Lily Têtue rêve d’être une princesse

Je suis excitée comme une punaise… heu, une puce! Je viens de recevoir mes exemplaires du quatrième album de Lily Têtue. Cette fois-ci, Lily voyage dans le temps pour se retrouver au Moyen Âge en compagnie de Zazou, Ananas et d’autres personnages pas très rassurants. Alors, bien ou pas, vivre dans un conte de fée? C’est ce qu’on verra…

Encore une fois, Audrey Gauthier a fait un boulot du tonnerre. Wow! Merci aussi à la super-équipe de La Goélette, une famille vraiment extra.

Ça vous dirait d’avoir votre exemplaire avant tout le monde? Ça tombe bien, l’envie me prend d’organiser un concours! Je tirerai deux noms au hasard parmi tous ceux qui auront laissé un commentaire au bas de ce billet avant demain, 8h30. Pour vous inspirer, une question: croyez-vous que Lily fera la rencontre d’un prince charmant?

À vos marques, prêts… commentez!

Le livre sera en librairie dès le 7 avril. Youpidou-dou-dou-la-la-hou!

Note: Le concours est ouvert aux résidents du Canada.

(Photo prise avec l’application Instagram – filtre «Earlybird» – de mon iPod Touch)

MÀJ 1er avril: Les gagnants sont Marie -Pascale et sergerodrigue. Félicitations! Je vous écris plus tard aujourd’hui pour avoir vos adresses postales.

Se relire

Tous les auteurs vous le diront: quand un livre est (enfin) envoyé à l’impression, la dernière chose que l’on souhaite, c’est le relire une énième fois. Mais replonger dans ses écrits plusieurs mois – ou mieux, années – plus tard permet de jauger l’objet sous un nouvel éclairage. De constater des évidences qui nous ont échappées quand on avait le nez trop collé sur le manuscrit. D’apprécier sincèrement certains passages oubliés et d’avoir envie de hurler en en redécouvrant d’autres. Ça fait partie du jeu.

Après avoir refermé Je vous écris de mon camion, j’ai eu envie de parcourir Cartes postales d’Asie, mon livre le plus intime et, par conséquent, le plus précieux à mes yeux. J’ai tenté de l’aborder comme on apprivoise le récit de quelqu’un d’autre.

Premier constat: la mise en page me dérange autant qu’au moment de sa sortie. Moi qui la souhaitais aérée, j’ai vu le nombre de pages se réduire considérablement dans la version finale. L’expérience de lecture en est beaucoup affectée, à mon avis. Trop dense. Trop intense. Pas le temps de reprendre son souffle entre le «coq» et «l’âne» (le livre repose sur des anecdotes et des «tranches de vie», de là son titre). De savourer le silence entre deux chapitres. De comprendre là où le temps s’arrête ou s’accélère. Ça m’attriste encore.

Cela dit, même si je me battrais sans doute pour laisser les mots respirer davantage et que je reformulerais certains passages, j’en reste encore très fière. Bien sûr, une certaine naïveté émerge au fil des 166 pages. Cartes postales d’Asie est né des courriels que je faisais parvenir à mes proches à l’âge de 26-27 ans. Il témoigne d’une époque charnière de ma vie. Mon bonheur d’être sur la route transparaît du début à la fin malgré les angoisses, les remises en question, les problèmes de santé et les déceptions. Cette blonde un peu perdue, c’est encore moi dix ans, un mari, un enfant et plusieurs colorations plus tard (l’essentiel du livre a été écrit en 2001-2002, puis retravaillé en 2006 pour publication l’année suivante).

Tous ces gens rencontrés quelques heures plus tôt font partie d’un univers qui n’a rien à voir avec la vraie vie et qui est pourtant son essence même. À travers les anecdotes glanées au fil de leurs récits, je vois la photo du moment présent, avec, dans un coin, mon visage sans maquillage et mes cheveux trempés. Avec eux, je me sens chez moi. Home, sweet home… Je ne le savais pas encore, mais c’est exactement ce que je cherchais et que je chercherai lors de mes prochains voyages.

Oui, c’est encore sur la route en compagnie de voyageurs des quatre coins de la planète qui se shootent eux aussi au choc culturel que j’ai le plus l’impression d’être à la maison. Et qu’il m’est le plus facile de prendre la plume.

Pour redécouvrir mes billets, vidéos, photos, articles et anecdotes publiés suite et pendant notre voyage en famille à Taïwan en 2008, soit six ans après que Jo et moi l’eussions quittée, cliquez ici.

