Narcissisme façon VIe siècle?

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Les réseaux sociaux sont peut-être le repaire de narcissiques finis, nous n’avons rien inventé. Au fil du temps, peintres,  photographes et artistes de tout acabit se sont livrés à des autoportraits. D’autres ont commandé des oeuvres les mettant en vedette. C’est ce qu’a fait l’évêque Euphrase au VIe siècle.

La mosaïque dans laquelle on peut encore l’admirer tenant une maquette de l’église au complexe de la cathédrale de Poreč? Son idée.

Plusieurs siècles plus tard, les visiteurs peuvent toujours voir sa bouille dans le plus important monument de la ville croate. Dans un état de conservation exceptionnel, la basilique d’Euphrase figure d’ailleurs sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1997.

Qui se souviendra de nos #selfie sur Instagram le mois prochain?

Certains sont plus immortels que d’autres.

J’ai visité la Croatie dans le cadre d’une croisière à bord de L’Austral de la Compagnie du Ponant, dont j’étais l’invitée. Merci!

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Ma nuit avec les loups

*SPOILER ALERT* Aucune grand-mère n’a été dévorée au cours de cette aventure.

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Vous me connaissez: j’adore dormir avec les bêtes. Alors avec toute une meute… ou trois? Oh là là!

Me voici à Girardville, au nord du Lac-Saint-Jean, un soir de juillet, en compagnie de ma fille et de ma mère. Nous nous apprêtons à passer la nuit dans un écolodge triangulaire («L’Atipik») situé à deux pas des loups, dans le Parc Mahikan («loup» en langue innue). Rassurez-vous: ils vivent dans des enclos.

Avant de nous glisser sous les draps, nous sortons observer les animaux. Rapidement, c’est nous qui nous sentons observés…

Il faut tout de même aller dormir. La tête posée sur l’oreiller, à côté de celle de ma fille de six ans et demi, j’attends les hurlements avec impatience. Pour le moment, nous subissons plutôt la symphonie des moustiques.

Je lève la tête pour jeter un coup d’oeil à la fenêtre. Un loup se promène, l’air alerte. Ses yeux brillent dans l’obscurité. Il sait que nous sommes là. Je sais qu’il sait que nous sommes là. Mais je ne sais pas trop comment je suis supposée me comporter, moi. Devrais-je ressentir de la peur? Je suis plutôt habitée par un mélange d’excitation et de fascination. «Je vais souffler si fort!…» Notre chalet est peut-être fait en bois, l’enclos qui l’entoure est gros méchant proof.

Soudain, un bruit. Un grognement? Une bête toutes dents dehors, prête à bondir? Le prélude d’un nouveau conte dont nous seront les héroïnes?

Non. C’est ma mère qui ronfle au rez-de-chaussée.

Fou rire à l’étage supérieur.

***

C’est au moment où je ne les attends plus qu’ils se font entendre. Les hurlements déchirent la nuit avec intensité.

Ma fille se blottit contre moi. «J’ai peeeeur!» répète-t-elle alors que je souris béatement. J’ai une pensée pour le Petit Chaperon rouge. Et sa grand-mère…

Nous tentons de décoder ce langage si particulier. Car oui, on comprend clairement qu’ils communiquent. Mais pour se dire quoi? Sont-ce les jappements des chiens de traîneaux, non loin de là, qui se mêlent à ceux des loups? Je doute de chaque aboiement.

L’un des animaux semble éclater de rire. Nous nous esclaffons à notre tour.

Un énième hurlement retentit. Puis, le silence.

Le silence prêt à bondir…

***

Quelques heures plus tard, un soliste pousse la note. Du genre à chanter Céline Dion au karaoké, c’est clair. Impressionnant.

Et effrayant.

***

L’aube. Alors que ma mère a dormi comme un loir, ma fille s’est réveillée en sursauts à quelques reprises.

Moi? J’ai à peine fermé l’oeil. J’étais bien trop occupée à tenter de décoder le potinage nocturne de mes voisins! («Ah bon? Elle dit ÇA?!!… Ahou! Ahoooooooooou!!!!»)

Histoire de vous donner une idée de l’atmosphère, voici une vidéo que je me suis amusée à tourner.

