D’Athènes à Venise à bord de L’Austral

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Quitter le port de Pirée…

Après 24h à Athènes, me voici à bord d’un navire de la compagnie française Le Ponant avec ma fille de six ans et demi. Nous faisons une croisière à thème («famille», dans ce cas-ci).  Sur 235 passagers, 51 ont moins de 18 ans. J’ai aussi croisé des groupes voyageant avec les grands-parents. L’ultime voyage intergénérationnel?

«Bienvenue sur votre yacht privé», a lancé Frédéric Jansen, directeur de croisière, avant d’énumérer toutes les nationalités à bord. On en compte une douzaine au total. Sans grande surprise, les Français sont les plus nombreux: ils sont 189.

Il est vrai qu’il y a une certaine intimité à bord: contrairement aux mastodontes qui ont la cote, L’Austral compte seulement 132 cabines. Et quelles cabines!

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Notre cabine

En tout, nous traverserons trois pays en huit jours. L’itinéraire? Athènes-Itea-Otrante-Dubrovnik-Mljet-Trogir-Rovinj-Venise.

Nous avons quitté le port de Pirée en fin de journée et traversé ce soir le canal de Corinthe, voie artificielle creusée à travers l’isthme de Corinthe pour relier le golfe de Corinthe, dans la mer Ionienne, à l’ouest, au golf Saronique, dans la mer Égée, à l’est. Ce canal fait donc du Péloponnèse une île. C’était complètement fou de voir le bateau s’enfoncer dans cet étroit couloir! Pour vous donner une idée:

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L’année dernière, j’ai eu l’occasion d’interviewer Sophie Lauret, chargée de communications de la compagnie basée à Marseille, lors de son passage à Montréal. Pour en savoir plus sur la compagnie et les nouvelles croisières offertes:



L’Austral est très similaire au Boréal.

Plusieurs excursions sont au programme. Demain, nous découvrirons par exemple le site sacré de Delphes (m’en vais rendre visite à Apollon!). Si je vous dis qu’on mange comme des rois, vous comprendrez que l’enthousiasme est à son comble.

La connexion sur la bateau étant très lente (et exorbitante!), je ne sais pas à quelle fréquence j’arriverai à publier des articles ici et sur EnTransit.ca. Mais dites-vous que pendant ce temps, je prendrai UNE TONNE de photos, que je partagerai dès que j’en aurai l’occasion. Pas question de garder toutes ces beautés juste pour moi! :-)

En attendant, si vous voulez rêver, les vidéos promotionnelles sont carrément renversantes. À éviter si vous tentez de remettre le solde de votre carte de crédit à zéro. ;-)

À lire également: Katerine-Lune Rollet a publié une chronique sur la croisière Venise-Istanbul qu’elle a faite à bord de L’Austral en juin dernier sur Canoë et plusieurs billets sur son blogue perso. Carolyne Parent et Gary Lawrence ont quant à quant à eux signé des reportages pour Le Devoir (celui de Gary est accessibles seulement aux abonnés, par contre). Nathalie de Grandmont alias «Globe raconteuse» fait le récit en deux parties de son expérience sur la mer Adriatique avec la même compagnie.

Pourraient aussi vous intéresser: Croisière de luxe en françaisMa visite du BoréalRacontez-moi des histoiresCarte postale d’Athènes et mes billets sur la Grèce (2012) pour EnTransit.ca.

MÀJ 20 août:  Vous pouvez maintenant lire mes billets sur EnTransit.ca:  24 heures à Athènes avec un enfant, Rendre visite à Apollon, La vie à bord de L’Austral.

Je suis l’invitée du Ponant. Merci!

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Philadelphie en quelques clichés Instagram

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Près du marché italien

Une escale de six heures à Philadelphie en route vers Tampa, en Floride? Chouette! Pas assez pour explorer la ville à ma guise, mais suffisant pour goûter à un grand classique: le fameux Philly cheesesteak.

Mon choix s’arrête rapidement sur deux lieux hautement touristiques situés l’un en face de l’autre (pratique!), au bout du marché italien: Pat’s et Geno’s. Tous deux sont ouvert 24 heures par jour, sept jours sur sept. Depuis une trentaine d’années, ils se livrent une lutte sans merci pour prouver qui est LE VRAI king du cheesesteak sandwich (enfin… je n’en ai aucune idée, concrètement, mais j’aime l’intensité dramatique de la phrase – à lire à voix haute avec une voix très grave).