Je vous écris de mon camion: mes impressions

Je ne pourrais tellement, tellement pas être camionneuse. D’abord parce que je ne possède pas de permis de conduire et que je déteste prendre le volant (!), mais aussi parce que moi, ma spécialité est plutôt les sorties de route. Garder le cap? Je préfère encore zigzaguer à ma guise. Regarder tout autour de moi. Me faufiler dans un sentier inconnu, si étroit soit-il. Ma boussole? Le hasard.

Alors pourquoi ai-je aimé autant Je vous écris de mon camion (outre le fait que l’auteure est mon amie)? Parce que je m’y suis reconnue entre les lignes. Cette capacité d’émerveillement, je l’aie aussi. Pour les rencontres. Pour les liens qui se font et se défont au détour d’une conversation. Pour l’élan que procure la route. Et le sentiment grisant de se fondre au paysage.

Certaines histoires m’ont touchée plus que d’autres. Celle de Joseph (p. 157), en particulier.

Soixante-quatre descendants, éparpillés aux quatre coins du pays pour façonner les États-Unis tels qu’ils sont maintenant: un melting-pot de gens qui ont saisi des opportunités, avec, comme première condition, l’assimilation totale à la culture locale. La langue de Joseph s’éteindra avec lui, mais son arbre continuera d’étendre ses branches.

Je ne sais pas si c’est parce qu’elle évoque le côté éphémère des rencontres de voyage (sujet sensible en ce qui me concerne – je voudrais que tout dure toujours) dans ce même billet ou parce que j’ai pensé à ma propre fille, qui ne parle pas la langue maternelle de son père, mais son histoire m’a beaucoup émue.

Quelques pages plus loin, celle de Sophie, cette jeune femme atteinte de fibrose kystique qui rêvait elle aussi d’avaler les kilomètres à dos de baleine, m’a fait verser quelques larmes en attendant mon déjeuner au resto ce matin. Les anges de l’angle mort (p. 195) m’ont ensuite achevée: un simple clignement de paupière aurait inondé le café entier. Mais c’est surtout avec un grand sourire accroché au visage que j’ai parcouru ces 57 histoires étalés sur 218 pages. Pas de prises de tête dans Je vous écris de mon camion. Plutôt des observations, des réflexions et de magnifiques descriptions de l’Amérique (pas toujours magnifique) de la dernière décennie.

J’ai beaucoup aimé les tweets greffés ça et là sur une route qu’on reconnaît à ses pointillés, un peu partout dans le livre, comme celui-ci:

Sur mes ongles, j’ai mis du vernis bleu électrique. Quand je vois mes doigts sur le volant, ça met un peu de couleur en avant-plan. Dix petits bouts d’azur pour narguer le ciel gris.

Bien sûr, les péripéties liées au camion et au froid (!) m’ont moins accrochée. Mais preuve que Sandra parvient à bien transmettre les émotions ressenties pendant ses 10 années de nomadisme: après avoir lu ses descriptions de barbecues texans, j’ai insisté pour aller manger un gros steak après le lancement de son livre, mercredi dernier… :-)

À découvrir également: mon entrevue vidéo avec Sandra pour le blogue Préfaces.

Sur des thèmes similaires: Livres, je vous aimeLettre à Kim ThuyLes rêves au galopElle nous écrit de son camionMaudit journalismeCherchez IndiaMon salonDes nouvelles de LilyOn aura tout lu et Préfaces, un nouveau blogue consacré aux auteurs.

Livres, je vous aime

Tout a commencé par une photo de Pierre Szalowski publiée sur Facebook. Sur le cliché, on aperçoit une ado assise par terre au Salon du livre de Paris, le nez plongé dans un bouquin. L’image m’a renvoyée à ma propre adolescence, moment où les livres me servaient de refuge. J’adorais me perdre dans mille et une histoires qui me faisaient oublier ma réalité d’outsider dans un monde rural. Je rêvais de béton, d’exploration, de choix, de liberté, de mots qui prennent leur envol comme des ballons d’hélium échappés par mégarde.

Depuis, j’ai cette image en tête. Cette image d’évasion. Les yeux rivés sur un livre, on oublie tout: le lieu où l’on se trouve, le temps qui passe, la vie qui va trop vite.

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Elle nous écrit de son camion

C’est le jeudi 24 mars que le livre de la camionneuse Sandra Doyon sera en librairie. Au moment de rédiger ces lignes, j’en ai lu environ le quart la moitié. Vous ne serez pas déçus. Elle nous entraîne à la rencontre des gens croisés sur sa route, décrivant au passage les paysages qu’elle traverse. Elle évoque aussi des souvenirs d’enfance, qui nous permettent de mieux comprendre son présent. Une écriture simple, des images fortes. J’adore.

