La bête

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Elle vit là, dans le creux du ventre, et donne le vertige. Comme quand on tombe amoureux. Qu’on ressent l’excitation. Puis l’absence.

Si je faisais dans la psycho-pop, je dirais que c’est la partie de moi manquante. Moi en voyage. Il n’y a que sur la route, suspendue entre rêve et réalité, que j’ai l’impression d’être entière. Complètement moi, avec tous mes morceaux. En état total d’abandon à celle que je suis tout au fond. Sans les artifices sociaux.

Certains ont besoin d’une maison, d’une voiture et d’un chien pour se sentir bien. Moi, j’ai besoin du mouvement. C’est un pied dans le vide que j’ai l’âme en paix. Quand je m’élance vers l’inconnu. Que je m’apprête à découvrir, à embrasser, à apprivoiser l’ailleurs. Je me place dans un état d’émerveillement. Tant pis si je suis déçue puisque j’explore! Que j’avance…

Je pars comme d’autres vont rejoindre un amant. Pour cette euphorie qui fait tourner la tête. Ce rush d’adrénaline qui aide à aller au-delà des complexités administratives, des retards d’avion ou du décalage horaire.

Je pars parce que la vie goûte si bon assaisonnée d’épices exotiques.

La peur? Aussi. Mais pas celle qui paralyse. Celle qui donne envie de voir ce qu’il y a au-delà. De sauter dans le vide parce qu’on sait que des ailes nous pousseront dans le dos au bon moment. Je pars aussi parce que j’ai la foi.

Je l’ai souvent écrit: pour moi, voyager est une pulsion. L’une des rares choses qui va de soi.

L’instant n’est jamais aussi présent que dans cet élan du voyage. Je regarde droit devant, la tête haute, les yeux grand ouverts, le coeur prêt à bondir. Je respire à pleins poumons.

J’hyper-vis.

Au retour, je tente de prolonger cet état d’émerveillement le plus longtemps possible. Mais c’est plus fort que moi: j’ai besoin de nourrir la bête régulièrement. De quitter le cadre de temps en temps pour me remettre en place sur la photo du présent. Pour aimer plus et, surtout, aimer mieux.

«Je reviens autant que je pars» a déjà dit Fred Pellerin à L’Invité TV5 monde. Pour une (rare) fois, je me reconnais dans ce qu’il raconte.

Sur des thèmes similaires: Mais jusqu’où?L’exil chez soiKhao San Road, 10 ans plus tard.

Un pirate qui aimait trop la mousse au chocolat

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-  J’avais une grosse crainte au départ, me confie Pierre Rivière, retraité qui voyage pour la troisième fois à bord d’un des navires de la Compagnie du Ponant. C’était de me retrouver avec des gens snobs. Les robes longues, les noeuds papillons…

M. Rivière n’est pas le seul. J’ai beau m’adapter assez bien à n’importe quel contexte, j’étais terrorisée à l’idée d’être constamment underdressed à bord de L’Austral. À un tel point qu’au moment de faire ma valise, je me suis dit: «tant pis, je prends le short de jean et les Converse». Et qu’après avoir fait «ouf», j’ai oublié mes plus jolies robes dans ma penderie…

***

Me voici sur un élégant navire en compagnie de 234 autres passagers, dont une forte majorité de Français. Je viens de passer deux longues minutes coincée dans un ascenseur, dans un musée (la frousse de rater le départ, je ne vous dis pas!), j’ai chaud, j’ai mal partout à force de trimballer les bagages et j’ai une blessure suintante au genou qui me fait sursauter dès que quelqu’un me frôle (ouille!). Je ne rêve que d’une chose: tester le matelas de ma chambre flottante pour les sept prochaines nuits. Une douche serait pas mal non plus. Et un bon repas, tant qu’à y être…

Tant qu’à y être, ç’a été. Pendant ces huit journées, j’engouffrerai plus de desserts que dans un mois entier à la maison.

***

- Eau plate ou pétillante? me demande Pitr, serveur indonésien qui se souviendra de mon nom pour le reste du voyage, mais jamais de mon penchant pour les bulles.

- Pétillante!

Derrière, un couple qui n’en est manifestement pas à sa première croisière avec la compagnie interroge le serveur à propos du poisson au menu. Ils ont l’air de sortir tout droit d’une page de Paris Match. La soixantaine avancée, bien bronzés, chevelures impeccables.

À la table voisine, j’aperçois une famille avec deux jeunes enfants. Le père me raconte avoir pris part à la croisière familiale l’année dernière. L’expérience a été suffisamment concluante pour que le quatuor récidive.

En balayant la salle du regard, je réalise que même si plusieurs familles sont à bord – c’est le thème de cette croisière – de nombreux couples ont l’âge de mes parents. Et de mes grands-parents. Il y a bien ce petit groupe de Japonais, là, qui semble un peu plus jeune… Mais.

