Eat, pray, love: le film est-il à la hauteur?

J’avais tellement hâte de voir l’adaptation cinématographique d’Eat, pray, loveLa bande-annonce me faisait frissonner. Je m’imaginais ressentir à nouveau le tourbillon d’émotions provoqué par la lecture du bouquin d’Elizabeth Gilbert. Je «pré-pleurais», comme je le disais à la blague.

Eh ben non. J’aurais pu mettre du mascara avant d’aller le voir.

J’ai eu l’impression que Ryan Murphy n’était ni un grand gourmand, ni un grand voyageur. Plans de nourriture en Italie trop rapides,  peu d’images des pays magnifiques visités par la protagoniste (on s’arrête aux clichés, alors que dans le livre, on «ressent» ce qu’elle voit)… En fait, j’ai eu l’impression qu’il a surtout pris plaisir à filmer Julia.

C’est un autre hic, d’ailleurs. Ne vous méprenez pas: j’adore Julia Roberts. Elle est magnifique dans le film. Mais comme pour Brad Pitt, Tom Cruise et toutes ces mégastars hollywoodiennes, j’ai du mal à voir quelqu’un d’autre que l’acteur. Du mal à croire en leur personnage. Je vois Julia Roberts quand je la vois sur grand écran. Même si elle est excellente, elle n’est pas Elizabeth Gilbert. Impossible cependant de vous dire si le sentiment aurait été le même avec une actrice inconnue.

J’ai aussi trouvé la portion newyorkaise trop généreuse. J’aurais pris plus de Rome, de ashram et de Bali, et un peu moins de mise en contexte. La quête plutôt que le divorce et la relation qui l’a suivi. Mes passages favoris du livres ne sont pas tous dans le film. Certaines phrases sont si savoureuses! Je pense notamment aux «kilos les plus heureux» qu’elle a pris pendant son séjour italien et à «cette atmosphère de cocktail qu’elle ne peut s’empêcher de recréer autour d’elle peu importe où elle se trouve», après avoir tenté de devenir l’une de ces filles mystérieuses qu’elle a toujours admirées. On évoque trop rapidement des périodes charnières. Normal, me direz-vous, dans un condensé ciné. En effet. C’est pour cette raison que le vrai voyage se fait avec le livre.

Reste Javier. Incontournable Javier. Tellement Javier… On craque, bien sûr.

Oui, c’est un joli film. Ceux qui n’ont pas lu le bouquin l’aimeront sans doute (parenthèse pour dire que je suis généralement plutôt ouverte aux adaptations ciné, je suis rarement celle qui dit «le livre était meilleur», arrivant à nuancer mon discours). Il est vrai qu’il était impossible de montrer l’évolution d’une année de voyage en deux heures.

Mais je suis restée sur ma faim. Je n’ai pas détesté: j’ai seulement été moins interpellée que lors de la lecture du livre. Un peu prévisible. Et pourtant, j’aurais tant aimé ne pas avoir autant de bémols!

Sur le même sujet: mon billet sur le livre Mange, prie, aime.

MÀJ: Sylvie St-Jacques de La Presse n’est apparemment pas du même avis que moi! Mais contrairement à Marie-Eve Fournier de RueFrontenac.com, l’impeccable chevelure de Julia ne m’a pas trop dérangée. lol

À lire également : mon article sur les forfaits inspirés de Mange, prie, aime sur EnTransit.ca (MSN.ca).

Une journée à travers le monde

Que faites-vous le 24 juillet? Ridley Scott et Kevin Macdonald veulent le savoir! Le premier agit à titre de producteur et le second, de réalisateur, du documentaire Life in a day, qui sera tourné aux quatre coins de la planète la même journée par des gens comme vous et moi. Le film sera présenté en avant-première au Sundance Film Festival en janvier 2011.

Intéressé à participer? Voici la description qu’on trouve sur la chaîne YouTube du projet:

"Un jour dans la vie" est une expériene inédite visant à créer un film à partir de vidéos réalisées par des internautes du monde entier En un mot, c’est un documentaire tourné en un jour par des gens comme vous. Le 24 juillet, vous aurez 24 heures pour fixer un moment de votre vie sur pellicule. Les vidéos les plus intéressantes et les plus originales seront incluses dans un documentaire expérimental co-produit par Ridley Scott et réalisé par Kevin Macdonald.

