Taxi-brousse

Articles classés sous ‘Caraïbes’

32 «tweets» humanitaires

26 décembre 2009 · 4 commentaires

Il existe des tas de projets destinés à améliorer le sort de la planète et de ses habitants (ce sont surtout ces derniers qui me préoccupent, même si les deux sont étroitement liés). Pour contrebalancer un peu l’égocentrisme de ma «campagne électorale» des dernières semaines, j’ai rempli ma promesse de publier au moins trois «tweets» humanitaires par jour du 22 au 25 décembre (en réalité jusqu’à aujourd’hui, puisqu’hier je suis restée plutôt loin de mon ordinateur).

Parce que je suis persuadée que plusieurs initiatives méritent d’être soulignées (et pas forcément celles dont les médias parlent constamment… ou qui bénéficient des plus gros budgets de relations publiques), j’ai tenté de choisir des projets qui sortent un peu des classiques de la coopération internationale. (Lire la suite…)

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Danser avec les dauphins

20 décembre 2009 · Laisser un commentaire

Certains relaxent devant un feu de foyer qui crépite. Moi, ce sont les images sous-marines qui me détendent le plus. Quand, en plus, on sait que les dauphins choisissent de venir nager avec les humains de leur plein gré, I call it bliss.

(Merci à Nathalie Rivard, qui m’a fait découvrir cet endroit!)

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Transat et les médias sociaux

17 août 2009 · 2 commentaires

J’assiste rarement aux conférences de presse. Il faut dire qu’avec Internet, il est tellement facile d’avoir accès à tout rapidement! J’essaie cependant de faire un effort quand il s’agit de tourisme, histoire de rester au fait de ce qui se passe. J’échoue plus souvent qu’autrement, coincée entre deux dates de tombée, une course à la garderie et les multiples rendez-vous «réels» et virtuels…

Et puis, je ne suis pas invitée partout non plus! Mes statuts de journaliste/chroniqueuse/pigiste/rédactrice en chef reportages temporaire/on-ne-sait-pas-trop-dans-quelle-case-elle-va-celle-là semblent laisser certains relationnistes indifférents. Je ne sais pas toujours à quoi vont me servir les infos recueillies, mais un jour où l’autre, elles ont une utilité, ne serait-ce que pour un encadré dans un texte ou pour faire surgir une idée de reportage. Rien est jamais perdu.

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Les mariés de Transat en compagnie de Maryse Martel, directrice, commercialisation (à l'extrême gauche) et Nelson Gentiletti, président (à l'extrême droite). Photo prise avec mon cellulaire.

Ce matin, je suis passée en coup de vent à la rencontre organisée par Transat Tours Canada pour présenter les brochures Sud 2009-2010 de Vacances Transat et Nolitours au Macaroni bar, rue Saint-Laurent. Ce que j’en retiens (outre que bulles et canicule vont drôlement bien ensemble, lol)? L’ajout de tout-inclus à Antigua et aux îles Turks et Caïcos, une nouvelle liaison de Bagotville vers la Romana et les nouveaux forfaits «Mariage ailleurs» pour ceux qui ont envie d’unir leurs destinées les pieds dans le sable (c’est une nouveauté «pas si nouvelle», en réalité, puisqu’il était déjà possible d’organiser de tels séjours – la différence est qu’on offre désormais quatre formules préétablies en collaboration avec Wedding Bells et Mariage Québec).

Mais ce qui a particulièrement attiré mon attention est la question du journaliste André Désiront au sujet des médias sociaux.  Reconnaissant le pouvoir grandissant des consommateurs, Nelson Gentiletti, président de Transat Tours Canada, a, du coup, admis ne pas faire partie des initiés. «Ils joueront un très grands rôles d’ici les quatre, cinq, prochaines années», a-t-il ajouté. Il a cité Virgin parmi les exemples à suivre (pour ceux qui ne le savent pas Virgin Atlantic a lancé la communauté vtravelled.com en juin dernier – sans oublier sa présence sur Twitter et autres réseaux populaires).

