Des plats servis… aux toilettes!

20081203-085837-dJ’avais vaguement entendu parler d’un restaurant taïwanais où les plats étaient servis dans des cuvettes et des urinoirs. L’idée m’avait fait sourire, mais avait fait pousser la grimace à tous ceux à qui j’en avais parlé. Concept amusant ou dégoûtant? Ne reculant devant rien, je me suis rendue sur place pour constater le tout de visu! 

Première surprise en visitant le site Web de The Modern Toilet: le restaurant est en fait une chaîne! Devant le succès du premier établissement taïwanais, des succursales ont vu le jour à Hong Kong et au Japon. «To eat or to pee?» («Pour manger ou pour uriner?») peut-on lire d’entrée de jeu dans la version anglaise du site. Pour la petite histoire, on raconte que l’idée a germé dans la tête du propriétaire Wang Tzi-wei alors qu’il lisait un manga dans lequel des toilettes apparaissaient sur les menus d’un restaurant alors qu’il était… au petit coin. Au départ, la première gargote servait uniquement de la crème glacée. L’enthousiasme des clients a été tel que le premier restaurant avec un menu plus varié inspiré de cette idée a ouvert ses portes en 2004. Seize succursales accueillent aujourd’hui les curieux. 

Ma visite des lieux 

Une fois devant la porte de celui du quartier Hsimenting, à Taipei, j’ai une autre preuve de l’engouement des consommateurs : l’attente pour une table est d’environ quarante-cinq minutes. Nous armant de patience, Chéri, Bébé et moi revenons un peu plus tard pour nous mêler à la foule bigarrée entassée sur trois étages. Comme dans plusieurs endroits du genre en Asie, les couleurs sont criardes, la déco plutôt kitsch et la mando-pop joue à tue-tête. On ne choisit pas The Modern Toilet si l’on a envie d’une soirée romantique avec éclairage tamisé! Bien que la moyenne d’âge soit d’environ 17 ans, des familles, des couples et des groupes de gens un peu plus âgés se massent autour des lavabos ou des baignoires coiffés de plaques transparentes qui font office de tables. 

La suite sur Canoë!

Le saviez-vous?

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Billet et vidéo sur le même sujet

48 heures à Taipei

C’est la ville asiatique «la plus sous-estimée» selon The New York Times. Taipei peut être abordée sous plusieurs angles. Celui des traditions chinoises, quasi intactes, des influences japonaises et américaines ou de la «consommation extrême». Peu importe l’option choisie, au bout du compte, c’est le ventre qui reste le meilleur guide!

La suite sur Cyberpresse. :-)

Nouilles et dumplings

C’est Christopher Downs qui m’a mise sur la piste. Je n’ai pas été déçue, malgré les nombreux superlatifs utilisés par tout un chacun (The New York Times l’a classé parmi les 10 meilleurs restaurants gourmets de la planète!):  DinTaiFung, rue Xinyi, à Taipei, a ravi mes papilles à chaque bouchée. Petit Trésor a poussé de grands «Huuuum!» en dégustant les dumplings au porc et aux crevettes. Pour ma part, je ne croyais pas qu’une soupe aux nouilles et boeuf pouvaient être aussi savoureuse.

Rien de guindé: une atmosphère très «bonne franquette». C’est d’ailleurs l’un des aspects qui plaît. On a l’impression d’entrer dans n’importe quelle nouillerie du coin (mis à part les toilettes: j’y ai vécu ma première expérience de toilettes chauffantes japonaises! Houuuuu! lol). La surprise n’en est que plus grande lorsqu’on découvre les plats.

Pour la petite histoire, le premier restaurant a ouvert ses portes à Taïwan (celui où nous sommes allés) en 1958. C’était au départ un petit commerce où l’on vendait de l’huile (l’enseigne originale – en chinois – est d’ailleurs toujours là). En plus des établissements qui ont maintenant pignon sur rue à Taïwan, on trouve des succursales de DinTaiFung en Chine, à Singapour, au Japon, en Corée, en Indonésie, en Malaisie, en Australie et aux États-Unis. Pas mal pour une petite gargote hein?

