’Atipik») situé à deux pas des loups, dans le Parc Mahikan («loup» en langue innue). Rassurez-vous: ils vivent dans des enclos.

Avant de nous glisser sous les draps, nous sortons observer les animaux. Rapidement, c’est nous qui nous sentons observés…

Il faut tout de même aller dormir. La tête posée sur l’oreiller, à côté de celle de ma fille de six ans et demi, j’attends les hurlements avec impatience. Pour le moment, nous subissons plutôt la symphonie des moustiques.

Je lève la tête pour jeter un coup d’oeil à la fenêtre. Un loup se promène, l’air alerte. Ses yeux brillent dans l’obscurité. Il sait que nous sommes là. Je sais qu’il sait que nous sommes là. Mais je ne sais pas trop comment je suis supposée me comporter, moi. Devrais-je ressentir de la peur? Je suis plutôt habitée par un mélange d’excitation et de fascination. «Je vais souffler si fort!…» Notre chalet est peut-être fait en bois, l’enclos qui l’entoure est gros méchant proof.

Soudain, un bruit. Un grognement? Une bête toutes dents dehors, prête à bondir? Le prélude d’un nouveau conte dont nous seront les héroïnes?

Non. C’est ma mère qui ronfle au rez-de-chaussée.

Fou rire à l’étage supérieur.

***

C’est au moment où je ne les attends plus qu’ils se font entendre. Les hurlements déchirent la nuit avec intensité.

Ma fille se blottit contre moi. «J’ai peeeeur!» répète-t-elle alors que je souris béatement. J’ai une pensée pour le Petit Chaperon rouge. Et sa grand-mère…

Nous tentons de décoder ce langage si particulier. Car oui, on comprend clairement qu’ils communiquent. Mais pour se dire quoi? Sont-ce les jappements des chiens de traîneaux, non loin de là, qui se mêlent à ceux des loups? Je doute de chaque aboiement.

L’un des animaux semble éclater de rire. Nous nous esclaffons à notre tour.

Un énième hurlement retentit. Puis, le silence.

Le silence prêt à bondir…

***

Quelques heures plus tard, un soliste pousse la note. Du genre à chanter Céline Dion au karaoké, c’est clair. Impressionnant.

Et effrayant.

***

L’aube. Alors que ma mère a dormi comme un loir, ma fille s’est réveillée en sursauts à quelques reprises.

Moi? J’ai à peine fermé l’oeil. J’étais bien trop occupée à tenter de décoder le potinage nocturne de mes voisins! («Ah bon? Elle dit ÇA?!!… Ahou! Ahoooooooooou!!!!»)

Histoire de vous donner une idée de l’atmosphère, voici une vidéo que je me suis amusée à tourner.

Bien entendu, on ne se rend pas jusqu’à Girardville seulement pour le côté insolite de l’expérience. Les fondateurs d’Aventuraid et du Parc Mahikan ont d’ailleurs un désir profond de mieux faire connaître l’animal si souvent démonisé dans les histoires et les légendes.

Il est possible de visiter le parc pendant quelques heures seulement, mais Gilles Granal, cofondateur d’Aventuraid, conseille d’y passer au moins deux jours pour une réelle expérience. Certains vont même jusqu’à entrer dans l’un des enclos – pas n’importe lequel, celui où les propriétaires des lieux ont l’habitude d’aller depuis qu’ils ont recueilli les louveteaux, aujourd’hui adultes.

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• Différents types d’hébergement sont proposés: yourte, tente prospecteur, chalets… À vous de déterminer l’expérience qui vous convient le mieux!

• Prix d’une nuitée dans un écolodge du Park: 170 $ pour deux incluant l’accès au parc, la literie et le petit déjeuner.

• Pour plus de détails pratico-pratiques, lisez mon billet sur EnTransit.ca.

Nous étions les invitées de Tourisme Saguenay-Lac-Saint-Jean. Merci!

Merci aussi à Gilles Granal, cofondateur d’Aventuraid, et à son équipe.

