La route des contes en 5 escales

Bien avant Walt Disney, Hans Christian Andersen, Charles Dickens, Selma Lagerlöf, les frères Grimm et autres Charles Perreault ont fait rêver les enfants des quatre coins de la planète. Cinq idées d’escapades européennes pour retomber en enfance.

1- L’Allemagne avec les frères Grimm

C’est à Wilhelm et Grimm que nous devons les contes Blanche-Neige, Le Petit chaperon rouge, Tom Pouce, Hansel et Gretel, Raiponce et plusieurs autres. Ai-je besoin de rappeler que les récits originaux étaient à des années-lumières de l’univers disneyen présenté aujourd’hui aux enfants (parents, lisez Raiponce par curiosité… mais épargnez vos jeunes enfants!)? Entre Brême et Hanau, 600 km relient les 70 lieux de la route allemande des contes de fées. On y découvre les grandes lignes de la vie des deux frangins, ainsi que leurs histoires fantastiques. Un musée est également consacré aux frères Grimm à Kassel, leur vite natale. Les contes des frères Grimm ont célébré leur 200e  anniversaire en décembre 2012. Ils seront célébrés pendant toute l’année 2013. Info: www.grimms.de

2- La France avec Charles Perrault

Source image: Paris 1er

Source image: Paris 1er

Cendrillon, Le chat botté,  Peau d’âne, Barbe bleue et Le Petit poucet, c’est lui. L’inspiration du château de La Belle au bois dormant? Le célèbre Château d’Ussé, dans la Loire. À Paris, il est possible d’admirer un monument dédié à l’auteur et à son chat botté au Jardin des Tuileries. D’ailleurs, saviez-vous que c’est lui qui a convaincu Colbert de maintenir le jardin royal des Tuileries ouvert au public après sa restructuration par Le Nôtre achevée vers 1671? À 35 km de Paris, au château de Breteuil, dans la vallée de Chevreuse, il est par ailleurs possible de découvrir sept histoires mises en scène avec une vingtaine de personnages de Perrault.

3- L’Angleterre avec Charles Dickens

Photo: Siobhan Doran Photography (Charles Dickens museum)

Photo: Siobhan Doran Photography (The Charles Dickens museum)

Issu d’une famille peu aisée, le romancier anglais a mis au monde Oliver Twist et David Copperfield. Enfant, il a vécu à Londres et à Chatham. C’est la ville qui inspire le plus celui que certains surnomment «l’inventeur de Noël» à cause de l’histoire d’Un chant de Noël (A Christmas Carol). En plus de retrouver l’atmosphère de ses contes en se baladant dans les rues de la capitale anglaise, il est possible de visiter Charles Dickens Museum. En 2012, plusieurs activités spéciales ont souligné le 200e anniversaire de sa naissance.

4- Le Danemark avec Hans Christian Andersen

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Source image: Copenhagen Portal

Les histoires de l’auteur danois Hans Christian Andersen prennent place dans différents coins du monde. Célèbre à cause de ses contes (La petite fille aux allumettes, La Petite Sirène, Le vilain petit canard…), l’écrivain est né à Odense et a transporté ses pénates à Copenhague à l’âge de 14 ans. Ses œuvres ont marqué l’imaginaire de plusieurs, dont celui du célèbre brasseur Karl Jacobsen, qui a commandé une statue en l’honneur de La Petite Sirène au sculpteur Edward Eriksen après avoir été ému par le ballet du même nom. Malgré les vandales qui lui ont fait subir plusieurs sévices au fil des ans (en 2003, elle a carrément été jetée à l’eau!), la statuette inaugurée le 23 août 1913 attire toujours les touristes. Il est également possible de visiter la maison de son enfance et de visiter le Wonderful World of H.C. Andersen.

5- La Suède avec Selma Lagerlöf

Source image: Wikipedia

Source image: Wikipedia

«Parmi les nombreux ouvrages de cette très grande écrivain, Le Merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède reste la lecture incontournable pour qui souhaite en savoir davantage sur les paysages de la Suède, mais aussi sur la culture et les traditions de ce pays», peut-on lire sur scandi-voyag.com. Institutrice, Selma Lagerlöf voyait dans son récit mettant en vedette un jeune garçon un peu turbulent à qui un lutin (un tomte, pour être plus précise) a jeté un mauvais sort le cadre parfait pour enseigner la géographie. Dans le conte, Nils découvre le pays en voyageant sur le dos d’une oie. Mårbacka, le manoir de l’écrivain, prix Nobel de Littérature en 1909, est ouvert aux visiteurs. Il se trouve dans le Värmlan.