Lady Oscar chez Watsons

Vous rappelez-vous de ce personnage? Même si cette série réalisée dans les années 1980 se déroule en France, j’avais oublié qu’elle était made in Japan. Quelle ne fut pas ma surprise de tomber sur du mascara à l’effigie de l’héroïne en entrant dans une succursale de Watsons (genre de Jean Coutu), à Taipei, alors que je cherchais désespérément des niao pou (couches) pour ma chérie la semaine dernière…

Allez, tous ensemble:

Lady, Lady Oscar

Elle est habillée comme un garçon

Lady, Lady Osar

On parle d’elle dans toutes les chansons…

Coma, coma

Vous savez dans les films, quand le héros se réveille après des années de coma? C’est exactement comme ça que je me suis sentie en retournant à Keelung, six ans après l’avoir quittée.

Nous avons pris «le bus de l’hôpital», qui relie deux établissements hospitaliers de Taipei et de Keelung et nous amène à deux pas de notre ancien appartement (où je suis venue vivre avec Jo au courant de l’été 2002). C’est en apercevant le train station, où je suis passée si souvent, que les larmes se sont mises à rouler sur mes joues. J’étais intarissable. J’ai tout revu: mon arrivée dans cette petite ville, ma rencontre avec ceux qui sont devenus mes étudiants, mes grandes joies comme mes grandes peines.

Puis, nous sommes descendus. Devant l’hôpital où j’ai passé une semaine à l’été 2002 en pensant y laisser mon oeil gauche. C’est à ce moment que la pluie, qui tombait depuis le matin, a miraculeusement cessé.

Nous avons marché jusqu’à «notre» immeuble, en silence (Bébé s’est endormie sitôt arrivés à Keelung et a ouvert les yeux alors que nous repartions). La ruelle avait été transformée, mais le bâtiment où se trouvait notre appartement était intact. La porte de l’immeuble était entrouverte…

- On y va? ai-je suggéré.

- Non…

- Non?

- Non.

Nous sommes restés sur le pas quelques secondes puis nous sommes dirigés vers le stand de taxi. Le marchand qui donnait toujours des fruits à Joseph n’était plus là. Michael, le chauffeur de taxi qui nous lançait toujours un retentissant «commatallezvous» non plus.

La voiture jaune nous a déposée devant le train station.

- Oups. Pas d’ascenseurs ici…

Dans les montagnes, les escaliers qui montent et descendent sont légion. Heureusement, Chéri a de bons bras! Bébé ne s’est aperçu de rien, mais elle a permis à son père de développer ces muscles ce jour-là.

***

 

Dès l’entrée du premier tunnel que nous devons emprunter pour nous rendre à Sacred Heart School, j’ai compris que bien des choses avaient changées. Un écriteau mentionnant le nom de l’école en chinois ET en anglais indiquait la direction à suivre pour s’y rendre. Rien à voir avec l’époque où je suis débarquée.

Le trajet m’a paru irréel. J’étais coincée entre deux vies, dans une espèce «d’entre-temps» qui m’échappait complètement. «C’est weird», ne cessais-je de répéter.

***

17h10. La classe est terminée pour la plupart des étudiants. Quand nous nous mettons à croiser nos premiers jeunes arborant les uniformes de Sacred Heart, je me mets malgré moi à chercher les visages de ceux qui ont partagé mon quotidien pendant ma courte vie de prof. J’ai beau savoir qu’ils ont gradué, depuis le temps, c’est plus fort que moi.

- C’est Lily! Je suis sûre que c’est Lily!

- C’est impossible!

- …

Exactement comme si je venais de me réveiller, six ans plus tard…. Le monde a changé et je ne m’en suis pas aperçu. Le regard des ados qui croise notre route glisse sur moi sans s’arrêter. Rien à voir avec l’hystérie que provoquait ma présence à mon arrivée, alors que j’étais la première étrangère à vivre dans le coin.

Une fois devant les grandes portes de l’école, le gardien refuse de me laisser passer. Il disparaît un instant puis revient avec deux feuilles remplie de photos. Que des têtes d’Occidentaux. Je comprends qu’il cherche à m’identifier, mais ne me reconnaît sur aucun des clichés qu’il a en mains. Après quelques minutes de négociation par signes, il me laisse pénétrer dans l’école. «Mon» école.

Dans le couloir qui mène à mon ancien local, loin de l’agitation, je sens ma gorge se nouer à nouveau. Ces portes de bois. Ces lavabos. Ces pupitres. Ce silence. Mes pas me guident alors que ma tête s’obstine à rester là, immobile, coincée dans une époque qui n’existe plus…

***

Le bureau d’Angela, ma boss et co-teacher, a été complètement réaménagé. Je la cherche du regard. Porte-t-elle toujours ses cheveux à la Betty Boop? Les a-t-elle laissé allonger? A-t-elle pris du poids? Une jeune prof taïwanaise me tire de ma rêverie.

