Taxi-brousse

Articles classés sous ‘Ciné’

Sud ou staycations?

19 décembre 2009 · Laisser un commentaire

Entre partir et rester à la maison pendant la période des Fêtes, mon coeur a longtemps balancé. Finalement, après l’automne dingue – mais tellement génial! – que je viens de passer, j’ai choisi de rester sagement chez moi, histoire de me reposer vraiment. J’irai toutefois probablement passer 3-4 jours à New York au début de l’année avec ma famille (comme par hasard en pleine période de soldes!;-). Et puis, il n’est pas question que je rate l’expo Tim Burton au MoMA!

Pour ceux qui hésitent encore, j’ai demandé à Laetitia Dulac, de Voyages Bergeron, s’il était toujours possible de trouver des forfaits tout-inclus au soleil pour les vacances de Noël. La réponse sur EnTransit.ca!

Pour ceux qui comptent profiter de quelques jours de répit à Montréal, Katherine-Lune Rollet, ambassadrice gastronomie pour Tourisme Montréal, et Gildas Meneu, critique restaurant pour le journal Voir, chroniqueur pour ELLE Québec et recherchiste à l’émission L’Épicerie, partagent leurs coups de coeur restos. Ces deux articles s’inscrivent dans une nouvelle catégorie de mon blogue sur MSN baptisée (Re)découvrons Montréal. Je publierai bientôt également un premier texte sous (Re)découvrons le Québec. Explorer le monde, c’est bien, mais notre coin de pays aussi est extra! Rassurez-vous cependant, je continuerai à monter des projets fous pour vous faire voir la planète sous un autre angle… (Lire la suite…)

Catégories : Actualité · Canada · Ciné · En vrac · Montréal · Plogue(s)

Edward et Bella pas à pas

19 novembre 2009 · Laisser un commentaire

Fans de Twilight? À l’occasion de la sortie du second film de la saga, voici un petit guide pour vous permettre de suivre les traces de l’équipe de tournages!

Vancouver

C’est l’école secondaire David Thompson, à Vancouver, qui a servi de décor au Forks High School dans le second et troisième film. Des scènes ont également été tournées à Kitsilano, à Stanley Park, ainsi qu’au cinéma Paramount de New Westminster, en banlieue. L’équipe a également transporté ses pénates du côté de Tofino, où elle a mise en boîte des images croquées près de Long Beach. Pour les potins, Robert Pattinson a été aperçu dans les restaurants Glowbal Grill et Satay Bar, dans le quartier branché Yaletown pendant qu’il résidait dans les parages.

Volterra, Italie

Dans le deuxième livre, Stephenie Meyer situe une partie de l’intrigue à Volterra, une petite ville de 12 000 habitants de la Toscane. Même si ltournage de New Moon s’est en réalité déroulé à Montepulciano, le bureau de tourisme de Volterra remet aux touristes une carte qui retrace le parcours des personnages en Toscane. Il existe même un «forfait New Moon» qui inclue notamment une visite à pied baptisée «Hot on the Trail of Edward and Bella!

La suite sur Canoë!

Le saviez-vous? Croisière Twilight et autres faits inusités

Archives de mes chroniques Choc des cultures

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The September issue

6 octobre 2009 · Un commentaire

19150544J’ai eu la chance de voir le documentaire très attentu The September issue de RJ Cutler ce matin, histoire de pouvoir en parler à Christiane Charette. D’abord, je tiens à préciser deux choses: bien que je bosse entre autres pour un magazine de mode, je ne me suis jamais occupée des sections touchant ce secteur. C’est donc un peu à titre de «touriste» dans ce monde que je me suis jointe à Stéphane Le Duc de Dress to kill et à Anabelle Nicoud de La Presse pour en discuter à l’émission.

