Taxi-brousse

Pérégrinations immobiles

Kenting en résumé 30, mai, 2008

Classé dans : Asie, Plages, Sur la route, Taïwan 2008 — Marie-Julie Gagnon @ 8:20

Soyons honnête: bien que Kenting tente de se donner des airs d’île thaïlandaise, le «Hawaii taïwanais» (dixit Lonely Planet) est bien loin de l’éden décrit dans certains guides. C’est en fait une petite station balnéaire sympathique, où les Taïwanais aiment aller en famille pendant le Nouvel An chinois. Le reste de l’année, on croise surtout des jeunes qui veulent faire la fête. Le point culminant: le Spring Scream Festival, consacré à la musique locale indépendante, dont j’ai déjà parlé ici.

 

Il était pourtant impensable pour Chéri et moi de venir faire une escapade à l’île de Formose sans y faire un petit détour. Parce que c’est ici que tout a commencé… 

 

 

Le bout de plage où a eu lieu le rave où nous nous sommes vraiment parlés pour la première fois était quasi-désert quand nous sommes allés y faire notre «pèlerinage». Quelques jeunes s’amusaient à s’enterrer dans le sable. Le terrain de camping où nous avions tous planté nos tentes pendant le festival d’avril 2002 était recouvert d’arbustes. En glissant mes pieds dans le sable, je me suis souvenue que l’une des rares plages blondes de l’île (on trouve surtout du sable noir) était remplie de petits cailloux. Une bonne nouvelle toutefois: les déchets que je me souvenais avoir vu joncher le sol avaient disparu. Plus propre, comme le reste de l’île d’ailleurs, à ce qu’il me semble du moins.

 

 

De Taipei, il fallait jusqu’à récemment de longues heures de train ou d’autobus (variable selon la période l’année, j’ai déjà dû me taper 12 heures de route!) pour aller prendre un second bus à Kaoshung, et se rendre enfin à l’extrémité Sud de l’île. Les choses ont radicalement changé depuis l’implantation du TGV il y a environ un an. Le trajet Taipei-Kaoshung se fait une une heure et demi. La portion Kaoshung-Kenting, en  environ 2h40 (en autobus).

 

Nous avons passé deux nuits là-bas, à relaxer au bord du bout de plage et à la piscine de l’hôtel Howard Beach Resort. En attendant le petit vidéo que je suis en train de monter, voici quelques photos.

 

De ma fenêtre, dans le TGV

De ma fenêtre, dans le TGV

Plage du rave en question

  

Sur la route principale

 

Tunnel pour se rendre à la plage de l’hôtel, en passant sous la route

Pêcheur pas très loin de la plage

 

P.S.: Ce n’est pas écrit sur la carte, mais Kenting est tout en bas de la pointe!

 

22 secondes d’extase 30, mai, 2008

Classé dans : Asie, Plages, Sur la route, Taïwan 2008, Vidéo — Marie-Julie Gagnon @ 10:22

 

(Kenting, Taïwan, 30 mai 200 8)

 

Quelques minutes en Guadeloupe 17, avril, 2008

Classé dans : Caraïbes, Plages — Marie-Julie Gagnon @ 6:27
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Un copain vient de me faire parvenir le lien des vidéos (Eco-découverte et Éco-aventure) qu’il a réalisés pour maguadeloupe.ca. 

 

Juste pour ajouter encore plus de soleil à cette journée merveilleuse… :-)

 

Plages de rêve, plages de chocs 9, avril, 2008

Classé dans : Afrique, Asie, Plages — Marie-Julie Gagnon @ 2:02
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Marie-Julie Gagnon

Plage d’une petite île déserte du Cambodge

 

Il y a les plages quasi-désertes qui nous donnent l’impression d’être les premiers à les fouler et celles, toujours bondées, des tout-inclus. D’autres faites de sable noir ou de galets bien polis qui nous transportent sur une autre planète. Les plages font rêver. Mais elles peuvent aussi nous faire vivre de sacrés chocs culturels!

 

Comme ce matin de février 2002 où je me suis tranquillement étendue sur un transat, à Sihanoukville, au Cambodge. Bien peu de gens osaient y tremper le gros orteil («l’eau est beaucoup trop froide!» m’a répondu une jeune vendeuse d’ananas quand je lui ai demandé pourquoi), mais tous ceux que j’ai aperçus se baignaient… tout habillés. Oups! Insouciante, je me prélassais dans un tout petit petit bikini, alors que les Cambodgiennes entraient dans l’eau avec leurs jupes et leurs t-shirts! J’aurais dû lire mon guide de voyage AVANT…

 

Le même phénomène m’a frappée à Goa, en Inde. M’y étant rendue en basse saison, j’ai croisé très peu de touristes en marchant sur les différentes plages visitées. Je me serais sentie très mal à l’aise de me dévêtir, alors que les femmes portaient toutes des vêtements couvrants. Sans compter qu’il était impossible de faire un pas sans se faire aborder par les multiples vendeurs…

 

N’empêche, ces deux endroits font partie des plages de rêve qui composent mon top 10 perso (remarquez que je n’en ai pas vu 1000 non plus! lol). Les quatre premières positions sont toutefois occupées par Koh Phi Phi, en Thaïlande, Mbodiene, au Sénégal, une plage de Saint-Barthélémy dont j’ai oublié le nom, et Varadero, à Cuba (pas forcément dans cet ordre). J’ai vu la première avant le tsunami. En me baladant sur l’île, à pied, je m’émerveillais sans cesse en découvrant de nouvelles étendues de sable, chaque fois plus magnifiques que les premières. 

 

La Petite Côte sénégalaise est fort prisée des Européens. Je n’ai pas vu Saly ou Nianing, ces paradis qu’ont pris d’assaut des hordes de touristes depuis longtemps. Mais j’ai pu marcher des heures durant sur la plage de Mbodiene sans croiser aucun toubab (étranger) et manger du poisson frais cuit directement sur le feu avec des copains.

 

Bien sûr, le contexte influence aussi beaucoup l’appréciation d’un lieu. J’ai visité Ko Phi Phi avec des compagnons de route lors de mon premier «vrai» voyage sac au dos, Mbodiene est le village natal de mon mari et j’ai découvert St-Barth et Varadero avec des amis. De la même manière, Kenting, à Taïwan, m’avait fort déçue lors d’un premier voyage, mais m’a ravie lors du second puisque la température était beaucoup plus clémente. Et puis, c’est là que j’ai fait la connaissance de celui que j’allais épouser quelques mois plus tard…

 

Vous, quelle est votre plage de rêve? Celle où vous avez vécu votre plus grand choc? Le Routard a dressé un palmarès (subjectif) des plus belles qui donne envie de sauter dans le premier avion…