Solidarité 2.0

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Turner Barr en Thaïlande (Source: http://www.aroundtheworldin80jobs.com)

Avez-vous suivi la saga de Turner Barr, qui a vu l’idée de son blogue Around the World in 80 Jobs copiée par Adecco, une multinationale spécialisée en placement? La blogosphère voyage l’a admirablement soutenu et tout le bruit produit dans les médias sociaux a porté fruit.

Je me souviens être restée perplexe en visionnant la première vidéo le jour de sa diffusion, le 20 juin dernier. Il faut dire que le blogueur y allait fort côté mise en scène: la dernière photo du billet dans lequel il l’avait insérée le montrait couché sur des poubelles et couvert de journaux!

Nous sommes tous un peu paranoïaques quand il s’agit de nos concepts et de nos idées (pas seulement les blogueurs, il en est de même chez les journalistes pigistes – combien d’entre nous avons-nous vu des idées proposées à de grands médias reprises par des gens de l’interne? Cela dit, oui, les bonnes idées sont aussi dans l’air du temps, comme je l’ai répété à maintes reprises quand j’étais «de l’autre côté de la clôture»), mais dans ce cas-ci, l’inspiration était, disons, plus qu’évidente.

Dans une lettre intitulée Even Multi-Billion Dollar Corporation Should Apologize When They Are Wrong: An Open Letter to Adecco to #makeitright, publiée sur son blogue le 24 juin, Turner a demandé quatre choses à Adecco: que la compagnie reconnaisse son erreur et qu’elle lui présente des excuses, une compensation financière équivalente à celle versée à l’agence de publicité derrière la campagne (soit environ 50 000$), l’arrêt de la campagne en question et de l’utilisation du nom Around the World in 80 Jobs et un versement de 50 000$ à Save Elephant Foundation, une ONG où il a travaillé bénévolement.

Deux jours plus tard, Turner a publié un nouveau billet, « Make it right » in a 2.0 world, dans lequel il a annoncé que  ses conditions avaient été acceptées.

Sur sa page Facebook, la Save Elephant Foundation a remercié le blogueur vendredi dernier:

We would like to take a moment to thank Turner Barr from Around the World in 80 Jobs for raising awareness about our foundation and asking for a donation to be made to us for 50K from a large company after they copied his popular brand. The money will be made to purchase more land so elephants can roam free. [...]

Voilà un happy end 2.0 qui fait du bien.

Pour un résumé de l’aventure: reportage et entrevue sur RightThisMinute.

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TBEX en 10 observations

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Toronto vue de l’aéroport Billy Bishop

Je reviens de Toronto, où j’ai pris part à TBEX («Travel blog exchange») pour la première fois. Après en avoir entendu parler pendant des années, j’ai profité de la proximité de l’édition nord-américaine 2013 pour aller satisfaire ma curiosité.

Environ 1300 participants (dont environ 1000 blogueurs voyage) des quatre coins du monde ont pu prendre part à des conférences traitant de différents aspects du blogging, rencontrer des offices de tourisme et des compagnies liées au voyage et, bien sûr, faire la fête (n’est-ce pas dans les soirées qu’on «réseaute» le mieux?). L’objectif? Se rencontrer, mais aussi aller chercher des outils pour s’améliorer et tisser des liens avec des partenaires potentiels. Mes observations.

1- Conférences inégales, mais souvent intéressantes. Je pensais m’ennuyer ferme lors des conférences. Ç’a parfois été le cas (une seule m’a vraiment ennuyée en fait, mais c’est ma faute : j’aurais dû prendre le temps de mieux lire le résumé avant). De manière générale, j’ai plutôt été ravie par ce que j’ai entendu et j’ai appris quelques trucs. La prochaine fois (si prochaine fois il y a), je laisserai  mes préjugés de côté j’étudierai mieux le contenu de chacune des conférences avant d’arrêter mes choix.

