Bonne fête (en retard) Jules!

Jules et moi sous la pluie, le printemps dernier, à Nantes

Je n’étais pas complètement réveillée ce matin quand je suis tombée sur le logo-hommage de Google à Jules Vernes, qui aurait célébré son 183e anniversaire hier. Toute la journée, les internautes se sont relayés pour me rappeler que j’avais oublié de célébrer mon Jules. Alors je remédie à la situation en entonnant de ma plus jolie (moins pire) voix un «Joyeux anniversaire» bien senti (z’avez de la chance, je n’ai pas le temps de l’enregistrer sur vidéo), j’ouvre une bouteille de Chardonnay et je la bois à sa santé drette là!

À Nantes, le printemps dernier, j’ai eu l’occasion d’aller visiter le musée qui lui est consacré. Avis aux curieux, j‘en parle ici.

Souvenir de promo

La charmante réalisatrice de la défunte émission Plus sur commande, Jacynthe Maltais, à MusiquePlus, vient de me faire parvenir le lien de cette entrevue que j’ai accordée à la chaîne en 2007, alors que je faisais la promotion de Cartes postales d’Asie. C’est l’aspect anecdotique du livre qui est surtout mis de l’avant.

Ce que je ne dis pas dans l’interview, c’est que je me suis non seulement habituée à la cuisine locale après quelques semaines, mais qu’aujourd’hui, c’est l’une des choses qui me manque le plus!

Cartes postales d’Asie est le récit de mes quinze mois en Orient en 2001-2002, alors que j’avais 26-27 ans.

Trois livres à gagner

Un petit concours pour bien débuter la semaine?  Je fais tirer deux exemplaires de la version française de Mama Cool (Michel Lafon, 2009 – la couleur de la couverture a été changée pour le marché européen), et un de Cartes postales d’Asie (Mémoire d’encrier, 2007). Que les intéressés se manifestent dans les commentaires de ce billet! Je ferai le tirage au sort demain matin, à 9h. À noter que les participants doivent résider au Canada.

J’en profite pour vous dire que le quatrième album de la série Lily Têtue (La Goélette), illustré par Audrey Gauthier, sera publié ce printemps, et que ma nouvelle La ronde et ses montagnes russes fera partie du recueil Cherchez la femme, dirigé par India Desjardins et publié aux éditions Québec Amérique en février.

Vive les livres!

P.S:  Si vous avez une préférence, merci de la mentionner dans votre commentaire. Je tenterai d’en tenir compte (du moins, pour le premier nom pigé!).

MÀJ 11 janvier, 9h05: Le concours est terminé! Les gagnants sont, dans l’ordre: Danielle Durette, Andrée-Anne et Marie-Ève. Je vous envoie un courriel à l’instant pour avoir vos adresses postales. Merci d’avoir participé! :-) Avis à ceux qui aimeraient se procurer l’un ou l’autre de ces livres: Cartes postales d’Asie est toujours disponible sur commande et Mama Cool est encore dans plusieurs librairies.

Je pète ma coche

Ok, là, ça suffit. Journalistes en lock-out, nous vous supportons. J’ai 1000 exemples de gens qui, comme moi, ont fait des choix qui les ont pénalisé par solidarité pour votre cause. On assume. On vous soutient.

Le geste de Gil Courtemanche est certes louable, mais je pense moi aussi que la tribune est fichtrement mal choisie (pour ceux qui ne comprennent pas de quoi je parle, lisez l’excellent article de Chantal Guy, qui résume très bien la controverse entourant les Grands Prix littéraires Archambault).

Et je ne peux m’empêcher d’être d’accord avec Pierre Szalowski: il y a toujours bien des maudites limites. «Je trouve que c’est malgré tout un geste contre les auteurs, qui sont pris en otage, a-t-il dit à Chantal Guy. On ne peut pas demander aux plus pauvres d’être solidaires dans une guerre entre plus riches.»

On parle de gens qui empochent 10% par livre vendu, là. Considérant qu’au Québec, un livre qui s’écoule à plus de 3000 exemplaires est considéré comme un best-seller, je vous laisse faire le calcul.