Plusieurs, comme moi, ont découvert son univers grâce à ce dessin animé diffusé dans les années 1980.

Alors, on va où en premier?

(Une première version de ce texte a été publié sur Canoe.com en 2009, dans le cadre de ma chronique «Choc des cultures». J’en avais également publié un extrait ici.)

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Concours: 25 livres de voyage à gagner

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J’ai beau être accro à la technologie, j’aime profondément les livres. Ils restent pour mois ultra-précieux. Pourtant, je suis la première à en plier les pages pour me rappeler où se trouvent les passages marquants. C’est encore pire avec les guides de voyage: je souligne et note à qui mieux mieux, parfois en plusieurs couleurs. J’aime les livres «vivants». Quand on a une histoire commune, tous les deux.

Mon premier souvenir des guides Ulysse et de la librairie du même nom? Leur partenariat avec La Course destination monde, dans les années 1990, alors que je vivais dans mon Lac-Saint-Jean natal. Depuis ce jour, je rêve de travailler avec cette maison d’édition québécoise qui a aussi pignon sur rue à Paris. C’est chose faite depuis le lancement du blogue Copines en cavale, auquel je collabore depuis 2011. Et ce n’est peut-être pas le dernier projet que je fais avec eux… ;-)

Mon coup de coeur des dernières années est sans contredit la collection «Escale Ulysse». J’ai eu l’occasion de tester celui de New York l’automne dernier et j’ai adoré. Le format idéal pour les escapades urbaines.

Olivier Gougeon, directeur marketing chez Ulysse, en parle d’ailleurs dans cette vidéo:

Depuis que je possède un iPhone, j’emporte moins de livres en voyage. Je préfère télécharger des applications, des chapitres ou des guides que je peux consulter dans la paume de ma main (remarquez, je finis généralement par emporter un ou deux bouquins quand même!). Ulysse propose d’ailleurs des versions numériques de ces guides depuis quelques années.

Avant le départ et au retour, c’est autre chose. Avant, je lis pour m’informer – du moins minimalement, je déteste être surpréparée, j’ai l’impression de «tuer» une grande partie du plaisir, soit la surprise – et après, par nostalgie. Entre deux voyages, je plonge dans les bouquins pour me rappeler que même si je suis immobile, ma tête peut rester en mouvement.

Ulysse a lancé plusieurs nouveautés qui méritent d’être soulignés au cours des derniers mois, notamment ceux présentant des itinéraires de rêve, Le Saint-Laurent, guide de découverte et Fabuleuse Côte Est américaine.

Concours: 25 livres de voyage à gagner

Il était donc tout naturel pour moi d’aller frapper à la porte de l’éditeur quand j’ai eu envie d’offrir des prix aux passagers de Taxi-brousse.

À gagner: cinq lots de cinq livres offerts par Ulysse.

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 Saint-Laurent- Guide de découverte (34,95$) 

Fabuleuse Côte est américaine  (29,95$)

Escale à Boston (14,95$)

Valeur de chacun des lots:144,75$. Vous avez jusqu’au mardi 9 avril, à 22h, pour participer en «aimant» la page Facebook de Taxi-brousse et en remplissant le formulaire!

MÀJ 9 avril 22h35: Les gagnants sont Stéphanie Dufresne, Amélie Blanchet, L’Amoureuse des desserts, Arsenal Kaminski et Danielle Rose!

À lire également: Cinq ans, cinq concours, Deux nuits dans une suite-condo à Tremblant et Nuit étoilée au centre-ville de Montréal.

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Haïti, la littérature et nous

Avec Dany Laferrière lors de la conférence de presse du 8 janvier. (Photo: Michel Laloux)

Avec Dany Laferrière lors de la conférence de presse du 8 janvier. (Photo: Michel Laloux)

Impossible de parler d’Haïti sans évoquer les artistes qui nous ont permis de voyager dans la perle des Antilles avant même d’y mettre les pieds.