Bien entendu, on ne se rend pas jusqu’à Girardville seulement pour le côté insolite de l’expérience. Les fondateurs d’Aventuraid et du Parc Mahikan ont d’ailleurs un désir profond de mieux faire connaître l’animal si souvent démonisé dans les histoires et les légendes.

Il est possible de visiter le parc pendant quelques heures seulement, mais Gilles Granal, cofondateur d’Aventuraid, conseille d’y passer au moins deux jours pour une réelle expérience. Certains vont même jusqu’à entrer dans l’un des enclos – pas n’importe lequel, celui où les propriétaires des lieux ont l’habitude d’aller depuis qu’ils ont recueilli les louveteaux, aujourd’hui adultes.

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• Différents types d’hébergement sont proposés: yourte, tente prospecteur, chalets… À vous de déterminer l’expérience qui vous convient le mieux!

• Prix d’une nuitée dans un écolodge du Park: 170 $ pour deux incluant l’accès au parc, la literie et le petit déjeuner.

• Pour plus de détails pratico-pratiques, lisez mon billet sur EnTransit.ca.

Nous étions les invitées de Tourisme Saguenay-Lac-Saint-Jean. Merci!

Merci aussi à Gilles Granal, cofondateur d’Aventuraid, et à son équipe.

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Comment sabrer le champagne avec un ski

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Je retire tout ce que j’ai dit à propos de iCloud (que c’est compliqué, qu’on nous demande constamment d’acheter plus d’espace…). En transférant mes données sur mon nouveau iPhone 5, j’ai retrouvé une vidéo que je croyais perdue à tout jamais. L’un des moments marquants de mon été 2012: la fois où j’ai appris à sabrer le champagne… avec un ski.

Je l’ai déjà raconté sur EnTransit.ca: même si je ne skie pas, j’ai une certaine expérience «alternative» avec le ski. Après avoir été initié au «shotski» à Jasper, voilà que j’ai appris à sabrer le champagne à Whislter.

Ai-je déjà dit que j’adorais ce sport? (Enfin… au chaud, pas sur une pente.)

Certains préfèrent utiliser un iPad pour se livrer à l’exercice. Moi, je songe plutôt à m’en acheter un deuxième et à apprendre skier avec (du moins, c’est l’idée géniale que j’ai eue après être passé à travers la bouteille de bulles).

Cheers!

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Sur les traces de SunTrotteuse

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Anick-Marie aux Pays-Bas, lors de son premier voyage de cyclotouriste

Plus connue sous le nom de Globestoppeuse, la Québécoise Anick-Marie Bouchard s’apprête à partir pour la France, où elle prendra part au défi Sun Trip, une «éco-aventure» en vélo solaire qui entraînera ses participants sur les routes de la France au Kazakhstan.

Pas sportive pour deux sous, l’aventurière de 31 ans a eu l’idée de créer un personnage de superhéroïne, SunTrotteuse, qui, elle, arrive à surmonter toutes les difficultés. Je lui ai demandé de nous résumer son projet.

Ce n’est pas tout de parcourir 7500 km en trois mois: il faut avoir participé à la conception du vélo à enfourcher. «Chaque aventurier doit fabriquer son propre vélo, explique-t-elle. Pour ma part, j’ai contacté un atelier de vélos de remorques, Cycles Union, une petite entreprise de Montréal, et j’ai aussi contacté le Collège de Maisonneuve, qui a un programme de génie électrique. Avec l’aide d’étudiants de l’ETS, ils sont en train de me concocter un petit vélo électrique solaire de type vélo cargo, avec une charge à l’avant et non pas une remorque derrière. On va pouvoir voir une belle petite boîte avec des panneaux solaires à l’avant. C’est là aussi que je vais mettre la batterie et une partie de mes bagages.»

La coauteure de La Bible du grand voyageur, publié chez Lonely Planet l’automne dernier, alimente le blogue SunTrotteuse depuis décembre 2012. «Je ne fais pas que bloguer sur la préparation. J’ai carrément créé un personnage avec des amis, des alliés, des points d’aventure, des points de motivation et d’expérience… un peu comme un jeu vidéo.» Elle s’engage aussi à relater régulièrement ses péripéties pendant l’aventure.

