Plaisirs parisiens pas chers

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Paris a beau se retrouver chaque année sur la liste des villes les plus chères du monde, elle n’est pas sur le point de perdre sa place de chouchou dans le cœur des touristes des quatre coins de la planète. Nul besoin de débourser une fortune pour profiter de ses charmes! Voici quelques suggestions pour vivre de grands moments à petits prix.

S’attarder à l’art de rue

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Simples graffitis, les dessins qui ornent les murs des grandes villes du monde? Chose certaine, ce n’est pas ce que croient les créateurs des centaines de sites Web qui pullulent sur le sujet et vantent le talent des artistes de l’éphémère. Si vous souhaitez vous offrir une virée consacrée aux plus belles œuvres de rue, rendez-vous sur le site Paris Street Art. Sur Facebook, la page Street Art Paris publie par ailleurs des photos prises sur le vif.

Découvrir des vignes

Saviez-vous que Paris compte plus d’une dizaine de vignes? La plus ancienne est celle de  Montmartre, qui existe depuis l’époque gallo-romaine. De son côté, celle du parc de Belleville date du 13e siècle.  Celles du parc Georges-Brassens et du parc Bercy font aussi partie des quatre principales vignes municipales parisiennes. Tous les ans en septembre et octobre, ont lieu des vendanges. Si vous êtes de passage en octobre, ne manquez pas la Fête des vendanges de Montmartre, près de la Basilique Sacré-Cœur. Pour plus d’info sur le vin en France: www.vins-france.com.

Pique-niquer dans un parc

Que vous préfériez La Villette, Les Jardins du Luxembourg ou le parc des Buttes-Chaumont, casser la croûte dans un parc parisien permet de faire une pause à peu de frais entre deux visites. À consulter absolument pour sortir des sentiers battus: La carte des pique-niques à Paris concoctée par My Little Paris, et cette liste du Figaro, qui propose des adresses dans les parages où aller acheter le butin  gourmand que vous déballerez une fois assis dans l’herbe.

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Plus touristique, mais tout aussi exaltant: déguster un jambon-beurre dans l’escalier de la Basilique du Sacré-Cœur avec Paris à vos pieds (et des visiteurs du monde entier tout autour!).

Sur les traces de Woody Allen

Vous avez aimé le film Minuit à Paris? La mairie a concocté un itinéraire téléchargeable qui permet de se lancer aux trousses des personnages imaginés par le cinéaste américain. Entre autres au programme: le Pont Alexandre III, le Musée de l’Orangerie et le Marché aux puces de Saint-Ouen. À noter qu’il existe des parcours pour d’autres films.

LA SUITE SUR MSN.CA!

Ce voyage a été réalisé grâce à une invitation de Vins de France en octobre 2012. Merci!

À découvrir également: 24 heures à Paris, 10 clichés Instagram,  Paris en pâtisseriesLe Plaza Athénée fait son cinémaStrasbourg en 12 clichés Instagram, Ça commence bien… à Paris10 façons inusités de découvrir Paris, 10 choses à faire à Paris avec des enfants et mes billets sur la France pour EnTransit.ca.

Pour plus d’information sur Paris

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Pourquoi visiter la Toscane?

Francesco Buffi (Baricci)

Francesco Buffi (Baricci) devant les vignes de sa famille, à Montalcino

Il suffit d’une photo pour comprendre pourquoi la Toscane attire des hordes de touristes chaque été (je ne parle pas forcément du charmant viticulteur de la photo ci-haut, hein;-).  Même sur papier glacé ou sur l’écran de l’ordinateur, ses villages bucoliques envoûtent. On se surprend à rêver d’une vie comme celle de Frances Mayers, auteure du roman à succès Sous le soleil de Toscane, qui a tout quitté sur un coup de tête pour acheter une propriété dans la région. Et une fois sur place, c’est encore pire… tellement c’est encore mieux!

Si vous n’êtes toujours pas convaincus, voici dix raisons qui risquent de vous donner envie de prendre le premier avion pour découvrir les environs. À lire dans l’ordre ou dans le désordre.

Le rythme

On ne visite pas la région en mode «speed»: on prend son temps. On contemple.  Hume. Goûte. Un espresso ici, un gelato là… On flâne, le regard oscillant entre l’horizon et les petites boutiques qui recèlent de produits locaux et d’œuvres d’artistes des environs.  Nous sommes, après tout, dans la région qui a vu naître le mouvement slow food!

Fontodi, Chianti Classico

Fontodi, Chianti Classico

La gastronomie

Qu’on s’arrête pour une visite à Podere Le Fornaci, fromagerie biologique du Chanti où les sympathiques hôtes nous font découvrir leurs produits (visites en matinée seulement), ou chez Pruneti, à San Polo, où les deux charmants frères proposent de déguster leurs meilleures huiles d’olive (sur rendez-vous), un seul mot: ravissement. Les produits régionaux sont mis de l’avant et la qualité des aliments est indéniable.

Pâtes fraîches avec ricotta, huile d'olives, courgettes et menthe.

Pâtes fraîches avec ricotta, huile d’olives, courgettes et menthe.

Ah! Le charme de la Toscane... (Visite chez Prunti)

Ah! Le charme de la Toscane… (Visite chez Pruneti)

Dégustation d'huiles d'olives Pruneti

Dégustation d’huiles d’olives Pruneti

Axée sur le terroir, la cuisine nous en met plein les papilles. Soupe ribollita (légumes avec du pain), picis (pâtes qui s’apparentent à des spaghettis faits à la main), schiacciata (aussi appelé focaccia), porchetta (cochon), alouette! Difficile de sortir de table sans avoir envie de déboutonner son pantalon.

Vacances Transat offre des séjours écogastronomiques depuis le printemps 2012. Ces forfaits comprennent les nuitées à l’hôtel, la location d’une voiture et des repas dans restaurants membres de Slow Food. Une formule semi-organisée qui permet de savoir où l’on s’en va tout en gardant une certaine flexibilité.

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Chianti

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Montalcino

Montalcino

LA SUITE SUR MSN.CA!

Ce reportage a été réalisé en mai 2012 suite à une invitation de Vacances Transat.

À lire également:  La Toscane d’une viticultrice québécoise, Italia, mi amore, Carte postale de la Toscane, 10 raisons d’aimer RomeBienvenue à BlogVille, Italie et mes billets sur l’Italie sur EnTransit.ca.

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Narcissisme façon VIe siècle?

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Les réseaux sociaux sont peut-être le repaire de narcissiques finis, nous n’avons rien inventé. Au fil du temps, peintres,  photographes et artistes de tout acabit se sont livrés à des autoportraits. D’autres ont commandé des oeuvres les mettant en vedette. C’est ce qu’a fait l’évêque Euphrase au VIe siècle.

