Le Plaza Athénée fait son cinéma

La vidéo Pour ses 100 ans, le Plaza fait son cinéma! a eu le même effet sur moi que l’exposition Paris vu par Hollywood, dont je me suis délectée  l’automne dernier. Je me suis surprise à avoir le sourire aux lèvres du début à la fin. Il faut dire que l’hôtel mythique a attiré les stars tant dans des cadres fictifs que réels.

En 1913, le journal L’Excelsior écrivait:

Les Champs-Élysées et leurs proches abords auront désormais un titre de plus à la faveur de nos hôtes élégants. Le Plaza effectuera, en effet, son ouverture dimanche prochain, et l’on sait que le magnifique hôtel synthétise précisément ce qui plaît à l’élite de nos visiteurs : une situation incomparable, des appartements d’un confort tout moderne et d’un goût tout délicat. Le délicieux restaurant du Plaza sera inauguré d’ici peu, et certainement avec le même succès.

Un siècle plus tard, l’établissement de l’avenue Montaigne évoque toujours magie et raffinement. Des événements souligneront cet anniversaire tout au long de l’année.

Ai-je besoin de préciser que la princesse qui sommeille en moi (well, en réalité, elle est plutôt spectaculairement insomniaque;-) rêve d’y passer (au moins) une nuit? En attendant, je replonge dans son histoire… le sourire aux lèvres.

(Via Travelling Greener et Maryo’s Bazaar)

La Martinique à Montréal

En plein boulot chez Saveur Soleil. (Merci à Isabelle Marjorie Tremblay pour la photo.)

Parmi les projets qui me tiennent pas mal occupée ces temps-ci, il y a Rencontrez la Martinique. Ma mission: alimenter le blogue et les réseaux sociaux à l’aide de vidéos, de photos et de textes.

Le premier volet abordé: la gastronomie.  Voici trois quelques topos qui vous donneront un aperçu de mon boulot.

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Une image vaut mille mots

On m’a souvent demandé pourquoi j’avais choisi «Technomade» comme pseudo Twitter et Instagram (surtout les copains qui le prononcent à l’anglaise… ce qui change complètement le sens!).

Cette scène croquée par Kery Rabathaly alors que j’étais en plein boulot au marché Jean-Talon, hier, résume bien pourquoi. Dans mon sac rouge, il y avait aussi mon MacBook Air et mes écouteurs…

Techno + nomade = totalement moi.

P.S.: Merci Kery pour la «photo-réalité»!

Vivre Montréal

Aucun doute, l’été, Montréal est la ville la plus cool du monde. Le hic, c’est qu’année après année, je n’ai jamais l’impression d’arriver à «vivre la ville».

Cet été, pas question de travailler comme une dingue ni d’enfiler les voyages (du moins, j’essaie!;-). J’ai eu envie de profiter des festivals, des restos, du soleil et de voir ma famille et mes amis. Côté température, je dois dire que je suis comblée jusqu’à maintenant. Plus le mercure monte, plus mon moral est bon…

Mes coups de coeur de l’été 2012 à ce jour? Sans contredit le festival Osheaga, où je suis allée pour la première fois hier (quel bonheur de retrouver Garbage!) et la cuisine de rue du SOUK de Juste pour rire. J’ai honnêtement assez peu d’intérêt pour les spectacles d’humour en général, mais à cause de cet ajout, j’aurais voulu que le festival dure tout l’été.

 

Mon bémol: J’ai trouvé le concept des First Fridays sympathique, mais j’aurais préféré un cadre plus agréable que celui du parc olympique, avec plus d’arbres (et de points d’ombre!), plus de camions… et des files d’attente moins longues. Il faut dire que j’ai assisté à la troisième et dernière édition (du moins, pour cette année), qui se déroulait en même temps qu’une foule d’autres événements.

Des regrets: avoir raté tous les brunchs CarrousseL de cette «pop-up brasserie» et être allée au SOUK du festival Juste pour rire seulement deux fois.