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Si vous souhaitez lui offrir votre appui, il est toujours temps de le faire. Vous trouverez différentes manières de la soutenir sur son blogue, ainsi que son dossier de commandites. Vous pouvez par ailleurs participer au financement de son projet en vous rendant sur Ulule d’ici le 4 mai.

Pour en savoir plus, Anick-Marie a réalisé une vidéo de présentation. Suivez-là aussi sur Facebook et Twitter.

À voir pour comprendre le concept de Sun Trip:

Le départ de la France est prévu le 15 juin prochain.

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La route des contes en 5 escales

Bien avant Walt Disney, Hans Christian Andersen, Charles Dickens, Selma Lagerlöf, les frères Grimm et autres Charles Perreault ont fait rêver les enfants des quatre coins de la planète. Cinq idées d’escapades européennes pour retomber en enfance.

1- L’Allemagne avec les frères Grimm

C’est à Wilhelm et Grimm que nous devons les contes Blanche-Neige, Le Petit chaperon rouge, Tom Pouce, Hansel et Gretel, Raiponce et plusieurs autres. Ai-je besoin de rappeler que les récits originaux étaient à des années-lumières de l’univers disneyen présenté aujourd’hui aux enfants (parents, lisez Raiponce par curiosité… mais épargnez vos jeunes enfants!)? Entre Brême et Hanau, 600 km relient les 70 lieux de la route allemande des contes de fées. On y découvre les grandes lignes de la vie des deux frangins, ainsi que leurs histoires fantastiques. Un musée est également consacré aux frères Grimm à Kassel, leur vite natale. Les contes des frères Grimm ont célébré leur 200e  anniversaire en décembre 2012. Ils seront célébrés pendant toute l’année 2013. Info: www.grimms.de

2- La France avec Charles Perrault

Source image: Paris 1er

Source image: Paris 1er

Cendrillon, Le chat botté,  Peau d’âne, Barbe bleue et Le Petit poucet, c’est lui. L’inspiration du château de La Belle au bois dormant? Le célèbre Château d’Ussé, dans la Loire. À Paris, il est possible d’admirer un monument dédié à l’auteur et à son chat botté au Jardin des Tuileries. D’ailleurs, saviez-vous que c’est lui qui a convaincu Colbert de maintenir le jardin royal des Tuileries ouvert au public après sa restructuration par Le Nôtre achevée vers 1671? À 35 km de Paris, au château de Breteuil, dans la vallée de Chevreuse, il est par ailleurs possible de découvrir sept histoires mises en scène avec une vingtaine de personnages de Perrault.

3- L’Angleterre avec Charles Dickens

Photo: Siobhan Doran Photography (Charles Dickens museum)

Photo: Siobhan Doran Photography (The Charles Dickens museum)

Issu d’une famille peu aisée, le romancier anglais a mis au monde Oliver Twist et David Copperfield. Enfant, il a vécu à Londres et à Chatham. C’est la ville qui inspire le plus celui que certains surnomment «l’inventeur de Noël» à cause de l’histoire d’Un chant de Noël (A Christmas Carol). En plus de retrouver l’atmosphère de ses contes en se baladant dans les rues de la capitale anglaise, il est possible de visiter Charles Dickens Museum. En 2012, plusieurs activités spéciales ont souligné le 200e anniversaire de sa naissance.

4- Le Danemark avec Hans Christian Andersen

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Source image: Copenhagen Portal

Les histoires de l’auteur danois Hans Christian Andersen prennent place dans différents coins du monde. Célèbre à cause de ses contes (La petite fille aux allumettes, La Petite Sirène, Le vilain petit canard…), l’écrivain est né à Odense et a transporté ses pénates à Copenhague à l’âge de 14 ans. Ses œuvres ont marqué l’imaginaire de plusieurs, dont celui du célèbre brasseur Karl Jacobsen, qui a commandé une statue en l’honneur de La Petite Sirène au sculpteur Edward Eriksen après avoir été ému par le ballet du même nom. Malgré les vandales qui lui ont fait subir plusieurs sévices au fil des ans (en 2003, elle a carrément été jetée à l’eau!), la statuette inaugurée le 23 août 1913 attire toujours les touristes. Il est également possible de visiter la maison de son enfance et de visiter le Wonderful World of H.C. Andersen.