Pendant la présentation des excursions, une femme aussi a levé la main quand le directeur de croisière, Frédéric Jansen, a demandé si une nationalité avait été oubliée dans la liste qu’il venait de débiter. «Burkina Faso!» a joyeusement crié Isabelle, dont je fais plus tard la connaissance. Maman d’une fillette de trois ans restée à la maison, elle voyage avec mon mari français. «Je suis aide-soignante», me dit-elle en me tendant sa carte d’affaires. Elle habite Marseille et n’a pas encore 30 ans. L’Afrique lui manque.

Même s’il est interdit de porter des shorts dans la salle à manger du Pont 2, où je me trouve (oups!), personne ne pourrait être confondu avec un acteur en nomination aux Oscars. Mis à part un garçonnet qui la portait fièrement par-dessus un t-shirt, je ne verrai pas de cravate pendant mon séjour.

***

C’est clair, j’étais marin dans une autre vie. Mieux: pirate! Mais une fine, hein. Une «Robine des mers» avec une épée.

Et une crinoline. Il me semble que je botterais mieux les culs avec une crinoline.

***

Si calme les premières heures, la mer s’amuse à tester les limites des passagers. Certains ont pris la couleur de la crème pistaches dégustée plus tôt (hum! J’en reprendrais bien). Moi, j’ai un sourire en coin. À  l’abordaaaaaaage!

Vous dire à quel point je dors bien cette nuit-là! Et la suivante, alors que la mer semble encore plus déchaînée. D’ailleurs, mes problèmes d’insomnie sont restés au port. Le bercement des vagues me fait roupiller comme un bébé.

***

– Je ne peux pas choisir!!!!!!

Pitr rigole. Je répète la même chose à chacun des repas. Résultat: je me fais des copains qui acceptent que je picore dans leur assiette.

Même si j’ai un faible pour le restaurant du Pont 2 (et sa carte des vins qui fait saliver! J’ai cessé de lire après avoir vu le prix de quatre bouteilles dans les trois chiffres – en euros. Dans mes rêves, Château d’Yquem!), le restaurant du Pont 6 – le buffet – a un atout indéniable: l’exposition de toutes les oeuvres d’art sucrée du chef-pâtissier. Je savoure la vue avant que ma pense – qui verra son élasticité mise rudement à l’épreuve en huit jours – décrète, comme le dit le dicton, que j’ai les yeux pas mal gros. Obèse, genre. Obèse MORBIDE.

– Je ne peux pas choisir!!!!!!

Chaque fois que je m’arrête au Pont 6, je ne choisis pas. Je remplis mon assiette de microportions de desserts. Plusieurs, microportions. L’île flottante, la tarte au chocolat, la tarte noix et caramel, le St-Honoré, la mousse au chocolat (ah! la mousse au chocolat!)…

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Ma vie à bord se résume à ceci: de longues parenthèses de digestion pendant lesquelles je rêve à la prochaine cargaison sucrée.

Heureusement, il y a des escales. Jamais assez longues pour que je puisse aller jogger, par contre (oui, il y a un gym sur le bateau. Mais moi, les gyms me motivent à peu près autant que je salive devant un plateau de crudités. Ça manque de oumf. Ajoutez un paysage à contempler ou une trempette bien assaisonnée et la motivation revient au galop). Mais au moins, les excursions arrivent à me détourner de la carte des desserts.

Pendant la visite du site archéologique de Delphes – mon plus gros coup de coeur du séjour -, je me fais la promesse solennelle de revenir approfondir la culture grecque le plus rapidement possible en contemplant le Temple d’Apollon. Aussi fascinée que moi, ma fille déclare ce jour-là vouloir devenir archéologue.

Sur l’île de Mljet, qui serait l’Ogygie d’Homère, je reste sans mots pour décrire l’émotion de marcher dans les traces d’Ulysse. Même si Calypso avait été un pichou, je comprends qu’il y soit resté sept ans (enfin, je parle pour lui, hein, parce que moi, même si j’ai trouvé l’endroit magnifique, j’aurais fait une overdose de calme après sept jours!).

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Mljet

À Poreč, je ne peux m’empêcher d’éclater de rire en entendant l’histoire de cet évêque, Euphrase, qui a demandé à être immortalisé près de la Sainte Famille dans la superbe mosaïque de son église. Man, pas de doute: s’il avait vécu aujourd’hui, il aurait été le roi des #selfie sur Instagram.

À Rovinj, j’achète une robe longue un peu gipsy. Oui, parce que je la trouve jolie. Mais aussi parce que la boutique dans laquelle je l’ai aperçue baigne littéralement dans l’Adriatique.  Un faux pas et plouf! dans l’eau!

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À Venise, je me prends plaisir à me perdre dans les ruelles étroites. Et je me retrouve les yeux dans l’eau en voyant le navire quitter le port sans nous…

***

- J’ai bien vu qu’il y a toujours deux ou trois excentriques, poursuit M. Rivière, qui a l’habitude de voyager avec sa femme Josette. Mais dans l’ensemble, c’est décontracté. Alors on a recommencé et on a pas l’intention de s’arrêter!