Conférence de Jodi Ettenberg et Annemarie Dooling

Conférence de Jodi Ettenberg et Annemarie Dooling

2- La blogosphère voyage francophone est une nanogoutte dans l’océan. Il y a bien sûr les Asiatiques, qui l’emportent par la force du nombre (même si très peu représentés à TBEX). Les anglos restent cependant les rois. Nous pouvons les lire, mais pas l’inverse. On a beau être ambitieux : linguistiquement parlant, on ne fera jamais le poids. Je persiste à vouloir bloguer seulement en français parce que mon identité est en grande partie définie par ma langue maternelle. Parce que ma voix serait forcément distortionnée par mes lacunes en anglais. Et parce que j’aime passionnément le français. Toutefois, je dois admettre qu’une partie de moi est frustrée de ne pas pouvoir rejoindre plus de gens. On est ambitieux ou on ne l’est pas.

3- Certains blogueurs auraient besoin d’un agent. Moi la première. Je l’ai souvent lancé à la blague, mais de l’entendre pendant le keynote de clôture de l’événement m’a fait sentir un peu moins seule. Si je me fie au sondage à main levée, la moitié des blogueurs voyages ont d’abord le sens des affaires, l’autre moitié a surtout un penchant artistique. Je peux écrire, faire de la vidéo, avoir plus de 12 000 abonnés sur Twitter et bien me classer dans les palmarès de blogues voyage franco, mais je ne suis pas foutue de me trouver un hébergeur ni de lier correctement Taxibrousse.ca à mon blogue WordPress. Je ne sais pas à quelle porte frapper pour faire faire un logo ni quoi répondre à tous ces gens qui me contactent pour différents partenariats.  Un «média kit»? Je parle mieux chinois que je parle «chiffres»… Et bien sûr, je n’ai pas un rond à investir puisque mon blogue ne me rapporte (presque) rien d’un point de vu financier. Devrais-je chercher de l’aide ou me résigner?

4- Il y a vraiment une obsession des blogueurs d’être repéré par des marques. Ça m’a franchement laissée perplexe. J’ai très tôt compris que mon blogue était ma meilleure carte de visite, mais ça ne m’a jamais traversé l’esprit de faire de Taxi-brousse mon gagne-pain principal. Peut-être parce qu’une part de plaisir s’envole systématiquemenet dès que quelque chose devient «obligatoire»? Ou que j’ai encore un malaise à ce qu’une certaine forme de marketing s’immisce dans «ma bulle»?… Par contre, j’admets avoir aimé ce que j’ai entendu à la conférence d’Expedia, où tous les blogueurs qui ont travaillé avec la marque ont affirmé avoir gardé 100% le contrôle de leur contenu (j’y reviendrai).

5- Il y a certain «star system» dans le monde des blogueurs.  Je n’avais jamais pris conscience de l’ampleur du phénomène avant de voir des gens se mettre en ligne à la fin des conférences pour se faire photographier avec leurs modèles ou de voir des copains dont la notoriété n’a cessé d’augmenter ces dernières années se faire maintenant traiter comme des VIP. Particulièrement fascinant pour quelqu’un comme moi qui ne reconnaît jamais personne et qui est plutôt infidèle dans ses lectures. (Remarquez, je fais la même chose qu’eux quand je croise Dany Laferrière. Mais c’est une autre histoire.)

6- Dans le même ordre d’idées, je n’aurais jamais pensé un jour voir des blogueurs se PRENDRE pour des stars. Il n’y a pas si longtemps encore, tenir un blogue était perçu comme une activité cute ou une simple démonstration narcissique. J’irais même plus loin : il y a une quinzaine d’années, la Toile entière était perçue comme une activité cute (et bien sûr très geek). Un truc marginal jugé plutôt inintéressant par les grosses compagnies de relations publiques et les agents d’artistes. En 1996, je peinais à décrocher des entrevues avec des personnalités alors que je bossais pour le premier portail québécois, même s’il était piloté par Vidéotron (pour les lecteurs étrangers, Vidéotron appartient à l’empire Québécor). Aujourd’hui, un Klout élevé semble l’équivalent d’une étoile sur Hollywood boulevard. La différence? La gloire peut être bien éphémère… Certains ne semblent pas s’en rendre compte. Heureusement, ils restent minoritaires.