La version finale sera présentée en avant-première lors du Sundance Film Festival en janvier 2011, et pourra être visionnée ici même, sur YouTube. Si vos images ont été retenues, vous serez honoré du titre de "metteur en scène associé" et vous aurez peut-être la chance de figurer parmi les 20 contributeurs invités à célébrer l’événement avec Kevin Macdnalt à l’occasion du festival.

Ridley Scott et Kevin Macdonals présentent tous deux Life in day à leur manière:

Je ne sais pas pour vous, mais moi, j’ai très hâte de voir le résultat final. Le seul détail qui m’agace est que les pays en développement risquent d’être peu représentés. S’ils le sont, les séquences mettront en lumière le vécu de ceux qui ont accès à une caméra, ce qui reflétera le quotidien d’un bien faible pourcentage de la population.

MashableLe FigaroEurope1 et Showbizz.net ont publié des articles sur le sujet.

Les participants doivent être âgés de 13 ans et plus. «Just do it», insiste Ridley Scott.

(Via Nadine Mercure sur Facebook)

MÀJ 9h40: Je viens de me rappeler d’un projet invitant les internautes à filmer leur journée, My day, yesterday.L’envergure n’est bien sûr pas la même, mais l’exercice reste intéressant. Patrick Dion s’était amusé à coller quelques «tranches de vie» de son quotidien en janvier 2009.

Sex and the city 2: en talons hauts dans le désert!

Suite à une invitation de HP (merci Gina!), j’ai eu la chance d’assister à un visionnement de Sex and the city 2 hier soir. Je précise d’entrée de jeu que je suis une fan de la première heure, mais que j’avais trouvé le premier opus cinématographique plutôt ennuyeux. J’avais l’impression que les personnages avaient tourné en rond depuis la fin de la série et l’éternelle indécision de Big m’exaspérait.

Malgré tout, j’avais passé un bon moment. Retrouver les quatre protagonistes de cette série culte, c’est un peu comme renouer avec de vieilles copines. Dix ans plus tard, Samantha m’apparaissait too much. Limite dépassée. Mais c’est aussi la raison pour laquelle elle reste ma favorite! Elle peut dire/faire des tas de choses qui ne passerait pas de la part d’aucun autre personnage, d’aucun autre film.

C’est exactement ce que je me suis dit en sortant de la projection d’hier. Alors que je vois fuser de toutes parts les critiques dénonçant son côté politiquement incorrect (Paris Match parle de condescendance envers les musulmans) – l’essentiel du film se déroule à Abu Dhabi, pour ceux qui débarqueraient d’une planète lointaine – je me dis que j’aurais peut-être été agressée par certains passages si elles n’avaient pas mises en scènes l’obsédée sexuelle du groupe. Mais avec Samantha, on peut s’attendre à tout. N’importe où. Surtout ce à quoi on s’attend, en fait… lol

Bien sûr, pour l’apprécier, il ne faut pas s’arrêter à l’aspect caricatural du film. Personne ne porterait de talons hauts dans le désert (quoique…)! Les clichés sont légion, le scénario est mince, le placement de produit, encore bien visible, et on voit venir les intrigues avec leurs gros sabots (oui, je sais, ils sont très tendance cet été! lol). Pour des filles comme elles qui ont vu neiger, je trouve par ailleurs qu’elles s’extasient un peu trop sur le luxe qui leur est offert (on a passé combien de saisons déjà à les voir se parer de glamour?).

Mais l’essentiel subsiste: l’amitié de quatre filles qui traverse le temps. J’ai ri aux éclats en découvrant les looks qu’elles arboraient dans les années 1980. Adoré la scène où Miranda et Charlotte causent maternité, cocktail à la main. Souri quand les filles se retrouvent sur scène, le temps d’une chanson de karaoké. Craqué pour les premières minutes, aussi, où un couple surprenant convole en juste noces. J’ai aimé qu’on garde l’essence des personnages, mais qu’on les amène ailleurs.