Évidemment, ma curiosité était piquée à vif. Quand il s’agit du combo voyages-Web, je suis insatiable. Surtout quand il est plus précisément question de réseaux sociaux! «Concrètement, chez Transat, vous comptez vous y mettre quand?», me risqué-je du fond de la salle (oui, c’est moi la journaliste chiante qui veut toujours avoir des dates dans les conf de presse, lol). «Dans environ quatre à six mois», a fini par répondre le président, précisant toutefois que personne à l’interne n’était actuellement apte à piloter le projet.

Mon premier réflexe avant de quitter les lieux? «Twitter» la photo des sympathiques faux-mariés invités pour l’occasion posant en compagnie de la directrice, commercialisation, et du président.

Je me demande bien comment on tentera de séduire des accros comme moi dans «quatre à six mois»…

Are we there yet? Are we there yet? Are we there yet?

Note: Le réseau de veille en tourisme a publié un article sur l’utilisation des médias sociaux et leurs retombées en mars 2009.

Sur des sujets similaires:

Après les amis Facebook, les amis «Bluenity»

Facebook et l’industrie du voyage

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La Jamaïque dans Clin d’oeil

3 juillet 2009 · Laisser un commentaire

eda5e9fd07535ffb29c83fde74bc6de1Mon reportage sur la Jamaïque est dans le numéro d’août de Clin d’oeil, en kiosque depuis hier. Le site Internet du magazine propose quelques extras, dont voici un extrait:

Au pays de Bob Marley, le tourisme sexuel semble aussi populaire que la marijuana. Ici, ce sont les hommes qui ont la cote. «Quoi? Vous ne connaissez pas “the big bamboo”», me lance à la blague un artisan croisé sur la plage. Vous l’aurez compris, il ne faisait pas référence à un quelconque monument! Le lendemain, quelque part entre Ocho Rios et Nine Mile, village natal de Bob Marley, mon bus s’arrête dans un petit marché pour touristes. Sitôt dehors, je tombe nez-à-nez (quoique «nez» ne soit peut-être pas le mot approprié, à moins que Pinocchio se soit mis la tête en bas et se soit peint en noir!) avec une statut arborant un «appendice», ma foi, fort peu subtil. 

La suite ici!

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Voyager sans voiture

11 juin 2009 · 8 commentaires

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Plage, à Philipsburg

Parfois, certaines recherches par mots-clés attirent particulièrement mon attention. Ce matin, j’ai vu la question «que faire a saint martin sans voiture» (sic) à travers les «Halle Berry» (pouvez-vous bien me dire comment on peut atterir sur mon blogue en Googlant seulement son nom? Il y a 18 800 000 entrées!) et autres «plages des Caraïbes» de la liste de termes utilisés par les internautes lors de leurs recherches.

Alors voilà, pour la personne qui a lancé cette question, une réponse révolutionnaire: prendre le bus (en réalité, des minibus)! Oui oui, un véhicule qui accueille plus de cinq personnes! Ça existe! À Saint-Martin, il suffit de lever la main pour que le chauffeur s’arrête. C’est très facile d’en trouver entre Philipsburg et Marigot, par exemple. Et ça ne coûte que quelques dollars. Renseignez-vous sur place pour connaître les meilleurs endroits où vous poster. Autre option: partager un taxi avec d’autres voyageurs. Ou prendre part à une excursion de groupe…

Ça me rend dingue, cette dépendance mondiale aux voitures. J’adore voyager en Asie parce qu’il est très facile de s’y déplacer (du moins, dans les coins que j’ai visités). Les trains et les bus sont nombreux et les départs, très fréquents (oui, je sais, il y a beaucoup de monde, alors ils n’ont pas le choix). 

En Europe, le TGV est mon moyen de transport de prédilection. Rapide et surtout, efficace. À l’extérieur des grandes villes, ça se complique un peu, mais jamais assez pour m’empêcher de me déplacer. Je me souviens par exemple avoir un peu galéré dans le Beaujolais avec les autobus, mais je suis toujours arrivée à me débrouiller (même avec la poussette!).

Alors oui, on PEUT voyager sans voiture! Pas partout (heureusement que de gentils samaritains nous ont aidés l’été dernier dans les Maritimes parce que les transports en commun y étaient quasi-inexistants), mais la facilité de se déplacer fait aussi partie de mes critères lorsque vient le temps de choisir une destination vacances. Je m’obstine à voyager en utilisant le plus possible les transports en commun et les taxis, selon les situations. Rien à faire, je n’aime pas les voitures (pas pour rien que je n’ai toujours pas de permis de conduire)!

