L’Europe en train ou en avion?

Rail Europe

©Rail Europe

Vous avez décidé de passer quelques jours – mieux, quelques semaines – en Europe. Une fois les billets d’avion pour traverser la grande flaque achetés, il vous reste à décider comment vous vous déplacerez  là-bas.

Pour plusieurs, le train s’impose. D’abord pour son côté mythique (non, pas seulement à cause de Before Sunrise ;-) . Puis, pour son aspect pratique. Mais est-ce vraiment plus économique? Ça dépend, si je me fie aux témoignages recueillis.

Le journaliste Vincent Fortier s’est offert une parenthèse professionnelle pour voir du pays en 2012. Son itinéraire: Paris-Bruxelles-Anvers-Rotterdam-Amsterdam-Berlin-Prague-Vienne-Munich-Paris. «J’ai choisi le train d’abord et simplement parce que j’en avais envie, raconte-t-il. Pour moi, un voyage du genre en Europe rimait avec train. Les trajets en train ont fait partie intégrante de mon voyage. Le train devenait une destination en soi.»

Au-delà du rapport qualité-prix, il aimait l’idée de ne pas devoir arriver deux heures à l’avance comme à l’aéroport. «À la gare, on arrive à la dernière minute et on monte. Pas de chichi. C’est génial! C’est aussi à mon avis bien moins stressant et, si le trajet est parfois plus long, on arrive directement en ville.»

Il a opté pour des voyages de jour, histoire de pouvoir observer le paysage. «Le confort et la rapidité pèsent aussi lourd dans la balance. Pendant tout mon voyage, je n’ai fait que des voyages directs. Je n’ai jamais changé de train. Ce n’est pas toujours le cas en avion, en Europe du moins! J’ai fait de courts segments (40 minutes entre Bruxelles et Anvers) et des longs (6h30 entre Amsterdam et Berlin).»

Vincent Fortier pendant son voyage en solo en Europe.

Vincent Fortier pendant son voyage en solo en Europe.

Un autre son de cloche

La Québécoise Marie-Eve Vallières, auteure des blogues Eurotrip Tips et A Montrealer Abroad, habite Clermont-Ferrand, en France, depuis deux ans. La blogueuse voyage a eu l’occasion de prendre autant le train que l’avion pour se déplacer sur le continent. «Sans grande surprise, le train est généralement plus avantageux sur les courtes distances, et l’avion, sur les plus longues. Il est vrai que les trains sont moins compliqués à utiliser, plus confortables et plus agréables, mais ces avantages se monnaient et finissent généralement par coûter très cher.»

«Il ne faut pas oublier que beaucoup de trains en Europe sont de type "réservation obligatoire", surtout – mais pas seulement – les trains à grande vitesse, poursuit-elle. Ces réservations peuvent vite faire grimper le prix du billet. Donc, à moins d’être chanceux et de tomber sur une période creuse ou une vente éclair, l’avion est généralement plus avantageux, même en incluant les frais de transport de/vers l’aéroport. Exemple réel que j’ai fait à plusieurs reprises: le train de Lyon à Londres coûte généralement au minimum 150 euros et dure environ 5 heures, alors qu’un vol d’une heure avec EasyJet se détaille à environ 60 euros l’aller-retour. Difficile à battre!»

Marie-Eve Vallières dans sa ville préférée...

Marie-Eve Vallières dans sa ville préférée

Bien entendu, il ne faut pas s’attendre au service des grandes compagnies aériennes quand on opte pour un transporteur à rabais. «Les avantages et inconvénients des compagnies low-cost sont un débat à eux seuls (frais cachés, limitation des bagages, horaires, etc)! Mais pour une heure de vol seulement, ça vaut vachement le coup de se passer de certains petits luxes pour économiser autant d’argent.»

Les arguments de Rail Europe

Eric Bacon, directeur des ventes de Rail Europe inc. au Canada, n’est évidemment pas du même avis. Il reprend l’essentiel des propos de la section Avantages des trains en Europe du site de Rail Europe: «Dans beaucoup de cas, même considérant les compagnies aériennes à rabais (Low Cost), il est plus avantageux d’opter pour le train qu’un vol. Les trains partent et arrivent dans les centre-ville permettant ainsi un accès rapide aux gares de train et votre hôtel.»

«Les aéroports sont en majeure partie localisés en périphérie des villes et peuvent ainsi prendre une ou une heure et demie de déplacement. De plus, il faut considérer le coût d’un taxi, d’un bus ou d’un train de banlieue pour s’y rendre.  On peut se rendre à la gare seulement 30 minutes avant le départ de son train car il n’y a pas de sécurité à passer. Avec un vol, vous devrez passer la sécurité pour lequel vous devrez ajouter à votre temps de déplacement. Dans la majorité des trains, il n’y a pas de limite de bagage. [...] En train, vous avez la chance d’admirer le paysage et de pouvoir facilement discuter avec vos voisins de siège. Le train invite les gens à parler et discuter.»

Opter ou non pour une passe de train?

Vous préférez le train? Pas si vite, le shopping est loin d’être terminé. Il est nécessaire de prendre le temps d’étudier les différents types de billets pour trouver le meilleur plan pour soi. «Les passes de train (laissez-passer) sont encore bien populaires et avantageuses, estime le directeur des ventes de Rail Europe. Si vous parcourez un grand territoire ou vous prévoyez vous déplacez souvent, il sera plus avantageux de prendre en effet une passe de train. En consultant un agent de voyages, elle/il sera en mesure de vous suggérer la meilleure option pour ce que vous prévoyez faire pendant votre voyage en Europe.»

Des prix spéciaux sont régulièrement offerts. «Il y a présentement une promotion pour la Eurail Global Pass où un rabais de 100$ est offert aux étudiants en réservant avant le 12 juin, ou jusqu’à épuisement des stocks», souligne-t-il.

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©Vincent Fortier

Vincent a pour sa part constaté qu’il lui était plus avantageux d’acheter ses billets séparément, à cause des escales privilégiées. «J’ai d’abord fait mon itinéraire en choisissant les pays que je voulais visiter avec le temps dont je disposais.»

