Taxi-brousse

Pérégrinations immobiles

Retour aux sources 22, mai, 2008

Classé dans : Asie, Fragments, Prendre le large, Réflexions, Taïwan 2008 — Marie-Julie Gagnon @ 6:48

J’ai trois ans. Peut-être quatre. Je cours à travers les broussailles pour aller retrouver mon amie, qui habite de l’autre côté du terrain vague. Je suis un petit sentier tapé par nos allers-retours quotidiens. Le crac-crac de mes petits pas. Le soleil du matin. Les branches qui me fouettent de temps en temps pour me rappeler de regarder où je vais. L’impression d’être si grande, moi qui peut me rendre seule chez la voisine. Ce chemin, les adultes ne l’empruntent jamais. Il nous appartient. Il m’appartient. 

 

Depuis, trois maisons ont été construites entre celle de mes parents et celle de la mère de mon amie. Pourtant, dans ma tête, le petit sentier est toujours intact. Je l’emprunte souvent pour remonter le cours de mes souvenirs d’enfance. Un long fleuve tranquille bordé par des broussailles qui me fouettent parfois pour me ramener à la réalité.

 

Je n’ai pas changé. J’aime toujours sentir le soleil du matin sur ma peau et bomber le torse en me prenant pour une grande exploratrice. 

 

À quelques heures de mon départ pour Taïwan, où j’ai vécu pendant un an et demi, je me demande si les images que j’ai conservées correspondront à la réalité d’aujourd’hui. 

 

Mon petit sentier existe-t-il toujours ?

 

 

Le lapin de Pâques frappe à votre porte 15, mai, 2008

Classé dans : Boulot, Canada, Prendre le large, Tour du Canada en 31 jours — Marie-Julie Gagnon @ 9:48
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Ceux qui me connaissent le savent : je suis toujours en train de monter 1001 projets fous. Parfois, ils n’aboutissent pas, parfois, ils me permettent de vivre des expériences marquantes, comme cette série de reportages au Mali et au Sénégal. Cette fois-ci, celui qui me tient à coeur est ma traversée du Canada en famille (oui, avec Chéri et Bébé !). Le but : présenter notre aventure à travers le pays en « épisodes », façon récit, avec toutes les découvertes touristiques, les péripéties et les autres questions logistiques qu’un tel voyage peut comporter.

 

Pendant les 31 jours de notre périple (prévu de la mi-juin à la mi-juillet), 15 reportages (textes + photos) seront publiés sur un important portail canadien qui rejoint 8,4 millions de visiteurs par mois. Une compagnie aérienne (je vous laisse deviner laquelle) a confirmé officiellement sa participation en nous « offrant » des passes de vol (en réalité, nous devrons débourser 30 % de leurs coûts, soit environ 4000 $ au total avec les taxes - oui, ça vaut cher ces trucs-là !) nous permettant de faire neuf escales. Je suis aussi en train de voir les possibilités d’avoir un coup de pouce pour l’hébergement avec les offices de tourisme de chacune des provinces.

 

Le hic, c’est qu’il nous faut trouver le fameux 4000 $ manquant pour les billets d’avion pour rendre le tout possible. Comme je suis journaliste, moi, ma force, c’est le contenu. Je connais donc très peu les rouages du marketing et je ne sais pas trop qui approcher ni comment m’y prendre pour ce genre de commandite. En fait, en ce moment, je me sens un peu comme une scout qui s’apprêterait à aller faire du porte à porte pour vendre ses calendriers, mais qui porterait un costume de lapin de Pâques à la place de l’uniforme de rigueur ! 

 

J’ai déjà contacté deux compagnies en technologie pour leur proposer un partenariat, mais rien n’a encore bougé. En plus de mentionner leur participation à la fin de chacun de mes (15) textes, je pourrais prendre toutes les photos à l’aide d’un de leurs appareils (les compagnies de cellulaires, par exemple, tentent toutes de nous vendre de super-téléphones intelligents avec appareils photos 5 mégapixels et caméras vidéo ces temps-ci). Ou encore (ou en plus ?), envoyer régulièrement du contenu sur des pages Facebook, MySpace et YouTube afin de démontrer la force de leurs réseaux, un peu à la manière du projet Skype Nomad… Bref, ce ne sont pas les idées qui manquent ! 