7- Je suis flabergastée par le talent de certains à se «marketer». Des blogueurs semblent arriver à ouvrir des portes qui restent fermées devant moi même si j’ai trois fois plus d’abonnés qu’eux sur Twitter et beaucoup plus de pages vues chaque mois. Question de marché? De langue? Devrais-je le prendre perso? Chose certaine, j’ai des choses à apprendre d’eux.

Toronto by night. Vue depuis les Îles.

Toronto by night. Vue depuis les Îles.

8- Le speed dating : des plus et des moins. Pour ceux qui ne connaissent pas la formule, blogueurs et compagnies (tant des offices de tourisme que des marques d’accessoires de voyage) envoient des demandes de rendez-vous avant l’événement. Sur place, nous avons huit minutes pour nous faire la cour. J’avais déjà expérimenté ce type de rencontres à GoMedia. Si, samedi, tout s’est plutôt bien déroulé, dimanche, c’était le chaos total. Les participants étaient invités à aller voir directement les relationnistes dans le cadre de «l’open market», alors que d’autres (comme moi) avaient pris soin de planifier des rendez-vous. Très frustrant de devoir attendre en ligne alors qu’on devrait déjà avoir conclu la rencontre. Je me demande qui manque le plus de respect dans ce genre de situation: le blogueur qui ne réalise pas qu’il a piqué la place de quelqu’un ou le relationniste qui vous a déjà repéré mais ne met pas fin à l’entretien improvisé? Hum. Chose certaine, c’était une très mauvaise idée de la part de TBEX de mélanger les deux formules. Soit tout le monde prend un numéro, soit on se jette tous dans la jungle.

9- Il faut en prendre et en laisser dans ce genre d’événement. Je pense quand même ne pas partir de zéro quand il s’agit de réseaux sociaux et de blogue. Je ne suis pas d’accord avec tout ce que j’ai entendu pendant les conférences. Personne ne détient la science infuse. Je persiste à croire que ce qui est bon pour l’un ne l’est pas forcément pour l’autre. Il y a aussi l’aspect culturel qui n’a jamais été abordé de front, mais qui reste déterminant à plusieurs égards. Bref, restons fidèles à nous-mêmes et ne mettons pas notre instinct de côté pour embrasser les idées de quelqu’un d’autre.

Avec Paule Bergeron (Québec region), Marie-Eve Vallières (A Montrealer Abroad) et Marie-Ève Blanchard (alias Mawoui - Como la espuna).

Avec Paule Bergeron (@Quebecregion), Marie-Eve Vallières (@AMontrealer) et Marie-Ève Blanchard (alias Mawoui).

Avec Adeline (alias Voyages etc) et Sarah (@SaraTourDuMonde), deux blogueuses françaises avec qui j'ai eu énormément de plaisir.

Avec Adeline (@Voyages etc) et Sarah (@SaraTourDuMonde), à la soirée d’ouverture

 10- Les soirées maintenant. Je lance parfois à la blague que sans mon esprit festif, je n’aurais jamais travaillé. C’est souvent dans les cadres informels, sans s’en rendre compte, qu’on développe les relations les plus durables (je parle seulement de l’aspect professionnel, là, hein!;-). Les partys de TBEX? Très cool les deux-trois premières heures. Mais chaque fois, une impression de coït interrompu. Alors qu’on s’approchait du Nirvana, on nous faisait clairement comprendre qu’il était temps de partir (genre : flasher les lumières ou tout ranger précipitamment). Tant qu’à casser l’ambiance, mieux vaut peut-être opter pour des lieux moins glamour et laisser les gens s’amuser plus longtemps, quitte à leur indiquer à partir de quelle heure les boissons sont à leur frais. Les pousser dehors? Rude, dude!