Aussi, j’ai lancé à la blague au début à propos de «The Devil wears Prada» que j’avais lu le livre, vu le film et que je «l’avais presque vécu». Je faisais bien sûr référence au personnage qui entre dans un magazine de mode après un séjour en Asie (en Inde, dans le cas de l’héroïne du livre The devils wears Prada – à Taïwan et en Asie du Sud-Est dans mon cas), la tête pleine d’idéaux. Mon passage chez Clin d’oeil a été beacoup plus harmonieux que celui du personnage du livre chez Runway! Et je n’y ai croisé ni «diable», ni «patronne vêtue de Prada». Je le jure sur mes lunettes Dior! lol (Lire la suite…)

Catégories : Boulot · Ciné

Plonger sans se mouiller

19 mai 2009 · Laisser un commentaire

6c1853f6ec61f37b6c60ae330931c70cImaginez une balade dans la Grand Barrière de Corail ou dans les eaux de la Papouasie Nouvelle-Guinée. Autour de vous se joue le spectacle du quotidien. Des clones de Nemo se réfugient dans les anémones. Des méduses, des tortues et des otaries vous frôlent tour à tour. Soudain, un serpent de mer s’avance vers vous. Au moment où vous alliez déguerpir, vous vous souvenez que vous êtes confortablement assis dans le fauteuil du cinéma IMAX TELUS du Centre des sciences de Montréal.

Oubliez les films en trois dimensions que vous avez vus jusqu’ici. Dans Merveilles des mers 3D, vous ÊTES sous l’eau pendant 80 minutes. 

La suite sur le site de Clin d’oeil.

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Ciné-tourisme: de l’autre côté de l’écran

30 avril 2009 · 4 commentaires

20090429-134814-gIl y a quelques années, je tenais une chronique «Cinéma et tourisme» dans une émission de Canal Évasion. Le sujet n’a jamais cessé de me passionner. Il faut dire que les films ont souvent influencé mes choix de destinations et certains voyages ont carrément pris des allures de pèlerinage. À Barcelone, je n’ai pas pu m’empêcher de chercher les lieux si chers à Xavier… L’Auberge espagnole m’a servi de guide.

Le «set jetting» est le sujet de ma chronique «Choc des cultures» cette semaine:

Vous êtes bien assis dans votre fauteuil. Soudain, l’irrépressible envie d’entrer dans l’image se fait sentir. Vous vous imaginez sans peine déambuler dans ce décor de rêve, entouré de ces créatures sorties tout droit du paradis. C’est décidé: vous passerez vos prochaines vacances là où ce film a été tourné. Prêt pour le «set jetting»?

La suite sur Canoë!

Le saviez-vous?

Toutes mes chroniques «Choc des cultures»

Mon billet sur mes péripéties bollywoodiennes

Mon billet sur les films qui donnent envie de voyager

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Dix en deux

19 mars 2009 · 16 commentaires

Son petit jeu me hante. Quels livres marquants vous viennent spontanément à l’esprit en deux petites minutes? Il faut s’arrêter à dix! Moi, ça va de La Ferme des animaux d’Orwell aux Filles de Caleb (ben quoi, j’avais 12 ans!). J’ai déjà écrit la liste des livres sur le blogue de Patrick, mais depuis, j’ai refait l’exercice avec les films et avec les chansons. 

Je le répète: l’idée n’est pas de dresser une liste politically correct ou d’avoir l’air de celui-qui-a-tripé-pour-de-vrai sur Citizen Kane, mais bien de cracher les premiers titres qui vous viennent en tête. Dans mon cas, ça donne ceci pour les films:

Love Actually, Richard Curtis

• Todo sobre mi madre, Pedro Almodovar

L’Auberge espagnole, Cédric Klapisch

Les poupées russes, Cédric Klapisch (ne serait-ce que pour la scène magnifique où Xavier et Neus courent nus dans les rues de Paris)

The Beach (le pire, c’est que je le trouve tellement mauvais, alors que j’ai tellement aimé le livre! Mais oui, il m’a marqué), Danny Boyle

Moulin Rouge, Baz Luhrmann

• Diarios de motocicleta, Walter Salles

L’appartement, Gilles Mimouni (ce film m’a obsédée pendant des années)

Les nuits fauves, Cyril Collard

12 monkeys, Terry Gilliam

The Constant gardener, Fernando Meirelles

Tout de suite après me viennent Heroic trio, Tigre et dragon et un tas de films de Hong Kong découverts à Fantasia lors des premières éditions du festival. Puis, en vrac, Mother India (péniiiible film indien mais oui, marquant) et La famille indienne. City of god de Fernando Meirelles… AAAAAH! J’allais oublier Le Fabuleux destin d’Amélie Poulin et tous les films de Caro et Jeunet, que j’ai adorés! Quel drame de se limiter à dix…