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Saint-Martin entre copines

15 mars 2009 · 5 commentaires

55087Un article rédigé il y a quelques mois déjà vient d’être publié dans le journal Le Soleil… Voici:

Avec ses 37 plages, son magasinage sans taxe, ses spas, ses bonnes tables et son aura glamour, Saint-Martin est sans contredit la destination parfaite pour un séjour entre amies. Surtout avec un «Guavaberry colada» à la main…

Pour saisir l’essence de cette île mi-néerlandaise, mi-française, il suffit de tremper ses lèvres dans ce cocktail aussi rose que la mer est bleue. Le doux parfum de noix de coco combiné au goût unique du Guavaberry, un alcool local dont il faut absolument rapporter une bouteille pour arroser les soirées de déprimes hivernales, représente parfaitement ce que l’on ressent en parcourant le plus petit territoire au monde à être gouverné par deux peuples distincts. Symbole officiel des vacances, le premier nous indique que nous pouvons officiellement ralentir le pas et nous mettre en mode «décrochage». Le second est l’ingrédient nouveau qui ajoute une part de mystère à l’aventure et la rend encore plus excitante.

C’est à tout cela que je réfléchis en observant ma copine Nathalie cheminer tranquillement vers le bar. Amies depuis le secondaire, nous ne pouvions choisir meilleur endroit pour combler son envie de farniente et mon incurable bougeotte. Pendant qu’elle passe des heures à lézarder au bord de la piscine de l’hôtel, je me jette à corps perdu dans l’exploration des environs en compagnie de ma fille de 20 mois. Quel bonheur de se balader au bord de l’eau sur la promenade de Great Bay! Mais aujourd’hui, sur la magnifique (et bondée!) plage de la Baie Orientale, nous profitons ensemble d’une journée parfaite de plage, baignade et bonne bouffe.

La suite dans le journal Le Soleil

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Jamaïque: les papiers des collègues

17 janvier 2009 · Laisser un commentaire

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Grand Palladium, Lucea

Toujours intéressant de découvrir les reportages des autres journalistes après un voyage de presse. Ainsi, ce matin, j’ai pu lire l’excellent texte de Carolyn Parent dans Le Devoir (comment se fait-il que je n’ai pas accroché sur sa plume avant? Il faut dire que je lis Le Devoir très irrégulièrement),  le dossier de six pages de Jean-Maurice Duddin dans le Journal de Montréal et le court papier de Stéphane Paquet dans La Presse. Tous trois parlent principalement du boom touristique de l’île et de «l’invasion espagnole» dans l’industrie hôtelière, chacun à leur manière. Carolyn y va de quelques comparaisons avec les destinations populaires des Caraïbes. C’est toutefois quand elle livre ses impressions du pays que je la préfère:

Car la Jamaïque est une fichue d’effeuilleuse qui exhibe, au tournant d’une route, au sommet d’une colline, son littoral échancré, ses flots verts de jalousie, sa nature en pagaille et ses bicoques bariolées. Le jour du Seigneur, par contre, elle expie ses péchés. Elle ferme ses rum shops, s’endimanche pour aller prier (le pays compterait plus d’églises per capita que toute autre contrée), puis rentre sagement à la maison écouter les gospels que diffuse la radio. 

J’aime beaucoup sa description de Falmouth aussi, où elle est allée flâner un après-midi, un peu plus loin dans le texte. Pas pour rien que mes reportages touristiques sont basés davantage sur des impressions: c’est ce qui vient d’abord me chercher comme lectrice.