Il y a bien sûr Dany Laferrière (je pense maintenant que la Terre ENTIÈRE connaît mon admiration pour l’auteur!), qui n’a plus besoin de présentation. Mais tant d’autres, aussi, que je continue de découvrir: Rodney St-Éloi (aussi éditeur – c’est lui qui a publié mes Cartes postales d’Asie en 2007), Émile Olivier (merci au défunt combat des livres de Christiane Charette de me l’avoir fait découvrir), Frankétienne, Gary Victor… L’un de mes derniers achats est d’ailleurs un recueil collectif de jeunes Haïtiens, Je ne savais pas que la vie était si longue après la mort (comment résister à un tel titre?) réalisé sous la direction de ce dernier et publié chez Mémoire d’encrier.

Et si un auteur d’ici écrivait un roman se déroulant à Port-au-Prince? C’est le souhait émis par Dany Laferrière lors de la conférence de presse organisée par Transat et le Ministère du tourisme haïtien, le 8 janvier dernier.

Les forfaits lancés par Transat en Haïti misent sur l’expérience des voyageurs. Dans cette optique, les vacanciers qui choisiront cette destination pourront prendre part à des excursions leur permettant de rencontrer les gens et de découvrir la culture locale.

P.S.: Pour ceux qui n’ont pas vu passer la nouvelle ce matin, Juste pour rire ouvre une école de l’humour en Haïti.

MÀJ 1er février: Dany Laferrière publiera son vingtième livre, Mémoire d’un écrivain en pyjama, chez Mémoire d’encrier, ce mois-ci.

À lire également: Haïti vous attend, Le tourisme pour aider Haïti, Transat offrira des forfaits en HaïtiDany Laferrière et l’exilLivres, je vous aime et La littérature comme trait d’union.

Pour me suivre sur Twitter et Instagram: @Technomade. Vous pouvez par ailleurs me voir tous les lundis à l’émission Libre-Service (MAtv), un mardi sur deux à Ça commence bien (V), et me lire dans le magazine Tendances. Je blogue également pour MSN.caTV5.ca et pour Copines en cavale.

Lecture et chocolat

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Note: ce billet a été rédigé le 22 décembre dernier.

C’est toujours un miracle quand on arrive à fermer la porte d’un clando. En plus d’être remplie à craquer, la voiture menace de tomber en morceaux dès qu’on la touche. Et puis, il faut arriver à l’enclencher, cette foutue porte. J’ai toujours l’impression qu’elle va se détacher du véhicule. Bang! Toujours ouverte. Re-bang! Elle ne résistera pas. Bang! Bang! Bang! On démarre.
À Ouaga, il y a une quinzaine d’années, je me rappelle avoir pu admirer le «paysage» par-dessous, grâce à une «fenêtre» qui m’offrait une vue imprenable sur le sol.
Les clandos de la Petite-Côte ne sont pas si mal en point – du moins, ceux dans lesquels je suis montée – mais ils donnent tout de même l’impression que leur carrière peut s’arrêter à tout moment.
Je viens de faire cinq boutiques dans deux villages avant d’arriver à trouver du chocolat. Le Saint Graal, je vous dis. Je n’ai pas eu autant de chance avec les romans, par contre. Ayant oublié les cinq livres posés près de mon sac à dos fait en catastrophe juste avant le départ, un seul rescapé a fait le voyage avec moi (étant déjà dans mon sac de cabine): Mais qu’est-ce que tu fais là tout seul, de Pierre Szawlovski. L’histoire de joueur de hockey… Vous imaginez? Moi qui déteste ce sport avec passion, coincée en Afrique avec seul compagnon imaginaire, un joueur de hockey, plutôt antipathique  de surcroît (du moins, a priori). J’ai tout de même refermé le livre avec le sourire, hier. Mais maintenant, plus rien. Il me faut trouver de quoi me mettre sous la dent! De lectrice sporadique dans le tourbillon du quotidien, je deviens carrément boulimique dès que le mot "vacances" n’est plus une illusion. J’enchaîne les livres comme d’autres les cigarettes, inhalant les histoires et chérissant le buzz procuré par mon vice.
Bien qu’il me tarde de dévorer tous les livres que j’avais sélectionnés en prévision de mon séjour africain, j’étais plutôt sédute par l’idée d’être «obligée» d’aller acheter des romans. C’est quelque chose que j’ai toujours adoré faire. Pénétrer dans une librairie inconnue, dans un pays étranger, et attendre qu’un livre m’interpelle. Les lieux n’ont pas toujours besoin de concorder; l’évasion dans l’évasion, j’aime aussi.
Me voici donc à Mbour, à hésiter entre deux livres destinés aux élèves du lycée (les seuls en vente, pour tout vous dire): un d’Aimé Césaire, auteur martiniquais dont j’aime déjà la poésie, et Une si longue lettre de Mariama Bâ, sénégalaise incontournable selon la quatrième de couverture. J’opte pour le second. J’entre dans une autre librairie, qui, comme la première, ne propose que des articles scolaires. Ici, Balzac m’attend en compagnie d’une écrivaine africaine dont j’ai oublié le nom. Non seulement les deux bouquins sont recouverts de poussière, mais les pages semblent déjà dévorées par le temps (et une quelconque bactérie mangeuse de mots). Je les laisse à leur triste sort, rongée par la culpabilité.
Et hop! Un autre clando, les bras chargés de chocolat, de biscuits, de friandises… Les transports en commun brinquebalants, l’absence d’eau chaude (et d’eau tout court une partie de la journée), passe encore. Je m’en tire pas trop mal sans ordi ni WiFi non plus. Mais pas de livres ni de chocolat? Il y a quand même des limites!