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Même si le premier a ouvert ses portes en 1930 et le second en 1967, tous deux affirment avoir été le premier à avoir eu l’idée de mettre du Cheez Whiz sur la viande. Un peu comme Roy Julep à Drummundville et Le Lutin qui rit à Warwick avec notre poutine, quoi. Il y a des batailles plus importantes que d’autres.

Premier arrêt: Pat’s king of steaks

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Il suffit de lire l’enseigne qui se trouve au-dessus du comptoir de commande pour réaliser rapidement qu’on a affaire à une grande pointure de l’humour. «How to order a steak» aurait été écrit par un certain I. M. Hungry. Hum.

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Une fois les instructions digérées (*inspiration I.M. Hungry*), on nous invite à répéter pendant qu’on fait la queue. Je n’ai pas mémorisé les instructions, mais je balbutie un «no onion» qui doit être suffisamment clair puisque mon repas atterri devant moi en moins d’une minute. Vous avez dit «fast-food»?

Je déballe le sandwich pleine de scepticisme. Vais-je vraiment engouffrer ce machin au Cheez Whiz, moi l’accro du «vrai» fromage?

Je pense à notre poutine, peu «ragoûtante» pour la plupart des étrangers. Je fixe les photos des multiples célébrités affichés tout autour du stand et je prends une bouchée. Puis une autre. Et une autre… Pas mal du tout, ce truc. Bien gras et tout sauf élégant à manger, mais… comestible. La viande est plutôt savoureuse. Le pain passe suffisamment inaperçu pour qu’on se concentre sur  son contenu. Le Cheez Whiz? Ben c’est du Cheez Whiz… FULL Cheez Whiz. Tout à fait dans le ton.

Observation: je suis loin d’être la seule touriste dans les parages. Les «clics!» retentissent tout autour de moi. Et j’entends plusieurs conversations en français.

2e escale: Geno’s steak

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Je traverse la rue pour me diriger vers la plus clinquante des deux enseignes, comme tant d’autres visiteurs (non, mon exercice comparatif n’a rien d’original!). Ici aussi, les célébrités sont à l’honneur. Entre les Backstreet Boys et les badges de policiers (ils semblent avoir choisi leur clan, si je me fie à la collection exposée), le ventre déjà plein, je saisis ma moitié de sandwich.

Première constatation: le pain est complètement différent. Moins «sous-marin», plus sucré. La viande est moins dégoulinante de gras et le Cheez Whiz, plus discret.

Même s’il est décédé en 2011, Joey Vento, qui a lancé ce comptoir, semble omniprésent. Sa bouille est exposée un peu partout (notamment chez un concessionnaire de motos). Une recherche rapide me démontre qu’il est devenu une célébrité locale. Même The New York Times a fait un papier sur lui lors de sa mort! Pour l’anecdote, l’homme a appelé son fils Geno à cause de son resto. Non, pas l’inverse…

Première bouchée: hum… je préfère Pat’s. Deuxième: idem. Après cinq ou six, je commence à douter. Il faudrait que je retourne goûter au premier! Mais ce sera pour une autre fois, il me reste encore quelques heures pour déambuler dans la ville (et, accessoirement, digérer cet envoi massif de calories).

3e escale: le marché italien

Est-il vraiment italien, ce marché? Il me semble y voir plusieurs chinoiseries au passage en tout cas. Je navigue entre les étals de fruits et l’expositions de poissons et crustacés avant de demander mon chemin à une vieille dame. «Vous devriez aller de ce côté, m’indique-t-elle. Vous pourrez ainsi voir la partie historique de la ville.» Témoin de la conversation, une jeune femme marche quelques pas à mes côtés. «En allant plutôt à gauche, vous arriverez au centre-ville. Vous pourrez par exemple y faire du shopping.»

Ma paresse l’emporte: centre historique, un peu moins loin, ce sera. Après une pause «boulot» au Starbuck (je sais, je sais…), je me remets en route.

4e escale:  4th Street

En fait, ce n’est pas vraiment une escale.  C’est la rue que je décide d’emprunter pour me rendre dans la partie historique.  «Francis Johnson (1792-1844) – America’s first native born master of music lived here», m’indique une plaque commémorative devant le numéro 65.