En attendant, je félicite Kim Thuy, Geneviève Lefebvre, Martin Michaud, Biz, Dany Laferrière, Patrick Senécal et tous les autres nommés. Ça aussi, c’est de la solidarité. Et que les 10 000$ donnent au gagnant la liberté d’écrire son prochain livre!

MÀJ 10h35: À lire également, la chronique de Jean Barbe, qui rejoint aussi ma réflexion (et oui, la vie est compliquée).

Mon salon

J’aime les salons du livre. Qu’ils soient grands ou petits, proches ou loin, calmes ou achalandés, je m’y sens bien. Je les aime, point.

Les livres ont toujours fait partie de ma vie. Ils m’ont fait voyager bien avant que je tienne en main mon premier billet d’avion. Ils me rassurent. Me rappellent que tout est possible, même de voir mon nom sur une page couverture.

J’adore échanger avec les auteurs, bavarder avec les gens qui gravitent autour de l’univers de la littérature, rencontrer des potes perdus de vue, passer du virtuel au réel en voyant s’animer des visages que je vois figés depuis des mois (années?) sur Facebook ou sur Twitter. Le livre est un fabuleux trait d’union, le saviez-vous?

Et maudit que j’aime le monde. Ironique, n’est-ce pas, pour une fille qui rêve du jour où elle pourra passer ses journées à inventer des histoires habillée «en mou»? J’aurai alors des phases d’écriture, de voyages et de salons du livre. De tournages, aussi. Pour le plaisir. Je m’amuserai à monter des projets comme mes capsules Préfaces. À «bizounner» des images rapportées des quatre coins de la planète.

Ce jour approche. Je sens son souffle dans mon cou… En attendant, voici quelques photos du Salon du livre de Montréal 2010, qui se termine demain soir.

En compagnie d'Audrey Gauthier, la fabuleuse illustratrice de Lily Têtue

Je montre fièrement le 3e album de Lily Têtue (éditions La Goélette)

Ma fille, la meilleure vendeuse de Lily Têtue!

Avec Audrey Gauthier, illustratrice, et Ingrid Remazeilles, notre éditrice

Pour voir d’autres photos des auteurs et des copains qui sont passés au salon, je laisse exceptionnellement mon album Facebook accessible à tous (je m’amuse chaque année à jouer les pseudo-paparazzis).

Merci à tous ceux qui sont passés me voir, à l’équipe du stand 560, à mes géniaux collègues et aux Chinois (ils auraient inventé le premier livre).

À lire également: Prêts pour le Salon du livre?, La lecture en cadeau, magnifique idée (de Cédile Gladel)

Prêts pour le Salon du livre de Montréal?