5- La Suède avec Selma Lagerlöf

Source image: Wikipedia

Source image: Wikipedia

«Parmi les nombreux ouvrages de cette très grande écrivain, Le Merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède reste la lecture incontournable pour qui souhaite en savoir davantage sur les paysages de la Suède, mais aussi sur la culture et les traditions de ce pays», peut-on lire sur scandi-voyag.com. Institutrice, Selma Lagerlöf voyait dans son récit mettant en vedette un jeune garçon un peu turbulent à qui un lutin (un tomte, pour être plus précise) a jeté un mauvais sort le cadre parfait pour enseigner la géographie. Dans le conte, Nils découvre le pays en voyageant sur le dos d’une oie. Mårbacka, le manoir de l’écrivain, prix Nobel de Littérature en 1909, est ouvert aux visiteurs. Il se trouve dans le Värmlan.

Plusieurs, comme moi, ont découvert son univers grâce à ce dessin animé diffusé dans les années 1980.

Alors, on va où en premier?

(Une première version de ce texte a été publié sur Canoe.com en 2009, dans le cadre de ma chronique «Choc des cultures». J’en avais également publié un extrait ici.)

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Tendance pop-up: tout sauf éphémère

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Qui aurait cru que la folie pop-up serait toujours au top en 2013? Loin de s’estomper, la tendance semble, au contraire, avoir trouvé un second souffle. On a qu’à penser au Cake hotel, à Londres, qui a fait couler beaucoup d’encre il y a quelques jours, à la boutique Book stand qui vient d’être inaugurée à l’hôtel Standard Hollywood ou même à ce musée temporaire qui a «popé» au Eastern State Penitentiary Historic Site de Philadelphie et qui présente différents objets qu’on trouve dans une prison.

Déjà, en 2009 (et même avant), de nombreux bars, restaurants et hôtels voyaient le jour avec une date d’expiration. «L’idée du pop-up consiste à établir un espace commercial provisoire et scénographique à dimensions restreintes et à proximité d’un bassin de clients ciblés, expliquait Marianne Dodelet, analyste au Réseau de veille en tourisme dans un article publié en août 2009. C’est une façon surprenante et originale de vendre un produit ou un service, pendant une durée limitée (quelques jours ou plusieurs mois), dans le but de générer un buzz positif, de développer la notoriété de la marque et, espérons-le, d’accroître le chiffre d’affaires.»

Plus de trois ans plus tard, au début de l’année, le Réseau de veille mentionnait la «transformation active» dans sa liste de grandes tendances de 2013:

État de mouvement continuel, d’amélioration et de changements urbains engendrés par des citoyens motivés par l’épanouissement en ville. Les espaces pop-up (lire aussi: Les espaces pop-up, la nouvelle tendance de l’éphémère) s’articulent autour de cette tendance. Par exemple, l’initiative PARK(ing) Day, qui prend place dans plusieurs villes du monde et consiste à transformer un espace de stationnement en un lieu convivial recentré sur l’individu et sa communauté. Ainsi, on y voit des jardins éphémères, des stations de yoga, des scènes musicales improvisées, etc.

Depuis quelques mois (je dirais même «semaines»), c’est l’explosion. Je tombe constamment sur des projets «pop-up» en parcourant les médias des quatre coins de la planète. Ceux qui ont le plus retenu mon attention, outre le Cake hotel? Sleeping around, des conteneurs transformés en hôtels temporaires (du luxe en boîte!), actuellement à Rijnkaai, Antwerpen, en Belgique. Snoozebox, l’hôtel «portable». Podpads, jolies maisonnettes transportées sur les lieux d’événements. La poétique A Room for London, bateau perché sur le toit de Queen Elizabeth Hall.