Une femme portant le voile intégrale assise dans un escalier m’observe. Je lui souris et poursuis ma route, résistant à la tentation de lui demander si je peux la prendre en photo. Surprenante rencontre après les néons de Geno’s et l’animation du marché.

Le quartier est plutôt joli et coloré.

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J’aperçois le city hall. Puis, je repère la queue pour voir la Liberty bell, symbole de l’indépendance américaine. J’aurais bien aimé la voir de plus près (la cloche, pas la queue!). Mais ce sera pour une prochaine fois. J’ai un avion à prendre…

La Liberty Bell, c'est par là!

La Liberty Bell, c’est par là!

P.S.: Sarah a elle aussi publié un billet sur Philadelphie l’année dernière, dans lequel elle présente sa liste de choses à faire si vous disposez de quelques jours.

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5 plaisirs solitaires à l’hôtel

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Je suis à Toronto depuis mardi soir pour le rassemblement TBEX («Travel blog exchange»). Je dormirai dans trois hôtels différents au cours de mon séjour. Si certains trouvent difficile de se retrouver seul dans un grand lit en voyage, moi, c’est tout le contraire! Je profite de chaque seconde de mes escapades en solo. Cinq raisons.

1- Faire la grasse matinée sans faire ch*** personne. Quand je n’ai rien à l’agenda tôt le matin, j’adore prendre mon temps avant de m’extirper du lit. Mon plus grand plaisir? Y prendre le petit déjeuner.

2- Dormir avec mon ordi. Je sais, c’est maaaaal. Mais sur la route, je troque mon mec pour mon Mac. Raison plus pratique qu’autre chose: je suis souvent trop paresseuse pour aller le remettre sur le bureau avant de fermer l’oeil. Et puis, ainsi, je n’ai qu’à tendre la main pour le «turner on» le matin. ;-)

3-Manger toutes les fraises au chocolat. Un peu d’égoïsme, ça fait un bien FOU!

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4- Partir à la découverte de la ville en joggant. Certains préfèrent courir en groupe. Moi, je savoure mes courses en solo. C’est le cas aussi en voyage. J’aime élaborer un «semblant» de trajet en essayant de maximiser ce qui se trouve autour des hôtels où je dors.

5- Prendre le temps de rédiger un billet complètement inutile comme celui-ci, en jetant de temps en temps un coup d’oeil par la fenêtre (parfois avec un verre de vin). Le bonheur, quoi. :-)

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Sur des sujets similaires: Ce que j’aime le plus quand je voyage seule?Partir seule: la meilleure décision de ma vie et La pulsion du voyage. Et sur EnTransit.ca: 28 blogueurs, 3 trajets, 1 destination.

Merci à Air Canada, qui m’a permis d’arriver plus rapidement à destination, et à l’hôtel Pantages, où je me trouve en ce moment, pour son super-accueil.

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Par hasard… le président haïtien

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Je me trouve présentement en Haïti, où je découvre les forfaits proposés par Vacances Transat depuis le début de l’année.

Hier soir, par hasard, le président Michel Martelly se trouvait au même restaurant que nous. Il est venu nous saluer avant de partir. Vous pouvez imaginer comment réagit une bande de journalistes à ce genre de situation… En moins de deux, nous étions en train de le mitrailler avec nos iPhone.

Voici ce qu’il avait à dire à propos du tourisme en Haïti. Aucun doute, cette ex-star de la chanson a le sens du punch!

À lire également: Haïti vous attendLa littérature et nousQuand la perle des Antilles s’effrite dans son écrinHaïti comme destination touristique, Haïti vue par une équipe du CECI et Pourquoi je ne terminerai pas L’énigme du retour (sur le blogue de TV5).

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Un week-end à Québec: 15 clichés Instagram

On dit souvent qu’il faut visiter le Québec au moins quatre fois pour avoir une idée de ce que la province a à offrir, chaque saison présentant un visage différent. Je suis bien d’accord. Un voyageur qui débarque ici pendant l’été aura du mal à imaginer la province vêtue de son manteau blanc. À l’inverse, comment concevoir que le mercure peut frôler les 30 degrés alors qu’on grelotte malgré nos multiples pelures?

