Plaisirs parisiens pas chers

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Paris a beau se retrouver chaque année sur la liste des villes les plus chères du monde, elle n’est pas sur le point de perdre sa place de chouchou dans le cœur des touristes des quatre coins de la planète. Nul besoin de débourser une fortune pour profiter de ses charmes! Voici quelques suggestions pour vivre de grands moments à petits prix.

S’attarder à l’art de rue

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Simples graffitis, les dessins qui ornent les murs des grandes villes du monde? Chose certaine, ce n’est pas ce que croient les créateurs des centaines de sites Web qui pullulent sur le sujet et vantent le talent des artistes de l’éphémère. Si vous souhaitez vous offrir une virée consacrée aux plus belles œuvres de rue, rendez-vous sur le site Paris Street Art. Sur Facebook, la page Street Art Paris publie par ailleurs des photos prises sur le vif.

Découvrir des vignes

Saviez-vous que Paris compte plus d’une dizaine de vignes? La plus ancienne est celle de  Montmartre, qui existe depuis l’époque gallo-romaine. De son côté, celle du parc de Belleville date du 13e siècle.  Celles du parc Georges-Brassens et du parc Bercy font aussi partie des quatre principales vignes municipales parisiennes. Tous les ans en septembre et octobre, ont lieu des vendanges. Si vous êtes de passage en octobre, ne manquez pas la Fête des vendanges de Montmartre, près de la Basilique Sacré-Cœur. Pour plus d’info sur le vin en France: www.vins-france.com.

Pique-niquer dans un parc

Que vous préfériez La Villette, Les Jardins du Luxembourg ou le parc des Buttes-Chaumont, casser la croûte dans un parc parisien permet de faire une pause à peu de frais entre deux visites. À consulter absolument pour sortir des sentiers battus: La carte des pique-niques à Paris concoctée par My Little Paris, et cette liste du Figaro, qui propose des adresses dans les parages où aller acheter le butin  gourmand que vous déballerez une fois assis dans l’herbe.

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Plus touristique, mais tout aussi exaltant: déguster un jambon-beurre dans l’escalier de la Basilique du Sacré-Cœur avec Paris à vos pieds (et des visiteurs du monde entier tout autour!).

Sur les traces de Woody Allen

Vous avez aimé le film Minuit à Paris? La mairie a concocté un itinéraire téléchargeable qui permet de se lancer aux trousses des personnages imaginés par le cinéaste américain. Entre autres au programme: le Pont Alexandre III, le Musée de l’Orangerie et le Marché aux puces de Saint-Ouen. À noter qu’il existe des parcours pour d’autres films.

LA SUITE SUR MSN.CA!

Ce voyage a été réalisé grâce à une invitation de Vins de France en octobre 2012. Merci!

À découvrir également: 24 heures à Paris, 10 clichés Instagram,  Paris en pâtisseriesLe Plaza Athénée fait son cinémaStrasbourg en 12 clichés Instagram, Ça commence bien… à Paris10 façons inusités de découvrir Paris, 10 choses à faire à Paris avec des enfants et mes billets sur la France pour EnTransit.ca.

Pour plus d’information sur Paris

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Pourquoi visiter la Toscane?

Francesco Buffi (Baricci)

Francesco Buffi (Baricci) devant les vignes de sa famille, à Montalcino

Il suffit d’une photo pour comprendre pourquoi la Toscane attire des hordes de touristes chaque été (je ne parle pas forcément du charmant viticulteur de la photo ci-haut, hein;-).  Même sur papier glacé ou sur l’écran de l’ordinateur, ses villages bucoliques envoûtent. On se surprend à rêver d’une vie comme celle de Frances Mayers, auteure du roman à succès Sous le soleil de Toscane, qui a tout quitté sur un coup de tête pour acheter une propriété dans la région. Et une fois sur place, c’est encore pire… tellement c’est encore mieux!

Si vous n’êtes toujours pas convaincus, voici dix raisons qui risquent de vous donner envie de prendre le premier avion pour découvrir les environs. À lire dans l’ordre ou dans le désordre.

