Taxi-brousse

Pérégrinations immobiles

Longueuil calling 4, juin, 2008

Classé dans : Asie, Montréal, Réflexions, Taïwan 2008 — Marie-Julie Gagnon @ 11:23

En quittant Taipei, ce matin

 

De retour «à la maison» (mais est-ce bien ici «chez moi»? Éternelle question…), la tête pleine d’images, d’odeurs et de scènes de la vie quotidienne taïwanaise que je me repasserai en boucle pendant encore quelques jours. J’ai tant de photos, de vidéos et d’impressions que j’aimerais partager ici, mais si peu de temps pour tout faire! Car évidemment, qui dit retour, dit rush de boulot… et de lessive!

 

Je me promets cependant de petites parenthèses pour vous parler des restaurants thématiques, de mon quartier favori, à Taipei, de ma visite à l’école où j’ai enseigné pendant une dizaine de mois et de toutes ces petites choses qui font de Taïwan… Taïwan.

 

Par contre, pas de montages vidéo pour l’instant puisque iMovie plante sans arrêt, m’empêchant de terminer le petit topo réalisé à Kenting sur lequel je planche depuis quelques jours (je ne suis toujours pas parvenue à trouver comment couper mes séquences, mais j’allais réussir à mettre de la musique au moment où mon logiciel a cessé de coopérer. Argh!).

 

Disons en quelques mots que ce voyage m’a fait un bien immense. D’abord, pour son côté «pèlerinage dans une ancienne vie», mais aussi pour ce sentiment de liberté absolu que je ne ressens que sur la route. Bourlinguer en famille demande une plus grande logistique, certes, mais quel bonheur de voir ma fille s’extasier devant la mer, savourer des dumplings en disants «hum!» à chaque bouchée et s’amuser avec des enfants taïwanais, même s’ils ne parlaient pas la même langue! Et ne serait-ce que pour voir Chéri s’emballer devant les étals de fruits de mer au marché de nuit de Keelung, lui qui est de nature si réservée (même quand je reste bien tranquille, j’ai l’air d’une hystérique finie à côté de lui, alors c’est vous dire… À moins que ce ne soit plutôt parce que je suis hystérique, point? Hum. Matière à réflexion.), les 18 heures de vols (je ne compte pas les escales) auront valu le coup.

 

Bref, on s’est tricotés de bien beaux souvenirs pour nous garder au chaud lors des moments plus tough

 

En arrivant à Montréal…

 

Montréal virtuel 16, mai, 2008

Classé dans : Canada, Montréal, Nomade sédentaire — Marie-Julie Gagnon @ 5:30

 

Tout à fait d’accord avec Tristan Péloquin: le nouveau site de Tourisme Montréal vaut vraiment le détour!

 

Vous venez quand? ;-)

 

Scène de la vie montréalaise 14, mai, 2008

Classé dans : Montréal, Une image vaut mille mots — Marie-Julie Gagnon @ 1:31

Quelque part près du métro Guy-Concordia…

 

 

 

Où est MJ ? 12, mai, 2008

Classé dans : Montréal, N'importe quoi — Marie-Julie Gagnon @ 11:53
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Un grand rôle de composition (voir capsule vidéo « Côté soleil »)… Bienvenue sur le Plateau de La Moche. Amenez-en des Oscars ! lol

 

P.S. : Pour ceux qui ne me connaissent pas, ce n’est pas moi sur la photo (thanks God !), mais bien Alain Simard, le créateur de La Moche.

 

 

Montréal en taxi 10, mai, 2008

Classé dans : Canada, Montréal, Trouvailles, Vidéo — Marie-Julie Gagnon @ 1:26
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Pour mettre un visage sur le nom de Pierre-Léon Lalonde, l’auteur de l’un des blogues les plus populaires de la Toile québécoise, Un taxi la nuit, mais surtout le suivre dans son Montréal, rendez-vous sur Metropolis

 

Cours, Marie, cours 9, mai, 2008

Classé dans : Canada, Montréal, Trouvailles — Marie-Julie Gagnon @ 9:21
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J’assiste au mariage d’un ami, dans une lointaine banlieue montréalaise (sous-entendre : pas de métro dans les parages). Je vis à ce moment sur le Plateau Mont-Royal et j’assume pleinement tous les clichés associés à ma « condition ».