C’est la partie sur sa virée à Montego Bay en compagnie d’un autre journaliste qui a retenu mon attention dans le dossier de Jean-Maurice. Son récit m’a tenue en haleine, mais je ne peux m’empêcher de me dire qu’il ne représente pas ce que serait susceptible de vivre le touriste moyen. Car bien qu’il faille dire à ce dernier de sortir de son méga-hôtel (je m’insurge toujours en entendant les commentaires de vacanciers comme cet Américain croisé lors de mon expédition à Nine Mile: «Je n’ai pas besoin de sortir du resort, il y a tout ici!»… Tout sauf l’essentiel mon vieux!), il faut aussi les inciter à s’informer avant de mettre le nez dehors! Et ne pas leur faire peur outre mesure… Se balader avec une caméra à la tombée du jour dans un endroit réputé «chaud» me semble une bonne manière de s’attirer des embrouilles. En ce sens, l’article est tout à fait pertinent puisqu’il met en garde ceux qui seraient tenté de faire de même. J’espère seulement qu’il ne fera fuir ceux qui ont envie de découvrir ce pays fabuleux! La sécurité est d’abord une affaire de gros bon sens.

Stéphane rapporte quant à lui les commentaires de touristes comme d’hôteliers et de vendeurs, ce qui le distingue des autres. En fait, c’est là le défi quand on fait ce genre de voyage: donner les infos essentielles en essayant de trouver un angle qui apportera un éclairage différent (du moins, en tant que lectrice de plusieurs quotidiens durant le week-end et de dizaines de magazines chaque mois, c’est ce que je recherche!).

C’était la première fois que j’écrivais ce genre de reportage pour un quotidien (j’ai fait plusieurs papiers «voyage» plus court pour La Presse auparavant et des récits et textes capsulaires pour Clin d’oeil, mais jamais de dossiers sur une destination pour un journal) et c’était ma toute première collaboration au Soleil. J’ai choisi de ne pas insister ni sur les chiffres, ni sur les hôtels, même si c’est ce qui ressortait de l’actualité. Cela vient en partie de mon réflexe de fille de mensuels: habituellement, nos textes sont publiés bien après ceux de nos confrères des quotidiens. Ai-je eu tord? Probablement, dans la mesure où les lecteurs des journaux ne cherchent pas la même chose que les lecteurs de magazines. Mais mon objectif était davantage d’emmener les gens en voyage que de leur présenter des faits qu’ils pourraient trouver ailleurs. Alors je reste somme toute assez satisfaite de mon boulot. Et puis, j’ai eu tant de plaisir à écrire ce papier qui n’était pas prévu au départ…

P.S.: On m’aperçoit de loin à côté de Richard Saindon sur l’une des photos de Jean-Maurice, sur la rivière Martha Brae… hi! hi!

P.P.S.: À lire absolument dans La Presse, le texte en p. 6 sur le projet «52 îles en 52 semaines» de Gil Thériault, qui donnera des conférences pendant le Salon du bateau.

AJOUT 25 janvier: En p. 4 et 5 du cahier Vacances voyage de La Presse d’hier, on trouve le texte «48 heures hors du tout-compris en Jamaïque». Excellent papier pour quiconque a envie de sortir de son hôtel!

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Jimmy Cliff, l’acteur

10 janvier 2009 · 2 commentaires

Je n’ai pas pu résister. Quand une copine m’a mentionné  l’existence de The Harder they come, film jamaïcain réalisé en 1972,  je l’ai commandé la journée même sur Amazon. Quel bon achat! Hier soir, Chéri et moi avons été fort agréablement surpris par ce long métrage culte.

Le pitch: Ivanhoe Martin (Jimmy Cliff) débarque en ville avec l’intention de faire carrière comme chanteur. Les embûches étant nombreuses, il dérape peu à peu et s’initie au commerce de la marijuana. Sa soif de célébrité l’amène à commettre des crimes. Une autre manière de passer à l’histoire…

Les chansons de Jimmy Cliff, que nous écoutions depuis des années sans savoir qu’elles avaient fait partie de la bande sonore d’un film, enrobent magnifiquement les images et prennent un tout autre sens dans ce contexte. 

Dans l’édition restaurée en 2006, de nombreuses entrevues présentées dans les «extras» permettent de saisir la portée qu’a eu cette production et d’en apprendre un peu plus sur les coulisses de sa réalisation. On découvre par exemple que Jimmy Cliff a retenu l’attention du réalisateur à cause d’une pochette d’album sur laquelle il apparaissait angélique d’un côté, et plus dur de l’autre. Le chanteur raconte d’ailleurs avoir passé sa vie à chercher l’équilibre entre ces deux facettes de sa personnalité.