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Une fois n’est pas coutume: an interview in «Franglish»

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Même si nous parlons tous deux les langues officielles du Canada, je suis plus à l’aise en français et lui, en anglais. Lui? Cory Trépanier, un artiste, explorateur et amoureux du Grand Nord Canadien que j’ai eu l’occasion de croiser à Whitehorse l’année dernière dans le cadre de l’événement GoMedia.

Après avoir vu un des films de cet aventurier qui documente ses expéditions artistiques (avec ours polaires et loups comme figurants!), j’ai eu envie d’en savoir plus. J’ai ainsi réalisé une longue entrevue par courriel avec lui.

J’ai beau pouvoir traduire ses réponses, comme pour un film ou un livre, elles me semblent mille fois plus intéressantes dans leur langue d’origine. C’est pourquoi, exceptionnellement, j’ai eu envie de les laisser intactes. Pas de traduction, donc: voici l’entrevue en «franglais», telle qu’elle a été réalisée (avis aux unilingues francos: vous trouverez un extraits traduit sur EnTransit.ca).

Pourquoi la publier maintenant? Parce qu’il se trouve actuellement dans le Parc National de Kluane, au Yukon, pour le projet TrueWild, A Legacy for Canada’s National Parks. Imaginez: pendant que traversons la canicule, il skie et peint des glaciers!

Aucun doute: on a pas fini d’entendre parler de lui.

Qu’est-ce qui t’attire autant dans le Nord?

For years, the inspiration for creating my art has been rooted in the experiences I’ve had while exploring and camping in the great outdoors. The north lured me to pursue these passions for many reasons, here are a few:

- the raw and vast wilderness, much of it seemingly untouched, was a region I never before had set foot in. The landscapes are so primeval, it’s like stepping back in time to the beginning of creation.

- the desire to capture some of the greatest wilderness places in Canada, and try to preserve them on canvas. If I ever wanted to do this then I would have to go north.

- artistically, the north had caused me to work with a different palette of colours than I’ve ever used, from the varying shades of blue in the ice of glaciers and icebergs, to the land and mountains, whose browns/grey and sometimes more neutral tones force me to study the subtlety of light the land. In addition to colour, there’s the incredible shapes of the mountains, and the challenge of trying to capture on canvas scenes of such a grand scale that it’ shard to comprehend

- a natural attraction for me, as a member of the Explorer’s Club, is the sheer joy of exploring new wild places. New to me anyway. And the whole experience of getting out there on your own, being self-sufficient, leaving civilization behind, and re-igniting my sense of wonder and awe, which can grow dull with too much time inside four walls.

Comment est venue l’idée de faire des films, particulièrement dans ces zones?

When deciding how I would go about creating this unique collection of 50 paintings from the Arctic, I had determined that I would span the Arctic from one end to the other, east and west, north and south. In so doing, perhaps I would have a chance to develop a truly unique representation of our north in a way that has never been done before.

I also saw that this would be an adventure of a lifetime, in some of the most spectacular scenery on earth, and that I would be working with interesting people (Inuit in the eastern Arctic and Inuvialuit in the western Arctic), encountering fascinating history, and much more.

In other words, there a whole lot more than just going out there and setting up my easel. It a multi-layered life experience, and making films about it would allow others to share n that, and hopefully be educated and inspired in the process. Hopefully the films could also serve to raise awareness about our fragile northern environment, and help develop a greater passion of taking care of them.

Un moment marquant, au fil de ces voyages?