Le rythme

On ne visite pas la région en mode «speed»: on prend son temps. On contemple.  Hume. Goûte. Un espresso ici, un gelato là… On flâne, le regard oscillant entre l’horizon et les petites boutiques qui recèlent de produits locaux et d’œuvres d’artistes des environs.  Nous sommes, après tout, dans la région qui a vu naître le mouvement slow food!

Fontodi, Chianti Classico

Fontodi, Chianti Classico

La gastronomie

Qu’on s’arrête pour une visite à Podere Le Fornaci, fromagerie biologique du Chanti où les sympathiques hôtes nous font découvrir leurs produits (visites en matinée seulement), ou chez Pruneti, à San Polo, où les deux charmants frères proposent de déguster leurs meilleures huiles d’olive (sur rendez-vous), un seul mot: ravissement. Les produits régionaux sont mis de l’avant et la qualité des aliments est indéniable.

Pâtes fraîches avec ricotta, huile d'olives, courgettes et menthe.

Pâtes fraîches avec ricotta, huile d’olives, courgettes et menthe.

Ah! Le charme de la Toscane... (Visite chez Prunti)

Ah! Le charme de la Toscane… (Visite chez Pruneti)

Dégustation d'huiles d'olives Pruneti

Dégustation d’huiles d’olives Pruneti

Axée sur le terroir, la cuisine nous en met plein les papilles. Soupe ribollita (légumes avec du pain), picis (pâtes qui s’apparentent à des spaghettis faits à la main), schiacciata (aussi appelé focaccia), porchetta (cochon), alouette! Difficile de sortir de table sans avoir envie de déboutonner son pantalon.

Vacances Transat offre des séjours écogastronomiques depuis le printemps 2012. Ces forfaits comprennent les nuitées à l’hôtel, la location d’une voiture et des repas dans restaurants membres de Slow Food. Une formule semi-organisée qui permet de savoir où l’on s’en va tout en gardant une certaine flexibilité.

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Chianti

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Montalcino

Montalcino

LA SUITE SUR MSN.CA!

Ce reportage a été réalisé en mai 2012 suite à une invitation de Vacances Transat.

À lire également:  La Toscane d’une viticultrice québécoise, Italia, mi amore, Carte postale de la Toscane, 10 raisons d’aimer RomeBienvenue à BlogVille, Italie et mes billets sur l’Italie sur EnTransit.ca.

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Narcissisme façon VIe siècle?

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Les réseaux sociaux sont peut-être le repaire de narcissiques finis, nous n’avons rien inventé. Au fil du temps, peintres,  photographes et artistes de tout acabit se sont livrés à des autoportraits. D’autres ont commandé des oeuvres les mettant en vedette. C’est ce qu’a fait l’évêque Euphrase au VIe siècle.

La mosaïque dans laquelle on peut encore l’admirer tenant une maquette de l’église au complexe de la cathédrale de Poreč? Son idée.

Plusieurs siècles plus tard, les visiteurs peuvent toujours voir sa bouille dans le plus important monument de la ville croate. Dans un état de conservation exceptionnel, la basilique d’Euphrase figure d’ailleurs sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1997.

Qui se souviendra de nos #selfie sur Instagram le mois prochain?

Certains sont plus immortels que d’autres.

J’ai visité la Croatie dans le cadre d’une croisière à bord de L’Austral de la Compagnie du Ponant, dont j’étais l’invitée. Merci!

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D’Athènes à Venise à bord de L’Austral

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Quitter le port de Pirée…

Après 24h à Athènes, me voici à bord d’un navire de la compagnie française Le Ponant avec ma fille de six ans et demi. Nous faisons une croisière à thème («famille», dans ce cas-ci).  Sur 235 passagers, 51 ont moins de 18 ans. J’ai aussi croisé des groupes voyageant avec les grands-parents. L’ultime voyage intergénérationnel?

«Bienvenue sur votre yacht privé», a lancé Frédéric Jansen, directeur de croisière, avant d’énumérer toutes les nationalités à bord. On en compte une douzaine au total. Sans grande surprise, les Français sont les plus nombreux: ils sont 189.