Avec Sarah Dalawibi (@SaraTourDuMonde). Photo d'Adéline Gressin (@Voyagesetc)

Avec Sarah Dawalibi (@SaraTourDuMonde). Photo d’Adéline Gressin (@Voyagesetc).

Le 97$ investi (prix d’un billet quelques semaines avant l’événement) en valait-il la peine? Oui. D’abord pour les rencontres. C’est une merveilleuse manière d’élargir son réseau. Les conférences s’adressent à différentes catégories de blogueurs et sont suffisamment variées pour qu’on y trouve notre compte. Je ne crois pas que le speed dating révolutionnera ma carrière, mais c’est aussi parce que j’ai l’occasion de tisser des liens lors d’autres événements.

J’avais pas mal d’a priori, je l’avoue. Même si je n’adhère pas à tout ce que j’ai entendu pendant ces deux journées intenses, j’ai eu suffisament de plaisir pour songer à aller au prochain TBEX, qui aura lieu à Dublin en octobre.

D’un point de vue perso, je reviens avec plus de questions que de réponses. J’ai l’impression que le monde du blogue s’approche davantage du marketing que du journalisme (ou de la littérature). Je ne suis pas certaine d’être tout à fait à l’aise avec cet aspect. Je reste par ailleurs consciente des limites du marché dans lequel je me trouve. Et du fait que je suis d’abord journaliste et auteure.

Que veux-je vraiment faire avec Taxi-brousse en gardant tous ces éléments en tête? Je poursuis mes réflexions.

Avec Guy "Billy Ray" Thériault de Parcs Canada (Merci pour la photo Marie-Ève!)

Avec Guy « Billy Ray » Thériault de Parcs Canada (Merci pour la photo Marie-Ève!)

À lire également: mon billet sur l’aventure «Journey to TBEX», qui a permis à 28 blogueurs internationaux de découvrir le pays avant de se rendre à Toronto (sur EnTransit.ca), 10 tips for working with travel bloggers and destinations (excellent résumé de Frederic Gonzalo), Les outils de mesure d’influence, ça vaut quoi? et 5 plaisirs solitaires à l’hôtel (rédigé pendant mon séjour mais plus ou moins en lien avec TBEX!).

Aussi: Fille de mots, un billet rédigé en 2010 dans lequel je partage mes réflexions à propos de l’aspect «business» du blogging (j’ai encore plusieurs de ces questions aujourd’hui).

Pour mieux comprendre ce qu’est TBEX: un article du journal Metro (Ottawa).

Merci à Air Canada, qui m’a permis de me rendre plus rapidement à destination, et aux hôtels Gladstone, Pantages et Cosmopolitan, qui m’ont hébergée.

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Mes applications photo préférées

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Sur la route, près de Montréal. De mémoire, j’ai utilisé les applications Dynamic Light, Camera Awesome et PhotoToaster.

Je sais, j’avais promis il y a longtemps. Genre, vraiment longtemps. Le type de «longtemps» qui se compte en mois, voire en années. Mais il y a toujours des mais. Alors ce soir, je les fous tous à la poubelle avec les «bientôt» et vous dresse enfin la liste des applications photo avec lesquelles je préfère m’amuser.

D’abord, sachez que mon application favorite d’aujourd’hui est probablement la «j’en-peux-plus» de demain. La preuve: Hipstamatic, que j’ai surutilisé en 2011 (d’abord avec mon iPod Touch, puis avec mon iPhone). Il m’arrive d’avoir encore quelques rechutes, mais elles ne durent jamais très longtemps.

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Hipstamatic

Aussi, je teste beaucoup moins d’apps en ce moment parce que mon iPhone 4 est à l’article de la mort. Surmené, le pauvre. À force de brûler la chandelle par les deux bouts, il connaît des épisodes psychotiques de plus en plus fréquents, souffre d’obésité morbide et doit être réanimé au moins une fois par semaine. Bref, pas le moment de le gaver.