One? Only One? :)

There were so many, but here are a couple:

- Setting: Ivvavik National Park, in the northwest corner of Canada where the Yukon meets the US and the Arctic Ocean. Camping up in the mountains near the Firth River. Set out hiking for the day further into the mountains. It’s a grey day, wind howling, bits of rain here and there. Traversing loose rock (scree) on the steep slopes with hiking poles and a heavy pack, trying to zero in on something to paint. In the distance an incredible rock outcrop called a tor juts up through the earth and reaches for the sky. Looks prehistoric. Wind still whipping by, skies still grey. I press on anyway. As I get closer, a bit of sun peeks though the streaking clouds, touches the land, then disappears. My heart starts to race. Maybe. Just maybe I’ll get lucky. I pick up my pace and try to find a composition with the tor. Not here. Run along the mountain a ways. Naw. Then run down the hillside, trying not to wipe out as my eyes are glue to the scene to see how it changes with each step. Just as I think I ‘ve got it, the landscape begins to brighten. The sun is breaking through a bit, and heading for the tor. I frantically set up my gear and begin painting. Looking up from my canvas it happened. Of the miles and miles of landscapes all around, the sun saw fit to hit the tor! As amazing as the it was before, it is now spectacular. I’ve got my my light! Then, as suddenly as it came, it went. The clouds grew dark again, and the winds that continued to howl the whole time picked up even more. As I tried to apply more paint to my canvas, nature turned it up a notch, and the winds gusted so hard that it tore my overhead tarp from the ground, causing it to flail wildly in the air. I packed up, but I had got what I came for, and a whole lot more.

 - This next little story is the opening paragraph of an article I just wrote for the Toronto Star [NDLR: publié en juillet dernier]. I include as I wrote because it describes one of the highlights of my journeys:

“Hanging on tight, I wiped the salt water spray from my eyes as the image of a massive iceberg came into focus. I was in Canada’s far north, bouncing around in a 24 foot cedar freighter canoe along the north coast of Baffin Island, Nunavut. Inuit guides Sam and Jayko were leading me into a land like no other. The iridescent whites and blues of the iceberg were spectacular, but looking past it caused my jaw to drop even further. A solid sheer wall of granite rose from the depths of the ocean and past the waterline for a kilometer, dwarfing the berg and, unbelievably, making it seem like a floating mini marsh mellow. Craning my neck way up, I saw a crowning mass of glacier, draping over the walls upper edge, gushing fresh water back down the rock face, to eventually join the ocean below.

 I was entering Sam Ford Fiord, and I was speechless… Again.”

Tu as dû affronter des situations climatiques extrêmes… As-tu parfois regretté d’avoir emmené ta famille avec toi [NDLR: on aperçoit ses jeunes enfants dans l’un de ses films!]?

I never regretted bringing my family at any time. I did regret the choice of my tent positioning at the edge of the cliff at Tuktut Nogait National Park however, as a major storm that came down on us caused some concern as the wind was blowing hard toward the edge as that very nearby cliff, putting us in some potential danger.

As a dad, bringing my girls in to the wilderness is one of the greatest gifts that I’ve ever been given to them. It has given them a greater appreciation for the world around them. It has caused them to be more independent young ladies, and taught them how to deal with unexpected challenges and to be physically and mentally prepared.

That said, there are risks that I felt were too great, which is why the family did not come with me to Baffin and Ellesmere Islands in particular, where dealing with polar bears and crossing glacial rivers and carrying huge packs were not family friendly activities. But maybe when they get older, they’ll have some of that desire in their blood, and they will take me out :)

Qu’est-ce que le Nord t’a appris?

It’s taught me humility. Traveling on foot in many places, I have never felt so small in my life. But it’s a great feeling to know that there are such vast spaces, and even if someone can’t go there in person, that the mind can wander there to find rest and beauty and step away from the hectic life that most lead. As a Canadian, it’s made me feel even more proud that we have all this in our backyard. 

Le paysage le plus difficile à peindre? Pourquoi?