Il est vrai qu’il y a une certaine intimité à bord: contrairement aux mastodontes qui ont la cote, L’Austral compte seulement 132 cabines. Et quelles cabines!

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Notre cabine

En tout, nous traverserons trois pays en huit jours. L’itinéraire? Athènes-Itea-Otrante-Dubrovnik-Mljet-Trogir-Rovinj-Venise.

Nous avons quitté le port de Pirée en fin de journée et traversé ce soir le canal de Corinthe, voie artificielle creusée à travers l’isthme de Corinthe pour relier le golfe de Corinthe, dans la mer Ionienne, à l’ouest, au golf Saronique, dans la mer Égée, à l’est. Ce canal fait donc du Péloponnèse une île. C’était complètement fou de voir le bateau s’enfoncer dans cet étroit couloir! Pour vous donner une idée:

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L’année dernière, j’ai eu l’occasion d’interviewer Sophie Lauret, chargée de communications de la compagnie basée à Marseille, lors de son passage à Montréal. Pour en savoir plus sur la compagnie et les nouvelles croisières offertes:



L’Austral est très similaire au Boréal.

Plusieurs excursions sont au programme. Demain, nous découvrirons par exemple le site sacré de Delphes (m’en vais rendre visite à Apollon!). Si je vous dis qu’on mange comme des rois, vous comprendrez que l’enthousiasme est à son comble.

La connexion sur la bateau étant très lente (et exorbitante!), je ne sais pas à quelle fréquence j’arriverai à publier des articles ici et sur EnTransit.ca. Mais dites-vous que pendant ce temps, je prendrai UNE TONNE de photos, que je partagerai dès que j’en aurai l’occasion. Pas question de garder toutes ces beautés juste pour moi! :-)

En attendant, si vous voulez rêver, les vidéos promotionnelles sont carrément renversantes. À éviter si vous tentez de remettre le solde de votre carte de crédit à zéro. ;-)

À lire également: Katerine-Lune Rollet a publié une chronique sur la croisière Venise-Istanbul qu’elle a faite à bord de L’Austral en juin dernier sur Canoë et plusieurs billets sur son blogue perso. Carolyne Parent et Gary Lawrence ont quant à quant à eux signé des reportages pour Le Devoir (celui de Gary est accessibles seulement aux abonnés, par contre). Nathalie de Grandmont alias «Globe raconteuse» fait le récit en deux parties de son expérience sur la mer Adriatique avec la même compagnie.

Pourraient aussi vous intéresser: Croisière de luxe en françaisMa visite du BoréalRacontez-moi des histoiresCarte postale d’Athènes et mes billets sur la Grèce (2012) pour EnTransit.ca.

MÀJ 20 août:  Vous pouvez maintenant lire mes billets sur EnTransit.ca:  24 heures à Athènes avec un enfant, Rendre visite à Apollon, La vie à bord de L’Austral.

Je suis l’invitée du Ponant. Merci!

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Top 3: Clermont-Ferrand

1-photo (2)Chaque mois, je demande à un blogueur de présenter ses trois lieux préférés dans la ville qu’il habite. Une bonne manière de sortir des clichés touristiques… et de vous faire découvrir de nouveaux blogues!

Après deux ans en Auvergne, dans le centre de la France, la Québécoise Marie-Eve Vallières vient tout juste de rentrer à Montréal. Elle a profité de son exil pour se consacrer à son blogue Eurotrip Tips, dans lequel elle raconte ses péripéties dans les «vieux pays» dans la langue de Shakespeare, et pour lancer A Montrealer Abroad, blogue bilingue consacré à Montréal et ses environs.

Bien qu’elle n’ait pas trouvé sa ville d’adoption, en Auvergne dans le centre de la France, des plus excitantes, elle a tout de même adopté quelques lieux au fil  du temps.

Voici trois d’entre eux!

1- Cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption

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«La « dame noire » de Clermont-Ferrand est un peu le point de repère des Clermontois, et se trouve au cœur du centre névralgique de la ville. Surplombant les toits clermontois du haut de ses 96 mètres, elle est entièrement construite d’imposantes pierres volcaniques noires de Volvic, ce qui lui confère son caractère unique et imposant. La vue sur Clermont-Ferrand depuis ses tours, et l’activité bourgeonnante sur la rue des Gras juste en bas ne manquera pas d’intéresser les plus curieux. Un must!»

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«Saviez-vous qu’il y a des volcans en France? Eh oui! En plein cœur du pays se trouve la Chaîne des Puys, une série de sommets volcaniques s’étendant sur plus de 45 kilomètres. Du haut de ses 1465 mètres, le Puy de Dôme est le favori incontesté des Clermontois. La vue sur le reste de la chaîne, avec notamment les Mont Dore et le Puy du Pariou, en plus des plaines du Limousin, et, évidemment, Clermont-Ferrand tout en bas, vaut vachement le détour. Si vous êtes comme la plupart des français et adorez la randonnée, comptez environ 45 minutes pour vous rendre au sommet. Mais si vous êtes comme moi – c’est-à-dire paresseux – sachez que le Panoramique des Dômes, un petit train à crémaillère, vous emmène tout en haut pour seulement 10 euros. Un très bon investissement, il va sans dire.»

3- Jardin Lecoq 

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«Si le soleil est de la partie et qu’il vous prend l’envie de faire la dolce vita pour quelques heures, dirigez-vous vers le Jardin Lecoq, à quelques minutes de marche du centre de la ville. Il faut venir en avril pour apprécier le lieu dans toute sa splendeur, alors que les magnolias sont en fleurs et qu’un doux parfum envahit le parc en entier. La popularité du parc de se dément pas – chaque jour, des centaines de personnes, autant le lycéen pris en flagrant délit d’école buissonnière que grand-papa et son petit-fils foulent les pelouses du parc, profitant du grand air frais auvergnat. Ce que je préfère du Jardin, au-delà de sa flore? Le WiFi gratuit. :-)»

Vous pouvez suivre Marie-Eve sur Facebook (Eurotrip Tips et A Montreler Abroad), Twitter (Eurotrip Tips et A Montreler Abroad) et Instagram.

(Photos: collection personnelle de Marie-Eve)

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L’Europe en train ou en avion?

Rail Europe

©Rail Europe

Vous avez décidé de passer quelques jours – mieux, quelques semaines – en Europe. Une fois les billets d’avion pour traverser la grande flaque achetés, il vous reste à décider comment vous vous déplacerez  là-bas.

Pour plusieurs, le train s’impose. D’abord pour son côté mythique (non, pas seulement à cause de Before Sunrise ;-). Puis, pour son aspect pratique. Mais est-ce vraiment plus économique? Ça dépend, si je me fie aux témoignages recueillis.

Le journaliste Vincent Fortier s’est offert une parenthèse professionnelle pour voir du pays en 2012. Son itinéraire: Paris-Bruxelles-Anvers-Rotterdam-Amsterdam-Berlin-Prague-Vienne-Munich-Paris. «J’ai choisi le train d’abord et simplement parce que j’en avais envie, raconte-t-il. Pour moi, un voyage du genre en Europe rimait avec train. Les trajets en train ont fait partie intégrante de mon voyage. Le train devenait une destination en soi.»

Au-delà du rapport qualité-prix, il aimait l’idée de ne pas devoir arriver deux heures à l’avance comme à l’aéroport. «À la gare, on arrive à la dernière minute et on monte. Pas de chichi. C’est génial! C’est aussi à mon avis bien moins stressant et, si le trajet est parfois plus long, on arrive directement en ville.»

Il a opté pour des voyages de jour, histoire de pouvoir observer le paysage. «Le confort et la rapidité pèsent aussi lourd dans la balance. Pendant tout mon voyage, je n’ai fait que des voyages directs. Je n’ai jamais changé de train. Ce n’est pas toujours le cas en avion, en Europe du moins! J’ai fait de courts segments (40 minutes entre Bruxelles et Anvers) et des longs (6h30 entre Amsterdam et Berlin).»