Le week-end dernier, je me suis rendue dans la ville de Québec à l’occasion de la 59e édition du plus grand carnaval d’hiver au monde. Si j’ai eu du plaisir, moi, la fille d’été? À revendre! J’ai aussi profité de mon passage pour visiter l’hôtel de glace pour la première fois. Mettons tout de suite quelque chose au clair: je n’y dormirais pas même si on m’offrait un million de dollars (brrr!). Mais y prendre un verre m’a ravie! À visiter au moins une fois.

Quelques clichés publiés sur Instagram au cours de mon séjour. Comme le temps était nuageux la première journée, j’ai eu envie d’utiliser l’application Hipstamatic (mais pas exclusivement).

Vue du 12e étage de l'hôtel Hilton (oui, la vitre était sale!).

Vue du 12e étage de l’hôtel Hilton (oui, la vitre était sale!). (Sans filtre)

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Sur la Terrasse Dufferin, le Château Frontenac, lieu historique du Canada depuis 1981

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Au bout de la rue, l’unique funiculaire de la ville (2,25$ par personne)

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Premier trompe-l’oeil de la ville de Québec

La thématique de cette année à l'Hôtel de glace: «Voyage au centre de l'hiver»

La thématique de cette année à l’Hôtel de glace: «Voyage au centre de l’hiver». Plusieurs références à Jules Verne sont visibles.

Bienvenue au bar de l'Hôtel de glace!

Bienvenue au bar de l’Hôtel de glace!

Nom de ce cocktail: «L'accident de motoneige»... (Hôtel de glace)

Nom de ce cocktail: «L’accident de motoneige»… (Hôtel de glace)

J'ai pour ma part opté pour un drink typiquement québécois à base de whisky et de crème au sirop d'érable.

J’opte pour ma part pour un drink typique à base de whisky et de crème d’érable.

Saviez-vous que pour arriver à faire une table aussi lisse, on utilise un fer à repasser?

Saviez-vous que pour arriver à faire une table aussi lisse, on utilise un fer à repasser? (Hôtel de glace – clin d’oeil à Paule Bergeron)

Pas mal du tout ce cocktail à base d'érable! (Hôtel de glace)

Pas mal du tout ce cocktail à base d’érable! (Hôtel de glace)

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Tartiflette 100% québécoise avec sauce au fromage Migneron dégustée au Cochon dingue.

Les charmantes rues du Vieux-Québec...

Les charmantes rues du Vieux-Québec…

Bonhomme Carnaval est une véritable star. Je l'ai vu signé des autographes et danser le Gangnam style! (Carnaval de Québec)

Bonhomme Carnaval est une véritable star. Je l’ai vu signer des autographes et danser le Gangnam style! (Carnaval de Québec)

Plusieurs activités sont proposées pendant le Carnaval, comme la glissade sur chambres à air.

Plusieurs activités sont proposées pendant le Carnaval, comme la glissade sur chambres à air. (Sans filtre)

Le Palais de glace de Bonhomme.

Le Palais de glace de Bonhomme.

J’étais l’invitée de l’Office du tourisme de Québec et du Carnaval de Québec. Je remercie particulièrement Paule Bergeron et Patrick Lemaire, qui font tous deux un travail formidable. Chapeau (et ceinture fléchée)!

Pour une visite guidée, je vous recommande les services de Michelle C. Demers, guide touristique diplômée (michellecd@videotron.ca).

À découvrir également: 10 choses que vous ne saviez (peut-être) pas à propos de Bonhomme, Video mapping au Carnaval de Québec10 expériences hivernales à vivre au Canada15 choses que vous ne saviez (peut-être) pas à propos du Carnaval, Québec avec les yeux d’un touristeCinq coups de coeur québécoisMa première fois au Carnaval de QuébecCarnaval 101 et Dis-moi comment tu portes la ceinture fléchée et je te dirai qui tu es.

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30 secondes à bord d’un «clando»

Le chaos des gares routières...

J’en parle, j’en parle, mais à quoi ressemble un clando, transport en commun que j’ai expérimenté au cours des derniers jours sur la Petite-Côte sénégalaise? Assise sur la banquette arrière d’une de ces voitures en bien piètre état, j’ai filmé pendant une trentaine de secondes afin de vous en donner un aperçu. Lire la suite

Lecture et chocolat

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Note: ce billet a été rédigé le 22 décembre dernier.