 

Vieille Connaissance (regard horrifiée, nez en l’air, ton semi-hystérique genre « On vit vraiment sur la même planète ? ») : Quoi ?!! Tu ne possèdes pas de voi-tu-re ? 

Moi : Ben non.

Vieille Connaissance (regard mi-horrifié, mi-compatissant) : Comment vas-tu rentrer chez toi ? 

Moi : Ben, en bus !

Vieille Connaissance (de plus en plus horrifiée, de moins en moins compatissante) : En BUSSS ?

Moi : Ben oui. De toute façon, je sors rarement de la ville. Une voiture en ville, c’est plus chiant qu’utile.

Vieille Connaissance (franchement dégoûtée à ce stade de connaître quelqu’un qui vit de façon si primitive) : …  

Moi (regard suffisant, nez en l’air, ton plein d’assurance) : De toute façon, quand je sors de l’île, c’est pour aller prendre l’avion.

 

***

 

Je le dis souvent : je ne possède pas de voiture et je n’ai pas l’intention d’en acheter une. Pour moi, le moyen de transport idéal reste la marche. Ma condition de bipède me convient tout à fait. Cela dit, je n’ai rien de la militante écolo extrême. Ni de la contemplatrice qui s’arrête tous les deux pas.  En réalité, ils sont plutôt rapides, mes pas. La lenteur, très peu pour moi (sauf peut-être quand je franchis le seuil d’une boutique, mais c’est une autre histoire) ! Je prends plaisir à slalomer entre les buildings, à emprunter des raccourcis et des chemins inaccessibles aux véhiculés de ce monde. Je modifie mes trajets au gré de mes impulsions, faisant fi des one way et des autres irritants propres aux automobilistes. Bien sûr, je deviens dépendante de mon entourage quand j’ai des envies de razzias chez IKEA ou Custco (merci soeurette et beauf !). Mais heureusement, elles se font rares.

 

« Tu ne quitte donc jamais de l’île de Montréal ? » me demanderez vous. Eh bien sachez, bonnes gens, que j’en suis déjà sortie. J’habite le Vieux-Longueuil depuis l’automne dernier, à une quinzaine de minutes à pied du métro. Je connais très peu ma nouvelle ville (mais mon quartier, je connais et j’aime beaucoup) puisque dès que j’en ai l’occasion, je saute dans le métro pour aller humer la douce odeur rassurante du béton. M’extasier devant la beauté de la campagne ? Bon, d’accord, une fois ou deux par an, ça va. Mais ayant vécu dans le fond d’un rang les 16 premières années de ma vie, je considère avoir emmagasiné suffisamment d’air pur et d’images de « paradis tranquille » pour les 112 prochaines décennies. De l’action, je veux de l’action ! Et pourtant, je suis la première à fantasmer sur la mer, le désert et la forêt vierge… J’ai le calme exotique, faut croire. Et puis, il y a le quotidien chez soi, et le quotidien ailleurs. Le second me donne parfois des goûts de femme enceinte, alors il peut aussi très bien réveiller la coureuse des bois qui hiberne en moi à l’année (sans compter que je n’en suis pas à un paradoxe près, mais ça aussi, c’est une autre histoire). 

 

C’est donc pour l’ensemble de ces raisons que j’ai été séduite par ce nouveau concept dont a parlé le magazine BonjourVoyage.com : la découverte de la Vieille Capitale à la course. À l’image de villes comme New York ou Beijing, Québec Jogging Tours offrira dès circuits de visites guidées dans le Vieux-Québec, la Haute et la Basse-Ville, le Champ-de-Bataille et le quartier St-Jean-Baptiste dès demain.

 

C’est ce qu’on appelle joindre l’utile (garder la forme) à l’agréable (explorer). J’adore ! 