 

Mes tounes marquantes, telles qu’elles déboulent dans mon esprit, toutes époques et styles confondus:

Add it up, Violent femmes

London calling, The Clash

Riders in the storm, The Doors

Imagine, John Lenon

I’m only happy when it rains, Garbage

Parole, parole, Dalida (je sais, je sais… Le pire, c’est que je ne peux pas m’empêcher de verser une larme chaque fois que je l’entends! lol)

So what!, Jane’s addiction

Et moi, et moi, Jacques Dutronc

Bliss, Vanessa Paradis (mais j’aurais pu en nommer plein d’autres)

Je suis comme je suis, Juliette Greco

Get the party started, P!nk

Porcelain, Moby

Pas assez de toi, Mano Negra (plus belle/juste chanson de rupture jamais écrite à mon avis)

• Tout l’album Big Calm de Morcheeba

• Toutes les chansons de Manu Chao

(Il y en a quatre de trop… et si je ne me retenais pas, j’ajouterais Love Shack de B 52’s, plein de chansons de Gainsbourg, I want to fuck you like an animal de Nine Inch Nails et One love de Bob Marley!)

Tiens, j’ai soudainement envie d’entendre ça:

Et vous?

P.S.: Oui, la plupart de ces choix ont un lien direct avec mes voyages… les autres, avec le début de ma vingtaine, époque marquante s’il en est une.

Catégories : Ciné · Livres · N'importe quoi

Indignes et délicieuses

10 mars 2009 · 6 commentaires

fond2_smallSuis allée faire un saut au lancement des capsules webtélé de Mère Indigne hier. Mon verdict? De purs délices! Non seulement la réalisation de Myriam Bouchard est impec’, mais le casting, la direction photo, la signature visuelle et les textes, bien sûr, font de ces petits bijoux des oeuvres de grande qualité qui séduiront autant les femmes que les hommes à mon avis. 

Je dois cependant faire une confession. J’ai très peu lu Mère Indigne, que je trouve pourtant extraordinaire. Je craque pour son irrévérence, son sens du punch, ses mises en situations loufoques, ses personnages… bref, je la trouve géniale. Mais comme je le dis souvent, il y a deux types de lecteurs. Ceux qui aiment plonger dans des histoires qui leur ressemblent, et ceux qui veulent, au contraire, se sortir de leur quotidien. Je fais partie de la seconde catégorie.

Pourtant, j’ai moi-même «chroniqué» sur la maternité sur Sympatico/MSN. Non seulement j’y ai pris un plaisir énorme, mais mes textes prendront bientôt la forme d’un livre publié aux éditions Michel Lafon (Mama Cool sera en librairie au Québec au début mai)! Peut-être que, justement, à force d’être plongée dans le sujet, j’avais besoin de prendre du recul. De dévorer les blogues de voyageurs pour m’évader un peu de ce quotidien intense – qui comporte son lot de grandes joies mais aussi plusieurs petits deuils!  - dans lequel je mordais à pleines dents.

Maintenant que ma fille est plus grande et que je suis suffisamment indigne moi-même pour prendre la poudre d’escampette en solo de temps en temps, je plongerai probablement bientôt dans la lecture des deux tomes de Mère Indigne, qui semble tout aussi attachante que son personnage.

En attendant, je vais me délecter des capsules hilarantes diffusées sur le site de Radio-Canada

P.S.: Comme plusieurs blogueuses ont pris part à l’événement, j’ai eu la chance de croiser quelques personnes que je connaissais déjà mais que je vois trop peu souvent (comme Marie l’urbaine), et de mettre un visage sur d’autres que je lis occasionnellement. Chapeau à Radio-Canada pour cette initiative, c’était vraiment sympa de se «voir en vrai»!

Catégories : Actualité · Ciné · Livres · Nomade sédentaire
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Jimmy Cliff, l’acteur

10 janvier 2009 · 2 commentaires

Je n’ai pas pu résister. Quand une copine m’a mentionné  l’existence de The Harder they come, film jamaïcain réalisé en 1972,  je l’ai commandé la journée même sur Amazon. Quel bon achat! Hier soir, Chéri et moi avons été fort agréablement surpris par ce long métrage culte.