- May I help you?

Je lui explique que j’ai enseigné ici en 2001-2002 et que j’aimerais voir Angela. Elle me dit que son bureau est maintenant dans l’autre bâtiment. L’appelle. Elle a déjà quitté.

- What do you whant me to tell her?

- Just say hi.

J’ai tourné les talons alors que ma voix se brisait. Impossible de retenir quoi que ce soit. J’étais là, mais je ne réalisais toujours pas ce qui s’était passé entre ce jour d’avril 2002 où j’ai fait mes adieux à mes étudiants et aujourd’hui. J’étais là, avec cette étrange impression de m’être trompée de film. J’avais bien joué dedans, mais on en était déjà au troisième, quatrième remake

En descendant, je suis passée près de la petite chapelle de l’école. Combien de fois suis-je passée par là, après de longues heures à m’évader à Taipei, seule. Bien. Torturée, parfois. Combien de fois suis-je passée par là, la tête pleine de questions, à chercher un sens à ce que je vivais… Combien de fois à ne pas comprendre. À chérir ma solitude puis à la maudire l’instant d’après.

En retournant sur mes pas, j’ai trouvé Chéri et Bébé en compagnie d’une professeur de l’école primaire. Paula était la co-teacher d’Eoin.

- I remember you! You came during the Summer. You were living there, dit-elle en pointant le petit appartement adjaçant à l’école qu’on m’avait attribué avant que la construction du dortoir de profs soit terminée.

Elle me raconte que les choses ont bien changé depuis. Plus d’une vingtaine de professeurs étrangers enseignent maintenant à l’école. Son manque d’enthousiasme m’en dit long.

- Do you think I can go up there? demandé-je en montrant la direction dudit dortoir.

- I think it’s better not to go. It has changed a lot. It’s so messy!

- But I would really, really like to go…

Elle a finalement cédé. J’avais besoin de sa carte pour pouvoir prendre l’ascenseur, alors elle m’a accompagnée.

***

Weird. Tellement weird! Devant le dortoir, des fauteuils. Puis, la vue. Quelle vue! Moi qui avait tant scruté cet horizon, j’avais oublié à quel point c’était beau. Les montagnes. La verdure. Les bâtiments.

La porte était ouverte. N’importe qui aurait pu entrer. Ce n’importe qui fut moi. Encore une fois les yeux brouillés de larmes…

Ma chambre était à gauche, près de la porte. Les meubles du salon avaient été déplacés. Un répondeur téléphonique affichait des messages en attente sur une petite table, dans le couloir qui mène à la salle de bain. Sur les portes des douches, le nom des profs étaient inscrits.

Je n’ai croisé personne.

J’ai voulu filmer pour Éloïse et Amélie (mes colocs québécoises à l’époque). Évidemment, c’est à ce moment que ma batterie a lâchée. J’ai donc pris quelques photos, et capté la courte vidéo qui suit (avant que a batterie s’éteigne).

Quelques photos. Quelques flahsbacks. C’était ma vie. Mais elle ne m’appartient plus.

J’y suis allée!

Après en avoir parlé ici, il m’était impossible d’aller à Taïwan sans me rendre dans cet établissement intriguant pour certains, repoussant pour d’autres. Les restaurants thématiques semblent avoir la cote à l’Ilha Formosa. L’idée de déguster des plats (asiatiques ou occidentaux) assis sur des cuvettes semble avoir séduit nombre de consommateurs puisque la chaîne compte maintenant 12 succursales à Taïwan, à Hong Kong et au Japon. Nous nous sommes rendus dans celle du quartier Hsimenting, où de jeunes adultes, des ados et quelques familles s’amusaient à se prendre en photos avec leurs plats servis dans des récipients en forme d’urinoirs ou de toilettes.

Maintenant, la question qui tue: alors Marie-Ju, ça goûte la m**** ou pas? Honnêtement, les mets que nous avons commandés n’ont pas été à la hauteur de nos attentes. Surtout que nous avons dû patienter pendant 45 minutes avant d’avoir une table… Chéri a opté pour un poulet au curry et Bébé et moi nous sommes contentées de frites et d’oignons français (une erreur de la part du serveur, j’avais plutôt demandé des calmars frits) puisque nous venions de manger des dumpings en nous baladant dans le quartier. Présentée dans un urinoir rempli de glace concassée et décorée de bonbons et de biscuits, notre crème glacée était beaucoup plus agréable à regarder qu’à manger (en fait, elle goûtait l’eau plus que la crème).