J’utilise Instagram depuis le début de 2011 (2010? Je ne sais plus!). À l’époque, je crachais carrément sur l’app, que je n’hésitais pas à qualifier de «secondaire». Le temps (et Facebook!) m’a donné tort. Comme plusieurs utilisateurs, je me suis mise à en faire mon application de partage de photos de prédilection. Par contre, je ne retire pas ce que j’ai dit à l’époque à propos de ses limites. Instagram reste géniale pour son aspect social, mais permet peu de manoeuvre côté créativité. C’est pourquoi j’utilise généralement de deux à quatre autres applications (en moyenne) avant de les publier sur Instagram. Lesquelles? J’y arrive… Sachez toutefois qu’il m’arrive aussi souvent de ne pas utiliser de filtre (je le précise généralement en ajoutant le mot-clic #nofilter), surtout en voyage ou quand je photographie de la nourriture.

Pourquoi utiliser des filtres quand la réalité est déjà exceptionnelle?...

Pourquoi utiliser des filtres quand la réalité est déjà exceptionnelle?…

Je ne vous donnerai pas mes «recettes» ici, seulement les ingrédients. Pour les quantité et la «cuisson», à vous de tester! J’utilise les clichés de mon week-end dans Charlevoix comme exemples. À noter que certaines apps sont gratuites et d’autres, payantes.

Depuis deux ans, celles que j’ai le plus utilisées sont probablement Dynamic Light et Pixlromatic (merci Loounie – c’était bien toi qui m’en avait parlé, non?). Je me suis aussi pas mal amusée avec ColorSplash, Camera +, Actioncam et IncrediBooth (mais pas pour publier sur Instagram ensuite, puisque c’est un genre de photomaton mobile). Au cours des derniers mois, PhotoToaster et Camera Awesome (merci Keith!) se sont ajoutées à mes préférées. Et j’en oublie certainement quelques-unes…

Comment récupérer une photo prise dans un brouillard épais? Lui donner un effet «peinture à l'huile».

Comment récupérer une photo prise dans un brouillard épais? Lui donner un effet «peinture à l’huile».

De mémoire, j'ai utilisé trois applications avant de publier cette photo sur Instagram.

De mémoire, j’ai utilisé trois applications avant de publier cette photo sur Instagram.

Ici aussi, au moins 3 apps.

Ici aussi, au moins 3 apps.

Certaines apps me servent pour des besoins précis (notez que plein d’autres permettent de faire la même chose, c’est simplement une question d’habitude):

• Pour redresser des photos qui me paraissent trop inclinées: ProCamera.

• Pour faire des montages avec plusieurs photos: Diptic.

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• Pour le HDR: Dynamic Light.

• Pour publier des photos horizontales plutôt que carrés (les nouvelles versions d’Instagram ne permettent plus de le faire directement dans l’app comme avant): PhotoToaster.

• Pour donner du teint (et gommer quelques défauts): Caméra Awesome ou seulement Instagram (le filtre Earlybird fait parfois des miracles).

• Pour de jolis cadres: Photoshop Express, PhotoToaster, Pixlromatic ou autres.

• Pour des photos panoramiques: Photosynth.

• Pour «twister» des images: Tiny Planet.

Pont Pierre-Laporte avec TinyPlanet

Pont Pierre-Laporte avec TinyPlanet

C’est vraiment parce que j’avais promis, hein. Parce qu’il n’y a rien comme faire des tests soi-même pour trouver nos formules gagnantes. Après un moment, nous réutilisons souvent les mêmes recettes, en les «assaisonnant» parfois un peu différemment.  Nul doute que quand j’aurai un nouveau iPhone (et un peu plus de temps!), je ferai d’autres tests. Et mitonnerai de nouvelles recettes qui relégueront celles-ci au rang de vulgaire «pâté chinois».

Vous, quelles sont vos favorites et pourquoi?