Les PopUp Ashram réalisés en collaboration avec Design Hotels fait aussi partie des projets qui ont le plus piqué ma curiosité. Le premier a été érigé à Tulum, au Mexique, en septembre-octobre 2012. Le second accueillera les visiteurs à Bali, en Indonésie, du 7 au 13 juillet 2013. Le troisième sera installé en Italie, mais les détails n’ont pas encore été divulguées. L’idéateur, Michael Liss, a notamment été directeur général de Butterfield & Robinson, spécialisée dans les expériences de luxe sur mesure. Il a voulu créer un produit qui serait une espèce de croisement entre Butterfield & Robinson et Burning man.

Voilà une autre tendance qui n’est pas sur le point de s’essouffler: le désir de vivre des expériences.

En complément:

Un hôtel… mangeable, EnTransit.ca, 22 mars 2013 (mon blogue MSN)

12 tendances urbaines, Réseau de veille en tourisme, 17 janvier 2013

Pop-up Hotel – Rooms with a fleeting view, The New York Times, 19 mars 2013

Pop-up prison museum spotlights rare inmate artifacts, USA Today, 25 mars 2013

La tendance pop-up, Canoë, septembre 2010 (mon article)

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Huit idées pour une nuit inoubliable au Québec

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Vous avez envie d’un week-end hors de l’ordinaire? Pourquoi ne pas choisir la destination en fonction de l’hébergement? Il existe de plus en plus d’alternatives aux classiques séjours dans un hôtel ou en camping. Où dormir l’été prochain?

1- Dans une roulotte gitane en Mauricie

Photo: Au Coin Rond

Photo: Le Rond coin

À Saint-Élie-de-Caxton, on ne trouve pas que le conteur le plus populaire du Québec! Le Rond coin propose de roupiller dans une roulotte gitane, un camion Romanichel, un camp de bûcheron ou une tente de prospecteur. De quoi alimenter vos rêves… ou vos fantasmes.

2- Dans une cabane dans les arbres, partout au Québec

Ce n’est pas parce qu’on a plus l’âge de Tom Sawyer qu’on doit oublier ses rêves de cabanes dans les arbres. Au contraire: ce type d’hébergement n’a jamais été aussi populaire. À Glen Sutton, dans les Cantons-de-l’est, tout près de la frontière américaine, des «refuges d’arbres» rustiques ravissent les adeptes. Au Saguenay, le Parc Aventures Cap Jaseux de St-Fulgence vous propose d’admirer le fjord du haut de bâtiments perchés à huit mètres. Ceux qui souhaitent plus de luxe peuvent quant à eux mettre le cap sur les Chalets dans les arbres Mont-Mégantic, où l’on peut se rapprocher des étoiles sans faire de compromis sur le confort.

3- Dans la forêt avec les loups, au Lac-Saint-Jean

Oubliez le Petit chaperon rouge, sa grand-mère et le bûcheron: les loups n’ont pas toujours si bon appétit. Du moins… pas quand on sait comment les approcher (ou pas)! Depuis une vingtaine d’années, Aventuraid propose différentes activités axées sur l’aventure. L’activité la plus inusité? Sans contredit la possibilité de dormir avec les loups dans un hébergement en plein cœur du parc Mahikan. Il est aussi possible d’observer les meutes pendant de plus courtes périodes.

4- Dans un sous-marin, dans le Bas-Saint-Laurent

Vous transformer en matelot pour une nuit ? C’est ce que permet le sous-marin Onondaga, à Pointe-au-père. Lors de cette aventure hors du commun, vous apprendrez les rudiments du métier, en plus de dormir sur le même genre de couchette que les «vrais» sous-mariniers.

5- Dans un zoo, en Montérégie ou au Lac-Saint-Jean

Source: Zoo sauvage de St-Félicien

Source: Zoo sauvage de St-Félicien

À Granby, il n’y a pas que les chats qui sont gris la nuit…. quelques visiteurs aussi! Une fois le parc zoologique fermé au public, une poignée de chanceux ont accès au site pour effectuer une visite nocturne des lieux. Ils peuvent ensuite roupiller dans l’une des cabanes aménagées dans les sentiers africains. Deux guides les accompagnent. Au petit matin, des tam-tams font office de réveille-matin.