 

Pas de cause à défendre cette fois-ci (mis à part l’utilisation des transports en commun puisque ni Chéri ni moi n’avons de permis de conduire ! Hi ! Hi !). En fait, si : celle de prouver qu’on peut voyager même avec des enfants (et y prendre plaisir !).

 

Alors si quelqu’un a une piste, un conseil, un flash de génie, merci de m’en faire part ! Je ne sais pas trop par où commencer, alors je le fais ici…

 

P.S. : Pour me joindre, c’est facile : ici, sur Facebook ou par courriel à mjtornado@gmail.com.

 

MISE À JOUR 20 MAI 2008 : La Commission canadienne du tourisme va payer une partie des billets d’avion! Notre projet va donc bel et bien avoir lieu! Youppiiiiiiiii!

 

Le tour du monde en 33 jours 7, mai, 2008

Classé dans : Actualité, Boulot, Prendre le large, Technomade, Trouvailles — Marie-Julie Gagnon @ 8:16
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Non, ce n’est pas moi qui le fait (soupir), mais une Australienne de 26 ans chargée de faire la promotion du nouveau Skypephone (évidemment pas disponible au Canada…).

 

Nom du projet : Skype Nomad. Depuis le 5 mai, Rebecca Campbell se balade avec son téléphone et sa tablette Internet Nokia N810 avec lesquels elle alimente un blogue, une page Facebook et un profil MySpace. Elle publie également des vidéos sur YouTube, des photos sur Flickr et «microblogue» sur Twitter. 

 

Son itinéraire sur YouTube :

 

 

Ironiquement, elle a déjà du mal à capter les ondes en Chine et doit se servir de son n95… ;-)

 

Après les mojos de Reuters et le journal Urbanista (dont j’ai glissé un mot dans ce billet), voilà un autre projet qui permet de constater concrètement l’utilisation maximale que l’on peut faire de ces nouveaux joujoux techno. 

 

Quelqu’un va-t-il enfin se décider à envoyer la « technomade » que je suis faire le même genre de projet fou ? J’étais prête dix ans avant la technologie… ;-) 

 

Je signale d’ailleurs aux charmants lecteurs qui traversent ce blogue qu’il nous manque toujours un commanditaire pour la série de reportages touristiques à travers le Canada que je vais réaliser en juin-juillet pour un important portail canadien… Allô ???

 

P.S. : Sur YouTube, on parle de 34 jours, mais c’est bien 33…

 

(Source : Branchez-vous.com)

 

Le tour du Canada en 31 jours 30, avril, 2008

Classé dans : Boulot, Canada, Prendre le large, Tour du Canada en 31 jours — Marie-Julie Gagnon @ 5:31
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Excitant comme programme n’est-ce pas ? Le problème, c’est qu’il est grand, ce pays ! Plus je lis, moins je sais quelles destinations choisir. Considérant que nous partons en famille de la mi-juin à la mi-juillet (dates à confirmer) et que nous aurons droit à neuf escales au total, où iriez-vous, vous ? Whitehorse ou Yellowknife ? Quoi privilégier au Nouveau-Brunswick quand on ne compte y passer que cinq jours ? Quels sont les incontournables, sachant qu’on se déplace en avion et que ni Chéri ni moi ne conduisons de voiture ? Que Petit Trésor aura 20 mois au moment du voyage ? 

 

Je sais déjà que la douzaine de jours prévue en Colombie-britannique sera insuffisante (j’ADORE Vancouver, où j’ai eu l’occasion d’étudier l’anglais pendant un mois il y a huit ans). J’ai envie de faire du surf à Tofino, de boire du vin dans la vallée de l’Okanagan et de me faire bichonner dans un des spas complètement dingue qu’on trouve dans cette région.