Je suis excitée comme une puce. C’est aujourd’hui que le Salon du livre de Montréal accueillera ses premiers lecteurs. Aujourd’hui que je pourrai retrouver les copains auteurs, rencontrer les visiteurs et débuter ma chasse aux trésors. Comme à chaque année, j’achèterai plus de livres que je pourrai en lire au cours des douze prochains mois (la preuve s’empile toujours à côté de ma table de chevet!). J’irai de coups de coeur en rencontres, et l’un comme l’autre me donnera envie de dégainer ma carte de guichet.
Pendant cinq jours, j’aurai l’impression d’appartenir à ce monde. Celui de la littérature, espèce d’île difficile d’accès que je visite encore en touriste, mais où je compte bien m’installer pour de bon un jour. Je serai épuisée, mais je flotterai malgré tout sur un nuage. Alors que l’écriture comble mon côté solitaire (limite sauvage), les salons du livre réveillent la bête de sociabilité en moi (bon, d’accord, elle a le sommeil bien léger! lol).
Depuis que je publie moi-même des livres, je m’assume beaucoup mieux comme lectrice. Je n’ai plus peur de crier mon amour à ceux qui me font vivre de grandes émotions, et je me garde une certaine réserve quand je suis moins enthousiaste que j’aurais aimé l’être. Je manque de temps pour dévorer toutes les pages qui me font envie, mais quand je plonge dans une histoire qui m’interpelle vraiment, la magie opère comme jadis, comme avant Internet, l’hyperlien, Facebook, Twitter et le zapping perpétuel qui ont sapé ma capacité de concentration. J’ai beau aimer le ciné et la télé, je dois plusieurs de mes plus beaux voyages à ces magiciens des mots.
En attendant l’ouverture des portes du salon, je vous invite à lire les articles du Devoir des écrivains.
Mon horaire de dédicaces au stand de La Goélette (560) est ici (mais je me réserve le droit d’annuler une ou deux séances si ma santé défaille – je sors à peine d’une pneumonie).
P.S.: Ce week-end, Audrey Gauthier, fabuleuse illustratrice de Lily Têtue, sera avec moi pour dédicacer les trois premiers tomes de la série. Youpidou-dou-la-la-hou!
Vous passerez me dire bonjour?
MÀJ 9h25: Ma copine Cécile Gladel vient de publier un billet beaucoup moins enthousiaste que le mien (lol). Moi, ça ne me dérange plus d’être celle qui indique où sont les toilettes. Si je me souviens avoir trouvé l’expérience déstabilisante (et un brin humiliante, avouons-le) lors de mon premier salon montréalais, en 2004, aujourd’hui, ça m’amuse!
À lire/voir également:
Photos du Salon du livre du Saguenay 2010 (Facebook)
Photos du Salon du livre de Montréal 2009 (Facebook)
Préfaces, mon blogue consacré aux auteurs, auquel j’ajouterai du contenu dès que le temps me le permettra
Une nouvelle par semaine, défi littéraire que j’ai dû, aussi, délaisser temporairement (et que je garde semi-secret – oui, il m’arrive d’être timide).
• Le Salon du Livre du Saguenay (2009) en images

Des nouvelles de Lily

S’il y a une chose que j’ai apprise depuis ma première incursion dans l’univers littéraire, c’est bien de ne pas avoir d’attentes. J’accueille donc chaque bonne nouvelle comme un bonus. Voici quelques critiques et mentions qui m’ont accroché un sourire au visage ces dernières semaines:

Yoopa, novembre 2010 (je ne l’ai pas encore vu)

Voir, 14 octobre 2010

La Recrue du mois, octobre 2010

Le signet des enfants, 28 septembre 2010

Le signet des enfants – entrevue, 12 octobre 2010

Midi Morency, CKOI, 1er octobre 2010

• La bibliothèque d’Allie (tome 1 et tome 2)

• Mention des deux premiers tomes au Radio Magazine de Rouyn-Noranda et C’est bien meilleur le matin en septembre.

Le troisième album de la série sera en vente dès la fin du mois!

MÀJ 18 octobre: J’ai reçu Lily à la rescousse du père Noël! Je sais, c’est tôt pour parler de Noël, mais comme je l’ai écrit pendant l’été, je suis un peu déphasée! :-)

Du virtuel au réel

Vous vous souvenez de ma lettre à Kim Thuy? J’ai enfin eu l’occasion de la croiser ce soir au 50e anniversaire du magazine Châtelaine, où je suis allée faire un saut. Terriblement hâte de lire son prochain bouquin et de poursuivre la discussion. Une chouette fille, vraiment!

P.S.: Je laisse la photo toute petite, nous étions toutes deux enrhumées… ;-)

On ne peut pas plaire à tout le monde

On pourrait penser qu’il est plus facile pour une journaliste d’avoir une bonne couverture médiatique quand elle lance un livre. C’est en partie vraie, puisque nous avons des amis dans ce milieu. Un nom familier. Mais c’est aussi à double tranchant et, par moment, terriblement épineux. Je m’explique…

Personne ne fait l’unanimité. Je sais, par exemple, que j’ai déjà froissé des pigistes en refusant leurs propositions à l’époque où j’étais rédactrice en chef reportages chez Clin d’oeil (je me souviens même de l’une d’elles qui ne s’était pas gênée pour me bitcher à la première occasion dans son blogue perso – oui, je lis tout!;-). Que j’ai parfois été dure avec des pigistes, ne reculant pas d’un poil sur ma position (quand je sais que j’ai raison, c’est que j’ai raison! lol). Qu’aucun magazine féminin concurrent n’aurait parlé de mes livres au moment où je bossais pour le magazine de TVA Publications (you-hou! Je suis un électron liiiibre!).