Au Zoo Sauvage de Saint-Félicien, on vous propose de passer la nuit avec les caribous! En plus de visiter les coulisses du zoo, d’un dîner dans la ferme du colon, du canotage sur le lac Montagnais et d’une soirée autour d’un feu de camp, vous pourrez dormir dans une tente de prospecteur avec un troupeau de caribous.

6- Dans une maison de hobbits, dans les Cantons-de-l’est

«D’influence tolkienne avec ses ouvertures circulaires et son toit végétal, Le Troglo est digne du Seigneur des Anneaux», explique le site d’Entre cimes et racines, entreprises spécialisée dans les écogîtes en forêt. Le Troglo, habitat troglodytique, vous fera à coup sûr sentir loin de chez vous. Un conseil: prenez-vous à l’avance car la popularité de l’endroit ne se dément pas!

Photo: Tripadvisor.ca

Photo: Tripadvisor.ca

7- Dans une prison, en Mauricie

Il faut jouir d’une grande liberté pour choisir de passer la nuit derrière les barreaux! Depuis quelques années, pourtant, des gens n’hésitent pas à payer pour dormir en prison. À Trois-Rivières, le gardien complète votre fiche d’incarcération en suivant les procédures d’usage : photo, empreintes digitales et t-shirt de prisonnier. Vous dormirez là où de vrais criminels ont tenté de trouver le sommeil… du juste.  Vous aurez même droit au même petit déjeuner (du moins, similaire), composé de gruau et de rôties. Heureusement, la sentence n’est que d’une nuit! À noter que l’expérience est réservée aux groupes d’une quinzaine de personnes et qu’il est nécessaire d’effectuer une réservation.

8- Dans un yourte, partout au Québec

Photo: Marie-Julie Gagnon

Photo: Marie-Julie Gagnon

Habitation traditionnelle des nomades des steppes de l’Asie centrale, la yourte est aujourd’hui très répendue chez vous. La Société des établissements de plein air du Québec (SEPAQ) propose ce type de «camping de luxe» dans plusieurs de ses parcs. Des campings privés ont également des yourtes, comme le Glamping Parc de la Rivière Métabetchouane, au Lac-Saint-Jean.

Il est possible de séjourner dans une yourte pendant l’hiver. Certains ont même concocté des forfaits sur-mesure pour la saison froide, comme Aventures Nord-Bec, à Stoneham. L’un d’eux inclus une promenade en traîneau à chiens.

Il y a aussi bien sûr la formule «prêt-à-camper» de la SÉPAQ, en tente Huttopia, Hékipia et tente-roulotte.

À découvrir également: ma chronique sur les lieux d’hébergement qui sortent de l’ordinaire (de partout dans le monde) à Libre-Service (MAtv – vers le milieu de l’émission), L’auberge de montagne des Chic-chocs en 15 clichés Instagram, Obsession: cabanes dans les arbres, Ma cabane (Ewok) au CanadaTourisme insolite, Des cabanes-hôtels dans les arbres, Camping cinq étoiles, 10 choses à faire au Saguenay-Lac-St-Jean et 10 bars et restaurants parmi les plus surprenants de la planète.

(Une première version de ce texte a été publié sur MSN.ca en 2012. Plusieurs modifications et mises à jour ont été apportées.)

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Jobs de rêve en Australie

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En 2009, je me suis rapidement emballée en découvrant le concours Best Job in the world. Innovatrice à l’époque, l’opération avait attirée plus de 34 000 postulants originaires de 200 pays.

Après plusieurs concours du genre et une écoeurantite aiguë des demandes de votes à répétition, j’ai hésité un peu avant de mentionner cette nouvelle édition. J’ai regardé aller le buzz de loin pendant deux jours. J’ai même eu le temps de voir mon vieux billet revenir dans la liste de mes billets les plus lus.

Puis, je me suis dit que l’opportunité restait fichtrement intéressante. D’autant plus que cette fois-ci, Tourism Australia fait équipe avec Working Holiday et propose six contrats de six mois qui exigent des castings différents: photoreporter à Melbourne, reporter culturel et vie nocturne («social party reporter», disent les Français) en Nouvelle-Galles du Sud, aventurier de l’Outback dans le Territoire du Nord, guide ranger dans le Queensland, gardien de la faune (ou «garde nature») en Australie du Sud et explorateur gastronomique en Australie occidentale. Les participants doivent être âgés de 30 ans ou moins (aussi l’âge limite pour le visa permettant de combiner vacances et travail en Australie).