La mosaïque dans laquelle on peut encore l’admirer tenant une maquette de l’église au complexe de la cathédrale de Poreč? Son idée.

Plusieurs siècles plus tard, les visiteurs peuvent toujours voir sa bouille dans le plus important monument de la ville croate. Dans un état de conservation exceptionnel, la basilique d’Euphrase figure d’ailleurs sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1997.

Qui se souviendra de nos #selfie sur Instagram le mois prochain?

Certains sont plus immortels que d’autres.

J’ai visité la Croatie dans le cadre d’une croisière à bord de L’Austral de la Compagnie du Ponant, dont j’étais l’invitée. Merci!

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D’Athènes à Venise à bord de L’Austral

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Quitter le port de Pirée…

Après 24h à Athènes, me voici à bord d’un navire de la compagnie française Le Ponant avec ma fille de six ans et demi. Nous faisons une croisière à thème («famille», dans ce cas-ci).  Sur 235 passagers, 51 ont moins de 18 ans. J’ai aussi croisé des groupes voyageant avec les grands-parents. L’ultime voyage intergénérationnel?

«Bienvenue sur votre yacht privé», a lancé Frédéric Jansen, directeur de croisière, avant d’énumérer toutes les nationalités à bord. On en compte une douzaine au total. Sans grande surprise, les Français sont les plus nombreux: ils sont 189.

Il est vrai qu’il y a une certaine intimité à bord: contrairement aux mastodontes qui ont la cote, L’Austral compte seulement 132 cabines. Et quelles cabines!

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Notre cabine

En tout, nous traverserons trois pays en huit jours. L’itinéraire? Athènes-Itea-Otrante-Dubrovnik-Mljet-Trogir-Rovinj-Venise.

Nous avons quitté le port de Pirée en fin de journée et traversé ce soir le canal de Corinthe, voie artificielle creusée à travers l’isthme de Corinthe pour relier le golfe de Corinthe, dans la mer Ionienne, à l’ouest, au golf Saronique, dans la mer Égée, à l’est. Ce canal fait donc du Péloponnèse une île. C’était complètement fou de voir le bateau s’enfoncer dans cet étroit couloir! Pour vous donner une idée:

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L’année dernière, j’ai eu l’occasion d’interviewer Sophie Lauret, chargée de communications de la compagnie basée à Marseille, lors de son passage à Montréal. Pour en savoir plus sur la compagnie et les nouvelles croisières offertes:



L’Austral est très similaire au Boréal.

Plusieurs excursions sont au programme. Demain, nous découvrirons par exemple le site sacré de Delphes (m’en vais rendre visite à Apollon!). Si je vous dis qu’on mange comme des rois, vous comprendrez que l’enthousiasme est à son comble.

La connexion sur la bateau étant très lente (et exorbitante!), je ne sais pas à quelle fréquence j’arriverai à publier des articles ici et sur EnTransit.ca. Mais dites-vous que pendant ce temps, je prendrai UNE TONNE de photos, que je partagerai dès que j’en aurai l’occasion. Pas question de garder toutes ces beautés juste pour moi! :-)

En attendant, si vous voulez rêver, les vidéos promotionnelles sont carrément renversantes. À éviter si vous tentez de remettre le solde de votre carte de crédit à zéro. ;-)

À lire également: Katerine-Lune Rollet a publié une chronique sur la croisière Venise-Istanbul qu’elle a faite à bord de L’Austral en juin dernier sur Canoë et plusieurs billets sur son blogue perso. Carolyne Parent et Gary Lawrence ont quant à quant à eux signé des reportages pour Le Devoir (celui de Gary est accessibles seulement aux abonnés, par contre). Nathalie de Grandmont alias «Globe raconteuse» fait le récit en deux parties de son expérience sur la mer Adriatique avec la même compagnie.

Pourraient aussi vous intéresser: Croisière de luxe en françaisMa visite du BoréalRacontez-moi des histoiresCarte postale d’Athènes et mes billets sur la Grèce (2012) pour EnTransit.ca.

MÀJ 20 août:  Vous pouvez maintenant lire mes billets sur EnTransit.ca:  24 heures à Athènes avec un enfant, Rendre visite à Apollon, La vie à bord de L’Austral.

Je suis l’invitée du Ponant. Merci!

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Top 3: Clermont-Ferrand

1-photo (2)Chaque mois, je demande à un blogueur de présenter ses trois lieux préférés dans la ville qu’il habite. Une bonne manière de sortir des clichés touristiques… et de vous faire découvrir de nouveaux blogues!

Après deux ans en Auvergne, dans le centre de la France, la Québécoise Marie-Eve Vallières vient tout juste de rentrer à Montréal. Elle a profité de son exil pour se consacrer à son blogue Eurotrip Tips, dans lequel elle raconte ses péripéties dans les «vieux pays» dans la langue de Shakespeare, et pour lancer A Montrealer Abroad, blogue bilingue consacré à Montréal et ses environs.

Bien qu’elle n’ait pas trouvé sa ville d’adoption, en Auvergne dans le centre de la France, des plus excitantes, elle a tout de même adopté quelques lieux au fil  du temps.

Voici trois d’entre eux!

1- Cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption

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«La « dame noire » de Clermont-Ferrand est un peu le point de repère des Clermontois, et se trouve au cœur du centre névralgique de la ville. Surplombant les toits clermontois du haut de ses 96 mètres, elle est entièrement construite d’imposantes pierres volcaniques noires de Volvic, ce qui lui confère son caractère unique et imposant. La vue sur Clermont-Ferrand depuis ses tours, et l’activité bourgeonnante sur la rue des Gras juste en bas ne manquera pas d’intéresser les plus curieux. Un must!»

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«Saviez-vous qu’il y a des volcans en France? Eh oui! En plein cœur du pays se trouve la Chaîne des Puys, une série de sommets volcaniques s’étendant sur plus de 45 kilomètres. Du haut de ses 1465 mètres, le Puy de Dôme est le favori incontesté des Clermontois. La vue sur le reste de la chaîne, avec notamment les Mont Dore et le Puy du Pariou, en plus des plaines du Limousin, et, évidemment, Clermont-Ferrand tout en bas, vaut vachement le détour. Si vous êtes comme la plupart des français et adorez la randonnée, comptez environ 45 minutes pour vous rendre au sommet. Mais si vous êtes comme moi – c’est-à-dire paresseux – sachez que le Panoramique des Dômes, un petit train à crémaillère, vous emmène tout en haut pour seulement 10 euros. Un très bon investissement, il va sans dire.»