Vraiment, un film à voir absolument pour quiconque aime la Jamaïque et le reggae!

Le clip de la chanson titre (dans lequel on voit des images du film):

P.S.: Merci pour la découverte Isabelle! ;-)

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Ma Jamaïque dans Le Soleil

10 janvier 2009 · Un commentaire

38721Je l’ai déjà mentionné ici: écrire sur les voyages est une réelle passion. Collaborer à une nouvelle publication fait aussi partie des aventures qui m’excitent beaucoup. Ce matin, mon premier reportage pour la section «Voyages» du Soleil se trouve dans les kiosques à journaux. On peut le lire intégralement en ligne sur Cyberpresse. Bien que mon texte ait été légèrement écourté et les quelques passages au «je», transformés au «nous», je reste très fière du résultat. J’ai vraiment l’impression d’être parvenue à exprimer exactement ma vision de ce coin du monde pour lequel j’ai eu un véritable coup de foudre et ça, c’est rare (du moins, pour une auto-critique à l’extrême comme moi!). Je vous copie-colle le début:

Un petit stationnement où s’entassent quelques minibus. Un mur dont la couleur rappelle celle des mines de bauxite, seconde industrie du pays après le tourisme, aperçues le long des routes. Soudain, une porte s’entrouvre. Hallucination causée par la fumée secondaire? Non : il s’agit bel et bien d’un étalage de marijuana. Pas de doute, nous sommes en Jamaïque, plus précisément à Nine Mile, village natal de Bob Marley. (…)

Il apparaissait essentiel de parcourir les 65 km (environ une heure et demie de route) qui séparent Ocho Rios de Nine Mile, situé à environ 915 mètres (3000 pieds) au-dessus du niveau de la mer. La route qui mène au bercail de la plus grande légende du reggae vaut à elle seule le déplacement. Un autre visage de l’île de «la terre, du bois et de l’eau», traduction de son nom dans la langue des Arawaks (colons venus d’Amérique du Sud il y a un millénaire), se dévoile peu à peu en s’éloignant des centres touristiques, celui des campagnes et de ses maisonnettes patchworks, des champs de choux et des chemins escarpés où seuls les klaxons peuvent nous prévenir qu’une voiture arrive en sens inverse.

Bien sûr, en prenant part à une visite guidée, on s’assure un arrêt dans un petit marché pour touristes. Une occasion de découvrir un autre grand mythe jamaïcain : «the big bamboo»! Dans les stands où s’entassent vêtements et oeuvres d’art, on repère rapidement les statuettes bien membrées. «Vous pouvez l’enlever et en faire ce que vous voulez», lance un vendeur en détachant le phallus de son socle.

Les derniers kilomètres qui nous séparent de notre destination dévoilent les décors les plus époustouflants. Les montagnes de Saint Ann, plus grande paroisse de Jamaïque, sont de véritables fabriques de points d’exclamation. Entre les «oh!» et les «ah!» se glissent plusieurs «wow!», particulièrement quand les vallons donnent l’impression qu’un pas suffirait pour nous lover à jamais dans leur écrin. À l’horizon, les arbres touffus se fondent dans les nuages. Leur relief évoque d’ailleurs celui de cumulus gorgés de chlorophylle qu’on aurait posés sur le sol.

La suite ici!

Autres reportages publiés

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St. Maartini recipe

7 janvier 2009 · Un commentaire

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Mojito and St.Maartini

In a shaker with ice add:

- 1.5oz coconut rum
- 1.5 oz peach schnapps
- 1.5 oz passion fruit juice
- 1.5 oz guava juice
- zest of 1/4 lime

Shake and pour into chilled martini glass.

Le parfait remède anti-tempête!

(Created by Paul Peterson who won the «2006 Caribbean Bartender of the Year title». Thanks to Jeanne Woo at Melaine Communications Group Inc. for the recipe)

P.S.: Non, je ne compte pas me mettre à utiliser le franglais de Justin Trudeau sur une base régulière, je suis tout simplement trop dans le jus pour traduire la recette et je trouvais absolument ESSENTIEL de la partager ici AUJOURD’HUI!  :-)))

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Points de suspension

31 décembre 2008 · 3 commentaires

mjpiedseauIl y a longtemps que je n’avais pas consacré autant de temps à la rédaction d’un reportage. J’ai étiré mon voyage en Jamaïque le plus longtemps possible. Remâché chacun des mots crachés sur l’écran pour être certaine d’en avoir bien retransmis la saveur. «Ressenti» à nouveau ces paysages qui m’ont tant séduite, surtout ceux entre Ocho Rios et Nine Mile. Revisionné mes entrevues pour me rappeler la chaleur des Jamaïcains. Bref, j’ai fait durer le plaisir.