«Comme je me rendais quand même jusqu’à Prague, j’ai compris en faisant une recherche internet rapide que les passes offertes ne m’avantageaient pas (peut-être me suis-je trompé aussi!). J’ai remarqué qu’il y avait des passes régionales (Benelux, Scandinavie, etc), mais rien ne couvrait les six pays que je voulais visiter. Il fallait donc que je choisisse une passe couvrant 25  pays. Il y a aussi la durée du voyage qui compte. Une passe d’un mois pour 25 pays revenait donc plus chère que mes billets individuels. La différence n’était vraiment pas énorme (100$, il me semble), mais comme c’était mon premier voyage du genre, le fait d’avoir tous mes billets avec une date et une heure me rassurait. C’était vraiment une question de quiétude dans mon cas, puisque les trains sont souvent sold-out.»

«Les passes qui englobent toute l’Europe ne valent généralement pas leur prix, tranche pour sa part Marie-Eve. Les réservations de places ne sont pas incluses dans le prix et s’ajoutent au prix de la passe, déjà plutôt cher. Vaut mieux se concentrer sur quelques pays, et choisir la passe qui s’applique à ces pays seulement et essayer de prendre le plus possible les trains "régionnaux" et non à grande vitesse afin d’éviter les frais de réservation. Mieux vaut également vérifier le prix des billets à l’unité avant d’acheter une passe. Par exemple, aux Pays-Bas et en Belgique, les trajets se détaillent rarement à plus de 20 euros chacun puisque ce sont de courtes distances.»

Les tuyaux de Marie-Eve: «Pour les gens qui vivent en France, les abonnements de la SNCF valent vachement le coup. Par exemple, la carte 12-25 permet souvent d’économiser près de 50% sur le prix des billets – inutile de dire que les frais annuels de 50 euros se remboursent assez vite. Il y a une variété d’abonnements intéressants pour les jeunes, les couples, les familles et les séniors. Pour le reste, le mot d’ordre, c’est réserver à l’avance et voyager pendant les périodes creuses. À noter que la plupart des billets de train ne sont disponibles qu’au maximum 12 semaines avant le départ.»

De mon côté, je suis un peu biaisée. J’aime tellement les trains qu’ils sont toujours mon premier choix, même si le billet coûte un peu plus cher. Je n’ai encore jamais testé les compagnies aériennes à rabais. J’aime trop le côté contemplatif du train. Et je ne me lasse jamais de leur roulis, même au bout de plusieurs jours…

Et vous, qu’en pensez-vous? Des expériences européennes à partager?

Pour plus d’info:  Rail Europe (site canadien), SNCF, Ryan Air, Easyjet et Hop!.
P.S..: Voyager en voiture? Mais pourquoi? ;-)
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La Toscane d’une viticultrice québécoise

Le Miccine

Il y a quelques semaines, j’ai eu l’occasion de rencontrer Paula Cook, viticultrice québécoise de 27 ans installée en Toscane depuis trois ans. La jeune femme a séjourné en Italie pour la première fois à l’adolescence. Elle a ensuite poursuivi des études en agriculture à l’Universtié McGill, avant de faire une double maîtrise en viticulture et oenologie de l’École supérieure d’agriculture d’Angers, en France, et de l’Université catholoque du Sacré-Coeur de Plaisance, en Italie.

En plus de produire trois vins rouge, un blanc et un rosé, pour lesquels elle veille à toutes les étapes de la production, elle ouvre les portes de sa villa aux visiteurs de passage.

J’ai publié un billet sur le Miccine, son vignoble situé à Gaiole, entre Sienne et Florence, sur EnTransit.ca. Voici maintenant une entrevue vidéo avec cette passionnée.

Prix pour quatre personnes: de 1200 à 1800 euros (1584 à 2375$) pour une semaine. Le Miccine a aussi sa page Facebook (on peut notamment y voir des photos de l’intérieur de la villa) et un compte Twitter. Pour des photos de l’intérieur des villas, par ici.

Prêt à partir?

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Escale à Venise

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Ce qui frappe d’abord, c’est l’absence de voitures. Imaginez le bonheur de déambuler dans une ville où le piéton est roi! Remarquez qu’il n’est pas seul, ledit piéton: de 15 à 20 millions de touristes visitent cette cité mythique qui compte 160 îlots. Mais qui s’en préoccupe? Ici, on savoure la dolce vita en dégustant une glace dans une gelateria artisanale, en sirotant un spritz (apéritif très populaire à base de vin blanc et d’eau de Seltz) sur une terrasse ou en s’offrant un espresso dans le tout premier café à avoir vu le jour, Florian, en 1720 (cher – huit ou neuf euros la tasse –, mais historique!).

À Venise, la vie est organisée autour des canaux. «L’eau est notre liquide amniotique», lance d’entrée de jeu Roberta Valmarana, de l’office du tourisme de Venise. Si, au 16e siècle, 10 000 gondoles sillonnaient la ville, on en trouve aujourd’hui à peine 400. Si l’expérience vous semble incontournable, sachez toutefois qu’elle a un prix. Selon l’itinéraire choisi, il varie de 80 à 100 euros pour une quarantaine de minutes. Ne vous attendez pas non plus à entendre le gondolier pousser la chansonnette. «Ils n’ont jamais chanté!» s’exclame Corine Govi, guide et conférencière, quand on lui pose la question. «Dans les années 1960, le tourisme était très élitiste, poursuit-elle. Une touriste américaine restait ici un mois. L’Italie d’après-guerre n’était pas chère, alors on louait une gondole pour un mois. Le gondolier devenait votre valet. À ce prix-là, il pouvait aussi chanter!»

En arrivant à la Place St-Marc, on est saisi par la majesté des lieux. La Basilique St-Marc, le palais des Dosges et le Campanile se dressent fièrement, témoins de la richesse de l’histoire de ce lieu mythique que Napoléon a jadis décrit comme «le plus beau salon d’Europe». L’effet saisit à coup sûr. Et là, en observant les mosaïques, on se jure de revenir.

P.S.: Tentez tout de même d’éviter la haute saison, hein.