C’est exactement comme ça que je me sens en regardant le paquebot s’éloigner: je refuse que ce soit la fin! J’aime trop improviser pour me mettre à faire des croisières à l’année (et si on allait làààà? Et si on restait plus longtemps iciiiii?…), mais je pourrais facilement devenir accro à ce type d’expérience dans un bateau «à échelle humaine».

Et à la mousse au chocolat.

(Ah! la mousse au chocolat…)

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À Rovinj, Croatie

J’étais l’invitée de la Compagnie du Ponant. Merci! 

À lire également:  D’Athènes à Venise à bord de L’Austral et Narcissisme façon VIe siècle?

Pour lire mes textes sur EnTransit.ca (MSN.ca): 24 heures à Athènes avec un enfantRendre visite à Apollon, La vie à bord de L’AustralCroisière de luxe en françaisMa visite du Boréal.

D’Athènes à Venise à bord de L’Austral

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Quitter le port de Pirée…

Après 24h à Athènes, me voici à bord d’un navire de la compagnie française Le Ponant avec ma fille de six ans et demi. Nous faisons une croisière à thème («famille», dans ce cas-ci).  Sur 235 passagers, 51 ont moins de 18 ans. J’ai aussi croisé des groupes voyageant avec les grands-parents. L’ultime voyage intergénérationnel?

«Bienvenue sur votre yacht privé», a lancé Frédéric Jansen, directeur de croisière, avant d’énumérer toutes les nationalités à bord. On en compte une douzaine au total. Sans grande surprise, les Français sont les plus nombreux: ils sont 189.

Il est vrai qu’il y a une certaine intimité à bord: contrairement aux mastodontes qui ont la cote, L’Austral compte seulement 132 cabines. Et quelles cabines!

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Notre cabine

En tout, nous traverserons trois pays en huit jours. L’itinéraire? Athènes-Itea-Otrante-Dubrovnik-Mljet-Trogir-Rovinj-Venise.

Nous avons quitté le port de Pirée en fin de journée et traversé ce soir le canal de Corinthe, voie artificielle creusée à travers l’isthme de Corinthe pour relier le golfe de Corinthe, dans la mer Ionienne, à l’ouest, au golf Saronique, dans la mer Égée, à l’est. Ce canal fait donc du Péloponnèse une île. C’était complètement fou de voir le bateau s’enfoncer dans cet étroit couloir! Pour vous donner une idée:

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L’année dernière, j’ai eu l’occasion d’interviewer Sophie Lauret, chargée de communications de la compagnie basée à Marseille, lors de son passage à Montréal. Pour en savoir plus sur la compagnie et les nouvelles croisières offertes:



L’Austral est très similaire au Boréal.

Plusieurs excursions sont au programme. Demain, nous découvrirons par exemple le site sacré de Delphes (m’en vais rendre visite à Apollon!). Si je vous dis qu’on mange comme des rois, vous comprendrez que l’enthousiasme est à son comble.

La connexion sur la bateau étant très lente (et exorbitante!), je ne sais pas à quelle fréquence j’arriverai à publier des articles ici et sur EnTransit.ca. Mais dites-vous que pendant ce temps, je prendrai UNE TONNE de photos, que je partagerai dès que j’en aurai l’occasion. Pas question de garder toutes ces beautés juste pour moi! :-)

En attendant, si vous voulez rêver, les vidéos promotionnelles sont carrément renversantes. À éviter si vous tentez de remettre le solde de votre carte de crédit à zéro. ;-)

À lire également: Katerine-Lune Rollet a publié une chronique sur la croisière Venise-Istanbul qu’elle a faite à bord de L’Austral en juin dernier sur Canoë et plusieurs billets sur son blogue perso. Carolyne Parent et Gary Lawrence ont quant à quant à eux signé des reportages pour Le Devoir (celui de Gary est accessibles seulement aux abonnés, par contre). Nathalie de Grandmont alias «Globe raconteuse» fait le récit en deux parties de son expérience sur la mer Adriatique avec la même compagnie.

Pourraient aussi vous intéresser: Croisière de luxe en françaisMa visite du BoréalRacontez-moi des histoiresCarte postale d’Athènes et mes billets sur la Grèce (2012) pour EnTransit.ca.

MÀJ 20 août:  Vous pouvez maintenant lire mes billets sur EnTransit.ca:  24 heures à Athènes avec un enfant, Rendre visite à Apollon, La vie à bord de L’Austral.

Je suis l’invitée du Ponant. Merci!

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L’Europe en train ou en avion?

Rail Europe

©Rail Europe

Vous avez décidé de passer quelques jours – mieux, quelques semaines – en Europe. Une fois les billets d’avion pour traverser la grande flaque achetés, il vous reste à décider comment vous vous déplacerez  là-bas.

Pour plusieurs, le train s’impose. D’abord pour son côté mythique (non, pas seulement à cause de Before Sunrise ;-). Puis, pour son aspect pratique. Mais est-ce vraiment plus économique? Ça dépend, si je me fie aux témoignages recueillis.