3- Jardin Lecoq 

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«Si le soleil est de la partie et qu’il vous prend l’envie de faire la dolce vita pour quelques heures, dirigez-vous vers le Jardin Lecoq, à quelques minutes de marche du centre de la ville. Il faut venir en avril pour apprécier le lieu dans toute sa splendeur, alors que les magnolias sont en fleurs et qu’un doux parfum envahit le parc en entier. La popularité du parc de se dément pas – chaque jour, des centaines de personnes, autant le lycéen pris en flagrant délit d’école buissonnière que grand-papa et son petit-fils foulent les pelouses du parc, profitant du grand air frais auvergnat. Ce que je préfère du Jardin, au-delà de sa flore? Le WiFi gratuit. :-)»

Vous pouvez suivre Marie-Eve sur Facebook (Eurotrip Tips et A Montreler Abroad), Twitter (Eurotrip Tips et A Montreler Abroad) et Instagram.

(Photos: collection personnelle de Marie-Eve)

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L’Europe en train ou en avion?

Rail Europe

©Rail Europe

Vous avez décidé de passer quelques jours – mieux, quelques semaines – en Europe. Une fois les billets d’avion pour traverser la grande flaque achetés, il vous reste à décider comment vous vous déplacerez  là-bas.

Pour plusieurs, le train s’impose. D’abord pour son côté mythique (non, pas seulement à cause de Before Sunrise ;-). Puis, pour son aspect pratique. Mais est-ce vraiment plus économique? Ça dépend, si je me fie aux témoignages recueillis.

Le journaliste Vincent Fortier s’est offert une parenthèse professionnelle pour voir du pays en 2012. Son itinéraire: Paris-Bruxelles-Anvers-Rotterdam-Amsterdam-Berlin-Prague-Vienne-Munich-Paris. «J’ai choisi le train d’abord et simplement parce que j’en avais envie, raconte-t-il. Pour moi, un voyage du genre en Europe rimait avec train. Les trajets en train ont fait partie intégrante de mon voyage. Le train devenait une destination en soi.»

Au-delà du rapport qualité-prix, il aimait l’idée de ne pas devoir arriver deux heures à l’avance comme à l’aéroport. «À la gare, on arrive à la dernière minute et on monte. Pas de chichi. C’est génial! C’est aussi à mon avis bien moins stressant et, si le trajet est parfois plus long, on arrive directement en ville.»

Il a opté pour des voyages de jour, histoire de pouvoir observer le paysage. «Le confort et la rapidité pèsent aussi lourd dans la balance. Pendant tout mon voyage, je n’ai fait que des voyages directs. Je n’ai jamais changé de train. Ce n’est pas toujours le cas en avion, en Europe du moins! J’ai fait de courts segments (40 minutes entre Bruxelles et Anvers) et des longs (6h30 entre Amsterdam et Berlin).»

Vincent Fortier pendant son voyage en solo en Europe.

Vincent Fortier pendant son voyage en solo en Europe.

Un autre son de cloche

La Québécoise Marie-Eve Vallières, auteure des blogues Eurotrip Tips et A Montrealer Abroad, habite Clermont-Ferrand, en France, depuis deux ans. La blogueuse voyage a eu l’occasion de prendre autant le train que l’avion pour se déplacer sur le continent. «Sans grande surprise, le train est généralement plus avantageux sur les courtes distances, et l’avion, sur les plus longues. Il est vrai que les trains sont moins compliqués à utiliser, plus confortables et plus agréables, mais ces avantages se monnaient et finissent généralement par coûter très cher.»

«Il ne faut pas oublier que beaucoup de trains en Europe sont de type "réservation obligatoire", surtout – mais pas seulement – les trains à grande vitesse, poursuit-elle. Ces réservations peuvent vite faire grimper le prix du billet. Donc, à moins d’être chanceux et de tomber sur une période creuse ou une vente éclair, l’avion est généralement plus avantageux, même en incluant les frais de transport de/vers l’aéroport. Exemple réel que j’ai fait à plusieurs reprises: le train de Lyon à Londres coûte généralement au minimum 150 euros et dure environ 5 heures, alors qu’un vol d’une heure avec EasyJet se détaille à environ 60 euros l’aller-retour. Difficile à battre!»

Marie-Eve Vallières dans sa ville préférée...

Marie-Eve Vallières dans sa ville préférée

Bien entendu, il ne faut pas s’attendre au service des grandes compagnies aériennes quand on opte pour un transporteur à rabais. «Les avantages et inconvénients des compagnies low-cost sont un débat à eux seuls (frais cachés, limitation des bagages, horaires, etc)! Mais pour une heure de vol seulement, ça vaut vachement le coup de se passer de certains petits luxes pour économiser autant d’argent.»

Les arguments de Rail Europe

Eric Bacon, directeur des ventes de Rail Europe inc. au Canada, n’est évidemment pas du même avis. Il reprend l’essentiel des propos de la section Avantages des trains en Europe du site de Rail Europe: «Dans beaucoup de cas, même considérant les compagnies aériennes à rabais (Low Cost), il est plus avantageux d’opter pour le train qu’un vol. Les trains partent et arrivent dans les centre-ville permettant ainsi un accès rapide aux gares de train et votre hôtel.»

«Les aéroports sont en majeure partie localisés en périphérie des villes et peuvent ainsi prendre une ou une heure et demie de déplacement. De plus, il faut considérer le coût d’un taxi, d’un bus ou d’un train de banlieue pour s’y rendre.  On peut se rendre à la gare seulement 30 minutes avant le départ de son train car il n’y a pas de sécurité à passer. Avec un vol, vous devrez passer la sécurité pour lequel vous devrez ajouter à votre temps de déplacement. Dans la majorité des trains, il n’y a pas de limite de bagage. [...] En train, vous avez la chance d’admirer le paysage et de pouvoir facilement discuter avec vos voisins de siège. Le train invite les gens à parler et discuter.»

Opter ou non pour une passe de train?

Vous préférez le train? Pas si vite, le shopping est loin d’être terminé. Il est nécessaire de prendre le temps d’étudier les différents types de billets pour trouver le meilleur plan pour soi. «Les passes de train (laissez-passer) sont encore bien populaires et avantageuses, estime le directeur des ventes de Rail Europe. Si vous parcourez un grand territoire ou vous prévoyez vous déplacez souvent, il sera plus avantageux de prendre en effet une passe de train. En consultant un agent de voyages, elle/il sera en mesure de vous suggérer la meilleure option pour ce que vous prévoyez faire pendant votre voyage en Europe.»

Des prix spéciaux sont régulièrement offerts. «Il y a présentement une promotion pour la Eurail Global Pass où un rabais de 100$ est offert aux étudiants en réservant avant le 12 juin, ou jusqu’à épuisement des stocks», souligne-t-il.