À lire également: Du coq à l’âne, 30 secondes à bord d’un clando et Noël au Sénégal.

MÀJ: En date d’aujourd’hui, 30 décembre, je n’ai toujours pas terminé Une si longue lettre, tout petit roman de 172 pages. C’est tout dire…

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Chronique de la dérive douce, prise II

«Ce livre, c’est le revers ou l’envers de L’énigme du retour. Je dirais même que c’est l’énigme de l’arrivée.» Ce n’est pas moi qui le dit, mais son auteur.

Le déracinement et la possibilité d’un enracinement: voilà des thématiques qui me touchent particulièrement.

Écouter Dany Laferrière est aussi savoureux que le lire, comme le prouve à nouveau cette vidéo promo.

Le prochain livre sur ma liste…

(Via le blogue des Éditions du Boréal)

À lire également: Les rêves au galopMes dernières lectures, Livres, je vous aime, Lettre à Kim ThúyElle nous écrit de son camion et Je vous écris de mon camion: mes impressions.

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Mon salon du livre 2011

Le Salon du livre de Montréal vient de prendre fin. Comme à chaque fois que je termine un salon, je vis un petit deuil. Un peu comme au retour d’un voyage. (Remarquez, j’ai drôlement apprécié mon «linge mou», mon pot de Nutella et ma doudou, aujourd’hui.;-) Lire la suite

Mes séances de dédicaces au Salon du livre de Montréal

Que j’ai hâte au Salon du livre de Montréal! Ayant raté celui du Saguenay, ce sera mon premier salon de l’automne. Viendrez-vous me saluer au stand 546?

Les moments où j’y serai pour la série d’albums Lily Têtue:

Vendredi : 18 h 30 à 19 h 30
Samedi : 10 h à 11 h, 12 h à 13 h et 17 h à 18 h
Dimanche : 10 h à 11 h et 12 h à 13 h

Pour connaître les horaires des autres auteurs des éditions La Goélette, par ici.

Le Salon du livre de Montréal se tiendra du 16 au 21 novembre 2011 à la Place Bonaventure.

Au plaisir de vous y croiser!

On se voit au Salon?

Ce week-end, je serai au Salon du livre de Québec en compagnie de lui, lui, elle, elle, luielle, elle, elleelle, luielle, elle, elleelle et lui. Ah! Et elle aussi (facile à repérer, on a qu’à chercher un attroupement d’ados)! Parce que les salons du livre, c’est le plaisir de rencontrer les lecteurs autant que de retrouver les copains auteurs, éditeurs, attachés de presse, etc. Un moment d’évasion (et de délire) pour nous qui passons nos journées devant nos écrans (enfin, je parle pour moi, là).