Le pitch: Ivanhoe Martin (Jimmy Cliff) débarque en ville avec l’intention de faire carrière comme chanteur. Les embûches étant nombreuses, il dérape peu à peu et s’initie au commerce de la marijuana. Sa soif de célébrité l’amène à commettre des crimes. Une autre manière de passer à l’histoire…

Les chansons de Jimmy Cliff, que nous écoutions depuis des années sans savoir qu’elles avaient fait partie de la bande sonore d’un film, enrobent magnifiquement les images et prennent un tout autre sens dans ce contexte. 

Dans l’édition restaurée en 2006, de nombreuses entrevues présentées dans les «extras» permettent de saisir la portée qu’a eu cette production et d’en apprendre un peu plus sur les coulisses de sa réalisation. On découvre par exemple que Jimmy Cliff a retenu l’attention du réalisateur à cause d’une pochette d’album sur laquelle il apparaissait angélique d’un côté, et plus dur de l’autre. Le chanteur raconte d’ailleurs avoir passé sa vie à chercher l’équilibre entre ces deux facettes de sa personnalité.

Vraiment, un film à voir absolument pour quiconque aime la Jamaïque et le reggae!

Le clip de la chanson titre (dans lequel on voit des images du film):

P.S.: Merci pour la découverte Isabelle! ;-)

Catégories : Caraïbes · Ciné
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En Australie avec Baz Luhrmann

26 novembre 2008 · Laisser un commentaire

Le fait que Nicole Kidman tienne le rôle-titre d’un film suffit généralement à m’en tenir éloignée. Rien à faire: je ne peux m’enlever de la tête la moue ridicule qu’elle affichait dans Batman Forever. Et puis, j’ai toujours trouvé qu’elle ressemblait à une fragile petite souris… Il y a des images tenaces. Je préfère nettement le casting d’une Charlotte Gainsbourg, d’une Juliette Binoche, d’une Drew Barrymore, d’une Maggie Gillenhaal ou d’une Angelina Jolie, mettons. Cela dit, j’ai tout de même A-DO-RÉ Moulin Rouge. Comme l’ex-Mme Cruise refait de nouveau équipe avec Baz Luhrmann et que je rêve de voir le pays de Skippy depuis mon enfance, j’irai sans doute voir ce Gone with the wind australien dont tout le monde parle.

Profitant de la folie entourant la sortie du film, plusieurs magazines et quotidiens publient des dossiers sur cette destination qui compte sur la popularité du film pour voir son industrie touristique prendre un nouvel élan. The Globe and Mail présente par exemple les grandes villes du pays en les comparant à des villes canadiennes et par manières de les visiter («If it was Canadian, it would be…», «Do it like a tourist», «Do it like a local»…). 

La grande question maintenant: Australia aura-t-il le même impact sur le pays que Lord of the ring sur la Nouvelle-Zélande?

Suis sceptique. Mais paraît que c’est bien.

Catégories : Ciné
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Bab’Aziz, le prince qui contemplait son âme

5 novembre 2008 · 5 commentaires

Je veux voir ça!

Quelqu’un l’a déjà visionné? Vos commentaires?

P.S.: Merci Maryse pour la trouvaille!

Catégories : Ciné
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Bollywood pour emporter

13 octobre 2008 · 6 commentaires

En cherchant une info dans mes vieux dossiers «boulot» tout à l’heure, je suis tombée sur un plan de chronique rédigé pour l’émission Évasion quotidienne, présentée à Canal Évasion en 2004-2005.  Sujet de ladite chronique: Bollywood (enregistrée avant que je m’y rende). Eh non! Ma fixation ne date pas d’hier! Un extrait (évidemment, c’est écrit de manière «parlée» puisque c’était pour la télé):

 

En Inde, le cinéma est la grande passion nationale avec le cricket. Ça dépasse le simple divertissement. Un véritable culte est voué aux stars, mais personne n’a envie de voir sa fille devenir actrice puisque c’est encore mal vu. Seulement 5 % des films qui sortent en Inde ne sont pas indiens. Jugeant le cinéma occidental trop grossier, les Indiens ont développé leur propre langage cinématographique. À l’inverse, on a très longtemps considéré que le cinéma bollywoodien était non exportable. Il faut dire que les films durent en moyenne trois heures!