They all have their challenges, but of particular note was my month on Ellesmere Island, and getting used to the sun not setting the whole time I was there. Often times when painting in other places, morning and evening light create long shadows and beautiful warm tones across the landscape. It took a while to study what the sun was doing to the land up there, how it accentuated the forms of the mountains, etc. After I while I did begin to see the subtle shift in colour temperature throughout the day, and would find myself sometimes returning hours later in hopes that a scene my look even nicer. Even got up almost every hour one night, to my brother’s chagrin, to see what the sun was doing. In a tiny tent, one cannot get up without waking up the other person :)

Also the sheer size the land everywhere made painting a big physical challenge. In Auyuittuq and Quttinirpaaq National Parks, I would to often have to travel a great distant just to see any significant changes in the view of the landscape. I lost about 12 -15lbs on each trip I did from all the running around. Great excercise program :)

Et une question qui peut paraître un peu stupide, mais qui m’intrigue depuis que j’ai vu ton film: quand tu peins, que le ciel se couvre et que tu dois quitter les lieux rapidement, comment arrives-tu à protéger tes toiles?

No such thing as a stupid question! I have built wooden boxes to accommodate the size of my panels (I paint on linen that has been archivally mounted to birch panels). The boxes have 5 slots in them (down the sides and on the bottom). Each slot can take 2 panels, back to back, and are spaced so that faces do not touch. So I can carry 10 wet oil paintings at once. To keep the lid in place I used fancy duct tape :)

Pour lire son blogue et voir les photos de l’expédition TrueWild, par ici.  

Vous en saurez plus aussi en visionnant cette entrevue accordé à Canada AM:

Pour découvrir quelques-unes de ses toiles, par ici.  Pour suivre ses aventures sur Facebook, par là.  Il est aussi sur Google+ et sur Twitter.

À lire également: Cory Trépanier: Le Nord comme inspiration.

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10 choses que vous ne savez (peut-être) pas à propos des Îles de la Madeleine

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1- On peut faire beaucoup de choses avec du sable. En plus du concours de châteaux, qui attire les foules en août, on trouve de véritables ouvres d’art faites à partir de ce matériau, y compris des urnes funéraires!

2- Le sable chante aux Îles. Si, si!  C’est ce que j’ai appris en visitant les Artisans du sable, sur l’Île du Havre-Aubert, l’année dernière. C’est en fait le bruit du frottement des grains quand on marche dessus qu’on appelle «chant».

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3- L’île d’Entrée est la seule qui ne soit pas reliée au reste de l’archipel. Pas étonnant qu’on y trouve autant de descendants d’Irlandais et d’Écossais: on a l’impression d’avoir changé de continent en accostant! On peut par ailleurs y voir de petits pingouins. C’est ici, aussi, que Jacques Cartier a jadis aperçu des Micmacs…

4- Il est possible de plonger avec des phoques à  l’île Brion avec L’IstorletSi l’animal vous fascine, rendez-vous également au Centre d’interprétation du phoque.

5- Le phoque n’est pas que beau, il est aussi très bon (ne le dites pas à Brigitte Bardot!). On peut en manger dans différents restaurants. Je vous recommande le burger de loup-marin (autre nom du phoque) des Pas perdus. Pour mieux comprendre l’importance de la chasse au phoque, par ici.

6- L’artiste japonais Takanori Sérikawa, dont les oeuvres sont régulièremnt exposés, est propriétaire d’un restaurant unique, Taka. Il tient aussi l’auberge Capitaine Gédéon. Réservations: 418-986-5341 ou capitainegedeon@tlb.sympatico.ca.

7-  On y trouve l’une des 25 plus belles plages au pays, la Grande Échouerie, selon Canadian Geographic. Chaque plage a sa personnalité propre. Avec ses falaises, celle de la Dune du Sud, à Havre-aux-Maisons, est l’une des plus photogéniques. Celle de la Martinique, entre Cap-aux-Meules et Havre-Aubert, est reconnue pour ses eaux plus chaudes, alors que Pointe-au-loup, quasi-déserte, charme avec ses eaux limpides, mais terrifie les parents à cause de ses courants.

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8- Les cultures anglophone et francophone cohabitent le plus naturellement du monde aux Îles (du moins, c’est l’impression qu’on a en y allant comme touriste). On passe d’une langue à l’autre, selon le lieu où l’on se trouve.

9- On dénombre 300 espèces d’oiseaux aux Îles.