Le journaliste Vincent Fortier s’est offert une parenthèse professionnelle pour voir du pays en 2012. Son itinéraire: Paris-Bruxelles-Anvers-Rotterdam-Amsterdam-Berlin-Prague-Vienne-Munich-Paris. «J’ai choisi le train d’abord et simplement parce que j’en avais envie, raconte-t-il. Pour moi, un voyage du genre en Europe rimait avec train. Les trajets en train ont fait partie intégrante de mon voyage. Le train devenait une destination en soi.»

Au-delà du rapport qualité-prix, il aimait l’idée de ne pas devoir arriver deux heures à l’avance comme à l’aéroport. «À la gare, on arrive à la dernière minute et on monte. Pas de chichi. C’est génial! C’est aussi à mon avis bien moins stressant et, si le trajet est parfois plus long, on arrive directement en ville.»

Il a opté pour des voyages de jour, histoire de pouvoir observer le paysage. «Le confort et la rapidité pèsent aussi lourd dans la balance. Pendant tout mon voyage, je n’ai fait que des voyages directs. Je n’ai jamais changé de train. Ce n’est pas toujours le cas en avion, en Europe du moins! J’ai fait de courts segments (40 minutes entre Bruxelles et Anvers) et des longs (6h30 entre Amsterdam et Berlin).»

Vincent Fortier pendant son voyage en solo en Europe.

Vincent Fortier pendant son voyage en solo en Europe.

Un autre son de cloche

La Québécoise Marie-Eve Vallières, auteure des blogues Eurotrip Tips et A Montrealer Abroad, habite Clermont-Ferrand, en France, depuis deux ans. La blogueuse voyage a eu l’occasion de prendre autant le train que l’avion pour se déplacer sur le continent. «Sans grande surprise, le train est généralement plus avantageux sur les courtes distances, et l’avion, sur les plus longues. Il est vrai que les trains sont moins compliqués à utiliser, plus confortables et plus agréables, mais ces avantages se monnaient et finissent généralement par coûter très cher.»

«Il ne faut pas oublier que beaucoup de trains en Europe sont de type « réservation obligatoire », surtout – mais pas seulement – les trains à grande vitesse, poursuit-elle. Ces réservations peuvent vite faire grimper le prix du billet. Donc, à moins d’être chanceux et de tomber sur une période creuse ou une vente éclair, l’avion est généralement plus avantageux, même en incluant les frais de transport de/vers l’aéroport. Exemple réel que j’ai fait à plusieurs reprises: le train de Lyon à Londres coûte généralement au minimum 150 euros et dure environ 5 heures, alors qu’un vol d’une heure avec EasyJet se détaille à environ 60 euros l’aller-retour. Difficile à battre!»

Marie-Eve Vallières dans sa ville préférée...

Marie-Eve Vallières dans sa ville préférée

Bien entendu, il ne faut pas s’attendre au service des grandes compagnies aériennes quand on opte pour un transporteur à rabais. «Les avantages et inconvénients des compagnies low-cost sont un débat à eux seuls (frais cachés, limitation des bagages, horaires, etc)! Mais pour une heure de vol seulement, ça vaut vachement le coup de se passer de certains petits luxes pour économiser autant d’argent.»

Les arguments de Rail Europe

Eric Bacon, directeur des ventes de Rail Europe inc. au Canada, n’est évidemment pas du même avis. Il reprend l’essentiel des propos de la section Avantages des trains en Europe du site de Rail Europe: «Dans beaucoup de cas, même considérant les compagnies aériennes à rabais (Low Cost), il est plus avantageux d’opter pour le train qu’un vol. Les trains partent et arrivent dans les centre-ville permettant ainsi un accès rapide aux gares de train et votre hôtel.»

«Les aéroports sont en majeure partie localisés en périphérie des villes et peuvent ainsi prendre une ou une heure et demie de déplacement. De plus, il faut considérer le coût d’un taxi, d’un bus ou d’un train de banlieue pour s’y rendre.  On peut se rendre à la gare seulement 30 minutes avant le départ de son train car il n’y a pas de sécurité à passer. Avec un vol, vous devrez passer la sécurité pour lequel vous devrez ajouter à votre temps de déplacement. Dans la majorité des trains, il n’y a pas de limite de bagage. […] En train, vous avez la chance d’admirer le paysage et de pouvoir facilement discuter avec vos voisins de siège. Le train invite les gens à parler et discuter.»

Opter ou non pour une passe de train?

Vous préférez le train? Pas si vite, le shopping est loin d’être terminé. Il est nécessaire de prendre le temps d’étudier les différents types de billets pour trouver le meilleur plan pour soi. «Les passes de train (laissez-passer) sont encore bien populaires et avantageuses, estime le directeur des ventes de Rail Europe. Si vous parcourez un grand territoire ou vous prévoyez vous déplacez souvent, il sera plus avantageux de prendre en effet une passe de train. En consultant un agent de voyages, elle/il sera en mesure de vous suggérer la meilleure option pour ce que vous prévoyez faire pendant votre voyage en Europe.»

Des prix spéciaux sont régulièrement offerts. «Il y a présentement une promotion pour la Eurail Global Pass où un rabais de 100$ est offert aux étudiants en réservant avant le 12 juin, ou jusqu’à épuisement des stocks», souligne-t-il.