 

Nous voulons aussi voir le soleil de minuit dans le nord, nous balader sur les plus belles plages et aimerions bien découvrir un ou deux festivals si possible. L’insolite est aussi toujours un must et nous adorons la faune marine. La forêt, c’est bien, mais à petite dose. Nous n’avons pas vraiment l’âme de grands coureurs de bois…

 

31 jours… Comment choisir ? 

 

 

 Je raconterai nos péripéties dans une série de reportages (et ici, bien sûr).

 

 

Jeunes «blogtrotters» recherchés 10, avril, 2008

Classé dans : Europe, Prendre le large — Marie-Julie Gagnon @ 7:41

Si j’avais encore 26 ans…

Offre - L’Hebdo recherche cinq Blogtrotters

Tenir un blog quotidien durant six semaines et rédiger six reportages, c’est le défi lancé aux cinq futurs blogueurs voyageurs qui sillonneront l’Europe pour le magazine «L’Hebdo», l’alter égo suisse de L’actualité ici.

Le magazine reconduit, pour une deuxième saison, cette aventure journalistique inspirée de la fameuse Course autour du monde créée dans les années 70 par les télévisions publiques francophones. Cet été, entre le 5 juillet et le 17 août, cinq jeunes francophones, étudiants ou en formation (pas nécessairement en journalisme) du monde entier, âgés entre 18 et 26 ans, parcourront l’Europe pour y traquer l’insolite, et rapporter, par l’image et le texte, leurs découvertes, leurs rencontres, leurs impressions, mais aussi leurs plus folles aventures de voyage, y compris les pires expériences…

En récompense des efforts consentis, le plus talentueux des apprentis reporters se verra offrir un stage de journalisme au sein de la rédaction deL’Hebdo.

La remise des dossiers est ouverte jusqu’au vendredi 16 mai à minuit.

Le rédacteur en chef adjoint indique à la FPJQ que «Le postulant à l’étranger devrait donc être prêt à se rendre à Lausanne pour d’éventuels interviews (à ses frais évidemment), sans être certain d’être retenu…» 

 

(Source: LettreInfo FPJQ 08-04-10) 

 

Le paradis s’achète en ligne 8, avril, 2008

Classé dans : Insolite, Prendre le large, Trouvailles, Une image vaut mille mots — Marie-Julie Gagnon @ 12:19
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National Geographic

 

Il y a deux ans, j’ai écrit une capsule radio au sujet de Tribe Wanted, une communauté qui a élu domicile à la fois dans le cyberespace et sur l’île de Vorovoro, à 25 minutes de bateau de la plus grande île fidjienne. À l’époque, le projet m’avait rappelé les idéaux du roman culte The Beach (je ne suis pas la seule à y avoir pensé on dirait). J’ajouterais aujourd’hui, à la lumière des reportages lus récemment (National Geographic l’a comparé au Ewok Eden…), que l’aventure a quelque chose de Fantasy Island

 

D’abord, c’est quoi? Lancé le 3 avril 2006, le projet est en fait le résultat de nombreuses séances de brainstorming entre Ben Keene et Mark Bowness, deux Anglais alors âgés de 26 ans qui cherchaient un bon flash de «jeune entreprise Internet» (ça, c’est la traduction officielle de l’office québécois de la langue française pour Internet start-up). De fil en aiguille a germé l’idée de créer une communauté en ligne qui franchirait la frontière du réel pour devenir une tribu en chair, en os… et en jupes de paille. Ne restait plus qu’à trouver une île déserte…

 

Point de départ des recherches des deux partenaires: «private island» et «lease» tapés sur Google. C’est finalement à Fidji que ce petit paradis potentiel a trouvé son ancrage. Après une opération séduction de cinq jours auprès du Native Land Trust Board (NLTB), les deux entrepreneurs ont vu leur idée folle se concrétiser. L’entente: un bail de trois ans s’élevant à 53 000 $, la promesse de donner 26 500 $ à la communauté et d’offrir du travail aux habitants des lieux.