Vincent Fortier pendant son voyage en solo en Europe.

Vincent Fortier pendant son voyage en solo en Europe.

Un autre son de cloche

La Québécoise Marie-Eve Vallières, auteure des blogues Eurotrip Tips et A Montrealer Abroad, habite Clermont-Ferrand, en France, depuis deux ans. La blogueuse voyage a eu l’occasion de prendre autant le train que l’avion pour se déplacer sur le continent. «Sans grande surprise, le train est généralement plus avantageux sur les courtes distances, et l’avion, sur les plus longues. Il est vrai que les trains sont moins compliqués à utiliser, plus confortables et plus agréables, mais ces avantages se monnaient et finissent généralement par coûter très cher.»

«Il ne faut pas oublier que beaucoup de trains en Europe sont de type "réservation obligatoire", surtout – mais pas seulement – les trains à grande vitesse, poursuit-elle. Ces réservations peuvent vite faire grimper le prix du billet. Donc, à moins d’être chanceux et de tomber sur une période creuse ou une vente éclair, l’avion est généralement plus avantageux, même en incluant les frais de transport de/vers l’aéroport. Exemple réel que j’ai fait à plusieurs reprises: le train de Lyon à Londres coûte généralement au minimum 150 euros et dure environ 5 heures, alors qu’un vol d’une heure avec EasyJet se détaille à environ 60 euros l’aller-retour. Difficile à battre!»

Marie-Eve Vallières dans sa ville préférée...

Marie-Eve Vallières dans sa ville préférée

Bien entendu, il ne faut pas s’attendre au service des grandes compagnies aériennes quand on opte pour un transporteur à rabais. «Les avantages et inconvénients des compagnies low-cost sont un débat à eux seuls (frais cachés, limitation des bagages, horaires, etc)! Mais pour une heure de vol seulement, ça vaut vachement le coup de se passer de certains petits luxes pour économiser autant d’argent.»

Les arguments de Rail Europe

Eric Bacon, directeur des ventes de Rail Europe inc. au Canada, n’est évidemment pas du même avis. Il reprend l’essentiel des propos de la section Avantages des trains en Europe du site de Rail Europe: «Dans beaucoup de cas, même considérant les compagnies aériennes à rabais (Low Cost), il est plus avantageux d’opter pour le train qu’un vol. Les trains partent et arrivent dans les centre-ville permettant ainsi un accès rapide aux gares de train et votre hôtel.»

«Les aéroports sont en majeure partie localisés en périphérie des villes et peuvent ainsi prendre une ou une heure et demie de déplacement. De plus, il faut considérer le coût d’un taxi, d’un bus ou d’un train de banlieue pour s’y rendre.  On peut se rendre à la gare seulement 30 minutes avant le départ de son train car il n’y a pas de sécurité à passer. Avec un vol, vous devrez passer la sécurité pour lequel vous devrez ajouter à votre temps de déplacement. Dans la majorité des trains, il n’y a pas de limite de bagage. [...] En train, vous avez la chance d’admirer le paysage et de pouvoir facilement discuter avec vos voisins de siège. Le train invite les gens à parler et discuter.»

Opter ou non pour une passe de train?

Vous préférez le train? Pas si vite, le shopping est loin d’être terminé. Il est nécessaire de prendre le temps d’étudier les différents types de billets pour trouver le meilleur plan pour soi. «Les passes de train (laissez-passer) sont encore bien populaires et avantageuses, estime le directeur des ventes de Rail Europe. Si vous parcourez un grand territoire ou vous prévoyez vous déplacez souvent, il sera plus avantageux de prendre en effet une passe de train. En consultant un agent de voyages, elle/il sera en mesure de vous suggérer la meilleure option pour ce que vous prévoyez faire pendant votre voyage en Europe.»

Des prix spéciaux sont régulièrement offerts. «Il y a présentement une promotion pour la Eurail Global Pass où un rabais de 100$ est offert aux étudiants en réservant avant le 12 juin, ou jusqu’à épuisement des stocks», souligne-t-il.