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©Vincent Fortier

Vincent a pour sa part constaté qu’il lui était plus avantageux d’acheter ses billets séparément, à cause des escales privilégiées. «J’ai d’abord fait mon itinéraire en choisissant les pays que je voulais visiter avec le temps dont je disposais.»

«Comme je me rendais quand même jusqu’à Prague, j’ai compris en faisant une recherche internet rapide que les passes offertes ne m’avantageaient pas (peut-être me suis-je trompé aussi!). J’ai remarqué qu’il y avait des passes régionales (Benelux, Scandinavie, etc), mais rien ne couvrait les six pays que je voulais visiter. Il fallait donc que je choisisse une passe couvrant 25  pays. Il y a aussi la durée du voyage qui compte. Une passe d’un mois pour 25 pays revenait donc plus chère que mes billets individuels. La différence n’était vraiment pas énorme (100$, il me semble), mais comme c’était mon premier voyage du genre, le fait d’avoir tous mes billets avec une date et une heure me rassurait. C’était vraiment une question de quiétude dans mon cas, puisque les trains sont souvent sold-out.»

«Les passes qui englobent toute l’Europe ne valent généralement pas leur prix, tranche pour sa part Marie-Eve. Les réservations de places ne sont pas incluses dans le prix et s’ajoutent au prix de la passe, déjà plutôt cher. Vaut mieux se concentrer sur quelques pays, et choisir la passe qui s’applique à ces pays seulement et essayer de prendre le plus possible les trains « régionnaux » et non à grande vitesse afin d’éviter les frais de réservation. Mieux vaut également vérifier le prix des billets à l’unité avant d’acheter une passe. Par exemple, aux Pays-Bas et en Belgique, les trajets se détaillent rarement à plus de 20 euros chacun puisque ce sont de courtes distances.»

Les tuyaux de Marie-Eve: «Pour les gens qui vivent en France, les abonnements de la SNCF valent vachement le coup. Par exemple, la carte 12-25 permet souvent d’économiser près de 50% sur le prix des billets – inutile de dire que les frais annuels de 50 euros se remboursent assez vite. Il y a une variété d’abonnements intéressants pour les jeunes, les couples, les familles et les séniors. Pour le reste, le mot d’ordre, c’est réserver à l’avance et voyager pendant les périodes creuses. À noter que la plupart des billets de train ne sont disponibles qu’au maximum 12 semaines avant le départ.»

De mon côté, je suis un peu biaisée. J’aime tellement les trains qu’ils sont toujours mon premier choix, même si le billet coûte un peu plus cher. Je n’ai encore jamais testé les compagnies aériennes à rabais. J’aime trop le côté contemplatif du train. Et je ne me lasse jamais de leur roulis, même au bout de plusieurs jours…

Et vous, qu’en pensez-vous? Des expériences européennes à partager?

Pour plus d’info:  Rail Europe (site canadien), SNCF, Ryan Air, Easyjet et Hop!.
P.S..: Voyager en voiture? Mais pourquoi? ;-)
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Vacances: 5 destinations famille accessibles aux Québécois

Sandbanks Provincial Park

Sandbanks Provincial Park (©Ontario Tourism Marketing Partnership Corporation)

Les vacances approchent à grands pas et vous ne cessez de tergiverser. Votre critère principal pour arrêter le choix de votre destination: la proximité. En ayant la possibilité de voyager en voiture, vous pourrez profiter davantage de la vie sur place. Bien sûr, il y a la côte Est américaine, dont les plages séduisent chaque été des milliers de Québécois. Mais il y a tant à découvrir dans la Belle Province et ses voisines! Et si on restait au Canada cet été?

Au programme: Île du Cap-Breton (Nouvelle-Écosse), Sandbanks (Ontario), le Saguenay par le fjord (Québec), Shediac (Nouveau-Brunswick) et Toronto (Ontario).

La suite sur Coupdepouce.com!

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WWOOFing 101

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©WWOOF

Qu’est-ce que le «WWOOFing» selon vous? A) Un langage canin B) Une secte qui voue un culte au cinéaste John Woo ou C) Un organisme qui regroupe des fermes biologiques et écologiques partout à travers le monde?

Vous l’aurez compris, la réponse est C). C’est aussi une manière différente de voir du pays puisque lesdites fermes offrent le gîte aux voyageurs en l’échange de travail bénévole. Le sigle WWOOF signifie «World Wide Opportunities on Organic Farms». Traduction: travailleurs bénévoles dans des fermes biologiques. Le Routard explique: «Le principe: contre quelques heures quotidiennes d’aide dans une exploitation biologique, les WWOOFers sont logés et nourris chez les fermiers. Les tâches sont hétéroclites, de la récolte de carottes à la tonte de moutons, en passant par l’entretien du jardin ou la construction d’un nouveau hangar…»

Marie, début vingtaine, a expérimenté le WWOOF à quelques reprises. Elle privilégie ce mode de vie «pour être proche de la nature, pour apprendre à connaître mieux et pour de vrai les gens et leur culture sur une période plus longue, parce que ça ne coûte pas cher et que ça donne considérablement de temps libre pour visiter les environs». Après avoir vécu des expériences positives en Suisse et sur l’île de Vancouver, elle a  répondu à mes questions alors qu’elle se trouvait à Hawaii, un endroit fort populaire auprès des adeptes. «Il faut s’y prendre plusieurs mois d’avance pour se trouver un endroit ici», recommande-t-elle.

