Taxi-brousse

Pérégrinations immobiles

Un Québécois au Yukon 26, juin, 2008

Classé dans : Canada, Entrevues, Sur la route, Tour du Canada en 31 jours — Marie-Julie Gagnon @ 1:19

La veille de notre départ du Yukon, j’ai eu l’occasion de rencontrer Francis Pelletier, un Montréalais installé à Whitehorse depuis six semaines. Comme plusieurs Québécois (ils sont nombreux ici!) cet ex-camionneur a eu un véritable coup de coeur pour le Grand Nord.

 

Entrevue à la bonne franquette, au restaurant de l’hôtel Westmark, où il travaille. 

 

 

P.S.: Désolée pour la piètre qualité de l’image, il y avait une fenêtre derrière et je pouvais difficilement me placer autrement. Je recommence: désolée pour la piètre qualité de l’image, j’étais trop paresseuse pour me lever et changer de place… ;-)

 

 

 

Entrevue blogue avec Ugo Monticone 16, avril, 2008

Classé dans : Asie, Boulot, Entrevues — Marie-Julie Gagnon @ 1:38
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Le métier de journaliste pigiste a de bons, et de moins bons côtés. Dans cette seconde catégorie, je classe les ententes verbales avec des rédacteurs en chef qui changent d’avis sans explication (oui, ça peut arriver même après 14 ans de métier !). 

 

En décembre dernier, j’ai réalisé une entrevue par courriel avec l’auteur Ugo Monticone, à peine revenu de l’Inde, où il a participé à une série documentaire diffusée à la Télévision des Basse-Laurentides (à noter que l’émission devrait être présentée ailleurs sous peu) en plus de préparer son prochain récit de voyage. Voici donc l’entrevue en question, qui ne sera pas publiée dans le magazine pour lequel je l’ai rédigée à l’origine. À noter que même si le tandem est de retour au pays depuis quatre mois, le blogue est alimenté de temps en temps (entre autres pour annoncer les prochaines conférences).

 

 
Auteur de quatre récits de voyage et de deux romans, Ugo
Monticone revient tout juste d’un périple de quatre mois en Inde, où il
est allé chercher l’inspiration pour un prochain livre en plus de
participer à une série télévisée, Bharâta. Grâce au blogue du même nom, on
peut suivre ses aventures au pays de Shiva.

    

Pourquoi bloguer ?
C’est la première fois de ma vie que je blogue. Habituellement en voyage, 
j’envoyais des « courriels de masse ». Mais les blogues ont l’avantage 
de rester et de permettre aux lecteurs de participer.

Tout a commencé quand… 
C’est ma blonde, Julie Corbeil, qui a eu l’idée du blogue et 
qui l’a créé avec moi. La série de 13 émissions qu’elle a 
réalisée pendant notre voyage porte sur mon expérience 
là-bas. Le blogue en est le complément parfait.

À quoi te sert ton blogue ?
À la base, il m’a servi à donner des nouvelles de notre voyage 
à nos proches et aux curieux. Mais pour ce projet en Inde, 
nous avons été jumelés à 10 écoles du Québec qui ont suivi 
notre périple live et qui ont réalisé des activités en lien
avec la culture indienne et nos expériences. C’est un projet 
qui tente de promouvoir l’ouverture sur le monde et la lutte 
au racisme.

Comment t’y prenais-tu pour mettre ton blogue à jour ?
Comme je partais quatre mois avec simplement un tout petit sac, 
je devais utiliser les cafés Internet sur place, lorsqu’il y 
en avait. J’aurais bien aimé avoir mon ordi, mais comme je voulais 
vivre une expérience indienne près des gens, plus j’étais « technologique », 
plus je m’éloignais de la vraie vie.

Ton rituel de bloggeur ?
Habituellement, je fais huit heures de méditation, 
quatre heures de yoga, et lorsque je suis en lévitation… 
Non, sérieusement, pendant le voyage, je prenais quelques 
notes sur des bouts de papiers, puis je remuais le tout 
dans ma tête, comme si c’était une « machine à laver les idées ». 
Ensuite, je me trouvais un petit café Internet et je laissais 
le tout défiler.

L’endroit le plus inusité d’où tu as déjà blogué ?
Une soirée, dans un petit village au nord de l’Inde, 
il n’y avait pas d’électricité. Un homme m’a proposé d’utiliser 
son ordinateur. Il a sorti sa génératrice pour l’alimenter. Les 
gens du village se sont regroupés pour voir le Blanc qui écrivait… 
Même quelques vaches sacrées se sont faufilées dans la foule !

Que t’a apporté le blogue ?
Un contact avec tout plein de voyageurs, de curieux, 
d’élèves et de gens qui ont vécu le voyage avec moi. 
J’avais l’impression de voyager en « groupe ». C’était 
comme avoir une gang dans mes bagages. Par rapport à 
l’écriture de mon livre, le blogue m’a permis de mettre 
mes idées par écrit, alors c’est comme le début d’un premier 
jet. Et avec les commentaires des internautes, ça me donne déjà 
une idée de ce que les gens aiment et de ce qui les marque.

Tes coups de coeur blogues ?
Mylène à Yelloknife: C’est une amie qui vit présentement à 
Yellowknife. J’aime suivre ses aventures sur son blogue et me 
rassurer en sachant que c’est plus chaud ici!
Pazapa : C’est le blogue de ma blonde Julie Corbeil, 
qui raconte la réalisation de son documentaire en Amérique du sud.
Cercle Créatic : Je suis membre de cette sorte de blogue/groupe 
Internet réunissant des artistes de la relève solidaires. 


Le teaser de la série:


 

Vous pouvez également voir un extrait d’une des émissions ici.