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Mes trois top:

1- Se perdre. Errer. Marcher pendant des heures…

2- Le gelato d’Alaska, reconnu pour ses glaces artisanales authentiques. Conseil du proprio pour choisir un glacier: «Évitez les montagnes de crème glacée. Elles sont faites avec des préparations en poudre.» Et la glace à la pistache n’est pas censée être si verte…

3- Le café Florian, plus ancien café d’Italie. Tout le monde vous dira de l’éviter. Bien sûr qu’il est rempli de touristes! Bien sûr que tout y est hors de prix! Perso, je trouve fascinant de m’asseoir dans un lieu riche en histoire et imaginer à quoi ressemblait les passants lors de son ouverture en 1720…

Vue du café Florian

Vue du café Florian

J’étais l’invitée de Vacances Transat.

(Une première version de ce texte a été publié sur Canoe.com en 2009.)

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La route des contes en 5 escales

Bien avant Walt Disney, Hans Christian Andersen, Charles Dickens, Selma Lagerlöf, les frères Grimm et autres Charles Perreault ont fait rêver les enfants des quatre coins de la planète. Cinq idées d’escapades européennes pour retomber en enfance.

1- L’Allemagne avec les frères Grimm

C’est à Wilhelm et Grimm que nous devons les contes Blanche-Neige, Le Petit chaperon rouge, Tom Pouce, Hansel et Gretel, Raiponce et plusieurs autres. Ai-je besoin de rappeler que les récits originaux étaient à des années-lumières de l’univers disneyen présenté aujourd’hui aux enfants (parents, lisez Raiponce par curiosité… mais épargnez vos jeunes enfants!)? Entre Brême et Hanau, 600 km relient les 70 lieux de la route allemande des contes de fées. On y découvre les grandes lignes de la vie des deux frangins, ainsi que leurs histoires fantastiques. Un musée est également consacré aux frères Grimm à Kassel, leur vite natale. Les contes des frères Grimm ont célébré leur 200e  anniversaire en décembre 2012. Ils seront célébrés pendant toute l’année 2013. Info: www.grimms.de

2- La France avec Charles Perrault

Source image: Paris 1er

Source image: Paris 1er

Cendrillon, Le chat botté,  Peau d’âne, Barbe bleue et Le Petit poucet, c’est lui. L’inspiration du château de La Belle au bois dormant? Le célèbre Château d’Ussé, dans la Loire. À Paris, il est possible d’admirer un monument dédié à l’auteur et à son chat botté au Jardin des Tuileries. D’ailleurs, saviez-vous que c’est lui qui a convaincu Colbert de maintenir le jardin royal des Tuileries ouvert au public après sa restructuration par Le Nôtre achevée vers 1671? À 35 km de Paris, au château de Breteuil, dans la vallée de Chevreuse, il est par ailleurs possible de découvrir sept histoires mises en scène avec une vingtaine de personnages de Perrault.

3- L’Angleterre avec Charles Dickens

Photo: Siobhan Doran Photography (Charles Dickens museum)

Photo: Siobhan Doran Photography (The Charles Dickens museum)

Issu d’une famille peu aisée, le romancier anglais a mis au monde Oliver Twist et David Copperfield. Enfant, il a vécu à Londres et à Chatham. C’est la ville qui inspire le plus celui que certains surnomment «l’inventeur de Noël» à cause de l’histoire d’Un chant de Noël (A Christmas Carol). En plus de retrouver l’atmosphère de ses contes en se baladant dans les rues de la capitale anglaise, il est possible de visiter Charles Dickens Museum. En 2012, plusieurs activités spéciales ont souligné le 200e anniversaire de sa naissance.

4- Le Danemark avec Hans Christian Andersen

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Source image: Copenhagen Portal

Les histoires de l’auteur danois Hans Christian Andersen prennent place dans différents coins du monde. Célèbre à cause de ses contes (La petite fille aux allumettes, La Petite Sirène, Le vilain petit canard…), l’écrivain est né à Odense et a transporté ses pénates à Copenhague à l’âge de 14 ans. Ses œuvres ont marqué l’imaginaire de plusieurs, dont celui du célèbre brasseur Karl Jacobsen, qui a commandé une statue en l’honneur de La Petite Sirène au sculpteur Edward Eriksen après avoir été ému par le ballet du même nom. Malgré les vandales qui lui ont fait subir plusieurs sévices au fil des ans (en 2003, elle a carrément été jetée à l’eau!), la statuette inaugurée le 23 août 1913 attire toujours les touristes. Il est également possible de visiter la maison de son enfance et de visiter le Wonderful World of H.C. Andersen.

5- La Suède avec Selma Lagerlöf

Source image: Wikipedia

Source image: Wikipedia

«Parmi les nombreux ouvrages de cette très grande écrivain, Le Merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède reste la lecture incontournable pour qui souhaite en savoir davantage sur les paysages de la Suède, mais aussi sur la culture et les traditions de ce pays», peut-on lire sur scandi-voyag.com. Institutrice, Selma Lagerlöf voyait dans son récit mettant en vedette un jeune garçon un peu turbulent à qui un lutin (un tomte, pour être plus précise) a jeté un mauvais sort le cadre parfait pour enseigner la géographie. Dans le conte, Nils découvre le pays en voyageant sur le dos d’une oie. Mårbacka, le manoir de l’écrivain, prix Nobel de Littérature en 1909, est ouvert aux visiteurs. Il se trouve dans le Värmlan.

Plusieurs, comme moi, ont découvert son univers grâce à ce dessin animé diffusé dans les années 1980.

Alors, on va où en premier?

(Une première version de ce texte a été publié sur Canoe.com en 2009, dans le cadre de ma chronique «Choc des cultures». J’en avais également publié un extrait ici.)

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Pareils, les Québécois et les Français?

La Québécoise Judith Ritchie vit à Paris depuis 2009.

Ah! Les Français… On les aime autant qu’on les déteste. Plusieurs d’entre nous les envient un peu, beaucoup, aussi. Après tout, ils ont l’histoire, la Tour Eiffel et le bon vin! Et puis, il y a ce sentiment de parenté lointain et le partage de la langue. Forcément, on se resseemble, non? Erreur. Pour quiconque a passé un peu de temps dans l’Hexagone, le Québec et la France ont autant à voir que la poutine et le foie gras. Cela ne veut cependant pas dire que les deux ne peuvent pas aller ensemble…

«N’importe quel touriste qui visite le Japon, la Chine ou l’Afrique s’y rend l’esprit plus ouvert que lorsqu’il visite la France, ont écrit Jean-Benoît Nadeau et Julie Barlow dans Pas si fous ces français, publié aux Éditions du Seuil. Les rites fascinants des Chinois ou des Zoulous peuvent être cause d’inconfort ou de désagrément, mais ceux qui voyagent dans ces pays ont tendance à accepter ces épreuves avec stoïcisme, car ils pensent, avec raison que dans une culture différente, les choses se passent différemment. Or, en France, les Nord-Américains perdent ce réflexe.»