Bref, un concept qui surprend, mais je ne crois pas que la clientèle soit très fidèle compte tenu de la piètre qualité de la bouffe. Il y a tant de bons restaurants à Taïwan…

Une petite vidéo maison tournée avec mon n95 pour vous donner une idée de l’atmosphère (je me promets de faire un petit montage dès que mon logiciel cessera sa «grève» puisque j’ai filmé pas mal de trucs).

Balade à Hsimenting

C’est le quartier où je suis probablement allée me promener le plus souvent. J’adore y voir évoluer la faune composée d’ados, de jeunes avant-gardistes et d’artistes. Son côté «mini-Tokyo» me plaît beaucoup. On y trouve de nombreux cinémas et cafés, dont certains situés au 2e ou 3e étages, ce qui permet de reluquer la foule d’en haut.

 

Plan séquence tourné «à la bonne franquette» un dimanche soir de juin 2008.

 

Une bière devant le 7 Eleven?

Simulation: vous êtes un jeune prof d’anglais ou un étudiant fraîchement débarqué à Taïwan. Vous n’en revenez toujours pas de pouvoir boire de l’alcool dans la rue (sans sac de papier brun!) en toute légalité. Comme des dizaines d’autres étrangers, vous débutez votre vendredi soir au 7 Eleven qui se trouve au coin de ChinShan S. Road, à proximité des bars les plus courus du quartier.

Voici comment débute voire soirée…

Flashback

Elle était blonde. Pas une vraie blonde, puisque je pouvais voir la repousse de ses cheveux. Menue, un jean trop grand et un pull kangourou. Elle attendait devant moi dans la file du Watson (pharmacie), pas très loin du train station. Je me suis soudainement revue, sept ans plus tôt, à peine débarquée à l’île de Formose.

Enseignait-elle l’anglais elle aussi? En bavait-elle avec les codes culturels? Sortait-elle au Roxy 99? Avait-elle craqué pour un Taïwanais après avoir juré ne jamais sortir avec un Asiatique?

Pour Chéri, ce fut dans notre bar favori de l’époque que le flashback s’est produit. Dans un coin, un grand Noir entouré de trois filles. Un mec s’approche de son ami Anthony et lui demande d’où il vient. «Vancouver? Really? Me too!» Anthony vit ici depuis plus de sept ans… Yellow de Coldplay, se fait entendre. Impression de déjà vu. Déjà entendu. Déjà vécu…

Je n’ai pas pu aller faire un saut dans ce petit bar jadis enfumé (maintenant, la cigarette est interdite) où j’ai échangé tant de banalités (Where are you from? What do you do? How do you like Taiwan?…) avec des gens des quatre coins de la planète. L’endroit a été complètement rénové. Rien à voir avec «notre temps», paraît-il.

Pourtant, même si le décor a changé, c’est toujours la même histoire. La même pièce se joue soir après soir. Il n’y a que les acteurs qui changent. Et pourtant. Pourtant…

Cette jeune femme blonde sait-elle que sa vie ne sera plus jamais la même?

Arcades pour enfants

Plusieurs choses m’ont frappée lors de mon séjour taïwanais. D’abord, les leçons de civisme, un peu partout, comme en témoigne cette photo. Je n’ai vu personne se foutre le doigt dans le nez non plus (simple coup de chance?), scène courante quand je vivais là-bas il y a six ans.

 

 

 

Autre chose marquante: la prolifération des arcades pour enfants. Je ne parle pas ici d’ados, mais bien de bambins de 5,6, 7 ans, assis derrière des écrans vidéos conçus sur mesure pour eux, comme on peut le voir dans la vidéo qui suit.

 

C’est moi ou ils sont un peu jeunes pour ce genre de truc?

Comment enlever des points noirs avec une corde

Je ne comprends toujours pas trop comment ça marche, mais il paraît que c’est efficace et que ça laisse la peau très douce (non, je n’ai pas essayé et oui, je le regrette un peu)!

 

 

(Tourné à Snake Alley, Taïwan, en mai 2008)

 

AJOUT: Une copine me dit que les points noirs n’auraient rien à voir là-dedans, qu’on utilise des cordes simplement pour enlever les poils du visage. Quelqu’un a plus d’info?