Anti-musulman? J’ai plutôt trouvé, pour ma part, que la critique était davantage tournée vers les Américaines et leur ignorance. Leur obsession à vouloir se comporter ailleurs comme chez elles. À croire qu’elles détiennent la vérité absolue et que ce sont les autres qui ont tord.

Bref, j’ai passé un agréable moment hier soir. J’aime ces personnages d’amour. Oui, je trouve qu’ils étaient plus «pertinents» dans les années 1990. Mais je suis une grande nostalgique… Et d’une inconditionnelle fidélité quand il s’agit d’amitié.

MÀJ: On ne va pas voir Sex and the city comme on irait voir un film d’auteur! Je ne comprends pas qu’on puisse avoir des attentes élevées pour ce type de film. Oui, il y a plein de failles. Ça vous étonne vraiment?

Des frissons, 20 ans plus tard

Je viens de terminer un billet sur le passage de l’équipe de tournage de Cyrano de Bergerac à Dijon. J’en ai profité pour réécouter la fameuse scène du balcon, qui m’a procuré autant de frissons que la première fois…

(Soupir)

Gainsbourg (vie héroïque): un must!

Ne me cherchez pas vendredi après-midi: je retourne voir Gainsbourg, vie héroïque! Bien que j’aie eu la chance d’assister à l’un des visionnements de presse, j’attends avec impatience le moment de replonger dans les années Gainsbarre.

J’ai été complètement séduite par l’enfant, puis envoûtée par l’artiste en devenir que dépeint à sa manière bien personnelle l’auteur de bédé Joann Sfar. C’est probablement l’époque des débuts de l’homme à la tête de chou qui m’a procuré le plus de frissons. Revoir Bardot (sous les traits de l’incandescente Laetitia Casta) avant son dérapage animalier a quelque chose de (ré)jouissant (le «ré» étant facultatif selon le point de vue où l’on se place).

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Johnny au pays des merveilles

J’ai vu ceci en 3D ce matin et je n’ai pas le droit d’en parler (embargo jusqu’au 5 mars)…

Je voulais juste faire mon agace! lol

P.S.: Vous aimez la «craque de dents hommage à Vanessa» (ou «dents du bonheur», si vous préférez) vous aussi? ;-)

7 films qui nous feront voyager en 2010

Entre deux voyages, je me rabats sur le cinéma. L’exotisme sur grand écran me procure de grands moments d’émotions, influençant même le choix de mes prochaines destinations. Quels films nous offriront une bonne dose d’évasion cette année? Quelques pistes (par ordre de sortie) pour des périples à moins de 15 $, pop-corn inclus.

1. Lucky Luke

2. Pour un instant, la liberté

3. L’Affaire Farewell

4. La cité

5. Prince of Persia: The Sands of Time

6. Incendies

7. Eat, Pray, Love

Le texte entier sur Canoë

D’autres films à voir

Sud ou staycations?

Entre partir et rester à la maison pendant la période des Fêtes, mon coeur a longtemps balancé. Finalement, après l’automne dingue – mais tellement génial! – que je viens de passer, j’ai choisi de rester sagement chez moi, histoire de me reposer vraiment. J’irai toutefois probablement passer 3-4 jours à New York au début de l’année avec ma famille (comme par hasard en pleine période de soldes!;-). Et puis, il n’est pas question que je rate l’expo Tim Burton au MoMA!

Pour ceux qui hésitent encore, j’ai demandé à Laetitia Dulac, de Voyages Bergeron, s’il était toujours possible de trouver des forfaits tout-inclus au soleil pour les vacances de Noël. La réponse sur EnTransit.ca!