Ils ne sont pas les seuls à avoir fait ce constat. «Effectivement, on pense qu’on sera pas dépaysé en raison de la langue mais c’est tout le contraire, renchérit Pierre B. Gourde, relationniste dans l’industrie de la musique. La France et le Québec, ce sont deux mondes, complètement.» Le Québécois s’y est d’abord rendu à l’occasion d’un stage à l’âge de 25 ans, puis pour y vivre pendant un an deux ans plus tard. Il y est retourné ensuite de 2010 à 2012.

Si sa première expérience en sol français s’est bien déroulée, la seconde a été plus cahoteuse. «Dès qu’on vient en tant que nouvel arrivant ou comme demandeur de quelque chose, c’est autre chose. Il y a tout de suite une certaine condescendance qui s’installe. On est gentils les cousins, mais on n’est rien, allez ouste du vent. Ce n’est pas toujours comme ça, bien sûr, mais il faut distinguer les rencontres faites en vacances ou en voyage d’affaires des rencontres faites en recherche d’emploi, par exemple. Pour ma part, j’ai réussi en quelque sorte à faire ma place mais au moment où mon visa se terminait. Il faut être patient, pas espérer que tout roule aussi vite que chez nous en Amérique. Mais des fois c’est dur sur le moral…»

Amis, oui… mais pas si vite

Judith Ritchie

Judith Ritchie

Paul Brisson s’est installé à Paris en juin 2008. Le trentenaire tient depuis le blogue Être loin, dans lequel il livre ses impressions, ses états d’âme, ses réflexions et… sa passion pour les saucissons! S’il a beaucoup de mal avec les horaires de travail français et rage parfois contre la bureaucratie (5 juillet 2008: «Je viens de signer mon bail. La signature du traité de Versailles a dû être moins laborieuse. Un peu plus et on fumait le calumet de la paix au son des tams-tams. J’ai tellement signé de trucs; sans le savoir j’ai peut-être autorisé le prélèvement d’un de mes reins mardi matin…»), ce sont ses réflexions sur certains comportements qui semblent aller de soit tant ici qu’outre-Atlantique qui nous amènent à nous questionner à notre tour. Il raconte notamment à quel point nous, Nord-Américains, passons rapidement en mode «intime». «Comme si chez nous, tout était naturellement d’ordre public, sans complexe», écrit-il, ajoutant que plusieurs Français avec qui il avait abordé la question ressentaient un certain malaise face à notre «promiscuité spontanée».

«Le Français n’ouvre pas sa sphère personnelle immédiatement, poursuit-il. Mais quand vient le moment, il le fait peut-être plus honnêtement que l’Américain (ou le Québécois).»

Pierre B. Gourde abonde dans le même sens: «Le truc, c’est que chez nous on est habitués que tout le monde soit gentils vite, mais c’est parfois de manière superficielle. En France, c’est l’inverse. C’est long avant d’entrer leur cercle d’amis mais une fois admis, on est bons (dans un contexte d’intégration).»

Judith Ritchie a transporté ses pénates dans la Ville Lumière en 2009, après plusieurs courts séjours exploratoires. Elle est aujourd’hui Beauty editor à L’Officiel de la mode et tient le blogue Clin d’oeil de Paris sur le site du magazine québécois Clin d’oeil. «Pour découvrir Paris, il faut se tenir avec des Parisiens, croit-elle. Il faut sortir de ses habitudes, changer ses repères, ne pas tout comparer et adopter les mœurs d’ici.» La journaliste affirme n’avoir eu que de belles surprises depuis son arrivée: «Les gens sont très accueillants et généreux lorsqu’on s’ouvre à eux. Ils ont soif d’authenticité, de simplicité et de folie! Ils sont pris dans des carcans familiaux, de statuts, de cercles d’amis… du coup, l’exotisme est un très bon atout.»

Râler, le sport national?

Et le mythe du Français «chialeux», qui s’emporte pour un rien? «C’est bien connu, les Français sont des râleurs, écrit Bruno (qui préfère garder un certain anonymat), fondateur du Portail des Québécois en France. C’est leur façon d’évacuer le stress. Ce caractère a de quoi frustrer n’importe quel Canadien, habitué dès le jeune âge à la tolérance et au respect des différences. Mais si on oublie cette caricature de râleur, on se rend compte que ce sont des gens "normaux", qui sont sympathiques et qui aiment bien profiter de la vie. Et, comme au Québec, les gens qui habitent la campagne sont moins stressés que les citadins.»

«Au niveau humain, une différence majeure est que nous les québécois détestons la confrontation et l’évitons à tout prix, alors que les français la cultivent, observe Pierre B. Gourde. C’est très complexe parce qu’on est soupe au lait et que, dans un contexte de confrontation, on part vite. J’ai vu des scènes en France où les mecs s’engueulent à des niveaux incroyables, et une fois que c’est dit, tout le monde repart de son côté, basta. Chez nous, rendu à ce point là, les poings ne tardent plus… C’est peut-être plus sain, mais ça créé de tensions incroyables entre nous parfois.»

«Évidemment, les français on les trouve chiants quand ils viennent ici parce qu’ils trouvent tout poches (j’exagère à peine), ajoute-t-il. Mais une chose est sûre c’est que sur certains aspects, on peut difficilement leur donner tort. Notamment en ce qui a trait à un certain art de vivre.»

Ce n’est pas Judith Ritchie qui va le contredire. La jeune femme continue de voir sa ville d’adoption (et ses habitants) avec des lunettes roses: «Paris est une ville romantique. Par son architecture, sa façon de vivre, de savourer la vie, de se poser pour un café en terrasse, de s’embrasser langoureusement dans la rue. L’amour y a sa place, au même titre que la vie de famille-métro-boulot-dodo. Quoi de plus romantique que de regarder la Tour qui scintille de mille feux en savourant un délicieux rosé?»

