Philip Bitch et La Clique du Plateau

Quand j’ai vu le vidéoclip ce matin (ou ce midi? Me suis levée tard…;-), seules 34 personnes l’avaient regardé sur YouTube. Environ trois heures plus tard, il en était à près de 200 visionnements. Un hit en vue?

Personnellement, ça m’a bien fait rire. Je trouve la chanson très accrocheuse, beaucoup plus amusante que bitch (j’ai vu tellement pire sur le Web!)! Et vous? À ma connaissance, l’auteur n’a aucun lien avec le blogue du même nom.

Qui es-tu, Philip Bitch/Kitsch?

Pour ceux qui connaissent peu Montréal, le Plateau Mont-Royal est le quartier branché où l’on trouve une forte concentration d’artistes et de journalistes. J’y ai vécu pendant 13 ans et n’hésiterais pas une seconde à m’y réinstaller, malgré toutes les railleries au sujet de ses habitants! ;-)

(Via @hugodumas, @anabellenicoud et @Philipmusic sur Twitter)

AJOUT: Pierre-Luc vient de me faire remarquer que Philippe St-Jean a alimenté une autre chaîne sur YouTube, Atitvtv. Il faut voir les parodies de Longueuil Life, Shakira,Mes Aïeux et Dobacaracol!

AJOUT 14 juillet, 9h20: Le clip La Clique du Plateau a été vu 2469 fois sur YouTube.


Clin d’oeil linguistique

jalousie-kit-suconJe viens tout juste de me rappeler d’un truc amusant (ne me demandez pas pourquoi je pense à ça maintenant!). Comment appelle-ton une une marque sur la peau résultant d’une succion avec la bouche?

• Au Québec: une sucette

• En France: un suçon

• En Asie: «curry chicken»!

Pas besoin de vous préciser que les quiproquos peuvent être nombreux sans le contexte…

P.S.: En cherchant une image, je suis tombée sur ce kit destiné à tester la jalousie de votre partenaire en vous permettant de créer de fausses morsures, suçons/sucettes, traces de rouge à lèvres etc. Plus d’infos ici, pour ceux que ça interpellent!

Du homard version MüvBox

J’en avais déjà parlé ici. J’avais salivé en lisant la critique de Marie-Claude Lortie dans La Presse quelques jours plus tard. Il était temps que je m’y rende à mon tour.

Si j’ai aimé? Jugez par vous-même.

Évidemment, rien ne bat les «guedilles» au homard du Nouveau-Brunswick (je ne suis jamais allée aux Îles de la Madeleine, remarquez). Mon meilleur souvenir: ceux du Quai du homard, sur la Main, à Shédiac. Tiens, il me semble que ce serait bien, une escapade dans le coin…

Pour en savoir plus sur le concept de MüvBox, visionnez cette vidéo.

Créateurs voyageurs

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Tout me parle en Méditerranée: la mer (grande muse), la mémoire, les odeurs de figuier, les gens, que j’ai l’impression de comprendre mieux qu’ailleurs…

Ce n’est pas moi qui le dit, c’est le designer Pierre Hardy. Oui oui: un créateur de meeeude! Vous savez cette chose futile qui vous fait dégainer votre Visa telle une Lucky Lukette à jupette? Un créateur de chaussures et de sacs à main en plus!  

L’Express a concocté un reportage très inspirant sur les créateurs voyageurs.

Qu’attendez-vous? Le billet est GRATUIT!

Chalets de stars

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Crédit: Keystone Press

Les magazines à potins ont beau tenter de nous faire croire que les vedettes «sont comme nous», quand on regarde leurs résidences secondaires, on se sent bien loin de leur réalité. Mais on peut toujours rêver, non? Bienvenue chez George, Halle, Naomi, Amy et cie. 

Vous êtes amoureux de l’Italie? Alors, vous avez un point commun avec George Clooney! La différence? Ce dernier n’a pas hésité à débourser la rondelette somme de huit millions de dollars pour y passer plusieurs mois par année… Fier propriétaire d’une villa du 18e siècle située au bord du mythique lac de Côme, l’acteur reçoit régulièrement Matt Damon, Julia Roberts, David Beckham et ses autres copains célèbres. C’est d’ailleurs dans cette demeure ayant appartenu aux Visconti puis à la famille Heinz (oui, celle du Ketchup!) que son copain Brad Pitt a dit oui à Angelina Jolie. 

La suite sur Canoë

Le saviez-vous?

Archives de mes chroniques «Choc des cultures»

Who the f*** is Gossip girl?