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MÀJ 24 juillet 2013: J’ai un iPhone 5 depuis juin dernier. J’ai testé d’autres applications depuis, mais j’ai encore un faible pour plusieurs de celles présentées dans ce billet. L’une de mes nouvelles favorites? Snapseed! J’aime aussi Over, pour ajouter du texte aux photos.

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5 questions… à moi-même

b5cae46ca12ff108ebc4be96095d2e65Je collabore de temps à autres avec l’équipe des microguides UNIQUE (URBANIA/Toxa), que je trouve fichtrement bien faits (je ne suis pas la seule: z’avez vu? Ils étaient finalistes aux Webby Awards aux côtés de TripAdvisor, Kayak et Hipmunk! Pas mal, hein?).

En plus de la page Facebook et du fil Twitter, voilà qu’un blogue grâce auquel il sera notamment possible de découvrir les coups de coeur de blogueurs spécialisés dans différents domaines vient d’être lancé. Devinez à qui ils ont demandé de briser la glace? Oui, bibi.

Voici la version courte, publiée sur Facebook il y a quelques jours (je devais me limiter à UNE réponse… pas facile!):

1- UNE DESTINATION : La Thaïlande. Je ne crois pas que je pourrai m’en lasser un jour.

2- UN CAFÉ : Café Tortoni, sur l’Avenida de Mayo, à Buenos Aires. Un lieu chargé d’histoire. On a l’impression que Jorge Luis Borges ou Carlos Gardel pourraient en franchir le seuil à tout moment…

3- UN RESTO : Nahm, à Bangkok. J’en rêve encore!

4- UN BAR : Perching bar, en Champagne, une version «classe» de la cabane dans les arbres dont je rêvais, enfant.

5- UNE EXPÉRIENCE : Survoler la Cappadoce, en Turquie, en montgolfière. À faire une fois dans sa vie.

Pour la version longue, par ici

P.S.: Très contente que Nahm se retrouve encore une fois sur la liste des meilleurs restaurants du monde!

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Les outils pour mesurer l’influence, ça vaut quoi?

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La première fois qu’on m’a demandé «mon Klout», un outil destiné à mesurer l’influence sur les réseaux sociaux, c’était pour m’inviter à prendre part à un voyage en train vers Halifax avec Via Rail. Comment cette note sur 100 m’avait-elle été attribuée? Par des calculs qui m’échappent encore, suite à la cueillette d’informations en ligne à mon sujet, comme le nombre d’abonnés à mon compte Twitter.

Par défaut, si vous avez créé un profil Twitter, vous pouvez déjà voir votre résultat Klout (à moins que votre compte soit privé). Ce fait a d’ailleurs été critiqué maintes fois par des internautes et des journalistes. Pour avoir un meilleur contrôle, vous pouvez décider d’ajouter les réseaux sociaux sur lesquels vous êtes actifs (Foursquare, Instagram, WordPress, Facebook, Google +, alouette!).

En clair, quand un relationniste vous demande «votre Klout», il veut savoir si vous êtes suffisamment populaire pour avoir un impact auprès de votre communauté. La plupart du temps, les pros iront toutefois vérifier eux-mêmes puisque l’information est publique (à moins, encore une fois, que vos informations soient privées). Les agences de relations publiques les utilisent pour avoir une idée de la popularité des journalistes, blogueurs ou autres «influenceurs» qu’ils devraient solliciter dans un domaine précis, mais de plus en plus d’employeurs et de chasseurs de tête les consultent également (du moins, pour des emplois liés de près ou de loin aux réseaux sociaux).

«Klout a été revampé l’an dernier pour inclure plus de 400 plateformes, dont Wikipedia, dans l’analyse de son score, explique Frédéric Gonzalo, conférencier, blogueur, consultant et vulgarisateur marketing et spécialiste en e-tourisme. Ça ne faisait pas de sens que Justin Biebier ait plus d’influence que Barack Obama, ce qui a été corrigé, thank God! »

D’autres outils ont des missions similaires comme PeerIndex (que je déteste – il ne prend pas en considération certains des réseaux comme Instagram et Foursquare, ce qui fait baisser ma note!) et Kred (que je ne connaissais pas avant que Frédéric Gonzalo le mentionne).