C’est toujours un miracle quand on arrive à fermer la porte d’un clando. En plus d’être remplie à craquer, la voiture menace de tomber en morceaux dès qu’on la touche. Et puis, il faut arriver à l’enclencher, cette foutue porte. J’ai toujours l’impression qu’elle va se détacher du véhicule. Bang! Toujours ouverte. Re-bang! Elle ne résistera pas. Bang! Bang! Bang! On démarre.
À Ouaga, il y a une quinzaine d’années, je me rappelle avoir pu admirer le «paysage» par-dessous, grâce à une «fenêtre» qui m’offrait une vue imprenable sur le sol.
Les clandos de la Petite-Côte ne sont pas si mal en point – du moins, ceux dans lesquels je suis montée – mais ils donnent tout de même l’impression que leur carrière peut s’arrêter à tout moment.
Je viens de faire cinq boutiques dans deux villages avant d’arriver à trouver du chocolat. Le Saint Graal, je vous dis. Je n’ai pas eu autant de chance avec les romans, par contre. Ayant oublié les cinq livres posés près de mon sac à dos fait en catastrophe juste avant le départ, un seul rescapé a fait le voyage avec moi (étant déjà dans mon sac de cabine): Mais qu’est-ce que tu fais là tout seul, de Pierre Szawlovski. L’histoire de joueur de hockey… Vous imaginez? Moi qui déteste ce sport avec passion, coincée en Afrique avec seul compagnon imaginaire, un joueur de hockey, plutôt antipathique  de surcroît (du moins, a priori). J’ai tout de même refermé le livre avec le sourire, hier. Mais maintenant, plus rien. Il me faut trouver de quoi me mettre sous la dent! De lectrice sporadique dans le tourbillon du quotidien, je deviens carrément boulimique dès que le mot "vacances" n’est plus une illusion. J’enchaîne les livres comme d’autres les cigarettes, inhalant les histoires et chérissant le buzz procuré par mon vice.
Bien qu’il me tarde de dévorer tous les livres que j’avais sélectionnés en prévision de mon séjour africain, j’étais plutôt sédute par l’idée d’être «obligée» d’aller acheter des romans. C’est quelque chose que j’ai toujours adoré faire. Pénétrer dans une librairie inconnue, dans un pays étranger, et attendre qu’un livre m’interpelle. Les lieux n’ont pas toujours besoin de concorder; l’évasion dans l’évasion, j’aime aussi.
Me voici donc à Mbour, à hésiter entre deux livres destinés aux élèves du lycée (les seuls en vente, pour tout vous dire): un d’Aimé Césaire, auteur martiniquais dont j’aime déjà la poésie, et Une si longue lettre de Mariama Bâ, sénégalaise incontournable selon la quatrième de couverture. J’opte pour le second. J’entre dans une autre librairie, qui, comme la première, ne propose que des articles scolaires. Ici, Balzac m’attend en compagnie d’une écrivaine africaine dont j’ai oublié le nom. Non seulement les deux bouquins sont recouverts de poussière, mais les pages semblent déjà dévorées par le temps (et une quelconque bactérie mangeuse de mots). Je les laisse à leur triste sort, rongée par la culpabilité.
Et hop! Un autre clando, les bras chargés de chocolat, de biscuits, de friandises… Les transports en commun brinquebalants, l’absence d’eau chaude (et d’eau tout court une partie de la journée), passe encore. Je m’en tire pas trop mal sans ordi ni WiFi non plus. Mais pas de livres ni de chocolat? Il y a quand même des limites!

À lire également: Du coq à l’âne, 30 secondes à bord d’un clando et Noël au Sénégal.

MÀJ: En date d’aujourd’hui, 30 décembre, je n’ai toujours pas terminé Une si longue lettre, tout petit roman de 172 pages. C’est tout dire…