 

Pourtant, dans certains coins du monde, le cinéma bollywoodien connaît une popularité hal-lu-ci-nan-te. J’ai eu l’occasion de m’y initier alors que je faisais un stage au Burkina Faso en 1999. C’était l’hystérie totale dans la salle. En Afrique de l’Ouest, on RAFFOLE du cinéma indien! J’avais été aussi fascinée par ce qui se passait autour de moi que par ce que je voyais à l’écran. Je ne me souviens malheureusement pas du titre du film que j’avais vu à l’époque, mais pour résumer, ça se déroulait dans une école secondaire, les acteurs avaient tous l’air d’avoir plus de 30 ans et ils se mettaient à chanter et danser à tout moment, sans raison. Du « Greese extrême » quoi !

 

On parle de nombreuses langues en Inde, mais les films sont tous tournés en Hindi et sont rarement sous-titrés (ils le sont quand on les exporte: le film que j’ai vu à Ouagadougou était sous-titré, comme ceux que j’ai vus à Montréal par la suite). Ce qui veut dire que la majorité des Indiens qui se rendent au cinéma sont comme vous et moi: ils ne comprennent pas ce qui se dit à l’écran. C’est pour cette raison que les acteurs sur-jouent autant. Ils sont très, très, très expressifs. Les personnages sont toujours hyper-typés, pour que les spectateurs saisissent bien. (…)  Si, à Hollywood, on mise sur les effets spéciaux, à Bollywood, on mise résolument sur l’émotion. Mentionnons aussi que le cinéma indien présente généralement des gens des castes les plus hautes, donc des gens aisés, mais qu’il s’adresse « au peuple ».

 

Bien sûr, tout cela tend à changer. Je me rappelle que déjà, lors de mon voyage en Inde en 2005, on me disait que de plus en plus de films américains étaient présentés sur les écrans…

 

Je vous laisse avec la bande-annonce de mon film préféré, Kabhi Khushi Kabhie Gham («La famille indienne»). Celui qui tient le rôle principal est considéré comme le «Tom Cruise indien». Celui qui joue son père est l’un des acteurs qu’on a vu dans le plus grand nombre de films bollywoodiens. Et le bellâtre au chandail orange qui apparaît vers la fin (qui est en fait dans le film le frère obèse du héros qui se transforme en pétard quelques années plus tard! lol) est considéré comme un sex-symbols au pays d’Aishwarya Rai… Ne vous étonnez pas: on entend bel et bien quelques répliques en anglais ici et là. Sooo trendy!

 

 

Comme on trouve de tout sur Youtube, un petit malin s’est amusé à découper le film entier… Les dix premières minutes sont ici. (Ça vaut le coup juste pour la musique… Ah! Ces rythmes! Probablement les seuls qui arrivent à me faire bondir de ma chaise à tout coup!) Allez jeter un coup d’oeil à cette chorégraphie qui met en vedette le père, et à celle-ci, qui nous emmène en Égypte (top-kitsch – combien de robes différentes porte Kajol à votre avis?!)! Pour les cheveux dans le vent et un pseudo-rap, par ici, et pour les couleurs magnifiques des saris, par là!

 

Ça me fait réaliser que je ne suis vraiment plus à jour… Vite, un autre festival (et du temps pour y aller!)!

Catégories : Ciné
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Barcelone avec Vicky et Christina

5 octobre 2008 · Laisser un commentaire

Alors, ai-je aimé ou non Vicky Christina Barcelona? Je n’arrive pas à vraiment le savoir. Je l’ai vu vendredi après-midi avec ma copine Isa. Première erreur: ne pas avoir réalisé que le Quartier Latin ne présentait que des films en français… Quelle horreur! Déjà, la traduction nous a empêché d’embarquer totalement.

 

J’avais lu (trop lu, en fait) les critiques, tant celles de pros que de blogueurs. Je m’attendais donc à être troublée. Au moins étonnée. Un tout petit peu secouée? Eh ben non.