Pour vous donner une idée concrète à quel point chacun fonctionne sur des bases différentes, j’ai comparé les comptes de quatre blogueurs anglophones considérés comme influents dans le domaine du voyage: Velvet escape, Johnny Jet (qui fait aussi de la télévision), Traveldudes (communauté de voyageurs) et Nomadic Matt. Tous les résultats sont en date d’aujourd’hui. Vous remarquerez que les deux premiers donnent une note sur 100, et le dernier, sur 1000.

Classement selon Klout:

1- Johnny Jet: 79

2-Nomadic Matt: 74

3- Velvet escape: 72

4-Traveldudes: 71

Classement selon PeerIndex:

1-Traveldudes: 82

2- Velvet escape: 78

3- Johnny Jet: 66

4- Nomadic Matt: 59

Classement selon Kred:

1- Traveldudes: 953/1000 (niveau 10 de 12)

2- Velvet escape: 888/1000 (niveau 9 de 12)

3-Nomadic Matt: 881/1000 (niveau 8 de 12)

4- Johnny Jet: 851/1000 (niveau 7 de 12)

On parie que Johnny Jet préfère Klout lui aussi? ;-)

Si j’avais fait cette liste la semaine dernière, les résultats auraient pu être complètement différents puisqu’ils reflètent la popularité au quotidien. Cela signifie que si vous partez en vacances au fond des bois pendant trois semaines et qu’un employeur potentiel consulte votre profil à ce moment, votre c.v. pourrait se retrouver en-dessous de la pile (si ledit employeur manque de jugement, bien sûr, et se base sur ces seules données). Au fil des semaines, j’ai vu mon propre score Klout jouer au yoyo entre 67 et 69 sans que je comprenne pourquoi (je n’avais rien changé à mes habitudes!), avant de le voir se stabiliser à 70.

La grande question maintenant: peut-on vraiment se fier à ces mesureurs d’influence? Sont-ils utilisés correctement par l’industrie? «Je pense que ces outils évacuent tout à fait la notion « d’autorité » dans un domaine, croit Nadia Seraiocco, stratège RP numériques et blogueuse pour Triplex, qui dit préférer Klout à PeerIndex et Kred. Quelqu’un qui jase beaucoup, utilise les bons mot-clics et suit 5000 personnes pour être suivi en retour par 3500 va scorer assez fort. Mais cela n’indique en rien que la qualité des contenus est au rendez-vous. Le Klout ou le PeerIndex d’un journaliste m’indique qu’il sait comment utiliser les médias sociaux. Si son Klout est ordinaire (c’est-à-dire s’il n’accote pas celui des vedettes des médias sociaux), mais qu’il publie dans La Presse et est vu ou entendu dans un média électronique, cela m’indique la réelle portée dudit journaliste. (…) Quand tu regardes une liste d’influenceurs, il faut aussi aller voir ce qu’ils ont fait, quelle est leur réelle expertise et, ensuite, très souvent tu retiens quelques noms, mais pas nécessairement les tops.»

Selon Frédéric Gonzalo, le score Klout ou Kred permet «de mesurer rapidement la « valeur » d’un journaliste ou blogueur». «Si une compagnie pense inviter trois ou quatre blogueurs influents en tourisme, en cinéma québécois ou culture jeunesse, ce genre d’outil permet un filtre rapide pour découvrir des influenceurs dans ces sphères. Ça ne devrait pas empêcher, toutefois, le boulot de validation qui doit ultimement être fait par le ou la relationniste.»