Les conseils de la blonde journaliste pour quiconque souhaite être heureux en France? «Parler aux gens. Sourire et tout prendre avec un grain de sel: les grèves, les crises, les scènes inutiles. Les Français sont comme ça… pas nous pour autant!»

EN VRAC:

Drague. Pour les Québécois célibataires, les mœurs entourant la séduction peuvent s’avérer déstabilisantes en France. Une femme qui aborde un homme? Jamais, voyons. Par contre, cette dernière ne doit pas se surprendre de se faire soudainement complimenter par la gent masculine. «Les hommes DRAGUENT et aiment séduire, confirme Judith Ritchie, journaliste pigiste qui vit à Paris depuis 2008. Ils sont affectueux, dévoués… ils donnent beaucoup plus. En revanche, ils ont aussi peur de l’engagement que les Québécois!»

Cousinage. Pour le fondateur du Portail des Québécois en France, il est clair qu’être Québécois s’avère un plus en matière d’intégration en France: «Les Français adorent les Québécois. Nous sommes des cousins, un important symbole de la présence française en Amérique du Nord. Même s’ils critiquent beaucoup les Américains, les Français rêvent encore et toujours au rêve américain: une société qui est partie de rien pour finalement devenir, en quelques décennies, le pays le plus puissant du monde, avec une qualité de vie qui n’existe nulle part ailleurs.»

Livre. Jean-Benoît Nadeau et Julie Barlow, auteurs de Pas si fous ces Français (en français aux éditions du Seuil), ont passé plus de deux ans à observer «l’animal» dans son habitat naturel afin d’écrire leur ouvrage. Le point fort: une recherche approfondie et de nombreuses références à l’histoire, qui permettent de mieux comprendre le présent. Un must pour quiconque a envie de découvrir les Français d’un point de vue ethnologique. Le couple a publié d’autres livres suite à son séjour en France, notammentLes Français aussi un accent.

Utile. Pour trouver toutes les informations pratico-pratiques sur la vie en France ainsi que des forums de discussion, rendez-vous sur le Portail des Québécois en France: www.quebecfrance.info

Expatriation. Pour plonger dans le quotidien d’un Québécois exilé en France, ajoutez Être loin, le blogue de Paul Brisson, à vos favoris. Ce dernier se fait tantôt cinglant, tantôt admiratif du mode de vie français. Dans les deux cas, ses observations et ses réflexions sont toujours intéressantes. Remontez jusqu’à ses premiers billets pour découvrir ses premiers chocs culturels dans l’Hexagone.

Langue. On a beau utiliser les mêmes mots, on ne parle pas forcément la même langue… On a qu’à penser à «suçon» et «sucette» (en France, un suçon est la marque laissée sur la peau suite à une succion et une sucette, une friandise, alors qu’au Québec, c’est l’inverse) ou à «gosse» (besoin d’explications?), par exemple. Il existe plusieurs dictionnaires pour nous aider à nous y retrouver. En voici un, conçu par un internaute (gratuit!): www.fredak.com/dico/dico_argot.htm.

(Cet article a d’abord été publié sur Canoe.com en 2009, dans le cadre de ma série de chroniques sur le choc des cultures. J’avais aussi publié le début du texte ici.)

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Bienvenue à BlogVille, Italie

Photo: Page Facebook de BlogVille

Photo: Page Facebook de BlogVille

Vous bloguez sur les voyages et souhaitez découvrir l’Italie? Le projet BlogVille Emilia Romagna est peut-être pour vous. «Eat, feel and live like a local in Italy», annonce le site Web.

Lancé en 2012, le projet a permis à une cinquantaine de technomades de poser leur sac à dos à Bologne ou Rimini dans l’un des deux appartements mis à leur disposition. Les logements ont été occupés pendant une période de 83 jours au total.

«Le but de BlogVille est de promouvoir la marque Emilia Romagna et la région dans un marché international clé en utilisant le pouvoir du Web 2.0, résume Keith Jenkins, créateur du populaire blogue Velvet Escape et instigateur du programme iambassador dans ce billet. Emilia Romagna a rapidement reconnu que le modèle traditionnel de voyages de presse ne permet pas de maximiser l’influence des blogueurs.»

Les résultats sont éloquents: 280 billets sur la région ont été publiés suite au passage des blogueurs.

Devant le succès de l’aventure, une deuxième phase a été mise en place. «Nous ratissons le net plus large cette année et souhaitons attirer un excitant mélange de blogueurs, écrit Keith. La période de candidature est maintenant ouverte…»

Situé dans le coeur historique de Bologne, l’appartement accueillera cette année les candidats sélectionnés entre le 29 avril et le 29 juillet, puis du 2 septembre au 28 octobre.

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Les blogueurs francophones sont-ils les bienvenus? ai-je demandé aux organisateurs. «Le projet est ouvert à tous, pas seulement aux blogueurs anglophones», m’a rapidement répondu Nicholas Montemaggi, stratège web.

Ce qui me plaît dans cette initiative? Le côté «Auberge espagnole». En plus de pouvoir découvrir les environs sans devoir se soucier de l’hébergement, les blogueurs côtoieront des collègues de différentes nationalités. Le voyage dans le voyage, j’aime.

Pour postuler, par ici. BlogVille possède aussi une page Facebook et un compte Twitter.

P.S.: Si vous y allez, tenez-moi au courant, je veux vous lire! ;-)

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Le Plaza Athénée fait son cinéma

La vidéo Pour ses 100 ans, le Plaza fait son cinéma! a eu le même effet sur moi que l’exposition Paris vu par Hollywood, dont je me suis délectée  l’automne dernier. Je me suis surprise à avoir le sourire aux lèvres du début à la fin. Il faut dire que l’hôtel mythique a attiré les stars tant dans des cadres fictifs que réels.