 

Je pense que, tout simplement, Vicky, Christina et cie m’ont fait passer un agréable moment. Sans plus ni moins. J’ai savouré les images de Barcelone (même si on reste dans le tourisme) et les clichés de la vie d’artiste que j’ai toujours trouvé si attirants. Pas de surprise. Fin plutôt ordinaire quoique logique. Rien de bien sulfureux non plus dans la scène du baiser entre Penelope et Scarlett (on est bien loin de Choses secrètes, mettons!). Un bon film, mais pas de quoi en faire un plat. Cute, mais pas «sexy» (sensuel serait plus juste) ni «bouleversant» à mon avis. Le genre d’histoire qui se fondra rapidement à des centaines d’autres dans un coin de ma mémoire jusqu’à devenir un souvenir flou. Drôle? Dur à dire, l’humour «Allenien» passant beaucoup mieux en version originale. 

 

Pour l’anecdote, en sortant de la salle, Isa s’est exclamée: «Ils n’ont pas d’enfants ces gens-là!» Et moi: «Ils n’ont pas de problèmes d’argent ce gens-là!» 

 

La vie d’artiste avec autant de fric, aussi peu de contraintes et Barcelone en toile de fond, moi, n’importe quand. Surtout avec Javier Bardem… (Mais non Chéri! C’est un film… juste un film dans ma TÊTE! lol)

 

P.S.: Cool entrevue avec Woody Allen ici.

Catégories : Ciné
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Ma face sur une affiche bollywoodienne?

3 octobre 2008 · Laisser un commentaire

Ça fait un bon moment que je n’ai pas vu de film indien. Je suis carrément passé à côté du Festival de films de Bollywood, qui s’est terminé hier au Cinéma du Parc. Dommage, car c’est sur grand écran, entouré d’autres mordus, que j’aime le plus voir ces films complètement déjantés.

 

En furetant du côté de Daily Traveler, je suis tombée sur le cadeau idéal à m’offrir: une affiche de film personnalisée peinte à la main! Détails, tels que présentés sur le site de Limona Studio, vouée à la «cause»: «En Inde, au coeur de Bombay, les artistes de Bollywood perpétuent la tradition de l’affiche de cinéma peinte à la main. Mais aujourd’hui ce patrimoine artistique est menacé par la généralisation de l’impression numérique. Consciente de la disparition prochaine de cet art, l’association Limona Studio se mobilise pour la reconnaissance de ces derniers peintres d’affiches. Elle propose d’utiliser leur savoir faire pour créer des posters de cinéma personnalisées “style Bollywood”. Réalisées par les meilleurs peintres d’affiches à partir de photos, ces oeuvres uniques, kitch et colorées sont composées sur toile dans un format allant de 0,70×1m à 6×9m.» Prix: à partir de 500 euros.

 

 

Pour les Européens qui passent par ici, notez qu’une exposition d’affiches réalisées par des peintres de Mumbai sera présentée à Lille du 9 au 20 octobre dans le cadre du festival «Bombaysers de Lille».

Catégories : Asie · Ciné · Trouvailles
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Le Paris des uns…

3 octobre 2008 · Un commentaire

 

… n’est pas forcément le nôtre!

 

Lui par exemple, il n’a pas trop aimé le Paris de Klapisch. C’est vrai qu’il y a beaucoup de personnages et qu’on aimerait parfois en savoir plus sur certains (le Camerounais, notamment). Mais en même temps, c’est ce que j’ai aimé: cette courtepointe de gens qui forment un espèce de tout pas trop bien «cousu». N’oublions pas non plus que ces gens-là traversent le regard de Xavier… oups! de Pierre. ;-) Va-t-on vraiment en profondeur quand on observe les gens vivre? 

 

En tout cas, moi, je le reverrai! Ne serait-ce que pour les images d’ouverture et de fermeture…

 

Vous, qu’en avez-vous pensé?

 

P.S.: Plutôt d’accord avec lui sur le fait que Romain Duris ne semble pas à l’aise du tout dans les scènes de danse! Ça m’a plutôt fait rire, cet anti-casting.