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©Vincent Fortier

Vincent a pour sa part constaté qu’il lui était plus avantageux d’acheter ses billets séparément, à cause des escales privilégiées. «J’ai d’abord fait mon itinéraire en choisissant les pays que je voulais visiter avec le temps dont je disposais.»

«Comme je me rendais quand même jusqu’à Prague, j’ai compris en faisant une recherche internet rapide que les passes offertes ne m’avantageaient pas (peut-être me suis-je trompé aussi!). J’ai remarqué qu’il y avait des passes régionales (Benelux, Scandinavie, etc), mais rien ne couvrait les six pays que je voulais visiter. Il fallait donc que je choisisse une passe couvrant 25  pays. Il y a aussi la durée du voyage qui compte. Une passe d’un mois pour 25 pays revenait donc plus chère que mes billets individuels. La différence n’était vraiment pas énorme (100$, il me semble), mais comme c’était mon premier voyage du genre, le fait d’avoir tous mes billets avec une date et une heure me rassurait. C’était vraiment une question de quiétude dans mon cas, puisque les trains sont souvent sold-out.»

«Les passes qui englobent toute l’Europe ne valent généralement pas leur prix, tranche pour sa part Marie-Eve. Les réservations de places ne sont pas incluses dans le prix et s’ajoutent au prix de la passe, déjà plutôt cher. Vaut mieux se concentrer sur quelques pays, et choisir la passe qui s’applique à ces pays seulement et essayer de prendre le plus possible les trains "régionnaux" et non à grande vitesse afin d’éviter les frais de réservation. Mieux vaut également vérifier le prix des billets à l’unité avant d’acheter une passe. Par exemple, aux Pays-Bas et en Belgique, les trajets se détaillent rarement à plus de 20 euros chacun puisque ce sont de courtes distances.»

Les tuyaux de Marie-Eve: «Pour les gens qui vivent en France, les abonnements de la SNCF valent vachement le coup. Par exemple, la carte 12-25 permet souvent d’économiser près de 50% sur le prix des billets – inutile de dire que les frais annuels de 50 euros se remboursent assez vite. Il y a une variété d’abonnements intéressants pour les jeunes, les couples, les familles et les séniors. Pour le reste, le mot d’ordre, c’est réserver à l’avance et voyager pendant les périodes creuses. À noter que la plupart des billets de train ne sont disponibles qu’au maximum 12 semaines avant le départ.»

De mon côté, je suis un peu biaisée. J’aime tellement les trains qu’ils sont toujours mon premier choix, même si le billet coûte un peu plus cher. Je n’ai encore jamais testé les compagnies aériennes à rabais. J’aime trop le côté contemplatif du train. Et je ne me lasse jamais de leur roulis, même au bout de plusieurs jours…

Et vous, qu’en pensez-vous? Des expériences européennes à partager?

Pour plus d’info:  Rail Europe (site canadien), SNCF, Ryan Air, Easyjet et Hop!.
P.S..: Voyager en voiture? Mais pourquoi? ;-)
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La Toscane d’une viticultrice québécoise

Le Miccine

Il y a quelques semaines, j’ai eu l’occasion de rencontrer Paula Cook, viticultrice québécoise de 27 ans installée en Toscane depuis trois ans. La jeune femme a séjourné en Italie pour la première fois à l’adolescence. Elle a ensuite poursuivi des études en agriculture à l’Universtié McGill, avant de faire une double maîtrise en viticulture et oenologie de l’École supérieure d’agriculture d’Angers, en France, et de l’Université catholoque du Sacré-Coeur de Plaisance, en Italie.

En plus de produire trois vins rouge, un blanc et un rosé, pour lesquels elle veille à toutes les étapes de la production, elle ouvre les portes de sa villa aux visiteurs de passage.

J’ai publié un billet sur le Miccine, son vignoble situé à Gaiole, entre Sienne et Florence, sur EnTransit.ca. Voici maintenant une entrevue vidéo avec cette passionnée.

Prix pour quatre personnes: de 1200 à 1800 euros (1584 à 2375$) pour une semaine. Le Miccine a aussi sa page Facebook (on peut notamment y voir des photos de l’intérieur de la villa) et un compte Twitter. Pour des photos de l’intérieur des villas, par ici.

Prêt à partir?

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Escale à Venise

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Ce qui frappe d’abord, c’est l’absence de voitures. Imaginez le bonheur de déambuler dans une ville où le piéton est roi! Remarquez qu’il n’est pas seul, ledit piéton: de 15 à 20 millions de touristes visitent cette cité mythique qui compte 160 îlots. Mais qui s’en préoccupe? Ici, on savoure la dolce vita en dégustant une glace dans une gelateria artisanale, en sirotant un spritz (apéritif très populaire à base de vin blanc et d’eau de Seltz) sur une terrasse ou en s’offrant un espresso dans le tout premier café à avoir vu le jour, Florian, en 1720 (cher – huit ou neuf euros la tasse –, mais historique!).

À Venise, la vie est organisée autour des canaux. «L’eau est notre liquide amniotique», lance d’entrée de jeu Roberta Valmarana, de l’office du tourisme de Venise. Si, au 16e siècle, 10 000 gondoles sillonnaient la ville, on en trouve aujourd’hui à peine 400. Si l’expérience vous semble incontournable, sachez toutefois qu’elle a un prix. Selon l’itinéraire choisi, il varie de 80 à 100 euros pour une quarantaine de minutes. Ne vous attendez pas non plus à entendre le gondolier pousser la chansonnette. «Ils n’ont jamais chanté!» s’exclame Corine Govi, guide et conférencière, quand on lui pose la question. «Dans les années 1960, le tourisme était très élitiste, poursuit-elle. Une touriste américaine restait ici un mois. L’Italie d’après-guerre n’était pas chère, alors on louait une gondole pour un mois. Le gondolier devenait votre valet. À ce prix-là, il pouvait aussi chanter!»

En arrivant à la Place St-Marc, on est saisi par la majesté des lieux. La Basilique St-Marc, le palais des Dosges et le Campanile se dressent fièrement, témoins de la richesse de l’histoire de ce lieu mythique que Napoléon a jadis décrit comme «le plus beau salon d’Europe». L’effet saisit à coup sûr. Et là, en observant les mosaïques, on se jure de revenir.

P.S.: Tentez tout de même d’éviter la haute saison, hein.

