Taxi-brousse

Pérégrinations immobiles

Eza et Stéphanie au Darfour 16, avril, 2008

Classé dans : Afrique, Causes, Nomade sédentaire — Marie-Julie Gagnon @ 10:35
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Stéphanie Lapointe, Eza Paventi et Dominique Laurence

 

C’est le genre de projet auquel j’aurais adoré participer avant de devenir mère. Aller rencontrer des déplacés au Darfour et rendre compte de leur situation dans un blogue et, éventuellement, dans un documentaire. Wow.

 

Heureusement, même si je suis devenue « moumoune » (l’idée de ne pas voir grandir ma fille me rend dingue, alors les voyages plus risqués sont écartés pour une période disons, « indéterminée »), je peux vivre l’aventure par procuration sur Cyberpresse grâce à Eza Paventi et Stéphanie Lapointe. Merci les filles !

 

Le Népal en images 15, avril, 2008

Classé dans : Asie, Causes, Une image vaut mille mots — Marie-Julie Gagnon @ 3:54
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Myriam Fehmiu, qui a participé au Trek pour les femmes au Népal organisé par le CECI, dont je vous ai parlé la semaine dernière, vient de m’envoyer des photos magnifiques de son périple. En voici quelques-unes, avec ses explications.

 

 

 

 

 

 

 

« Coup de foudre »

 

« Les hommes aussi sont fiers de nous accueillir et de partager leur culture. »

 

À gauche : « Femme (dalit) Intouchable, membre d’un groupement pour améliorer la qualité de vie de cette classe sociale marginalisée et exclue.»

 

À droite: « Autre coup de foudre ! »

 

 

 

 

 

 

 

« Les leaders et de les actrices du changement de la société ce n’est pas nous, mais bien les femmes guides et porteuses qui nous ont accompagnées ! »

 

 

 

 

10 jours de trek au Népal pour les femmes 9, avril, 2008

Classé dans : Asie, Causes — Marie-Julie Gagnon @ 10:01

Vingt Canadiennes, douze Népalaise, trois thématiques: la santé, le leadership au féminin et les activités économiques des femmes autochtones. Du 6 au 22 mars dernier, le Trek des femmes pour le développement et la paix au Népal piloté par le CECI (Centre d’Étude de Coopération Internationale) a non seulement permis de sensibiliser les populations locales à différentes préoccupations comme le contrôle des naissances, la nutrition et la santé, mais aussi à partager quelques notions d’écotourisme. Tout ça à plus de 3000 mètres en altitude!

 

«Marchant de 4 à 6 heures par jour hors des sentiers touristiques, le groupe a rapidement réalisé que leurs efforts physiques n’avaient rien d’olympique en comparaison à l’aridité de la vie des habitants de ces régions montagneuses, écrit Myriam Fehmiu, Conseillère en communication au CECI (qu’on peut voir sur la photo, tout sourire) sur le site de l’ONG. Manque de services, pauvreté et haut taux de maladies sont la réalité des 15% de personnes habitant les régions montagneuses du Népal. “C’est un pays construit à la main, s’est exclamée Nathalie Morin, organisatrice communautaire en logement social, frappée par le peu de moyens du peuple népalais pour développer les infrastructures.”»

 

La porte-parole de l’événement, Josée Blanchette, a quant à elle signé un texte sur le sujet dans Le Devoir le 4 avril dernier (absolument pas d’accord quand elle dit que tout le monde se fout du Népal… peut-être tout le monde de SON milieu ?). Elle a aussi publié plusieurs magnifiques photos sur son blogue, dont celles-ci:

 

Photo Josée Blanchette

 

Il est par ailleurs possible d’écouter les reportages réalisés pendant l’aventure en baladodiffusion. Pour le reste, c’est le site du CECI qu’il faut visiter!

 

 

 

Chocolat amer 1, avril, 2008

Classé dans : Afrique, Causes, Fragments — Marie-Julie Gagnon @ 10:40
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Ex-enfant esclave des plantations de cacao ivoiriennes

Mais comment vais-je arriver à consommer les tablettes fabriquées par les grandes multinationales du cacao après avoir écouté le récit d’un gars de 20 ans qui a passé quatre ans et demi de sa vie à travailler comme un forcené dans une plantation ivoirienne, tous les jours, sans répit, sans toucher le moindre Franc CFA ?