 

The Guardian

 

Depuis, les membres (en ligne c’est gratuit) votent sur Internet pour prendre diverses décisions (infrastructures, règlements etc), puis séjournent sur l’île (en rotation avec les autres citoyens depuis septembre 2006) s’ils le souhaitent moyennant quelques centaines de dollars (220 $ par semaine, pour être plus précise).

 

L’un des objectifs du projet est aussi d’offrir un environnement écologique. Les participants travaillent bénévolement et proviennent de tous les milieux (la majorité sont des Anglais). Ce passage du reportage de National Geographic me semble bien résumer l’esprit qui règne sur l’île: «On Vorovoro the usual depressing wall between tourists and locals was noticeably low: digging postholes, shoveling compost, and washing dishes side by side draws people together.» On est loin de Lost

 

Ce qui frappe le plus en visitant son site deux ans après son lancement, c’est l’ampleur médiatique qu’a pris le projet. Un livre, une série documentaire diffusée sur BBC2 (Paradise or Burst), TribalTV… Évidemment, qui dit popularité dit détracteurs, comme le rapporte Daily Telegraph.

 

De septembre 2006 à janvier 2008, 400 personnes âgées de 4 à 67 ans ont visité l’île. L’un des instigateur, Mark Bowness, l’a pour sa part quittée pour s’attaquer à thenerve.tv.

 

Reste à savoir maintenant ce qui va se passer quand le bail prendra fin le 31 août 2009… 

 

Nouveautés chez Horizon Cosmopolite 7, avril, 2008

Classé dans : Prendre le large, Trouvailles — Marie-Julie Gagnon @ 2:43

www.horizoncosmopolite.comTiens, Horizon cosmopolite (dont le site vient de subir un revamping) propose maintenant des cours de portugais au Brésil en plus de ceux en espagnol déjà offerts au Guatemala et au Honduras.

Au fil des ans, la petite entreprise québécoise s’est tissée une excellente réputation. Ses stages proposés à des gens de tous âges et de tous les domaines ont permis à plusieurs de vivre des expériences marquantes, qui ont parfois changé le cours de leur carrière, comme le démontrent les témoignages de la section «Que sont-ils devenus». En plus, l’équipe est vraiment extra!

 

Prêt à partir? 

 

 

Au rythme des pas 3, avril, 2008

Classé dans : Actualité, Nomade sédentaire, Prendre le large — Marie-Julie Gagnon @ 8:45

Avis aux intéressés: les Karavaniers du monde viennent d’ajouter de nouvelles dates de départ pour cet été en Islande (15 jours), au Groenland (15 jours) et en Tanzanie (17 à 21 jours). Toutes ces excursions exigent une excellente forme physique.

Sur les chemins d’Islande

Sur les chemins d’Islande

(Crédit photo : André Pelletier - blogue des Karavaniers)

 

Leur philosophie rejoint tout à fait la mienne, moi qui ai fait de la marche (souvent rapide toutefois !) mon moyen de transport de prédilection :

«La Terre est un monde de chemins et voyager est essentiellement en suivre certains un certain temps. Mais lesquels ? Toute la question est là. Nous croyons que les meilleurs sont souvent les moins directs comme sont plus belles les rivières à méandres. Il nous paraît judicieux de flâner avant d’arriver quelque part. De prendre son temps pour regarder et apprendre. Si bien qu’on s’étonne depuis, à chaque fois, jusqu’à quel point il est possible de s’éloigner des lieux communs, des routes passantes, des destinations sans relief, à simplement suivre « le rythme des pas »…  

Contradictoire pour une fille qui vit dans un perpétuel tourbillon ? Sans doute. Mais je n’en suis pas à une contradiction près… ;-)

 

Si vous n’avez jamais mis la souris sur leur site, remédiez-y au plus tôt : sa seule intro nous entraîne très loin de Montréal (soupir)…Quand est-ce qu’on part ?