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Mes trois top:

1- Se perdre. Errer. Marcher pendant des heures…

2- Le gelato d’Alaska, reconnu pour ses glaces artisanales authentiques. Conseil du proprio pour choisir un glacier: «Évitez les montagnes de crème glacée. Elles sont faites avec des préparations en poudre.» Et la glace à la pistache n’est pas censée être si verte…

3- Le café Florian, plus ancien café d’Italie. Tout le monde vous dira de l’éviter. Bien sûr qu’il est rempli de touristes! Bien sûr que tout y est hors de prix! Perso, je trouve fascinant de m’asseoir dans un lieu riche en histoire et imaginer à quoi ressemblait les passants lors de son ouverture en 1720…

Vue du café Florian

Vue du café Florian

J’étais l’invitée de Vacances Transat.

(Une première version de ce texte a été publié sur Canoe.com en 2009.)

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La route des contes en 5 escales

Bien avant Walt Disney, Hans Christian Andersen, Charles Dickens, Selma Lagerlöf, les frères Grimm et autres Charles Perreault ont fait rêver les enfants des quatre coins de la planète. Cinq idées d’escapades européennes pour retomber en enfance.

1- L’Allemagne avec les frères Grimm

C’est à Wilhelm et Grimm que nous devons les contes Blanche-Neige, Le Petit chaperon rouge, Tom Pouce, Hansel et Gretel, Raiponce et plusieurs autres. Ai-je besoin de rappeler que les récits originaux étaient à des années-lumières de l’univers disneyen présenté aujourd’hui aux enfants (parents, lisez Raiponce par curiosité… mais épargnez vos jeunes enfants!)? Entre Brême et Hanau, 600 km relient les 70 lieux de la route allemande des contes de fées. On y découvre les grandes lignes de la vie des deux frangins, ainsi que leurs histoires fantastiques. Un musée est également consacré aux frères Grimm à Kassel, leur vite natale. Les contes des frères Grimm ont célébré leur 200e  anniversaire en décembre 2012. Ils seront célébrés pendant toute l’année 2013. Info: www.grimms.de

2- La France avec Charles Perrault

Source image: Paris 1er

Source image: Paris 1er

Cendrillon, Le chat botté,  Peau d’âne, Barbe bleue et Le Petit poucet, c’est lui. L’inspiration du château de La Belle au bois dormant? Le célèbre Château d’Ussé, dans la Loire. À Paris, il est possible d’admirer un monument dédié à l’auteur et à son chat botté au Jardin des Tuileries. D’ailleurs, saviez-vous que c’est lui qui a convaincu Colbert de maintenir le jardin royal des Tuileries ouvert au public après sa restructuration par Le Nôtre achevée vers 1671? À 35 km de Paris, au château de Breteuil, dans la vallée de Chevreuse, il est par ailleurs possible de découvrir sept histoires mises en scène avec une vingtaine de personnages de Perrault.

3- L’Angleterre avec Charles Dickens

Photo: Siobhan Doran Photography (Charles Dickens museum)

Photo: Siobhan Doran Photography (The Charles Dickens museum)

Issu d’une famille peu aisée, le romancier anglais a mis au monde Oliver Twist et David Copperfield. Enfant, il a vécu à Londres et à Chatham. C’est la ville qui inspire le plus celui que certains surnomment «l’inventeur de Noël» à cause de l’histoire d’Un chant de Noël (A Christmas Carol). En plus de retrouver l’atmosphère de ses contes en se baladant dans les rues de la capitale anglaise, il est possible de visiter Charles Dickens Museum. En 2012, plusieurs activités spéciales ont souligné le 200e anniversaire de sa naissance.

4- Le Danemark avec Hans Christian Andersen

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Source image: Copenhagen Portal

Les histoires de l’auteur danois Hans Christian Andersen prennent place dans différents coins du monde. Célèbre à cause de ses contes (La petite fille aux allumettes, La Petite Sirène, Le vilain petit canard…), l’écrivain est né à Odense et a transporté ses pénates à Copenhague à l’âge de 14 ans. Ses œuvres ont marqué l’imaginaire de plusieurs, dont celui du célèbre brasseur Karl Jacobsen, qui a commandé une statue en l’honneur de La Petite Sirène au sculpteur Edward Eriksen après avoir été ému par le ballet du même nom. Malgré les vandales qui lui ont fait subir plusieurs sévices au fil des ans (en 2003, elle a carrément été jetée à l’eau!), la statuette inaugurée le 23 août 1913 attire toujours les touristes. Il est également possible de visiter la maison de son enfance et de visiter le Wonderful World of H.C. Andersen.

5- La Suède avec Selma Lagerlöf

Source image: Wikipedia

Source image: Wikipedia

«Parmi les nombreux ouvrages de cette très grande écrivain, Le Merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède reste la lecture incontournable pour qui souhaite en savoir davantage sur les paysages de la Suède, mais aussi sur la culture et les traditions de ce pays», peut-on lire sur scandi-voyag.com. Institutrice, Selma Lagerlöf voyait dans son récit mettant en vedette un jeune garçon un peu turbulent à qui un lutin (un tomte, pour être plus précise) a jeté un mauvais sort le cadre parfait pour enseigner la géographie. Dans le conte, Nils découvre le pays en voyageant sur le dos d’une oie. Mårbacka, le manoir de l’écrivain, prix Nobel de Littérature en 1909, est ouvert aux visiteurs. Il se trouve dans le Värmlan.

Plusieurs, comme moi, ont découvert son univers grâce à ce dessin animé diffusé dans les années 1980.

Alors, on va où en premier?

(Une première version de ce texte a été publié sur Canoe.com en 2009, dans le cadre de ma chronique «Choc des cultures». J’en avais également publié un extrait ici.)

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Pareils, les Québécois et les Français?

La Québécoise Judith Ritchie vit à Paris depuis 2009.

Ah! Les Français… On les aime autant qu’on les déteste. Plusieurs d’entre nous les envient un peu, beaucoup, aussi. Après tout, ils ont l’histoire, la Tour Eiffel et le bon vin! Et puis, il y a ce sentiment de parenté lointain et le partage de la langue. Forcément, on se resseemble, non? Erreur. Pour quiconque a passé un peu de temps dans l’Hexagone, le Québec et la France ont autant à voir que la poutine et le foie gras. Cela ne veut cependant pas dire que les deux ne peuvent pas aller ensemble…

«N’importe quel touriste qui visite le Japon, la Chine ou l’Afrique s’y rend l’esprit plus ouvert que lorsqu’il visite la France, ont écrit Jean-Benoît Nadeau et Julie Barlow dans Pas si fous ces français, publié aux Éditions du Seuil. Les rites fascinants des Chinois ou des Zoulous peuvent être cause d’inconfort ou de désagrément, mais ceux qui voyagent dans ces pays ont tendance à accepter ces épreuves avec stoïcisme, car ils pensent, avec raison que dans une culture différente, les choses se passent différemment. Or, en France, les Nord-Américains perdent ce réflexe.»