Je tape probablement sur les nerfs de bien des gens avec ma propension à crier mon bonheur sur les toits (pensez-vous vraiment que je vis à l’année dans une bulle rose?), surtout quand j’ai la chance de voyager pour le travail. Peut-être ne serais-je pas si expansive si j’avais grandi au sein d’une famille de globe-trotters pleine de fric, mais ce n’est pas le cas. Justement, j’ai besoin – et me fais un devoir – de répéter aux plus jeunes qui sont dans des situations similaires que tout est possible.

Certains de mes pairs – sacrilège! j’aurais plutôt dû écrire: «Certains journalistes beaucoup plus sérieux et crédibles que moi»! – m’ont aussi critiquée quand je me suis lancée dans l’aventure The (second) best job in the world (et je ne parle pas des autres participants qui m’en ont voulu de prendre autant de place dans les médias), ne semblant pas saisir le second degré. M’enfin…

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Mes séances de dédicaces au Salon du livre du Saguenay

Je trouve toujours un peu pompeux de convier les gens à une «séance de dédicaces». Alors j’invite simplement les visiteurs du Salon du Livre du Saguenay à venir me saluer (et, accessoirement, à acheter les deux premiers tomes de la série Lily Têtue à tous les enfants de leur entourage).

Vous passez devant ma petite table du stand no.7 sans vous arrêter (oui, c’est moi l’hurluberlue qui gesticule trop)? Pfff! Checkez-moé ben vous harponner avec mes beaux signets!

Les moments où je pourrai vous indiquer où se trouvent les toilettes:

• Vendredi 1er octobre, de 16h à 17h

• Samedi 2 octobre, de 13h à 14h et de 19h à 20h

• Dimanche 3 octobre, de 11h à midi

Au plaisir de vous rencontrer!

On aura tout lu

Bon, OK, je passe à la confesse. Quand j’avais 10-12 ans, j’avais un groupe de musique qui portait le nom fort original de «Les jeunes chanteuses» (la faute à Minipops, Kids Incorporated et cie). On interprétait les hits les plus quétaines de l’heure, prenant tout le voisinage en otage (après leur avoir soutiré quelques pièces) pour assister à nos grandioses performances. J’étais la drummeuse (sans drum). Et l’une desdites «jeunes chanteuses» (sans voix).

Pour le bien de l’humanité (!), je n’ai plus poussé la chansonnette devant public depuis. Vous ne le savez pas, mais vous devriez tous en ce moment être en train de me remercier en me baisant les pieds! LOL

Tout ça pour dire que j’en ai dit, des niaiseries, à l’émission On aura tout lu, animée par Marie-Louise Arsenault. Disons que j’avais laissé mon «filtre» à la maison! J’ai eu beaucoup de plaisir, mais j’avoue que je suis moins dans ma zone de confort quand vient le temps de faire une entrevue «d’auteure» (ah! si vous saviez à quel point ça me fait plaisir de me faire présenter ainsi) qu’une chronique qui fait appel à mon bagage de journaliste.

J’espère par ailleurs n’avoir froissé personne avec mes blagues sur Chibougameau et St-Félicien! Car j’ai aussi glissé quelques mots sur mon adolescence de «mésadaptée des bois», préférant la compagnie des poètes maudits à celles des ours et des perdrix…

Toujours très étrange, après l’enregistrement d’une émission de ce genre, de réaliser qu’on se souvient à peine de la moitié de ce qu’on a dit. On bavardait avant d’entrer en ondes et entre les chroniques, alors je ne sais plus très bien ce qui a été enregistré ou pas. Et puis, la discussion est allée dans une toute autre direction que celle à laquelle je m’attendais!

Si vous êtes curieux, c’est par là (diffusion dimanche de 14h à 15h, en rediffusion à 22h).