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©Vincent Fortier

Vincent a pour sa part constaté qu’il lui était plus avantageux d’acheter ses billets séparément, à cause des escales privilégiées. «J’ai d’abord fait mon itinéraire en choisissant les pays que je voulais visiter avec le temps dont je disposais.»

«Comme je me rendais quand même jusqu’à Prague, j’ai compris en faisant une recherche internet rapide que les passes offertes ne m’avantageaient pas (peut-être me suis-je trompé aussi!). J’ai remarqué qu’il y avait des passes régionales (Benelux, Scandinavie, etc), mais rien ne couvrait les six pays que je voulais visiter. Il fallait donc que je choisisse une passe couvrant 25  pays. Il y a aussi la durée du voyage qui compte. Une passe d’un mois pour 25 pays revenait donc plus chère que mes billets individuels. La différence n’était vraiment pas énorme (100$, il me semble), mais comme c’était mon premier voyage du genre, le fait d’avoir tous mes billets avec une date et une heure me rassurait. C’était vraiment une question de quiétude dans mon cas, puisque les trains sont souvent sold-out.»

«Les passes qui englobent toute l’Europe ne valent généralement pas leur prix, tranche pour sa part Marie-Eve. Les réservations de places ne sont pas incluses dans le prix et s’ajoutent au prix de la passe, déjà plutôt cher. Vaut mieux se concentrer sur quelques pays, et choisir la passe qui s’applique à ces pays seulement et essayer de prendre le plus possible les trains "régionnaux" et non à grande vitesse afin d’éviter les frais de réservation. Mieux vaut également vérifier le prix des billets à l’unité avant d’acheter une passe. Par exemple, aux Pays-Bas et en Belgique, les trajets se détaillent rarement à plus de 20 euros chacun puisque ce sont de courtes distances.»

Les tuyaux de Marie-Eve: «Pour les gens qui vivent en France, les abonnements de la SNCF valent vachement le coup. Par exemple, la carte 12-25 permet souvent d’économiser près de 50% sur le prix des billets – inutile de dire que les frais annuels de 50 euros se remboursent assez vite. Il y a une variété d’abonnements intéressants pour les jeunes, les couples, les familles et les séniors. Pour le reste, le mot d’ordre, c’est réserver à l’avance et voyager pendant les périodes creuses. À noter que la plupart des billets de train ne sont disponibles qu’au maximum 12 semaines avant le départ.»

De mon côté, je suis un peu biaisée. J’aime tellement les trains qu’ils sont toujours mon premier choix, même si le billet coûte un peu plus cher. Je n’ai encore jamais testé les compagnies aériennes à rabais. J’aime trop le côté contemplatif du train. Et je ne me lasse jamais de leur roulis, même au bout de plusieurs jours…

Et vous, qu’en pensez-vous? Des expériences européennes à partager?

Pour plus d’info:  Rail Europe (site canadien), SNCF, Ryan Air, Easyjet et Hop!.
P.S..: Voyager en voiture? Mais pourquoi? ;-)
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La Toscane d’une viticultrice québécoise

Le Miccine

Il y a quelques semaines, j’ai eu l’occasion de rencontrer Paula Cook, viticultrice québécoise de 27 ans installée en Toscane depuis trois ans. La jeune femme a séjourné en Italie pour la première fois à l’adolescence. Elle a ensuite poursuivi des études en agriculture à l’Universtié McGill, avant de faire une double maîtrise en viticulture et oenologie de l’École supérieure d’agriculture d’Angers, en France, et de l’Université catholoque du Sacré-Coeur de Plaisance, en Italie.

En plus de produire trois vins rouge, un blanc et un rosé, pour lesquels elle veille à toutes les étapes de la production, elle ouvre les portes de sa villa aux visiteurs de passage.

J’ai publié un billet sur le Miccine, son vignoble situé à Gaiole, entre Sienne et Florence, sur EnTransit.ca. Voici maintenant une entrevue vidéo avec cette passionnée.