Des jours durant, je me suis trouvé mille et une raisons pour ne pas mettre le point final à ce dossier destiné au journal Le Soleil. Je n’avais pas envie de le terminer, j’avais trop de plaisir à le laisser prendre forme en moi. Et puis, il faut dire aussi qu’écrire pour un nouveau client (c’est seulement ma deuxième pige pour eux) me pousse à vouloir mettre la gomme. À peser chaque mot, revérifier chaque virgule et chercher les poux qui sautillent joyeusement entre les lignes. 

Vous dire à quel point j’aime écrire sur les voyages… (Soupir) En même temps, je ne veux pas me lasser de ce genre d’exercice. Je veux me délecter de ces «bonbons» comme si c’était la première fois encore et encore. La toile de mes souvenirs n’est pas vierge mais j’aime bien me faire croire qu’il m’est toujours possible d’effacer quelques traits brossés grossièrement pour raffiner l’oeuvre, doucement, lentement… La réinventer au gré de mes découvertes.

Je ne veux pas que voyager devienne un travail, une obligation, une corvée. Pas question d’altérer ma passion. Et puis, j’aime aussi écrire sur les phénomènes sociaux (surtout d’ailleurs), le choc des cultures (bon, c’est du voyage ça aussi! En fait, c’est ma passion no 1, la raison qui me pousse à voir du pays), la cyberculture (qui abat les frontières)… Je n’en sors pas. Une part de moi est toujours en voyage. 

Il n’y a qu’ailleurs que mes sens sont aussi exacerbés. Que je deviens perméable à la moindre sensation. Que je ne m’en fous pas. Honnêtement, ce qui m’entoure quand je suis chez moi, je m’en fous un peu (je ne parle bien sûr pas des gens!). C’est triste, mais c’est ainsi. Comme si en sortant de mon contexte, le bouton «on» s’allume et me permet enfin de laisser tout entrer, par les yeux, la bouche, le nez, la peau… Et là, je vais vous sortir le gros cliché dont j’ai parlé 10000 fois ici: c’est dans ces moments-là où je me sens le plus vivante.  (Je radote, hein? Tant pis: c’est moi qui décide ici, nah!) J’ai besoin d’un grand bol d’exotisme pour m’apercevoir que l’air que je respire a une odeur. Écrire sur les voyages me force à retrouver cet état même s’il fait – 1000 dehors.

Quand ma fille sera plus grande, je partirai peut-être plus souvent. À ma manière. Parfois avec Chéri, aussi. En attendant, je l’amène avec moi, sauf exception (comme en Jamaïque). Et je savoure mes textes-bonbons le plus longtemps possible.

Je suspends les points…

(Il est passé 4h du matin, impossible d’aller dormir tout de suite, je suis sur mon «high» d’écriture! Désolée s’il y a des coquilles, je ne suis plus très alerte.)

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Huit minutes en Jamaïque

22 décembre 2008 · 12 commentaires

RI-DI-CU-LE. Il n’y a pas d’autres mots. Je croule sous le boulot et voilà que je m’amuse à monter un résumé de mes sept jours en Jamaïque! Ma résolution 2009 devrait être d’arrêter de procrastiner. Mais j’ai tellement de plaisir… ;-)

Voici donc, avec plein d’imperfections techniques (toujours pas trouvé comment coller des images vidéos sur du son d’ambiance ni comment diminuer progressivement le son sur des photos avec iMovie… ouch!), sûrement plusieurs fautes d’anglais et une belle erreur de français (je ne vous dis pas laquelle – mettons ça sur le compte de la fatigue et de la fumée secondaire!), mon petit film sur les coulisses de mon voyage de presse du début du mois. Il est beaucoup plus long que ce que j’aime, moi, voir sur le Web, mais je trouve que huit minutes pour résumer sept journées bien remplies, ce n’est pas si mal!