Tant d’éléments influencent les résultats! Frédéric Gonzalo a par exemple constaté que bloguer dans les deux langues a un impact sur sa note. «En anglais, je suis repiqué sur Social Media Today, Business 2 Community, ehotelier.com et Hootsuite, entre autres. Klout, Kred et ces outils prennent cette information en considération, même si elle n’est pas disponible en soi en fouillant sur mon blogue. Donc, audience franco ou anglo? Portée virtuelle ou réelle? Il y a plusieurs facteurs à considérer, Et ces outils ne demeurent que ça: des outils. Il ne faudrait pas en faire une religion…»

Bruno Guglielminetti, directeur de la Communication numérique au Cabinet de relations publiques NATIONAL, abonde dans le même sens. «Klout a réussi à se tailler une place enviable dans les outils de mesure d’influence, même s’il est imparfait, observe-t-il. Pour ma part, il est maintenant l’un des critères, mais pas le seul. Il aide à repérer les gens et à voir leur « influence » relative dans leur domaine, leur environnement. Mais rien ne remplace l’évaluation plus poussée des contenus, leur pertinence et l’écosystème autour de l’influenceur…»

Chose certaine, difficile aujourd’hui pour un blogueur d’ignorer ces outils.

Pour plus d’infos:

Klout, un outil pour mesurer l’influence, Nadia Seraiocco, Triplex, 26 septembre 2012

Mesurer son influence sur les réseaux: se vendre ou être acheté?, Nadia Seraiocco, Triplex, 8 mars 2013

Êtes-vous influents?, Frédéric Gonzalo, 2 mai 2012

Montréal, la région touristique la plus influente au Québec, Valeria Landivar, Métro, 21 décembre 2012

Ego à fleur de peau, évitez Klout, Nelson Dumais, juin 2012

Le score Klout, un nouveau critère d’embauche?, Sandra Bellefoy, Syncro blogue, 24 août 2012

Klout Vs. Kred: Which, if any, is better for your business?, Scott Levy, Forbes, 4 mars 2013

MÀJ 18 mars: Il semblerait que le sujet ait soulevé les passions à SXSW, comme en témoigne cet article de Marketing (merci à Sophie C. Laplante pour l’info).

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Taxi-brousse numéro un

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Je ne connaissais pas ebuzzing, mais je ne vous dis pas à quel point voir Taxi-brousse en première place de ce palmarès m’a fait plaisir! D’autant plus qu’il n’est pas basé sur le nombre de visiteurs, mais plutôt sur le nombre et la «valeur» des liens qui pointent vers les blogues de la liste.

Je vous invite à aller visiter les autres, car plusieurs perles s’y trouvent!

P.S.: Merci! Merci! Merci!

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La Martinique à Montréal

En plein boulot chez Saveur Soleil. (Merci à Isabelle Marjorie Tremblay pour la photo.)

Parmi les projets qui me tiennent pas mal occupée ces temps-ci, il y a Rencontrez la Martinique. Ma mission: alimenter le blogue et les réseaux sociaux à l’aide de vidéos, de photos et de textes.

Le premier volet abordé: la gastronomie.  Voici trois quelques topos qui vous donneront un aperçu de mon boulot.

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Sur les rails

Photo: Jean-François Frenette (@dezjeff sur Instagram et Twitter)

Il y a quelques mois, je suis tombée par hasard sur le tweet d’une certaine Vivian, qui tient un blogue sur les trains. Curieuse (Quoi? Un blogue canadien sur les trains que je ne connais pas, moi qui suis folle de ce moyen de transport?), j’ai voulu en savoir plus.

Quelques clics plus tard, je découvre que la Vivian en question est un personnage créé par Via Rail. Voilà pourquoi elle m’apparaissait si lisse! Mais pour quelles raisons avoir recours à un personnage en 2012, alors que tant de blogueurs extra déjà établis pourraient atteindre beaucoup mieux la cible? Qui a envie de discuter avec un auteur fictif alors que ce qui fait la force des blogues est, justement, leur personnalité (y compris leurs imperfections)? Perplexe, j’ai contacté l’équipe du marketing de Via Rail. Lire la suite