Ils ne sont pas les seuls à avoir fait ce constat. «Effectivement, on pense qu’on sera pas dépaysé en raison de la langue mais c’est tout le contraire, renchérit Pierre B. Gourde, relationniste dans l’industrie de la musique. La France et le Québec, ce sont deux mondes, complètement.» Le Québécois s’y est d’abord rendu à l’occasion d’un stage à l’âge de 25 ans, puis pour y vivre pendant un an deux ans plus tard. Il y est retourné ensuite de 2010 à 2012.

Si sa première expérience en sol français s’est bien déroulée, la seconde a été plus cahoteuse. «Dès qu’on vient en tant que nouvel arrivant ou comme demandeur de quelque chose, c’est autre chose. Il y a tout de suite une certaine condescendance qui s’installe. On est gentils les cousins, mais on n’est rien, allez ouste du vent. Ce n’est pas toujours comme ça, bien sûr, mais il faut distinguer les rencontres faites en vacances ou en voyage d’affaires des rencontres faites en recherche d’emploi, par exemple. Pour ma part, j’ai réussi en quelque sorte à faire ma place mais au moment où mon visa se terminait. Il faut être patient, pas espérer que tout roule aussi vite que chez nous en Amérique. Mais des fois c’est dur sur le moral…»

Amis, oui… mais pas si vite

Judith Ritchie

Judith Ritchie

Paul Brisson s’est installé à Paris en juin 2008. Le trentenaire tient depuis le blogue Être loin, dans lequel il livre ses impressions, ses états d’âme, ses réflexions et… sa passion pour les saucissons! S’il a beaucoup de mal avec les horaires de travail français et rage parfois contre la bureaucratie (5 juillet 2008: «Je viens de signer mon bail. La signature du traité de Versailles a dû être moins laborieuse. Un peu plus et on fumait le calumet de la paix au son des tams-tams. J’ai tellement signé de trucs; sans le savoir j’ai peut-être autorisé le prélèvement d’un de mes reins mardi matin…»), ce sont ses réflexions sur certains comportements qui semblent aller de soit tant ici qu’outre-Atlantique qui nous amènent à nous questionner à notre tour. Il raconte notamment à quel point nous, Nord-Américains, passons rapidement en mode «intime». «Comme si chez nous, tout était naturellement d’ordre public, sans complexe», écrit-il, ajoutant que plusieurs Français avec qui il avait abordé la question ressentaient un certain malaise face à notre «promiscuité spontanée».

«Le Français n’ouvre pas sa sphère personnelle immédiatement, poursuit-il. Mais quand vient le moment, il le fait peut-être plus honnêtement que l’Américain (ou le Québécois).»

Pierre B. Gourde abonde dans le même sens: «Le truc, c’est que chez nous on est habitués que tout le monde soit gentils vite, mais c’est parfois de manière superficielle. En France, c’est l’inverse. C’est long avant d’entrer leur cercle d’amis mais une fois admis, on est bons (dans un contexte d’intégration).»

Judith Ritchie a transporté ses pénates dans la Ville Lumière en 2009, après plusieurs courts séjours exploratoires. Elle est aujourd’hui Beauty editor à L’Officiel de la mode et tient le blogue Clin d’oeil de Paris sur le site du magazine québécois Clin d’oeil. «Pour découvrir Paris, il faut se tenir avec des Parisiens, croit-elle. Il faut sortir de ses habitudes, changer ses repères, ne pas tout comparer et adopter les mœurs d’ici.» La journaliste affirme n’avoir eu que de belles surprises depuis son arrivée: «Les gens sont très accueillants et généreux lorsqu’on s’ouvre à eux. Ils ont soif d’authenticité, de simplicité et de folie! Ils sont pris dans des carcans familiaux, de statuts, de cercles d’amis… du coup, l’exotisme est un très bon atout.»

Râler, le sport national?

Et le mythe du Français «chialeux», qui s’emporte pour un rien? «C’est bien connu, les Français sont des râleurs, écrit Bruno (qui préfère garder un certain anonymat), fondateur du Portail des Québécois en France. C’est leur façon d’évacuer le stress. Ce caractère a de quoi frustrer n’importe quel Canadien, habitué dès le jeune âge à la tolérance et au respect des différences. Mais si on oublie cette caricature de râleur, on se rend compte que ce sont des gens "normaux", qui sont sympathiques et qui aiment bien profiter de la vie. Et, comme au Québec, les gens qui habitent la campagne sont moins stressés que les citadins.»

«Au niveau humain, une différence majeure est que nous les québécois détestons la confrontation et l’évitons à tout prix, alors que les français la cultivent, observe Pierre B. Gourde. C’est très complexe parce qu’on est soupe au lait et que, dans un contexte de confrontation, on part vite. J’ai vu des scènes en France où les mecs s’engueulent à des niveaux incroyables, et une fois que c’est dit, tout le monde repart de son côté, basta. Chez nous, rendu à ce point là, les poings ne tardent plus… C’est peut-être plus sain, mais ça créé de tensions incroyables entre nous parfois.»

«Évidemment, les français on les trouve chiants quand ils viennent ici parce qu’ils trouvent tout poches (j’exagère à peine), ajoute-t-il. Mais une chose est sûre c’est que sur certains aspects, on peut difficilement leur donner tort. Notamment en ce qui a trait à un certain art de vivre.»

Ce n’est pas Judith Ritchie qui va le contredire. La jeune femme continue de voir sa ville d’adoption (et ses habitants) avec des lunettes roses: «Paris est une ville romantique. Par son architecture, sa façon de vivre, de savourer la vie, de se poser pour un café en terrasse, de s’embrasser langoureusement dans la rue. L’amour y a sa place, au même titre que la vie de famille-métro-boulot-dodo. Quoi de plus romantique que de regarder la Tour qui scintille de mille feux en savourant un délicieux rosé?»

Les conseils de la blonde journaliste pour quiconque souhaite être heureux en France? «Parler aux gens. Sourire et tout prendre avec un grain de sel: les grèves, les crises, les scènes inutiles. Les Français sont comme ça… pas nous pour autant!»

EN VRAC:

Drague. Pour les Québécois célibataires, les mœurs entourant la séduction peuvent s’avérer déstabilisantes en France. Une femme qui aborde un homme? Jamais, voyons. Par contre, cette dernière ne doit pas se surprendre de se faire soudainement complimenter par la gent masculine. «Les hommes DRAGUENT et aiment séduire, confirme Judith Ritchie, journaliste pigiste qui vit à Paris depuis 2008. Ils sont affectueux, dévoués… ils donnent beaucoup plus. En revanche, ils ont aussi peur de l’engagement que les Québécois!»