Vous visitez Montréal pour la première fois? Après avoir testé les classiques (la poutine de La Banquise, celle au foie gras du Pied de cochon, le smoked meat de Schwartz’s…), quelques suggestions: Lire la suite

Le train

Je viens de parler de voyage avec PY Lord et Hugo Langlois sur les ondes du FM93 (Québec) et j’ai mentionné à quel point j’adore les déplacements en train, particulièrement en Europe et en Asie.

Au Québec, même si mon expérience est moins positive à cause des retards fréquents et des horaires (il n’y a que trois départs par semaine vers le Lac-St-Jean, où habitent mes parents), le train reste mon moyen de transport de prédilection (oui, même quand le trajet Montréal-Chambord dure 12h!). Avec un jeune enfant, c’est  l’idéal à cause de l’espace et de la possibilité de se délier les jambes dans les allées.

J’espère avoir bientôt un peu de temps pour monter la vidéo que je me suis amusée à tourner pendant ma traversée du Canada en train l’été dernier. En attendant, je vous invite à relire ce résumé publié sur EnTransit.ca et à jeter un coup d’oeil à ma galerie photos, histoire de revivre avec moi le trajet en images. Un voyage fabuleux au cours duquel j’ai notamment fraternisé avec des journalistes d’Angleterre et du Brésil (oui, je suis toujours en contact avec elles aujourd’hui).

Un tuyau: peu de gens le savent, mais Via Rail publie des Aubaines express sur son site Web. Quant aux passes de train pour l’Europe, il est nécessaire de se les procurer ici, avant le départ. Plus d’info sur Rail Europe.

À découvrir également: Les voyages mythiques en train, 10 choses à faire absolument au Canada, Je voulais être cette fille (à propos de Train in the brain), Trouvez MJ (vidéo de Reb Stevenson sur notre voyage en train à travers le Canada),  archives de mes billets sur le Canada sur EnTransit.ca et sur Taxi-brousse.

Mes dernières lectures

Outre Derrière la neige et Je vous écris de mon camion, j’ai dévoré plusieurs bons bouquins ces derniers temps. Mes impressions, en vrac.

Le froid modifie la trajectoire des poissons (Pierre Szalowski, HMH): Voilà un roman que j’ai dégusté le sourire aux lèvres du début à la fin (avec quelques larmes dans les yeux à certains moments). Une authentique feel good story brillamment racontée. Oui, je suis (aussi) une indécrottable sentimentale. Je ne suis pas la seule puisque le livre a été traduit dans plusieurs langues et a remporté le Grand Prix de la relève littéraire Archambault 2009. Lire la suite

D’où viennent les codes des aéroports?

Grande question existentielle ce soir, dont j’ai trouvé (en partie) la réponse sur le blogue d’enRoute, sous la plume du commandant Doug Morris:

La plupart de ces codes sont dérivés de toponymes ou de noms d’aéroports. Aux débuts de l’aviation, le National Weather Service américain utilisait deux lettres pour identifier un aéroport. De nos jours, les codes de trois lettres sont attribués par l’Association internationale du transport aérien (IATA). DEN, c’est évidemment Denver, au Colorado. L’aéroport international O’Hare de Chicago est ainsi nommé en l’honneur du capitaine de corvette Edward O’Hare, mais il est situé sur le site d’un petit aérodrome civil, Orchard Field, d’où l’indicatif ORD, qu’on a toujours conservé.

Mais alors, pourquoi les codes des aéroports canadiens débutent tous par un «Y»? Réponse de notre commandant:

Les aéroports canadiens dotés d’un service météorologique ont  reçu l’initiale Y. Les codes YVR pour Vancouver ou YWG pour Winnipeg sont limpides, mais l’Aéroport international Pearson de Toronto, le plus achalandé du Canada, a hérité du curieux YYZ. Certaines agences de voyage désignent Toronto par YTO, mais il s’agit en fait d’un code urbain qui englobe non seulement YYZ, mais aussi YKZ (aéroport municipal de Buttonville) et YTZ (aéroport du centre-ville de Toronto). On emploie aussi parfois un Z, comme dans ZBF, pour Bathurst, au Nouveau-Brunswick.