10- On peut s’y rende en bateau. À bord du Vacancier, l’équipage est presque entièrement Madelinot.

Pour plus d’information, visitez Destination voyage Îles de la Madeleine (lien commandité).

À lire également: 10 raisons de visiter les Îles de la Madeleine12 secondes aux Îles de la MadeleineQu’arrive-t-il aux baleines échouées sur des plages?Les oiseaux de l’île d’EntréeExcursion à l’île d’EntréeEscale aux Îles de la MadeleineLa vie à bord du Vacancier,  Cap sur les Îles de la Madeleine et De Montréal aux Îles de la Madeleine.

Pour lire tous les billets que j’ai rédigés sur les Îles de la Madeleine pour EnTransit.ca, par ici.

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Les voyages qui changent la vie

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Avec Nikki et Nathalia

Plusieurs voyages ont eu des impacts majeurs sur le cours de ma vie. Un forum rassemblant des jeunes Francophones du monde entier au début de la vingtaine, que j’étais allée couvrir pour le journal La Presse dans les années 1990. Un stage de vidéoreporter au Burkina Faso à la fin de la même décennie. Un mois de cours d’anglais à Vancouver en 2000, à dormir dans le dortoir d’une auberge de jeunesse. Les 18 mois que j’ai passés en Asie.

Parmi les expériences récentes qui ont entraîné une série d’événements, il y a ma première participation à GoMedia, à Toronto, en 2010. La Commission Canadienne du Tourisme m’avait alors invitée à prendre part à un panel (in english, of course) avec des top-journalistes/blogueurs d’un peu partout. On m’avait aussi proposé de choisir un «post-tour». Quand j’ai vu qu’il était possible de traverser le Canada en train avec Via Rail – un vieux rêve -, je n’ai pas hésité une seule seconde.

Je me suis donc retrouvé à la gare de Toronto un matin de septembre en compagnie de journalistes de tous horizons. «Regardes-tu la série Entourage, ai-je glissé à l’oreille d’une blondinette anglaise, pendant la présentation du cocktail de bienvenue. Ce mec, c’est Lloyd!» Un éclat de rire plus tard, nous savions que nous deviendrions copines. La même complicité s’est spontanément installée avec Nathalia, journaliste brésilienne qui quittait son fils de 9 mois pour la première fois. Que de fou rire partagés pendant ces quatre jours de traversée!

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L’heure de l’apéro

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Moose!!!

Peu après mon retour, j’avais écrit ceci:

J’avais aussi l’impression que je ne revivrais plus ces moments de complicité spontanée en voyage. Ces rencontres impromptues qui donnent naissances à des amitiés profondes. Ces hasards si bien orchestrés qu’on a l’impression qu’ils n’en sont pas, justement.

J’avais tort.

Je viens de passer une semaine formidable avec deux journalistes rencontrées à bord du train de Via Rail, suite à l’événement GoMedia, organisé par la Commission canadienne du tourisme. Quelque part entre Toronto et Vancouver, entre un cocktail et un énième éclat de rire, j’ai su que Nikki et Nathalia ne seraient pas que de simples copines de route. Que cette passion commune pour les voyages, la bonne bouffe (quel bonheur de ne pas être la seule à passer dix minutes à photographier chacun des plats! lol) et les spas nous mènerait plus loin que la Colombie-britannique.

Nathalia a par la suite ressenti le besoin de passer du temps avec son fils, ce qui est tout à fait compréhensible. Nous avons continué à nous écrire de temps en temps pour prendre des nouvelles. De mon côté, ma fille étant plus âgé, j’ai pu organiser différentes escapades avec Nikki.

45687_10151276118396039_1856540643_nAprès nous être revues lors de l’édition suivante de GoMedia, il était clair que la blondinette – devenue brunette – et moi serions désormais inséparables. Depuis, il se passe rarement une journée sans que nous échangions sur les réseaux sociaux ou par texto. Nous nous sommes retrouvées à Edmonton, Montréal, Los Angeles, Québec et Charlevoix. Nous avons aussi pris part à un autre «post-tour» en train ensemble après GoMedia en 2011, cette fois-ci à bord du Rocky Mountaineer. Un autre voyage qui a eu un impact majeur sur ma vie à plusieurs égards.