P.S.: Je coupe toutes les têtes parce que je prends des photos avec mon autre main, alors j’oublie que je filme! lol

Ma vidéo sur le bobsled

Ma vidéo sur Nine Mile

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Chez Bob – la vidéo

18 décembre 2008 · 12 commentaires

Même aujourd’hui, avec les outils faciles à utiliser, les monteurs professionnels ont toute mon admiration. Après des heures de «gossage», je ne suis toujours pas arrivée à coller des images vidéos en gardant le son ambiant (ç’aurait été tellement génial de conserver quelques chansons interprétées par le guide!). Je me suis donc rabattue sur des photos pour «dynamiser» un peu le tout (comme je n’en avais pas tant que ça, vous reverrez certaines publiées dans le billet précédent). Encore plus frustrant quand on sait ce qu’on aurait voulu faire… 

Autre truc: ma priorité pendant la visite de Nine Mile était de prendre les meilleures photos possibles. On entend donc souvent ma caméra puisque je tenais mon n95 d’une main, et ma caméra numérique de l’autre… J’aurais dû ajouter des sous-titres, mais après un bon huit heures de «bizounage», le courage m’a manqué…

Après ce looong préambule (ironique: je suis la première à dénoncer les gens qui s’éternisent en justifications!), voici donc le petit film amateur (mais fait avec coeur!) de ma visite à Nine Mile! À noter que le guide qu’on entend au début n’est pas le même que celui qui nous fait faire la visite du village. Aussi, il était interdit de filmer ou photographier la tombe de Bob.

Ma vidéo sur le bobsled

Ma vidéo résumé du voyage

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Bienvenue chez Bob Marley

17 décembre 2008 · 2 commentaires

Aller en Jamaïque sans faire un petit «pèlerinage Bob Marley» était pour moi comme aller en France sans voir la Tour Eiffel. Impensable. Le hic, c’est que rien était prévu pour nous permettre d’en savoir plus sur la plus grande star du reggae dans notre itinéraire. Coup de chance: Valérie, qui organisait le voyage, est parvenue à m’arranger une excursion le dernier jour du voyage. Je me suis donc jointe à un groupe (tous Américains – l’un d’eux m’a avoué que c’était la première fois qu’il s’écartait de son resort «parce qu’il y a tout là-bas, pas besoin de sortir»… no comment) pendant que mes collègues relaxaient, travaillaient ou jouaient au golf.

Le trajet pour se rendre à Nine Mile vaut à lui seul le déplacement. On traverse les montagnes et les petits villages colorés, des champs, des fermes… 

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champchoux

Champ de choux

7miles2Puis on arrive dans le village natal du grand Bob (non, pas celui de la photo ci-dessus). À peine descendue du minibus, j’ai eu l’impression d’être projetée dans une scène de film. Voici le chaleureux personnage qui accueille les visiteurs…

ninemileaccueil1ninemilesdrugOn a beau connaître la réputation du pays, ça surprend quand même! D’autant plus que, contrairement à certains dealers croisés à Negril, il a accepté de se faire prendre en photo avec le plus grand des plaisirs.

J’ai tout de suite adoré le guide (surnommé «Captain Crazy») qui m’a fait faire la visite des lieux (précisions ici que Nine Mile est géré par la famille de Bob Marley et que les guides qui y travaillent sont d’authentiques fidèles du mouvement Rastafari). Il n’hésitait pas à jouer avec les clichés associés à sa religion (qui a des tas de restrictions comme ne pas manger de viande, ne pas boire d’alcool,  ne pas se couper les cheveux,  etc, mais encourage la consommation de «ganja» – de la mari -, dite «herbe de la sagesse»). Mon contact avec lui a été beaucoup plus sympathique qu’avec le premier guide, qui refusait catégoriquement que je le filme… Comme une image animée vaut miiiiile explications, je suis en train de monter le film de ma visite (attendez de l’entendre rire dans ma vidéo!). En attendant, voici quelques moments-clés en photos.

Début de la visite. Pour vous mettre en contexte, de la musique de Bob joue en boucle et un nuage de mari nous accompagne (quelqu’un connaît les effets de la fumée secondaire de la «ganja»? lol).