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Mon petit côté fashion victim (bon, pas si «victim» quand même – je tiens à préciser que je n’ai pas encore acheté de sarouel! lol) ne fait qu’empirer avec les années. Alors comment ne pas craquer pour ces deux t-shirts dénichés chez StyleForStyle Online Shop T-shirt grâce à Audrwey de Jeans & Stilettos

Je l’avoue: si j’ai trouvé la première saison de Gossip Girl so-so, j’ai A-DO-RÉ la seconde. Vive les plaisirs coupables! Les deux t-shirts sont tout aussi mignons «en vrai» que sur la photo (j’aurais peut-être dû choisir medium plutôt que small par contre car ils sont assez courts et ajustés). Seul hic: le tissus du blanc est assez mince.

Pour les détails pratico-pratiques, j’ai passé la commande en ligne le 1er juin et elle m’a été livrée ce matin. Pas mal considérant qu’elle a été postée d’Italie!

Et puis, mes nouveaux achats se glisseront parfaitement dans un sac de voyage… ;-)

Éloge de la futilité à Vous êtes ici

L’équipe de l’émission Vous êtes ici, animée par Patrick Masbourian sur les ondes de la Première Chaîne de Radio-Canada, m’a invitée à faire la prière du lundi cette semaine. «Cool! me suis-je dit en recevant le courriel. Maintenant, qu’est-ce que je vais bien pouvoir raconter?»

La religion et les croyances comptent pour moi parmi les choses les plus intimes. Alors contrairement à la plupart des autres auteurs qui se sont prêtés à l’exercice (du moins, ceux que j’ai entendus!), il était très clair dès le départ que j’allais aller dans la montée de lait et l’humour beaucoup plus que dans l’émotion ou la spiritualité. Ça’a donné ceci (précédé d’une entrevue au sujet de Mama Cool), qu’on peut entendre lire sur le site de l’émission.

Éloge de la futilité

À Dieu, Bouddha, Krishna et autres Coco Chanel,

Je vous adresse aujourd’hui ces quelques mots dans l’espoir que vous puissiez, dans votre sagesse infinie, lancer un mouvement de tolérance mondial envers les filles qui assument pleinement leur superficialité.

Moi, Marie-Julie Gagnon, mère, épouse et travailleuse acharnée, j’avoue avoir développé, au fil des années, une dépendance à la futilité. Comprenez-moi bien. Il n’est pas ici question d’avoir la tête vide, mais plutôt de se donner le droit de la remplir par autre chose que ce qui est «socialement correct». Des exemples?

1-    Écouter Paroles, paroles de Dalida et me transformer en personnage de manga aux larmes-rivières.

2-    Danser en faisant du lypsinc sur les hits de Britney Spears.

3-    Écouter Gossip Girl et espérer de tout mon cœur que Chuck et Blair finissent ensemble.

4-    Faire de l’achat d’une paire de lunettes de soleil griffé l’objectif ultime de ma journée de congé et me la jouer à fond même si je les agence à un top qui m’a coûté 15$ sur elcheapo.com.

5-    Ajouter Mange, prie, aime à ma liste de livres préférés. Et Le diable s’habille en Prada, tant qu’à y être.

J’aime, j’assume. Il me semble qu’on ne devrait pas devoir défendre ça, non?

Remarquez, il n’en a pas toujours été ainsi. J’ai passé mon adolescence avec Nelligan, Baudelaire et Mallarmé. Je ne comprenais pas ce que je foutais dans cette époque de merde où la hauteur du toupet était un indice de popularité. La nerd qui passait ses heures de lunch à la bibliothèque, c’était moi. Dans les années 80, l’adolescente que j’étais préférait de loin compter les pieds et les vers que les six packs de bière. J’étais persuadée d’être la réincarnation du beau Émile et de me retrouver un jour internée comme lui, condamnée à fantasmer sur des morts, entourée de posters de Bon Jovi que je n’aurais pas choisi. Mais je m’égare.

Au fil des ans, j’ai accumulé les expériences variées. J’ai rencontré d’ex-enfants esclaves de plantations de cacao au Mali. J’ai touché le marbre du Taj Mahal et les colonnes du Panthéon. J’ai aimé passionnément l’Asie au point de m’y installer. J’ai lu, j’ai vu, j’ai goûté. J’ai regardé la pauvreté dans les yeux. Forcément, je suis allée dans les extrêmes.