 

AJOUT 31 mai 2009: J’ai lancé un appel à tous il y a un an au sujet de cette vidéo, mais personne n’est parvenu à me donner une vraie réponse (y compris des journalistes beauté). Sur YouTube, je viens de me faire engueuler parce que j’ai écrit «corde» et non «fil», et qu’il paraît que c’est vraiment de l’épilation. Quelqu’un peut m’expliquer pourquoi on épile les joues d’une femme si c’est bien le cas? En tout cas, jusqu’à maintenant, je n’ai encore aucune réponse satisfaisante. Remarquez, entre les explications des femmes en chinois et la traduction, on ne saura jamais si elle parlait de points noirs comme nous l’avions compris à prime abord, de simples peaux mortes ou de poils. La prochaine fois, j’y retourne avec une interprète!

Ma mère va adorer

Voir un show deux fois? Faut vraiment que ce soit bon! Surtout si les deux représentations ont lieu un dimanche matin…

 

Ça ne pouvait se passer qu’à Taïwan. J’ai assisté à deux messes le même jour, c’est-à-dire plus que dans la dernière année… J’avais une bonne raison: c’est Jean-Pascal, un ami missionnaire qui était «sur scène». Nous avons même pu aller backstage! lol Quelle ironie, moi qui ai rechigné toute mon adolescente quand ma mère m’obligeait à l’accompagner à l’église chaque dimanche… 

 

Chéri et moi avons fait la connaissance de ce prêtre sénégalais nouveau genre (rien à voir avec l’image du religieux austère) il y a six ans, alors qu’il venait d’arriver à Taïwan. Il a fait bien du chemin depuis (et compte maintenant plusieurs groupies!). Il célèbre même la messe en chinois! À l’époque, il s’amusait à apprendre des danses africaines devant son miroir. Aujourd’hui, il écoute un peu moins de musique africaine, mais n’a pas perdu son sens de l’humour et son envie de s’amuser.

 

Nous avons passé un peu moins de 24h à Hsinchu, où il habite. Le temps d’un repas gargantuesque, de dormir dans un petit appartement avec chapelle adjacente, de suivre la «star» dans ses déplacements, de visiter un petit parc sis près de la mer et hop! retour à Taipei.

 

Pour ma mère (et les quelques curieux qui voudront bien les voir), deux extraits (assez long, impossible pour moi de couper pour le moment à cause de mes problèmes avec iMovie) de la messe en chinois célébrée à Hsinchu. À la fin du deuxième extrait, on voit Jean-Pascal imiter Maya qui suçait son pouce en attendant impatiemment la fin du «show» pour retrouver son ami.

 

 

 

Orgie de fruits de mer

Des odeurs. Fortes. Différentes. Contrastantes. Nauséabondes. Invitantes.

C’est d’abord par le nez qu’on découvre le marché de nuit de Keelung, au nord de la capitale (une quarantaine de minutes en autobus – c’est là où nous avons habité pendant près d’un an et demi). Puis, nos yeux se posent sur les étals colorés. Ici, du thon bien rouge. Là, de gigantesques tentacules roses et blanches. Plus loin, des brochettes de tomates orangées qu’on a trempées dans un sirop. Des crabes. De la pieuvre. Des crevettes. Des langoustes. Des coquillages. Ne reste que le ventre à remplir…

Quand nous avons le mal du pays, Chéri et moi, nous nous imaginons systématiquement déambuler dans les allées de ce petit marché. Réputé pour la qualité (et la quantité!) de ses fruits de mer, ce night market recèle aussi de stands en tous genre. On y mange d’excellents sautés, du riz frit, des dumplings, des pattes de poulet, des brochettes de cul de poule (lol)… Bien sûr, on y vend aussi de tout, des jouets made in China à la literie, en passant par le thé. Visite guidée.

Les marchés de nuit sont au coeur de la vie sociale des Taïwanais

Stand de dumpings, exactement au même endroit qu’il y a six ans…

Du thé (celui qu’on a acheté, à 500 $NT, est délicieux)

Tomates trempées dans le sirop

Une montagne de crevettes!

Des crabes, encore des crabes! À cette période de l’année, ils sont particulièrement bons…

Un homme comblé!

On peut manger en marchant, ou s’installer à l’une des tables des stands

Du porc

En se baladant dans les allées du marché, un temple surgit,

au-delà des néons qui éclairent les stands.

Pendant que bébé dort, papa et maman dégustent du sashimi…

Pour en savoir plus sur les marchés de nuit et le rôle qu’ils jouent dans la société, j’ai déjà rédigé un reportage sur les marchés de nuit pour La Presse (cahier Actuel) en 2002. Il est ici.