Mais encore? Un article publié en 1994 dans le magazine de l’Air Line Pilots Association, Air Line Pilot, m’éclaire: Lire la suite

Mes copains gourmands

Je n’ai jamais voulu vivre en banlieue. Pendant plus d’une décennie, j’ai été une «plateaupithèque» heureuse et assumée. Au point qu’après six mois à habiter dans un troisième étage avec notre bébé coin Berri et Marie-Anne, nous sommes déménagés quelques rues plus loin Chéri et moi, dans un rez-de-chaussée de la rue des Érables, exaspérés par les montées et descentes de poussette.

Ce qui m’a amenée à réviser ma position? Les voisins fous de ce même rez-de-chaussée de la rue des Érables. De vrais de vrais cinglés, qui nous cassaient les oreilles du matin… au matin. C’est simple: je n’ai pas dormi pendant les cinq mois où nous avons pataugé* dans ce cauchemar. Alors un beau jour, je me suis levée et j’ai dit à mon homme, qui rêvait de traverser le pont depuis longtemps: «Oui, je le veux».

Tant qu’à déménager à nouveau, achetons. Investir sur l’île? Hors de nos moyens. Sans compter que je n’avais aucune envie de vivre dans un chantier pendant des mois. Condo ou maison clé en main ce serait. J’étais même prête à m’expatrier à Laval, c’est tout dire! Le critère numéro un: l’insonorisation. Oui, j’étais complètement à bout de nerfs (et j’ai toujours rêvé de jouer du drum).

Ce qui nous a fait pencher pour le Vieux-Longueuil? D’abord, la proximité du métro et des commerces. Il m’a toujours paru inconcevable de passer ma vie à dépendre d’une voiture. J’ai psychologiquement besoin de savoir que tout est à distance de marche. À peine installés (et encore, nous n’avons toujours pas décoré), j’ai malgré tout eu besoin de mettre une date d’expiration à notre exil. Deux ans, pas plus. Après, retour en ville ou nouvelle aventure à l’étranger.

Alors pourquoi sommes-nous toujours dans les parages, trois ans et demi plus tard? Pour plusieurs raisons: la sagesse (!), les choix de vie pas forcément bons pour le porte-monnaie, les voisins sympa, les amis de notre fille, la garderie, la distance (nous restons plus proche du Plateau que si nous étions déménagé à Ahunstic!), la paresse…

Éric Courchesne et Jean-François Hogue y sont aussi pour beaucoup. Leur restaurant, Les Copains gourmands, fait le meilleur fondant au chocolat DU MONDE!!! :-)

J’aimerais vous dire que j’ai goûté tous les plats qui sont sur la carte de ce bistro qui me réconcilie régulièrement avec ma vie de banlieusarde, mais c’est faux: j’y vais la plupart du temps avec une idée précise en tête. Tartare de saumon, Bout de côte de bœuf braisé (3hrs), Duo de pétoncles et crevettes, Mignon de boeuf au fromage québécois fondant… Leur boudin noir est, paraît-il, divin. Je ne l’ai jamais commandé, cependant, n’étant pas particulièrement friande de boyaux remplis de sang. Ah! Ai-je mentionné les soupes et la carte des vins?

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If…

Je viens de regarder l’hommage à Gainsbourg, présenté plus tôt aujourd’hui aux Victoires de la musique 2011. Je me suis rappelée à quel point j’ai aimé écouter Bernard Lavilliers à une certaine époque de ma vie (entre deux albums grunges… lol). J’étais bien sûr fascinée par son parcours de voyageur, mais aussi par sa voix.

Ces deux titres de l’album If me touchaient particulièrement (j’ai mis les clips pour le son, pas pour les images;-). Le premier est un poème de Rudyard Kipling traduit par Paul Eluard. Dans le cas du second, je me contente toutefois des vers de Blaise Cendrars (Tu es plus belle que le ciel et la mer), au début, et vous conseille fortement de faire de même sous peine de vous rappeler pourquoi les années 1980 ne vous manquent pas… ;-)

Je n’ai absolument pas suivi sa carrière depuis quinze ans. Devrais-je découvrir ses albums plus récents?