Si vous êtes dans le coin, passez me dire bonjour au stand 713 (éditions La Goélette). Je signerai la plupart du temps en même temps que Sandra Doyon (Vivre dans la nuit, vous vous souvenez?). Si c’est pas du «deux pour un», ça! :-D

Mes présences:

Samedi: de 11h à 12h30 et de 16h à 17h

Dimanche: de 12h30 à 13h30 et de 14h30 à 15h30

Pour l’horaire complet des auteurs de La Goélette, par ici. Pour la liste complète des auteurs présents, par là.

P.S.: Mais non! La chanteuse de Nuance, c’était plutôt cette Sandra-là. Moi, je parle de celle-ci!

P.P.S.: Petite pensé pour toi Cécile… Tu vas me manquer!

Mes dernières lectures

Outre Derrière la neige et Je vous écris de mon camion, j’ai dévoré plusieurs bons bouquins ces derniers temps. Mes impressions, en vrac.

Le froid modifie la trajectoire des poissons (Pierre Szalowski, HMH): Voilà un roman que j’ai dégusté le sourire aux lèvres du début à la fin (avec quelques larmes dans les yeux à certains moments). Une authentique feel good story brillamment racontée. Oui, je suis (aussi) une indécrottable sentimentale. Je ne suis pas la seule puisque le livre a été traduit dans plusieurs langues et a remporté le Grand Prix de la relève littéraire Archambault 2009. Lire la suite

Lily Têtue rêve d’être une princesse

Je suis excitée comme une punaise… heu, une puce! Je viens de recevoir mes exemplaires du quatrième album de Lily Têtue. Cette fois-ci, Lily voyage dans le temps pour se retrouver au Moyen Âge en compagnie de Zazou, Ananas et d’autres personnages pas très rassurants. Alors, bien ou pas, vivre dans un conte de fée? C’est ce qu’on verra…

Encore une fois, Audrey Gauthier a fait un boulot du tonnerre. Wow! Merci aussi à la super-équipe de La Goélette, une famille vraiment extra.

Ça vous dirait d’avoir votre exemplaire avant tout le monde? Ça tombe bien, l’envie me prend d’organiser un concours! Je tirerai deux noms au hasard parmi tous ceux qui auront laissé un commentaire au bas de ce billet avant demain, 8h30. Pour vous inspirer, une question: croyez-vous que Lily fera la rencontre d’un prince charmant?

À vos marques, prêts… commentez!

Le livre sera en librairie dès le 7 avril. Youpidou-dou-dou-la-la-hou!

Note: Le concours est ouvert aux résidents du Canada.

(Photo prise avec l’application Instagram – filtre «Earlybird» – de mon iPod Touch)

MÀJ 1er avril: Les gagnants sont Marie -Pascale et sergerodrigue. Félicitations! Je vous écris plus tard aujourd’hui pour avoir vos adresses postales.

Se relire

Tous les auteurs vous le diront: quand un livre est (enfin) envoyé à l’impression, la dernière chose que l’on souhaite, c’est le relire une énième fois. Mais replonger dans ses écrits plusieurs mois – ou mieux, années – plus tard permet de jauger l’objet sous un nouvel éclairage. De constater des évidences qui nous ont échappées quand on avait le nez trop collé sur le manuscrit. D’apprécier sincèrement certains passages oubliés et d’avoir envie de hurler en en redécouvrant d’autres. Ça fait partie du jeu.

Après avoir refermé Je vous écris de mon camion, j’ai eu envie de parcourir Cartes postales d’Asie, mon livre le plus intime et, par conséquent, le plus précieux à mes yeux. J’ai tenté de l’aborder comme on apprivoise le récit de quelqu’un d’autre.

Premier constat: la mise en page me dérange autant qu’au moment de sa sortie. Moi qui la souhaitais aérée, j’ai vu le nombre de pages se réduire considérablement dans la version finale. L’expérience de lecture en est beaucoup affectée, à mon avis. Trop dense. Trop intense. Pas le temps de reprendre son souffle entre le «coq» et «l’âne» (le livre repose sur des anecdotes et des «tranches de vie», de là son titre). De savourer le silence entre deux chapitres. De comprendre là où le temps s’arrête ou s’accélère. Ça m’attriste encore.