Prix pour quatre personnes: de 1200 à 1800 euros (1584 à 2375$) pour une semaine. Le Miccine a aussi sa page Facebook (on peut notamment y voir des photos de l’intérieur de la villa) et un compte Twitter. Pour des photos de l’intérieur des villas, par ici.

Prêt à partir?

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Escale à Venise

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Ce qui frappe d’abord, c’est l’absence de voitures. Imaginez le bonheur de déambuler dans une ville où le piéton est roi! Remarquez qu’il n’est pas seul, ledit piéton: de 15 à 20 millions de touristes visitent cette cité mythique qui compte 160 îlots. Mais qui s’en préoccupe? Ici, on savoure la dolce vita en dégustant une glace dans une gelateria artisanale, en sirotant un spritz (apéritif très populaire à base de vin blanc et d’eau de Seltz) sur une terrasse ou en s’offrant un espresso dans le tout premier café à avoir vu le jour, Florian, en 1720 (cher – huit ou neuf euros la tasse –, mais historique!).

À Venise, la vie est organisée autour des canaux. «L’eau est notre liquide amniotique», lance d’entrée de jeu Roberta Valmarana, de l’office du tourisme de Venise. Si, au 16e siècle, 10 000 gondoles sillonnaient la ville, on en trouve aujourd’hui à peine 400. Si l’expérience vous semble incontournable, sachez toutefois qu’elle a un prix. Selon l’itinéraire choisi, il varie de 80 à 100 euros pour une quarantaine de minutes. Ne vous attendez pas non plus à entendre le gondolier pousser la chansonnette. «Ils n’ont jamais chanté!» s’exclame Corine Govi, guide et conférencière, quand on lui pose la question. «Dans les années 1960, le tourisme était très élitiste, poursuit-elle. Une touriste américaine restait ici un mois. L’Italie d’après-guerre n’était pas chère, alors on louait une gondole pour un mois. Le gondolier devenait votre valet. À ce prix-là, il pouvait aussi chanter!»

En arrivant à la Place St-Marc, on est saisi par la majesté des lieux. La Basilique St-Marc, le palais des Dosges et le Campanile se dressent fièrement, témoins de la richesse de l’histoire de ce lieu mythique que Napoléon a jadis décrit comme «le plus beau salon d’Europe». L’effet saisit à coup sûr. Et là, en observant les mosaïques, on se jure de revenir.

P.S.: Tentez tout de même d’éviter la haute saison, hein.

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Mes trois top:

1- Se perdre. Errer. Marcher pendant des heures…

2- Le gelato d’Alaska, reconnu pour ses glaces artisanales authentiques. Conseil du proprio pour choisir un glacier: «Évitez les montagnes de crème glacée. Elles sont faites avec des préparations en poudre.» Et la glace à la pistache n’est pas censée être si verte…

3- Le café Florian, plus ancien café d’Italie. Tout le monde vous dira de l’éviter. Bien sûr qu’il est rempli de touristes! Bien sûr que tout y est hors de prix! Perso, je trouve fascinant de m’asseoir dans un lieu riche en histoire et imaginer à quoi ressemblait les passants lors de son ouverture en 1720…

Vue du café Florian

Vue du café Florian

J’étais l’invitée de Vacances Transat.

(Une première version de ce texte a été publié sur Canoe.com en 2009.)

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La route des contes en 5 escales

Bien avant Walt Disney, Hans Christian Andersen, Charles Dickens, Selma Lagerlöf, les frères Grimm et autres Charles Perreault ont fait rêver les enfants des quatre coins de la planète. Cinq idées d’escapades européennes pour retomber en enfance.