 

Comment oublier qu’il travaillait de 5 h du matin à la tombée du jour, qu’il transportait des charges trop lourdes pour ses frêles épaules, qu’il devait tenir le coup toute une journée avec une seule banane grillée dans le ventre, qu’il était fouetté avec des branches de cacaoyer, qu’il était drogué (on diluait des comprimés non-identifiés dans son eau), qu’il dormait enfermé à clé dans une chambre avec 18 autres ados, faisant ses besoins dans une minuscule boîte vide de poison ? Comment oublier qu’il est arrivé là parce qu’il a fugué à l’âge de 13 ans dans l’espoir de décrocher un travail qui lui permettrait de se procurer un vélo comme ceux de ses copains (vélo que lui a promis le trafiquant qui l’a intercepté mais dont il n’a bien sûr jamais vu la couleur, même après 4 ans et demi…) ?

 

J’ai rencontré six jeunes comme lui ce matin. Six garçons âgés entre 18 et 22 ans à qui l’on montrait les tombeaux des enfants qui ont tenté de prendre la fuite pour les retenir dans les plantations. Six garçons qui ont développé un racisme sans borne envers les Ivoiriens et qui portent encore les traces physiques et psychologiques de mois d’esclavage. Vendus 125 000 Francs CFA (environ 313 $ CDN !) aux propriétaires des plantations par des trafiquants qui ont détecté leur détresse à la frontière du pays, ils font partie des rares qui ont eu la chance de revenir au pays. 15 000 petits Maliens seraient toujours esclaves là-bas…

 

mali-femmes.jpg

J’ai aussi rencontré des gens extraordinaires qui travaillent pour ces enfants, qui arrivent dans toutes sortes de conditions quand ils parviennent à se sortir des griffes des propriétaires (dont les deux femmes de cette photo, qui travaillent au Centre Horon So).

 

La grande question pour moi reste la suivante : qu’arrive-t-il à ceux qui survivent plus de 4-5 ans dans ces conditions misérables ? Il est évident qu’après plusieurs années de ce train de vie, ils ne sont plus très forts.  L’hypothèse émise par le directeur adjoint d’Aide à l’Enfance : on les vendrait en « pièces détachées » à des trafiquants d’organes, au Ghana…

 

Qui a envie d’une barre Mars après ça ?

 

(Extrait de mon journal de voyage Sénégal-Mali, 2003-2004)

 

P.S. : J’ai recommencé à manger du chocolat depuis, mais la culpabilité est restée… 

 

La réalité fait plus mal que la fiction 31, mars, 2008

Classé dans : Actualité, Afrique, Causes — Marie-Julie Gagnon @ 8:41

« Le groupe pharmaceutique américain Pfizer est accusé d’avoir réalisé en 1996, sous couvert d’une action humanitaire dans le cadre d’une épidémie de méningite et de rougeole, des essais d’un médicament, le Trovan Floxacin, dans le plus grand Etat de la Fédération nigériane, Kano (nord), et ce sans avoir obtenu les accords nécessaires des autorités régulatrices du Nigeria. (Source : 20Minutes.fr) » Ça vous rappelle quelque chose ?

Sept millions de dollars ne ramèneront pas les enfants qui ont servi de cobayes à leur insu et qui y ont laissé leur peau. Des enfants que leurs parents ont fait soigner en pensant leur sauver la vie…

J’ai parfois honte de vivre sur cette planète.

 

Marche pour Ingrid 31, mars, 2008

Classé dans : Amérique, Causes — Marie-Julie Gagnon @ 11:04

 

 

Ingrid Bétancourt

2228 jours de captivité. Ingrid Bétancourt est au plus mal.  Le comité de soutien organise une autre marche dans plusieurs villes du monde. Les infos sont ici : www.agirpouringrid.com. Autres infos sur Facebook et sur la page du comité canadien (pas très à jour toutefois).

 

Mélanie Delloye

J’ai eu l’occasion d’interviewer Mélanie Delloye, sa fille, il y a quelques années, alors qu’elle n’avait que 17 ans. Sa force et sa détermination m’avaient touchée, son éloquence, impressionnée. Mais c’est surtout son regard enjoué et son sourire francs qui étaient venus me chercher. Malgré le tourbillon d’émotions dans lequel la jeune fille vivait depuis plusieurs mois, elle rayonnait. Un charisme indéniable. Pas du tout le genre de petite fille désespérée qu’on a envie de consoler. Au contraire : c’est moi qui ai ravalé mes larmes quand elle m’a serrée dans ses bras avant de filer vers un autre rendez-vous.