En 1913, le journal L’Excelsior écrivait:

Les Champs-Élysées et leurs proches abords auront désormais un titre de plus à la faveur de nos hôtes élégants. Le Plaza effectuera, en effet, son ouverture dimanche prochain, et l’on sait que le magnifique hôtel synthétise précisément ce qui plaît à l’élite de nos visiteurs : une situation incomparable, des appartements d’un confort tout moderne et d’un goût tout délicat. Le délicieux restaurant du Plaza sera inauguré d’ici peu, et certainement avec le même succès.

Un siècle plus tard, l’établissement de l’avenue Montaigne évoque toujours magie et raffinement. Des événements souligneront cet anniversaire tout au long de l’année.

Ai-je besoin de préciser que la princesse qui sommeille en moi (well, en réalité, elle est plutôt spectaculairement insomniaque;-) rêve d’y passer (au moins) une nuit? En attendant, je replonge dans son histoire… le sourire aux lèvres.

(Via Travelling Greener et Maryo’s Bazaar)

24 heures à Paris, 10 clichés Instagram

Octobre 2012. Après un magnifique séjour en Champagne et en Alsace, je m’arrête quelques heures à Paris. Ayant peu de temps devant moi, je me contente d’une balade à Montmartre et d’une courte escale à Saint-Germain-des-Prés (je ne peux aller à Paris sans m’y arrêter), avant de sortir avec les collègues.

Souvenirs en vrac.

Les escaliers de Montmartre

Les escaliers de Montmartre… Paris à mes pieds!

Vue de Montmartre

Vue de Montmartre sous le soleil de midi

Street art

Street art

Place Saint-Sulpice, Saint-Germain-des-Prés

Place Saint-Sulpice, Saint-Germain-des-Prés

Visite obligatoire chez Pierre Hermé, rue Napoléon

Visite obligatoire chez Pierre Hermé, rue Napoléon

Le Carrément chocolat de Pierre Hermé. J'adore.

Le Carrément chocolat de Pierre Hermé. J’adore.

Parfois, je m'amuse à «bizouner» des photos avec plusieurs applications avant de les publier sur Instagram.

Parfois, je m’amuse à «bizouner» des photos avec plusieurs applications avant de les publier sur Instagram.

Et une autre photo de Japonais qui se prennent en photo pour ma collection!...

Et une autre photo de Japonais qui se prennent en photo pour ma collection!…

Superbe soirée au restaurant Jaja, parfait pour un repas de groupe!

Superbe soirée au restaurant Jaja

La Perle? Beaucoup trop de monde...

La Perle? Beaucoup trop de monde. Tant pis!

Ce voyage a été réalisé grâce à une invitation de Vins de France. Merci!

À découvrir également: mes billets sur la France sur EnTransit.ca, Un week-end à Québec: 15 clichés Instagram, Strasbourg en 12 clichés Instagram, La Martinique en 15 clichés Instagram, L’auberge de montagne des Chic-chocs en 15 clichés Instagram, Halifax-Montréal en clichés Instagram, C’est ici que j’ai grandi, Glauque city, Iceberg sans laitue et Impressions d’Istanbul.

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Strasbourg en 12 clichés Instagram

Je suis arrivée à Strasbourg en train. C’était l’automne. La pluie venait de se mettre à tomber. Moi, j’avais le sourire fendu jusqu’aux oreilles. À cause du train. Des rails. De la gare…

Elle était belle, cette gare. Et laissait présager le charme fou de la ville.

Je suis partie me balader seule dans ses rues. Une promenade en bateau-mouche m’a ensuite permis de l’admirer sous un autre angle.

Oui, j’ai succombé.

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La gare

Balade dans la ville

Magnifique Strasbourg…

La cloche à fromage. On trouve dans ce restaurant la plus grosse... cloche à fromage.

La cloche à fromage. On trouve dans ce restaurant la plus grosse… cloche à fromage.

Cathédrale de Strasbourg

L’incontournable cathédrale

Palais Rohan

Palais Rohan

Bateau mouche

Bateau-mouche

Promenade fluviale

Vue du bateau

Strasbourg l'automne

Strasbourg en octobre

Foie gras, choucroute et gratin au Munster (Coin des Pucelles)

Foie gras, choucroute et gratin au Munster (Au Coin des Pucelles)

Bu. Aimé.

Bu. Aimé.

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Chaud-froid: savoureuses quetsches (prunes) avec crème glacée au pain d’épices (Au Coin des pucelles).

Rue des écrivains

Rue des écrivains

À découvrir également: mes billets sur la France sur EnTransit.ca.

Ce voyage a été réalisé grâce à une invitation de Vins de France. Merci!

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Cinq raisons de visiter la Grèce

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La Grèce fait partie de ces destinations qui ravissent tant les voyageurs sac au dos que les jet-setters, les jeunes fêtards que les retraités. Entre mythes et réalités, histoire et modernité, impossible de ne pas trouver chaussure à son pied!

1. Le soleil y brille presque toute l’année

Lever du soleil, Athènes

Lever du soleil, Athènes

Nauplie

Nauplie

«Il ne pleut jamais en Grèce.» Bien que cette affirmation maintes fois entendue soit légèrement trop enthousiaste (!), il est vrai que le soleil étire allègrement ses rayons un bonne partie de l’année dans ce pays méditéranéen. En décembre, janvier et février, la température est plus fraîche et les précipitations, plus abondantes, mais les sites touristiques sont alors moins achalandés. La chaleur peut être écrasante en juillet et août et la pluie se fait rare. On y va quand, alors? Idéalement, au printemps ou à l’automne.

2. L’histoire, à tous les coins de rue

Athènes

Athènes

C’est ici que sont nés la tragédie et la démocratie. À Athènes, l’Acropole supplombe la ville, rappelant le riche passé de la civilisation grecque. À deux pas, l’Acropolis Museum permet non seulement d’en apprendre plus sur le monument et de voir de visu statues et fresques, mais aussi d’admirer les restes de la ville antique grâce à un plancher de verre. On situe par ailleurs l’Atlantide aux environs de Santorin… Mythe ou réalité? Là est la question!

 3. La gastronomie

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Comment résister?

Le meilleur yogourt!

Le meilleur yogourt!