 

P.S. : On fait la course, Vieille Connaissance ? À vos marques…

 

J’ai pris un café avec une top-modèle… 23, avril, 2008

Classé dans : Boulot, Montréal — Marie-Julie Gagnon @ 1:54

… ce matin (une première pour moi : j’ai interviewé des chanteurs, des acteurs et d’autres artistes, mais jamais de mannequin avant aujourd’hui). Près d’une heure (j’ai triché, je ne devais avoir qu’une demi-heure) à écouter Coco Rocha from Vancouver, de passage à Montréal pour une séance photos, me parler de sa vie et de son métier pour le magazine Clin d’oeil.

 

La vérité ? J’ai passé un très bon moment. Après avoir posé la liste de questions obligatoires (l’angle étant la beauté), je me suis lâchée un peu et j’ai demandé à celle qui fait partie des cinq tops de l’heure (elle est de tous les défilés des plus grands en plus d’être sous contrat avec YSL et cie pour des campagnes publicitaires) de me parler de ses autres passions. Parmi celles-ci : les voyages. Sa mère étant agent de bord, la jeune femme de 19 ans a eu la chance de parcourir le monde depuis sa plus tendre enfance.

 

Et pour le boulot ? « Les gens me demandent où j’ai préféré shooter. Je réponds “heu, dans un studio à New York”. Je ne vois pas les villes où je vais. Par contre, pendant que les touristes visitent la Tour Eiffel à Paris, moi, je peux explorer les coulisses d’un défilé de Karl Langerfield. C’est une autre façon de voir les choses. »

 

L’été dernier, pendant ses vacances (d’un mois), elle a visité la Namibie, la Zambie et le Bostwana. Au programme cet été ? L’Irlande ! « C’est un des seuls pays que je n’ai pas vu », dit-elle. Ironique puisque c’est dans un spectacle de danse irlandaise qu’un agent l’a découverte… 

 

La suite dans le numéro de septembre 2008 de Clin d’oeil

 

P.S. les filles : Oui, elle est magnifique en personne, mais elle est aussi « réelle » : elle avait quelques boutons ! ;-)

 

Nostalgie montréalaise 5, avril, 2008

Classé dans : Montréal, Nomade sédentaire, Réflexions — Marie-Julie Gagnon @ 9:15

J’ai soudain eu envie de relire La ferme des animaux. Je suis donc allée bouquiner dans mon ancien quartier.

 

Dix ans. Dix années passées dans ce 3e étage coin Berri et Mont-Royal (que j’ai sous-loué pendant ma parenthèse asiatique). Presque toute ma vingtaine, et le début de ma trentaine. Des tas d’histoires, d’éclats de rire, de larmes aussi… Dix ans d’intensité.

 

J’ai beau me plaire dans mon nouveau «chez nous» de banlieue, jamais je ne me sentirai aussi bien que dans ce quartier surévalué, surcritiqué, «surtoutte» par tout le monde, surtout par ceux qui n’y ont jamais vécu. J’en ai eu marre par moments, moi aussi. Mais jamais assez pour ne plus l’aimer. Le quitter, oui. Mais le quitter comme on choisit de mettre fin à une histoire d’amour qui a fait son temps, pas parce qu’on aime plus… On a simplement pris des chemins différents. 

 

Je me dirige chez Champigny (je fais officiellement partie du clan des «vieux», j’appelle toujours la succursale de Renaud-Bray qui se trouve au coin de Marie-Anne «Champigny», Custco, «Club Price» et Couche-Tard, «Provisoir»…). Sur Saint-Denis, un nouveau resto. Tiens, Urban Outfitters (il n’aurait pas ouvrir quelques années plus tôt celui-là?)… Même mon vieux St-Hubert est rendu class

 

Ma librairie préférée. Petit Trésor hurle comme une damnée (quand on habitait toujours le quartier, je pouvais bouquiner pendant des heures avec bébé qui ronronnait dans le Baby Björn), je ne m’y retrouve plus dans les réaménagements, je cherche comment descendre du 2e avec la poussette…

 

Le temps passe.

 

M’en vais relire un de mes livres préférés du cégep (et c’est samedi soir!).