Mais justement, comment déniche-t-on les opportunités du genre? «En achetant le cahier du pays où l’on choisit d’aller (wwoof.org).» La cotisation annuelle est valide pour une période d’un an et, comme l’explique la jeune femme, diffère selon les pays. Sur le site de WWWOOF International, on parle d 0 à 72$. Ces «cahiers» contiennent la liste des agriculteurs membres. Vous devez contacter les exploitants avec lesquels vous vous sentez des affinités. La suite peut se décliner en plusieurs scénarios, selon les disponibilités, la durée et les conditions discutées.

Il y a autant de raisons de participer que de participants. Interviewée peu avant sa première expérience de WWOOF au Pérou, où elle allait travailler dans une ferme d’alpagas en compagnie de sa mère, Myriam Bizier a effectué un voyage similaire  dans l’Ouest canadien avant de découvrir l’organisme. «J’ai travaillé pour un producteur selon une formule de bénévolat», raconte-t-elle. Plusieurs voyages ont suivi, notamment en Belgique, en Hollande et au Guatemala. Pourquoi opter pour le WWOOF à cette période-ci de sa vie? «Parce que ça correspond à mes idéaux alimentaires et environnementaux. Aussi parce que le WWOOFing est une occasion d’échange culturel direct avec la population locale. Et enfin, parce que le WWOOF permet de voyager à moindre coût, en évitant certains frais d’hébergements et de repas.»

Seul hic selon Myriam: plusieurs fermes exigent un séjour minimum de trois semaines. Ce ne sont pas non plus tous les exploitants qui détiennent un bon sens de l’organisation, souligne Marie.

Des conseils pour ceux qui ont envie de tenter le coup? «Je ne mentionne jamais aux douanes d’un pays que je m’en vais faire du WWOOFing, confie Marie. Même si c’est considéré comme légal, les douaniers n’aiment pas l’idée que vous puissiez décider de rester dans leur pays et éventuellement gagner des sous.»

«Il ne faut pas hésiter à penser au WWOOFing pour des vacances en famille, suggère pour sa part Myriam. On peut même être WWOOFer au Québec et au Canada, non loin de chez nous, avec les gens de chez nous!»

Pour en savoir plus, visionnez le documentaire Because there are goats (1e partie et 2e partie sur YouTube) qui raconte le périple d’un jeune couple qui a opté pour le WWOOFing en Europe.

Une première version de ce texte a été publié sur Canoë.com en 2009.

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Le Sud autrement: pour prendre des couleurs aussi «en-dedans»

Singe-écureuil de Monkey Jungle, en République dominicaine

Singe-écureuil de Monkey Jungle, en République dominicaine

Faites-vous partie de ceux qui ne trouvent pas leur compte dans la formule tout compris classique? Vous aimez la plage et le soleil, mais recherchez autre chose qu’un bronzage parfait? Il semblerait que vous ne soyez pas les seuls.

«Plusieurs études en tourisme et les focus group que nous faisons à l’interne nous ont démontré cet intérêt pour des vacances à la plage bonifiées, rapporte Valérie Martin, Chef, Marketing national et relations de presse. Quand on écoute les clients qui en ont fait l’expérience nous raconter leur vacances, on est convaincu que cette tendance existe bel et bien.»

En 2011, Transat a ainsi lancé la Zone branchée («It Zone» en anglais), à Puerto Plata, en République dominicaine. Différentes excursions étaient proposées: tyrolienne à Monkey jungle, exploration de la vie nocturne ou repas dans un restaurat local. Les retombées positives ont convaincu l’entreprise de réitérer l’expérience en 2012 et d’offrir la même formule à Santa Lucia à Cuba et Puerto Vallarta au Mexique sous le nom de noliZONE.

Le point commun de ces nouveaux produits? Faire sortir les clients des resorts, leur permettre de vivre différentes expériences et de s’initier à certains aspects culturels.

La suite sur EnTransit.ca (MSN.ca).

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10 vues époustouflantes

Terrasse de l'hôtel Yunak Evleri, en Cappadoce (©Marie-Julie Gagnon)

Terrasse de l’hôtel Yunak Evleri, en Cappadoce (©Marie-Julie Gagnon)

Vous savez, ce moment où l’expression «à couper le souffle» prend tout son sens? J’ai demandé à des voyageurs de me raconter ces instants de grâce où aucun mot ne semble assez puissant pour décrire la beauté du paysage qui se profile devant eux.