Au-delà de la sauce tzaziki et des gyros, la cuisine grecque se décline en une infinité de saveurs. Il faut abolument visiter au moins un marché, s’offrir un festin de poissons et de fruits de mer et goûter le yaourt artisanal! En plus des bars à yogourt glacé, on trouve maintenant un bar à yogourt à deux pas de l’Acropole appelé Fresko (métro Akropoli). On le déguste avec de la confiture, du miel et/ou des noix, selon l’inspiration du moment. À noter qu’on trouve aussi d’excellents vins grecs. À la santé de Dionysos!

4. La philoxénia

Une gentille grand-maman qui nous a préparé à manger

Une gentille grand-maman qui nous a préparé à manger

La philoxénia, c’est l’« hospitalité » à la grecque. Bien que le terme fasse, à l’origine, référence à l’accueil entre Grecs, il peut aussi être expérimenté par les voyageurs. La philoxénia est davantage perceptible dans les endroits moins touristiques. Une autre bonne raison de sortir des sentiers battus!

5. Le cinéma

Mammamia

Allez, avouez-le: vous aussi avez regardé The Sisterhood of traveling pants plus d’une fois pour revoir les scènes tournées à Santorin! L’île a aussi servi de décor à Tomb Raiders, mettant en vedette Angelina Jolie, le temps de quelques répliques.

Ce n’est pas la seule à nous avoir fait rêver par le biais du cinéma: rappelez-vous de Mamma mia! Principalement tourné à Kalokairi, le film nous entraîne aussi à Skiathos, sur la plage de Skopelos, à Damouchari, et à Pelion selon IMDB.com. D’autres îles aperçues au grand écran? Céphalonie dans Captain Corelli’s Mandolin et Mykonos dans The Bourne identity. Même si les deux tiers du pays sont montagneux (oui, on peut skier en Grèce!), les îles restent les destinations de prédilection pour la plupart des voyageurs.

À découvrir également: Racontez-moi des histoiresCarte postale d’AthènesAthènes au petit matin, Visite du marché central d’Athènes, Du miel, encore du miel, toujours du miel…Escale à Nauplie et Un bar à… yogourt.

Ce voyage a été réalisé en 2012 grâce à une invitation de Danone, suite au lancement du yogourt grec Oikos. Une première version de ce texte a été publié sur le défunt SweetSpot Québec.

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Paris en pâtisseries

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Créations de Pierre Hermé

Il est là à me faire de l’œil. Noir, costaud, racé… Le genre un peu intimidant, mais qu’on ne peut s’empêcher de désirer.

Ardemment.

Été 2011. Je m’apprête à goûter enfin le Carrément chocolat de Pierre Hermé, l’un des entremets cultes du célèbre pâtissier français. «Biscuit "moelleux chocolat", crème onctueuse au chocolat, mousse au chocolat, croustillant au chocolat, fine feuilles de chocolat craquant»,  annonce l’étiquette. Même à 6, 50 €, pas question de résister. Dès la première bouchée, je sais que je ne l’oublierai jamais. (Soupir.)

Les amateurs de macarons connaissent bien Pierre Hermé. Surtout, ils vouent un culte à ses mariages de saveurs audacieux. Asperge verte et huile de noisettes, réglisse et violette, framboises et piments d’espelette…  Pour Noël, les fans ont aussi droit à des combinaisons hautes en saveurs: églantine, figue et foie gras, chocolat et foie gras et marrons glacés.

Tant qu’à être dans le coin, pourquoi ne pas tester aussi l’Ispahan, espèce de «sandwich macarons» géant à la rose fourré de crème aux pétales de roses, de framboises entières et de litchis? «C’est le plus populaire en ce moment», m’assure le vendeur. Aucune déception : les «hum!» fusent sans retenue même si je ne raffole pas des framboises d’habitude.

Haute-pâtisserie

À la manière des designers de mode, les stars de la pâtisseries (dont Pierre Hermé) lancent deux collections par année, automne-hiver et printemps-été. On ne badine pas avec la gourmandise.  Après tout, le «repas gastronomique des Français»  n’a-t-il pas fait son entrée au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco à la fin de 2010 ?

Kirsten-behind-the-scenes-of-Marie-Antoinette-kirsten-dunst-31644416-780-1000Depuis que Kisten Dunst les a croqués dans le Marie Antoinette de Sofia Coppola, les macarons Ladurée semblent constituer un incontournable pour de nombreux touristes (sa réputation n’était plus à faire même avant le film, remarquez). D’abord un salon de thé, Ladurée a mélangé les genre en intégrant l’esprit du café parisien au début du siècle. Une cinquantaine d’années plus tard, Pierre Desfontaines, petit cousin de Louis Ernest Ladurée, a l’idée d’assembler deux coques de macarons et de les coller avec de la ganache. La recette est toujours la même aujourd’hui et les succursales se sont multipliées. Depuis 2008, un bar propose même des accords cocktail-macarons rue Lincoln, derrière la boutique des Champs-Élysées.

Chez Gérard Mulot aussi, rue de Seine, les macarons continuent de titiller les papilles des clients. On me recommende l’Amaryllis (5,40 €), fourrés aux fruits et à la vanille et dont la forme est similaire à l’Ispahan de Pierre Hermé. J’opte plutôt pour les mashmallows (il ne me viendrait pas à l’esprit de demander des guimauves à Paris!), qui connaissent un regain de popularité monstre depuis quelques années. Rien à voir avec ceux qu’on fait griller sur un feu de camp, mais je ne suis pas certaine de comprendre pourquoi il y a tout un buzz autour de ces bouchées sucrées…

Une chose est sûre en tout cas: toute tentative de résistance est inutile devant les présentoirs des pâtisseries et autres boutiques gourmandes qui accrochent notre œil lors d’un passage dans la ville Lumière. Chaque fois que j’y fais escale, les kilos supplémentaires, je ne les rapporte pas dans mes bagages, mais dans mes pantalons!

Tendances 2013

L'éclair de génie, dans Le Marais

L’éclair de génie, dans Le Marais

Out, les macarons? Depuis un bon moment déjà, il me semble. On en a que pour les millefeuilles, les saint-honorés et les éclairs. Ces derniers sont d’ailleurs sur toutes les lèvres… et pas que littéralement. Impossible de passer à côté de la boutique du Marais inaugurée en grandes pompes à la fin de l’année par l’ex-chef pâtissier de Fauchon Chistophe Adam dont Le monde et Le Figaro - pour ne nommer que ceux-là – ont fait l’apologie.  Avec un nom comme L’éclair de génie, le pâtissier m’a moi aussi dans sa poche avant même que j’aie eu ses créations en bouche!