Cela dit, même si je me battrais sans doute pour laisser les mots respirer davantage et que je reformulerais certains passages, j’en reste encore très fière. Bien sûr, une certaine naïveté émerge au fil des 166 pages. Cartes postales d’Asie est né des courriels que je faisais parvenir à mes proches à l’âge de 26-27 ans. Il témoigne d’une époque charnière de ma vie. Mon bonheur d’être sur la route transparaît du début à la fin malgré les angoisses, les remises en question, les problèmes de santé et les déceptions. Cette blonde un peu perdue, c’est encore moi dix ans, un mari, un enfant et plusieurs colorations plus tard (l’essentiel du livre a été écrit en 2001-2002, puis retravaillé en 2006 pour publication l’année suivante).

Tous ces gens rencontrés quelques heures plus tôt font partie d’un univers qui n’a rien à voir avec la vraie vie et qui est pourtant son essence même. À travers les anecdotes glanées au fil de leurs récits, je vois la photo du moment présent, avec, dans un coin, mon visage sans maquillage et mes cheveux trempés. Avec eux, je me sens chez moi. Home, sweet home… Je ne le savais pas encore, mais c’est exactement ce que je cherchais et que je chercherai lors de mes prochains voyages.

Oui, c’est encore sur la route en compagnie de voyageurs des quatre coins de la planète qui se shootent eux aussi au choc culturel que j’ai le plus l’impression d’être à la maison. Et qu’il m’est le plus facile de prendre la plume.

Pour redécouvrir mes billets, vidéos, photos, articles et anecdotes publiés suite et pendant notre voyage en famille à Taïwan en 2008, soit six ans après que Jo et moi l’eussions quittée, cliquez ici.

Je vous écris de mon camion: mes impressions

Je ne pourrais tellement, tellement pas être camionneuse. D’abord parce que je ne possède pas de permis de conduire et que je déteste prendre le volant (!), mais aussi parce que moi, ma spécialité est plutôt les sorties de route. Garder le cap? Je préfère encore zigzaguer à ma guise. Regarder tout autour de moi. Me faufiler dans un sentier inconnu, si étroit soit-il. Ma boussole? Le hasard.

Alors pourquoi ai-je aimé autant Je vous écris de mon camion (outre le fait que l’auteure est mon amie)? Parce que je m’y suis reconnue entre les lignes. Cette capacité d’émerveillement, je l’aie aussi. Pour les rencontres. Pour les liens qui se font et se défont au détour d’une conversation. Pour l’élan que procure la route. Et le sentiment grisant de se fondre au paysage.

Certaines histoires m’ont touchée plus que d’autres. Celle de Joseph (p. 157), en particulier.

Soixante-quatre descendants, éparpillés aux quatre coins du pays pour façonner les États-Unis tels qu’ils sont maintenant: un melting-pot de gens qui ont saisi des opportunités, avec, comme première condition, l’assimilation totale à la culture locale. La langue de Joseph s’éteindra avec lui, mais son arbre continuera d’étendre ses branches.

Je ne sais pas si c’est parce qu’elle évoque le côté éphémère des rencontres de voyage (sujet sensible en ce qui me concerne – je voudrais que tout dure toujours) dans ce même billet ou parce que j’ai pensé à ma propre fille, qui ne parle pas la langue maternelle de son père, mais son histoire m’a beaucoup émue.

Quelques pages plus loin, celle de Sophie, cette jeune femme atteinte de fibrose kystique qui rêvait elle aussi d’avaler les kilomètres à dos de baleine, m’a fait verser quelques larmes en attendant mon déjeuner au resto ce matin. Les anges de l’angle mort (p. 195) m’ont ensuite achevée: un simple clignement de paupière aurait inondé le café entier. Mais c’est surtout avec un grand sourire accroché au visage que j’ai parcouru ces 57 histoires étalés sur 218 pages. Pas de prises de tête dans Je vous écris de mon camion. Plutôt des observations, des réflexions et de magnifiques descriptions de l’Amérique (pas toujours magnifique) de la dernière décennie.

