Taxi-brousse

Pérégrinations immobiles

Les films qui donnent envie de voyager 20, avril, 2008

Classé dans : ciné — Marie-Julie Gagnon @ 6:16

En lisant ce billet de Ben Hancock, je me suis demandée à mon tour quels films pouvaient constituer mon petit palmarès perso. Pas facile. Je réalise que l’origine de mon envie de voir le monde vient autant des dessins animés de mon enfance (moi, la première fois que je suis allée à Paris, ce sont les décors de Rémi sans famille que je voyais !) que des livres et des films. Lesquels choisir ? Plutôt que d’établir un palmarès, je les classe donc par catégorie. Voyons voir…


Ma série culte : Les mystérieuses cités d’or. J’ai TELLEMENT rêvé de voir le Machu Picchu que je ne m’y suis pas encore rendue. Il fait partie des évidences, des choses que je sais que je vais voir un jour, alors je remets toujours ce projet au profit des voyages-impulsions (parenthèse pour dire que j’aurais voulu appeler ma fille Zia, mais Chéri s’y est violemment opposé)… Mention spéciale à Belle et Sébastien (toujours des enfants en quête, sur la route…), qui m’a fait découvrir les Pyrénées. J’avais même baptisé mon chien Pucci en l’honneur d’un des compagnons de Sébastien !


Un souvenir flou : Indochine. Quel film ! Dire que je n’ai pas encore vu la Baie d’Ha Long « en vrai » (Marie de la Terre a publié un billet très inspirant sur le tourisme responsable dans ce coin du monde)… Je dois le relouer (l’acheter ?), ça fait trop longtemps…



Coups de coeur : Kabhi Kushi Kabhi Gham (La famille indienne). C’est LE film qui a déclenché ma passion pour Bollywood (comment ne pas craquer pour ça, ça ou ça ? lol). Idem pour Drunken Master II, qui a révélé le jeune Jackie Chan en 1978 (et son drunken boxing: allez voir cet extrait)… et le Hong Kong (en partie en carton-pâte) d’une certaine époque (God ! I miss Anita Mui…).


Mon film thérapie : L’auberge espagnole, que j’ai vu au moins 10 (20 ?) fois en revenant de mon long séjour en Asie, en pleurant aux mêmes passages visionnement après visionnement (au début, quand Xavier parle de ces rues qui deviendront familières parce qu’on y aura vécu… À la fin, bien sûr, quand il revient à Paris et se met à fréquenter les lieux que fréquentent les touristes… voyez, je me remets à chialer, là ! lol). J’ai eu l’occasion d’interviewer Cédric Klapisch lors de la sortie des Poupées russes (l’entrevue intégrale est ici). J’ai bien aimé ce second opus aussi, pour cette impression de retrouver une bande de vieux copains (j’adore que le romantique fini soit l’idiot de service du premier film).


Films chocs : Cidade de deus (Cité de Dieu) et The constant gardener, bien loin de la carte postale touristique, mais oh combien saisissants. Le genre de films qui nous secouent suffisamment pour ne plus faire sentir la distance et nous rappeler que là, tout près, dans des lieux magnifiques, des gens vivent dans des conditions pas possibles. Ni l’un ni l’autre ne m’a quittée. Ces deux films, je les porte toujours en moi, des années plus tard.


Mon Asie animée : Perfect Blue. J’ai vu et revue les « décors » du film dans les rues de Tokyo, de Taipei… Le premier thriller animé que j’ai vu. Intense.





La Chine que je veux voir : ex-equo, Tigre et Dragon et Balzac et la petite tailleuse chinoise. Non, je n’ai pas encore parcouru la Chine continentale. Mais ça ne saurait tarder ! 





Un fantasme : L’Amant. Quoiqu’en disent les puristes, l’adaptation du livre de Marguerite Duras reste pour moi l’un des films les plus sensuelo-inspirants que j’ai vus dans ma vie. 





Top-quétaine : L’Australienne (impossible de retracer le titre original), vu en français à la télé quand j’étais enfant. Je me souviens vaguement des bateaux à aubes, de Melbourne, des robes à volants… Ben quoi, je vous avais prévenus : top-quétaine ! lol


Il y aurait aussi, livres, dessins animés et films confondus : La Vallée secrète (je n’ai trouvé que la version espagnole du générique) et Skippy, qui se déroulaient en Australie, Diarios de Motocicleta, Aladdin et autres dérivés des Contes des mille et une nuits, The Beach (j’ai adoré le livre mais plutôt détesté le film, même si j’avoue le regarder de temps à autres à cause des images idylliques de la Thaïlande), Singles (Seattle, l’époque grunge…) Le Diable vertLost in translation, Thelma and LouiseLes aventuriers du timbre perdu (lol)Les Trois mousquetaires, L’Île au trésor (je voulais TELLEMENT devenir mousquetaire ou pirate quand j’étais petite !) et Tom Sawyer (pour la soif de liberté, l’aventure en radeau, le Mississippi, le mystérieux Joe l’Indien…)Il y avait aussi cette série qui passait sur Canal Famille et qui se déroulait en Nouvelle-Zélande, avec des Maoris… ça dit quelque chose à quelqu’un ?

 

P.S. : Désolée, le charme de Jack Kerouac n’opère pas du tout sur moi. Ni de Easy Rider, ni de Zabriskie point…

P.P.S. : J’oubliais Crossroad… Mais non, c’est un joke !

P.P.S.: Et la Bible ? Ça fait voyager, ça, non ? Moi, Zachée dans l’arbre, je le trouvais cool ! lol