1- L’Allemagne avec les frères Grimm

C’est à Wilhelm et Grimm que nous devons les contes Blanche-Neige, Le Petit chaperon rouge, Tom Pouce, Hansel et Gretel, Raiponce et plusieurs autres. Ai-je besoin de rappeler que les récits originaux étaient à des années-lumières de l’univers disneyen présenté aujourd’hui aux enfants (parents, lisez Raiponce par curiosité… mais épargnez vos jeunes enfants!)? Entre Brême et Hanau, 600 km relient les 70 lieux de la route allemande des contes de fées. On y découvre les grandes lignes de la vie des deux frangins, ainsi que leurs histoires fantastiques. Un musée est également consacré aux frères Grimm à Kassel, leur vite natale. Les contes des frères Grimm ont célébré leur 200e  anniversaire en décembre 2012. Ils seront célébrés pendant toute l’année 2013. Info: www.grimms.de

2- La France avec Charles Perrault

Source image: Paris 1er

Source image: Paris 1er

Cendrillon, Le chat botté,  Peau d’âne, Barbe bleue et Le Petit poucet, c’est lui. L’inspiration du château de La Belle au bois dormant? Le célèbre Château d’Ussé, dans la Loire. À Paris, il est possible d’admirer un monument dédié à l’auteur et à son chat botté au Jardin des Tuileries. D’ailleurs, saviez-vous que c’est lui qui a convaincu Colbert de maintenir le jardin royal des Tuileries ouvert au public après sa restructuration par Le Nôtre achevée vers 1671? À 35 km de Paris, au château de Breteuil, dans la vallée de Chevreuse, il est par ailleurs possible de découvrir sept histoires mises en scène avec une vingtaine de personnages de Perrault.

3- L’Angleterre avec Charles Dickens

Photo: Siobhan Doran Photography (Charles Dickens museum)

Photo: Siobhan Doran Photography (The Charles Dickens museum)

Issu d’une famille peu aisée, le romancier anglais a mis au monde Oliver Twist et David Copperfield. Enfant, il a vécu à Londres et à Chatham. C’est la ville qui inspire le plus celui que certains surnomment «l’inventeur de Noël» à cause de l’histoire d’Un chant de Noël (A Christmas Carol). En plus de retrouver l’atmosphère de ses contes en se baladant dans les rues de la capitale anglaise, il est possible de visiter Charles Dickens Museum. En 2012, plusieurs activités spéciales ont souligné le 200e anniversaire de sa naissance.

4- Le Danemark avec Hans Christian Andersen

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Source image: Copenhagen Portal

Les histoires de l’auteur danois Hans Christian Andersen prennent place dans différents coins du monde. Célèbre à cause de ses contes (La petite fille aux allumettes, La Petite Sirène, Le vilain petit canard…), l’écrivain est né à Odense et a transporté ses pénates à Copenhague à l’âge de 14 ans. Ses œuvres ont marqué l’imaginaire de plusieurs, dont celui du célèbre brasseur Karl Jacobsen, qui a commandé une statue en l’honneur de La Petite Sirène au sculpteur Edward Eriksen après avoir été ému par le ballet du même nom. Malgré les vandales qui lui ont fait subir plusieurs sévices au fil des ans (en 2003, elle a carrément été jetée à l’eau!), la statuette inaugurée le 23 août 1913 attire toujours les touristes. Il est également possible de visiter la maison de son enfance et de visiter le Wonderful World of H.C. Andersen.

5- La Suède avec Selma Lagerlöf

Source image: Wikipedia

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«Parmi les nombreux ouvrages de cette très grande écrivain, Le Merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède reste la lecture incontournable pour qui souhaite en savoir davantage sur les paysages de la Suède, mais aussi sur la culture et les traditions de ce pays», peut-on lire sur scandi-voyag.com. Institutrice, Selma Lagerlöf voyait dans son récit mettant en vedette un jeune garçon un peu turbulent à qui un lutin (un tomte, pour être plus précise) a jeté un mauvais sort le cadre parfait pour enseigner la géographie. Dans le conte, Nils découvre le pays en voyageant sur le dos d’une oie. Mårbacka, le manoir de l’écrivain, prix Nobel de Littérature en 1909, est ouvert aux visiteurs. Il se trouve dans le Värmlan.

Plusieurs, comme moi, ont découvert son univers grâce à ce dessin animé diffusé dans les années 1980.

Alors, on va où en premier?

(Une première version de ce texte a été publié sur Canoe.com en 2009, dans le cadre de ma chronique «Choc des cultures». J’en avais également publié un extrait ici.)

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