Sandra est une amie. C’est toujours un énorme soulagement d’aimer sincèrement l’oeuvre de quelqu’un qu’on apprécie! :-)

Au fil des années, elle a été sollicitée à de multiples reprises par des équipes de reportages de la télévision et de la presse écrite (j’en suis – elle m’a dit non je ne sais plus combien de fois! lol). Elle a fini par céder en 2009 et a participé au tournage d’un documentaire avec une équipe de télé française. Même si le film a été diffusé de l’autre côté de l’Atlantique, quelques chanceux ont pu le voir ici sur la chaîne Planète en 2010. Pour les autres, rien indique qu’on pourra le revoir, ce qui est très dommage puisque la bande annonce pique la curiosité.

Chose certaine, ces extraits du film constituent d’excellents teasers pour le livre.

Pour en savoir plus sur Sandra et la naissance de Je vous écris de mon camion, je vous invite à visionner l’entrevue que j’ai réalisée pour mon blogue Préfaces, consacré aux auteurs. Un beau moment de complicité!

Derrière la neige: un récit savoureux

Voici une suggestion de lecture qui vous fera voyager… chez vous. Dans ce recueil de vignettes toutes plus rigolottes les unes que les autres, la journaliste bretonne Audrey Guiller raconte son année d’exil au Québec en compagnie de son amoureux, des deux ados de ce dernier, de leur fillette de trois ans et du copain de sa belle-fille. (…)

La jeune femme zoome allègrement sur ces petits détails si ancrés dans notre quotidien qu’on y porte jamais attention. Les camions de pompier, par exemple. «Trois fusées rouges d’où sort une nuée de Ken en tenues jaunes, musclés et souriants. Et puis surtout, ces camions, ils sont énormes. ÉNORMES. Ça roule à la testostérone, ça, pas au sans plomb.»

La suite sur EnTransit.ca.

Pour visionner mon entrevue vidéo avec Audrey, par ici.


Bonne fête (en retard) Jules!

Jules et moi sous la pluie, le printemps dernier, à Nantes

Je n’étais pas complètement réveillée ce matin quand je suis tombée sur le logo-hommage de Google à Jules Vernes, qui aurait célébré son 183e anniversaire hier. Toute la journée, les internautes se sont relayés pour me rappeler que j’avais oublié de célébrer mon Jules. Alors je remédie à la situation en entonnant de ma plus jolie (moins pire) voix un «Joyeux anniversaire» bien senti (z’avez de la chance, je n’ai pas le temps de l’enregistrer sur vidéo), j’ouvre une bouteille de Chardonnay et je la bois à sa santé drette là!

À Nantes, le printemps dernier, j’ai eu l’occasion d’aller visiter le musée qui lui est consacré. Avis aux curieux, j‘en parle ici.

Souvenir de promo

La charmante réalisatrice de la défunte émission Plus sur commande, Jacynthe Maltais, à MusiquePlus, vient de me faire parvenir le lien de cette entrevue que j’ai accordée à la chaîne en 2007, alors que je faisais la promotion de Cartes postales d’Asie. C’est l’aspect anecdotique du livre qui est surtout mis de l’avant.

Ce que je ne dis pas dans l’interview, c’est que je me suis non seulement habituée à la cuisine locale après quelques semaines, mais qu’aujourd’hui, c’est l’une des choses qui me manque le plus!

Cartes postales d’Asie est le récit de mes quinze mois en Orient en 2001-2002, alors que j’avais 26-27 ans.

Trois livres à gagner

Un petit concours pour bien débuter la semaine?  Je fais tirer deux exemplaires de la version française de Mama Cool (Michel Lafon, 2009 – la couleur de la couverture a été changée pour le marché européen), et un de Cartes postales d’Asie (Mémoire d’encrier, 2007). Que les intéressés se manifestent dans les commentaires de ce billet! Je ferai le tirage au sort demain matin, à 9h. À noter que les participants doivent résider au Canada.

J’en profite pour vous dire que le quatrième album de la série Lily Têtue (La Goélette), illustré par Audrey Gauthier, sera publié ce printemps, et que ma nouvelle La ronde et ses montagnes russes fera partie du recueil Cherchez la femme, dirigé par India Desjardins et publié aux éditions Québec Amérique en février.

Vive les livres!

P.S:  Si vous avez une préférence, merci de la mentionner dans votre commentaire. Je tenterai d’en tenir compte (du moins, pour le premier nom pigé!).

MÀJ 11 janvier, 9h05: Le concours est terminé! Les gagnants sont, dans l’ordre: Danielle Durette, Andrée-Anne et Marie-Ève. Je vous envoie un courriel à l’instant pour avoir vos adresses postales. Merci d’avoir participé! :-) Avis à ceux qui aimeraient se procurer l’un ou l’autre de ces livres: Cartes postales d’Asie est toujours disponible sur commande et Mama Cool est encore dans plusieurs librairies.