Entendrons-nous parler d’eux une fois l’annonce des élus passée? Les médias se sont rapidement lassés du quotidien de Ben Southall après sa victoire en 2009. C’est d’ailleurs là le grand défi de ce type de concours: comment faire durer le buzz?…

Pourtant, il a mis le paquet, l’Anglais trentenaire, allant même jusqu’à déclarer dans une entrevue accordée à BBC News en 2012 que l’offre aurait à l’époque dû s’appeler «the busiest job in the world» tant ils s’est décarcassé pour faire du bon boulot.

Dernière pirouette avant la sortie de piste, c’est Ben Southall qu’on aperçoit dans la vidéo de présentation du concours.

Alors, intéressé?

Pour plus d’info: Tourism AustraliaPage Facebook d’Australian Working Holiday,

MÀJ 7 mars: Je viens de voir qu’il existe une version française de la page du concours.

À découvrir également: Recherchés: 16 blogueurs prêts à échanger leur vie.

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30 secondes à bord d’un «clando»

Le chaos des gares routières...

J’en parle, j’en parle, mais à quoi ressemble un clando, transport en commun que j’ai expérimenté au cours des derniers jours sur la Petite-Côte sénégalaise? Assise sur la banquette arrière d’une de ces voitures en bien piètre état, j’ai filmé pendant une trentaine de secondes afin de vous en donner un aperçu. Lire la suite

Alors elle vient, cette fin du monde?

Le chercheur Claudio Obregón au Festival des percussions de Longueuil en juillet 2012

Le chercheur Claudio Obregón au Festival des percussions de Longueuil en juillet 2012

Il y a de fortes chances pour que je ne sois pas au pays le 21 décembre prochain. Je ne sais pas pour vous, mais moi, même si je sais que, rationnellement, la Terre n’explosera pas, j’ai quand même un tout petit peu peur que le ciel nous tombe sur la tête (j’ai dit UN TOUT PETIT PEU, là, hein). C’est pourquoi je suis retournée écouter cette entrevue que m’avait accordée le sympathique chercheur mexicain Claudio Obregón l’année dernière, dans le cadre du Salon international Tourisme Voyage de Montréal.

On inspire, on expire, on inspire, on expire…

«Pour les Mayas, le temps était circulaire et non linéaire, martèle-t-il. Quand on a un temps linéaire, on a un début et une fin et on a toujours peur de la fin. Le temps circulaire ne finit jamais. Il n’y a que des cycles.»

Selon l’épigraphe, le 21 décembre 2012 marquera plutôt un changement. «Un changement individuel qui va nous amener à nous regarder dans le miroir pour être mieux avec nous-même et être mieux avec autrui. Une fois qu’on sera bien avec autrui, on pourra respecter la nature.»

«Tout est relié, poursuit-il. Nous faisons partie de la nature. On se croit le gérant de la Terre. C’est cela, notre problème. La nature nous passe la facture. On a aussi perdu le contact avec le monde rituel, énergétique, spirituel, magique et divin. Les Mayas nous proposent de renouer avec tout cela parce qu’ils n’ont jamais laissé ce chemin. Ils ont toujours conservé l’idée qu’il faut faire un avec l’univers.»

Pffff! Peur, moi? Même pas vrai! M’en vais de ce pas boire du vin (ben quoi, c’est ce que fait le curé à l’église, non?), flatter la bedaine du bonhomme Carnaval (on a les Bouddha qu’on peut) et offrir trois pots de Nutella en sacrifice. Just in case

(À noter que j’ai fait une erreur dans la vidéo, c’est 2012 et non 2011!)

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Tourisme insolite

J’étais de nouveau à l’émission Médium Large de la Première chaîne de Radio-Canada ce matin pour parler de tourisme insolite en compagnie avec Paul Arsenault, du Réseau de veille en tourisme, et  de l’animatrice Isabelle Craig.

