Taxi-brousse

Pérégrinations immobiles

Dimanche à Bamako 18, mai, 2008

Classé dans : Afrique, Nomade sédentaire, Vidéo — Marie-Julie Gagnon @ 1:14

À quelques jours de mon départ pour Taipei, j’ai rêvé que j’étais à Bamako… Comme je suis débordée, pas de texte aujourd’hui, mais le clip de cette chanson que j’adore. En prime: « Senegal Fast Food » (interprétée par Manu Chao, dont je reste une inconditionnelle - quel homme ! - depuis « Pas assez de toi », à mon avis la meilleure chanson de rupture ever, que j’ai bien dû écouter 1000 fois au début de ma vingtaine ! lol). Bon dimanche !

 

 

 

Montréal virtuel 16, mai, 2008

Classé dans : Canada, Montréal, Nomade sédentaire — Marie-Julie Gagnon @ 5:30

 

Tout à fait d’accord avec Tristan Péloquin: le nouveau site de Tourisme Montréal vaut vraiment le détour!

 

Vous venez quand? ;-)

 

Eza et Stéphanie au Darfour 16, avril, 2008

Classé dans : Afrique, Causes, Nomade sédentaire — Marie-Julie Gagnon @ 10:35
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Stéphanie Lapointe, Eza Paventi et Dominique Laurence

 

C’est le genre de projet auquel j’aurais adoré participer avant de devenir mère. Aller rencontrer des déplacés au Darfour et rendre compte de leur situation dans un blogue et, éventuellement, dans un documentaire. Wow.

 

Heureusement, même si je suis devenue « moumoune » (l’idée de ne pas voir grandir ma fille me rend dingue, alors les voyages plus risqués sont écartés pour une période disons, « indéterminée »), je peux vivre l’aventure par procuration sur Cyberpresse grâce à Eza Paventi et Stéphanie Lapointe. Merci les filles !

 

Nostalgie montréalaise 5, avril, 2008

Classé dans : Montréal, Nomade sédentaire, Réflexions — Marie-Julie Gagnon @ 9:15

J’ai soudain eu envie de relire La ferme des animaux. Je suis donc allée bouquiner dans mon ancien quartier.

 

Dix ans. Dix années passées dans ce 3e étage coin Berri et Mont-Royal (que j’ai sous-loué pendant ma parenthèse asiatique). Presque toute ma vingtaine, et le début de ma trentaine. Des tas d’histoires, d’éclats de rire, de larmes aussi… Dix ans d’intensité.

 

J’ai beau me plaire dans mon nouveau «chez nous» de banlieue, jamais je ne me sentirai aussi bien que dans ce quartier surévalué, surcritiqué, «surtoutte» par tout le monde, surtout par ceux qui n’y ont jamais vécu. J’en ai eu marre par moments, moi aussi. Mais jamais assez pour ne plus l’aimer. Le quitter, oui. Mais le quitter comme on choisit de mettre fin à une histoire d’amour qui a fait son temps, pas parce qu’on aime plus… On a simplement pris des chemins différents. 

 

Je me dirige chez Champigny (je fais officiellement partie du clan des «vieux», j’appelle toujours la succursale de Renaud-Bray qui se trouve au coin de Marie-Anne «Champigny», Custco, «Club Price» et Couche-Tard, «Provisoir»…). Sur Saint-Denis, un nouveau resto. Tiens, Urban Outfitters (il n’aurait pas ouvrir quelques années plus tôt celui-là?)… Même mon vieux St-Hubert est rendu class

 

Ma librairie préférée. Petit Trésor hurle comme une damnée (quand on habitait toujours le quartier, je pouvais bouquiner pendant des heures avec bébé qui ronronnait dans le Baby Björn), je ne m’y retrouve plus dans les réaménagements, je cherche comment descendre du 2e avec la poussette…

 

Le temps passe.

 

M’en vais relire un de mes livres préférés du cégep (et c’est samedi soir!).

 

Au rythme des pas 3, avril, 2008

Classé dans : Actualité, Nomade sédentaire, Prendre le large — Marie-Julie Gagnon @ 8:45

Avis aux intéressés: les Karavaniers du monde viennent d’ajouter de nouvelles dates de départ pour cet été en Islande (15 jours), au Groenland (15 jours) et en Tanzanie (17 à 21 jours). Toutes ces excursions exigent une excellente forme physique.