 

P.S.: J’ai cessé de collaborer au magazine en question, parce qu’en plus de cette entente verbale non-respectée, il a coupé ses tarifs de moitié… 

 

Entrevue avec le tandem de Turn of the world 12, avril, 2008

Classé dans : Entrevues, Europe, Trouvailles, Vidéo — Marie-Julie Gagnon @ 10:52
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Curieuse d’en savoir plus sur Laetitia et Guillaume, ces jeunes Français qui ont entrepris un voyage sac au dos de cinq ans avec leur caméra, j’ai réalisé une entrevue par courriel avec eux.

 

 

Quelle est la genèse du projet ?

G : Le déclic s’est produit lors d’une mésaventure, au cours de ma première expédition de six mois qui m’a mené jusqu’en Malaisie (dans les mêmes conditions de voyage). Une nuit, en Thaïlande, je me suis retrouvé bloqué deux jours dans la jungle sans manger ni boire… C’est une très longue histoire qui nécessiterait un mail entier pour la raconter, mais l’idée m’est venue à ce moment-là !

 

Comment avez-vous financé votre voyage ? Prévoyez-vous travailler en cours de route ?

G et L : Nous avons économisé pendant un an avant de partir. Nous prévoyons travailler chaque année à travers le monde. Une année de voyage représente 2000 euros de budget chacun (visa, nourriture…).

 

Avec quel équipement technique voyagez-vous ?

G : Une caméra 3 CCD (j’ai dû en racheter une avec les moyens que nous avons, une Panasonic NV-GS320, parce que mon ancienne Sony à disque dur nous a lâchés pendant une traversée en bateau-stop), un MacBook Pro, disque dur 500 Go, cassettes DV, trépied, quatre batteries et un panneau solaire.

 

Filmez-vous tout le temps ? Jusqu’ici, combien de cassettes ?

G : Oui, nous filmons tout le temps. J’ai ma caméra à la main en permanence. Une moyenne de 10 cassettes par mois.

 

N’est-ce pas un peu chiant de trimballer tout cet équipement pour le type de voyage que vous faites ?

G : Ne me le faites pas dire ! Mon sac à dos pèse 12 kg et la partie matériel vidéo pèse 7 kg. Tout est calculé au gramme près. Alors il a fallu faire des concessions et je n’ai que 2 t-shirts et un pantalon.

 

Demandez-vous l’autorisation avant de filmer les gens ?

G : Oui. On me voit d’ailleurs la demander à un Polonais dans le premier épisode.

 

Pour le montage, comment vous y prenez-vous ?

G : Nous le faisons lorsque nous sommes hébergés chez l’habitant. C’est moi qui m’en charge. Cela représente environ trois semaines de travail, mais c’est aléatoire car nous sommes rarement plus d’une journée chez l’habitant. Je ne monte jamais sous la tente car nous utilisons la batterie de l’ordi pour les mails. Laetitia s’occupe entièrement de la partie photos.

 

Est-ce que le fait de filmer l’aventure vous fait faire des choses que vous n’oseriez pas faire sinon ? Qu’est-ce que ça change pour vous, de tout filmer, en fait ?

G et L : Le caméscope n’influence en aucun cas notre voyage. Cela est simplement un moyen moderne de partager notre aventure gratuitement sur Internet.

 

On vous voit frapper aux portes des gens pour trouver où dormir… Pourquoi ne pas vous être inscrit à un truc comme couchsurfing.com ? N’est-ce pas épuisant de toujours devoir tenter de convaincre les gens de vous héberger ?

G et L : Nous sommes inscrits sur couchsurfing.com. Nous en profitons lorsque nous sommes dans de grandes villes, mais pas plus car nous sommes à la recherche de rencontres naturelles. Ce site est plutôt basé sur un échange. Nous ne cherchons pas du confort mais des moments magiques… Frapper aux portes permet aussi de prendre la température du pays à notre façon.

 

Jusqu’à maintenant, quel a été votre moment le plus magique ?

L : À Sakarya, en Turquie, la première fois que nous avons frappé à une porte. C’est ce moment qui m’a le plus marquée car c’est pour moi la porte de l’Asie. J’ai ressenti une réelle différence avec l’Europe. Enfin, on n’avait plus l’impression d’être chez nous.

G : Un routier iraquien qui nous donne trois clémentines près de la frontière iraquienne en Iran. Moment simple mais d’une émotion indescriptible.

 

Et le pire ?

L : Une nuit près d’une station service où nous avons posé la tente, à Bratislava. Il a plu des cordes toute la nuit, on s’est réveillés trempés, et en plus de ça, un routier a pissé sur notre tente pour nous réveiller…

G : Idem.

 

Pourquoi faire des épisodes aussi longs pour le Web ? Le but est-il d’en tirer une série pour la télé traditionnelle par la suite ?

G : Non, pas de promo TV (même si il y’a déjà des offres). Nous sommes à la base des voyageurs qui prenons un pied monstre à voyager et qui voulons faire partager nos moments. Comme nous n’avons aucun compte à rendre (aucun sponsors), nous ne cherchons pas à faire un carton sur Internet, juste à faire ce que nous voulons. Nous essayons de garder notre petite liberté.

 

En terminant, des questions plus perso: comment vous êtes-vous connus tous les deux ? Aviez-vous déjà voyagé ensemble avant ? Êtes-vous un couple ou simplement de bons amis ?

G et L : Nous nous sommes rencontrés lors d’un match de tennis. Nous n’avions jamais voyagé ensemble de cette façon. Nous sommes un couple et de bons amis en même temps.

 

Le troisième épisode des aventures de Laetitia et Guillaume vient d’être mis en ligne sur Dailymotion. Le premier se trouve ici, et le second, . Visiter leur site pour plus d’info : www.turnoftheworld.com

 

P.S.: Ils prévoient venir au Québec vers 2009-2010.