Cousinage. Pour le fondateur du Portail des Québécois en France, il est clair qu’être Québécois s’avère un plus en matière d’intégration en France: «Les Français adorent les Québécois. Nous sommes des cousins, un important symbole de la présence française en Amérique du Nord. Même s’ils critiquent beaucoup les Américains, les Français rêvent encore et toujours au rêve américain: une société qui est partie de rien pour finalement devenir, en quelques décennies, le pays le plus puissant du monde, avec une qualité de vie qui n’existe nulle part ailleurs.»

Livre. Jean-Benoît Nadeau et Julie Barlow, auteurs de Pas si fous ces Français (en français aux éditions du Seuil), ont passé plus de deux ans à observer «l’animal» dans son habitat naturel afin d’écrire leur ouvrage. Le point fort: une recherche approfondie et de nombreuses références à l’histoire, qui permettent de mieux comprendre le présent. Un must pour quiconque a envie de découvrir les Français d’un point de vue ethnologique. Le couple a publié d’autres livres suite à son séjour en France, notammentLes Français aussi un accent.

Utile. Pour trouver toutes les informations pratico-pratiques sur la vie en France ainsi que des forums de discussion, rendez-vous sur le Portail des Québécois en France: www.quebecfrance.info

Expatriation. Pour plonger dans le quotidien d’un Québécois exilé en France, ajoutez Être loin, le blogue de Paul Brisson, à vos favoris. Ce dernier se fait tantôt cinglant, tantôt admiratif du mode de vie français. Dans les deux cas, ses observations et ses réflexions sont toujours intéressantes. Remontez jusqu’à ses premiers billets pour découvrir ses premiers chocs culturels dans l’Hexagone.

Langue. On a beau utiliser les mêmes mots, on ne parle pas forcément la même langue… On a qu’à penser à «suçon» et «sucette» (en France, un suçon est la marque laissée sur la peau suite à une succion et une sucette, une friandise, alors qu’au Québec, c’est l’inverse) ou à «gosse» (besoin d’explications?), par exemple. Il existe plusieurs dictionnaires pour nous aider à nous y retrouver. En voici un, conçu par un internaute (gratuit!): www.fredak.com/dico/dico_argot.htm.

(Cet article a d’abord été publié sur Canoe.com en 2009, dans le cadre de ma série de chroniques sur le choc des cultures. J’avais aussi publié le début du texte ici.)

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Bienvenue à BlogVille, Italie

Photo: Page Facebook de BlogVille

Photo: Page Facebook de BlogVille

Vous bloguez sur les voyages et souhaitez découvrir l’Italie? Le projet BlogVille Emilia Romagna est peut-être pour vous. «Eat, feel and live like a local in Italy», annonce le site Web.

Lancé en 2012, le projet a permis à une cinquantaine de technomades de poser leur sac à dos à Bologne ou Rimini dans l’un des deux appartements mis à leur disposition. Les logements ont été occupés pendant une période de 83 jours au total.

«Le but de BlogVille est de promouvoir la marque Emilia Romagna et la région dans un marché international clé en utilisant le pouvoir du Web 2.0, résume Keith Jenkins, créateur du populaire blogue Velvet Escape et instigateur du programme iambassador dans ce billet. Emilia Romagna a rapidement reconnu que le modèle traditionnel de voyages de presse ne permet pas de maximiser l’influence des blogueurs.»

Les résultats sont éloquents: 280 billets sur la région ont été publiés suite au passage des blogueurs.

Devant le succès de l’aventure, une deuxième phase a été mise en place. «Nous ratissons le net plus large cette année et souhaitons attirer un excitant mélange de blogueurs, écrit Keith. La période de candidature est maintenant ouverte…»

Situé dans le coeur historique de Bologne, l’appartement accueillera cette année les candidats sélectionnés entre le 29 avril et le 29 juillet, puis du 2 septembre au 28 octobre.

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Les blogueurs francophones sont-ils les bienvenus? ai-je demandé aux organisateurs. «Le projet est ouvert à tous, pas seulement aux blogueurs anglophones», m’a rapidement répondu Nicholas Montemaggi, stratège web.

Ce qui me plaît dans cette initiative? Le côté «Auberge espagnole». En plus de pouvoir découvrir les environs sans devoir se soucier de l’hébergement, les blogueurs côtoieront des collègues de différentes nationalités. Le voyage dans le voyage, j’aime.

Pour postuler, par ici. BlogVille possède aussi une page Facebook et un compte Twitter.

P.S.: Si vous y allez, tenez-moi au courant, je veux vous lire! ;-)

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Le Plaza Athénée fait son cinéma

La vidéo Pour ses 100 ans, le Plaza fait son cinéma! a eu le même effet sur moi que l’exposition Paris vu par Hollywood, dont je me suis délectée  l’automne dernier. Je me suis surprise à avoir le sourire aux lèvres du début à la fin. Il faut dire que l’hôtel mythique a attiré les stars tant dans des cadres fictifs que réels.

En 1913, le journal L’Excelsior écrivait:

Les Champs-Élysées et leurs proches abords auront désormais un titre de plus à la faveur de nos hôtes élégants. Le Plaza effectuera, en effet, son ouverture dimanche prochain, et l’on sait que le magnifique hôtel synthétise précisément ce qui plaît à l’élite de nos visiteurs : une situation incomparable, des appartements d’un confort tout moderne et d’un goût tout délicat. Le délicieux restaurant du Plaza sera inauguré d’ici peu, et certainement avec le même succès.

Un siècle plus tard, l’établissement de l’avenue Montaigne évoque toujours magie et raffinement. Des événements souligneront cet anniversaire tout au long de l’année.

Ai-je besoin de préciser que la princesse qui sommeille en moi (well, en réalité, elle est plutôt spectaculairement insomniaque;-) rêve d’y passer (au moins) une nuit? En attendant, je replonge dans son histoire… le sourire aux lèvres.

(Via Travelling Greener et Maryo’s Bazaar)

24 heures à Paris, 10 clichés Instagram

Octobre 2012. Après un magnifique séjour en Champagne et en Alsace, je m’arrête quelques heures à Paris. Ayant peu de temps devant moi, je me contente d’une balade à Montmartre et d’une courte escale à Saint-Germain-des-Prés (je ne peux aller à Paris sans m’y arrêter), avant de sortir avec les collègues.

Souvenirs en vrac.

Les escaliers de Montmartre

Les escaliers de Montmartre… Paris à mes pieds!

Vue de Montmartre

Vue de Montmartre sous le soleil de midi

Street art

Street art

Place Saint-Sulpice, Saint-Germain-des-Prés

Place Saint-Sulpice, Saint-Germain-des-Prés

Visite obligatoire chez Pierre Hermé, rue Napoléon

Visite obligatoire chez Pierre Hermé, rue Napoléon

Le Carrément chocolat de Pierre Hermé. J'adore.