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Du coq à l’âne

Scène de la vie quotidienne, Fadiouth

Scène de la vie quotidienne, Fadiouth

Note: ce billet a été rédigé le 21 décembre dernier.
Je vous écris de Mbodienne, sur la Petite Côte, au Sénégal. Il est 9h20. La chaleur commence à envahir tranquillement la pièce dans laquelle je dors. Il y a quelques minutes, pourtant, je grelottais.
Dehors, le coq fait des heures supp. L’âne se mettra sans doute bientôt de la partie. J’avais oublié à quel point son cri s’apparente au bruit d’une pompe qu’on actionne avec peine. L’âne ne fait pas hi-han comme dans les contes pour enfant. Les sons qu’il produit semblent plus douloureux, comme une longue plainte. J’avais un instrument de musique à vent, enfant, avec lequel je cassais les oreilles de tout le monde. Un espèce de croisement entre une flûte et un accordéon qu’on appelait «triolet »(et qui ne semble plus exister, selon mes recherches rapides). L’âne pourrait bien naître avec un tel instrument à la place des cordes vocales que je ne serais pas étonnée. Chaque fois qu’il se met à crier, j’ai l’impression qu’il s’apprête à rendre son dernier souffle tant il semble chercher loin l’air nécessaire à pousser la note.
"Il y a du sable partout!" Ma fille est devenue sénégalaise à la seconde où elle s’est mise à jouer avec ses cousins. Si capricieuse d’habitude, elle mange dans le plat commun et prend des douches tièdes (non, pas d’eau chaude!) avec eux sans rechigner. Elle en a même oublié de tenir le décompte des bestioles qui la dérangeaint tant au moment de notre arrivée. On l’a surprise à temps avec une bouteille d’eau du robinet, avant-hier. Sa tête est peut-être sénégalaise, son corps ne l’est pas tout à fait.

Dans un "clando", patchwork de pièces de différentes époques qu’on appelle un taxi, direction Joal. Je sens la sueur de ma voisine imprégner ma propre peau. Les chauffeurs attendent toujours que toutes les places – même celles qui n’existent pas – soient prises avant de se rendre à destination. Nous descendons à la gare routière, sorte de carrefour où les cars, clandos, et autres taxis sept places se massent pour attendre les clients. Nous nous engrouffons dans l’un d’eux, direction Fadiouth, l’île aux coquillages.
Non, je n’ai pas besoin d’un énième collier. Ni d’une sculpture impossible à transporter dans mes bagages. Les vendeurs sont insistants, mais rien à voir avec ceux du Lac Rose ou du marché de Dakar.
Nous frayons notre chemin à travers le village. L’île porte bien son nom. Sous nos pieds, des coquillages, encore des coquillages. Près d’un baobab, un homme creuse un trou. Même à mi-taille, les mollusques remplissent encore sa pelle, mélangés à la terre.
Nous traversons le pont qui conduit au cimetière. Ici, les sépultures catholiques et musulmanes cohabitent dans le plus grand respect. Le bon voisinnage même après la mort. Lire la suite

Bons baisers de Martinique

Je suis en Martinique depuis dimanche. Vous dire à quel point je suis sous le charme! Comment ai-je pu attendre aussi longtemps avant de me rendre enfin sur «l’île aux revenants» (surnommée ainsi parce que tout le monde qui s’y arrête y revient forcément)?

Bien sûr, il y a les jolis paysages. Les plages. L’histoire. La gastronomie. Mais ce sont les Martiniquais eux-mêmes qui me donnent déjà envie de prendre un «abonnement vacances à vie».

Juste avant d’aller au lit, je vous offre quelques secondes de ma première nuit à St-Pierre… Bons rêves!

(Vidéo enregistrée sur le balcon de ma chambre de la Villa St-Pierre dimanche dernier.)

À découvrir également: Le bonheur est dans un hamac en Martinique.

Je suis l’invitée du Comité martiniquais du tourisme. Merci!

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Halifax-Montréal en clichés Instagram

Après deux jours à Halifax, nous avons repris le train vers Montréal. Le soleil s’est pointé juste à temps pour notre départ, nous faisant oublier la matinée grisâtre. Le temps de dîner, de lire quelques magazines avec Sandra pendant que nos filles jouaient, de souper et hop! c’était déjà l’heure du dodo.

Je me suis réveillée au petit matin, alors que nous venions de nous arrêter à Charny, près de Québec. Ma fille dormait toujours à poings fermés sur la couchette du dessus. Bercée par le roulis, elle n’avait aucune envie de se tirer du lit quand je l’ai réveillée!

Le trajet a-t-il vraiment duré 22 heures? Ni elle, ni moi, n’avons senti les heures s’égrener. Au contraire: nous aurions pu rester dans cette agréable parenthèse, somnolentes, encore un moment. «Maman, je ne veux pas m’en aller…» Aucun doute, j’ai transmis ma piqûre des voyages à ma progéniture.