J’ai beaucoup aimé les tweets greffés ça et là sur une route qu’on reconnaît à ses pointillés, un peu partout dans le livre, comme celui-ci:

Sur mes ongles, j’ai mis du vernis bleu électrique. Quand je vois mes doigts sur le volant, ça met un peu de couleur en avant-plan. Dix petits bouts d’azur pour narguer le ciel gris.

Bien sûr, les péripéties liées au camion et au froid (!) m’ont moins accrochée. Mais preuve que Sandra parvient à bien transmettre les émotions ressenties pendant ses 10 années de nomadisme: après avoir lu ses descriptions de barbecues texans, j’ai insisté pour aller manger un gros steak après le lancement de son livre, mercredi dernier… :-)

À découvrir également: mon entrevue vidéo avec Sandra pour le blogue Préfaces.

Sur des thèmes similaires: Livres, je vous aimeLettre à Kim ThuyLes rêves au galopElle nous écrit de son camionMaudit journalismeCherchez IndiaMon salonDes nouvelles de LilyOn aura tout lu et Préfaces, un nouveau blogue consacré aux auteurs.

Livres, je vous aime

Tout a commencé par une photo de Pierre Szalowski publiée sur Facebook. Sur le cliché, on aperçoit une ado assise par terre au Salon du livre de Paris, le nez plongé dans un bouquin. L’image m’a renvoyée à ma propre adolescence, moment où les livres me servaient de refuge. J’adorais me perdre dans mille et une histoires qui me faisaient oublier ma réalité d’outsider dans un monde rural. Je rêvais de béton, d’exploration, de choix, de liberté, de mots qui prennent leur envol comme des ballons d’hélium échappés par mégarde.

Depuis, j’ai cette image en tête. Cette image d’évasion. Les yeux rivés sur un livre, on oublie tout: le lieu où l’on se trouve, le temps qui passe, la vie qui va trop vite.

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Elle nous écrit de son camion

C’est le jeudi 24 mars que le livre de la camionneuse Sandra Doyon sera en librairie. Au moment de rédiger ces lignes, j’en ai lu environ le quart la moitié. Vous ne serez pas déçus. Elle nous entraîne à la rencontre des gens croisés sur sa route, décrivant au passage les paysages qu’elle traverse. Elle évoque aussi des souvenirs d’enfance, qui nous permettent de mieux comprendre son présent. Une écriture simple, des images fortes. J’adore.

Sandra est une amie. C’est toujours un énorme soulagement d’aimer sincèrement l’oeuvre de quelqu’un qu’on apprécie! :-)

Au fil des années, elle a été sollicitée à de multiples reprises par des équipes de reportages de la télévision et de la presse écrite (j’en suis – elle m’a dit non je ne sais plus combien de fois! lol). Elle a fini par céder en 2009 et a participé au tournage d’un documentaire avec une équipe de télé française. Même si le film a été diffusé de l’autre côté de l’Atlantique, quelques chanceux ont pu le voir ici sur la chaîne Planète en 2010. Pour les autres, rien indique qu’on pourra le revoir, ce qui est très dommage puisque la bande annonce pique la curiosité.

Chose certaine, ces extraits du film constituent d’excellents teasers pour le livre.

Pour en savoir plus sur Sandra et la naissance de Je vous écris de mon camion, je vous invite à visionner l’entrevue que j’ai réalisée pour mon blogue Préfaces, consacré aux auteurs. Un beau moment de complicité!

Derrière la neige: un récit savoureux

Voici une suggestion de lecture qui vous fera voyager… chez vous. Dans ce recueil de vignettes toutes plus rigolottes les unes que les autres, la journaliste bretonne Audrey Guiller raconte son année d’exil au Québec en compagnie de son amoureux, des deux ados de ce dernier, de leur fillette de trois ans et du copain de sa belle-fille. (…)

La jeune femme zoome allègrement sur ces petits détails si ancrés dans notre quotidien qu’on y porte jamais attention. Les camions de pompier, par exemple. «Trois fusées rouges d’où sort une nuée de Ken en tenues jaunes, musclés et souriants. Et puis surtout, ces camions, ils sont énormes. ÉNORMES. Ça roule à la testostérone, ça, pas au sans plomb.»

La suite sur EnTransit.ca.

Pour visionner mon entrevue vidéo avec Audrey, par ici.