Une vidéo produite en 2010 afin de faire la promo des City Guide Louis Vuitton qui met l’eau à la bouche:

Une première version de ce texte, réalisé grâce à la collaboration d’Atout France et d’Air Canada, a été publiée en 2011 dans le journal Métro (Montréal). 

En complément: les tests gourmands du Figaro (j’adore), Les nouvelles tendances de la pâtisseries et L’éclair, coup de coeur des gourmands.

Pour me suivre sur Twitter et Instagram: @Technomade. Vous pouvez par ailleurs me voir tous les lundis à l’émission Libre-Service (MAtv), un mardi sur deux à Ça commence bien (V), et me lire dans le magazine Tendances. Je blogue également pour MSN.caTV5.ca et pour Copines en cavale.

La Suisse de James Bond

En pleine folie Skyfall, j’ai envie de partager à nouveau ce petit reportage que j’ai tourné en Suisse en 2011, plus précisément au Piz Gloria, restaurant pivotant construit expressément pour le film Au service secret de sa majesté (1969) au sommet du Schilthorn et où j’ai eu l’occasion de prendre le petit déjeuner.

L’histoire est hyper-intéressante, mais j’avoue ne pas avoir vu grand chose, le brouillard m’empêchant de voir les célèbres monts Eiger, Mönch et Jungfrau. Un autre endroit où je devrai retourner?

Pour en savoir plus: mon billet sur le sujet et l’ensemble de mes billets sur la Suisse  pour EnTransit.ca.

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Du champagne… dans les arbres

J’ai eu la chance de me balader en Champagne pendant quelques jours au début du mois d’octobre. Je n’ai pas encore eu le temps de monter toutes les images tournées là-bas, mais vous pouvez déjà découvrir quelques vidéos sur EnTransit.ca, dont celle-ci, qui met en vedette le Perching bar, bar à champagne dans les arbres qui se trouve à une quinzaine de minutes de Reims. Un must si vous passez dans le coin!

À découvrir également: Bienvenue en ChampagneLa petite histoire du champagneEscale chez Larmandier-Bernier et Qu’est-ce que la biodynamie?.

Ce voyage a été réalisé grâce à une invitation de Vins de France. Merci!

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Moment Factory et la Sagrada Familia

J’aurais aimé être à Barcelone hier soir…

Sagrada Familia (Ode à la vie) – Démo officiel from Moment Factory on Vimeo.

MÀJ 23 septembre 13h50: Éric Parazelli vient de publier cette info sur Facebook:

«Le spectacle de projections sur la Sagrada Família à Barcelone (présenté par Moment Factory) sera diffusé en direct sur Youtube, aujourd’hui (ce dimanche 23 septembre). Quatre représentations auront lieu : 15 h, 16 h, 17 h et 18 h (heure de Montréal).
Voici le lien de visionnement: 
http://www.youtube.com/user/ITINERIS2008?v=O8DxwUmwR4g
 Ou via ce lien facile à retenir: SagradaFamilia.MV.mu La musique des 2 derniers acts a été composée par les gars deMisteur Valaire, alors que les 5 premiers acts ont été composés par Anthony Rozankovic.»

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10 choses à faire à Paris avec des enfants

Ce ne sont pas les options qui manquent dans la ville Lumière. Vous vous y rendez en famille? Voici quelques suggestions d’activités qui raviront petits et grands. De quoi occuper la marmaille après être monté dans la tour Eiffel, avoir fait quelques tours de carrousel et pique-niqué dans les parcs et les jardins! À consulter dans l’ordre ou le désordre.

1- Le Parc Astérix

Les irréductibles Gaulois vous invitent dans leur village situé à une trentaine de kilomètres au nord de Paris. Cinq mondes sont réunis dans le parc: La Gaule, L’Empire romain, La Grèce, Les Vickings et À travers le temps, qui mélange les époques. Outre la reconstitution du village du héros moustachu, il est possible de lézarder à «Lutèce plage», où jeux d’eau et attractions aquatiques permettent de se rafraîchir pendant la canicule. Le parc accueille les visiteurs d’avril à novembre. Les fans de la bédé comme les amateurs de sensations fortes et les jeunes enfants trouveront de quoi s’occuper.

2- Les théâtres de marionnettes

Nombreux et accessibles, les théâtre de marionnettes sont disséminés aux quatre coins de la ville. Vous en trouverez aux Champs Élysées (cette vidéo vous donnera une idée de ce qui vous attend), au Jardin du Luxembourg, au Parc des Buttes-Chaumont, à l’orée du Bois de Vincennes, Parc Georges BrassensParc Montsouris… C’est l’occasion de découvrir des personnages qui ont fait la joie de plusieurs générations d’Européens comme Guignol (né à Lyon après la Révolution) et Polichinelle (né à Naples, en Italie, en 1630), mais plutôt méconnus de ce côté-ci de l’Atlantique. Certains contes populaires sont également adaptés. Les tarifs sont fort raisonnables (autour de 3,50 euros par personne). Le site Web de la Mairie de Paris répertorie quelques spectacles. Vérifiez les horaires de chacun, plusieurs théâtres ferment leurs portes à différents moments de l’année.

3- Jardin d’acclimatation

Inauguré par Napoléon III en compagnie de l’Impératrice il y a plus de 150 ans, le Jardin d’acclimatation continue de séduire les enfants français comme les visiteurs (même les filles de Barack Obama s’y sont rendues!). Ouvert tous les jours de l’année, il offre une panoplie d’activités et d’ateliers. Des exemples? Un train qui ne produit ni émission de C02, ni trace carbone, des barques qui permettent de naviguer sur la «Rivière enchantée», de multiples jeux, le théâtre de Guignol, etc. Côté ateliers, les enfants pourront entre autres s’initier au mime et concocter… du dentifrice aux plantes. Tarif : 2,90 euros, tant pour les adultes que les enfants.

La suite sur MSN.ca!

À lire également: billets du blogue Un baluchon pour deux (Coupdepouce.com) à Paris, dont un sur le Parc Astérix.

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