Pour ceux qui comptent profiter de quelques jours de répit à Montréal, Katherine-Lune Rollet, ambassadrice gastronomie pour Tourisme Montréal, et Gildas Meneu, critique restaurant pour le journal Voir, chroniqueur pour ELLE Québec et recherchiste à l’émission L’Épicerie, partagent leurs coups de coeur restos. Ces deux articles s’inscrivent dans une nouvelle catégorie de mon blogue sur MSN baptisée (Re)découvrons Montréal. Je publierai bientôt également un premier texte sous (Re)découvrons le Québec. Explorer le monde, c’est bien, mais notre coin de pays aussi est extra! Rassurez-vous cependant, je continuerai à monter des projets fous pour vous faire voir la planète sous un autre angle… Lire la suite

Edward et Bella pas à pas

Fans de Twilight? À l’occasion de la sortie du second film de la saga, voici un petit guide pour vous permettre de suivre les traces de l’équipe de tournages!

Vancouver

C’est l’école secondaire David Thompson, à Vancouver, qui a servi de décor au Forks High School dans le second et troisième film. Des scènes ont également été tournées à Kitsilano, à Stanley Park, ainsi qu’au cinéma Paramount de New Westminster, en banlieue. L’équipe a également transporté ses pénates du côté de Tofino, où elle a mise en boîte des images croquées près de Long Beach. Pour les potins, Robert Pattinson a été aperçu dans les restaurants Glowbal Grill et Satay Bar, dans le quartier branché Yaletown pendant qu’il résidait dans les parages.

Volterra, Italie

Dans le deuxième livre, Stephenie Meyer situe une partie de l’intrigue à Volterra, une petite ville de 12 000 habitants de la Toscane. Même si ltournage de New Moon s’est en réalité déroulé à Montepulciano, le bureau de tourisme de Volterra remet aux touristes une carte qui retrace le parcours des personnages en Toscane. Il existe même un «forfait New Moon» qui inclue notamment une visite à pied baptisée «Hot on the Trail of Edward and Bella!

La suite sur Canoë!

Le saviez-vous? Croisière Twilight et autres faits inusités

Archives de mes chroniques Choc des cultures

The September issue

19150544J’ai eu la chance de voir le documentaire très attentu The September issue de RJ Cutler ce matin, histoire de pouvoir en parler à Christiane Charette. D’abord, je tiens à préciser deux choses: bien que je bosse entre autres pour un magazine de mode, je ne me suis jamais occupée des sections touchant ce secteur. C’est donc un peu à titre de «touriste» dans ce monde que je me suis jointe à Stéphane Le Duc de Dress to kill et à Anabelle Nicoud de La Presse pour en discuter à l’émission.

Aussi, j’ai lancé à la blague au début à propos de «The Devil wears Prada» que j’avais lu le livre, vu le film et que je «l’avais presque vécu». Je faisais bien sûr référence au personnage qui entre dans un magazine de mode après un séjour en Asie (en Inde, dans le cas de l’héroïne du livre The devils wears Prada – à Taïwan et en Asie du Sud-Est dans mon cas), la tête pleine d’idéaux. Mon passage chez Clin d’oeil a été beacoup plus harmonieux que celui du personnage du livre chez Runway! Et je n’y ai croisé ni «diable», ni «patronne vêtue de Prada». Je le jure sur mes lunettes Dior! lol Lire la suite

Plonger sans se mouiller

6c1853f6ec61f37b6c60ae330931c70cImaginez une balade dans la Grand Barrière de Corail ou dans les eaux de la Papouasie Nouvelle-Guinée. Autour de vous se joue le spectacle du quotidien. Des clones de Nemo se réfugient dans les anémones. Des méduses, des tortues et des otaries vous frôlent tour à tour. Soudain, un serpent de mer s’avance vers vous. Au moment où vous alliez déguerpir, vous vous souvenez que vous êtes confortablement assis dans le fauteuil du cinéma IMAX TELUS du Centre des sciences de Montréal.

Oubliez les films en trois dimensions que vous avez vus jusqu’ici. Dans Merveilles des mers 3D, vous ÊTES sous l’eau pendant 80 minutes. 

La suite sur le site de Clin d’oeil.