Sur les chemins d’Islande

Sur les chemins d’Islande

(Crédit photo : André Pelletier - blogue des Karavaniers)

 

Leur philosophie rejoint tout à fait la mienne, moi qui ai fait de la marche (souvent rapide toutefois !) mon moyen de transport de prédilection :

«La Terre est un monde de chemins et voyager est essentiellement en suivre certains un certain temps. Mais lesquels ? Toute la question est là. Nous croyons que les meilleurs sont souvent les moins directs comme sont plus belles les rivières à méandres. Il nous paraît judicieux de flâner avant d’arriver quelque part. De prendre son temps pour regarder et apprendre. Si bien qu’on s’étonne depuis, à chaque fois, jusqu’à quel point il est possible de s’éloigner des lieux communs, des routes passantes, des destinations sans relief, à simplement suivre « le rythme des pas »…  

Contradictoire pour une fille qui vit dans un perpétuel tourbillon ? Sans doute. Mais je n’en suis pas à une contradiction près… ;-)

 

Si vous n’avez jamais mis la souris sur leur site, remédiez-y au plus tôt : sa seule intro nous entraîne très loin de Montréal (soupir)…Quand est-ce qu’on part ?

 

Punk made in Taiwan 30, mars, 2008

Classé dans : Asie, Nomade sédentaire, Vidéo — Marie-Julie Gagnon @ 12:00

En 2002, alors que je vivais toujours à Taïwan, Jeff, notre coloc de l’époque, et quelques copains ont mis sur pied un band punk qu’ils ont baptisé The Deported en référence aux nombreuses lois donnant le droit aux autorités de kicker out les étrangers (notons que la majorité des profs d’anglais ne possédaient pas de visa de travail légal à cette époque !).

Au fil des mois, ils sont devenus très actifs sur la scène locale et ont même fait quelques tournées internationales (Japon, Corée, Hong Kong, Thaïlande, Malaisie, Singapour…). Le chanteur, Andy, tient toujours son journal et on peut entendre quelques-unes de leurs pièces sur leur profil MySpace. Ironiquement, Jeff a été « gentiment » déporté pour être resté au pays… quatre ans après l’expiration de son visa  ! Oups. 

Voici un extrait vidéo d’une de leurs prestations au Spring Scream Festival de Kenting en 2006, LE festival de l’île de Formose à découvrir absolument pour tout mordu de musique alternative qui se trouve dans les parages en avril (en plus, y’a la plage à deux pas) :

 

Cette année, c’est du 4 au 6 que se tiendra l’événement. The Deported n’est cependant pas mentionné dans la liste des groupes qui ont confirmé leur présence… Les nombreux changements de musiciens et la nouvelle vie de père de Tony D, guitariste de la première heure, ont-ils eu raison de leur motivation ? J’espère que non !

Mise à jour : Andy est rentré aux États-Unis depuis plus de six mois… Donc, plus de The Deported ! Snif ! L’aventure de ce dernier avec le groupe ne semble d’ailleurs pas s’être très bien terminée…

Autre mise à jour (avril 200 8) : Andy se lance en politique !

 

Pour voyager chez soi 29, mars, 2008

Classé dans : Nomade sédentaire, Trouvailles — Marie-Julie Gagnon @ 2:25

Mémoire d’encrier, qui a publié mon récit Cartes postales d’Asie, lance le Aimititau! Parlons-nous!. Le concept : 29 auteurs du Québec et des Premières nations se sont échangés lettres, récits, courriels, poèmes et contes. Au fil des mois, est né un recueil rempli de révolte, d’inquiétude, mais aussi d’espoir.

En librairie le 1er avril.

 

Superstitions à la carte 28, mars, 2008

Classé dans : Boulot, Nomade sédentaire, Réflexions — Marie-Julie Gagnon @ 3:46
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Taipei 101
 Taipei 101
 

Je chronique sur les superstitions dimanche matin à Pseudo-Radio et ça m’a amenée à réfléchir sur le sujet. Que font par exemple les Chinois quand ils se retrouvent au 4e étage d’un hôpital  occidental alors que ce chiffre est associé à la mort (sa sonorité en chinois est la même que le mot « mort ») ? À Taïwan, je me souviens qu’on bannissait les 4e étages, un peu comme les 13e en Amérique du nord (d’ailleurs, quelqu’un peut me dire où l’on trouve de ces fameux buildings sans 13e ?).

 

On connaît l’obsession des Chinois pour les chiffres. Alors que pour nous, le chiffre 7 est chanceux, au pays de Mao, il est lui aussi associé à la mort. Le chiffre 9 serait positif parce qu’en cantonnais, il se prononce comme « suffisant ». Le 8 étant associé à la prospérité, pas étonnant que la cérémonie d’ouverture des jeux olympiques de Beijing ait lieu le 08/08/08…

 

Pour les gens qui souffrent de « supertitionnite » aiguë comme moi, on peut facilement se taper de bonnes petites crises d’angoisse si l’on ajoute les croyances d’ailleurs à celles d’ici. Perso, j’opte pour la formule « à la carte ». Comme pour les religions, je prends ce qui m’interpellent le plus. Le feng shui par exemple. Simple ensemble de superstitions pour la plupart des Occidentaux, cet « art chinois millénaire » est un véritable mode de vie en Asie. Taipei 101 a été conçu en respectant ses règles, tout comme les plus importants bureaux de Chine ou de Hong Kong.