Puis, j’ai eu besoin de ramener la futilité dans ma vie. Quoi de plus rassurant qu’une bonne comédie romantique à la fin prévisible? Tout le monde a besoin d’une dose de «happy ends».

Je suis à la fois sensible au sort des autres et… accro du shopping. Même si j’ai souvent trouvé que mes envies contradictoires d’aider la planète et d’avoir la garde-robe de Victoria Beckham frôlaient le ridicule, j’accepte de plus en plus cet état des choses. Je ne peux pas rejeter en bloc la culture de consommation dans laquelle j’ai grandi. Je ne peux pas prétendre comprendre l’extrême pauvreté non plus. On peut être empathique, mais comprendre vraiment quand on est né dans un monde privilégié? Comprendre au point de se délester de TOUS ses mauvais plis d’Occidentaux tout en conservant sa santé mentale? Je reste sceptique. De la même manière que je fronce les sourcils quand j’entends un «branché extrémiste» défiler sa liste d’incontournables. Quand t’as grandi en entendant New Kids on the block à la radio, ça laisse forcément des traces.

Tant qu’à y être, chers Dieu et compagnie, ce serait le fun de donner un break aux magazines féminins. On le sait que les photos sont retouchées. Qu’on vend du rêve et des petits pots de crèmes bien marketés. Que l’emballage est plus important que le contenu. Pis? Ne sommes-nous pas, justement, des adultes consentants? Évidemment, je ne parle pas ici d’enfants ni même d’adolescents. Mais c’est notre boulot de faire en sorte qu’ils ne prendront pas ces images de perfection pour du cash. Et puis, que ceux qui croient que la mode et la beauté sont superficielles meurent dans un nuage de spray net! Les tendances en disent souvent autant sur une époque que les livres d’histoire.

Je revendique aujourd’hui, messieurs-dames de la galaxie divine, pour moi, pour ma fille et pour toutes celles qui le crient en silence, le droit d’être à la fois profonde et superficielle. À être multidimentionnelle, quitte à ce que mes contradictions et mes imperfections – imperfections aux yeux de qui, d’ailleurs? Décrétées imperfections par qui, hein? – dépassent de mes habits dernier cri.

D’être, s’il le faut, une vraie quétaine plutôt qu’une pseudo-moi.

Et puis, la superficialité est parfois dans les yeux de celui qui regarde…

Amen.

Speed shopping à Rome

achats3IM-POS-SI-BLE. Offrir une quelconque résistance n’aurait servi à rien. Affronter les fauves du Colisée aurait sans doute été plus facile. Mais ne rien acheter, ça, IM-POS-SI-BLE.

Résultat: lors de ma dernière heure à Rome, j’ai craqué pour une jolie paire de ballerines. La veille, entre deux rendez-vous, j’avais déniché une robe à pois, une tunique (celle que je porte lors de ma visite au Colisée) et trois pashminas. Sans compter les deux bracelets en peau de python de Florence, le sac à mains vert, le t-shirt orange et les boucles d’oreilles en mosaïques achetés à Venise… Le clou? Mes lunettes de soleil violettes Dior. Je les avais repérées à Venise. J’ai succombé à l’aéroport près d’une semaine plus tard… 

Beaucoup de pasta au menu au cours des prochains jours! lol

Coming out en série

27 «secrets» enfin révélés! lol

1- Je suis terrorisée par les rongeurs. Je me souviendrai toujours avec horreur de cette nuit passée dans un bungalow, à Krabi, emmaillotée dans mon «drap d’auberge», sous la moustiquaire, à prier pour que l’énorme rat aperçu plus tôt n’ait pas une soudaine envie de faire du «body surfing».

2- J’aime la Vache qui rit. Chaque fois que j’en mange, ça me rappelle mes pique-niques improvisés sur les plages quasi-désertes du Cambodge.

3- Lors de mes première plongées,  j’avais une envie folle de manger du sushi.

4- Quelques jours avant mon premier voyage en Afrique,  j’ai organisé un party avec un ami. Raison officielle: nos anniversaires respectifs à quelques jours d’intervalle. Raison réelle: j’étais tellement angoissée à l’idée de mourir seule là-bas que c’était une façon de dire «adieux» à ceux que j’aime. J’avais 24 ans.

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Avec Whoobi l’éléphanteau au Burkina Faso.

5- J’ai failli me faire arrêter à Ouagadougou pour avoir filmé des installations militaires sans faire exprès (c’est formellement interdit). Oups!