Ciné-tourisme: de l’autre côté de l’écran

20090429-134814-gIl y a quelques années, je tenais une chronique «Cinéma et tourisme» dans une émission de Canal Évasion. Le sujet n’a jamais cessé de me passionner. Il faut dire que les films ont souvent influencé mes choix de destinations et certains voyages ont carrément pris des allures de pèlerinage. À Barcelone, je n’ai pas pu m’empêcher de chercher les lieux si chers à Xavier… L’Auberge espagnole m’a servi de guide.

Le «set jetting» est le sujet de ma chronique «Choc des cultures» cette semaine:

Vous êtes bien assis dans votre fauteuil. Soudain, l’irrépressible envie d’entrer dans l’image se fait sentir. Vous vous imaginez sans peine déambuler dans ce décor de rêve, entouré de ces créatures sorties tout droit du paradis. C’est décidé: vous passerez vos prochaines vacances là où ce film a été tourné. Prêt pour le «set jetting»?

La suite sur Canoë!

Le saviez-vous?

Toutes mes chroniques «Choc des cultures»

Mon billet sur mes péripéties bollywoodiennes

Mon billet sur les films qui donnent envie de voyager

Dix en deux

Son petit jeu me hante. Quels livres marquants vous viennent spontanément à l’esprit en deux petites minutes? Il faut s’arrêter à dix! Moi, ça va de La Ferme des animaux d’Orwell aux Filles de Caleb (ben quoi, j’avais 12 ans!). J’ai déjà écrit la liste des livres sur le blogue de Patrick, mais depuis, j’ai refait l’exercice avec les films et avec les chansons. 

Je le répète: l’idée n’est pas de dresser une liste politically correct ou d’avoir l’air de celui-qui-a-tripé-pour-de-vrai sur Citizen Kane, mais bien de cracher les premiers titres qui vous viennent en tête. Dans mon cas, ça donne ceci pour les films:

Love Actually, Richard Curtis

• Todo sobre mi madre, Pedro Almodovar

L’Auberge espagnole, Cédric Klapisch

Les poupées russes, Cédric Klapisch (ne serait-ce que pour la scène magnifique où Xavier et Neus courent nus dans les rues de Paris)

The Beach (le pire, c’est que je le trouve tellement mauvais, alors que j’ai tellement aimé le livre! Mais oui, il m’a marqué), Danny Boyle

Moulin Rouge, Baz Luhrmann

• Diarios de motocicleta, Walter Salles

L’appartement, Gilles Mimouni (ce film m’a obsédée pendant des années)

Les nuits fauves, Cyril Collard

12 monkeys, Terry Gilliam

The Constant gardener, Fernando Meirelles

Tout de suite après me viennent Heroic trio, Tigre et dragon et un tas de films de Hong Kong découverts à Fantasia lors des premières éditions du festival. Puis, en vrac, Mother India (péniiiible film indien mais oui, marquant) et La famille indienne. City of god de Fernando Meirelles… AAAAAH! J’allais oublier Le Fabuleux destin d’Amélie Poulin et tous les films de Caro et Jeunet, que j’ai adorés! Quel drame de se limiter à dix…

 

Mes tounes marquantes, telles qu’elles déboulent dans mon esprit, toutes époques et styles confondus:

Add it up, Violent femmes

London calling, The Clash

Riders in the storm, The Doors

Imagine, John Lenon

I’m only happy when it rains, Garbage

Parole, parole, Dalida (je sais, je sais… Le pire, c’est que je ne peux pas m’empêcher de verser une larme chaque fois que je l’entends! lol)

So what!, Jane’s addiction

Et moi, et moi, Jacques Dutronc

Bliss, Vanessa Paradis (mais j’aurais pu en nommer plein d’autres)

Je suis comme je suis, Juliette Greco

Get the party started, P!nk

Porcelain, Moby

Pas assez de toi, Mano Negra (plus belle/juste chanson de rupture jamais écrite à mon avis)

• Tout l’album Big Calm de Morcheeba

• Toutes les chansons de Manu Chao

(Il y en a quatre de trop… et si je ne me retenais pas, j’ajouterais Love Shack de B 52′s, plein de chansons de Gainsbourg, I want to fuck you like an animal de Nine Inch Nails et One love de Bob Marley!)

Tiens, j’ai soudainement envie d’entendre ça:

Et vous?