1- La Cappadoce, en Turquie

La Cappadoce vue du ciel (©Marie-Julie Gagnon)

La Cappadoce vue du ciel (©Marie-Julie Gagnon)

«À part Delphes et le Machu Picchu en arrivant par le Chemin des Incas (les deux lieux les plus émouvants de ma vie), il y a la Cappadoce en Turquie qui bat TOUT! Mon amoureux et moi avons tous les deux déclaré un soir: « c’est le plus beau jour de notre vie »! Les vallées de Göreme, de Zelve, la vallée des roses… WOW! Le tuf volcanique ressemble tour à tour à des cheminées de fée, puis à de la crème glacée qui fond. Les teintes virent du vert au rose en passant par le jaune… Le tout entrecoupé de champs d’abricotiers… Et dans les trous des parois, des églises troglodytes aux peintures rupestres datant du 10e siècle!»

- Marie Brodeur Gélinas, Chargée de programmes à Association Québécoise des Organismes de Coopération Internationale (AQOCI) 

2- La côte californienne de Big Sur

©Cécile Gladel

Big Sur (©Cécile Gladel)

«J’ai vu la Bretagne, la Gaspésie, la côte mexicaine du côté pacifique et la Méditerranée, mais la vue de l’eau et des falaises ne m’a jamais parue aussi grandiose qu’à cet endroit. Le bleu turquoise de l’eau mélangé avec le blanc opaque des bancs de brouillard fait croire à ce que pourrait ressembler le paradis s’il existait. Et les vagues, les éléphants de mer, les phoques, les rochers, les plages qui laissent leur place aux falaises pour revenir aux plages. On ne veut plus partir, on reste là sans bouger observant le merveilleux tableau vivant que nous offre notre Planète…»

- Cécile Gladel, journaliste indépendante

3- Le désert de la Namibie

Désert de Namibie (© Tina De Vito)

Désert de Namibie (© Tina De Vito)

«On the top, pieds nus, à 7h du matin, pour savourer l’intense silence qui m’a laissée sans mots en octobre 2007. Des dunes de 300 mètres et plus, avec une vue imprenable.Dramatique paysage avec l’ombre des dunes et un ciel bleu azur. Majestueuse beauté naturelle super le fun à dévaler les deux pieds dans le sable chaud!»

- Tina De Vito, infirmière clinicienne

 4- Le pont U’bein, au Myanmar

©Paula Roy

Pont U’Bein, Myanmar (©Paula Roy)

«Mandalay, c’est le palais royal caché au cœur d’une forteresse et ceint de zones interdites. C’est aussi la colline d’où l’on admire le coucher du soleil après avoir gravi l’escalier de 1700 marches, le long duquel vivent des familles entières qui nous présentent sans gêne le tableau de leur vie quotidienne. (…) Mais avant toutes choses, Mandalay, c’est le pont U’Bein. C’est la lumière du pont U’Bein. Ce sont ces hommes et ces femmes qui pêchent, immergés jusqu’à la taille, alors que des barques sillonnent les eaux calmes du lac. Ce sont les jeunes pêcheuses qui tentent de converser avec nous sur la passerelle, l’homme qui veut nous lire les lignes de la main, l’aveugle qui joue de la musique, les amoureux qui se tiennent par la main, les femmes qui transportent de lourdes casseroles sur leur tête, les cyclistes, les bonzes. C’est la quiétude qui se dégage des lieux, alors qu’y déambule pourtant une foule nombreuse. C’est regarder le soleil se coucher sur tant de beauté et savoir que demain, toute la beauté du monde sera encore là…»

- Paula Roy, coordonatrice de projets

5- Vue depuis les hauteurs de Positano sur la côte Amalfitaine, en Italie 

Positano, Italie (Source image: toptenlists)

Positano, Italie (Source image: toptenlists)

«J’ai beaucoup voyagé grâce à mes parents quand j’étais petite en Europe, en Afrique et en Amérique, mais malgré tout, la plus belle vue que j’ai pu voir, c’était quand j’avais 12 ans: la Méditerranée d’un bleu pur, les falaises où se dessine un village pittoresque dans le style italien de la belle époque… Si je referme les yeux j’ai encore l’odeur des cédrats qui poussent tout le long de la côté. Bref, c’est à ce moment là que j’ai compris ce que symbolise la Dolce Vita.»

- Charlotte Laurent, gestionnaire de communauté

6- Monastère de la Panaghia Chozoviotissa, en Grèce

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«Amorgos, située complètement au sud-est des îles grecques, offre bien plus que ce que l’on voit de l’île dans le célèbre film Le Grand Bleu. Les quelques minutes de marche qui nous mènent au monastère de la Panaghia Chozoviotissa sont magiques… D’un côté, il y a ce magnifique monument blanc comme neige qui brille au soleil tout en ayant l’air de s’accrocher à la falaise; de l’autre, une vue imprenable sur le bleu-turquoise de l’eau. Après avoir franchi la minuscule entrée du monastère et rencontré quelques-uns de ses derniers habitants, la quiétude de l’endroit religieux amène une toute autre dimension à la vue de là-haut. Je restais hypnotisée devant les vagues qui frappaient les rochers, comme devant les couleurs changeantes et mystérieuses d’un feu de camp. Seul, du haut d’un balcon blanc, on souhaiterait secrètement pouvoir se retirer ici pour avoir la chance de méditer devant cette image tous les matins…»