6- Après quelques semaines de voyage en terre exotique, je trouve les McPoulet délicieux. Je n’ai encore jamais emmené ma fille dans un McDo (MÀJ 1er juillet 2013 – en date d’aujourd’hui, elle y est allée sûrement cinq fois – elle a six ans et demi)  et je fréquente rarement les chaînes de fast-food, mais après un moment à consommer des plats exotiques – si bons soient-ils – j’avoue arriver à trouver un certain intérêt aux «repas» McDo. MÀJ 2014: C’est de moins en moins vrai (et je pars de mieux en mieux renseignée côté bouffe)!

7-  Je peux cohabiter avec quelques coquerelles, mais j’ai horreur qu’elles choisissent ma face comme trampoline (ça m’est arrivé à Taïwan).

8- Je n’ai jamais osé goûter au «tofu puant», spécialité locale taïwanaise, ni aux pattes de poulet.

9-  J’aime les toilettes turques.

10-  Je me suis fait faire un programme d’entraînement sur mesure avant d’aller en tournage en République dominicaine il y a quelques années. Comme nous devions gravir une montagne escarpée à pied pour aller voir des plantations de café, je voulais être au top de ma forme. Résultat: je suis arrivée la première au sommet, le sourire aux lèvres (mais ce serait bien différent aujourd’hui)! Par contre, j’ai eu la peur de ma vie en traversant une rivière à dos d’âne…

11- J’ai déjà éprouvé du plaisir à tuer. Je me rappelle encore les dizaines de cadavres de fourmis flottant dans mes nouilles «au brun», à Taïwan… Don’t mess with me when I’m hungry (les fourmis parlent anglais).

12- J’ai mangé les meilleures tartes au citron de ma vie au Burkina Faso. Désolée maman.

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Burkina Faso

13- J’ai déjà porté fièrement la banane (fin 1990). Et pas n’importe laquelle: un modèle Kipling rouge qui gâchait admirablement n’importe quelle tenue. Impossible de la manquer.

14- Je ne m’habitue pas à demander «les toilettes» en Europe. Forcément, chaque fois, j’ai l’air d’une weirdo quand je dis que je cherche «la salle de bain»…

15- Il m’arrive de recadrer mes photos de voyage pour qu’on ne voit pas mes pieds. J’adore les chaussures, mais je déteste en trimballer plusieurs paires dans mes bagages. Comme je n’ai pas encore trouvé de sandales de marche qui s’assortissent parfaitement à mes tenues de soirée comme à mes tenues de jour (drame!), j’assume sur place et recadre au retour. ;-).

16- J’ai dansé «en rond» sur le pont d’Avignon. J’en suis encore émue.

17- En allant au Burkina Faso en 1999, je me suis arrêtée en Belgique. J’ai évidemment acheté plusieurs boîtes de chocolat pour offrir à mes hôtes. Je n’en ai donné qu’une seule… que j’ai fini par vider quand la personne chez qui je logeais m’a avoué ne pas en être friand (non mais).

18- Je n’ai jamais vu la Joconde et je ne suis jamais montée dans la Tour Eiffel. (Màj: j’ai fait les deux en 2009!)

19- Des amis me lancent parfois des paris quand je pars. Ainsi, Chéri a dû me filmer en train de chanter «Flagrant délit» d’Herbert Léonard au sommet de Taipei 101 en mai dernier (merci Sébastien). Seul hic: je n’ai pas le son pour le prouver à cause d’un problème technique… Me souviens encore de la tête des touristes japonais.

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Prise en flagrant déliiiit de tendresse!

20- Chaque fois que j’aperçois une vache à l’étranger, je pense à la scène des diapos dans Les Voisins. «C’est des vaches comme nous autres…»

21- Je me suis déjà envoyer des boîtes de vêtements de Bangkok (ben quoi).

22- Un soir, j’ai parlé chinois à un chauffeur de taxi en Espagne sans réaliser que j’avais oublié de modifier ma troisième langue «par défaut».

23- J’ai longtemps piqué les cartes présentant les consignes de sécurité dans les avions.

24- Lors de mon premier voyage en Afrique, j’ai cru avoir attrapé le palu au moins dix fois en trois mois. Ne l’ai jamais eu pour vrai finalement.

25- J’ai pris du poids en Inde.

26-J’ai peur des marabouts!

27- Rien à faire: peu importe le pays, je craque rarement pour les blonds et jamais pour les poils.

AJOUT: 28- Lors de mon premier voyage en solo il y a dix ans, j’ai passé les trois premiers jours à pleurer comme un bébé et à me demander ce que je foutais là! Mais à la fin, je ne voulais plus rentrer…