P.S.: Pour l’anecdote, j’ai interviewé Jici Lauzon à l’âge de 14 ans pour le journal étudiant («La Porte» – notre slogan était: «Si ton prof te dit de prendre la porte, montre-lui fièrement») que j’avais mis sur pied avec des copains à la Polyvalente des Quatre-Vents de St-Félicien, dans mon Lac-St-Jean natal. C’était la première fois que je le recroisais depuis (comme pour Patrick Bourgeois)! :-) Je ne me rappelle pas du contenu de l’entrevue, mais je suis sûre d’une chose: on avait causé littérature. Un vague souvenir de Khalil Gibran

Voici ma Lily!

Lily Têtue est une princesse rock-funky-rigolote-aventurière à la langue bien pendue. Surtout, elle porte bien son nom… Voici la couverture du premier tome de ma série destinée aux 3 à 6 ans, publiée à La Goélette!

En librairie dès le 2 septembre!

Pour en savoir plus sur mes autres livres, par ici.

Préfaces, un nouveau blogue consacré aux auteurs

Ne me demandez pas ce qui m’a pris. Je suis tombée sur un «tweet» à propos du blogue The day of Yore et, une demi-heure plus tard, j’avais créé Préfaces. L’idée de la vidéo plutôt que l’écrit s’est imposée rapidement. J’aime voir et entendre les auteurs, trop rares sur nos ondes.

Un élan spontané qui ne me rapportera rien d’autre qu’une bonne dose de plaisir. Pénétrer dans l’univers d’autres auteurs est aussi pour moi l’occasion de m’offrir des «pauses» de créativité littéraire et de «vrai» boulot. De m’aérer les esprits. À noter que je suis totalement en conflit d’intérêt: plusieurs des artistes que vous verrez sur Préfaces sont des copains et, pire encore, il arrivera que j’interviewe des gens édités par les mêmes maisons que moi.

Zéro éthique et joyeusement assumé.

Pour en savoir plus sur Préfaces, par ici. Pour visionner ma première capsule vidéo, qui met en vedette Patrick Dion, par là! :-)

Les rêves au galop

Tout le monde veut écrire des livres. Le pire, c’est que tout le monde est persuadé de pouvoir le faire. D’être le prochain auteur à succès. Le secret le mieux gardé en ville – que dis-je? – du système solaire!

Seulement voilà, il y a la vie qui va. La vie qui vient. Et nous qui galérons dans le ressac.

Il y a les rêves mis de côté parce qu’il faut bien bouffer. Ceux qu’on met entre parenthèses le temps que les enfants grandissent. Ceux qu’on se convainc d’oublier parce que les années finissent par les diluer peu à peu. Si pâles, à côté des réalités fluorescentes du quotidien.

Il y a ceux, aussi, sur lesquels on tape jusqu’à ce qu’ils soient bien enfoncés au sol parce qu’on a trop peur de ne pas être à la hauteur de tout ce qu’on a pu imaginer. S’autoriser à rêver vient avec une pression terrible. Mieux ne vaudrait-il pas balayer tout ça sous le tapis plutôt que de risquer la chute libre? Ce n’est pas parce qu’on rêve très fort qu’on cesse d’être lucide.

Je suis entourée de gens inspirants. Certains osent m’embarquer dans leurs aventures, m’offrant ainsi de jolis coups de pied au cul. D’autres agissent comme bougies d’allumage, parfois sans même le savoir. Au détour d’une conversation, d’une info lancée de façon impromptue, hop! ça explose. Vous vous rappelez, les petits bonbons qui pétillaient en bouche au contact de la salive? C’est l’image qui me vient quand je pense aux idées qui se mettent à sautiller dans ma tête parce qu’un mot, une phrase ou une réflexion a reparti la machine.

À tous ces copains et copines, merci pour la confiance, les encouragements et les critiques constructives. Merci pour nos échanges, qui m’aident à réapprivoiser tranquillement mes rêves. Parce que c’est exactement ce qui se produit en ce moment: ils sont toujours là, mais ils sont retournés à l’état sauvage. Je n’ai pas la latitude nécessaire pour me lancer à leur poursuite avec l’intensité que je souhaiterais (surtout qu’ils galopent aux quatre coins de la planète, les salauds!), alors je leur donne des bonbons pour qu’ils reviennent vers moi… Petit, petit, petiiit! Par iciiiiiii!