Je voyage pour voir le monde. Et aller à la rencontre DU monde. Les lieux qui m’ont le plus marquée sont tous liés aux personnes qui se sont trouvées sur ma route, que ce soit des locaux ou d’autres voyageurs. Alors voir du pays avec des journalistes et des blogueurs qui partagent ma passion pour les mots en plus de la découverte transforme forcément la moindre escapade en souvenir mémorable.

Depuis ce voyage, en 2010, Nathalia a lancé son propre blogue, Como Viaja! Nikki, elle, a carrément pris la décision de quitter son Brighton chéri pour embrasser une nouvelle vie à Vancouver. Elle blogue elle aussi depuis 2012.

J’ai appris il y a quelques semaines que Nathalia passerait par Montréal avant de se rendre à Toronto pour TBEX en juin, événement auquel j’avais moi aussi pris la décision de prendre part. Le bonheur d’imaginer que je la retrouverai bientôt!

Cerise sur le sundae: Nathalia, Nikki et moi avons toutes trois été invitées à GoMedia cet année. Nous serons donc à nouveau réunies à Charlottetown en septembre 2013.

Oui, le monde est petit. Et rempli de surprises. :-)

En attendant, je vous invite à suivre Nathalia et 27 autres blogueurs des quatre coins de la planète dans le cadre de Journey to TBEX: #ExploreCanadaBlogger Train. Deux blogueuses françaises que j’aime beaucoup lire et que j’ai très hâte de rencontrer, Adeline et Sarah, feront le voyage avec elle.

Voir du pays, c’est bien. Mais en bonne compagnie, ça peut carrément changer une vie.

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P.S.: Clin d’oeil à Élyse Mailhot, qui a été à l’origine de ma première participation à GoMedia. Tant de choses dans ma vie ont découlé de cette première expérience! Je l’ai souvent remerciée, mais je le fais à nouveau ici. Merci Élyse! XX

À lire également: billet de Nathalia (en portugais) et reportage de Nikki (en anglais) sur ce voyage en train, de 2010. Le mien, sur EnTransit.ca. Un billet plus perso sur notre rencontre. Autre billet de Nikki sur un autre trajet de train que nous avons fait ensemble.

Aussi: Montréal-Halifax en train avec ma fille, L’Europe en train ou en avion?, L’Ouest canadien à bord du Rocky Mountaineer et Charlevoix en train.

Jasper, où je me suis arrêtée lors de ma traversée du Canada en train en 2010. C'est aussi de là-bas que j'ai pris le Rocky Mountaineer en 2011.

Jasper, où je me suis arrêtée lors de ma traversée du Canada en train en 2010. C’est aussi de là-bas que j’ai pris le Rocky Mountaineer en 2011.

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Vacances: 5 destinations famille accessibles aux Québécois

Sandbanks Provincial Park

Sandbanks Provincial Park (©Ontario Tourism Marketing Partnership Corporation)

Les vacances approchent à grands pas et vous ne cessez de tergiverser. Votre critère principal pour arrêter le choix de votre destination: la proximité. En ayant la possibilité de voyager en voiture, vous pourrez profiter davantage de la vie sur place. Bien sûr, il y a la côte Est américaine, dont les plages séduisent chaque été des milliers de Québécois. Mais il y a tant à découvrir dans la Belle Province et ses voisines! Et si on restait au Canada cet été?

Au programme: Île du Cap-Breton (Nouvelle-Écosse), Sandbanks (Ontario), le Saguenay par le fjord (Québec), Shediac (Nouveau-Brunswick) et Toronto (Ontario).

La suite sur Coupdepouce.com!