Quelques images que je me suis amusée à traficoter avec différentes applications iPhone pendant le trajet. Les trains m’inspirent…

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De Montréal aux Îles de la Madeleine

Cette photo a été prise vendredi, vers 14h, soit une heure avant notre départ en bateau vers les Îles de la Madeleine. J’ai l’impression que c’était il y a un mois…

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MJ goes to Hollywood

Je me trouve présentement à Los Angeles pour participer à Pow Wow, événement qui rassemble 5000 professionnels du monde du voyage des quatre coins de la planète, dont 500 médias. Je reviens tout juste de la soirée d’ouverture au Hollywood & Highland Center. J’ai pu voir un extrait du nouveau spectacle du Cirque du Soleil, Iris (HAL-LU-CI-NANT!), au Kodak Theatre, là même où a lieu la cérémonie des Oscars. Je n’ai bien sûr pas pu résister aux photomatons… ;-)

Pour lire mon premier billet sur la Cité des anges, rendez-vous sur EnTransit.ca (je me suis amusée à imiter le style de Bref).

L’événement se termine le 25 avril.

Je suis l’invitée de la U.S. Travel Association.

Pour me suivre sur Twitter: @Technomade.

La mer, qu’on voit ronfler…

Si vous avez envie de me voir grimper dans les rideaux, souhaitez-moi «bonnes vacances» avant un voyage. Bien que j’aime passionnément parcourir la planète, je ne suis JAMAIS en vacances quand je largue les amarres. Les horaires des tournées de presse sont souvent surchargés et les véritables pauses, plutôt rares. Entre le décalage à encaisser et les vols matinaux qui nous forcent souvent à nous lever avant le soleil, la fatigue s’accumule.

Dès que j’en ai l’occasion (et que le paysage ne me garde pas trop captive), je tombe endormie, comme en témoigne la photo ci-dessus prise par Lise Giguère quelque part entre Turtle Cay et Marsh Harbor, aux Bahamas. Il faut dire que le bercement des vagues agit sur moi beaucoup plus efficacement que le décompte de n’importe quel troupeau de moutons.

Suis-je en train de me plaindre? Pas du tout! Simplement de vous dire qu’entre le rêve et la réalité, il y parfois quelques ronflements (ceux de mes collègues, bien sûr).

À découvrir: Les Bahamas autrement et Carte postale des Bahamas.

P.S.: Merci pour la photo, Lise!

En route pour Charlevoix


L’une de mes grandes frustrations de Québécoise est de ne pas pouvoir me déplacer aisément en train dans la Belle Province. J’ai beau vouer un amour inconditionnel à ce moyen de transport, l’amour n’est pas suffisant pour faire pousser des rails partout où j’ai envie d’aller. Ni pour faire rouler des trains dessus.

Heureusement, je ne suis pas la seule à entendre des «tchou-tchou» dans mes rêves. Daniel Gauthier et l’équipe duMassif aussi! Le Train Le Massif de Charlevoix, qui relie Québec à La Malbaie depuis l’automne dernier, démontre que tout est possible. Même convaincre les visiteurs de découvrir cette région fabuleuse autrement qu’en voiture.

Prêt pour une «croisière ferroviaire»?

La suite sur EnTransit.ca (MSN.ca)

À découvrir également: Retomber en enfance au MassifEn route pour QuébecL’Ouest canadien à bord du Rocky MountaineerToronto-Vancouver en train, En voiture! Traversée du Canada en train (galerie de photos), Les voyages mythiques en train, Je voulais être cette fille (Train on the brain), Trouvez MJ (vidéo sur la traversée du pays en train), L’Alsace en trainDécalage Montréal-Chambord et 10 choses à faire absolument au Canada.

Note: la photo de la chute Montmorency a été retravaillée avec différentes applications iPhone.

Quatre jours dans la jungle

Je viens de publier un long billet sur Elephant Hills, campement de luxe qui se trouve dans le parc national Khao Sok, à Phuket, sur Un baluchon pour deux (Coup de pouce).

Voici aussi une vidéo que j’ai tourné avec Maya, ma fille de cinq ans.

Ai-je besoin d’ajouter quoi que ce soit?

Merci à Qatar Airways, à Elephant Hills  et à Tourism Authority of Thailand, grâce à qui ce séjour a été possible.

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