 

Selon Van Minh, « le feng shui est aux bâtiments ce que l’acupuncture est au corps ». Pourtant, l’acupuncture a la cote en Occident depuis quelques années ! Je ne peux pas m’empêcher de me dire qu’il y a une certaine logique dans les principes du feng shui. Ne faisons-nous pas partie d’un tout malgré les apparences ?  Si nos gestes de consommation ont un impact à l’autre bout du monde, qu’un battement d’ailes de papillon au Brésil peut déclencher une tornade au Texas (ou l’empêcher, comme l’a précisé le météorologue Edward Lorenz après avoir vu sa question interprétée de 1001 manières), pourquoi la façon dont nous positionnons nos meubles n’aurait-elle pas d’impact sur notre bien-être ? Je suis peut-être la seule de ma gang, mais j’y crois pareil (remarquez, ça ne m’empêche pas d’être hyper-bordélique alors que ça va complètement à l’encontre des fondements du feng shui ! Comme je le disais, on prend ce qu’on veut… ;-) ! J’aime l’idée que l’énergie peut être « harmonisée ». Que tout est lié, que ce soit concret ou pas.  Que boire ma tasse de café équitable permettra à un paysan d’envoyer son enfant à l’école. Que sourire à un inconnu apportera un peu de soleil dans sa journée, puis dans celle d’une autre personne, à qui il aura souri à son tour…

 

Je ne crois pas que briser un miroir m’apportera sept ans de malheur ou que passer sous une échelle changera le cours de ma vie. Par contre, si placer la tête de mon lit dans la « bonne » direction peut m’aider à bien dormir, je veux bien mettre toutes les chances de mon côté !

 

Le grand saut 24, mars, 2008

Classé dans : Nomade sédentaire — Marie-Julie Gagnon @ 12:07
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Sur le pont d’Avignon

Sur le pont d’Avignon

Ça y est. Je m’y mets moi assi. Pour de vrai cette fois.

J’ai ouvert mon premier blogue en 2001, alors que je vivais à Taïwan. La forme m’est alors apparue beaucoup trop contraignante pour un récit de voyage. Totalement illogique puisque pour comprendre le présent, il faudrait forcément revenir en arrière… Impossible de retrouver le fil avec les billets-fleuves que j’écrivais à l’époque! Je m’en suis donc tenue aux bons vieux courriels envoyés à des amis, matières brutes de ce qui devenu le récit Cartes postales d’Asie, publié chez Mémoire d’encrier en 2007.

Me revoici donc, trois blogues avortés plus tard. Cette fois, j’ai vraiment trouvé l’angle qui me permettra de maintenir le cap : le choc des cultures. Car ma grande passion reste l’exercice de « jonglerie mentale » perpétuelle à laquelle se livre le voyageur. C’est avec des points d’interrogation plein la tête que je me sens le plus vivante. Je les laisse me guider, un peu comme les flèches peintes sur le sol dans les lieux touristiques. Une question en amène une autre, qui m’amène ailleurs… Je me fous bien de la destination. Ce qui m’allume, c’est la route qui m’y conduit (cliché, but so true!), parsemée de rencontres, de découvertes, de fou rire, d’embûches… et de questions. On n’en sort pas! Et c’est là tout le plaisir du voyage. Le choc des idées, la perte des acquis, la notion du temps qui s’étire et se rétrécit sans crier gare. Les certitudes qui n’en sont plus. Le chaos est une drogue dure et j’ai choisi ma dépendance il y a longtemps.

Pas de règles dans mon taxi-brousse : que le plaisir de prendre la plume quand bon me semble pour piger dans la boîte à souvenirs, raconter ceux qui s’y trouveront bientôt, partager mes trouvailles ou simplement délirer sans contrainte. Une bonne manière d’éviter à mes amis le radotage d’une routarde rangée qui change actuellement des couches plutôt que des devises étrangères… ;-)

Vous l’aurez compris, ce n’est pas ici que vous trouverez les bulletins météo des destinations soleil (quoique…). Par contre, je vous promets de vous faire voir du pays, même immobile. Car les chocs culturels sont parfois là où on ne les attend pas…

P.S.: Merci à Jef pour le coup de pied au cul. Ta motivation m’a motivée! Désolée d’avoir fait officiellement le saut avant toi, mais de toute façon, le tien sera beeeeen plus hot… ;-)