Le Carrément chocolat de Pierre Hermé. J’adore.

Parfois, je m'amuse à «bizouner» des photos avec plusieurs applications avant de les publier sur Instagram.

Parfois, je m’amuse à «bizouner» des photos avec plusieurs applications avant de les publier sur Instagram.

Et une autre photo de Japonais qui se prennent en photo pour ma collection!...

Et une autre photo de Japonais qui se prennent en photo pour ma collection!…

Superbe soirée au restaurant Jaja, parfait pour un repas de groupe!

Superbe soirée au restaurant Jaja

La Perle? Beaucoup trop de monde...

La Perle? Beaucoup trop de monde. Tant pis!

Ce voyage a été réalisé grâce à une invitation de Vins de France. Merci!

À découvrir également: mes billets sur la France sur EnTransit.ca, Un week-end à Québec: 15 clichés Instagram, Strasbourg en 12 clichés Instagram, La Martinique en 15 clichés Instagram, L’auberge de montagne des Chic-chocs en 15 clichés Instagram, Halifax-Montréal en clichés Instagram, C’est ici que j’ai grandi, Glauque city, Iceberg sans laitue et Impressions d’Istanbul.

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Strasbourg en 12 clichés Instagram

Je suis arrivée à Strasbourg en train. C’était l’automne. La pluie venait de se mettre à tomber. Moi, j’avais le sourire fendu jusqu’aux oreilles. À cause du train. Des rails. De la gare…

Elle était belle, cette gare. Et laissait présager le charme fou de la ville.

Je suis partie me balader seule dans ses rues. Une promenade en bateau-mouche m’a ensuite permis de l’admirer sous un autre angle.

Oui, j’ai succombé.

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La gare

Balade dans la ville

Magnifique Strasbourg…

La cloche à fromage. On trouve dans ce restaurant la plus grosse... cloche à fromage.

La cloche à fromage. On trouve dans ce restaurant la plus grosse… cloche à fromage.

Cathédrale de Strasbourg

L’incontournable cathédrale

Palais Rohan

Palais Rohan

Bateau mouche

Bateau-mouche

Promenade fluviale

Vue du bateau

Strasbourg l'automne

Strasbourg en octobre

Foie gras, choucroute et gratin au Munster (Coin des Pucelles)

Foie gras, choucroute et gratin au Munster (Au Coin des Pucelles)

Bu. Aimé.

Bu. Aimé.

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Chaud-froid: savoureuses quetsches (prunes) avec crème glacée au pain d’épices (Au Coin des pucelles).

Rue des écrivains

Rue des écrivains

À découvrir également: mes billets sur la France sur EnTransit.ca.

Ce voyage a été réalisé grâce à une invitation de Vins de France. Merci!

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Cinq raisons de visiter la Grèce

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La Grèce fait partie de ces destinations qui ravissent tant les voyageurs sac au dos que les jet-setters, les jeunes fêtards que les retraités. Entre mythes et réalités, histoire et modernité, impossible de ne pas trouver chaussure à son pied!

1. Le soleil y brille presque toute l’année

Lever du soleil, Athènes

Lever du soleil, Athènes

Nauplie

Nauplie

«Il ne pleut jamais en Grèce.» Bien que cette affirmation maintes fois entendue soit légèrement trop enthousiaste (!), il est vrai que le soleil étire allègrement ses rayons un bonne partie de l’année dans ce pays méditéranéen. En décembre, janvier et février, la température est plus fraîche et les précipitations, plus abondantes, mais les sites touristiques sont alors moins achalandés. La chaleur peut être écrasante en juillet et août et la pluie se fait rare. On y va quand, alors? Idéalement, au printemps ou à l’automne.

2. L’histoire, à tous les coins de rue

Athènes

Athènes

C’est ici que sont nés la tragédie et la démocratie. À Athènes, l’Acropole supplombe la ville, rappelant le riche passé de la civilisation grecque. À deux pas, l’Acropolis Museum permet non seulement d’en apprendre plus sur le monument et de voir de visu statues et fresques, mais aussi d’admirer les restes de la ville antique grâce à un plancher de verre. On situe par ailleurs l’Atlantide aux environs de Santorin… Mythe ou réalité? Là est la question!

 3. La gastronomie

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Comment résister?

Le meilleur yogourt!

Le meilleur yogourt!

Au-delà de la sauce tzaziki et des gyros, la cuisine grecque se décline en une infinité de saveurs. Il faut abolument visiter au moins un marché, s’offrir un festin de poissons et de fruits de mer et goûter le yaourt artisanal! En plus des bars à yogourt glacé, on trouve maintenant un bar à yogourt à deux pas de l’Acropole appelé Fresko (métro Akropoli). On le déguste avec de la confiture, du miel et/ou des noix, selon l’inspiration du moment. À noter qu’on trouve aussi d’excellents vins grecs. À la santé de Dionysos!

4. La philoxénia

Une gentille grand-maman qui nous a préparé à manger

Une gentille grand-maman qui nous a préparé à manger

La philoxénia, c’est l’« hospitalité » à la grecque. Bien que le terme fasse, à l’origine, référence à l’accueil entre Grecs, il peut aussi être expérimenté par les voyageurs. La philoxénia est davantage perceptible dans les endroits moins touristiques. Une autre bonne raison de sortir des sentiers battus!

5. Le cinéma

Mammamia

Allez, avouez-le: vous aussi avez regardé The Sisterhood of traveling pants plus d’une fois pour revoir les scènes tournées à Santorin! L’île a aussi servi de décor à Tomb Raiders, mettant en vedette Angelina Jolie, le temps de quelques répliques.

Ce n’est pas la seule à nous avoir fait rêver par le biais du cinéma: rappelez-vous de Mamma mia! Principalement tourné à Kalokairi, le film nous entraîne aussi à Skiathos, sur la plage de Skopelos, à Damouchari, et à Pelion selon IMDB.com. D’autres îles aperçues au grand écran? Céphalonie dans Captain Corelli’s Mandolin et Mykonos dans The Bourne identity. Même si les deux tiers du pays sont montagneux (oui, on peut skier en Grèce!), les îles restent les destinations de prédilection pour la plupart des voyageurs.

À découvrir également: Racontez-moi des histoiresCarte postale d’AthènesAthènes au petit matin, Visite du marché central d’Athènes, Du miel, encore du miel, toujours du miel…Escale à Nauplie et Un bar à… yogourt.

Ce voyage a été réalisé en 2012 grâce à une invitation de Danone, suite au lancement du yogourt grec Oikos. Une première version de ce texte a été publié sur le défunt SweetSpot Québec.

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