Sujet vaste s’il en est un, ce type de tourisme se décline en plusieurs sous-thèmes. Une attraction qui apparaît insolite peut avoir été créée dans le simple but de faire sourire (comme la Villa hamster, à Nantes), mais aussi parfois pour éduquer (le musée des toilettes dont Paul a fait mention). Dans d’autres cas, ce sont des caractéristiques culturelles (des cuves à vins transformées en chambres d’hôtes en France) ou géologique (Hostel de Sal, en Bolivie, qui se trouve dans un désert de sel), des faits historiques (le centenaire du Canada qui a conduit la municipalité de St. Paul, au Manitoba en Alberta – désolée, j’ai dit Manitoba en ondes!), à créer une piste d’atterrissage pour extraterrestres) ou des croyances (les elfes en Islande – on peut y suivre des cours pour apprendre leur langue).

Pour écouter la chronique en entier, par ici.

Quelques notes, en complément: Lire la suite

La fin du monde est à 15 heures

… du moins, c’était le cas mardi dernier, sur les ondes du FM93, où j’étais invitée à parler de la liste des 10 endroits où célébrer la fin du monde en grand que je me suis amusée à faire pour MSN Voyage.

Pour écouter l’extrait de l’émission Parent: Le Retour, il suffit de cliquer ici.

Pour les curieux, l’entrevue avec le chercheur mexicain à laquelle je fais référence se trouve sur mon blogue EnTransit.ca. J’ai également rédigé un article sur le sujet pour Le Huffington Post.

Et vous, que feriez-vous avant la date fatidique (on jase, là)?

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Natsumi Hayashi, la Japonaise qui lévite

J’ai craqué pour le travail de la Tokyoïte Natsumi Hayashi il y a quelques mois déjà (merci Fubiz.net). Ce qui m’a tout de suite séduite – en plus de la lévitation –  est le fait que l’artiste n’effectue aucun travail de retouche pour créer ses images surréalistes.

Voilà qu’elle revient dans l’actualité grâce à une seconde série de clichés tout aussi réussie que la première la mettant en vedette.

Sur son site Web Yowayowa, qui pourrait aussi s’appeler «Journal d’une jeune femme en apesanteur», elle dit utiliser un appareil Canon EOS 5D Mk2 et explique comment elle parvient à fixer ces instants irréels.

Après avoir déterminé le cadre et fait les ajustements de façon manuelle, elle enclenche la minuterie et compte jusqu’à dix avant de s’élancer dans les airs. «Quand j’opte pour une lévitation plus éloignée, je demande à quelqu’un d’actionner le bouton», écrit-elle. Il lui est arrivé de devoir effectuer un saut 300 fois pour obtenir l’image désirée…

Les nouvelles photos ne semblent pas se trouver sur son site (du moins, si l’on se fie aux dates indiquées). La meilleure manière de prendre des nouvelles de l’artiste, qui vient par ailleurs de publier un livre, semble être par Facebook.

(Sources: Yahoo! et Gentside)

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Une bière japonaise qui a du panache

Que se passe-t-il quand une bière rencontre une machine à crème glacée? La «Ichiban Shibori Frozen Draft» de Kirin, coiffée de mousse glacée.

Le plus? La mixture permet de la garder froide plus longtemps.

(Via World’s Strangest et pfsk)

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Un cinéma flottant

Je suis dans le jus. Comme chaque fois que je suis dans le jus, ben, je procrastine.

Et je mange des brownies.

Trop de brownies.

Regardez ce que je viens de trouver sur Fubiz!

C’est un cinéma flottant, en Thaïlande! (J’abuse aussi des points d’exclamation quand je suis dans le jus – preuves de mon excès d’enthousiasme, ils justifient le fait que je ne pouvais VRAIMENT PAS travailler pendant que je faisais d’aussi surprenantes découvertes…!!!)

«The Archipelago Cinema» se trouve non loin de l’île de Yao Noi. Un festival y a lieu, le Film on the Rocks Yao Noi.

Trend Hunter en a aussi parlé.

Je retourne bosser. (À moins que j’aille prendre un bain?)

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