P.S.: Oui, la plupart de ces choix ont un lien direct avec mes voyages… les autres, avec le début de ma vingtaine, époque marquante s’il en est une.

Indignes et délicieuses

fond2_smallSuis allée faire un saut au lancement des capsules webtélé de Mère Indigne hier. Mon verdict? De purs délices! Non seulement la réalisation de Myriam Bouchard est impec’, mais le casting, la direction photo, la signature visuelle et les textes, bien sûr, font de ces petits bijoux des oeuvres de grande qualité qui séduiront autant les femmes que les hommes à mon avis. 

Je dois cependant faire une confession. J’ai très peu lu Mère Indigne, que je trouve pourtant extraordinaire. Je craque pour son irrévérence, son sens du punch, ses mises en situations loufoques, ses personnages… bref, je la trouve géniale. Mais comme je le dis souvent, il y a deux types de lecteurs. Ceux qui aiment plonger dans des histoires qui leur ressemblent, et ceux qui veulent, au contraire, se sortir de leur quotidien. Je fais partie de la seconde catégorie.

Pourtant, j’ai moi-même «chroniqué» sur la maternité sur Sympatico/MSN. Non seulement j’y ai pris un plaisir énorme, mais mes textes prendront bientôt la forme d’un livre publié aux éditions Michel Lafon (Mama Cool sera en librairie au Québec au début mai)! Peut-être que, justement, à force d’être plongée dans le sujet, j’avais besoin de prendre du recul. De dévorer les blogues de voyageurs pour m’évader un peu de ce quotidien intense – qui comporte son lot de grandes joies mais aussi plusieurs petits deuils!  - dans lequel je mordais à pleines dents.

Maintenant que ma fille est plus grande et que je suis suffisamment indigne moi-même pour prendre la poudre d’escampette en solo de temps en temps, je plongerai probablement bientôt dans la lecture des deux tomes de Mère Indigne, qui semble tout aussi attachante que son personnage.

En attendant, je vais me délecter des capsules hilarantes diffusées sur le site de Radio-Canada

P.S.: Comme plusieurs blogueuses ont pris part à l’événement, j’ai eu la chance de croiser quelques personnes que je connaissais déjà mais que je vois trop peu souvent (comme Marie l’urbaine), et de mettre un visage sur d’autres que je lis occasionnellement. Chapeau à Radio-Canada pour cette initiative, c’était vraiment sympa de se «voir en vrai»!

Jimmy Cliff, l’acteur

Je n’ai pas pu résister. Quand une copine m’a mentionné  l’existence de The Harder they come, film jamaïcain réalisé en 1972,  je l’ai commandé la journée même sur Amazon. Quel bon achat! Hier soir, Chéri et moi avons été fort agréablement surpris par ce long métrage culte.

Le pitch: Ivanhoe Martin (Jimmy Cliff) débarque en ville avec l’intention de faire carrière comme chanteur. Les embûches étant nombreuses, il dérape peu à peu et s’initie au commerce de la marijuana. Sa soif de célébrité l’amène à commettre des crimes. Une autre manière de passer à l’histoire…

Les chansons de Jimmy Cliff, que nous écoutions depuis des années sans savoir qu’elles avaient fait partie de la bande sonore d’un film, enrobent magnifiquement les images et prennent un tout autre sens dans ce contexte. 

Dans l’édition restaurée en 2006, de nombreuses entrevues présentées dans les «extras» permettent de saisir la portée qu’a eu cette production et d’en apprendre un peu plus sur les coulisses de sa réalisation. On découvre par exemple que Jimmy Cliff a retenu l’attention du réalisateur à cause d’une pochette d’album sur laquelle il apparaissait angélique d’un côté, et plus dur de l’autre. Le chanteur raconte d’ailleurs avoir passé sa vie à chercher l’équilibre entre ces deux facettes de sa personnalité.

Vraiment, un film à voir absolument pour quiconque aime la Jamaïque et le reggae!

Le clip de la chanson titre (dans lequel on voit des images du film):

P.S.: Merci pour la découverte Isabelle! ;-)