Catégories : Ciné

Paris en fragments

29 septembre 2008 · 3 commentaires

Suis allée au visonnement de presse de Paris, de Cédric Klapish, ce matin. Mon verdict? EXTAAASE! Dès les premières images, j’étais charmée. Paris en mouvement. Paris embué. Paris des cartes postales un peu décalé… 

 

Ce film, c’est le Paris des fenêtres grandes ouvertes, de l’air qu’on respire à fond parce qu’on ne sait pas quand il viendra à manquer. C’est l’histoire de Pierre (Romain Duris), ex-danseur dont les jours sont comptés (à moins d’une transplantation cardiaque), qui occupe ses derniers moments sur Terre à regarder vivre les autres du haut de son balcon. De sa soeur Élise, jouée par une magnifique Juliette Binoche à la chevelure en bataille et sans maquillage (même ses rides sont belles, c’est vous dire!). De ses enfants, qui viennent faire du camping chez leur oncle sans trop comprendre pourquoi. Des «personnages» observés du haut de sa tour. Cette boulangère qui garde ses préjugés en vie comme son levain, notamment. L’histoire parallèle qui m’a le plus touchée est celle de ce Camerounais qui s’apprête à traverser l’océan pour rejoindre l’Europe. Le contraste entre son monde et celui de la richarde française qu’il a jadis connue et qu’il contacte pendant un défilé de mode saisit.

 

Mais LE héros du film reste pour moi Roland, l’historien dépressif incarné par Fabrice Luchini (si j’étais cinéaste, ce mec serait mon fantasme de casting ultime). Professeur, il tombe amoureux d’une de ses étudiantes et se met à lui envoyer des textos plutôt maladroits (donc, vous l’aurez compris, hilarants d’un point de vue extérieur). C’est de sa bouche que sortent les répliques les plus savoureuses. Quand il parle de la beauté («c’est vraiment dégueulasse, la beauté»). Quand il accepte un job de vulgarisateur pour une émission de télé en apprenant qu’il gagnera un minimum de 100 000 euros, alors qu’il a toujours craché sur ce genre de contrat («vous savez, en France quand on est chercheur, on cherche surtout à joindre les deux bouts»). Quand il danse, aussi. Pendant que sa jeune amante rigole en le voyant exécuter ses chorégraphies sorties d’une autre époque (avec James Brown plein les oreilles), on rit avec elle, mais en constatant la mince ligne entre le réel amusement et la pure moquerie… 

 

J’ai adoré les multiples clins d’oeil du cinéaste. Le prénom du principal protagoniste, Pierre, dont le coeur est bousillé. Quand ce dernier dit avoir l’impression de partir pour l’échafaud devant l’ascenceur…   Une scène jouissive: le rêve de Philippe (François Cluzet, alias le «saule pleureur», lol), le frère architecte de Roland, qui se retrouve en pyjama au coeur d’une de ses maquettes où tout le monde est «trop» heureux après une visite troublante de son frère qui a osé le qualifier de «normal».

 

Détail purement esthétique: les filles, retenez le nom de Joffrey Platel qui joue Rémy parce que son visage, lui, vous ne l’oublierez pas! À l’instar de Roland, les mecs craqueront sans doute pour Mélanie Laurent. Comme toujours (depuis Peut-être), le réalisateur de L’Auberge espagnole a fait appel à Loïc Dury pour la musique, qui enveloppe parfaitement les images.  

 

Il y a tout de même des bémols. Avouons qu’à la base, la trame du mec qui découvre l’importance de la vie alors qu’il s’apprête à la perdre reste un peu (beaucoup) cliché. On voit aussi venir la mort d’un des personnages. Et on revoit la fille de ce dernier plus tard comme si de rien n’était (là, c’est la mère en moi qui parle)… Mais ce sont là de légers détails. Ce Paris-là,  je l’ai dégusté jusqu’à la fin. Et quelle fin! Surtout la dernière image. Poétique. Pleine de sens. 

 

Comme la vie.

 

AJOUT 30 SEPTEMBRE: Parmi les clins d’oeil, j’avais oublié ceux à Beaudelaire (que j’ai tellement vénéré, ado): «Le vieux Paris n’est plus (la forme d’une ville change plus vite, hélas! Que le coeur d’un mortel)…»

Catégories : Ciné · Europe
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