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Le passeport 3B, voyage en trois escales

©Bota Bota

©Bota Bota

Allez au spa, c’est bien. Allez dans trois spas, c’est encore mieux! Lancé juste à temps pour le printemps, le Passeport 3B offre l’accès à trois spas de la province: Bota Bota, spa-sur-l’eau, dans le Vieux-Montréal, Le BATHROOM spa urbain, sur le Plateau Mont-Royal, et BALNEA, à Bromont-sur-le-lac, dans les Cantons-de-l’est. «Le Passeport 3B, c’est la découverte de 3 mondes de détente, un appel au voyage», résume Geneviève Émond dans Le Hublot.

Reconnu pour son architecture, son originalité et son histoireBota Bota vous permet de profiter du circuit d’eau à bord d’un bateau amarré en face d’Habitat 67 (on y accède par la rue de la Commune). Les nombreuses salles de détente avec vue sur la ville en font un lieu unique. C’est là que j’ai tourné la vidéo «Comment faire sa valise» avec l’équipe de Sid Lee l’hiver dernier (pour la (re)voir, par ici).

Je dis souvent à la blague que Bota Bota m’a permis de passer à travers l’hiver rigoureux. Je m’y suis réfugiée à la moindre occasion, afin d’être enveloppée par la chaleur du bain de vapeur et de profiter de l’effet relaxant de l’expérience thermale. Cela ne m’empêche pas de le fréquenter aussi pendant la belle saison. Un verre de bulles sur la terrasse après un plongeon dans l’eau froide? J’adore.

En arrivant au Balnéa, on décroche illico. Exit le stress, bonjour la nature! À nos pieds, un lac sur lequel on peut entre autres pratiquer le SUP yoga (stand-up paddle board + yoga). Il faut se rendre au bout du quai pour constater l’ampleur du site. En plus de son emplacement exceptionnel et du circuit thermal, les (très) nombreux soins offerts et le restaurant ont contribué à forger sa réputation.

Des envies de Japon, de Thaïlande ou du Mexique? Un soin correspondra à votre état d’esprit. Depuis quatre ans, des chefs s’affrontent également dans une compétition amicale tous les dimanches de l’été. Une nouveauté en 2013: le salon marocain. Doit-on s’étonner que Balnéa figure parmi les 10 meilleurs spas du Canada selon Spas of America?

Je n’ai pas encore eu l’occasion de m’arrêter au Bath room, qui permet de vivre une expérience en apesanteur dans ses bains flottants. Je me promets d’y remédier sous peu. Saturée en sel d’epsom,  dont la teneur élevée en magnésium a des propriétés détoxifiantes, anti-douleurs et anti-raideurs, l’eau est maintenue à la température du corps.

Prix du passeport: 150$. On se le procurer dans les trois spas participant ou l’acheter en ligne.

©Bota Bota

©Bota Bota

Concours

Alors, tenté? Pour les cinq ans de Taxi-brousse, nous vous offrons la possibilité de gagner l’un des six Passeport 3B. Comment participer? Rendez-vous sur la page Facebook de Taxi-brousse dès demain midi maintenant (vous devez être membre pour pouvoir participer). Le Passeport 3B inclut le circuit d’eaux voyage au Bota Bota, spa-sur-l’eau, l’expérience thermale au BALNEA spa + réserve thermale et une séance de bain flottant au BATHROOM spa urbain.

MÀJ 16 mai, 20h: Le concours est maintenant terminé. Les gagnantes (oui, que des femmes!) sont: Jacinthe Bélisle, Lisanne He, Leslie Sebastiao, Marie-Hélène Paradis, Maude Carrier et Julie Philippon. Plusieurs personnes que je connais personnellement cette fois-ci, mais la méthode de tirage utilisée est la même, avec l’application «Concours».

Pour le contexte du concours, par ici.

À lire également: Naturellement glamourVoyages sur tablesUne île privée aux Bahamas rien que pour soi… ou presque,Virée spas à VancouverUn spa unique au monde et 10 coups de coeur torontois.

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