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Avant d’entrer dans la maison, on doit enlever nos chaussures. Je pose ici fièrement avec mon super-guide!

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Captain Crazy and me

Me voici maintenant dans la chambre où Bob a dormi de l’âge de 6 mois à 13 ans. «Don’t sit on the bed or you’ll get pregnant», m’a lancé mon guide à la blague. Bob était reconnu pour son grand amour des femmes… (J’ai fini par m’asseoir quand même – j’aime vivre dangeureusement! lol – mais la photo est floue. Un signe!)

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Ceux qui connaissent la musique de Bob connaissent «Zion», la roche où il aimait bien aller méditer. C’est elle… Dans la culture africaine, «zion» est associé à une sorte de «Nirvana des sens» (dixit Wikipédia). J’ai pris la photo quand notre guide nous expliquait qu’il allait aller fumer un joint gros comme une batte de baseball sitôt sa journée de travail terminée… lol

zionLa visite s’est terminée par une visite du mausolée de Bob. Interdit de prendre des photos. Sa mère, décédée il y a huit mois, repose aussi à Nine Mile.

Une superbe journée, vraiment. De plus, comme nous étions plusieurs journalistes à faire le même périple et que les autres risquent de publier leurs textes avant, mon expédition à Nine Mile me permettra d’avoir quelque chose de différent à raconter.

P.S.: Désolée pour mes amis Facebook, je sais que c’est un peu redondant!

AJOUT: La vidéo de ma visite est ici

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Retour difficile

15 décembre 2008 · 9 commentaires

Comme toujours, le boulot accumulé pendant mon absence me laisse bien peu de temps pour récupérer de ma semaine intense de voyage. Moi qui étais si fière d’être parvenue à ne pas casser les oreilles de mes collègues en parlant constamment de ma fille (remarquez, je leur ai sûrement cassé les oreilles avec un million d’autres trucs! lol) et si heureuse de constater que cette dernière semblait très bien s’être accommodée de mon absence, voilà que je ne peux pas faire un pas sans qu’elle s’agrippe à moi et passe en mode «crise» pour un rien. Pas facile de rencontrer les deadlines dans ces conditions!

Malgré tout, je suis très heureuse d’avoir pris part à ce voyage, le premier sans bébé depuis sa naissance. Évidemment, voyager avec des inconnus n’a rien à voir avec partir avec des copains. Comme le faisait remarquer un collègue, c’est très étrange de côtoyer aussi intimement des gens que n’avions jamais rencontrés auparavant. Même si j’ai trouvé chacun de mes comparses de très bonne compagnie, après 4-5 jours, la sauvage en moi aurait eu besoin d’un peu de solitude. De temps pour «digérer» et ancrer ses impressions. Faire fi des commentaires des autres. Car nous n’avons bien sûr pas tous été conquis par le pays. En tout cas, moi, pas de doute, j’y retournerai. Ne serait-ce que pour l’humour des Jamaïcains, qui assument pleinement les clichés associés à leur île, et pour l’héritage africain, bien présent.

Il y a trop à dire pour «garocher» un paquet de faits, en vrac. J’ai particulièrement hâte de partager ma journée à Nine Mile, village natal de Bob Marley!

Pour le moment, je vous laisse en compagnie de quelques personnages croisés au hasard de ma route. Les deux premiers sont des vendeurs de souvenirs. Le troisième est le guide de notre promenade en radeau de bambou (je n’ose appeler ça du rafting, même si c’est le nom officiel!). Les enfants accompagnés de leur père revenaient de l’école, à Falmouth. «Mr Sunshine» et son dromadaire («his girl», comme il le disait à la blague), ont été aperçus à Prospect Plantation. Quant au cuisinier, il travaille au restaurant Mikado du Grand Bahia Principe (de la cuisine «japanicaine»!).

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Chapeau à Valérie Martin de Transat, qui a veillé à l’organisation du voyage (et de mon excursion à Nine Mile, un «extra»). C’était impec’! 

To be continued

P.S.: Heu oui, je sais, il n’y a pas beaucoup de femmes sur mes photos… lol

Catégories : Boulot · Caraïbes · Réflexions
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