Valérie Thibault, écrivaine et poète

7- Mount Tamalpais, près de San Francisco

Mount Tamalpais (©Martine Pagé)

Mount Tamalpais (©Martine Pagé)

«J’y ai été emmenée en voiture au coucher de soleil par mon amoureux américain lors de ma toute première visite en Californie en 1989 et j’ai craqué. Vraiment craqué. Je DOIS retourner sur cette montagne à chacune de mes visites dans la Bay Area. J’y respire comme je ne respire nulle part ailleurs. (…) La plupart de l’année, la sécheresse environnante donne aux collines rondes qui forment la montagne un air de « dos de chameau » à poils courts et dorés. Parfois, avec un peu de chance, le brouillard peut former un petit trou et on peut y voir la ville se San Francisco, si proche mais si loin… Bref, je suis folle de cet endroit. J’y ai même répandu un peu des cendres de ma mère… Et si je me marie avec mon chum, je voudrais bien que ce soit là!»

- Martine Pagé, scénariste

8- Plage de Balos, en Crête

© Véronique Pelletier

© Véronique Pelletier

«Selon moi, ce qui est le plus beau ou le plus magique dans une vue, ce n’est pas seulement l’endroit, mais les gens avec qui on la partage et le chemin parcouru pour y arriver.

Après avoir fait une heure de route dans une voiture non climatisée par 40 degrés sur une chemin désert qui ressemblait étrangement à un champ de mines parsemé dekrikri (chèvres des montagnes) la voie s’est éclaircie comme par magie. Et elle était là tout en bas de la falaise: la plage la plus parfaite du monde avec tous les tons de bleu imaginables. On dirait que la Grèce avait réservé ce petit coin de paradis que pour nous, cachant l’existence de cette merveille aux non-initiés. Une plage où l’on peut facilement se contenter de se remplir les yeux, sans même avoir à s’y tremper les pieds. Et à sa suite, la mer Méditerranée à perte de vue. Un moment parfait!»

- Annie Fortin, recherchiste, animatrice des médias sociaux et blogueuse

 9- Basse Californie

Basse Californie (Benoit Liard)

Basse Californie (©Benoit Liard)

«Quand on s’aperçoit que la nature est la plus puissante, que c’est elle qui aura le dernier mot, quand je me sens si infiniment petite face à ce qui se dévoile devant moi… La Basse Californie m’a ensorcelée. La chaleur, la végétation, le désert; tout y est relativement hostile autant que fascinant. Pour moi, cette vue est aussi magnifique parce qu’elle se mérite. Pour y accéder, il faut vouloir aller à sa rencontre, prendre la petite route en roche, monter le col vertigineux, mater la chaleur intense, regarder plus loin que soi, oublier qui on est et seulement profiter du moment…»

Claudia Guerra, journaliste pigiste

10- Le centre-ville Hong Kong depuis Kowloon

Hong Kong (©Sébastien Lévesque)

Hong Kong (©Sébastien Lévesque)

«J’ai vu des superbes « vues » lorsque je suis allé à Hong Kong. En regardant le centre-ville de l’autre côté de l’île, à Kowloon, ma tête faisait presque un 180°!  C’était époustouflant!»

- Sébastien Lévesque, auteur

(Une première version de ce reportage a été publiée sur Canoe.com en janvier 2010)

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12 coups de cœur en Haïti

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Palais de Sans-Souci, à Milot, dans le nord du pays

Aller en Haïti pour faire du tourisme? L’idée peut sembler inconcevable à cause des images d’horreur associées à ce pays depuis des décennies. Pourtant, la perle des Antilles, surnom qu’on lui accolait jadis, a tout pour séduire les voyageurs qui ont envie de plus qu’un teint hâlé.

À l’invitation de Vacances Transat, qui a lancé des forfaits visant à emmener les visiteurs à la rencontre du peuple haïtien et de sa culture, je me suis rendue à Port-au-Prince, dans le nord du pays, et sur la Côte des Arcadins. J’ai apprécié l’encadrement proposé par le grossiste, qui prend en charge le visiteur de son arrivée à l’aéroport jusqu’à son départ. « Nous proposons une autre forme de tout-compris, explique Debbie Cabana, porte-parole de Transat. Plutôt qu’offrir l’alcool dans le forfait, nous incluons des excursions et deux repas par jours. »

Les coups de cœur ont été nombreux pendant le séjour. Découvrez-en 12 sur MSN.ca.

À lire également: mes billets sur Haïti sur EnTransit.ca (MSN.ca – commencez par celui-ci), Marcher sur des oeufs,  Par hasard… le président haïtien,  Haïti comme vous ne l’avez jamais vueForfaits de Transat en Haïti: les détailsDivins tap-tapsHaïti vous attendQuand la perle des Antilles s’effrite dans son écrinHaïti comme destination touristiquePourquoi je ne terminerai pas L’énigme du retour (sur le blogue de TV5).

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